
JAKARTA - Diego Milito sera sans doute titulaire samedi contre l’équipe nationale indonésienne. Il s’est exprimé au Corriere dello Sport.
Internazionale.fr vous propose de découvrir ses propos:
Milito, comment jugez-vous la saison qui vient de s’achever sur le plan personnel ?
"Je suis content de mes propres chiffres, mais j’aurais volontiers échangé mes buts inscrits avec la possibilité de lutter pour le Scudetto."
Après un début négatif, vous avez marqué 24 buts en Serie A, ce qui n’est pas un résultat négatif...
"J’ai égalé le nombre de buts que j’avais inscrits lors de ma première saison avec le Genoa. J’ai bien terminé après un début difficile pour tout le monde. L’Inter n’engrangeait pas de points et je gâchais beaucoup de buts."
Avec Stramaccioni, vous êtes redevenu "Il Principe".
"Il m’a donné de la sérénité et du bon jeu, et il a donné de l’enthousiasme à l’équipe. On a vu des prestations intéressantes, même quand nous avons perdu, et surtout, nous avons gagné beaucoup de points."
Beaucoup disent que Stramaccioni ressemble à Mourinho.
"Chaque entraîneur a ses caractéristiques et c’est difficile de faire des comparaisons. Strama est un entraîneur avec de la personnalité et il peut faire de grandes choses à l’Inter."
Le système choisi par Stramaccioni favorise-t-il vos caractéristiques ?
"Dans ma carrière, j’ai joué dans beaucoup de systèmes, et aujourd’hui, je m’adapte à chaque système de jeu, mais un football offensif comme celui de Stramaccioni me donne plus d’opportunités pour marquer."
Votre renaissance après une saison marquée par les blessures a mis Pazzini dans l’ombre. Quels conseils donneriez-vous à Pazzo ?
"Cette saison a été particulière pour tout le monde. Il n’a pas joué avec continuité, mais il reste un grand. Ce n’était pas une saison lors de laquelle on peut juger un attaquant: sa valeur ne se discute pas et il a déjà démontré beaucoup. Nous avons de très bons rapports et j’espère qu’il va recommencer à marquer avec l’Inter."
Même Forlan a vécu une saison à oublier. Diego va-t-il partir ou rester ?
"Le rendement de l’équipe conditionne les individualités. Ca a été une saison malchanceuse pour lui, il a eu beaucoup de problèmes physiques, ça me rappelle ce que j’ai vécu la saison précédente. Ce n’est pas facile d’arriver de la Liga espagnole et de s’exprimer tout de suite au maximum. Je ne sais pas s’il va rester, mais je l’espère car c’est un champion."
Palacio, votre ex-coéquipier en équipe nationale, est déjà certain d’arriver.
"Nous n’avons jamais joué ensemble, mais nous étions ensemble à la Copa America au Venezuela en 2007, et ensuite, nous avons été convoqués pour quelques matchs de qualification. Rodrigo est un grand attaquant, il peut jouer premier ou deuxième attaquant, mais aussi jouer sur les ailes. Il a les qualités et il est très efficace en un contre un pour passer l’homme et ensuite marquer."
L’ADN d’un joueur de l’Inter...
"D’après moi, il fera bien, il s’adaptera rapidement et j’espère que nous l’aiderons à obtenir de grands résultats. S’il arrive comme vous le dites, il pourra compter sur l’expérience d’une carrière où il a beaucoup marqué. C’est vrai qu’il n’a jamais joué dans un grand club en Italie, mais il a endossé le maillot de Boca Juniors, où il a tout gagné, et aussi celui de l’équipe nationale."
Vous et Palacio vous êtes seulement croisés au Genoa...
"Quand je suis parti, lui est arrivé, mais je le connaissais déjà et son rendement ne m’a pas surpris. C’est un grand footballeur et une très bonne personne. C’était normal qu’il fasse bien."
Palacio aura-t-il des difficultés à s’habituer à l’Inter ?
"Je ne crois pas. Il y a de nombreux argentins ici, et puis le football italien, il le connait par coeur."
Zanetti a dit en plaisantant qu’il lui couperait sa tresse...
"(Il rit, ndlr) Non, non, la tresse on y touche pas..."
Options levées pour Guarin et Poli, Palacio déjà acquis: il y a des raisons pour lesquelles le mercato de l’Inter est en pleine effervescence ?
"La société bouge beaucoup et bien. C’est important que certaines opérations soient conclues maintenant pour commencer la préparation avec un groupe déjà complet. Nous jouons les tours préliminaires de l’Europa League à partir du 2 août et nous voulons bien commencer."
Démarrer la saison si tôt peut-il être un handicap ?
"Démarrer plus tard aurait signifié pas de préliminaires d’Europa Leaugue. La Ligue des Champions va manquer car l’Inter est habituée à la jouer, mais si nous remportons l’Europa League, peut-être que son absence se sentira moins."
Y aura-t-il également Lavezzi avec vous ?
"Ca, je ne le sais pas. Mais El Pocho est fort et il l’a démontré lors de la dernière saison, que ce soit en championnat ou en Ligue des Champions. Nous avons participé ensemble à la dernière Copa America et nous parlons d’un champion. Pour l’instant, il s’agit de rumeurs, mais s’il vient à l’Inter, j’en serai vraiment content."
La révolution de l’attaque nerazzurra pourrait être complétée avec le retour de Destro...
"Il s’est entraîné avec nous aux Etats-Unis il y a quelques années pendant une tournée estivale, mais depuis il s’est beaucoup amélioré. Il a fait un bon championnat à Siena et il a démontré qu’il était prêt pour un grand club ."
L’Inter suit également votre compatriote Silvestre. Quel genre de recrue serait-il ?
"J’ai joué contre lui à de nombreuses reprises et c’est un dur. Mieux vaut l’avoir comme coéquipier que comme adversaire."
Avec Palacio, Lavezzi et Destro, l’écart flagrant avec la Juventus serait-il colmaté ?
"Je ne pense pas qu’il y ait 26 points de différence entre nous, même si les Bianconeri méritaient de gagner le championnat."
A ce sujet, combien de Scudetti reviennent à la Juventus, 28 ou 30 ?
"Je ne pense pas beaucoup à cela, mais il y a une justice sportive qui a pris des décisions qui doivent être respectées."
Vous ne réussissez pas à marquer contre la Juve, tandis que contre le Milan vous semblez avoir un compte ouvert...
"Marquer un triplé dans un derby est toujours beau, ça m’était déjà arrivé au Genoa. Je suis surtout content pour les tifosi."
Avec Ibrahimovic par contre, rien à faire: cette année encore, comme en 2008-2009, vous êtes arrivés deuxième au classement des buteurs, derrière le suédois.
"Etre le meilleur buteur du championnat n’a jamais été un objectif pour moi. Je veux jouer pour l’équipe, je ne suis pas un égoïste et je ne pense pas seulement à marquer. Je préfère que ce soit l’Inter qui gagne un titre plutôt que moi."
Pouvez-vous retourner immédiatement à la lutte pour le titre ?
"Oui, car nous avons un excellent groupe, et je suis convaincu que les dirigeants feront un mercato important."
Faut-il une refondation ou une restructuration à l’Inter ?
"Le terme ’refondation’ n’est pas adapté car la base est solide. La décision appartient à la société et à l’entraîneur, mais avec quelques greffes ciblées, ce groupe peut encore donner beaucoup de satisfactions aux tifosi."
Etes-vous heureux de l’énième titre de champion remporté par Mourinho ?
"Je savais qu’il le ferait, même contre une grande équipe comme Barcelone. Je lui ai transmis mes compliments par sms."
N’avez-vous jamais été proche du Real Madrid ?
"Beaucoup de temps a passé, c’est derrière moi... J’ai toujours été bien à l’Inter, j’ai un contrat jusqu’à fin 2014 et j’aimerais le respecter."
Retournerez-vous au Genoa ?
"Je ne sais pas. Le Genoa reste une équipe importante pour moi, c’était mon premier club européen. Je garde un grand lien d’affection avec cette société, mais pour l’instant je ne pense qu’à l’Inter."
Le Racing continue d’envoyer des messages, céderez-vous tôt ou tard ?
"C’est l’équipe de ma vie, la formation que je supporte et dans laquelle j’ai débuté. Si dans l’avenir il y a une possibilité, je retournerai y jouer."
Cela vous déçoit-il que vous n’ayez pas été appelé en sélection après une telle saison ?
"Je sais que c’est difficile d’être convoqué à un certain âge, de plus, l’Argentine a de grands attaquants... Dans le futur, une convocation me ferait plaisir, mais l’important pour moi est de bien faire avec l’Inter."
Rédigé par stan78 & p-h08 (Corriere dello Sport)