MILAN - Claudio Ranieri était convié à l'émission Prima Serata qui a lieu chaque jeudi soir sur Inter Channel.
Internazionale.fr vous propose de découvrir ses déclarations.
Ses qualités premières, sa sérénité et sa maitrise de soi qui ne le quittent jamais :
"Je les ai grâce à l'équipe: je leur offre ce qu'ils me donnent. Par la suite, le match peut être bon ou non, ça vient après car pour moi, le plus important c'est de voir l'équipe tenter et se battre, c'est ce qui compte. Comme je leur ai expliqué, je dois comprendre chacun d'eux et non l'inverse. C'est plus simple pour eux et l'entraineur doit trouver la bonne clef pour chaque joueur. Bien sûr, cela varie selon les personnes. Peut-être qu'avec ceux qui sont souvent sur le banc, cela prend un peu plus de temps parce qu'ils pensent qu'ils sont capables de jouer et veulent aussi apporter leur contribution. L'entraineur a alors la tâche de choisir ceux qui sont bons et ceux qui peuvent rentrer en jeu et changer le cours du jeu."
Il répond alors à une question sur la situation d'Alvarez, et plus généralement sur les jeunes du club :
"Je le dis depuis le début: les achats faits par le club sont tous bons, mais ce sont des joueurs qui sont nouveaux dans le football italien, qui n'est peut être pas le plus beau au monde, mais certainement le plus difficile et dans lequel de nombreux champions ont éprouvé des difficultés. Prenons Vieira et Henry comme exemples: ils sont repartis d'Italie sans avoir explosés... Il est certain que grandir ici à l'Inter, ce n'est pas simple car il y a beaucoup plus de pression. C'est différent que de se développer à l'Udinese, qui vous accordera plus facilement certaines erreurs."
"Ce sont d'excellents joueurs. Nous avons maintenant créé une bonne équipe et mon travail consiste à intégrer ces joueurs de qualité. Nous espérons que, grâce à leur apport, nous pourrons aller plus haut. Nous avons créé un groupe fort, compact, qui lutte mais ne tombe pas. Il veut toujours aller plus loin et je le répète: maintenant, mon job est de mettre Forlan, Sneijder et les nouveaux, dans cette équipe. Ensuite, nous verrons ce qui se passera éventuellement sur le marché des transferts. Nous sommes trente, et le plus dur arrive, nous devons être 31 pour devenir plus concurrentiels: c'est mon premier pari. Mon second, c'est que les garçons et moi revoyons le stade plein."
"J'ai demandé un coach mental. Je dirais qu'il y a toujours un retard à ce sujet, ici en Italie, à propos de la psychologie dans le football. Mais c'est parce que beaucoup de personnes veulent juste se mettre en avant et se promouvoir via le sport le plus populaire. En réalité, c'est l'entraineur qui a aussi cette fonction. C'est pourquoi je respecte énormément Jose Mourinho car il pouvait rentrer dans l'esprit de tous les joueurs. Je n'ai jamais entendu l'un d'eux dire du mal de lui. Cela signifie qu'il était bon avec les onze titulaires mais aussi avec tout le groupe autour. Il faut essayer d'impliquer tout le monde, les faire sentir important parce que le joueur reconnaitra la personne en face de lui. Si c'est un coach mental, il ne reconnaitra pas l'entraineur ou inversement. Peut-être qu'il faudrait un coach mental seulement pour l'entraineur..." (ndlr: il sourit)
En parlant de l'entraineur portugais, il enchaine sur le triplé :
"Je payerai pour ça... Ça n'arrive pas à tout le monde. Ce que vous avez de merveilleux, vous devez le garder serré contre vous, car toutes les équipes ne peuvent pas l'avoir. Le garder dans votre cœur pour toujours."
Il raconte alors sa première rencontre avec le Président Moratti :
"
Je l'ai rencontré quand je suis parti du Napoli, lui n'était pas encore Président. Nous étions assis l'un à côté de l'autre lors du derby milanais et il m'a dit: 'c'est votre stade'. A quoi je lui ai répondu: 'Je pense que c'est plutôt le votre et j'espère que vous allez faire aussi bien que votre père.' Lorsque je suis arrivé, je lui ai dit 'Ca vous a pris du temps hein ?'"
Sa relation avec le Président et avec tout le club grandit de jour en jour, et il croit en elle car comme il dit :
"Dès que j'ai signé, c'est devenu ma maison, c'est devenu ma croyance. Il y a un président, une Société qui a des lignes directrices, et c'est à vous d'entrer dans ces lignes et de vous y maintenir, pour vous assurer que les joueurs vont les suivre aussi. Alors, nous pouvons parler d'un train qui va dans la même direction. Si quelque chose va mal, je vais en parler directement au Président, jamais à la presse. C'est ce que j'ai toujours appris."
L'entraineur a aussi construit une bonne entente avec les tifosi, et ce dans un court laps de temps :
"Milan est connu comme la ville où le travail est considéré comme important. J'ai toujours travaillé dur dans ma vie et je pense qu'ils m'apprécient à ce sujet et qu'ils voient aussi l'amour et le dévouement que je mets à l'ouvrage, ce que j'envoie évidemment aux joueurs pour atteindre les supporters. Naturellement, les résultats jouent un grand rôle aussi..."
Enfin, pour ceux qui pensent que Ranieri jouera un rôle dans les livres d'histoire du club, il veut leur dire :
"Je l'espère bien. Je sais que je suis l'entraineur d'un club prestigieux. Vous savez tous que je n'étais pas un fan de l'Inter, j'ai toujours supporté la Roma étant enfant. Mais je peux dire une chose en toute honnêteté, c'est que je ne me souviens pas de tout des noms de ceux qui ont joué contre Lecce hier soir, mais je connais une autre composition par cœur : Sarti, Burgnich, Facchetti, Bedin, Guarnieri, Picchi, Jair, Mazzola, Peiro, Suarez, Corso et bien sûr Helenio Herrera à la baguette. Il m'avait repéré lors d'essais pour la Roma, donc c'est l'homme que je dois remercier d'être ici aujourd'hui."
Rédigé par gladis32 & p-h08 (fcinternews.it)
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