Aller au contenu
  • Cambiasso: "J'aimerais finir ma carrière à l'Inter"


    MILAN - Esteban Cambiasso se dévoile. Lors d'un entretien dans un magazine argentin, le milieu de terrain argentin est longuement revenu sur les moments les plus importants de sa carrière. Cuchu parle à coeur ouvert et raconte les rencontres et les épisodes qui ont émaillé sa carrière.

    Internazionale.fr vous propose de découvrir ses propos:

    Massimo Moratti a un faible pour les argentins, est-ce exact ?


    "Je pense qu'en Italie en général, les joueurs argentins sont très considérés. L'Inter a une histoire particulière avec les argentins, depuis Helenio Herrera, l'entraîneur de la 'Grande Inter'. Avec le temps, peut-être que la nôtre a pu devenir la deuxième 'Grande Inter'. A l'Inter d'Herrera, il y avait Angelo Moratti, le père de Massimo, qui avait 18 ans et qui a grandi dans une équipe avec un entraîneur argentin, ça a eu de l'influence. Ce qui a également été décisif, c'est le fait que la première acquisition de sa gestion a été Zanetti. Si Pupi avait été un échec, cela aurait été plus difficile pour les argentins arrivés après lui. Ensuite, je pense que ça a été le mérite de tous, nous sommes des petits ambassadeurs de notre pays."

    Comment Moratti est-il dans la vie de tous les jours ? Parle-t-il avec les joueurs ?

    "Il vient à l'entraînement de l'équipe une fois par semaine. Il vient voir l'entraînement et il mange avec l'équipe. Il est très proche des joueurs, il essaie toujours d'être présent, surtout lorsque quelqu'un a des problèmes en dehors au football. Ce qui m'a le plus impressionné, c'est son humilité, qui n'est pas commune dans ce domaine, surtout en considérant qu'il n'est pas seulement le Président mais aussi le propriétaire du club. L'humilité se voit dans la façon dont vous gardez l'autorité, ce dont il n'abuse jamais. Il vous parle toujours de belle façon. Il se met en colère, comme tout le monde, mais je ne l'ai jamais vu manquer de respect à quelqu'un."

    Avez-vous une idée de quand vous arrêterez de jouer ?

    "Pour l'instant, je n'ai pas fixé de date, il faut voir comment vous vous sentez, quelle possibilité vous avez, ce que vous gagnez, et faire un bilan."

    Est-ce dans vos plans de retourner en Argentine ?

    "Vous ne pouvez jamais le savoir. Ce n'est pas dans mon programme, j'ai une année et demi de contrat avec l'Inter, mais le football est changeant."

    Si ça dépendait de vous, dans quelle équipe voudriez-vous terminer votre carrière ?

    "A l'Inter."

    Pensez-vous reprendre l'héritage de Zanetti ?


    "C'est plus probable que Zanetti arrête après-moi. Les joueurs passent et lui continue à jouer à l'Inter (il rit, ndlr)."

    Comment expliquez-vous la condition physique de Zanetti ?

    "Il est surnaturel. Ce qui est le plus surprenant, ce n'est pas le volume de course qu'il fait lors des matchs et à l'entraînement, qui est énorme, mais la vitesse avec laquelle il récupère. Ceux qui étudient ces choses peuvent assurer qu'il n'a pas de rival dans ce domaine."


    Que pensez-vous de Palacio ?

    "Rodrigo est un joueur complet, il comprend le jeu comme peu d'attaquants, il aime jouer à la limite du hors-jeu, il recherche toujours les espaces quand il n'a pas le ballon et il marque beaucoup de buts. Il est aussi généreux, car il n'hésite pas à faire un assist alors qu'il peut marquer. C'est une caractéristique qui me plaît beaucoup dans le football. Palacio est un des meilleurs attaquants avec lesquels j'ai joué."

    Est-il vrai que la Juventus est favorisée par les arbitres ?

    "Aujourd'hui, ce ne sont que des rumeurs et rien de plus. En d'autres temps, c'est arrivé et ça a été démontré par la justice, mais c'est une page du football italien qui par chance a été tournée. Aujourd'hui, tout le monde se plaint parce qu'on donne des penaltys aux grandes équipes, mais les grandes équipes sont plus souvent présentes dans le carré adverse que les autres, il y a donc plus de possibilités qu'un penalty soit sifflé par rapport aux équipes qui n'attaquent jamais."

    Pourquoi êtes-vous resté autant d'années à l'Inter?

    "Parfois, les situations sont créées. Je suis venu ici avec le défi d'atteindre des résultats importants, ce qui manquait à ce club. A part la saison dernière, nous avons toujours gagné au moins un titre lors de ces sept dernières années, et même plus comme l'année du Triplete. Atteindre des résultats vous donne de la satisfaction. Et ici, je suis très bien et très heureux."


    Contre Barcelone au Camp Nou, avez-vous pensé seulement à défendre ?

    "Ces matchs à élimination directe durent 180 minutes, et ici, l'Inter a mis trois buts à Barcelone. Nous l'avons fait alors que nous étions menés. Jusque là, personne n'avait jamais inscrit trois buts au Barcelone de Guardiola, personne n'avait changé un match de cette façon. Au match retour, beaucoup de choses se sont passées, mais je rappelle le concept: ces matchs durent 180 minutes. Si vous voulez seulement analyser une moitié, c'est autre chose..."


    Allons-nous vous voir au Mondial 2014 ou est-ce impossible ?

    "Impossible je ne crois pas, je joue dans une équipe comme l'Inter. Si je reste à un bon niveau, j'ai certainement des possibilités. C'est normal que Sabella essaie un groupe et je suis content qu'il fonctionne bien. Si je ne suis pas un joueur de la Selecciòn, j'en suis un tifoso. Sabella est venu deux fois ici pour voir les joueurs, nous avons parlé."

    Le jour le plus triste et le plus heureux de votre carrière ?


    "Le plus triste, celui de l'élimination contre l'Allemagne en 2006. Le plus heureux, après la victoire de la Ligue des Champions avec l'Inter et donc du Triplete. Le 22 mai, nous gagnions la Ligue des Champions et le 23, mon frère était promu en première division argentine avec les All Boys."

    Vos meilleurs amis dans le football ?

    "Alors: mes 'frères' Milito, Pupi, Ariel Montenegro, Diego Forlàn, Mariano Pernìa et d'autres que j'ai pas en tête."

    Les trois adversaires les plus forts avec qui vous ayez été sur un terrain ?

    "Messi, Zidane et tous les autres."

    L'adversaire le plus difficile à marquer ?

    "Kakà. Il semblait aller d'un certain pas et puis vous surprenait avec une accélération."


    Pour qui voteriez-vous pour le Ballon d'Or ?

    "Le Ballon d'Or a perdu de la crédibilité depuis que Diego Milito n'a pas fait partie des finalistes en 2010. Quelqu'un qui décide d'une Ligue des Champions avec deux buts, qui gagne le Triplete et qui marque dans toutes les finales, mérite au moins d'être parmi les finalistes."


    Une formulation différente: qui sont les meilleurs joueurs du monde en ce moment ?

    "Il y a Messi, et puis les autres nettement distancés."


    Quel est le meilleur et le pire côté de Mourinho ?

    "Le meilleur est de l'avoir de votre côté, le pire est de l'affronter. Celui qui l'affronte, il souffre. C'est difficile de dire ce qu'il a de meilleur, car aujourd'hui un entraîneur doit savoir beaucoup de choses pour imposer son propre style."

    Mourinho presse-t-il l'équipe physiquement et mentalement ? Et quand il s'en va, elle s'écroule...

    "Je crois qu'après une saison où vous avez tout gagné, c'est normal qu'il y ait une baisse car les attentes sont de tout gagner à nouveau et les énergies sont moindre. Ce n'est pas un discours à faire seulement pour Mourinho, mais pour chaque entraîneur. Barcelone, par exemple, qui est la meilleure équipe de l'histoire, n'a pas pu gagner deux Ligues des Champions de suite avec Guardiola. C'est difficile d'avoir une continuité dans les résultats, au-delà de Mourinho. Nous avons gagné le Triplete, le quatrième Scudetto d'affilée et c'est normal qu'un groupe qui a tout gagné connaisse une baisse."


    Mais il se dit que Mourinho parvient à presser l'équipe à tel point qu'elle connait ensuite une baisse de régime pendant un moment...

    "Il se dit tant de choses... Si Mourinho ne nous avait pas 'pressé' la première saison, nous n'aurions pas tout gagné ensuite lors de la seconde. Il est difficile pour les entraîneurs qui arrivent après de maintenir le type de conditions qu'il impose."

    Aviez-vous vu en Mourinho des caractéristiques que vous n'aviez pas vu chez d'autres entraîneurs ?

    "Surtout la conviction et le travail, qui sont les choses les plus importantes dans le football. Avec Mourinho, on ne travaille qu'avec le ballon, il croit au travail spécifique de chaque joueur en fonction de sa position sur le terrain. Si vous venez d'une pré-saison où vous avez couru des kilomètres et des kilomètres, et que tout à coup arrive un entraîneur qui fait tout sur le terrain, c'est bien sûr différent. Ca ne m'était jamais arrivé, et ça m'a plu, évidemment, car c'est une motivation en plus pour le joueur. C'est important pour Mourinho d'avoir une équipe qui l'assimile vite et bien pour le faire avec intensité. L'intensité est une de ses pierres angulaires."


    Est-il antipathique comme il semble l'être vu de l'extérieur ?

    "Un entraîneur qui va à l'affrontement quand il doit le faire n'est pas antipathique, sinon quasiment tous les joueurs qui l'ont connu ne parleraient pas aussi bien de lui. En ce sens, c'est un bon consensus."

    Avez-vous déjà parlé avec Guardiola ?

    "Je l'ai salué en passant, mais malheureusement nous n'avons jamais parlé."


    Le meilleur entraîneur que vous ayez eu ?


    "J'en choisis trois, ceux qui m'ont fait débuter: Ramon Maddoni, Luis Andretto et Oscar Refojos."


    Et le pire ?

    "Il n'y en a pas un en particulier. Le secret d'un entraîneur est de savoir transmettre ses idées et cela dépend beaucoup du moment dans lequel vous êtes et du moment de l'équipe. C'est difficile, il faut le comprendre: il y a 25 têtes différentes."


    Avez-vous déjà eu des disputes avec un entraîneur ?


    "Quelques disputes oui, mais en tant qu'échanges d'opinions entre des personnes qui ont un raisonnement différent, mais par pour des exclusions ou des remplacements. Avec qui ? Noooon, ça je le garde pour moi. Je suis comme les joueurs des années '70."


    Que signifie pour vous le fait d'être le joueur argentin de l'histoire ayant gagné le plus de titres ?

    "C'est une fierté, une grande satisfaction, surtout dans un pays comme le nôtre, avec tant de joueurs qui ont fait l'histoire et qui ont tant gagné. Mais je ne les ai pas compté jusqu'à ce que l'on m'avise que j'avais atteint ce record. Mais ce sera un record provisoire, parce que Leo Messi aura plus de titres que moi à la fin. C'est normal, c'est le meilleur."


    Si vous deviez établir un podium parmi les 23 titres que vous avez gagnés ?

    "Sans parler de bronze, d'argent et d'or, je mettrais le Mondial U20 en Malaisie, car ma carrière débutait, la Coupe Intercontinentale avec le Real Madrid, car c'est le point culminant pour un sud-américain, et la Ligue des Champions avec l'Inter, car ça a été le couronnement de tout ce que je pouvais gagner ici, et aussi parce que l'Inter ne l'avait pas gagnée depuis 45 ans."

    Quel est le stade qui vous a le plus impressionné ?

    "J'ai eu la chance de jouer dans deux équipes européennes avec les stades qui m'ont semblé les meilleurs: San Siro et Bernabeu. Ce sont ceux qui ont eu le plus d'impact sur moi. Ce sont des stades construits uniquement pour le football, sans piste d'athlétisme et avec les tribunes plus proches."

    Entre l'Argentine, l'Espagne et l'Italie, quels sont les plus beaux derbys que vous ayez joué ?


    "Real-Barcelone a un suivi médiatique comme aucun autre. Mais pour le tifo et le climat, les Inter-Milan et les derbys argentins sont plus beaux. En Europe, perdre un derby peut vouloir dire perdre un championnat, car ce sont des équipes importantes en tête du classement."

    Pourquoi vous-êtes vous rasé la tête ?

    "Je me la suis rasée pour la première fois en 2002 quand j'ai gagné le championnat avec River. Ensuite, mes cheveux ont repoussé et je les ai à nouveau rasés en 2007, lorsque nous avons remporté le premier Scudetto avec l'Inter sur le terrain. Et puis, par commodité, je suis resté avec le crâne rasé."

    Après autant d'années de carrière, quel est votre rôle finalement ?


    "Je me définis comme un joueur qui a toujours joué pour l'équipe. Je n'ai jamais joué où je le voulais, mais où me plaçait l'entraîneur. Ensuite, regardez comment sont les choses: en Argentine, on me voyait comme un 'volante' offensif, alors qu'en Italie, je suis considéré comme un des joueurs les plus tactiques du championnat. Autrement dit, je suis attentif en défense lorsque l'équipe attaque, et j'aide l'attaque quand il y a moins de potentiel offensif. J'ai l'habitude de jouer dans une équipe avec un grands poids offensif. Néanmoins, je me sens le mieux quand je suis dans l'axe. J'ai le terrain en face de moi et je peux profiter de la vision du jeu. Sur le côté j'ai moins de ressource, la vitesse n'est pas mon fort."


    Dans quel rôle n'avez-vous jamais joué ?


    "Gardien et attaquant. Même si lors de quelques matchs, quand mon équipe perdait, je finissais le match en jouant comme attaquant. En réalité, je possède quelques mouvements d'attaquants, il suffit de voir certains de mes buts. J'ai joué dans toutes les positions du milieu de terrain, j'ai été défenseur central dans la défense à 3 et à 4. J'ai aussi joué comme milieu extérieur, à gauche et à droite. A l'Argentinos, je jouais défenseur central gauche, ensuite ils m'ont déplacé au milieu du terrain."

    Vous n'êtes donc pas d'accord avec Borghi qui dit: "Un polyvalent est quelqu'un qui joue mal partout".

    "Chacun a son opinion. Pour moi, l'important est de savoir jouer, et il me semble que celui qui sait jouer peut mieux interpréter les rôles. C'est normal qu'il y ait des choses qu'on sache mieux faire, mais dans le football actuel, les équipes changent de schéma deux ou trois fois par match et si vous ne savez pas couvrir plusieurs rôles, ça devient plus difficile pour l'équipe."

    Avec l'Inter, vous avez reçu seulement 27 cartons jaunes en 371 matchs, et aucune expulsion. En pratique, un jaune tous les 14 matchs. Pourquoi si peu d'avertissements en jouant dans une position aussi délicate ?

    "Quand j'étais jeune, entre les catégories d'âges et l'équipe première, j'ai été expulsé trois fois. Deux fois avec l'Independiente, une fois avec la Selecciòn. J'essaie toujours de comprendre si je peux arriver au ballon ou pas. Si j'y arrive, j'y vais. Sinon, y aller pour y aller, je ne le fais pas. Si vous n'êtes pas sûr d'arriver sur le ballon, vous avez tout à perdre."


    Pour un milieu de terrain, vous marquez de nombreux buts, c'est une donnée étrange...

    "De manière habituelle, je suis toujours l'action jusqu'à la fin. Grâce à cela, j'ai marqué beaucoup de buts sur rebond. Je ne donne jamais l'action pour finie, en attaque et en défense, même sur les relâchements de ballons de notre gardien."


    Et vos célébrations ? On dirait que vous jouez votre vie sur chaque but...

    "Etant un milieu de terrain, je dois penser beaucoup à l'équilibre de l'équipe, c'est pour cela que je marque quasiment toujours lorsque l'équipe perd ou fait match nul. Lorsque nous gagnons, en général, j'exulte moins. Mais pour celui qui vit le football avec passion, comment ne pas exulter ? J'exulte et je le fais avec mon âme et ma vie."


    Est-il vrai que le football ne vous plaisait pas au départ ?

    "Il y a des gens qui aiment d'autres sports (il rit, ndlr). C'était le premier contact, car ma famille avait joué au basket et je vivais pratiquement dans un club de basket. Si vous naissez dans un club d'équitation parce que votre père s'y trouve tous les jours, il est probable que vous allez préférer les chevaux aux chiens, c'est ce qui m'est arrivé: je suis né dans un club de basket et je pensais que ce serait mon sport. J'avais une grande passion pour le basket, mes parents préféraient que je joue au basket plutôt qu'au football. J'ai dû choisir lorsque les matchs des jeunes de l'Argentinos se déroulaient le dimanche matin, au même horaire que ceux de basket. A présent, je préfère le football, c'est ma vie ! Mais j'aime toujours le basket et le tennis. Ce serait présomptueux de dire que j'aurais fait une carrière importante également au basket, mais quand j'ai arrêté, je peux dire que je jouais mieux au basket qu'au football, on m'a conseillé de ne pas abandonner."


    Qu'avez-vous appris du basket ?

    "Probablement la vision d'ensemble, panoramique, car un "playmaker" doit tenir ses coéquipiers sous contrôle. Et puis la coordination pour sauter."


    Vous êtes né à Villa de Parque, à Buenos Aires. Comment ce quartier vous a-t-il fait grandir ?

    "Fort et sain, le sport d'équipe vous enseigne tout. Pour cela, nous avons fondé avec Pupi une école de football sans but lucratif en Italie afin de transmettre cet esprit. La vie de groupe vous donne le sentiment d'appartenance, et un endroit sûr."


    Les "Leoni di Potrero", c'est bien ça ?

    "Oui, c'est une idée qui m'est venue en parlant avec Pupi lors d'un des nombreux 'asados' en famille. Nous voulions recréer l'ambiance d'équipe, cet esprit. C'est un projet qui existe depuis 5 ans, 200 enfants y sont passés. C'est une satisfaction car vous voyez que les enfants évoluent bien. Le nom vient du fait que nous sommes tous les deux du signe du Lion, tandis que Potrero est lié à notre passé argentin. De temps en temps, Pupi et moi passons par surprise, quand nous le pouvons."


    Quelle équipe supportiez-vous étant enfant et qui était votre idole ?


    "Je supportais l'Argentinos Juniors, et à l'époque, Fernando Redondo était un modèle inévitable. J'ai eu la chance de le rencontrer quand j'étais en vacance en Argentine. Mon entraîneur, Carlos Balcazar, m'a dit: 'Il faut que tu rencontres quelqu'un'. J'avais son poster dans ma chambre, il me l'a signé. C'est étrange, ensuite le Real Madrid m'a acheté et j'ai fait la pré-saison avec Fernando et les autres monstres sacrés du Real."

    Vous jouez un grand nombre de matchs par saison, quel est le secret ?

    "C'est que je vis pour ça. Quelle que soit l'activité que je pratique en dehors, que je marche ou voyage, j'essaie de ne me compromettre en rien. Je sais qu'une carrière est courte. Bien manger est fondamental: avec le rythme que nous tenons, c'est presque plus important de bien manger et bien dormir que de bien s'entraîner. L'alcool est interdit, je n'aime pas ça de toute façon, et puis je ne bois pas grand chose qui ne soit pas de l'eau."


    Que signifie pour vous avoir inscrit le but des "25 touches de balle" au Mondial 2006 ?

    "Ca a été un des plus beaux buts de ma carrière. Je revenais de quelques journées difficiles, les débuts contre la Côte d'Ivoire avaient été très durs. J'étais le seul à avoir été écarté de la formation initiale pour le match suivant. Ensuite, Lucho Gonzalez a eu la malchance de se blesser et j'ai joué à une position inédite pour moi: milieu droit. C'est le destin. Cette récompense est arrivée au moment le plus inattendu."

    Avez-vous été surpris de ne pas être convoqué par Maradona pour le Mondial 2010 après avoir remporté la Ligue des Champions avec l'Inter ?


    "Ca me semble normal au vu de comment ça s'est passé, car je n'ai été convoqué qu'une seule fois lors de la gestion de Maradona. Je n'ai jamais parlé avec Maradona, ni avant ni après le Mondial, mais je ne pense pas que les sélectionneurs doivent vous appeler pour vous dire oui ou pour vous dire non. Si je rencontrais aujourd'hui Maradona dans un ascenseur ? Je le saluerais. Pourquoi je ne le saluerais pas s'il ne m'a rien fait."

    Messi est-il meilleur que Maradona ?

    "On ne peut pas le savoir, mais il est en train de dépasser toutes les limites possibles et imaginables. Il joue 60 matchs par an et on est surpris quand il ne marque pas un doublé. Messi a tout pour être le meilleur de l'histoire. Aujourd'hui, c'est difficile de le comparer à Maradona car l'un s'est arrêté et l'autre non. De la même manière, dans deux ou trois ans, Zanetti sera le joueur le plus représentatif de l'histoire de l'Inter."


    Rédigé par stan78 & p-h08 (fcinternews.it)

  • A voir également

×
×
  • Créer...