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  • Coupes d'Europe


    249 articles dans cette catégorie

    1. Inter-Borussia Mönchengladbach: Réactions d’après match

      Plusieurs joueurs se sont livrés en conférence d’après-match après le partage de point entre l’Inter et le Borussia Mönchengladbach dans le cadre de la première journée de la Ligue des Champions:
       
      Ivan Perisic

       
      "Je travaille quotidiennement, aussi avec la vidéo, afin de mieux comprendre ce qu’il faut faire. C’est normal que lorsque tu as 31 ans, que tu ne parviens pas immédiatement à changer de rôle, mais je suis à la disposition de l’équipe. J’apprends comme les autres, nous devons analyser ce que nous avons manqué. J’estime travaillé bien et beaucoup, la route est encore longue mais je suis convaincu que nous passerons le tour."
       
      Matteo Darmian

       
      "Je pense que j’ai réalisé un bon match et que nous avons tous réalisé une bonne prestation. Nous sommes monté sur le terrain avec la bonne envie, je pense que cela s’est vu immédiatement.On s’est retrouvé mené à la marque, mais nous avons été bon pour revenir."
      "Nous sommes déçu du résultat car nous voulions la victoire, hélas c’est un match nul. Nous devons continuer à travailler comme nous le faisions et aller de l’avant. J’ai ressenti un peu d’émotion de débuter avec ce maillot au Meazza en Ligue des Champions, c’était beau et touchant."
      "Une fois que l’arbitre a donné le coup d’envoi, j’ai cherché à faire de mon mieux, je me sentais bien. Nous savons que le groupe est relevé et équilibré. En Ligue des Champions les points sont fondamentaux et important. Nous devons archiver cette rencontre et penser à la prochaine, nous n’avons pas beaucoup de temps pour nous y préparer. Nous devrons répondre présent aussi en Championnat."
       
      Romelu Lukaku

       
      "Ce n’est pas un bon résultat, nous pouvions faire mieux. Nous devons continuer à travailler et à être fort mentalement. Ce n’est pas facile pour nous en ce moment, mais nous devons y croire."
       
      Faut-il une secousse positive ?
      "Nous devons être plus fort physiquement et nous devons faire mieux en défense, car les deux occasions de but proviennent de nos erreurs. Nous avons raté tant d’occasions et dans ce type de match, cela se paye."
       
      L’Adversaire
       
      Jonas Hofmann

       
      "Les dernières minutes étaient comme des montagnes russes. Après mon but, il m’a fallu une éternité pour me rendre compte que nous aurions pu remporter le match. Avant la rencontre, personne ne nous pensait capable de prendre des points contre l’Inter."
      "Je dois dire que je suis un peu déçu d’avoir pris seulement un point. A 2-1, nous avons tenté de conserver notre avance, mais nous ne sommes pas parvenu à bien défendre ce corner, il y a de l’amertume."
       
      Le penalty ?
      "Il a été décisif vu comment les choses ont ensuite tourné. Au début du match, nous ne parvenions pas à jouer aussi offensivement que nous le voulions, nous ne jouions pas de façon courageuse."
      "Le jeu de l’Inter était de donner 99% du temps la balle à Lukaku, c’est lui qui touchait le plus de ballon et qui faisait remonter l’équipe. C’était parfois difficile de lui placer deux hommes, un devant et un dernière. Mais nous nous sommes bien débrouillés."
      "Pour moi, notre défense a réalisé un travail optimal et au final, je pense comme l’équipe, nous méritions de prendre un point."
       
       Yann Sommer

       
      "Nous aurions dû gagner ce match: Si quelqu’un m’avait dit avant la rencontre, que nous allions obtenir un point, j’aurais signé immédiatement. Mais ici c’est différent, c’est dommage. Cela fini par devenir très compliqué : L’équipe a réalisé un travail optimal."
      "Nous nous sommes battus, nous avons beaucoup couru et il y a eu de nombreux duels, c’était intense. En première mi-temps, nous avons tout de même manqué de courage. Nous avons réalisé un match nul 2-2 face à une équipe optimale, cela nous donne confiance."
       
      Matthias Ginter

       
      "Plus le temps passe plus nous pouvons être satisfait du point conquis, mais  immédiatement après le match, il y avait de la désillusion. Lorsque tu es aussi proche de l’emporter 2-1 avant le coup de sifflet final, cela t’enrage d’encaisser à la 90’."
      "Il y a de l’amertume....c’était un but évitable. Chacun d’entre nous aurait dû mieux défendre sur ce corner. Au niveau défensif et de façon globale, nous n’avons pas concédé beaucoup en défense. En première période, nous ne trouvions pas la place pour attaquer et cela nous amené à perdre divers ballons."
      "Après le pénalty qui a amené au 1-1 nous avons mieux joué, nous méritons ce point."
       
      Romelu Lukaku ?
      "Tu ne peux pas complètement désamorcer un joueur comme lui. Je crois qu’il a eu deux occasions, sur son premier but, il était quatre mètre devant la cage, et sur le second au milieu, il est toujours là où arrive le ballon."
       
      ®Antony Gilles - Internazionale.fr

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    2. Romelu Lukaku sauve l’Inter face au Borussia Mönchengladbach

      Un rapace dans la surface de la réparation…Romelu Lukaku confirme tout le bien que l’on voyait en lui, déjà la saison dernière. Alors que l’Inter paye toujours au prix fort ses errements défensif, il s’en est allé d’un doublé pour offrir le point du match nul en cette première journée de la Ligue des Champions
       

       
      Dans un match très pauvre en occasion, l’Inter domine la première période tout en parvenant à analyser les assauts des allemands. Preuve en est, aucun tir cadré n’est à mettre à l’actif du Borussia à la demi-heure de jeu
       

       
      En seconde période, Romelu Lukaku profite d’une combinaison Vidal-Lautaro-D ’Ambrosio pour récupérer un tir contré dans le rectangle d’un très bon Matteo Darmian, amené à remplacer au pied levé Achraf Hakimi positif au Covid-19. Seul face au but, Big Rom prouve qu’il n’est pas Roberto Gagliardini à la 49’.
       

       
      Arturo Vidal, présent partout sur le terrain aime jouer de façon rude et il sera à l’origine du retour du club allemand. En effet, auteur d’une faute dans sa propre surface de réparation, Arturo voit sa "légère" faute confirmée par la Var. Il n’en fallait pas tant pour que Ramy Bensebaini égalise à la 63’ sur la seule et unique réelle action de but jusque-là.
       

       
      L’Inter, comme à son habitude se montre offensive et comme à son habitude paye cas un très léger moment d’inattention. Vidal, toujours dans les bons coups, comme dans les mauvais, commet une erreur "de jeunesse" et voit, contre le court du jeu Jonas Hofmann doubler la mise à la 84’
       

       
      Si l’Inter pousse en fin de rencontre, elle se verra récompensée à la 90’. Bien placé dans la surface de réparation sur corner, le Diable Rouge reprend un ballon dévié par Alessandro Bastoni. Un but de renard des surfaces que n’aurait pas renié un certain Filippo Inzaghi.
      L’Inter limite donc la casse et traverse une période compliquée: Une inattention se transformant systématiquement en but, une superbe reprise frappant de plein fouet le poteau au lieu de rentrer. Si l’on ajoute à cela la situation extrêmement compliquée mentalement en raison des joueurs écartés à cause du Covid et de l’absence de public, il faut admettre que la seule façon de s’en sortir reste de garder la tête dans le guidon et espérer un retour des joueurs cadres le plus tôt possible....Preuve en est l'absence de solution actuellement disponible sur le banc....
      Pour son prochain match européen, l’Inter se déplacera sur le terrain du Shaktar Donetsk le 27 octobre à 18h55, lui qui a créé la surprise en s’imposant 2-3 en Espagne
       
      Tableau Récapitulatif
       
       
      Inter 2-2 Borussia Mönchengladbach
      Buteur(s)I: 49', 90' Lukaku (I), 63' Bensebaini (B, pen.), 84' Hofmann (B)
       
      Inter: 1 Handanovic; 33 D'Ambrosio, 6 De Vrij, 11 Kolarov; 36 Darmian, 23 Barella, 22 Vidal, 14 Perisic (79' 95 Bastoni); 24 Eriksen (79' 77 Brozovic); 9 Lukaku, 7 Sanchez (46' 10 Lautaro Martinez)
       
      Banc: 27 Padelli, 35 Stankovic, 13 Ranocchia, 38 Boscolo Chio, 42 Moretti, 44 Nainggolan, 47 Squizzato, 99 Pinamonti
       
      T1: Antonio Conte
       
      Borussia Mönchengladbach: 1 Sommer; 28 Ginter, 30 Elvedi, 25 Bensebaini; 18 Lainer, 6 Kramer, 32 Neuhaus, 36 Embolo (75' 7 Herrmann); 23 J. Hoffman ; 10 Thuram (95' 11 Wolf), 14 Pléa (90' 13 Stindl)

      Banc: 21 Sippel, 31 Grün, 3 M. Lang,16 Traoré, 17 Wendt, 24 Jantschke, 43 Reitz.

      T1: Marco Rose
       
      Arbitre: Kuipers (NL)
      Var: Makkelie
      Averti(s): D'Ambrosio (I), De Vrij (I), Kramer (B), Handanovic (I)
      Expulsé(s) : /
       
      ®Antony Gilles – Internazionale.fr

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    3. Irréel : Marcus Thuram refoulé par un Steward au Meazza

      La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille et Marcus Thuram en a fait les frais ce jour.
       
       
      Comme le révèle une sympathique publication du compte Twitter officiel du Borussia Mönchengladbach. Marcus Thuram, l’attaquant du club allemand qui défiera l’Inter, ce soir, en Ligue des Champions s’est vu refoulé par un Steward qui a exigé de lui la présentation de document d'identité.
      La réponse du joueur a été également lunaire, lui-même s’était auto-googlelé devant le Steward pour prouver son identité, le tout certifié également par son propre club.
       
      Entre "Il était une fois" et ce  Steward, l’ambiance est à la déconne à Milan.....🤣
       
      ®Antony Gilles - Internazionale.fr

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      "Il était une fois…"  Le délire de l’Inter sur son compte Facebook

      L'Inter a lancée, à sa façon, le coup d'envoi d'une soirée qui verra les Nerazzurri se lancer dans cette nouvelle campagne européenne:
       
       
      "Il était une fois deux jeunes artistes qui rêvaient de grandes scènes, ils voulaient se mettre en valeur, sous les feux de la rampe qui était à un pas. Le temps d’une seconde, l’intuition allait faire la différence : Celle d'un coup toujours présent dans le canon.
      C’était une compétition serrée et extrêmement difficile, dans une atmosphère ou peu étaient parvenus à percer. Mais eux deux étaient deux stars, le firmament des plus grands étaient là pour les attendre, sous un ciel noir et bleu.
      C’était une soirée humide, Milan avait répandu dans ses nuages les rêves de ceux quoi souhaiter les toucher du doigt. Plutôt pas mal comme emplacement
       
      "Hey, Rom. T'’as vu ? On nous a confié un rôle de premier plan." Le tableau était dressé devant eux....
      "Je l’ai vu Lauti, maintenant, à nous de le mériter. Nous devrons tout casser et partir à l’abordage."
      "Tu as raison Rom, je donnerai tout."
       
      Les deux ont dirigé leurs regard vers un point bien défini, qui allait au-delà des gradins…Ils pensaient à leur public..... A un public qui les a toujours suivi, depuis toujours et encore ce soir. A un public qui avait acclamé chacune de leur performances, chaque passage de leur part sur la scène. Ce n’était pas simplement de la Gloire, c’était un amour sincère.....
      "Nous ferons tout pour ne pas décevoir nos tifosi, n’est-ce pas Lauti ?"
      "C’est exact Rom” fit-il d’un clin d’oeil.
      Jusqu’alors ils étaient sur une courbe ascendante, mais ils souhaitent prendre leur envol à présent. Juste un signal leur suffisait. Une nouvelle scène allait mettre en valeur Rom et Lauti qui allaient de nouveau tracer la route comme s’ils ne formaient qu’une seule et unique personne.
      Une personne que personne n’avait pris le temps de remarquer, personne ne s'était rendu compte  qu’il s’agissait du vrai protagoniste. Jusqu’à ce que la magie opère et qu’ensembles, ils soient protagonistes, eux qui souhaitaient l’être depuis si longtemps
      Une période où ces deux jeunes artistes rêvaient de grandeur, de grande scènes, une période qui était sur le point de commencer…Et cette période c’est ce soir:
       
       
       Ciao!"
       
      ®Antony Gilles - Internazionale.fr
       

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      Inter-Borussia, l’avant-match de Samir Handanovic: "Continuer à jouer, ici ou ailleurs"

      Samir Handanovic, le gardien et Capitaine de l’Inter s’est livré en conférence d’avant-match dans le cadre de la première journée de la Ligue des Champions qui verra l’Inter défier, au Giuseppe Meazza, le Borussia Mönchengladbach de Marco Rose. 
       

       
      Etes-vous préoccupé par les huit buts encaissé ?
      "Un gardien, lorsqu’il prend 8 buts est toujours préoccupé, mais cela vaut également lorsqu’il en encaisse 1 ou 2. Le but est la vie aussi bien pour l’attaque que pour la défense, il t’apporte de la joie et des points. Je ne suis pas si préoccupé car nous créons tellement, nous sommes plus offensif, c’est donc normal de risquer quelque chose et de subir sur certains contre. Nous devons être plus vicieux devant le but car la situation change entre marquer un but et en prendre un."
       
      Avez-vous travaillé sur quelque chose en particulier pour inverser la tendance ?
      "Nous n’avons pas travaillé par manque de temps. Avant-hier, c’était notre dernier match.  L’important est de revoir les erreurs et de comprendre comment les corriger. Je suis confiant car si chacun analyse individuellement les erreurs commisses, nous pourrons les traiter et en bénéficier tous en tant que groupe.  Nous devrons certainement élever notre niveau de jeu pour la Ligue des Champions et que tous devront faire de leur mieux."
       

       
      Vous sentez-vous bien physiquement ? Avez-vous encore la motivation pour jouer au haut niveau ?
      "Je me sens bien, je suis très motivé, pour moi le football est tout. Tant que j’aurais l’envie de m’améliorer de concourir, je jouerais, que ce soit ici ou ailleurs. Tant que je le peux, au niveau physique ou mentale, je jouerai."
      "Je veux faire bien comme toujours, et pas uniquement dans les matchs de Ligue des Champions, cela se voit aussi à l’entrainement. Les années en Ligue des Champions m’enrichissent d’une grande expérience, ce sont des parties optimales, mais avec aussi peut de continuité. Nous avons bien joué ces deux dernières saisons, mais il nous a manqué un rien pour passer le tour.
      "Il est utile d’avoir un état d’esprit différent pour commencer de la meilleure des façons et surmonter le groupe et c’est ce que nous voulons. Le Borussia Mönchengladbach  joue avec la même équipe depuis deux ou trois ans et ce sont des joueurs qui savent ce qu’ils veulent. Ils ont de la qualité devant, le pressing et les courses sont leurs points forts. Les détails en Ligue des Champions sont important car ils te définissent une partie, en bien ou en mal."
      "Nous sommes très confiant dans l’équipe, même si pour l’instant nous n’avons pas récolté tout ce que nous avons semé, l’écart au classement ne signifie rien car le championnat vient à peine de débuter et la route est encore très longue. Nous ne sommes pas inquiets, ce qui me préoccupe c’est de parvenir à nous améliorer,  à nous renforcer en étant créatif et compacte derrière."
       
      ®Antony Gilles - Internazionale.fr

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    4. Oliver Neuville et la presse italienne s'expriment sur Inter - Gladbach

      La veille de Inter - Gladbach, Oliver Neuville, Paolo Condo et Matteo Marani s'expriment.
       
      Oliver Neuville: "L'Inter est l'équipe la plus forte de notre groupe"
       
      Le manager adjoint du Borussia Mönchengladbach, Oliver Neuville, a déclaré que jouer à San Siro contre l'Inter lors de la phase de groupes serait une grande expérience pour son équipe. Voici ses déclas lors d'une interview pour FCInter1908.it.
      "Nous entrerons bien dans le match, même si samedi nous avons malheureusement fait match nul avec Wolfsburg.  C'est dommage, à 12 minutes de la fin, nous avons ouvert sur penalty.  Quand vous menez à domicile, vous devez fermer le match et essayer de gagner les trois points, mais avec cinq minutes supplémentaires, ils ont égalisé."
      Un match au Meazza sans supporters.
      "Jouer dans un tel stade serait une belle expérience pour nous, même s'il n'y aura pas beaucoup de monde. Pour tous les joueurs, c'est toujours agréable de jouer au Meazza, c'est un grand stade. Dommage qu'il n'y aura pas beaucoup de spectateurs."
      Son avis sur l'Inter.
      "Pour moi, l'Inter est l'équipe la plus forte de notre groupe. Ils ont une très bonne attaque. Lukaku est le joueur le plus important. C'est un joueur qui marque, il est très rapide, il protège bien le ballon et il fait monter l'équipe sur le terrain. Ensuite, il y a des joueurs très rapides sur les ailes, qui marquent beaucoup de buts et font beaucoup de passes décisives. Sur les contres, ils sont très forts, ils jouent simple et ils savent déjà quoi faire."
      "Quel joueur nous craignons le plus? Nous respectons toute l'équipe, il n'y a pas que Lukaku, même si dans le schéma de l'Inter, il est le joueur le plus important."
      Sur  Achraf Hakimi, un joueur bien connu en Allemagne.
      "Il a joué pendant deux ans à Dortmund, on le connaît bien. C'est un joueur très rapide et parfait pour le 3-5-2 de l'Inter, sur l'aile droite. Il avance beaucoup et sait bien traverser les lignes."
      Sur Valentino Lazaro.
      "Malheureusement, il a été blessé immédiatement, mais notre entraîneur le connaît très bien. C'est un joueur qui peut jouer à plusieurs postes. Il peut jouer arrière ou si on joue en 4-2-3-1, il peut jouer sur l'aile droite et il peut aussi jouer en tant que numéro 10. On compte beaucoup sur lui, il fait de son mieux sur la droite, dans une position offensive."
      En conclusion, Gladbach passera?
      "Comme toute équipe que nous voulons essayer de passer, même s'il est clair que nous sommes dans un groupe difficile mais je pense aussi qu'aucune équipe n'aurait voulu nous rencontrer dans le quatrième pot. Nous voulons jouer pour cela et essayer de faire au mieux, tous ceux qui jouent en Ligue des champions veulent au moins passer. Si nous n'y arrivons pas, nous espérons au moins terminer troisième pour aller en Ligue Europa."
       
      Paolo Condo:  "L'Inter ne peut pas échouer contre le Borussia Monchengladbach"
       
      Le journaliste Paolo Condo a insisté sur le fait que l'Inter ne pouvait pas se permettre de mal débuter comme elle l'avait fait la saison dernière.
      Pour rappel, un but de Nicolo Barella a sauvé un match nul contre le club tchèque du Slavia Prague. L'Inter n'avait pas réussi à sortir de la phase de groupes à car ce nul s'est avéré décisif dans l'élimination (sans oublier la défaite à Dortmund). Voici ses déclas sur Sky Sport Italia.
      "L'Inter ne peut pas perdre contre le Borussia Mönchengladbach parce que c'est un groupe difficile. Il y a quatre équipes qui peuvent se qualifier. L'Inter pourrait également se qualifier compte tenu des résultats de Real. L'année dernière, le match nul avec le Slavia a été décisif et ils ne peuvent pas se repermettre ça, ils doivent ramener les trois points."
      Une similitude avec la Juve?
      "Conte répète son onze de départ depuis son passage à la Juventus. Vous souvenez-vous du 4-2-4? Le motif avec Lautaro et Lukaku devant et Hakimi et Perisic, reste évidemment un peu découvert avec de tels ailiers. Au centre, ils doivent se couvrir et auraient besoin d'une bonne défense."
       
      Matteo Marani:  "L'Inter peut être revitalisée en jouant l'Europe"
       
      Matteo Marani a partagé sa conviction que l'Inter manquait de l'équilibre type qu'une équipe dirigée par Antonio Conte. Voici ses déclas sur Sky Sport Italia.
      "L'Inter a besoin d'équilibre, l'Inter n'a pas l'équilibre type d'une équipe d'Antonio Conte. L'année du premier Scudetto avec la Juve, Conte a concédé 20 buts, cette année il en a concédé près de la moitié en quatre matchs."
      Une erreur d'avoir laissé partir Diego Godin?
      "La défense a mis en évidence des lacunes graves. L'Inter aurait pu être plus prudente en conservant Diego Godin ou trouver une alternative."
      Malgré une équipe affaiblie, l'Inter aurait pu faire nul contre le Milan.
      "Dans un match avec six absences très importantes, l'Inter avait encore de nombreuses opportunités et aurait pu faire match nul contre un monstre comme Zlatan Ibrahimovic."
      En conclusion, Marani estime que le retour de l'Inter à l'action européenne peut la revitaliser.
      "Le verre est à moitié plein, la force de l'équipe n'a pas disparu. L'Europe peut les revitaliser."

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    5. Lautaro Martinez se livre à Uefa.com : "Zanetti est toujours là pour moi."

      Lautaro Martinez, le numéro 10 Nerazzurro, s’est livré à l’UEFA à deux jours des débuts de l’Inter en Ligue des Champions, édition 2020/2021:
       

       
      Pourquoi les joueurs argentins rencontrent-ils autant de succès ?
      "En Argentine, nous naissons avec passion, dévotion et cœur. Nous tentons à porter ces aspects dans les championnats où nous partons jouer. On peut aussi le remarquer dans le championnat argentin et en équipe nationale. Nous cherchons toujours à le faire."
      "Le talent est la première chose avec laquelle vous naissez bien sûr, mais vous devez aussi l’alimenter. La grinta arrive à la seconde place et elle occupe un rôle important, car c’est avec elle que l’on cherche à se battre contre tout les obstacles qui peuvent se dresser sur notre parcours."
       

       
       
      Lionel Messi
      "Je connais plus Leo par notre expérience en commun en équipe nationale, que pour l’avoir affronté comme adversaire. Je l’ai déjà dit dans le passé, je le répète à présent et je le redirais dans le futur : C’est le meilleur joueur du monde. Le fait qu’il soit argentin est un motif de fierté pour nous."
      "Je cherche toujours à apprendre de lui. Pour moi, il est à un autre niveau, il lit le jeu de façon différente, il a toujours un coup d’avance sur tous les autres."
       

       
      Inter vs Bayern 2010
      "Je me souviens de l’avoir regardé à la maison, en Famille, en Argentine. C’était une victoire significative, car il y avait de nombreux argentins dans l’équipe et c’était une victoire importante pour le club."

      Diego Milito a-t ’il inscrit les deux buts ?
      "Oui, c’est vrai. Diego est une personne et un joueur très important dans notre pays. J’ai eu la chance de jouer avec lui (au Racing de Avellaneda). En Argentine, nombreux sont des tifosi de l’Inter, car dans ce club évoluent ou ont évolué de nombreux joueurs argentins."
       

       
      Javier Zanetti
      "C’est un homme très important pour le club et aussi pour nous les joueurs, car il nous transmet tout de son vécu à l’Inter. Il l’a fait avec moi, lorsque je suis arrivé en Italie la première fois. Chaque fois que j’ai besoin de quelque chose, il est toujours là pour m’aider. Il me demande comment je vais et il prend soin de moi. Il s’assure à ce que j’aille toujours bien sûr et hors du terrain."
      "Lorsque je suis arrivé, il m’a surtout aidé avec la langue, il me l’a expliqué, c’était vraiment important et je lui serais toujours reconnaissant. Il m’a tant aidé depuis mon arrivé à l’Inter."
       
      ®Antony Gilles - Internazionale.fr

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    6. Borussia Mönchengladbach: "Présentation et analyse tactique"

      Comme nous le savons tous, l'Inter affrontera le Borussia Mönchengladbach lors des phases de poules. Voici une rapide présentation du club de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
       
      Palmarès
      Club fondé le 1er aout 1900, il est l'un des plus titrés de la Bundesliga. Il a remporté 5 titres de champion (1970, 1971, 1975, 1976 et 1977), 3 coupes d'Allemagne (1960, 1973, 1995), 2 Coupes de l'UEFA (1975 et 1979), finaliste de la Coupe des Clubs Champions (1977) et finaliste de la coupe UEFA (1973 et 1979). Nous remarquons que les années de gloire du club sont les années 70. de pios 2010, le club connaît un revival
      Le mot Borussia est la forme latinisée de Prusse, un nom qui est souvent donné aux clubs de l'ancien Royaume de Prusse. L'équipe est surnommée die Fohlen ("les poulains"). Ce surnom lui a été donné par l'un des plus grands entraîneurs du club, Hennes Weisweiler (1964-1975).
      Le manager actuel est Marco Rose qui est passé par le Lokomotive Leipzig et le Red Bull Salzbourg avant de rejoindre le Gladbach en 2019.
       
      Marco Rose
      Marco Rose s'est attiré l'attention du monde footballistique lorsque son équipe du Red Bull Salzbourg, populaire auprès des analystes, a atteint la Ligue Europa et a scalpé la Lazio, le Borussia Dortmund et la Real Sociedad avant de chuter en demi-finale contre Marseille à cause d'un but à la 117e minute.
      Rose, qui a appris son métier auprès de Jürgen Klopp à Mayence, avait déjà montré qu'il était un prédateur dans les compétitions européennes, après avoir guidé son équipe des U19 de Salzbourg en UEFA Youth League 2016-2017 où il a réussi à battre les équipes de jeunes de Manchester City, Barcelone, PSG et Atletico Madrid. Sa réputation n'a fait que grandir depuis.
      Il prêche un football offensif mais pas de manière "tireurs fous". Son Salzbourg a beaucoup marqué tout en pressant au bon moment. Pour y parvenir, il endormait l'équipe adverse la laissant dans un faux sentiment de sécurité pour mieux la frapper telle la foudre. Au Gladbach, il a tenté d'imposer des philosophies similaires, mais avec quelques améliorations notables.
      À Salzbourg, Rose a surtout employé un 4-3-1-2 en losange, bien que René Maric ait parlé de sa polyvalence: capable de revenir avec un 4-4-2 plat, un 4-3-3, ou un 4-3-2-1 selon les circonstances. Sous Dieter Hecking, Gladbach jouait principalement dans un 4-4-2 losange ou dans un 4-3-1-2. Rose a depuis utilisé principalement un 4-2-3-1, bien qu'il reste tactiquement flexible pour parfois déployer des formations de défense à 3, revenir sur un 4-4-2 losange ou son fameux 4-3-1-2.
       
      Le 4-2-3-1 de Rose

       
      Bien changeant fréquemment de système, Marco Rose a le plus souvent utilisé un 4-2-3-1. Comme la plupart des systèmes 4-2-3-1, Rose incite ses arrières à monter pour devenir devenir des points focaux en attaque. Heureusement, Rose a deux très bons joueurs pour ce rôle, Stefan Lainer et Oscar Wendt. De manière pratique, Lainer a été une figure de proue de la formation de Salzbourg tout au long du séjour de Rose ce qui implique que le joueur et le manager ont une grande compréhension.
      Rose n'a pas eu peur de changer de joueurs, cependant, quelques chiffres clés ne mentent pas. Au 17 Avril 2020, le gardien Yann Sommer est l'un des deux seuls joueurs à avoir disputé les 25 matchs, l'autre étant Marcus Thuram qui s'est affirmé lors de sa première saison avec le club. Thuram s'est avéré très capable de jouer à l'avant aux côtés d'Alassane Plea dans le cadre d'une attaque à deux, ou comme ailier gauche. À l'arrière, Matthias Ginter et Nico Elvedi ont formé une paire d'arrière central les cools de la ligue, tandis que l'international autrichien Stefan Lainer a également été un élément clé de la ligne à quatre. Oscar Wendt a été l'arrière gauche le plus fréquemment utilisé, tandis que les deux milieux de terrain Denis Zakaria et Christoph Kramer avaient une belle compréhension.
       
      Rapide analyse de Gladbach - Leverkusen (23 / 05 / 2020) : 1-3
      Compositions
      Avec Denis Zakaria toujours blessé, Tobias Strobl est aux côtés de Florian Neuhaus dans le double pivot du 4-2-3-1 de RoseRamy Bensebaini a débuté arrière gauche. Les quatre attaquants comprenaient Marcus Thuram, Breel Embolo, Alassane Pléa et Jonas Hoffman. Notons que Bosz a choisi un 3-4-3 alors que le Bayer joue habituellement en 4-2-3-1 pour contrer la verticalité et horizontalité que Gladbach tenterait de créer quand ils passent en 2-3-5 lors de la possession.
       

       
      Gladbach au pressing avec un 4-2-3-1
      Pendant son séjour au Red Bull Salzburg, Rose a gagné le surnom de «Press Master», en utilisant un 4-4-2 en losange resserré pour reprendre agressivement la possession dans les zones dangereuses. Il a tenté de mettre en œuvre ce système en Allemagne mais il a connu un succès relatif, les arrières se trouvant isolés dans la profondeur. Il est passé à un de 4-2-3-1 lors de la perte de la balle.
      Le but du pressing était de limiterer les options de passes des trois arrières de Leverkusen afin de les forcer à utiliser la profondeur et d'utiliser un ailier supplémentaire (Weiser ou Sinkgraven) pour les piéger dans un certain espace. Le but final de ce pressing était de forcer un turn-over de possession. pendant la construction de Leverkusen. Dans certaines séquences, ils ont réussi mais il n'ont pas réussi à capitaliser lorsqu'ils regagnaient la possession dans des positions avantageuses.
      Une fois que Bender reçoit le ballon, Embolo le presse immédiatement tandis que Pléa couvre l'option de passe immédiate de Bender vers la droite, Tapsoba. Le double pivot de Gladbach recouvre le double pivot de Leverkusen afin de couper les passes verticales. Dragović reçoit la balle de Bender et passe immédiatement à Daley Sinkgraven, ce qui pousse l'arrière droit de Gladbach Stefan Lainer à faire pression sur Sinkgraven (voir l'image ci-dessous).
       

       
      Alors qu’ils éprouvaient  souvent des difficultés lors des duels physiques contre les défenseurs de Gladbach, les attaquants de Leverkusen ont utilisé leur vitesse et leurs mouvements pour prendre des positions offensives dangereuses derrière la défense adverse. Pour leur deuxième but, Havertz descend dans l'axe pour recevoir une passe, tandis que Bellarabi fait une course derrière Nico Elvedi et Bensebaini. Une passe de Havertz permet à Bellarabi de contourner tout le bloc défensif et de filer vers le but. Elvedi ne peut pas le rattraper le terrain et est obligé de faire un tacle hasardeux provoquant un pénalty que Havertz convertit.
       

       
      Les changements de Rose
      Pour la seconde période, Marco Rose apporta plusieurs changements. Ses changements tactiques les plus notables sont survenus pendant la possession, Gladbach passant d'un 2-3-5 à un 3-4-2-1. Ce changement a été effectué pour combler le manque d'équilibre lors des transitions défensives: si le ballon était donné au centre et que Leverkusen attaquait rapidement, les arrières centraux de Gladbach seraient séparés et les arrières latéraux trop haut (pas le temps de revenir), exposant ainsi la défense.
       

       
      Contrairement à Zakaria, Strobl ne redescend pas naturellement dans la ligne défensive pour créer une ligne à trois. Cela fut changé en 2ème mi-temps, car Strobl agit presque exclusivement en tant que troisième défenseur central, offrant plus d'équilibre et de largeur à la ligne défensive. Jonas Hoffman serait alors le pivot, alors que Pléa et Stindl agissaient en tant que milieux offensifs sous Thuram.
       

       
      Attirer pour mieux attaquer
      L’un des principes du jeu basé sur la possession de Gladbach est d’attirer la pression adverse pour ouvrir des espaces. Ils utilisent leur double pivot dans les profondeurs et les arrières centraux s'écartent pour attirer la pression adverse et ainsi les forcer à étirer leurs lignes.
      La partie la plus importante de ce schéma est Yan Sommer qui est le premier attaquant  dans ce système. L'international suisse utilise son excellent jeu de pieds pour contourner les lignes de pression et trouver des attaquants isolés. Contre Leverkusen, il a réussi 8 longues passes sur 12.
      Incapable de jouer à travers le pressing de Leverkusen, Gladbach a utilisé les longues passes de Sommer pour marquer leur seul but dans ce match. Sommer a fait une longue passe à Thuram, éliminant la première et la deuxième ligne de Leverkusen. Thuram a ensuite frappé le ballon à Strobl qui disposait de suffisamment de temps et d'espace entre la ligne défensive et médiane de Leverkusen car le double pivot de Leverkusen fut attiré. Strobl a ensuite fait une passe à Pléa, qui a trouvé Thuram qui a marqué.
       

       
      Rapide analyse de Dortmund - Gladbach (19 / 09 / 2020) : 3-0
      Composition
      La composition de départ du BvB était assez prévisible, leur 3-4-3 devant être maintenu. La nouvelle recrue Jude Bellingham a débuté au milieu de terrain avec Axel Witsel, tandis que Gio Reyna, 17 ans, complétait la ligne d'attaque. Mönchengladbach, démontrant sa flexibilité, a également choisi de se mesurer à Dortmund dans un 3-4-3. Gêné par certains problèmes de condition physique, la ligne d'attaquants de Gladbach était composée de Jonas Hofmann, Lars Stindl et la nouvelle recrue Hannes Wolf.
       

       
      La décision de Gladbach de refléter leur 3-4-3 a été prise afin d'entraver le jeu de Dortmund, et pour la plupart du match, Gladbach a réussi à le faire.
      Nous pouvons voir la dynamique impliquée dans le pressing de Gladbach ci-dessous, avec cette scène typique où Gladbach presse haut. Les attaquants de Gladbach appuient sur la ligne arrière de Dortmund en 3 contre 3, les attaquants intérieurs appuyant sur les arrières centraux. Ces joueurs pressent dans le but d'empêcher la progression centrale, et ainsi ils surveillent l'espace verticalement derrière eux ou à l'intérieur.
      Nous pouvons voir ici que le joueur coupe la voie vers le milieu central, ce qui permet au milieu de Gladbach de protéger le demi-espace. Si le ballon est envoyé en profondeur, Gladbach peut utiliser son ailier pour presser l'ailier de Dortmund. Les milieux de terrain centraux pressant les milieux de terrain centraux adverses si nécessaire deviennent également une option si un attaquant de Dortmund descend très profondément dans le demi-espace.
       

       
      Lorsque le ballon est dans les zones centrales, Gladbach peut être légèrement plus passif tout en restant en sécurité. Nous pouvons voir que l'attaquant central ne fait pas pression sur le défenseur central mais aide à couvrir l'axe centrale avec ses milieux de terrain. Une fois que la balle est transmise vers les ailes, le schémas ci-dessus peut se produire.
       

       
      Nous pouvons voir un exemple où le pressing de Gladbach force Dortmund à rester à l'arrière et permet à son milieu de terrain de rester équilibré. Hofmann presse sur le large défenseur central tout en coupant la voie vers le milieu central. Cela permet à Kramer qui est derrière lui de rester dans une position plus profonde et de surveiller Sancho. Sinon Dortmund aurait peut-être eu l'occasion de forcer Kramer à presser haut ou de libérer un joueur.
       

       
      Construction de Gladbach et ajustements
      Malheureusement dans ce match, Gladbach a eu du mal à se créer des occasions, la meilleure étant celle de Jonas Hofmann, en première mi-temps. En possession, Gladbach a utilisé le même système que le BvB avec un 3-4-3 devenant parfois plus un 3-2-5 (forte projection vers l'avant). L'arrière lattéral chercherait à fournir de la largeur pour permettre à un attaquant d'entrer dans le demi-espace, tandis que Lars Stindl occuperait l'un de ses rôles préférés en tant que faux neuf ou de surcharge. Nous pouvons voir cette structure générale ci-dessous avec le arrière central Matthias Ginter sur le ballon dans une large zone.
       

       
      Nous pouvons voir ici un exemple de Gladbach créant des surcharges au milieu de terrain en utilisant Stindl, avec l'Allemand ici descendant juste derrière l'un des milieux de terrain de Dortmund alors qu'il est également occupé par les attaquants. Les attaquants de Gladbach sont restés plus hauts et ont permis à Stindl de jouer ce rôle, leur objectif étant de bloquer la défense de Dortmund plus profondément et de donner à Stindl plus d'espace.
       

       
      Gladbach a eu du mal à se créer des occasions et à faire progresser le ballon de manière constante, et donc à 2-0, ils sont passés à un 4-2-3-1 pour engager plus de joueurs en avant. Le but présumé était d'aider à créer plus de surcharges, Thuram étant ici comme un dix et créant un 3v2 contre les milieux de Dortmund, ce qui conduit Neuhaus à élargir le jeu.
       

       
      Cette formation a eu peu de temps pour changer radicalement la physionomie du match. En termes de défense de cette surcharge au milieu de terrain, le changement tactique a eu peu d'effet car Gladbach avait toujours ces deux milieux de terrain centraux. Nous pouvons voir un exemple ci-dessous où Kramer est capable d'équilibrer la surcharge et de jouer pour gagner le ballon et permettre à Gladbach de contrer. Le passage à une ligne arrière à quatre signifiait qu'ils avaient moins d'occasions de presser haut, mais cela a eu un effet minime dans le jeu.

       
      Conclusion
      Cette courte présentation du Borussia Mönchengladbach nous a montré que c'est une équipe portée sur l'attaque avec un pressing généralement haut, assez agréable à regarder jouer, assez flexible sur le système choisi même si Rose privilégie son 4-2-3-1. C'est donc une équipe dont nous devons nous méfier même si, contre les plus grosses écuries, elle tend à ne pas sur-performer et éprouve certaines difficultés.
      ®Alex_j

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    7. Mourinho se livre à Netflix : Nous étions comme des frères à l’Inter

      "Parole d’entraîneurs" est la nouvelle série imaginée et produite par Netflix. Cinq rendez-vous sont programmés avec cinq des plus grands entraîneurs dans différents sport. Le troisième épisode est dédié à Josè Mourinho qui, après s’être livré sur Porto et Chelsea, s’est livré sur ses deux saisons à l’Inter.....
       

       
      “C’était deux belles années au club et avec ce groupe de joueurs, nous étions sur la même longueur d’ondes, nous étions comme des frères. Cela faisait presque 50 ans que l’Inter chassait la Ligue des Champions,  je savais que c’était l’année où elle pouvait être gagnée par mes garçons. Durant la compétition, j’ai reçu une offre vraiment importante du Real Madrid, Et là j’ai du faire face au plus grand défi qui se dresse pour n’importe quel joueur ou entraîneur, j’avais la possibilité de pouvoir essayer de battre l’équipe la plus forte : Barcelone. Je devais prendre une décision et certains trains ne passent pas deux fois, j’ai donc pensé que la meilleure chose pour ma carrière était d’accepter."
       

       
      "Je suis un homme émotif, mais j’ai cherché à canaliser cette émotion pour prendre cette grande décision. Le soir où nous avons remporté la Ligue des Champions était une nuit incroyable pour tous. Mais depuis le début de ma carrière, j’ai toujours rêvé de remporter le Championnat des trois plus grandes ligues européenne. Je l’avais remporté en Angleterre, je l’ai ensuite gagné en Italie, il ne me manquait que le titre de Champion d’Espagne."
       
       
       
      "A la fin du match, je ne voulais pas aller dans le vestiaire, ni monter dans le bus pour Milan avec mes joueurs pour Milan,, si je l’avais fait, je ne serai jamais allé au Real Madrid. J’ai cherché à tout éviter, mais j’ai vu un joueur hors du bus : Materazzi, et je ne pouvais pas l’ignorer : Il n’y avait pas d’échange, je ne me souviens d’aucune parole."
       
      Et lorsque l’on sait que le Triplé est également le point culminant de la Carrière de Josè Mourinho, le Special One pourra nourrir des regrets
       
      ®Antony Gilles - Internazionale.fr

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    8. Suning prêt à offrir un cadeau à Antonio Conte

      C’est une révélation de Tuttosport, en cas d’accession aux huitièmes de finale de la Ligue des Champions, Suning a décidé de faire plaisir à Antonio Conte:
       

       
      "En cas d’accès aux huitièmes de finale, ce qui n’est pas une mission impossible cette fois, le premier objectif de la saison sera atteint. Il s’agira surtout du premier jackpot pour le bilan sociétal, avec une recette jamais perçue depuis l’Ere du Suning. Dans le cas où Conte viendrait à y parvenir, il se verrait récompensé par l’arrivé d’un nouveau joueur titulaire pour sa créature."
      "Il est difficile de penser qu’en plein milieu de la saison, et en absence de vente importante, à N’Golo Kanté.  Il semble plus facile de songer aux personnalités qui étaient également dans les radars et qui se trouvent toujours à Chelsea :  Marcos Alonso et Emerson Palmieri, le tout si l’on considère qu’il seront écarté du projet londonien vu l’arrivée de Ben Chilwell. Il semble donc facile de songer à ce que l’un des deux puissent partir."
      "Young pourrait continuer à être un joyau pour les deux ailes: Etant donné que nous sommes à la croisée des chemins sur l’adaptation de Perisic dans ce nouveau rôle, si le croate vient à faire preuve d’une fiabilité totale, il pourrait aller renforcer l’aile droite. Dans le cas contraire, il serait impératif de recruter un titulaire pour l’aile gauche"
       
      ®Antony GIlles - Internazionale.fr

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    9. UEFA Champions League: liste des joueurs et des matchs

      Enfin, la C1 revient le 21 Octobre 2020. Voici la liste des joueurs et des matches du groupe B.
      Comme requis, l'Inter a soumis à l'UEFA sa liste de joueurs pour les phases de groupes de la saison 2020/2021 de la Ligue des champions:
       
      Liste A
      1. Samir Handanovic
      2. Achraf Hakimi
      5. Roberto Gagliardini
      6. Stefan de Vrij
      7. Alexis Sanchez
      9. Romelu Lukaku
      10. Lautaro Martinez
      11. Aleksandar Kolarov
      12. Stefano Sensi
      13. Andrea Ranocchia
      14. Ivan Perisic
      15. Ashley Young
      22. Arturo Vidal
      23. Nicolò Barella
      24. Christian Eriksen
      33. Danilo D'Ambrosio
      36. Matteo Darmian
      37. Milan Skriniar
      44. Radja Nainggolan
      77. Marcelo Brozovic
      95. Alessandro Bastoni
      97. Ionut Andrei Radu
       
      Liste B
      35. Filip Stankovic
      42. Lorenzo Moretti
      99. Andrea Pinamonti
       
      Voici la liste des matches: le premier se joue à 18h55 alors que le deuxième se joue à 21H.
      1re journée - 21 oct.
      Real Madrid - Chakhtior Donetsk
      Inter Milan - Borussia M'Gladbach
      2e journée - 27 oct.
      Chakhtior Donetsk - Inter Milan
      Borussia M'Gladbach - Real Madrid
      3e journée - 3 nov.
      Chakhtior Donetsk - Borussia M'Gladbach
      Real Madrid - Inter Milan
      4e journée - 25 nov.
      Borussia M'Gladbach - Chakhtior Donetsk
      Inter Milan - Real Madrid
      5e journée - 1 déc.
      Chakhtior Donetsk - Real Madrid
      Borussia M'Gladbach - Inter Milan
      6e journée - 9 déc.
      Real Madrid - Borussia M'Gladbach
      Inter Milan - Chakhtior Donetsk
       
      Une présentation du Borusia Monchengladbach viendra.

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    10. Big Rom élu joueur de l’Europa League de la saison écoulée

      Romelu Lukaku a été honoré du titre de joueur de l’année en Europe League. Présent pour retirer son trophée individuel, voici ses premières impressions à l'Uefa
       
       
       
      "Je veux avant tout remercier Dieu pour m’avoir permis d’être ici, pour faire un travail que j’aime et pour jouer dans l’équipe que j’aime depuis ma plus tendre enfance. Je veux aussi féliciter Séville pour le titre obtenu .
       
      "Je tiens à remercier ma mère, mon frère, toutes les personnes qui me sont proches, mon agence : Roc Nation Sports pour son soutien. Je veux remercier Antonio Conte, tout le staff et tous ceux qui travaillent pour le Club, le Président Steven Zhang pour la confiance qu’il a placé en moi et pour m’avoir aidé durant cette saison, je tiens enfin à remercier mes équipiers qui sont comme des frères pour moi, nous sommes une vraie famille."
       
      "Chaque jours, lorsque je me rends à l’entrainement, j’y vais avec le sourire car je sais que l’on va m’aider en travaillant durement, en donnant le maximum. Et je tiens à remercier mes équipiers pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. Je nous souhaite que cette année, nous ferons encore mieux que ce que nous avons réalisé la saison dernière et que nous partagerons tous ensemble des succès."
      "Merci à tous."
       
      ®Antony Gilles – Internazionale.fr

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    11. Le Real, Shakhtar et Monchengladbach en attendant Istanbul

      Le tirage de la Champions League est sorti et nous offre le Real Madrid, le Shakhtar ainsi que le Borussia Mönchengladbach. Et cela va arriver vite puisque la première rencontre aura lieu le 20 ou 21 octobre. Pas de Barcelone ni de groupe de la mort donc cette fois-ci, même si nous sommes passés tout proche du groupe A avec le Bayern Munich et l'Atletico Madrid.
       

       
      Nos dernières confrontations contre le Real Madrid datent de 1998. En phase de groupe, les espagnols ont d'abord gagné 2-0 (Hierro & Seedorf) puis nous avons pris notre revanche 3-1 quelques semaines plus tard (Seedorf - Zamorano, & doublé de Baggio). Nous avons fini de ce fait leader du groupe devant le Real Madrid, le Spartak Moscou et Sturm Graz.
       
      Du côté des ukrainiens du Shakhtar, seulement trois confrontations pour un bilan de deux victoires et un nul. La dernière n'est autre qu'au mois d'août dernier en Europa League, avec une très large victoire 5-0.
       
      Quatre duels contre le Borussia Mönchengladbach, tout ça datant des années 70. Avec en point d'orgue le fameux épisode "de la canette". Une cinglante défaite 7-1 des allemands, mais annulée après le jet supposé d'une canette de Coca par un supporter du Borussia sur Boninsegna. Si il y a retour des tifosi dans les stades, gageons que la Curva aura l'imagination pour y faire un clin d’œil historique.
       
      Vous pouvez retrouver plus en détails cet épisode curieux ici : https://www.serpentsofmadonnina.com/2016/8/11/12427728/borussia-monchengladbach-vs-inter-milan-when-a-can-of-coke-saved-inter
       
       
       
      ®gladis32 - internazionale.fr

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    12. Ligue des Champions : vers un troisième groupe de la Mort ?

      Suite aux dernières places de qualifications octroyées ce mercredi 30 septembre 2020 à Salzbourg, Krasnodar et Midtjylland, les différents chapeau ont été adaptés. Le tirage au sort qui aura lieu ce jeudi 01 octobre pourrait de nouveau s’avérer cauchemardesque pour les Nerazzurri d'Antonio Conte. 
       
      Têtes de séries

       
      Bayern Munich, Champion en titre 
      Fc Séville, Champion de l’Europa League 
      Real Madrid
      Liverpool 
      La Juventus 
      Paris-Saint-Germain 
      Porto 
      Le Zenit 
       
      Chapeau 2

       
      Fc Barcelone 
      Atletico Madrid 
      Manchester City 
      Manchester United 
      Shakhtar Donetsk 
      Borussia Dortmund 
      Chelsea 
      Ajax Amsterdam 
       


      Chapeau 3

       
      Dinamo Kiev 
      Leipzig  
      Inter (Ita) 
      Olympiacos  
      Lazio
      Atalanta
      Salzbourg  
       Krasnodar 
       
      Chapeau 4

       
      Lokomotiv Moscou
      Olympique de Marseille 
      Fc Bruges  
      Borussia Mönchengladbach 
      Basaksehir 
      Midtjylland 
      Rennes 
      Ferencvaros 
       
       
      Le Groupe de la Mort selon la Gazzetta Dello Sport

       
      Fc Bayern Munich
      Manchester City
      Inter 
      Olympique de Marseille
       
      Le Groupe le plus abordable selon la Gazzetta Dello Sport

       
      Zenit
      Ajax
      Inter 
      Ferencvaros
       
      A noter que pour pimenter le jeu, ce sera le Fc Barcelone au lieu de Manchester City….
       
      Pronostiquez votre tirage au sort l
       
      ®Antony Gilles - Internazionale.fr

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    13. Le fair-play financier en vaut-il la peine?

      La récente décision du TAS qui a levé l'interdiction européenne de Manchester City a généré plusieurs controverses et débats sur le fair-play financier (FPF). Nous vous livrons un examen des arguments entourant le FPF. Ce qui suit est traduit d'un article anglais. Ceci explique pourquoi les exemples se focalisent principalement sur des clubs anglais (so british...).
       
      Introduction
      Blackburn Rovers a soulevé la FA Cup en 1884. Cependant, cette compétition fut remarquable pour deux raisons très importantes. La première, une vague de disqualifications a gâché cette FA Cup, avec Preston North End, une équipe de premier plan de l'époque, et Accrington se faisant remarquer par la FA pour avoir offert des incitations financières à leurs joueurs (!). La réaction et le débat qui ont suivi ont vu la légalisation du professionnalisme dans le football et cela a ouvert une boîte de Pandore qui semble influencer le football même 130 ans plus tard. Avec le professionnalisme, est venu l'argent et, comme beaucoup d'autres aspects de la vie, la capacité de réussir dans le football avait tendance à devenir une fonction d'investissement monétaire. Ce qui nous amène à nos jours et à la querelle constante entre les supporters, les clubs et les autorités sur le sujet des finances du football, un sujet tangentiel au football actuel. Les organes directeurs du monde entier ont cherché à réglementer le rôle de la finance dans le football, et dans cet esprit, l'UEFA a proposé le fair-play financier. Le concept a été introduit à l'origine par Michel Platini en septembre 2009 pour le "bien-être du football interclubs européen", ainsi que pour améliorer "l'équité financière dans la compétition européenne". A-t-il atteint ces objectifs? Est-il en voie d'atteindre ces objectifs? Est-ce que ce sont les objectifs que nous voulons que le football européen atteigne?
      Avant d'entrer dans la mécanique du FPF, et les effets que cela peut avoir sur le jeu et sur les clubs, examinons les principes généraux en jeu ici. La directive de l'UEFA stipule que les investissements d'un club sur les transferts et les salaires des joueurs sont limités par leur chiffre d'affaires. Les deux questions qui se posent ici sont: a) comment un club améliore-t-il son chiffre d'affaires sans investissement? , b) Pourquoi l'UEFA a-t-elle le pouvoir de dicter les modèles d'investissement des clubs? Peut-être que regarder les objectifs déclarés de l'UEFA peut nous éclairer.
       
      Équité financière dans la concurrence européenne
      Le premier point intéressant à noter à propos du FPF et de son introduction est le timing. FFP a été introduit un an à peine après que Sheikh Mansour ait effectué sa prise de contrôle de Manchester City. Cela est également arrivé quelques mois après que le Real Madrid ait décidé de faire une frénésie de dépensières pour minimiser le choix chez ses concurrents, en signant des joueurs comme Cristiano Ronaldo, Kaka, Xabi Alonso et Karim Benzema. Le FPF a été largement considéré comme une réaction aux importantes dépenses de transfert qui devenaient une partie importante du football.
      Ainsi, afin de protéger la solvabilité à long terme des clubs qui dépensaient trop en mercato et en salaires, l'UEFA a décidé d'imposer son FPF. L'idée était de faire en sorte que les clubs vivent selon leurs moyens. Si la proposition était de bonne foi, les écueils de cette méthode, bien qu’ils semblent justes, auraient dû être immédiatement évidents. Lier les budgets de transfert aux revenus générés favorise automatiquement les équipes qui ont déjà des flux de revenus importants. Cela signifiait que les plus grands clubs de l'époque pouvaient continuer à dépenser des sommes plus importantes pour les transferts et les salaires des joueurs que leurs homologues relativement moins performants. Cela signifiait qu'à son tour, plutôt que d'atteindre l'équité financière dans la compétition européenne, l'UEFA a fini par imposer un système qui ne faisait que renforcer les hiérarchies préexistantes. La Bundesliga est un bon exemple du fonctionnement. Les clubs allemands ont traditionnellement suivi un modèle qui ressemble beaucoup au FPF.
      Les partisans du FPF mettrons des clubs comme Tottenham et Atalanta, des clubs qui ont connu un succès relatif. Ils souligneront à juste titre que ces clubs ont investi dans de bons jeunes joueurs et les meilleurs managers pour gravir les échelons. Cependant, ils ignoreront également le déclin simultané de géants comme Arsenal et Milan, qui a ouvert l'espace à des clubs comme les Spurs et l'Atalanta. Le modèle prêché et professé avec beaucoup de fierté et d'enthousiasme à travers l'Europe semble être un modèle qui repose sur le fait de déjouer à plusieurs reprises les probabilités sur une période de temps, associé à une mauvaise gestion à long terme des membres existants de l'élite.
      C'est apparemment la bonne façon pour un club de se développer. Même si vous parvenez à capturer l'attention pendant une décennie, méfiez-vous, car ces grands clubs ont encore d'importantes sources de revenus acquises lorsque le FPF n'existait pas ! Et ils peuvent toujours vous priver de vos plus grands atouts pour gagner des matchs, pendant que vous concourez pour le prestigieux championnat « Net Spend » (des transferts comme Hummels, Gotze et Lewandowski viennent à l'esprit). Des histoires comme Dortmund sont devenues d'autant plus remarquables en raison de leur caractère exceptionnel, et le temps nous a appris que la loi des moyennes les rattrapera, ce qui en fera une équipe qui aura de nombreux articles nostalgiques, mais aucune domination à montrer (comme des dominations comme la Grande Inter ou le Milan de Sacchi). Hormis le caractère inefficace de ces prescriptions, le fait que l’UEFA, ou quiconque autre que les supporters et les propriétaires d’un club croient qu’ils ont l’autorité morale de décider de la "bonne" manière pour un club de se développer, est en soi à mentionner.
      Si l’intention de l’UEFA est vraiment de créer des conditions de concurrence équitables, il est clair que le FPF, dans sa forme actuelle, avec ses biais structurels envers les géants traditionnels, ne peut pas réussir. Si l'UEFA tient vraiment à avoir des règles du jeu véritablement équitables, en mettant l'accent sur les "bonnes" choses, peut-être devrait-elle le signaler par ses actions. Si le développement de la jeunesse et l'accent mis sur la gestion à long terme sont vraiment censés différencier les meilleures équipes, pourquoi ne pas avoir un plafond salarial? Pourquoi ne pas adopter une version de la solution 6 + 5 (6 joueurs sur le terrain sont originaires du pays)?
      Ces mesures constituent véritablement la compétition interclubs comme un test de développement viable à long terme, en mettant l'accent sur l'amélioration des infrastructures et le football des jeunes. Elle réduit drastiquement l'influence des capacités d'investissement biaisées, dont l'effet du régime actuel du FPF tend à exacerber. Vous cesserez également d'attirer des propriétaires passionnés et n'attirerez les investissements que de ceux qui ont un réel intérêt pour le jeu et de leur équipe.
       
      A propos des propriétaires
      Pourquoi l'UEFA a-t-elle le pouvoir de contrôler les actions des propriétaires qui sont prêts, désireux et capables d'investir? À première vue, cela semble être une violation directe du principe de la liberté générale accordée à un particulier dans la disposition de sa propriété privée. Bien entendu, les clubs cèdent un certain contrôle à l'UEFA lorsqu'ils choisissent volontairement de participer à ses compétitions. De même, ils se réservent également le droit d'exister et de fonctionner en dehors de l'UEFA (bonjour la Super League européenne, cette fameuse ligue fermée), et étant donné la nature de plus en plus probable de ce scénario, l'UEFA devrait peut-être assouplir sa position ferme afin de conserver le prestige de ses compétitions.
      Ce qui précède est un exemple d’approche extrêmement libertaire et orientée vers le marché qui n’est tout simplement pas adaptée au football. La légitimité de toute compétition réside dans sa nature ouverte, inclusive et méritocratique, du moins en théorie. Il est également un fait que ces valeurs signifient également que nous devons être ouverts aux investissements qui amélioreront le mérite d'une équipe de football. L'UEFA l'admet lorsqu'elle dit qu'elle souhaite que le FPF "stimule les investissements à long terme (développement des jeunes et modernisation des installations sportives) par rapport aux dépenses spéculatives à court terme". Il est donc clair que le problème ne réside pas dans l’investissement, mais dans la qualité de l’investissement. Paradoxalement, limiter les budgets des transferts et des salaires semble être une manière d'atteindre cet objectif. Selon l’UEFA, un "bon" investissement est ce que vous voulez attirer, et un "mauvais" investissement est quelque chose que vous voulez désespérément éviter. Le raisonnement est simple: un "mauvais" investissement peut conduire à la dissolution de clubs entiers (comme Bury par exemple), et par conséquent, les contrôles sur l’investissement sont essentiels pour maintenir la santé de ces clubs. Donc, au fond, l’UEFA et le FPF n’ont pas de problème d’investissement en soi, mais un problème de "mauvais" investissement.
      Si ce qui précède est vrai, cela soulève la question: pourquoi les "bons" propriétaires ne devraient-ils pas être autorisés à investir dans leurs clubs? Pourquoi des clubs comme Brentford, Chelsea et Manchester City ne peuvent-ils pas recevoir des investissements de leurs soutiens, malgré des preuves claires montrant que ces investissements ont profité non seulement aux performances des équipes sur le terrain, mais également à leur développement de la jeunesse et aux installations sportives? La clé semble résider dans l’empêchement des "mauvais" investissements. Si tel est le problème, pourquoi ne pas renforcer les contrôles comme le test des propriétaires et des administrateurs? Pourquoi ne pas lier les investissements à long terme (académies de jeunes, modernisation des stades) aux dépenses spéculatives (transferts et salaires) comme incitation positive, par opposition à la nature restrictive du régime actuel du FPF? Cela permettrait à un propriétaire passionné comme Dave Whelan d’améliorer légitimement les performances de Wigan sur le terrain immédiatement et sur le long terme, tout en lui rendant plus difficile d'arriver à la première place. Cela rendrait probablement le soi-disant "Money Test" qui existe beaucoup plus difficile à passer, ne permettant qu'à ceux qui dépassent une certaine tranche financière de parier sur un club de football, si cela leur convient vraiment.
       
      Le football n'est que trophées ?
      Le FPF a clairement échoué dans sa mission de créer un terrain de jeu financier équitable pour les équipes. Mais de manière réaliste, cela n'est vrai que pour les équipes qui cherchent à remporter les grands trophées. Le football, en l'occurrence, est un sport beaucoup plus vaste que les divisions supérieures et la Ligue des champions. La réalité mathématique est qu’un très grand pourcentage de clubs ne gagneront absolument rien au cours d’une année donnée. Cela rend-il leur existence sans importance? Les fans de ces clubs pourraient ne pas être d'accord.
      La suppression du FPF est susceptible d'attirer des propriétaires ambitieux qui peuvent soutenir leur vision par des investissements. Cependant, en raison de la nature à somme nulle du football, il est plus probable qu'une majorité de ces propriétaires et investisseurs échoueront dans leur quête de trophées. De manière réaliste, comme l'a prouvé l'expérience de clubs comme Portsmouth, cela se traduit par un club financièrement insoutenable qui est obligé de se retirer dans un processus douloureux, humiliant et trop coûteux. Un test simple pour savoir si le FPF est une bonne idée est de vous demander: seriez-vous plus heureux de soutenir un club qui ne gagne pas trop de trophées, ou plus heureux de soutenir un club qui n’existe tout simplement plus?
      Alors, le FPF a-t-il réellement aidé à atteindre une durabilité à grande échelle? Selon eux, c'est le cas. Avons-nous des exemples notables du FPF sauvant des clubs de l'extinction? Bien sûr, non, car nous ne pouvons pas avoir d’exemple pour quelque chose qui ne s’est pas produit (bien que l’UEFA cite 28 accords avec des clubs déficitaires) ! Si les données de l'UEFA sont vraies, nous devons reconnaître le rôle du FPF pour faire du football un jeu qui reste accessible à un vaste panel de supporters et de footballeurs. Ainsi, alors que les propriétaires de clubs se plaignent des plafonds financiers, il est important pour les fans de noter que ces plafonds ne concernent peut-être que la survie de leur club de football bien-aimé.
       
      Et maintenant, que vais-je faire ?
      Le FPF n'est en aucun cas une régulation parfaite. S'il fait beaucoup pour protéger l'existence de clubs plus petits, nous pouvons légitimement nous plaindre de la cristallisation des hiérarchies traditionnelles qui en est résultée. Donc le FPF dans sa forme actuelle est certainement un pas dans la bonne direction, ce n’est certainement pas le grand égaliseur que l’UEFA voudrait qu’il soit. Les plafonds de salaires et de transferts sont-ils le moyen de créer un environnement de football plus équitable? Les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 sont sur le point de le découvrir. Ou nous concentrons-nous sur le talent de distribution plutôt que sur l'argent? Limiter la taille des équipes ou créer un draft de style NFL pourrait être la solution. Quoi qu'il en soit, le football, en raison de sa structure unique et de sa répartition géographique et politique unique (qui ne joue pas au football?), ne sera pas vraiment en mesure d'imposer une solution universelle. Jusque-là, peut-être pouvons-nous continuer à nous disputer, et maudire le professionnalisme pour nous avoir amenés ici en premier lieu... salauds d'anglais !
       
      Conclusion et critiques
      Pour un fan des Blues, son analyse est plutôt pertinente, argumentée et bien fondée. Elle est cohérente par rapport à d'autres analyses que nous pouvons lire dans l’Équipe et France Football. Ses exemples sont assez éloquents et parlent d'eux mêmes. Dans notre cas, on pourrait citer Palerme qui a littéralement coulé et la Viola et Parme qui sont revenus. Il aurait intéressant de distinguer les financements du Golfe, russes et chinois. Il est assez surprenant qu'il ne parle pas de Wolverhampton, un club fondateur de la PL que nous pouvons qualifier de géant endormi. Racheté par des investisseurs chinois, investissements liés également au développement du chemin de fer dans les Midlands, Wolverhampton a atteint les quarts de la C3 cette année, éliminé par Séville. Les bases financières sont saines et le club revient petit à petit au premier plan. L'auteur aurait pu également citer Liverpool, un géant revenu après 10 ans de disette.
      Cet article justifie pleinement,t, si besoin était, que la famille Zhang a très bien fait de changer le mode de financement de notre équipe. Un financement à la Moratti n'est absolument pas viable dans le contexte actuel et pourrait être qualifié de suicidaire. Steven Zhang l'avait bien signalé dans une interview. L'époque a changé et il faut s'y faire. Concernant le spectre d'une super ligue européenne qui fait trembler l'UEFA, l'Inter peut se montrer sereine étant donné qu'elle est un club historique. Elle est dans une win-win situation. Même si elle a perdu sa finale contre Séville, les progrès sont là et nous permettent d'espérer.
       

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    14. La Ligue Europa n'est pas l'ancienne Coupe de l'UEFA

      Vendredi dernier, le FC Séville a battu notre équipe favorite et a empoché sa sixième C3 en six finales, l'Inter ne restant bloquée qu'à trois. Cependant, dans les médias nous entendons souvent que la Ligue Europa n'est pas aussi forte que l'était la Coupe de l'UEFA. Dans cet article, nous expliquons cet état de fait.
       
      Mode de comparaison
      Comparer des coupes qui se sont tenues dans des époques différentes est une chose très ardue. En effet, afin d'obtenir un comparaison objective et sensée, nous devons remettre les événements dans leur contexte, mettre de côté nos préjugés et notre "chauvinisme".
      Si nous voulions être extrêmement rigoureux, nous devrions analyser année par année les clubs participants, leur effectif, leur budget... Ce "marquage individuel" serait fastidieux et demanderait du temps, beaucoup de temps. Pour rester concis et didactique, nous privilégions "un marquage en zone" en nous focalisant sur les grandes lignes historiques et économiques.
       
      Un peu d'histoire
      La Coupe UEFA a été précédée par la Coupe des Villes de Foires, qui était une compétition de football européenne disputée entre 1955 et 1971. La compétition est passée de 11 équipes lors de la première à 64 équipes lors de la dernière. Elle était devenue si importante sur la scène européenne qu'elle fut reprise par l'UEFA et relancée la saison suivante en tant que Coupe UEFA. Sachant que le FC Barcelone gagna la première coupe des Villes de Foires et Leeds United la dernière, un match fut disputé entre ces deux équipes pour déterminer celle qui garderait la coupe. Le Barça battit Leeds et la conserva.
      La Coupe UEFA a été disputée pour la première fois lors de la saison 1971-1972, avec une finale entièrement anglaise, Wolverhampton Wanderers contre Tottenham Hotspur, les Spurs remportant les premiers honneurs. Jusqu'à la saison 1996-1997, la finale se disputée en matchs aller et retour. Une finale unique se joue depuis la saison 1997-1998. Depuis la saison 2009–2010, la compétition est connue sous le nom d'UEFA Europa League. Dans le même temps, l'UEFA Intertoto Cup, la compétition de troisième niveau de l'UEFA, a été supprimée et a fusionné avec la nouvelle Ligue Europa.
      La Coupe de l'UEFA était nommée C3 car elle est venue après la Coupe d'Europe des Clubs Champions (C1) et la Coupe des Vainqueurs de Coupes (C2).
       

      Coupe de l'UEFA 1991: L'Inter des Z'allemands, gute, starke und shöne
       
      Effet de l'élargissement de la C1
      Il faut noter que la C2 a disparu après la saison 1998-1999 car son niveau fut très affaibli après les différentes réformes de la C1 et C3. En effet, il faut savoir que la C1 a été introduite en 1955 sous le nom de Coupe d'Europe des Clubs Champions. Au départ, il s'agissait d'un tournoi à élimination directe ouvert uniquement aux champions des championnats européens, son vainqueur étant considéré comme le champion d'Europe des clubs. Le concours a pris son nom actuel en 1992, ajoutant une phase de groupes aller et retour et permettant à plusieurs participants de certains pays d'y jouer. La C1 a depuis été élargie, et alors que la plupart des championnats européens ne peuvent encore inscrire que leur champion, les plus forts comptent désormais jusqu'à quatre équipes.
      Avant, pour la Coupe de l'UEFA, les deuxièmes et troisièmes des meilleurs championnats y participaient. Maintenant non. Voyons l'allure de la Ligue Europa si nous avions conservé ce format. On aurait Manchester City et United, Borussia Dortmund et RB Leipzig, FC Barcelone et Atletico de Madrid, Inter de Milan et Atalanta de Bergamme, Olympique de Marseille et Rennes. Nous voyons de suite que cette C3 aurait tout autre allure et aurait de quoi rivaliser la C1. C'est simplement pour cela que les médias disent que la Coupe de l'UEFA était une Coupe des Champions bis, leur niveau étant pratiquement équivalent. D'ailleurs, il suffit de regarder les noms prestigieux des équipes ayant gagné la Coupe de l'UEFA. Nous pouvons citer Liverpool, Le Real Madrid, Le Bayern de Munich, l'Inter de Milan, la Juventus entre autres. Des clubs qui ont gagné la Coupe de Champions auparavant.
      De manière non officielle, beaucoup considèrent que le niveau de la C3 avait commencé à baisser à partir du début des années 2000 (vers 2002-2003). Statistique intéressante, il n'y a qu'un seul club qui a remporté la Ligue Europa alors qu'il avait remporté la Coupe des Champions, c'est l'United en 2017.
      Ainsi, l'élargissement de la C1 a affaibli la C3 et a fait disparaître la C2.
       
      La disparition de l'URSS et de la Yougoslavie
      Si l'élargissement d la C1 a eu un impact sur le niveau de la C3, il faut aussi prendre en compte deux autres phénomènes qui sont liés. L'un est politique alors que l'autre est économique. Le premier est la disparition de l'URSS et celle de la Yougoslavie. En effet, lors de la création de la C1, C2 et C3, le bloc de l'est existait. Depuis 1991-1992, ces deux pays ont disparu augmentant significativement le nombre de participants.
      Nous savons que l'augmentation de participants fait automatiquement diminuer le niveau général car au lieu de jouer un championnat national, les équipes d'ex-URSS et ex-yougoslaves ne jouent qu'un "championnat régional"; même si cette réflexion est moins valable pour les clubs russes et ukrainiens. C'est aussi pour cette raison que les clubs de l'est, comme nous les appelons avant, ont progressivement disparu de la C1 à partir des quarts de finale, voire des huitièmes. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les pages sur Wikipedia. Ainsi, comme ces clubs sont régulièrement reversés en C3, nous comprenons qu'ils font, malgré eux, diminuer le niveau de la Ligure Europa comparé à la coupe de l'UEFA.
      Tout comme l'élargissement de la C1, la disparition de l'URSS et de la Yougoslavie ont mécaniquement fait baisser le niveau de la Ligue Européen comparé à celui de la Coupe de l'UEFA.
       

      Coupe UEFA de 1994: année étrange où le succès a frôlé la relégation 
       
      L'arrêt Bosman, l'arrêt de mort des petits clubs
      Enfin, il faut aussi mettre en avant cet arrêt qui définitivement tué les petits clubs. Rappelons que l’arrêt Bosman est une décision de la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE), rendue le 15 décembre 1995 relative au sport professionnel. Il trouve sa source dans le litige opposant le footballeur belge Jean-Marc Bosman à son club du FC Liège. Celui-ci refusant son transfert vers le club français de Dunkerque, Bosman a porté l'affaire devant la CJCE. Il conteste la conformité des règles régissant les transferts, au regard du droit communautaire.
      L'arrêt Bosman a une portée considérable, non seulement pour le football mais pour toutes les disciplines sportives professionnelles ou semi-professionnelles, et ce dans tous les pays membres de l’Union européenne. Cette décision (jurisprudence) établit l'illégalité des quotas de sportifs communautaires et de ceux de sportifs non communautaires ressortissant d’États ayant signé des accords d’association ou de coopération de l’Union européenne. C'est-à-dire que depuis cet arrêt, il n'est plus possible de limiter le nombre de sportifs des nationalités concernées dans une équipe ou une compétition professionnelle.
      Avant, le nombre de joueurs étrangers était limité à trois. Depuis cet arrêt, c'est no-limit. On comprend alors que les clubs les plus puissants, qui était généralement les clubs historiques, ont pu acheter les meilleurs joueurs à des prix qui ne cessent d'augmenter. Ceci crée un assèchement des clubs moyens et modestes. Ces derniers, ne pouvant plus ou difficilement jouer les tournois européens, ne se cantonnent "que" dans leurs championnats nationaux. Pour être rentables, ils doivent vendre aux clubs les plus puissants. D'ailleurs, cela explique aussi pourquoi des clubs se concentrent sur la formation afin de rester rentables à défaut d'être compétitifs sur le plan européens. Ceci est au moins positif. C'est principalement pour cette raison qu'il n'y a pratiquement plus de turnover en C1. Là encore, depuis l'arrêt Bosman seuls deux clubs ont gagné la C1 sans jamais l'avoir remporté la Coupe des Champions, Dortmund en 1997 et Chelsea en 2012. De plus, généralement, seuls les clubs issus des six championnats les plus forts passent les poules de la C1.
      Les clubs puissants deviennent de plus en plus puissants, ne jouant que la Champions League, cela a fait baisser le niveau de la Ligue Européen comparé à celui de la Coupe de l'UEFA.
       

      Coupe de l'UEFA 1998: Taribo c'est bon la vie, pour les grands et les Kanchelskis...
       
      Et l'Inter dans tout ça?
      L'Inter est un des rares clubs à avoir gagné la Coupe des Champions (2 fois), la Champions League (1 fois) et la Coupe de l'UEFA (3 fois). Son histoire européen est de facto lié à cette C3. D'ailleurs, si l'Inter avait battu Séville Vendredi dernier, elle aurait été le seul club à avoir remporté Coupe des Champions, la Champions League, la Coupe de l'UEFA et la Ligue Europa. Elle aurait pu rentrer un peu plus dans l'Histoire du football européen. L'autre club qui aurait pu accomplir cet exploit est Liverpool, autre icone du football européen. Il est ironique de constater que ces deux légendes ont buté sur le FC Séville. Marquer l'histoire du football soit en introduisant un nouveau système de jeu (le Catenaccio) ou en faisant un exploit (le Triplété) est l'adn de l'Inter. Elle demande un peu de temps et de patience, c'est tout. Dans tous les cas, elle a remporté trois Coupes de l'UEFA qui étaient d'un niveau supérieur à celui de l'actuelle Ligue Europa.

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    15. Analyse tactique de la finale Séville vs Inter

      Comme nous le savons toutes et tous, nos Nerazzurri ont perdu contre Séville en finale de la Ligue Europa après qu'un doublé de Luuk de Jong et un but de Diego Carlos ont ont eu raison d'un penalty de Romelu Lukaku et l'égalisation de Diego Godin. Nous présentons une analyse de cette funeste finale qui aurait due être une fête.
       
      Introduction
      Lors de la demi-finale écrasante du Shakhtar Donetsk, il était clair qu'Antonio Conte avait mis ses hommes en place pour faire pression sur les géants ukrainiens. Le plan a été exécuté à la perfection et les Italiens ont pu marquer cinq buts. Il était clair que c'était la bonne façon de faire les choses mais le match contre Séville a vu l'Inter tout simplement tomber dans de mauvaises habitudes, incapable de vraiment faire un usage notable du ballon et permettant aux Andalous de jouer le jeu à leur rythme. C'était un geste risqué de la part de Conte et l'Inter a été dûment punie non pas une ou deux mais trois fois... et sur phases arrêtées! Appeler cette rencontre un match à deux mi-temps ne rendrait pas du tout justice au match. L'Inter était lente, léthargique, sans imagination et ne ressemblait pas à une équipe qui avait si facilement démantelé et écrasé le Shakhtar l'autre soir.
       

       
      L'Inter frappe fort
      Les Italiens ont rapidement pris les devants lorsque Diego Carlos a accroché Romelu Lukaku à la 4e minute. Le penalty a été facilement transformé par l'international belge qui a égalé le record de Ronaldo de 34 buts en une seule saison. Comme nous le voyons sur l'image dessous, Lukaku part face au but, son homologue également et nous savons qu'il est injouable dans cette position. Carlos n'a qu'une seule alternative, la faute.
       

       
      Dans les premières minutes, l'Inter semblait avoir un plan. Les joueurs pressaient Séville, empêchant les Espagnols de s'installer et de jouer de l'arrière ou même de chercher des passes entre les lignes. Ce plan initial était un excellent signe de ce que nous pouvions attendre des Nerazzurri. Une pression rapide a forcé Séville à faire des erreurs. Les hommes de Julen Lopetegui ont été trop rapides pour lâcher le ballon, le frappant plus haut sur le terrain une fois que les attaquants de l'Inter ont commencé à les verrouiller. L'Inter, en revanche, a fait preuve de beaucoup de sang-froid et passait le ballon avec une grande confiance.
       
      L'Inter en difficulté
      Cependant, une fois que Séville a commencé à posséder le ballon davantage et s'est installé dans le rythme du match, l'Inter est retournée dans sa petite coquille et a attendu que les Espagnols commettent une erreur. Cette politique d'attente et de surveillance sera sa chute car sa seule et fatale erreur! Une fois que les Sévillans ont commencé à passer de l’arrière et que l’Inter a mis un terme à son pressing haut, Séville a commencé à voir davantage le ballon et s'approprièrent le match. Séville a égalisé en raison d'une possession soutenue, ce qu'ils ont fait contre Manchester United avec Luuk de Jong mettant la touche finale. Ashley Young n'a pas verrouillé Jesus Navas à temps et lui a laissé trop d'espace pour percer. Du coup, Bastoni ne pu le bloquer. En effet, lorsque Banega a fait la passe à Navas, Bastoni s'est avancé pour le presser. Young était focalisé sur Suso, il n'aurait donc pas pu couvrir l'espace de Bastoni. Gagliardini s'est concentré sur Fernando, donc il n'a pas réalisé l'ouverture de l'espace. Le joueur qui a fait la course est Jordan et Barella était censé le marquer, mais Barella ne marque plus son homme. De Vrij est allé couvrir l'espace de Bastoni. La compacité horizontale de l’Inter n’était pas idéale et la défense a perdu son orientation. En fin de compte, Séville a créé une situation 2 contre 2 dans la surface. De Jong laissé sur place Godin et a marqué pour égaliser.
       

       
      Il faut noter également que la ligne défensive étant restée un peu profonde, les autres joueurs auraient dû réagir à cela et corriger le cas échéant! Lukaku aurait dû être positionné sur la même ligne que Lautaro Martinez alors l'Inter aurait pu mieux fermer la ligne de dépassement. Pourquoi? Quand les Sévillans ont construit à partir de leur aile gauche, Reguilón a fourni la profondeur et Lucas Ocampo a repiqué vers l'intérieur. Ensuite, Éver Banega redescent légèrement aux côtés des défenseurs centraux afin qu'ils puissent construire une ligne arrière trois, et donc formant un 3 contre 2 contre nos deux avants, Romelu Lukaku et Lautaro Martínez.
      La formation "sans ailes" de l'Inter a été exploitée par Séville. L'Inter a bien appuyé sur le côté gauche et n'a pas permis à Séville de progresser cette aile. Mais Séville a trouvé une issue de secours via des changements de jeu lors de la construction. Bien que l'Inter puisse matcher Séville en 1 contre 1 sur l'aile gauche, Séville s'en est sorti avec des changements. L’autre problème de l’Inter a été de créer des opportunités contre le bloc profond de Séville. Séville a formé un bloc étroit et serré avec un 4-4-1-1. Séville a comblé tous les espaces entre les lignes et n'a pas autorisé l'Inter à utiliser ces espaces.
       

       
      Transition coupée
      La transition de la défense au milieu de terrain est devenue difficile à cause de Banega qui s'est assuré que Godin ne pouvait pas passer le ballon à Brozovic. Le Croate n'a pas pu recevoir le ballon de la défense car Banega était toujours là pour forcer Godin à passer le ballon à quelqu'un d'autre. Dans ce cas, Roberto Gagliardini est devenu l'option principale de la construction. Et c'est là qu'intervient Suso, l'Espagnol s'assurant que le milieu de terrain n'a pas assez d'espace autour de lui pour déclencher un mouvement d'attaque. De même, des groupes comme Fernando et Joan Jordan ont coupé toutes les lignes vers Lukaku et Lautaro Martinez. Avec des balles directes inexistantes, l'Inter a été contrainte de jouer de côté, ce qui n'a pas aidé sa cause.
       

       
      Le match allait être une bataille entre deux hommes, Benga et Brozovic, qui sont normalement très bons pour donner le rythme du match. Cette fois-ci, cependant, c'est l'Argentin qui savourait clairement la perspective de jouer contre ses anciens employeurs. Banega était prêt pour la bataille et a fait 64 passes tout au long du match, le plus grand nombre de passes dans la rencontre, et a également fait 13 challenges. Banega a eu une influence apaisante au milieu du terrain et grâce à son excellent contrôle, le milieu de terrain expérimenté a pu affronter deux ou même trois hommes en même temps et s'est toujours imposé.
      Brozovic, par contre, n’était pas vraiment sur le bon tempo. Le Croate a réalisé 59 passes mais n'a pas pu vraiment marquer son autorité sur le terrain comme son homologue. Le joueur de 27 ans a été contraint d'aller plus profond dans sa propre moitié de terrain afin de voir davantage le ballon, ce qui a affecté sa capacité à déclencher des attaques. Cependant, il était toujours capable de faire deux passes clés et a fourni une aide pour le but de Diego Godin.
       
      Les phases arrêtées
      Bien que les coups de pied arrêtés soient monnaie courante, dans des matchs comme ceux-ci, les plus petits détails sont importants. Et, il s'est avéré que l'Inter a perdu la rencontre en raison de son incapacité à gérer correctement les coups de pied arrêtés. Lors de sa défense sur coups francs, l'Inter utilisait le marquage en zone. Bien que cela ne devrait pas être considéré comme une mauvaise tactique, jouer contre une équipe comme Séville cela peut être calamiteux.
       

       
      Dans l'un des coups de pied arrêtés, Banega a effectué un centre vers le poteau arrière et les joueurs de Séville ont surchargé cette zone avec Jules Koundé, Luuk De Jong et Lucas Ocampos. Cela signifiait que les défenseurs de l'Inter étaient en retard pour réaliser le danger et De Jong était capable de s'élever au-dessus de Gagliardini pour marquer de la tête. Comme nous pouvons le voir, Luuk de Jong avait beaucoup d'espace pour effectuer sa tête à la perfection. Au moins un des défenseurs aurait pu avoir plus de jugeote.
      Cela a continué à être un problème, car le troisième but de Séville découlait de la propension de l'Inter à continuer à défendre trop bas. Quatre joueurs de Séville ont eu une chance d'attaquer le ballon et Diego Carlos a eu beaucoup d'espace pour faire le spectacle. Alors que la touche de Lukaku détournait le ballon dans le filet, l’attaque aurait pu être étouffée rapidement lorsque la première tête était dégagée. Les joueurs de l'Inter ont choisi de se défendre dans la surface des six mètres plutôt que de fermer finalement l'espace. Comme nous pouvons le voir, il y a quatre joueurs de Séville qui anticipent le dégagement de la tête tandis que les défenseurs de l'Inter restent dans les six mètres. Cet espace était tout ce dont les Espagnols avaient besoin. Sans rien enlever au mérite de Diego Carlos, l'Inter aurait dû faire mieux ici!
       

       
      Occasions manquées et changements tardifs
      Bien qu'ils n'aient pas eu beaucoup d'occasions, lorsque il y en a eu, l'Inter ne les a pas saisies. Lukaku a raté une belle chance en face à face contre Yassine Bounou et un autre jour, un autre match, il aurait mis le ballon le fond. D'une manière générale, l'Inter a mal joué ses contres. Antonio Candreva a eu une chance d’égaliser en fin de match. Le centre de Brozovic a trouvé Candreva qui courait du milieu de terrain vers la surface. Candreva a mal jaugé le ballon n'a pas pu le frapper correctement. L'Inter a encore mal joué ce moment offensif.
      C'était très surprenant de voir Antonio Conte ne pas mettre Christian Eriksen au début de la seconde mi-temps quand il était devenu clair que l'équipe avait besoin de plus de créativité et d'imagination. Le Danois est rentré très tard dans le match aux côtés d'Alexis Sanchez et, à ce moment-là, Séville défendait dans un bloc profond et avait cessé de presser l'Inter haut sur le terrain.
       
      Conclusions
      Bien que l'Inter ait pu être l'équipe la plus forte sur le papier, sa partition globale était moyenne. Il semblait qu'Antonio Conte voulait que ses joueurs marque rapidement, puis défendent en profondeur tout en s'appuyant sur le rythme et la ruse de Romelu Lukaku et Lautaro Martinez en contre. Cependant, les mouvements de contre-attaque étaient rares en raison de la forme compacte que Julen Lopetegui avait mise en place. Cette tactique restreignait l'espace entre les lignes et l'Inter était incapable de tirer pleinement parti de ses attaquants. Enfin, l'introduction d'Eriksen si tard dans le jeu n'a pas arrangé les choses non plus, car au moment où le Danois est entré sur le terrain, Séville avait déjà réduit tout l'espace dans le dernier tiers et Conte n'avait pas de réponse à cela.
       
      Continuer votre lecture avec d'autres analyses tactique :
       
       

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    16. Seville 3-2 Inter: les andalous restent les rois de l'Europa

      C'était le grand soir, celui que l'on attendait tous. Et si la rencontre fut de très bonne qualité dans l'ensemble, que ça soit dans l'intensité ou le duel tactique, cela n'a pas tourné en notre faveur. Première surprise dans le onze sévillan, avec la titularisation de Luuk de Jong en lieu et place de En-Nesyri. Le néerlandais auteur du but victorieux contre Manchester a la confiance de Lopetegui. Côté Inter, pas de changements dans les titulaires, Conte reconduit tout le monde.
       

       
      Et tout commence très vite, sans round d'observation. Après une première alerte sur notre but, Lukaku parfaitement lancé dans la profondeur par Barella, prend l'avantage sur Diego Carlos. Imbattable dans cet exercice, le belge oblige le brésilien a faire faute dans la surface. Dernier défenseur il ne prendra pourtant qu'un jaune. L'arbitre a peut être eu peur de tuer la rencontre après même pas cinq minutes. Un choix lourd de conséquences par la suite. Lukaku convertit sans souci le pénalty (1-0). Le FC Séville prend ensuite les choses en main et à la 12' le centre de Navas trouve de Jong, qui s'est bien démarqué de Godin. Il n'en faut pas plus pour ce dernier pour placer une tête plongeante puissante, imparable pour Handanovic (1-1).
       

       
      Le match est d'une belle intensité et les deux équipes se rendent coup pour coup. La tension est palpable et elle est aussi très audible à cause du huis clos. A la 15' minute nouveau fait de jeu avec une main de Diego Carlos encore lui, dans la surface. Mais l'arbitre ne veut rien savoir et ne prend pas la peine d'aller vérifier à la vidéo. Furieux, Conte se montre très véhément et se fait avertir.
       

      Pas de temps mort dans ce match très engagé mais agréable à visionner. Alors que D'Ambrosio tutoie le cadre, quelques minutes après Séville à un coup franc intéressant. Tiré par Banega, il trouve au second poteau de Jong qui s'est joué une nouvelle fois de son marquage. Sa tête est parfaite, mélange subtil de puissance et de précision pour trouver le petit filet opposé (1-2). Et c'est quasiment la même configuration deux minutes après que Brozovic, lui aussi sur coup franc, trouve Godin qui trompe Bounou (2-2). Alors que Ocampos sollicite Handanovic, à nouveau suite à une tête sur coup de pied arrêté, l'arbitre met fin à cette première période de grande intensité.
       
      La seconde le sera moins. Si Gagliardini et Young se signalent, c'est bien le FC Séville qui semble prendre l'avantage petit à petit. Reguilon, Suso, Ocampos sont maladroits à la conclusion mais les andalous se trouvent plus facilement qu'en première mi-temps. A la 65' Lukaku a la possibilité d'inscrire un doublé, et de dépasser Ronaldo (record égalé à 34 buts sur une première saison) mais il perd son face à face contre Bounou, irréprochable dans sa sortie. Peu de temps après et de nouveau suite à un coup de pied arrêté, notre défense dégage mal le ballon. Diego Carlos tente la retournée et son tir est hors cadre. Malheureusement Lukaku dévie le ballon dans les filets d'Handanovic (2-3).
       

       
      Un quart d'heure pour réagir et tout tenter. Antonio Conte fait alors ses premiers changements et la triplette Sanchez-Eriksen-Moses rentre. Choix presque gagnant si Jules Koundé n'était pas resté sur sa ligne pour sauver son club d'un tir de Sanchez... Les physiques souffrent. Le FC Séville joue le temps et fait preuve de roublardise. Les minutes passent et nous restons impuissants. Les espagnols remportent donc leur sixième C3 en autant de finales. Cela clôt un beau parcours en Europa qui s(achève sur un csc malheureux de Lukaku et laisse des regrets, comme souvent lors d'une finale.
       
       
       
      Tableau Récapitulatif
      Résumé Vidéo
       
      Séville 3-2 Inter
      Buteurs: 12' & 33' de Jong 19' - 74' Lukaku csc ; 5' Lukaku - 35' Godin
       
      Inter: Handanovic ; Godin (90' Candreva), De Vrij, Bastoni ; D'Ambrosio (78' Moses), Barella, Brozovic, Gagliardini (78' Eriksen), Young ; Lukaku, Lautaro Martinez (78' Sanchez)
      Banc: Padelli, Sanchez, Moses, Sensi, Ranocchia, Valero, Eriksen, Esposito, Pirola, Biraghi, Skriniar, Candreva
      Coach: Antonio Conte
       
      Séville: Bounou ; Jesus Navas, Koundé, Diego Carlos (86'Gudelj), Reguilón ; Jordán, Fernando, Banega ; Suso (78' Vazquez), de Jong (85' En-Nesyri), Ocampos (71' Munir)
      Banc: Vaclík, Sánchez, Sergi Gómez, Munir, Gudelj, Escudero, Oliver Torres, Vázquez, José Alonso, Genaro, Pablo Pérez, En-Nesyri
      Coach: Julen Lopetegui
       
      Arbitre: Makkelie
      Var: Kamphuis
      Avertis: Diego Carlos - Banega ; Barella - Bastoni - Gagliardini
       
       
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    17. Histoire d'une finale de C3 racontée par Zenga : Inter - Roma 1991

      Notre club favori affronte Séville ce soir pour un quatrième trophée en C3. Pour mémoire, voici la finale de 1991, Inter - Roma, racontée par notre légende Walter Zenga.
      Lorsque nous parlons des Inter vs Roma, nous pensons immédiatement à des matchs spectaculaires pleins de buts, de remontées et de drames jusqu'à la dernière minute. Les deux équipes se sont affrontées dans six finales au total ! Cinq en Coppa Italia (trois gagnées par l'Inter) et une fois en Coupe UEFA. Cette finale en 1991 a apporté aux Nerazzurri leur première Coupe UEFA de l'histoire après deux matchs aller et retour : une victoire 2-0 à San Siro et une défaite 1-0 à l'Olimpico. Hé oui, les finales de la C3 étaient jouées en aller et retour, jusqu'en 1997.
      C'était l'Inter de Giovanni Trapattoni et le trio allemand constitué de Brehme, Matthäus et Klinsmann, avec Berti et Bergomi, et bien sûr Walter Zenga comme dernière ligne de défense. Un vrai grand gardien et un fan inconditionnel de l'Inter qui a porté le maillot des Nerazzurri pendant une grande partie de sa vie. Notre Spider-Man nous ramène dans le temps en se remémorant ses souvenirs contre les Giallorossi.
      "Cette Inter, quelle équipe !! C'était une saison folle, nous avons dû beaucoup nous battre en championnat mais nous volions littéralement en Coupe d'Europe. On a failli se faire sortir par le Rapid de Vienne et nous le serions sans mon double arrêt à la 90e minute… C'était juste ça. Comme je l’ai déjà dit, le match que j’aimerais rejouer est celui de mes débuts pour l’Inter. De cette façon, j’aurais la chance de disputer 472 autres matches sous les couleurs des Nerazzurri."
      Un lien éternel avec le Club qui a été significativement renforcé lors de cette finale remportée contre la Roma :
      "La finale aller et retour a vraiment été difficile. Ce furent deux matchs pleins de tension, tous les deux avec des stades pleins de supporters qui étaient tous fous d'impatience ! Matthäus et Berti ont tous deux marqué au match aller, je n’ai pas eu à effectuer de grands arrêts. San Siro était bondé, notre équipe était solide et nous avions beaucoup de caractère. Il y avait plus de 70 000 fans à l’Olimpico, c’était une atmosphère vraiment difficile à jouer. Mais nous étions si forts et nous savions que même après le but de Rizzitelli dans les dernières minutes, nous n’allions pas nous effondrer. Nous savions gérer les situations les plus délicates. De plus, je jouais avec Bergomi et Ferri, avec les Allemands, j'étais bien protégé, en fait ce but contre la Roma a été le premier que j'ai concédé dans la coupe pendant un moment après une série de clean sheets."
      "Lothar a marqué un pénalty au match aller, même si pendant la semaine, je me tenais entre les poteaux et mettais Andy Brehme au défi de me maltraiter, il marqua dix pénalty sur dix contre moi ! Cinq du pied droit et cinq du gauche. Un vrai phénomène ! Mais Matthäus était tout simplement incroyable. De temps en temps pendant le match, il revenait dans la zone et me disait : "Donne-moi le ballon et je m'en occupe." Nous avons joué sans Serena à Rome après s'être blessé à l'épaule. Je me souviens de la joie sur le terrain et des gens qui nous attendaient à l'aéroport quand nous avons ramené la coupe à la maison."
      Cette équipe a ensuite remporté à nouveau la Coupe UEFA trois ans plus tard, contre Salzbourg à San Siro. C'était le dernier match de Walter Zenga sous notre maillot. Une aventure de douze ans qui s'est terminée par une série d'arrêts incroyables:
      "Personne ne pourra jamais me retirer la joie que j'ai ressentie ce soir-là. Je savais que ce serait mon match d'adieu avec l'Inter. Cela avait été une longue saison difficile. San Siro se balançait, tout le monde chantait mon nom. Jonk a marqué et nous avons gagné devant tout le monde. Un scénario parfait et inoubliable."
       
      Voici une petite vidéo de la finale aller, remarquons l'ambiance incroyable :
       
       
      Et une vidéo de la finale retour :
       
       
      Que de beaux moments que nous voudrions revivre ce soir!
       
       

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    18. Inter/Suning : les enjeux de la victoire en Europa League

      Les kits ont été choisis pour la finale de vendredi. L’Inter jouera avec le maillot « Home » traditionnel avec un short noir et les chaussettes blanches, comme en 2010. En Chine, le Suning a recouvert la majorité de ses espaces promotionnels d'une affiche aux couleurs de l'Inter montrant ainsi son soutient sans faille et l'importance que représente le club pour eux. 
       

       
      Les enjeux sont en effet très importants :
      👉 Un trophée depuis 2011
      👉 Qualifié dans le 1er chapeau de la prochaine Ligue des Champions (au lieu du 3e chapeau)
      👉 Continuer notre progression au Ranking UEFA (l'Inter est la meilleure équipe italienne cette saison)
      👉 25 millions d'euros garantis (au lieu de 16 millions actuels)
      👉 Qualification à la Coupe du Monde des Clubs (avec le gagnant de la Ligue des Champions)
      👉 Qualification au match de Super Coupe d'Europe contre le gagnant de la Ligue des Champions
      👉 Gain de prestige au niveau mondial
      👉 Être l'équipe italienne à avoir gagné pour la dernière fois les deux Coupes d'Europe
       
       

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    19. Présentation du FC Séville : l'Inter favorite ?

      Comme nous le savons toutes et tous, notre équipe favorite affrontera le FC Séville en finale de la Ligue Europa ce vendredi. Nous avons présenté la tactique employée par Lopetegui dans un précédent papier, nous présentons succinctement ce club.
       
      Le parcours du FC Séville
      Contrairement à l'Inter, le FC Séville est sorti des poules de la C3 en terminant premier devant l'APOEL Nicosie (1-0/0-1), Qarabag (2-0/3-0) et le F91 Dudelange (3-0/5-2). Le club espagnol a ensuite éliminé respectivement le CFR Cluj (1-1/0-0 – but à l'extérieur), l'AS Roma (2-0), Wolverhampton (1-0) et Manchester United (2-1).
       
      FC Séville : Histoire et palmarès
      Le club de Séville fut fondé le 25 Janvier 1890, a remporté 1 titre de la Liga (saison 1945-1946), 5 coupes d'Espagne (1935, 1939, 1948, 2007 et 2010) et détient le record de C3, 5 au total (2006, 2007, 2014, 2015, 2016). C'est le club le plus vieux d'Espagne dévoué seulement au football. Séville est régie par un système de gestion présidentielle, mais avec un conseil d'administration qui discute et approuve les décisions importantes. Actuellement, son président est José Castro Camona, homme d'affaire dans le secteur de l'immobilier et les énergies renouvelables. 

      Tout au long de son histoire, Séville a eu 29 présidents, le premier étant Edward Farquharson Johnston, un Écossais. Ceux qui ont occupé la présidence pendant les plus longues périodes sont Ramón Sánchez Pizjuán, Eugenio Montes Cabezas, Luis Cuervas Vilches et José María del Nido Benavente. En 1992, Séville est devenue une association sportive par capitaux, à la suite de l'entrée en vigueur de la loi qui les régissait. Le système d'élection du président a été modifié pour être élu parmi les membres éligibles par les actionnaires du club.
      Comme nous le remarquons, le FC Séville a un palmarès national plutôt modeste et est présent sur la scène européenne "que" depuis les années 2000. Nous pouvons également noter que le club a passé la majorité de son temps en Liga malgré quelques périodes en Segunda Liga. Depuis la saison 2001-2002, le club est toujours présent en première division, ce qui montre une certaine constance et une bonne gestion. En Champions League, le FC Séville a déjà connu deux fois les quarts de finale, en 1957-1958, sorti par le Real de Madrid et en 2017-2018, sorti par le Bayern de Munich. Cela constitue leur meilleure performance pour la C1. Autrement, ils ont atteint les 8e de finale en 2007-2008, sorti par Fenerbahce, en 2009-2010, sorti par le CSKA Moscou, et en 2016-2017, sorti par Leicester. Enfin, ils ont terminé troisième des poules en 2015-2016 avant d'être reversés en C3. Nous remarquons que malgré une présence régulière en Europe depuis la saison 2004-2005, le FC Séville ne peut être considéré comme un (très) grand d'Europe. Pour être complet, son classement Elo au 19/08/2020 est de 1849 et se classe 10e.
      Sur la figure ci-dessous, nous pouvons voir l'évolution de son classement Elo sur les années (panel du haut) et sur les quatre dernières années (panel du bas). Nous voyons que le FC Séville a connu une belle période dans les années fin 50-début 60, ainsi que deux pics dans les années 2000 qui correspondent aux victoires en C3. La panel nous montre clairement que les années post-Emery, après mi-2016, sont assez délicates même si son classement remonte sous Lopetegui.
       

       
      Cinq C3 en bois ?
      Derrière ce titre un brin provocateur, se cache en fait une question de fond. Si le FC Séville a remporté légitimement ses 5 C3, beaucoup s'interrogent sur la qualité de cette dernière et n'hésitent pas à dire que ses trophées européens sont "en bois" dénigrant en fait le niveau C3. Pour appuyer leurs arguments, les détracteurs citent les clubs vaincus par Séville en finale et il est vrai que, à part Liverpool et, un degré moindre le Benfica, les autres noms ne font pas rêver. Pour aller dans leurs sens, entre 2001 et 2015, nous pouvons admettre que les noms des finalistes ne sont pas très excitants : Deportivo Alaves, Glasgow Rangers et Celtic, Fulham FC et Dnipro.

      En revanche, à partir de 2015, nous retrouvons des noms plus "prestigieux" comme Liverpool, l'Ajax, Marseille et Arsenal, tout comme les vainqueurs, Manchester United, Atletico Madrid et Chelsea. A cet argument, on peut répondre qu'en 1981, la finale opposait Ipswich Town au AZ Alkmaar et celle de 1987 opposait l'IFK Göteborg au Dundee FC. En 1985, n'oublions pas que l'Inter se faite éliminer par le Real Madrid (2-0/0-3) en demie finale alors que Videoton avait sorti le FK Sarajevo (3-1/1-2) dans l'autre demie. Le Real avait ensuite battu Videoton (3-0/0-1) en finale.
      Baser une réponse argumentée sur l'historique de la C3 serait trop fastidieux bien qu'intéressant. Ceci dit, il faut rappeler que l'ancienne C3, c'est à dire celle avant les différentes réformes de l'UEFA, était forte car les deuxièmes et troisièmes des pays les plus forts jouaient cette compétition. Depuis ces réformes, la C2 a disparu (saison 1998-1999, remportée par la Lazio contre le Real Majorque) et la C1 a tout vampirisé. Ce implique que les quatre premiers des quatre meilleurs championnats jouent la C1, il ne reste que les "seconds couteaux" pour la Ligue Europa ou les forts clubs ayant sous-performé en C1. Pour ne rien arranger, les primes étant nettement plus importantes pour la C1 que la C3, les gros clubs, surtout italiens, délaissaient cette compétition. Pour remédier à cela, l'UEFA décida que le vainqueur de la C3 jouerait en C1 la saison prochaine. Cette règle a été mise en place lors de la saison 2015-2016. C'est pour cela que le FC Séville a pu jouer en C1 la saison 2016-2017 alors qu'il n'avait terminé que 7e en Liga.

      Pour terminer, il faut également mentionner que les clubs les plus riches phagocytent tous les meilleurs talents asséchant les clubs "secondaires" et concentrant les ressources par la même occasion. Pour s'en convaincre, il suffit de compter le nombre de clubs qui ont gagné la C1 depuis l'arrêt Bosman (1996) alors qu'ils ne l'avaient pas gagnée avant. La réponse est simple, deux : Dortmund en 1997 et Chelsea en 2012.
       
      Analyse avec le classement Elo
      Nous voyons que l'argument, "ils ont gagné 5 C3 en bois" ou "la C3 est une coupe en bois", a un peu de plomb dans l'aile. Mais que dit une analyse avec le classement Elo ? Sur la figure ci-dessous, on effectue un zoom sur les années 2000.
       

       
      Comme attendu, nous voyons clairement une progression entre 2000 et 2006. Ceci est conforme avec la montée en puissance progressive du FC Séville. Nous remarquons que le Elo atteint pratiquement 1900 et légèrement au-dessus de 1900 un an plus tard. Il est intéressant de constater que l'Inter avait un Elo similaire après ses victoires en C3 en 1991 (AS Roma) et 1998 (Lazio). Pour être complet, l'Inter et Séville démarrèrent leurs campagnes européennes à 1700 Elo environ. Ainsi, avec un point initial similaire, en vertu du calcul Elo, les performances de Séville et de l'Inter sont assez similaires. On peut donc conclure que les 2 premières C3 du FC Séville ne sont pas réellement en bois. Néanmoins, il faudrait également analyser le Elo des clubs rencontrés. 
      Leur parcours de leur C3 2005-2006 fut, Mayence, Besiktas, Lokomotiv Moscou, Lille, Zenit Saint Petersbourg, Shalke et Middlesbrough alors que celui de 2006-2007 les avait vu affronter Atromitos, Slovan Bratislava, Steaua Bucarest, Shakhtar Donetsk, Tottenham Hotspurs, Osasuna et l'Espanyol de Barcelone. Il est clair que le parcours 2006-2007 est moins prestigieux que celui de 2005-2006. Mais, en regardant la Liga, Séville a terminé 3e au lieu de 5e et a remporté la Copa del Rey. Donc, le club a gagné des points dans les compétitions nationales.
      Paradoxalement, les années Unai Emery, qui sont tant vantées, ne sont pas si extraordinaires concernant le classement Elo. A part un pic à un peu plus de 1900 Elo à la fin de la saison 2014-2015, il n'est pas si stratosphérique pour le reste, 1850 Elo environ. Cela peut s'expliquer, en partie par les parcours européens : Titograd, Wroclaw, Fribourg, Maribor, Betis Séville, FC Porto, FC Valence et Benfica en 2013-2014, Rijeka, Mönchengladbach, Villarreal, Zenit, Fiorentina et Dnipro pour la saison 2014-2015. Le FC Séville avait également atteint les quarts de finale de la Copa del Rey en 2014-2015 contre les 32e de finale en 2013-2014. Par contre, malgré qu'ils aient battu un Liverpool en reconstruction avec Klopp, le classement a dropé à moins de 1850 points. Ceci peut s'expliquer par la 7e place en Liga et le fait que le FC Séville n'a jamais gagné à l'extérieur lors de cette saison. Sur la figure ci-dessous, nous voyons l'évolution des points Elo du FC Séville sous Unai Emery.
       

       
      Nous voyons qu'il a bien redressé le club sans le maintenir à un top niveau sur une saison supplémentaire. Nous remarquons cette même tendance pour les autres clubs managés.
      Quoi qu'il en soit, l'analyse par classement Elo confirme l'analyse intuitive précédente : les C3 gagnées par le FC Séville ne peuvent pas être considérées comme en bois. Nous pouvons dire que 3 sont de bonne qualité et 2 sont correctes mais sans plus. C'est donc un club très solide de C3 mais qui a du mal pour soit franchir un cap en C1 ou pour s'y maintenir durablement. Ce n'est donc pas un monstre européen.
       
      L'Inter favorite ?
      C'est une question que tout fan interiste qui se respecte se pose. Vu le passé du FC Séville, vu son état de forme actuel, vu son parcours et vu son classement Elo, nous pouvons admettre que les chances sont équilibrées avec un léger avantage pour l'Inter. En effet, en toute objectivité, nous pouvons admettre que nous avons vu une montée en puissance après cette cadence suicidaire de 3 matchs par semaine (merci la fédération italienne) qui a tué et la Louve, le Napoli et la Juventus. Le FC Séville a été assez poussif contre Wolverhampton et un Manchester United assez moyen. De plus, l'influence d'Antonio Conte est indéniable.

      L'Inter est sur une dynamique positive et elle doit en profiter pour gagner. Gagner cette C3 vendredi pourrait envoyer un signal très fort à l'Europe et l'Italie en particulier. Quel club italien a gagné une C1 ou une C3 depuis 2010 ? Aucun ! L'Inter, en gagnant la Ligue Europa vendredi pourrait donner un nouvel élan, un nouveau tempo à ce football moribond.
       
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    20. Séville 2019/20 : analyse tactique de l'équipe

      Le Séville de Julen Lopetegui est en pleine forme. Après avoir terminé 4e de la Liga, ils chercheront à gagner cette 6e C3 en défiant l'Inter qui a pulvérisé le Shakhtar Donetsk. Dans cette analyse tactique, nous examinons les tactiques derrière le succès de Séville et ce que nous pouvons attendre d’eux.
       
      Formation
      Séville utilise généralement une formation en 4-3-3 qui leur permet de passer à un 3-4-3 ou à un 4-1-4-1 avec des variations minimes, étant très adaptable et modifiable même en cours de match. Nous pouvons généralement voir le milieu de terrain défensif descendre entre les arrières centraux pour former une ligne à 3 ou les ailiers revenir au milieu de terrain pour défendre et former un milieu de terrain en 4 + 1.
      Cette adaptabilité permet à Lopetegui de mettre en œuvre facilement différentes tactiques. Peu importe à quoi ressemble la formation sur papier, Séville essaie généralement d'utiliser des tactiques similaires. Leurs principes ne changent pas d'un match à l'autre, cherchant à exploiter les ailes, d'où Navas et Reguilón ou Escudero en arrières latéraux et Ocampos et Suso en ailiers qui créent la plupart des occasions de l'équipe. Ils essaient également d'utiliser des transitions rapides pour profiter du rythme qu'ils ont sur les ailes et à l'avant (surtout quand Youssef En-Nesyri est leur attaquant). Ils utilisent leurs milieux de terrain centraux pour lancer leurs transitions rapides. Séville cherche rarement à avoir une longue possession dans le dernier tiers adverse et à tenter des attaques en position.
      Ci-dessous, nous voyons la position moyenne et les passages de Séville (notons l'erreur : il faut lire 3-4-3 et non 4-3-3). Nous voyons les arrières jouer en tant que milieux de terrain larges, le milieu défensif proche des arrières centraux et les attaquants isolés et ne participant pas à la construction.
       

       
      Pour aider la lecture et éviter de surcharger les images, voici la composition des équipes du match Séville - Osasuna dont les cinq images suivantes sont issues.
       

       
      La construction
      De l'arrière, Séville forme généralement une ligne à trois avec le milieu de terrain défensif descendant entre les arrières centraux. Les arrières latéraux montent et les ailiers et les milieux de terrain centraux utilisent des rotations pour générer des espaces. Face à une pression intense, Séville ne craint pas de jouer de longues balles à En-Nesyri ou Luuk De Jong et d'essayer de gagner des secondes balles. En général, Séville ne prend pas de risques excessifs et le principal objectif qu’ils ont en construisant est d’attirer l'adversaire afin qu’ils puissent exploiter leurs transitions rapides et leurs ailiers. C’est grâce à leur patience que Séville a la quatrième possession la plus élevée du championnat (56,9%).
      Voyons cela dans un exemple. Sur l'image ci-dessous, nous pouvons voir Séville construire lors de leur match contre Osasuna. La première chose que nous remarquons est le milieu de terrain défensif Fernando qui passe entre les arrières centraux (Kundé et Gomez)) et forme une ligne à trois, libérant les arrières latéraux (Navas et Escudero) pour obtenir des positions plus avancées. Sur le côté droit de l'attaque, on voit l'arrière droit, l'ailier droit et le milieu de terrain central droit (Navas, Ocampos et Vázquez) se regrouper et surcharger la zone pour attirer les joueurs et générer des espaces de l'autre côté. Sur le côté gauche, en opposition, Séville cherche à séparer ses joueurs pour générer des espaces pour jouer. Le milieu de terrain central gauche (Óliver Torres) reste au centre et l'arrière gauche (Escudero) se déplace vers la ligne de touche, de sorte que l'ailier gauche (Rony Lopes) a de l'espace pour venir recevoir le ballon. Avec ce mouvement de soutien, Lopes attire l'arrière droit d'Osasuna, générant un espace que lui ou Escudero peut attaquer pour avancer. Dans ce cas, Escudero reçoit le ballon et c'est Lopes qui attaque l'espace qu'il a généré.


       
      Un autre mouvement fréquemment utilisé par Séville pour progresser est la rotation entre le milieu de terrain central et l'ailier. Lorsque l’un des arrières centraux a le ballon, l’ailier entre à l’intérieur et court vers le ballon pour le recevoir, tandis que le milieu de terrain central attaque le demi-espace généré par le mouvement de l’ailier. Cela laisse au détenteur du ballon deux options : une courte passe à l'ailier ou une longue passe en arrière au milieu de terrain central. Cela crée également des doutes dans la défense adverse car les joueurs doivent être coordonnés pour suivre leurs opposants directs ou rester dans leurs zones.
      Voyons un exemple de cela sur l'image suivante. Lorsque le défenseur central droit (Koundé) a le ballon, le milieu de terrain central droit (Vázquez) et l'ailier droit (Ocampos) échangent leurs positions, chacun occupant l'espace généré et précédemment occupé par l'autre. Dans ce cas, l’arrière gauche d’Osasuna doute entre suivre son opposant direct ou rester à sa place et laisser faire une passe facile à jouer pour Ocampos; suivre Ocampos, une longue passe à Vázquez aurait été une bonne option.
       

       
      Avoir trois joueurs à l'arrière pour la construction est un moyen pour Séville de donner plus de liberté aux joueurs plus avancés et de se sentir en sécurité au cas où il y aurait une contre-attaque.
       
      Transitions rapides et peu de jeu de position
      Comme nous l’avons dit précédemment, la haute possession de Séville s’explique principalement par leur patience à construire, car ils ne sont pas une équipe qui semble avoir de longues possessions dans le dernier tiers du terrain. La principale force de Séville réside dans ses transitions rapides. Lorsqu'ils récupèrent le ballon ou attirent l'adversaire, Séville cherche à déplacer rapidement le ballon vers les zones libres sur les flancs et à progresser ou à contre-attaquer à partir de là en utilisant le rythme et la capacité de ses arrières latéraux et ailiers à porter le ballon vers l'avant. La première chose à noter est que même si les deux arrières latéraux sont généralement très "attaquants", Navas est extrêmement direct et peut souvent être vu dans des positions très avancées. Les arrières latéraux Navas et Reguilón sont les deux meilleurs centreurs de la Liga (6,61 et 5,34 centres par 90) et les septième et cinquième meilleurs coureurs progressifs, respectivement (3,44 et 3,63 courses par 90). Étant donné que Navas est également cinquième pour les passes progressives (11,81 par 90), nous pouvons voir à quel point les arrières latéraux sont importants dans la tactique offensive de Séville.
      Dans l'image ci-dessous, nous voyons comment Navas commence sa course de chevauchement dès que la passe à l'ailier est faite, créant une situation de supériorité. Notez comment l'arrière latéral (Escudero, coin inférieur gauche) commence à courir aussi mais reste dans une position moins avancée. La tendance de Navas à se précipiter dès qu’il le peut est l’une des raisons pour lesquelles le défenseur central droit Koundé est un joueur si important dans la tactique de Lopetegi. Le jeune Français est rapide et doué pour défendre avec l’espace, il joue donc le rôle d’arrière droit lorsque Navas ne peut pas récupérer sa position à temps. Le milieu de terrain défensif restant près des arrières centraux pour former une ligne à trois est également un moyen de libérer les arrières latéraux sans perdre la forme défensive.
       

       
      L’absence d’un vrai numéro 10 dans la tactique de Séville ne signifie pas que leurs milieux de terrain n’ont pas l’esprit offensif. Avec Banega, Torres, Jordan et Vázquez, leur milieu de terrain est plein de talent, mais ils préfèrent les utiliser dans des positions plus profondes pour faire avancer le ballon qu'entre les lignes pour recevoir et aider. Ceci est compréhensible vu les performances des joueurs de l'aile. Quoi qu’il en soit, il y a l’un des milieux de terrain centraux de Séville qui se démarque de tout le monde: Banega. Le meneur de jeu argentin, qui quitte le club à la fin de la saison pour Al Shabab Riyadh, est sixième de la Liga pour les passes par 90 (68,13, 86% de précision), deuxième des passes au dernier tiers par 90 (12,95) et troisième des passes progressives par 90 (12,99). Sa capacité à dominer et à dicter depuis le milieu de terrain a été essentielle au cours des dernières années pour Séville, et il leur manquera certainement la saison prochaine.
      Dans l'exemple suivant, nous voyons comment Séville utilise ses milieux de terrain centraux pour lancer ses transitions. Torres, l'homme en possession, vient de récupérer le ballon et est entouré de rivaux. Même si son coéquipier est sous pression, l'arrière gauche et l'ailier gauche (Escudero et Lopes) commencent à courir vers l'avant, et Torres le sait automatiquement et fait une passe dans la course d'Escudero. Lopes continue sa course jusqu'à ce qu'il atteigne la surface, et Escudero trouve de l'espace libre pour porter le ballon jusqu'au bord de la surface et tirer. Séville lance souvent des contre-attaques juste après avoir récupéré le ballon et le rythme de ses joueurs est sa principale menace car ça peut aller très vite.
       

       
      Le joueur qui a le plus profité de ces transitions rapides et du jeu avec les espaces est Ocampos. L'ailier argentin est le huitième meilleur buteur de la ligue (10 buts), neuvième en tirs tirés (55, 2,43 pour 90), neuvième en touches dans la surface par 90 (4,24), cinquième en dribbles par 90 (8,75), dixième en points progressifs par 90 (3,27) et quatrième en duels offensifs par 90 (16,79). Grâce à son rythme, son physique et son agressivité pour attaquer les espaces avec et sans ballon, Ocampos connaît une saison de relance après quelques hauts et bas en Ligue 1. La tendance de Séville à attaquer avec les ailes est clairement visible dans les statistiques. Seulement 33% de leurs attaques proviennent du centre, seul Getafe ayant un pourcentage inférieur (32%). Ils mènent la ligue pour les centres (20,79 pour 90) et sont deuxième pour les dribbles (29,42 pour 90), générant 19,21 touches dans la surface pour 90 (troisième meilleur) qui mènent à 11,55 tirs pour 90 (quatrième meilleur). Avec ces statistiques, il est évident que les tactiques d’attaque de Séville sont efficaces. En fait, ils ont légèrement sous-performé leurs objectifs attendus, donc seule leur mauvaise finition les empêche de faire encore mieux.
       
      Défense : agressive mais pas de pression constante
      Les tactiques défensives de Séville sont un mélange de pression et d’attente. Ils ne pressent pas tout autour du terrain mais s'assurent que les rivaux ne soient pas à l'aise et les font jouer dans certaines zones pour ensuite presser très agressivement et récupérer le ballon. Cela se fait par un milieu qui rejoint l'attaquant dans la pression, faisant jouer les défenseurs centraux adverses du côté souhaité. Une fois que cela se produit, la pression est très intense et efficace. Cela conduit Séville à être la deuxième meilleure équipe en passes par action défensive (7,17), une mesure qui vise à mesurer l'intensité et l'efficacité de la pression des équipes.
      Nous voyons ce genre de pressing dans l'exemple suivant. Osasuna n'utilise pas beaucoup de joueurs pour construire de l'arrière (seulement 6 joueurs), alors Séville voit cette faille et presse en conséquence. L'attaquant passe en premier, forçant l'arrière central à passer arrière droit. Ensuite, l'ailier droit et l'arrière gauche pressent sur leurs opposants directs, tandis que l'un des milieux de terrain centraux reste au centre pour éviter toute passe au milieu. Cela se traduit par une récupération qui se termine par un tir. Nous pouvons voir que Séville n’a pas mis toute l’équipe en avant (2 à gauche, 3 au centre et 1 à droite), donc c’est plus une question d’organisation que de nombre de joueurs.
       

       
      Si les rivaux échappent à la pression de Séville, ils ont toujours au moins quatre joueurs prêts à défendre, laissant le temps aux autres de récupérer leurs positions. Le milieu de terrain défensif est toujours près des arrières centraux et au moins un des milieux de terrain centraux reste près de (ou dans) sa moitié. Lorsqu'il n'y a aucune opportunité de presser, Séville défend dans un bloc moyen-bas, formant une formation 5-4-1 avec le milieu de terrain défensif entre les arrières centraux. L'attaquant préfère rester dans une position légèrement avancée pour effectuer des courses vers l'arrière dès que l'équipe récupère le ballon. Le rythme d'En-Nesyri est crucial dans cette dernière tâche. Nous pouvons voir cette formation dans l'image ci-dessous.

       
      Cette configuration défensive permet aux défenseurs de quitter leur position pour suivre les attaquants rivaux pour venir en profondeur pour recevoir le ballon.
      Prenons l'exemple ci-dessous : João Felix vient en profondeur pour recevoir le ballon au milieu de terrain et au lieu de laisser un milieu de terrain pour le marquer, le défenseur central droit (Koundé) le suit et l'oblige à renvoyer le ballon. Même si l’un des arrières centraux quitte son poste, il y a toujours une solide ligne à quatre en place.
       

       
      La tactique défensive de Séville a l'avantage d'être suffisamment flexible pour s'adapter en termes de pression ou d'attente, et elle a été très efficace car c'est la quatrième équipe qui concède le moins de tirs (8,66 pour 90) et le cinquième meilleur des buts en contre.
       
      Conclusion
      Séville a trouvé un style de jeu très solide. Leurs tactiques défensives se sont avérées flexibles et utiles à la fois pour presser haut et bas, tandis que leurs transitions rapides sont un excellent moyen de profiter des espaces derrière les lignes de l'adversaire. Avec de légères améliorations dans leur finition, Séville pourrait être un candidat sérieux à la C3 et perturber les meilleures équipes de C1.
       
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    21. Inter 5-0 Shakhtar : cinq buts pour assurer la finale

      Un score sans appel. Après une première mi-temps plus que correcte, les nerazzurri ont totalement déroulé en seconde période.
      En demi-finale de la Ligue Europa, face à un Shakhtar pas très inspiré mais surtout bien tenu sur le terrain par toute l'équipe, c'est une nette victoire qui envoie l'Inter en finale de l'Europa League. Une première dans cette compétition sous ce format.
       
      Après un premier quart d'heure d'observation, Pyatov effectue un dégagement hasardeux. Barella sent bien le coup et confisque le ballon, pour aller centrer directement dans la surface. Centre parfait pour Lautaro Martinez qui marque enfin son premier but en Europa League (19'). Une délivrance pour lui. En face le Shakhtar tente de réagir mais n'arrive pas à poser son jeu. Le quadrillage du terrain côté Inter est très efficace, avec un pressing sur le porteur du ballon. Barella ainsi que Lukaku sont pas loin de creuser l'écart, en vain et même si le Shakhtar fait courir l'équipe lors des dix dernières minutes de la période, ils restent inoffensifs.
      La reprise commence fort. Lautaro Martinez et sa confiance retrouvée, sont proches d'inscrire un superbe lob mais Pyatov se détend bien. Quelques minutes après Lukaku tutoie le poteau. A la 62' les ukrainiens ont leur plus grosse occasion. Moraes est oublié par Bastoni et il faut un peu de chance à Handanovic pour contrer la tête du brésilien. On était à deux doigts de l’égalisation sur cette action, une des seules opportunités du Shakhtar.
       
      Deux minutes après, sur un corner bien frappé au second par Brozovic, D'Ambrosio place une tête opposée qui fait mouche (64'). La machine est lancée et rien ne l'arrêtera. La LuLa est en feu. Martinez aligne Pyatov d'un enroulé ras de terre imparable, suite à une belle action et une passe décisive du belge (74'). Quatre minutes après, on prend les mêmes mais on inverse. Lukaku, qui avait du mal à trouver le cadre jusqu'alors, décoche un tir du gauche bien placé après un excellent décalage de l'argentin (78').
      Ce n'est pas fini, puisque Lukaku prend de vitesse Kryvtsov pour ensuite en pleine course glisser le ballon entre les jambes de Pyatov, qui passe donc une salle soirée (83'). C'est le dixième match consécutif où Lukaku trouve les filets.
       
      Réservez votre vendredi, c'est jour de finale ! Aucune excuse ou raison de la rater.
      Nous n'avons plus eu de trophée depuis la saison 2010/11 et nous allons faire face à "l'équipe type Europa League", le FC Séville, cinq fois vainqueur de l'épreuve depuis 2006. Le club spécialiste de cette compétition qui a éliminé dimanche Manchester United. Un beau duel en perspective, à ne pas louper donc.
       
       
       
      Tableau Récapitulatif
      Résumé Vidéo
       
       
       
      Inter 5-0 Shakhtar
      Buteurs: 19' & 74' Martinez - 64' D'Amborsio - 78' & 83' Lukaku
       
      Inter: Handanovic ; Godin, De Vrij, Bastoni ; 33 D'Ambrosio (81' Moses), Barella, Brozovic (85' Sensi), Gagliardini, Young (66' Biraghi) ; Lukaku (85' Esposito), Lautaro Martinez (81' Eriksen)
      Banc: Padelli, Sanchez, Moses, Sensi, Ranocchia, Valero, Eriksen, Esposito, Pirola, Biraghi, Skriniar, Candreva
      Coach: Antonio Conte
       
      Shakhtar Donetsk: Pyatov ; Dodô, Kryvstov, Khocholava, Matviyenko ; Marcos Antonio, Stepanenko ; Marlos (75' Konoplyanka), Alan Patrick (59' Solomon), Taison ; Junior Moraes
      Banc: Trubin, Dentinho, Tetê, Konoplyanka, Solomon, Kovalenko, Maycon, Marquinhos, Bolbat, Pikhalonok, Bondar, Fernando
      Coach: Luis Castro
       
      Arbitre: Marciniak
      Var: Gil
      Averti: Taison
       
      ®gladis32 - internazionale.fr
       


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    22. Shakhtar Donetsk : "Trading des joueurs et difficultés"

      Dernier tour d'horizon sur notre futur adversaire en demi-finale de la Ligue Europa qui se focalise sur son trading des joueurs et ses difficultés. Une présentation succincte et la stratégie de Luis Castro ont été présentés dans deux articles précédents.
       
      Le Shakhtar Donetsk a acquis la réputation d'être l'une des équipes offensives les plus attrayantes du football européen. Lorsque la révolution brésilienne a commencé en janvier 2005 avec la signature de Jadson, Donetsk n'avait remporté qu'un seul titre de champion. Depuis, l'ancien entraîneur Mircea Lucescu (manager de 2004-2016 et manager de l'Inter en 1998-1999) a formé une équipe qui a remporté onze titres de champion, une Coupe de l'UEFA et est devenu une équipe omniprésente dans les compétitions européennes (C1 et C3 confondues). L'impact de Mircea Lucescu est assez phénoménal. Jugez du peu.
      En mai 2004, Lucescu rejoint le Shakhtar Donetsk et a mené son ascension les années suivantes. Son premier trophée avec le club est la Coupe d'Ukraine 2003–2004, battant le Dnipro Dnipropetrovsk 2–0 en finale le 30 mai. Lors de sa première saison complète avec le club, il a obtenu le titre de la Premier League en 2004-2005. La saison suivante, il a obtenu la Premier League et la Super Cup. Il n'a cependant pas réussi à gagner de trophées la saison suivante, bien qu'il l'ait rattrapé lors de la saison 2007-2008, remportant le titre de Premier League et la Coupe d'Ukraine. Son seul succès national lors de la saison 2008-2009 est en Super Coupe, bien qu'il ait pu guider le Shakhtar vers leur tout premier trophée européen, remportant la dernière Coupe de l'UEFA avant qu'elle ne soit rebaptisée UEFA Europa League. Il a remporté la finale contre le Werder Brême 2–1 après prolongation.
      La saison 2009–2010 a vu le Shakhtar regagner le titre de Premier League. La saison 2010-2011 a été très réussie pour Lucescu, il a guidé le Shakhtar vers un triplé national, remportant la Premier League, la Coupe d'Ukraine et la Super Coupe. Ils ont également eu leur campagne de Ligue des Champions la plus réussie, atteignant le stade des quarts de finale avant d'être vaincus par le FC Barcelone. La saison suivante, le Shakhtar a conservé ses titres de Premier League et de Coupe d'Ukraine. Cela a donné à Lucescu sa sixième Premier League et sa quatrième Coupe d'Ukraine avec le club. Le Shakhtar a eu une campagne décevante en Ligue des Champions, terminant à la quatrième place de leur groupe.
      Son fils, Răzvan Lucescu, est un ancien gardien de but qui a dirigé à plusieurs reprises le Rapid Bucarest, une équipe que son père avait également dirigée auparavant. Par coïncidence, le Shakhtar et le Rapid se sont rencontrés dans la phase de groupes de la Coupe UEFA, le duel a été disputé en un seul match à Donetsk en novembre 2005 se terminant par 1–0 victoire pour le Rapid. Il a mené le Shakhtar dans les demi-finales de la Ligue Europa lors de sa dernière saison, étant éliminé par le champion en titre et futur vainqueur, le FC Séville. Il a annoncé sa démission début 2016, mettant fin à une période de 12 ans à la tête du Shakhtar et devenant le plus grand manager du club. Lors de son dernier match aux commandes, il a remporté la Coupe d'Ukraine 2015-2016 après avoir battu le Zorya Luhansk 2-0 en finale.
      Il n’est pas exagéré de dire que Donetsk a joué avec succès sur le marché des transferts de plusieurs milliards : acheter bas, vendre haut, tout en maintenant une équipe de 11 joueurs capables de rivaliser avec l’élite européenne. Financés par le milliardaire Rinat Akhmetov, qui a acheté le club en 1995, ils ont pu payer des frais de transfert importants chaque saison, y compris des salaires élevés.

      Il faut cependant noter que ses dépenses ont été bien aidées par les cours du gaz et du pétrole qui explosèrent pendant ces années avant de s'effondrer courant 2015.
      Néanmoins, ce n’est en aucun cas uniquement l’argent qui leur a permis d’attirer des talents brésiliens en Ukraine. Les joueurs sont conscients qu'ils ont de grandes opportunités à Donetsk pour se développer et jouer régulièrement en Ligue des Champions, ce qui leur donne une base à partir de laquelle ils peuvent convaincre les plus grands clubs de les acheter. Cette réputation leur a permis d'être économiquement efficaces en achetant des joueurs talentueux d'Amérique du Sud qui ont la bonne attitude pour jouer en Europe. Cependant, lorsque l'intervention militaire russe en Ukraine a commencé en 2014, les choses ont radicalement changé à bien des égards. Pour cette raison, le Shakhtar n'était plus en mesure de jouer ses matchs à domicile dans sa propre Donbass Arena, qui venait juste d'ouvrir en 2009, mais a dû se rendre à Lviv dans la partie occidentale de l'Ukraine.
      Depuis début 2017, le club organise ses matchs au Metalist Stadium de Kharkiv après l'effondrement du Metalist Kharkiv. Leurs matchs à domicile en championnat n'attirent en moyenne que 6 682 supporters dans le championnat ukrainien. Au vu de la crise et du déficit en jouant à Lviv, il est devenu difficile d'attirer de nouveaux talents et explique également les gains de transferts importants en 2015 alors que les joueurs souhaitaient quitter le club. Après quelques périodes difficiles, le Shakhtar a commencé à acheter de nouveaux talents à l'été 2018 après la vente de Fred à Manchester United pour rajeunir son équipe.
       
      Il est important de mentionner les différences en termes de forces entre les adversaires du Shakhtar en championnat et dans les compétitions européennes. Le Football Club Elo Ratings, qui offre une estimation des forces des clubs et des ligues de football, évalue les adversaires de Donetsk dans la ligue à 1401 contre 1829 en Ligue des Champions. Cela vaut la peine de garder cela à l'esprit car cela conduit presque inévitablement à des ajustements dans le style de jeu. Nous reviendrons sur le système Elo dans un prochain article.
      Après le départ de Paulo Fonseca l'été dernier, Luis Castro a été nommé 33e entraîneur du Shakhtar Donetsk. Le joueur de 58 ans a travaillé dans l'académie des jeunes du FC Porto pendant près de sept ans jusqu'en 2013 avant de finalement entraîner l'équipe B et de commencer sa carrière d'entraîneur pour la deuxième fois. Le plus grand succès a été la 5e place l'an dernier avec Vitória Guimarães SC qui a assuré une place en Ligue Europa. En regardant la liste actuelle du Shakhtar, nous pouvons voir que de nombreux joueurs sont déjà au-delà ou dans les derniers stades de ce qui peut être considéré comme leur apogée. En fait, l'équipe se compose de huit joueurs à leur apogée, dont seuls Alan Patrick et Sergij Kryvtsov obtiennent des minutes significatives. Cela dit, le Shakhtar a tenté de rajeunir son équipe en ajoutant plusieurs jeunes à l'été 2018. Jusqu'à présent, seuls Tete et Dodo ont vu des minutes significatives sur le terrain, tandis que Marcos Antonio est sur la meilleure façon de le faire. Le graphe ci dessous nous montre les minutes jouées des joueurs en fonction de leur âge.
       

       
      Nous voyons que le Shakhtar privilégie un trading basé sur une importation de joueurs brésiliens. Ce système leur permet d'être rentable économiquement, de remporter beaucoup de titres nationaux et de bien figurer sur la scène européenne. Ceci dit, pour gagner des trophées européens, c'est peut être un peu juste.
       
       
       
       
       
       
       

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    23. Shakhtar Donetsk : "La stratégie de Luis Castro"

      Comme nous le savons toutes et tous, l'Inter affrontera le Shakhtar Donetsk en demi-finale de la Ligue Europa. Dans un précédent article, nous avions brièvement présenté le Shakhtar Donetsk. Dans celui-ci, nous présentons la stratégie adoptée par Luis Castro, l'actuel manager.
       
      Maintenir la largeur avec un focus central.
      La structure générale de l’équipe de Luis Castro en phase de possession est un 4-2-3-1. Leur approche est très flexible et consiste en de nombreuses rotations des joueurs offensifs. Le cœur de cette approche est constitué des joueurs offensifs qui occupent des positions très centrales entre les lignes. Marlos et Taison aiment être plus au centre et passer de positions larges aux canaux opposés pour opérer entre les lignes. Malgré leur focus sur les espaces intermédiaires et les demi-espaces, un principe général de l'équipe est leur occupation continue des flancs. Le maintien de cette largeur est principalement assuré par les arrières latéraux qui avancent. La construction du Shakhtar commence généralement par les deux arrières centraux qui sont plus espacés que les milieux de terrain centraux positionnés au milieu du terrain. Cela permet aux arrières centraux de construire à travers les demi-espaces ou de jouer le ballon dans des zones plus larges.
       

       
      Ce qu'il faut remarquer, c'est le positionnement et l'échelonnement des milieux de terrain centraux.
      Que Luis Castro déploie un 4-1-4-1 ou un 4-2-3-1, nous verrons principalement deux milieux de terrain centraux dans une position relativement étroite à une hauteur similaire. Un autre joueur, le pivot ou le meneur de jeu, agira derrière ou devant eux. En outre, nous verrons des asymétries dans la structure du Shakhtar pour créer une supériorité numérique dans les vastes zones.
      Bien que certains modèles soient reconnaissables dans la construction du Shakhtar, ils n’ont pas une structure claire. Au lieu de cela, il se repose sur des ajustements flexibles et un échelonnement approprié des joueurs attaquants. Par exemple, Taison peut se présenter partout pour laisser la couverture de deuxième ligne et soutenir la construction. Le milieu de terrain central avancé de l’adversaire tente de presser le défenseur central du Shakhtar et de l’empêcher de construire. Ce schéma est utilisé par Taison qui revient plus bas pour recevoir le ballon.
       

       
      L'utilisation des demi-espaces.
      En particulier dans le championnat contre des équipes avec un bloc bas, les demi-espaces ont un rôle crucial pour Donetsk. Les équipes adverses sont très basses pour minimiser les espaces que les attaquants du Shakhtar peuvent occuper. Par conséquent, c'est à eux de créer cet espace. Le plus souvent, c'est Taison qui remplit le rôle en tant que milieu offensif central libre. Il convient de noter que le Shakhtar est très patient et opte rarement pour des tirs de loin. Au lieu de cela, ils recherchent des espaces pour tirer à partir de bonnes positions. Si le centre est verrouillé, le Shakhtar construit fréquemment par le côté gauche pour finalement amener le ballon dans les zones centrales. L'importance du côté gauche composé principalement de Taison / Konoplyanka et Ismaily peut être illustrée par une carte de passes exemplaire du match contre Benfica.
       

       
      Lorsque l’arrière gauche du Shakhtar reçoit le ballon en profondeur dans sa moitié de terrain, c’est généralement l’ailier gauche ou le milieu de terrain offensif qui abandonne la couverture de deuxième ligne pour offrir une option de passe en diagonale au centre. La première passe à l'arrière latéral peut attirer l'adversaire vers des zones plus larges, juste pour revenir au centre à partir de là.
      Lorsque le joueur qui droppe reçoit le ballon dans le demi-espace, il a le terrain devant lui et peut mettre une balle en profondeur ou simplement déplacer le jeu rapidement de l'autre côté. Ce genre de situation est souvent utilisée pour déplacer la balle directement d'un demi-espace à l'autre. Ainsi, l'équipe attaquante peut traverser deux zones, ce qui oblige l'adversaire à réagir encore plus rapidement pour combler les trous. C'est plus efficace que de ne traverser qu'une seule zone horizontale et fréquemment utilisée par les Ukrainiens.
      L’un des aspects les plus importants des tactiques centrées sur le centre du Shakhtar est la capacité de surcharger rapidement les demi-espaces. En raison du nombre élevé de joueurs au milieu, il est facilement possible de changer de position et de passer dans une autre zone. Il permet aux joueurs brésiliens de combiner dans des poches d'espace avec variété et flexibilité. Lorsqu'ils sont confrontés à des surcharges dans ces espaces, les adversaires ont tendance à revenir de plus en plus bas. À un moment donné, ils deviennent souvent trop bas et perdent l'accès pour défendre l'espace devant eux et négliger les flancs. Cela les rend vulnérables aux progressions de ces zones et constitue un problème de défense aveugle alors qu'ils tentent de surcompenser certaines zones.
      Dans l'exemple ci-dessous, nous pouvons voir un bloc extrêmement bas avec Marlos dribblant à l'intérieur du côté droit et Taison se déplaçant dans la direction opposée pour utiliser des poches d'espace qui ont émergé dans le demi-espace droit. Lorsqu'il reçoit le ballon en raison d'un décrochage de Marlos, il peut exploiter l'écart avec une passe entre l'arrière central gauche et l'arrière gauche de l'adversaire.
       

       
      Indépendamment de la façon dont le Shakhtar fait finalement progresser le ballon et crée des occasions, un aspect crucial qui doit également être souligné est les capacités de dribble de leurs joueurs. A part les joueurs défensifs ukrainiens, tout le monde est capable d'échapper à la pression due aux mouvements rapides et perd rarement son calme. Surtout contre les blocs bas, cela peut être extrêmement efficace car cela peut ouvrir de nouveaux espaces et changer la structure défensive de l'équipe adverse.
       
      Les arrières latéraux qui montent.
      Le Shakhtar a un pourcentage de possession de balle bien inférieur dans les compétitions européennes avec 51,66% contre 63,42% en championnat. Ce fait combiné à une dernière ligne plus élevée de leurs adversaires leur permet de mettre davantage l'accent sur des contre-attaques rapides.
      Les arrières latéraux sont une partie essentielle du Shakhtar et ont été particulièrement brillants dans les compétitions européennes, comme Dodô qui a brillé à travers ses performances. Son équipier attaquant passe à toute vitesse d'une position défensive à un espace ouvert derrière la défense adverse, ce qui s'est avéré particulièrement efficace en contre-attaque.
      Ils permettent au Shakhtar de créer une supériorité numérique avec une situation 2 contre 1. Lors d'une percée sur les flancs, les arrières latéraux n'opèrent presque jamais avec des centre en hauteur. Compte tenu de la taille de leurs attaquants, cela n'est pas surprenant. Au lieu de cela, ils recherchent toujours un centre plat, souvent contre la direction de course des défenseurs pour permettre aux attaquants du Shakhtar de courir par derrière.
       

       
      De manière générale, l'équipe de Luis Castro n'opère pas du tout avec de nombreux centres, avec une moyenne de seulement 12,26 par match, ce qui est la deuxième plus basse moyenne du championnat ukrainien et une différence significative par rapport au Dynamo Kiev, qui mène dans cette catégorie avec 19,72 selon Wyscout.
       
      La défense.
      Semblable à la possession, le Shakhtar n’a pas un stratagème unique qui est toujours utilisé. L'équipe de Luis Castro défend généralement dans un bloc moyen tout en appuyant parfois plus haut sur le terrain. Selon la configuration de l'adversaire, la structure du Shakhtar ressemble à un 4-1-4-1, 4-3-3 ou 4-4-2. Les situations de pression haute sont principalement utilisées en championnat et contre des adversaires inférieurs ou même dans les compétitions européennes. Particulièrement contre les équipes ukrainiennes, ils aiment attirer l'opposition dans des espaces prédéfinis et finalement s'effondrer autour du ballon et le reconquérir. Une des raisons en est certainement la moindre qualité technique et individuelle des équipes en général. Les équipes sont rarement capables de résoudre ce genre de situation, ce qui pourrait conduire à des situations dangereuses pour le Shakhtar.
      Le Shakhtar est toujours capable de marquer un but grâce à la qualité de ses joueurs offensifs. Cependant, leur configuration défensive laisse à désirer. En 9 matchs, ils ont déjà concédé 18 buts, ce qui leur a finalement coûté la chance d'atteindre les huitièmes de finale de la C1.
      Défendant relativement bas, le Shakhtar peut parfois devenir trop passif, ce qui permet à l'adversaire de faire progresser facilement le ballon dans des zones dangereuses. Cela était particulièrement visible en seconde période contre l'Atalanta Bergame et en première période contre le Benfica. Comme mentionné, le 4-1-4-1 préféré de Luis Castro, qui peut devenir un 4-5-1 plat, devrait assurer une compacité au centre. Cela nécessite que son joueur soit proche l'un de l'autre et un échelonnement approprié.
      Un espace crucial de la structure 4-5-1 est le demi-espace offensif entre l'attaquant et les ailiers, car il y a inévitablement un écart si personne n'avance. Cela permet aux arrières centraux et au pivot de l’adversaire de faire tourner le ballon sans être dérangé, à la recherche du bon moment pour briser les lignes du Shakhtar. Le décalage manquant permet alors à l’opposition de jouer le ballon dans la zone horizontale entre les deux lignes du Shakhtar. Ainsi, un 2 contre 1 peut être facilement créée si Dodo n'intervient pas. S'il le fait, il doit être sûr d'avoir le bon timing pour récupérer le ballon ou empêcher l'attaquant de jouer large. Cela dit, Dodo agit plutôt avec une aversion pour le risque et baisse souvent un peu plus profondément en accordant une attention particulière à l'arrière, qui pousse vers le haut.
      Comme illustré ci-dessous, cela aurait pu être compensé par le milieu de terrain central près du ballon poussant vers le haut pour presser l'adversaire et utiliser son ombre de couverture pour empêcher la passe au centre. Un écart qui peut être rapidement comblé par le pivot, qui a déjà commencé dans cette direction. En raison des mouvements de décalage dans une structure 4-5-1, les espaces peuvent être fermés en continu et empêcher l'adversaire de jouer à travers la structure défensive avec deux passes simples.
       

       
      Conclusion.
      Voici un aperçu de la stratégie de Luis Castro. Si le Shakhtar a d'indéniables atouts offensifs, il a aussi des faiblesses défensives. A l'Inter de les exploiter !
       
       
       

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