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  • Damien

    1967 : La belle époque interiste est terminée

    La décennie 1960 est l’une des belles dans l’histoire de l’Inter. Les deux Ligues de Champions 1964 et 1965 sont remportées, de même que les championnats 1963, 1965 et 1966.

    L’année 1967 aurait pu être celle de la consécration, les nerazzurri ont 4 points d’avance sur la Juve à 4 matchs de la fin du championnat. En Europe, l’équipe d’Helenio Herrera a éliminé les tenants du titre, le Real Madrid, en quarts de finale et arrivent en finale le 25 mai 1967 avec le statut de grand favori.

    En face, l’adversaire est le Celtic Glasgow, une équipe totalement novice sur la scène internationale et qui aligne 10 joueurs nés dans la ville du club.

    Les nerazzurri abordent ce match dans un climat surréaliste. Le magazine So Foot a traduit une anecdote de l’attaquant Sandro Mazzola :
    « Je me souviens que cette fois-là, le Mago [Herrera] avait voulu qu'on suive de près l'entraînement de nos adversaires. Ce fut une erreur gravissime… Les joueurs écossais se sont présentés au milieu de dizaines de supporters, tous bien fournis en pintes de bière. En plus, leur entraîneur s'est limité à donner des exercices d'échauffement sans ballon. Et à la fin, ils ont organisé un petit match contre… les journalistes ! Nous, on regardait ça en hallucinant et en rigolant. Même à cette époque, c'était insolite. »

    Les meilleurs observateurs sportifs prédisent une victoire nerazzurra dans le ciel de l’enceinte « Estadio Nacional » de Lisbonne où 45 000 supporters remplissent les gradins. Le capitaine écossais Billy McNeill déclare avant le coup d’envoi à un co-équipier : « Mec, ils doivent tous se dire qu'ils jouent contre une équipe de pub écossais ! »

    Même si le Ballon d’or Luis Suarez est blessé pour la rencontre, l’Inter aligne une formation de champions dont certains noms vous diront quelque chose : Giuliano Sarti ; Tarcisio Burgnich, Armando Picchi, Giacinto Facchetti, Mario Corso, Gianfranco Bedin, Aristide Guarneri, Renato Cappellini, Mauro Bicicli, Sandro Mazzola et Angelo Domenghini.

    Pour ce qui est de la rencontre, le résumé est assez simple. L’Inter prend les devants avec un penalty de Mazzola à la 6e minute. Ensuite, tout le match sera dominé par les verts et blancs qui renverseront la vapeur en seconde période (Gemmell à la 63e et Chalmers à la 84e). C’est un triomphe pour le Celtic. Les écossais remportent le Triplé car ils ont également gagné le championnat et la coupe nationale la même année.

    Du côté de l’Inter, la saison 1966-67 lors de laquelle elle devait tout gagner se termine avec un zéro pointé. Les nerazzurri sont éliminés en demi-finales de la Coppa Italia et ils concèdent deux nuls et deux défaites dans les 4 derniers matchs de championnat : le scudetto va à vous savez qui.

    Le légendaire entraineur Helenio Herrera quitte la maison après la saison 1967-1968. Pour ce qui est de la Champions League, il faudra attendre 2010 pour la remporter ! L’ironie du sort voudra qu’en 2010, pour conjurer le sort de la mauvaise saison 1967, les nerazzurri remportèrent le « Triplete » : LDC, scudetto et Coppa Italia. C’est la seule équipe italienne à avoir réalisé cet exploit.

     

    Chaque jour, un nouvel article sur l’histoire de l’Inter et du Calcio 😊
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    Réactions & Commentaires

    Commentaires recommandés

    J'étais pas né mais perdre cette finale contre le Celtic quoi (même si c'était une très bonne équipe)... 🤬 Je sais bien que le foot des sixties était différent mais qd même... 😑

    • ;-) 1

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    L’ironie du sort voudra qu’en 2010, pour conjurer le sort de la mauvaise saison 1967, les nerazzurri remportèrent le « Triplete » : LDC, scudetto et Coppa Italia.

    Il n'y a pas de définition "officielle" d'un triplé, on a juste été la seule équipe à gagner ces trophées là en particulier sur une même saison, mais on est pas la seule à avoir gagné 3 trophées (dont 1 européen). Et puis je comprendrai jamais qu'on ne parle pas de quintuplé vu que c'est suivi d'une supercoupe d'Italie et du mondial des clubs, on a vraiment une drôle de façon de concevoir les succès de 2010 à l'Inter. A Barcelone pour l'année 2009 on parle pas de triplé ou quadruplé...

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    J'aime bien ce genre d'article, tant qu'il y a un intérêt à le lire, tous supporter de l'inter appréciera. 

    Mais il ne faut pas faire l'inverse avec des articles sans intérêt, du style que serais l'inter l'année prochaine sans lautaro et avec ICARDI 😫🤮🤮. Rien que de l'écrire j'ai la gerbe...

    Nan sérieusement des vestiges du passé comme celui ci je dis pas non ✌️

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    J'aime bien ça de faire une histoire chaque jour ! :D

     

    Dix joueurs issus de la ville du club. Propre.

    J'ai revu le parcours des deux équipes pour atteindre la finale. Faut remettre dans le contexte d'abord, pensez qu'à l'époque déjà il y avait l'Union Soviétique, et que les meilleurs joueurs du pays restaient... au pays.

    Celtic = FC Zurich, Nantes, Vojvodina Novi Sad et le Dukla Prague de Masopust

    Inter = Torpedo Moscou (de Voronin qui sera acteur majeur de l'épopée de l'URSS à la CdM 66), les Hongrois du Vasas, le Real Madrid et le CSKA Sofia

     

    N'empêche, remonter même un 0-1 en finale contre nous, chapeau car ça ne devait pas être simple 🤗

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    @Ygg : le Celtic, à cette époque, c'était qq chose pendant que la Grande Inter pouvait être considérée comme l'équipe à abattre. Voici ce que tu a sur le wiki ENG de cette fameuse finale de 1967, ici:

    https://en.wikipedia.org/wiki/1967_European_Cup_Final

    J'ai traduit partiellement la dernière partie (Post-Match) et mes comments persos sont entre parenthèses.

    ------------------------

     

    La défaite de l'Inter en finale est considérée comme la chute de "La Grande Inter", la plus grande période de succès de son histoire. L'Inter avait été l'une des meilleures équipes en Europe au cours des trois années précédentes, mais les joueurs n'ont pas réussi à se remettre de leur mauvaise saison au cours de laquelle ils ont perdu contre le Celtic ainsi que lors de leurs deux compétitions nationales (cf. le papier de Damien). Ils ont de nouveau terminé la saison suivante (1967-1968) sans trophée et Helenio Herrera, le manager qui était considéré comme le catalyseur de leur succès, a ensuite quitté le club.

    Le style offensif du Celtic contre le Catenaccio de l'Inter a été annoncé (par beaucoup) comme une victoire pour le football (les fumiers ou jaloux). Le manager de l'Inter, Helenio Herrera, a déclaré: "Nous ne pouvons pas nous plaindre. Le Celtic méritait sa victoire. Nous avons été battus par la force du Celtic. Bien que nous ayons perdu, le match a été une victoire pour le sport." tandis qu'un officiel portugais a déclaré: "Ce jeu offensif, c'est le vrai sens du football. C'est le vrai jeu.". Le journal portugais Mundo Desportivo a déclaré: "C'était inévitable. Tôt ou tard, l'Inter d'Herrera, l'Inter du Catenaccio, de football négatif, de victoires marginales, ont dû payer pour leur refus de jouer au football divertissant." (ceci dit, ce point de vue semble assez partial dans le sens où l'Inter avait battu le Benfica 1-0 en 1965 dans un match assez moyen).

    Le manager du Celtic Jock Stein a reçu des éloges à la suite de la finale. Le manager de Liverpool, Bill Shankly, lui a dit après le match: "John, tu es immortel maintenant". Depuis le match, un stand a été nommé d'après lui à Celtic Park et il a été nommé commandant de l'Ordre de l'Empire britannique. Stein est considéré par beaucoup, y compris Alex Ferguson, comme le plus grand manager écossais de tous les temps, sa victoire en finale en étant l'une des principales raisons.

    ------------------------

    Bon, on pourrait lancer un sempiternel débat sur le Catenaccio qui, à mon sens, n'est pas le bus que beaucoup laissent sous-entendre. Par exemple, la victoire des grecs à l'Euro 2004, ça c'était du bus bien moche et sachant que c'était Otto Rehhagel le manager, il avait fait plus ou moins la même chose avec le Werder en 1992 quand ils ont battu l'ASM 2-0. 

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