Histoire de l'Inter Milan

9 mars 1908 : Le Football Club Internazionale Milano est créé

Nous sommes en 1908, dans les rues de Milan, quelques jeunes, dissidents du Milan Cricket and Football Club, (le Milan actuel), décident de créer leur propre club. Leurs différends avec les dirigeants du MCFC :

  • Ils veulent un club 100% foot, contrairement au MCFC qui pratiquait aussi le cricket.
  • Et ce club accueillera aussi bien les Italiens que les étrangers, ce qui serait une première en Italie.

Le "Football Club Internazionale Milano" est créé la même année, le lundi 9 mars plus exactement. Et il remplissait toutes les exigences de ces "rebelles", à savoir que c'était un club exclusivement footbalistique et ouvert à tous, pas seulement aux italiens. Cette dernière était symbolisée par le mot "Internazionale". Les couleurs de l'équipe étaient, comme aujourd'hui, l'or, le bleu et le noir. Ainsi, un quatrième club est venu s'ajouter aux 3 équipes milanaises : l'AC Milan, l'US Milanese et l'Ausonia. Pour la petite histoire, sachez aussi que le 1er président s'appelait Giovanni Paramithiotti et le 1er capitaine Hernst Manktl.

1914 : Débuts tonitruants

Ça, c'est le moins que l'on puisse dire. En effet, dès sa première participation au championnat de Lombardie, l'équipe se classe 3ème, et l'année suivante, sous la présidence de Carlo De Medici et le capitanat de Virgilo Fossati, l'Inter conquit son 1er championnat, le scudetto. Les années suivantes seront consacrées au championnat Lombardo-piemontain. L'Inter y fera bonne figure avec des 6ème, 4ème, 3ème ou même 1er en 1914. A l'année suivante, il n'y aura pas de championnat à cause de la 1ère guerre mondiale. Leur capitaine Fossati y trouvera la mort.

1920 : L'après guerre

Dès la 1ère édition du championnat de l'après guerre, en 1920, l'Inter gagne son second scudetto. Le président était alors Giorgio Hulss. La saison suivante, il gagne le championnat lombard et se classe 3ème dans le groupe D des interrégionaux. Il continuera sur cette lancée les années suivantes, sans gagner le championnat, mais se maintenant quand même en haut du classement, sous le coaching de l'Hongrois et ancien du club Arpad Veisz.

1929 : L'Ambrosiana-Inter

En 1929, avec l'avènement du fascisme, le club est obligé de fusionner avec le Milanese Unione Sportiva, l'US Milanese, pour former l'Ambrosiana Inter. Et c'est sous ce nom qu'il conquiert son troisième titre national en 1930, toujours sous la direction d'Arpad, et avec l'aide du jeune Meazza (qui marque les 3 buts lors du match décisif contre Gênes). Mais le club connaît une petite baisse de régime durant les années qui suivent, se classant 5ème, 6ème et deux fois second.
Mais l'Inter ne s'est pas seulement fait remarquer par sa régularité en championnat. En effet, il se caractérise par le succès de ses internationaux.
Effectivement en 1934, notamment Allemandi, Castellazzi, Demaria ou encore le légendaire Giusseppe Meazza ont en grande partie contribué à la victoire de la Squaddra Azzurra à la Coupe du Monde de Rome. De plus, en 1936, les Nerazzurri Fresi et Locatelli gagnent la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Berlin.
Durant ces trois années (1934-35-36), l'Inter se maintient, en championnat, dans les cinq premiers du classement; en 1937, il était 7ème, et en 1938, Champion, c'est le 4ème titre. En cette même année, Ferraris II, Ferrari, Locatelli et Meazza, meilleur buteur du championnat avec 20 buts, seront champions du monde avec l'équipe nationale, et vainqueurs de la Coupe d'Italie en 1939 pour la première fois de l'histoire du club. Le 5ème scudetto est gagné en 1940.
En 1945, avec la chute du régime du Mussolini, le club abandonne l'Ambrosiana et redevient INTER.

1945 : Prémices du « Catenaccio »

Redevenu Inter en 1945, le club fête son baptême par une cinquième place dans le championnat lombard. En 1947, Giusseppe Meazza, après 408 matchs officiels pour 287 buts, quitte le club. Ainsi orphelin de son meilleur buteur, l'Inter se classe 10ème cette saison et 12ème celle d'après. Mais il sut se ressaisir à partir de 1949 pour n'être que 2ème et 3ème jusqu'en 1952, avec l'intronisation d'Alfredo Foni.
Il arrive cette année dans un contexte plutôt lourd: l'Inter n'a plus remporté le titre depuis 13 ans et le président Masseroni s'est un peu lassé de voir son équipe régaler le public sans jamais rien concrétiser. Cela tombe bien: Foni privilégie un certain réalisme et se met en tête de faire jouer l'Inter avec un défenseur décroché (Blason, précurseur du libero moderne). Cette tactique, prémices du Catenaccio, repose sur une défense de fer, un milieu chargé de geler le ballon et des offensives menées sur des contres vifs et soudains, avec son trident en attaque composé de Lorenzi, Nyers et Skoglund. L'Inter remporte ainsi le Scudetto avec 46 buts pour et seulement 24 contre; 19 victoires, 9 nuls et 6 défaites (47 points). Il en sera de même pour l'année 1954 où le club gagne son septième titre de fort belle manière avec, à la fin de la saison, un bilan de 20 victoires, 11 nuls pour seulement 3 défaites.
Malheureusement, Foni ne finira pas sa troisième saison et Masseroni, à cause de problèmes d'ordre personnelles, doit aussi quitter le club.

1955 : Les débuts d'Angelo Moratti

Il prit la présidence du club en 1955, en remplacement de Carlo Masseroni, juste après le 7ème titre. Pour sa première année, le club n'obtint qu'une pitoyable 8ème place. Mais les saisons suivantes se passeront un peu mieux, variant entre la seconde et la 5ème place (avec une petite parenthèse en 1958 où il n'était que 9ème).

1962 : Le 12e homme d'Angelo et le Catenaccio : « La Grande Inter »

En 1962, Moratti engage son 12ème entraîneur qu'il fait venir du Barça: Helenio Herrera. Celui-ci, qui a transformé son ancien club en une véritable machine à gagner, en fin tacticien, va former un Inter hermétique, basé sur un système de sa création: le "Catenaccio", avec une defense de fer capable de maintenir son avance au score contre n'importe quelle equipe et  un onze de base emmené par Mazzola, l'ancien milieu qui deviendra attaquant, "Le héros moderne d'une tragédie aussi antique qu'éternelle".
Le Grand Inter, avec Sarti dans les buts, Burgnich, Guarneri, Picchi, Facchetti et Bedin en défense, Jair, Mazzola et Milani (Domenghini) en milieu défensif, et enfin Suarez et Corso en attaque remporte brillamment 3 scudetti presque consécutivement en 1963, 65 et 66, le club ayant perdu le titre en 1964 qu'en match d'appui contre Bologne. En cette même année, il remporte aussi sa première coupe européenne: la Coupe d'Europe des Clubs Champions, contre le Real de Madrid 3-1(avec 2 buts de Mazzola et un autre de Milani) et la Coupe Intercontinentale contre les argentains de l'Independiente. En 1965, c'est la même chose: la Coupe d'Europe des Clubs Champions en battant en finale le Benfica Lisbonne par 1-0, un but de Jair à la 42ème minute, la Coupe Intercontinentale contre, encore une fois, l'Independiente, la Toyota Cup et une finale perdue en Coupe d'Italie. En 66, en plus du 10ème scudetto, le club conquiert aussi sa deuxième Toyota Cup, mais il perd son titre européen contre le Real Madrid.
L'année suivante, l'Inter est détrôné de son titre de Champion d'Italie par la Juventus, il se classe second; et de celui de Champion d'Europe car battu par le Celtic Glasgow. Le Catenaccio ne marchant plus, Herrera s'en va après 8 saisons passés au club; Moratti l'imite peu après.

1971 : L'après Moratti

Jusqu'en 1971 donc, année du 11ème titre, rien à signaler, hormis, bien sûr, le remplacement de Moratti par Ivanoe Fraizzoli, celui d'Herrera par Gianni Invernizzi et, bien entendu, la Coupe d'Europe gagnée par la Squadra Azzurra et ses interistes Burgnich, Domenghini, Facchetti, Guarneri et Mazzola.
Les années suivantes seront marquées par un grand vide qui durera environs 8 ans et au cours desquelles l'Inter, finaliste de la C1 en 1972, battu par l'Ajax d'Amsterdam 2-0, se maintiendra dans les 5 premiers du classement (avec une parenthèse en 75 où il se classe 9ème). En 1978, il gagne sa 2ème Coupe d'Italie, et 2 ans après, c'est-à-dire en 1980, c'est le 12ème scudetto.
Ce sera la même chose les 8 ans suivants, sans titres, hormis une troisième coupe d'Italie en 1982, mais caractérisés par une régularité dans les 5 premiers. Cette période sera surtout marquée par la lutte que mènera Fraizzoli à ressusciter le Grand Inter. Malheureusement, ni le retour de Foni, ni celui d'Herrera, ni la reconversion de Mazzola en attaquant, ou encore l'achat de jeunes talents tels Boninsegna, Marini ou Oriali ne permettront à l'Inter ne naviguer sur la scène européenne, mais tout juste de gagner 2 scudetti et 2 coupes d'Italie.
En 1984, Ernesto Pellegrini remplace Fraizzoli. Débuts difficiles: il est éliminé en demi-finale de la coupe UEFA en 1986. Mais ambitieux et persévèrent, il engage Trapattoni pour coacher le club, et fait venir d'Allemagne le duo Matthaeus - Brehme; et ce dernier, associé à Bergomi et Baresi en defense, gagne le championnat en n'encaissant que 19 buts pour 67 marqués. C'est le 13ème scudetto, et quel scudetto!!! : avec 2 points octroyés à chaque victoire, l'Inter du Trap remporte le titre avec 58 points en 34 matchs, 26 victoires, 6 nuls et 2 défaites (84 points donc), un titre d'anthologie !
Mais avant ça, il y a la Coupe du Monde 1982 remportée par une Squadra Azzurra comptant en ses rangs 5 interistes: Altobelli, Bergomi, Bordon, Marini et Oriali.

1990-1994 : A la conquête du 14e titre

L'année suivante, en 1990, il remporte la Supercoupe d'Italie en battant, avec la même équipe, la Sampdoria de Gênes 2-0, buts signés Cucchi et Serena. En championnat, par contre, il perd son titre et se classe troisième. En 1991, le mercredi 22 mai plus exactement, l'Inter conquiert sa première coupe UEFA en battant, en finale, l'AS Roma 2-1. C'est le troisième et dernier titre de Trapattoni sur le banc nerazzurro, car quittant le club pour la Juventus.
L'Inter se remet difficilement de ce départ prématuré: il n'est que 8ème de la saison 1991-1992, et vit cette année sevrée de titre. L'arrivée de Bagnoli sur le banc redonne un peu d'air au club avec une honorable seconde place en 1993. Malheureusement pour lui, une succession de mauvais résultats en 1994 le contraint à quitter son poste. Il est remplacé par Giampiero Marini qui se loupe en championnat avec une pitoyable 13ème place, la pire de l'histoire du club, mais sauve les meubles en coupe d'Europe en remportant la coupe UEFA, grâce notamment à l'aide de Bergkamp (7 buts). En finale, il s'est imposé face au Casino Salsbourg lors des 2 matchs sur le même score 1-0.

1995-2001 : Moratti le retour

En 1995, la famille Moratti reprend la tête du club, via le fils d'Angelo, Massimo Moratti.
Appliquant une politique incroyablement dépensière, il fait venir les meilleurs joueurs de la planète, afin de conquérir le 14ème titre national. Ainsi, ni Ronaldo, ni Keane, Baggio, Zamorano, Seedorf ou Crespo ne réussissent à offrir au club un 14ème scudetto. Malgré, en 1997, une finale UEFA perdue contre les Allemands de Schalke 04, suivie, à l'année suivante, avec Luigi Simoni comme entraîneur, d'une autre finale UEFA mais gagnée cette fois-ci, et de fort belle manière, contre la Lazio (3-0, buts de Zamorano, Zanetti et Ronaldo) ( c'est la troisième coupe UEFA du club), c'est la déception, surtout en cette même année où le club ne perd le titre qu'après un long duel avec la Juventus. Il se classe 2nd.
L'année suivante, Moratti "double" sa politique dépensière. En effet, à l'achat des meilleurs joueurs, s'ajoute celui des meilleurs entraîneurs, oh! , pardon, le virement des meilleurs entraîneurs !!! Effectivement, de 1999 à 2001, pas moins de 6 coaches ont été utilisés, dont 4 pour la seule saison 1999/2000, et non des moindres: après le renvoi de Luigi Simoni, s'en suit celui de Mircea Lucescu, Castellini, Hodgson, Marcello Lippi et enfin Marco Tardelli.

2002-2004 : Moratti et son 12e homme : Hector Raul Cuper

En 2002, Moratti engage Cuper, Hector Raul Cuper à la place de Tardelli. Ce nouvel entraîneur, fin tacticien, ressemblant fort au 12ème homme de son père, Herrera, a déjà disputé 3 finales de coupes européennes avec 2 clubs différents ( 1 finale de UEFA avec Majorque et 2 finales de Champions League avec Valence) et est surtout réputé pour sa malchance, car, il les a toutes perdues.
Pour sa première année sur le banc de l'Inter, le club domine le championnat de la tête et des épaules, et va même jusqu'à compter 6 points d'avance, à 5 journées de la fin, sur le second. Pourtant, la poisse du coach oblige, cette avance va fondre comme neige au soleil, à tel point qu'à la dernière journée, il n'a plus qu'un point d'avance, et rencontre la Lazio. Dans un stade (Olympico, celui de la Lazio) tout acquis à sa cause, (tout le monde, même les supporters de la Lazio, se sont habillés en noir et bleu, les couleurs de l'Inter), le club se fait pourtant battre 4-2 et perd, en plus du titre, la seconde place du championnat, et se classe 3ème. ("On a perdu nos supporters à jamais", dixit Cragnotti, président de la Lazio). En UEFA, il est éliminé en demi-finale par le Feyennord Rotterdam. Année difficile.
En 2003, Cuper remet en place le Catenaccio. Résultat: le club est second en championnat et n'est éliminé qu'en demi-finale de la Ligue des Champions par le voisin milanais. Encore ratée.
En 2004, après un excellent départ en Champions League, notamment avec une victoire à Highbury contre Arsenal 0-3, Cuper accumule des résultats assez décevants en championnat. Critiqué pour son football ultra défensif et son absence de jeu, il est constamment sur la sellette puis, après une défaite contre l'ennemi milanais (3-1) suivie d'un nul à Brescia, il est démis de ses fonctions et est remplacé par Alberto Zaccheroni. Celui-ci terminera la saison à la 4ème place du championnat, mais est éliminé dès le premier tour de la coupe d'Europe, avec, en plus, la plus large défaite d'un club italien en coupe d'Europe, 1-5 contre Arsenal, à domicile. Cette année est aussi marquée par la démission de Moratti et l'intronisation au poste de Giacinto Facchetti, l'ancien latéral sous Helenio Herrera.

2005 : Après 7 ans de disette

Et la première chose qu'il fait, le nouveau président, c'est d'engager en 2005 le coach "préferé" de Moratti, Roberto Mancini. Et cet ancien attaquant, un des meilleurs entraineurs de la nouvelle géneration, démontrera tout le bien-fondé qu'on pensait de lui. Tactitien, technicien, bon "psy" ... bref, au fil des journées on découvre les multiples facettes de ce jeune coach, qui, malgré sa jeunesse, sa "timidité" apparente et son air reservé, ne se laisse pas intimider par les stars, en démontre sa dispute avec Edgar Davids et le départ de celui-ci. Un bon parcours en championnat où le club se classe 3°, derriere la Juve et le Milan ( avec quand même 25 journées sans défaites), une élimination en quart de finale de la Champions League par le Milan, et un bilan de 4 défaites (dont 3 concédées face au Milan) sur toute la saison seront complétés par une victoire en Coupe d'Italie contre la Roma en finale et une en Supercoupe d'Italie contre la Juventus.

2006 : La délivrance

La saison 2005/2006 va délivrer l’Inter d’une malédiction qui date de 1989. Roberto Mancini qui entraîne l’Inter pour la deuxième saison consécutive n’a pas le droit à l’erreur. En fin d’année 2005 l’Inter va gagner le 262 ème Derby milanais sur le score de 3-2, l’Inter n’avait plus battu le Milan AC depuis 2001. Malheureusement pour les interistes ce match marque la fin d’Adriano qui ne marquera presque plus. Mais Roberto Mancini remet son équipe en place en titularisant Julio Ricardo Cruz qui permettra à l’Inter de garder sa place de 3ème en Série A et de gagner la Coppa Italia, contre la Roma pour la 2ème fois consécutive. La plus grosse déception est en Champions League où l’Inter se fait éliminer en quart de finale par les espagnols du Villareal (2-1 à l’aller et 1-0 au retour). Mais l’Inter n’est pas au bout de ses surprises, car le Calcio est victime d’un scandale de matchs achetés par la Juve, le Milan, la Fiorentina et la Lazio de Rome. La nerazzurra qui fut 3ème du championnat derrière la Juve et le Milan (qui finirons respectivement en Série B avec -15 points et en Série A avec -8 points) se vois propulser champion d’Italie par la Figc (la fédération italienne de football). C’est la consécration pour Massimo Moratti qui remporte le 14ème studette de l’Inter, qui est pour la première fois « son » Studette. Durant le Mercato d’été, l’Inter acheta quatre joueurs importants : Hernan Crespo, Zlatan Ibrahimovic, Fabio Grosso et Patrick Vieira. En fin de Mercato, l’Inter rencontra l’AS Roma pour la Supercoppa italiana, qui fut remportée par les Nerazzurri, qui étaient mené 0-3 mais qui s’imposa 4-3 avec des buts de Vieira, Crespo, Vieira encore et de Figo.
Nageant dans le bonheur en début de saison un malheur va s’abattre sur l’Inter, qui va perdre l’une de ses plus grandes légendes : Giacinto Facchetti. En effet, il mourut à l’âge de 64 ans. Le célèbre défenseur gauche (avec 68 réalisations), qui était devenu président de son club de toujours, s’éteignit le 4 Septembre 2006.

2007 : La nouvelle saison des records

La saison après le « Calciopoli » débute mal pour l’Inter, avec le décès de son ancien joueur légendaire et actuel Président Giacinto Facchetti à l’âge de 64 ans. La présidence revient à Massimo Moratti, « Le Patron » qui a engagé juste avant la fin du mercato « Il Genio » Zlatan Ibrahimovic (ex Bianconero). L’Inter commence la Serie A plutôt bien car, sans compter le match nul face à la Sampdoria au Stadio San Siro, l’Inter réussit néanmoins à battre la Roma à l’Olimpico 0-1 (Crespo) et à rester invaincu. La Serie A est toujours dominé par Palermo qui jusqu’au match contre les Nerazzurri réussit un sans faute. A noter également l’excellente prestation de l’Inter face aux Rossoneri lors du 1er Derby, victoire 4-3. Si l’Inter assure en Serie A, se n’est pas trop le cas en Champions League car sur ses deux premiers match l’Inter fait deux défaites, dont un 0-2 à San Siro face au Bayern Munich. Tandis qu’Adriano reste toujours malchanceux, les Interisti comptent sur Ibra, Crespo ainsi que le meilleur Joker Cruz, pour faire fonctionner la boutique. Durant le Mercato hivernale le rival milanais engage un ex Nerazzurro, Ronaldo, qui ouvrira le score lors du second Derby, mais l’Inter l’emportera 2-1. Retour en Champions League, les Ragazzi de Roberto Mancini vont être subitement éliminé dès la 8ème de finale face au FC Valence 2-2/0-0.

Après l’Inter des Recors en 1989, L’Inter de 2007 va battre énormément de records. En 38 matchs :

  • 30 victoires.
  • 17 consécutives.
  • 7 nuls.
  • 1 défaite.
  • 23 points d’avance sur le deuxième
  • 80 buts marqués.

L’Inter remporte son 15ème Scudetto durant le match Siena-Inter le 22/04/2007 sur le score de 1-2. L’Inter se retrouve même en finale de coupe d’Italie contre l’un de ses rivaux la Roma. Les Nerazzurri se font humilié à Rome 6-2 et gagneront 2-1 à Milan le match retour, mais la coupe ira bien à Rome.

2007 : Fin de la saison, place au mercato

Après les différents retours de prêt, l’Inter cédera Fabio Grosso à Lyon, ainsi que Gonzalez à Porto et engage David Suazo (Gagliari), Jimenez (Lazio), Fatic (Chievo), Rivas (River Plate) et le gros coup Christian Chivu qui se voit échanger de place avec Marco Andreolli.

Matchs Amicaux.
L’Inter participe à l’Emirate Cup en rencontrant le FC Valence, défaite 2-0, ainsi qu’Arsenal, défaite 2-1. L’Inter va se rattraper en remportant le Trophée Tim contre la Juve et le Milan, ainsi que le Trophée Birra Moretti contre la Juve et Naples.

Supercoppa.
Le 19/08/2007 l’Inter rencontre la Roma pour la Supercoppa Italia, là encore l’Inter est pris de malchance en s’inclinant 1-0 sur un pénalty signé Daniele De Rossi suite à une "faute" de Burdisso sur Totti.

1908 - 2008 : Le Centenaire

La saison du centenaire nerazzurro, qui comptabilise 43 pts en fin d’année 2007, commence plutôt bien avec des victoires écrasantes :

  • Inter-Sampdoria 3-0

  • Roma-Inter 1-4

  • Inter-Genoa 4-1

  • Inter-Lazio 3-0

  • Inter-Torino 4-0

Mais aussi une victoire sur un vieil ami, le Napoli 2-1 et un Derby lombard gagné 2-1 également.

Les bons résultats de l’Inter se remarquent également en Ligue des Champions avec 5 victoires et 1 défaite en 6 matchs de groupe. Ce début de saison marque les débuts d’un jeune prodige du ballon rond en Coppa Italia avec un doublé de Mario Balotelli, âgé de 17 ans, au Stadio Oreste Granillo de la Reggina.

Adriano n’étant pas sélectionné pour jouer la Ligue des Champions et ne rentrant pas dans les choix tactique de Roberto Mancini, en raison d’un train de vie spécial pour un footballeur mélangeant alcool et boîte de nuit, c’est au São Paulo qu’il sera prêté jusqu’en Juin 2008, il inscrira une dizaine de buts en 20 matchs.

Le mercato hivernal va apporter un joueur aux nerazzurri, le portugais Maniche en raison d’une longue liste de blessé. Début 2008, débuts des polémiques, Ibra ne trouvant plus le chemin des filets excepté sur penalty donné généreusement selon certaines critiques. Tandis qu’en Coppa Italia l’Inter remporte le Derby d’Italia contre la Juve notamment avec des buts de Julio Ricardo Cruz et Mario Balotelli.

En revanche en Ligue des Champions l’Inter sera corrigé en 8ème de finale à Anfield contre Liverpool dans les 5 dernières minutes 2-0, jouant à 10 pendant près de 60 minutes. Le scénario sera quasi le même au retour à San Siro les nerazzurri s’inclineront 0-1 devant la Curva Nord jouant à 10 durant toutes la seconde mi-temps.

Ce mélange de contres performances, des joueurs blessés et des polémiques va provoquer à l’Inter une baisse de bon résultats en Serie A de la 24ème journée à la 31ème les hommes de Mancini vont connaître 2 victoire, 4 matchs nul dont une superbe égalisation au Giuseppe Meazza à 8 minutes de la fin par Javier Zanetti contre la Roma 1-1 et 2 défaites dont la première est contre Napoli au San Paolo suite à une erreur de Julio Cesar. La seconde défaite est à San Siro contre la Juve avec un but accordé pour Camoranesi malgré une position de hors-jeu incontestable.
Ibra n'étant toujours pas au plus haut de sa forme, Roberto Mancini va opter sur l’enfant intériste qu’a fait briller la Primavera, Mario Balotelli, qui inscrira 2 buts en 2 matchs permettant à l’Inter de reprendre goût à la victoire.

La nerazzurra va enchainer 4 victoires consécutives contre l’Atalanta (0-2 Vieira et Balotelli), la Fiorentina (2-0 Cambiasso et Balotelli), Torino (0-1 Cruz) et Cagliari (2-1 Cruz et Materazzi).

2008 : Le stress du 5 maggio

L’Inter va se faire une frayeur que tout les tifosi ont encore dans leurs têtes, en s’inclinant 2-1 au Derby retour contre le Milan, perdant 3 longueurs d’avance sur la Roma. L’Inter a encore une fois de plus raté le coche de finir la saison en beauté en battant le Milan.
 l’Inter aurait été champion et aurait pu fêter ce Scudetto devant leurs rivaux de toujours les Milanisti. Les Nerazzurri sont à 81 pts tandis que la Roma est à 78 pts, prochain matchs à Milano contre Siena.
 Le club Toscan a réussi de très belle performance cette saison, mais personne ne s’en inquiète, ou plutôt personne n’a osé s’en inquiéter. Patrick Vieira va ouvrir le score à la 11e minute mais Maccarone va égaliser à la demi-heure de jeu démontrant alors que la défense interiste a l’aire fatigué en cette fin de saison. Juste avant la mi-temps c’est Mario Balotelli qui marque le 2-1 en faveur de l’Inter et ce sont les trois quart des 80 000 spectateurs qui exultent. A 20 minutes du Scudetto Siena égalisera portant le score à 2-2. L’Inter manquera plusieurs occasions dont un tir de Cruz contré par Materazzi à la 77 ème minute.
Mancini furieux, mais Materazzi n’a pas finit d’enrager son entraîneur, surtout quand l’Inter obtient un pénalty « Matrix » se précipite pour le tirer malheureusement le gardien de Siena Maninger stop le tire.
Marco Materazzi le héro offrant le Scudetto 2007 qui avait marqué 2 buts de la tête contre cette même équipe de Siena n’a pas réussi à obtenir les sourires de ses tifosi et ni de ses dirigeants.

Avant de jouer l’ultime match de la saison l’Inter est à 82 pts et la Roma à 81 pts, le cauchemar du 5 Maggio est signe d’une pression intense. L’Inter doit honorer le centenaire, son histoire, ses légendes l’Inter doit prouver que c’est un grand d’Europe et tout ça réunis au Stadio Ennio Tardini à Parma

Les enjeux sont énormes puisque Parma joue pour rester en Serie A, tout comme Catania qui accueille les Romanisti. Les coéquipiers de Francesco Totti ouvrent le score en première mi-temps. Pour le moment l’Inter n’est plus champion d’Italia.

C’est en 2ème mi-temps que Roberto Mancini fait entrer Ibra qui revient de blessure, qui n’a plus marqué depuis le 8 Mars 2008, le jour du Centenaire contre la Reggina. Mais le Suédois Interista ouvre le score à la 61 ème minute sous la pluie qui plane sur Tardini. Tout les tifosi présent au stade hurlent de joie voyant leur équipe dominer, bien en place défensivement. C’est à là 78ème qu’Ibra, d’une belle reprise assure le Scudetto et condamne Parma à la Serie B.

Tandis que Catania sous le soleil de Sicile égalise à la 86ème, ce qui ruine les derniers espoirs de la Roma d’être champion.
Les tifosi Interisti peuvent être heureux de leur scudetto et de leur équipe qui n’a pas subit une 2ème déception à la dernière journée.

L’Inter s’inclinera en finale de Coppa Italia au Stadio Olimpico 2-1 contre la Roma.

2008 : Mercato d'été

Le mercato de l’Inter va avoir un impact important pour la società et les tifosi. Roberto Mancini qui n’avait pas fait dans la douceur après l’élimination en Ligue des Champions en annonçant son envie de quitter le club en fin de saison. Massimo Moratti va donc engager l’entraîneur portugais de Chelsea Mourinho. Ce dernier, est très exigeant sur ses choix tactiques et sur l’effectif. Plusieurs joueurs en fin de contrat quitteront le club milanais, comme Maniche, Solari ou encore Cesar le milieu de terrain. David Suazo se vera transféré au Portugal à Benfica. La Primavera va prêter des jeunes joueurs tels que Siligardi, Pedrelli, Puccio et Fatic. La nerazzurra retrouve à disposition Adriano revenu du Brésil, et Moratti ne pouvant plus engager Frank Lampard, désiré par Mourinho engage Muntari l’ex de l’Udinese. Le Président interiste va également engager Mancini le brésilien de la Roma. Mourinho veut l’international portugais Ricardo Quaresma, le transfert se fera durant les dernières heures du mercato d’été pour un montant de 22 Millions d’€ plus Pelé.

Supercoppa.
Oppose encore une fois l’Inter à la Roma, la rencontre se fait le 24 Août 2008 au Stadio Giuseppe Meazza.
Après plusieurs occasions manquées, c’est Muntari qui ouvre le score pour l’Inter, l’égalisation se fait à l’heure de jeu par De Rossi d’une très belle frappe. A la 83ème Mario Balotelli qui à fêté ses 18 ans 12 jours avant la rencontre inscrit le 2ème but interiste. Les surprises n’ont pas finit de se dévoiler puisqu’à la 90ème Vucinic égalise, 2-2. Après les prolongations qui n'ont pas fait évoluer le score c’est aux tirs aux buts que la Supercoppa se jouera.
Le premier tir est de Vucnic 1-0, l’égalisation est d’Ibra, 1-1. La nouvelle recrue de la Roma Baptista marque le 2-1, l’espoir italien Balotelli signe l’égalisation 2-2. Cassetti transforme son tir aux buts 3-2, Stankovic tire sur la barre transversale, 3-2 toujours. De Rossi donne le large à la Roma 4-2, mais Maxwell revient à 4-3. Le dernier tir aux buts romanista est tiré par Totti, s'il marque la Roma remporte la Supercoppa. Pour le bonheur de la Curva Nord Totti frappe sur la transversale. L’égalisation repose sur Cambiasso qui prend à contre-pied d’une petite frappe à ras de terre Doni le gardien romain, 4-4. Le chilien de la Roma inscrit le 5ème tir aux buts 5-4, mais l’autre chilien de la rencontre est nerazzurro, et Jimenez égalise 5-5. Le défenseur brésilien Juan s’élance mais Julio Cesar fait la parade qui offre une balle de match.

A une frappe de la victoire, Javier Zanetti « il Capitano » se prépare à tirer et il marque pendant cette mort subite qui évolue sur le score de 6-5 en faveur de l’Inter. Il Capitano nous offre la Supercoppa, il déclara après le match : « Era il mio primo rigore ». Victoire de la Supercoppa sur le premier tir sur le point de penalty de Javier Zanetti !

2009 - 2010 : La consécration

En ce début d'été 2009, l'Inter était encore un club en proie au doute en Champion's League et à la recherche de son numéro 10 qui lui fait cruellement défauts depuis des années.

Un transfert in-extremis, d'un joueur d'origine batave, allait être à la base de la consécration. Ce joueur recruté pour la modique somme de 15M€ se nomme Wesley Sneijder. Il explosera aux yeux de la planète football aux cotés d'autres recrues, comme un certain attaquant argentin nommé Diego Milito, ou le défenseur brésilien, Lucio.

En Serie A, la première victime n'est autre que l'A.C. Milan qui se sera pris un cinglant revers 4-0. Il s'en suivra un championnat passionnant, risqué, décrié, lors duquel Josè Mourinho se verra suspendu pour plusieurs matchs suites à son signe des menottes, l'Inter, même à 9 contre onze, plie, mais ne perd pas. 

La seule équipe à tenir la cadence n'est autre que la Roma. Une louve qui a songé l'espace d'un instant remporter un Scudetto mais à trois journées de la fin, un certain Giampolo Pazzini bat avec ses équipiers de la Sampdoria, met fin aux espoirs du club de la capitale en inscrivant un doublé au Stadio Olimpico. Emmené par un Diego Milito époustouflant, l'Inter remporte donc son 18ème scudetto, à Sienne (1-0) avec un but signé par le Prince de Milan.

Du coté de la Coupe d'Italie, cette dernière a permis de vaincre un vieux fantôme gravé dans l'histoire du club. L'Inter, s'impose en effet au Stadio Olimpico de Rome, le 05 mai 2010 face à la Roma (1-0), le buteur sera nul autre que Diego, Il Principe, Milito.

Au niveau de la Champion's League, les soldats du Special One auront créé la sensation et des sensations.
L'Inter était jusqu'à lors considérée comme une équipe incapable de remporter ses confrontations directes. Le premier message fort envoyé à l'Europe aura été la qualification des Nerazzurri face à Chelsea, suite à deux victoires, l'une 2-1 à San Siro, l'autre à Stamford Bridge, 0-1.

L'Inter faisait peur mais devait franchir un pallier, un obstacle de taille: le Champion d'Europe en Titre, le FC Barcelone, véritable rouleau compresseur et qui n'a jamais connu le goût amer d'une élimination en Coupe d'Europe sous l'ère Guardiola. Les Catalans venait en effet de réaliser un Sextuplé historique !

Cependant, l'Inter peut être complètement Pazza (Folle) et la nuit du mardi 20 avril 2010 restera dans la mémoire du Calcio et fait partie de la légende du football. L'Inter, ce collosse aux pieds d'argile, venait d'humilier le Grand FC Barcelone, peut être même la plus grande équipe Catalane de tout les temps sur le score sans appel de 3-1 avec des buts signés de Sneijder (30'), Maicon (50'), Milito (71'). Ce soir là, la Gazzetta Dello Sport qualifie les Nerazzurri de Martiens!

Personne n'y aurait cru, ni à San Siro, ni au Nou Camp. L'Inter resistera à la pression et se qualifiera en catalogne malgré sa défaite 1-0 sur un but inscrit à la 79' par Piqué.

La Finale du 22 mai 2010 aura une saveur toute particulière pour les Nerazzurri. L'Inter réalise un triplé historique grâce à son buteur providentiel, Diego Milito, à un Samuel Eto'o étincellant et à un Wesley Sneijder explosif. Les buts inscrits par le Prince de Milan aux 35' et 70' minutes de jeu feront couler des larmes, celles de Josè Mourinho qui allait secretement s'engager avec le Real de Madrid, celles de Javier Zanetti, le capitaine emblématique, celles de Massimo Moratti, président et fils du célèbre Angelo Moratti, celles des milliers de supporters présent au Santiago Bernabeu de Madrid, lieu de la Finale, celles des 100 milliers de tifosi présents au Duomo pour une nuit magique et celles des 80 000 tifosi présents à San Siro au Stade lors du retour de leur héros dans la nuit et juqu'au petit matin...

2010 - 2011 : L'Inter veut confirmer

Le début de la saison 2010 allait voir Rafael Benitez remporter son premier titre avec l'Inter (la Supercoupe d'Italie), 3-1 contre l'AS Rome à San Siro.

L'entraineur hispanique décriée par certains tifosi et parles cadres de l'équipe se verra remercier le 23 décembre 2010, malgré la victoire de l'Inter en Coupe du Monde des Clubs, face au TP Mazembe.

Le seul trophée manquant à l'Inter pour réaliser le grand chelem et pour égaler le sextuplé du FC Barcelone, reste la Super Coupe d'Europe qui a été remportée, au Stade Louis II de Monaco par l'Atletico de Madrid.

A la veille de Noel, le 24 décembre 2010 plus précisement, l'Inter engage Léonardo, ex-joueur, ex-dirigeant et ex-entraineur de l'A.C. Milan

Depuis son arrivée, l'Inter retrouve son statut de Champions et entame une folle remontée en championnat.

Malgré une excellente seconde partie de saison, qui les voit revenir de -13 à -2pts, l'Inter ne peut dépasser le Milan AC et laisse échapper son 1er Scudetto en 6 ans. Les Nerazzurri remportent tout de même la Coupe d'Italie en battant Palerme en finale (3-1). 

Leonardo est dans un premier temps confirmé dans ses fonctions avant qu'il ne décide lui même de partir pour occuper le poste de Directeur Général du PSG. Après plusieurs gros refus (Capello, Hiddink, Villas Boas entre autre), c'est Gian Piero Gasperini qui est désigné nouvel entraîneur des Champions du monde. 

2011 - 2012 : L'Inter tout un paradoxe.

Pendant le mercato, le président Moratti décide de céder sa vedette Samuel Eto'o au club russe d'Anzhi. Economiquement le club va conserver plus 99 M€. Les dirigeants en profitent et font un recrutement prometteur. Avec les arrivées de Zarate (Lazio), Forlan (Athletico), Nagatomo (Cesena), Alvarez (Vélez), Jonathan (Santos), Poli (Sampdoria) et Castaignos (Feyenoord), l'Inter affiche une équipe en reconstruction et jeune. La montée de 3 joueurs de la Primavera avec Faraoni, Crisetig et Caldirola montre l'envie de faire confiance aux jeunes. La difficulté est du côté de Gasperini, le nouvel entraineur intériste, ce dernier n'arrive pas à trouver un schéma tactique efficace.
L'Inter après avoir ouvert le score face au Milan Ac par Sneijder, se voit perdre la Supercoppa 2 buts à 1. Le championnat commence, le club milanais à pour habitude de le commencer avec un match nul. Mais le déplacement à Palerme est très intense. Les siciliens vont dominer l'Inter sur le score de 4-3, malgré une bonne remontée.
Gasperini enchaine une nouvelle stratégie en C1 face à Trabzonspor à San Siro. La défaite est juste 1-0, l'Inter n'est quasiment pas dangereux devant le but.
L'entraineur est renvoyé après 3 défaites consécutives dans 3 compétitions différentes et 1 match nul contre l'AS Roma. Gasperini est remplacé par Claudio Ranieri suite au KO à Novara sur le score de 3-1. Premier match du Mister et l'Inter gagne son premier match de la saison à Bologne. La machine Ranieri est en marche juste le temps d'un autre KO à San Siro contre Naples sur un score lourd de 3-0.
Le club Nerazzurro se retrouve à faire le yoyo jusqu'au début du mois de décembre. Tandis qu'en Ligue des Champions, l'Inter montre de très bonne choses, allant gagner à Moscou et à Lille, les intéristes vont finir premier de leur groupe.
Le 10 Décembre 2011, marque le début d'une bonne série de 7 victoires consécutives.  Battant notamment Lecce 4-1 en match en retard, le Genoa 5-0, remportant le derby della Madonina 1-0. Pendant le mercato d'hiver l'Inter va laisser filer au PSG Thiago Motta, au profit d'un prêt de Palombo, pour la fin de saison.
Lecce qui avait perdu lourdement, met fin aux victoires intériste sur le score d'1 but à rien. Sous la neige, la Nerazzurra accueille Palermo. Si les 2 équipes vont faire un match nul, c’est avec les honneurs qu’ils vont se quitter. Diego Alberto Milito inscrit un quadruplé ce n’était plus arrivé depuis Christian Vieri. Score finale 4-4. Beaucoup de spectacle pour 1 point.
La défense encaisse trop de buts, et elle sera même fidèle à elle-même contre l’AS Roma en s’inclinant 4-0 et 0-3 contre Bologne à San Siro. Cinq défaites consécutives qui précédent 2 nuls et 1 victoire qui maintient Ranieri en sursis. L’épée de Damoclès est tenue par Antonio Conte qui mène sa Vieille Dame comme une armée de Templier. Dernier match du mois de Mars, le Dieu de la guerre, la Juventus remporte le Derby d’Italie 2-0, ce qui tranche la tête de Claudio Ranieri. Qui parallèlement s’est fait éliminé de la Ligue des Champions contre l’Olympique de Marseilles en 8ème de finale. S’en est trop pour Massimo Moratti, il licencie son 2ème entraineur de la saison. Ce dernier avec des mots sincères dans une belle déclaration rend les armes. Pendant ce temps, l’équipe intériste des moins de 19 ans remporte les NextGen Series l’équivalent de la C1.
La troupe est menée par un centurion romain, Andrea Stramaccioni. Il est immédiatement promut en équipe première. Premier match du 3ème coach, le succès est au rendez-vous dans un match fou contre le Genoa. Deux expulsions, quatre pénaltys, un triplé de Milito et un doublé de Gilardino. Résultat, neuf buts, l’Inter gagne 5-4. Le bilan de Strama’ est positif avec 2 défaites, 2 nuls et 5 victoires en 9 matchs, donc une victoire appréciée face au Milan AC sur le score de 4-2. L’occasion parfaite pour Ivan Ramiro Cordoba, de tirer sa révérence devant la Curva Nord. L’équipe nerazzurra arrive à arracher une qualification pour le 3ème tour des barrages de l’Europa League en arrivant 6ème.

2012 - 2013 : Une saison pleine d'espoir en période de doutes.

Stramaccioni a tapé dans l’œil de Moratti, ce dernier le conserve au poste d’entraîneur. L’été est bouillant au niveau transfert. L’Inter n’est pas très stable économiquement et est obligé de se séparer des joueurs ayant un salaire important. Le premier à quitter le club c’est Lucio (Juventus). Avec le retour des prêts Moratti engage très vite Palacio (Genoa), Silvestre (Palermo) Mudingayi (Bologne) et Handanovic (Udinese). Pazzini peu utilisé par Stramaccioni se voit échanger avec Antonio Cassano (Milan AC), tandis que Forlan, Zarate, Palombo et Castaignos quittent définitivement le club. En barrage l’Inter de Strama’ se déplace en Roumanie pour rencontrer le club du FC Vaslui. Victoire 2-0 à l’extérieur, la qualification est presque assurée…

La venue d’Handanovic pousse Julio Cesar et son salaire vers le banc de touche. Mais le soir du match retour au Meazza contre Vaslui, score (2-2). Le portier intériste durant 7 saisons dit adieux aux supporters micro à la main et larmes aux yeux. Séquence émouvante avec une dernière photo avec son équipe. Il quitte l’Inter pour les Queens Park Rangers.  La nerazzurra se fait prêter le milieu de terrain Walter Gargano (Naples) et investit dans les services d’Alvaro Pereira (Porto). Javier Zanetti revient au poste d’arrière droit, ouvrant ainsi à la porte à Maicon vers Manchester City. Samuele Longo part en prêt à l’Espagnol de Barcelone.  C’est sans vice-Milito que l’Inter débute sa saison 2012-2013.

l'Inter qui n'arrivera pas à terminer les saisons 2011-2012 et 2012-2013 sur le podium de Serie A, change de nouveau d'entraineur. Au  1er janvier 2013, l'Inter est classée à la 8e place au classement Coefficient UEFA. L'Inter finira sa saison 2012-2013 à la 9e place du championnat de serie A et ne jouera aucune coupe d'Europe la saison suivante.
Le 24 mai 2013, Walter Mazzarri est annoncé comme le nouveau coach.

2013-2014 : Un vent indonésien souffle sur l'Inter de Moratti

Le 15 octobre 2013 sera la date d'un accord officiel avec la société indonésienne International Sports Capital (ISC), possession d'Erick Thohir, Rosan Roeslani et Handy Soetedjo, qui devient actionnaire majoritaire du club avec 70 % du capital. Le 15 novembre, le conseil d'administration élit Erick Thohir nouveau président, Massimo Moratti devient Président d'honneur. Ceci met fin à 18 années de présidence, la plus longue et la plus prolifique de l'histoire des nerazzurri.

2014-2015 : Mancini, retour vers le futur acte 1

Après une année de gros changement au sein de la direction du club, c'est au tour de l'équipe. Le 14 novembre 2014, après le licenciement de Walter Mazzarri, Roberto Mancini retrouve le poste d'entraîneur de l'Inter Milan qu'il avait déjà occupé de 2004 à 2008. Il va alors mettre en place toute une stratégie de reconstruction de l'équipe et aura toute la confiance des nouveaux dirigeants pour mener à bien son projet. Une première année de calibrage au cours de laquelle l'Inter va finir à la 8e place du championnat. Mancini obtiendra les garanties financières nécessaire pour être performant sur le marché des transferts.
Hiver 2014, nous verrons arriver Brozovic, Podolski et Shaqiri. Les deux derniers ne passeront pas l'été et l'Inter s'en séparera en juillet 2015.

2015-2016 : Mancini, retour vers le futur acte 2

Nous sommes en juillet 2015, le marché des transferts est ouvert et Mancini compte bien construire pour de bon son équipe et voir son projet aboutir. 14 arrivées, 18 départs ! 86 Millions dépensés. Kondogbia, Perisic, Murillo, Melo, Miranda, Jovetic, Ljalic, Telles, Montoya, Biabiany, ...
Thohir, le nouveau président, à mis la main au portefeuille et Mancini s'éstime satisfait de son recrutement. La saison peut débuter et il faudra un temps d'adaptation afin que l'équipe trouve ses automatismes.
Onze matches de Serie A sans encaisser de buts, soit le meilleur bilan cette saison des cinq grands Championnats européens. Pour construire sa forteresse, qui permet à l'Inter Milan d'occuper la tête du Championnat après 17 journées, Roberto Mancini s'est appuyé sur trois "Intouchables", comme les surnomme la presse italienne. Le gardien Samir Handanovic, et les deux défenseurs centraux Jeison Murillo et Joao Miranda, sont les trois joueurs les plus utilisés depuis le début de saison, au sein d'un onze pourtant marqué par de nombreux changements (22 joueurs différents titularisés depuis le début de saison).

Joao Miranda, le patron
Peut-être la meilleure recrue estivale de l'Inter. Joao Miranda (31 ans), qui formait une charnière superbe avec Godin à l'Atlético, livre son expérience au nouvel Inter. Précieux dans les duels, il apporte sa qualité de relance, son extrême sérénité, et son professionnalisme au collectif de Robert Mancini. L'entraîneur l'a aligné à chaque fois qu'il en a eu l'occasion, et Miranda a raté seulement trois matches de Championnat (deux pour une blessure au genou, et un sur suspension).

A côté de l'expérience, le futur
Débauché de Grenade cet été, Jeison Murillo (23 ans) est puissant, rapide, très solide dans les duels. Cet international colombien est plus proche du rôle du stoppeur, et forme un duo parfaitement complémentaire avec Miranda. Mancini, qui loue son «énorme marge de progression» a décidé de l'installer durablement au posteComme Miranda, Murillo n'a jamais été remplaçant en Serie A, et a raté seulement trois matches. Le fait d'évoluer aux côtés d'un joueur expérimenté a tempéré ses sautes de concentration et autres excès d'engagement qui pouvaient polluer son jeu en Liga.

Samir Handanovic, la muraille
Sa performance de la 16e journée - 7 parades contre l'Udinese lors du large succès de l'Inter (4-0) - n'a fait que confirmer le début de saison superbe du gardien slovène. Avec 86,8 % d'arrêts (59 sur 68 tirs cadrés adverses) en 16 rencontres de Serie A, Samir Handanovic présente tout simplement le meilleur taux de parades réussies des cinq grands championnats européens. Explosif sur sa ligne, très juste sur ses sorties, rapide pour aller au sol, et pas maladroit au pied, Handanovic rassure sa défense, qui s'appuie souvent sur lui.