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  1. Dans cette longue lettre, Roy Hodgson évoque, avec nostalgie, son passage à l'Inter de Milan. Il parle de sa solide amitié avec notre légende Giacinto Facchetti, la haute estime qu'il a de Massimo Moratti, des débuts d'un certain Javier Zanetti ainsi que des spécificité de la Serie A et culture italienne. Roy Hodgson a entraîné des équipes comme Malmö, Neuchatel Xamax, Grasshoppers Zurich, Fulham et Liverpool et a également managé les équipes nationales de Suisse et d'Angleterre. Suite à sa défaite contre l'Islande (2-1) lors de l'Euro 2016, il entraîne le club de Crystal Palace. J'étais encore le manager de la Suisse quand je suis rentré chez moi un après-midi pour un message au téléphone de Giacinto Facchetti. C'était un message très bref: "Je suis Giacinto Facchetti - pouvez-vous m'appeler?" Je l'avais rencontré à quelques reprises lorsque j'étais avec Malmö, et nous avions joué contre l'Inter Milan en C1 (le 1er tour de la C1 1989-1990, ndlr). "Je me demande de quoi il s'agit?" Dis-je à ma femme. Quand je l'ai rappelé, il m'a expliqué que Massimo Moratti cherchait un nouvel entraîneur et qu'ils m'avaient identifié comme le manager qu'ils aimeraient avoir. Une réunion a donc été mise en place. Le jour de la rencontre, il y avait aussi un match entre Bâle et les Grasshoppers au St Jakob Park. Le plan était donc que j'irais au match et que je partirais directement de là pour Milan pendant la nuit. Je rencontrerais ensuite Massimo Moratti le lendemain. Il a fallu plus de temps que prévu pour m'éloigner du stade et le tunnel a été fermé. J'ai donc dû passer par le col ce qui, avec la neige, a été une très mauvaise expérience. J'ai également dû m'arrêter près de Bellinzone lorsque j'avais franchi le col. C'était aux premières heures du même jour que je devais rencontrer Moratti. Le fait qu'on m'ait finalement demandé de prendre le poste semblait à peu près écrit dans les étoiles. La fédération suisse avait précédemment refusé pour moi les contacts de clubs européens. Mais à cette occasion, j'ai clairement indiqué que c'était une réelle opportunité, et que j'aimerais en profiter. Au départ, l’idée était de prendre le dernier match amical de la saison (qui était contre l’Angleterre à Wembley) les matches amicaux en mars, puis de les amener à l’Euro 96. L'Inter avait accepté, mais la fédération suisse avait changé d'avis après un certain temps et avait décidé qu'elle avait besoin d'un manager à temps plein pour bien se préparer, quelque chose qu'elle ne pensait pas que je pouvais faire tout en gérant l'Inter. Le résultat est que je ne les ai pas managés lors de ce tournoi. L'Inter a connu un début de saison 1995/1996 médiocre. Je suis arrivé en octobre, alors qu’ils avaient déjà joué plusieurs matchs qui n’avaient pas très bons. Je savais que ça n'allait pas être facile, mais après quatre ans de travail en tant que manager de l'équipe nationale suisse, je voulais revenir chaque jour sur le terrain d'entraînement. Le glamour et l'enthousiasme, le fait de gérer une équipe comme l'Inter étaient également trop difficiles à refuser, même si je quittais quelque chose de beaucoup plus stable que l'Inter ne l'aurait jamais été. J'ai eu la chance que Moratti soit derrière moi pour signer, mais le plus important pour moi était Giacinto Facchetti. Il était en quelque sorte un chef d'équipe. Il m'a soutenu jusqu'au bout et m'a conduit à travers les situations politiques qui se développent dans un club comme celui-là, où il y aura toujours des factions et qui eut un passé aussi glorieux sans en avoir un récent glorieux. Il fallait toujours tester pour quelqu'un qui n'était pas habitué à cet environnement. Rien dans ma carrière ne m'avait préparé à une telle étape, j'ai donc dû apprendre très rapidement. J'ai eu la chance d'avoir un ami à mes côtés, Facchetti. Je ne pense pas que j'aurais pu survivre sans lui. Ma façon de travailler est intense. Ma compréhension limitée de l'italien signifiait que la communication reposait souvent sur des exaltations, des encouragements, de la positivité. Pendant les séances d'entraînement, vous vous en sortez souvent avec des démonstrations et grâce à votre personnalité. Les joueurs sont également rapides à s'adapter. Ce n'est pas comme si vous enseigniez quelque chose qu'ils n'ont jamais fait ou pensé. En ce qui concerne les choses nécessitant des explications spécifiques, Giacinto m'a aidé. Il ne pouvait pas parler anglais, donc je lui parlais en français. Le problème était que parce qu'il était si consciencieux, il ne voulait rien dire de ce que je n'avais pas dit et les réunions prenaient trop de temps. Nous avons essayé avec Paul Ince et Massimo Paganin qui traduisaient de l'anglais. Rien de comparable à cette passion arriva. Giacinto m'a dit: "Écoutez, cela ne fonctionne pas. Vous devrez essayer de le faire et d'essayer parce que vous comprenez l'italien." Pour être honnête, je l'ai fait. "Même si vous vous trompez, et même si vous ne comprenez pas nécessairement les mots correctement, ils comprendront quand même." J'ai eu de la chance d'avoir des personnes autour de moi qui m'ont vraiment aidé, mais tout dépend de moi et des facultés d'adaptation du coach. C'était très exigeant, en particulier avec toute la pression qui existe à Inter et à un moment où, le cas échéant, ils échouaient. L’équipe de Giovanni Trapattoni avait remporté la Serie A à la fin des années 1980, mais depuis lors, il y avait eu un net déclin. Le père de Massimo Moratti était propriétaire du club pendant ces beaux jours. Massimo était depuis devenu propriétaire, et c'était son rêve de la reconstruire à nouveau, de faire ce que son père avait fait pour que l'Inter soit définitivement liée au nom Moratti. Il était très cultivé, très poli, très courtois, classe et, surtout, un très grand fan. Il vit et respire l'Inter plus que quiconque, mais cela peut être un léger inconvénient. En effet, cette passion pourrait le mettre en contact avec de nombreuses autres personnes qui lui ont dit ce qui devait être fait lorsque Giacinto ou moi-même disions autre chose. Travailler avec lui était très intéressant, donc je suis reconnaissant pour ce temps. Il m'a bien traité, et nous avons certainement eu un respect mutuel, même si nous n'avons pas continué à faire de l'Inter le club qu'il voulait. J'avais hérité d'une équipe relativement modeste. Roberto Carlos était là pour la première saison - il était une star, mais un jeune avec les U21 du Brésil. Comme Marco Branca, il avait un talent naturel donné par Dieu. Javier Zanetti est devenu un grand nom, mais il ne l'était certainement pas à l'époque. Paul Ince était l'autre grand joueur étranger, qui avait récemment remporté la Premier League avec Manchester United. Nous avions aussi Gianluca Pagliuca dans le but et Giuseppe Bergomi à l'arrière. Javier n'était même pas transféré pour être le grand joueur qu'il est devenu, il s'est imposé comme ça. Il avait un professionnalisme incroyable et une volonté de tirer le meilleur parti de lui-même. Quoi que ses managers ou entraîneurs de conditionnement physique voulaient qu'il fasse, il allait montrer qu'il pouvait le faire. Bergomi était le même. Il s'agissait de la quantité de leur travail, de leur sérieux en tant que professionnels et de faire des sacrifices. À mon arrivée, je craignais que cette équipe hésite à s'adapter à mes méthodes. J'étais déterminé à ne pas simplement continuer avec la méthode infructueuse, le catenaccio, des défenseurs marquant l'homme pour l'homme, par exemple (quelque chose maintenant considéré comme un vieux défaut italien). Les Allemands avaient également joué ce type de football et y avaient réussi. Mais j'étais déterminé à ne pas faire ça. Nous allions jouer avec une défense à quatre, où tout le monde allait se compléter de la manière qui est tenue pour acquise aujourd'hui, et avec deux attaquants. Je ne voulais pas non plus nécessairement que mes milieux de terrain soient des ailiers, mais plutôt sortant de la ligne. Mais je venais en Italie après une période, à bien des égards, de succès énorme. Cela incluait ces cinq dernières années en Suède, où notre équipe de Malmö avait remporté le championnat chaque saison, et rien avec la Suisse ne m'avait dissuadé de ma capacité à amener des équipes à jouer de cette manière. Si j'avais été particulièrement inquiet, j'aurais réfléchi plus attentivement avant d'accepter le poste. Je savais qu'ils pouvaient jouer de cette façon s'ils y adhéraient, et j'étais assez surpris de l'humilité et de la modestie de ces joueurs. Il n'y avait vraiment personne qui s'y est opposé tout en déclarant: "Mais nous le faisons de cette façon depuis des années." Giuseppe Bergomi était un exemple typique. Il avait passé toute sa vie à jouer en tant que marqueur, très heureux si le ballon était de l'autre côté du terrain et qu'il ne participait pas au jeu, tant qu'il était à côté de son vis-à-vis. Pour lui, jouer arrière droit dans une défense à quatre, ce qui n'était pas du tout sa meilleure position, et accepter cela en disait beaucoup sur lui. Javier Zanetti aussi. À l'entraînement, les joueurs s'arrêtaient pour me poser des questions. "Que dois-je faire ici? Que voulez-vous que je fasse?" C'était un véritable environnement de coaching. Nous nous sommes qualifiés pour la Coupe UEFA de la saison suivante par la petite porte, ce qui fut un coup de chance, car nos grands rivaux de la Juventus battant l'Ajax en finale de la C1 avaient libéré une nouvelle place. Pagliuca était notre gardien de but; puis il y avait Bergomi, Paganin, Gianluca Festa et Roberto Carlos. Au milieu de terrain, nous avions Zanetti, Salvatore Fresi, Paul Ince puis Davide Fontolan avant que Nicola Berti ne se remette d'une blessure. Marco Branca et Maurizio Ganz étaient nos attaquants et ont complété notre équipe. C'était pour la deuxième saison où nous avons signé des noms plus célèbres, Youri Djorkaeff, Jocelyn Angloma et Ivan Zamorano étaient parmi eux. Mais, étrangement, cela ne nous a pas fait une meilleure équipe. L'équipe précédente était plus cohésive à bien des égards même si nous avons réussi un peu plus en termes de résultats. Vous pouvez avoir trop de richesses et de joueurs qui ne se complètent pas ou qui veulent faire le même travail. Pour cette deuxième saison, Angloma est devenu arrière droit, Fresi est passé défenseur central aux côtés de Paganin ou Fabio Galante, et Alessandro Pistone a joué arrière gauche. Javier et Aron Winter étaient souvent nos grands milieux de terrain, avec Ince et Ciriaco Sforza au milieu de terrain, derrière Zamorano et Branca ou Ganz. Nous avons eu la témérité de perdre la finale de la Coupe UEFA à la fin de cette saison, face à une équipe inférieure à Schalke. Nous aurions fait encore mieux dans l'ensemble, mais nous avions une très petite équipe qui, à la fin de cette saison, avait atteint sa limite par tous ces matchs de coupe supplémentaires. Au final, cela nous a coûté. Massimo Moratti m'avait proposé un nouveau contrat et a dit qu'il voulait que je reste au-delà de la saison 1996/1997, mais ce contrat ne s'est pas concrétisé. Nous avons eu une relation respectueuse, mais pour une raison ou une autre, je ne pense pas qu'il voulait aborder ce sujet avec moi. Blackburn est venu me chercher et j'ai dit à Moratti: "Ecoute, je ne suis pas sûr que tu le veuilles. Blackburn veut vraiment que j'y aille, donc à la fin de cette saison, je vais y aller." Il a dit: "Non, non, non. Nous ne voulons pas que vous y alliez. Je veux que tu restes." Alors j'ai appelé Jack Walker et je l'ai déçu, vraiment, parce qu'il était assez convaincu que je venais. En signe de bonne volonté, il m'avait proposé des frais de transfert qui seraient ensuite déduits de mon salaire. Massimo m'avait persuadé de ne pas le prendre, mais un autre mois s'est écoulé et nous nous débattions un peu dans la Serie A, à cause des blessures. Je ne lui ai pas donné une seconde chance de changer d'avis. Il pensait probablement que deux ans suffisaient; Blackburn me voulait vraiment, alors c'est là que j'y suis allé. Ce n'était pas facile de partir. Il y avait beaucoup de choses sur la vie italienne et l'Inter qui m'ont manqué au départ, qui me manquent encore, qui inclut le glamour et tout cela. Vous vous demandez si vous essayez de rester, avez des si, mais je ne me permets pas souvent de me vautrer ou même de contempler ces choix parce que ma carrière a été si bonne pour moi. Et tant de décisions impulsives se sont avérées être de bonnes décisions. Même les mauvais m'ont donné quelque chose, ne serait-ce qu'en termes d'expérience de vie et de connaissance d'autres pays et cultures. Au lieu de cela, je suis heureux que mon amitié avec Giacinto et ma relation avec Massimo soient restées malgré mon départ. ®alex_j - internazionale.fr
  2. Cette série d'articles nous rappelle les joueurs dont nous avons (peut-être) oubliés, qu'un jour, ils ont porté notre maillot noir et bleu. A travers eux on refait l'histoire, on discute et on dissèque leur temps à l'Inter ainsi que le reste de leur carrière. Retrouvez l'ensemble des articles de cette série ici : Les visage oubliés de l'Inter. Nous poursuivons cette dernière en analysant le court séjour en noir et bleu de notre super défenseur Laurent Blanc. Un homme qui est peut-être plus célèbre pour son sens du but que pour ses deux ans au Meazza. Blanc a passé la majorité de sa carrière à jouer en France commençant par Montpellier. Le Français a passé huit saisons avec La Paillade, disputant plus de 250 matchs et marquant 80 buts en tant que milieu de terrain. C'est à 26 ans que Blanc décida de franchir le pas et de quitter le club qui lui avait donné sa chance pour rejoindre le Napoli. Le transfert a été perçu comme une surprise, mais Blanc sembla s'intégrer aux côtés de Gianfranco Zola et Careca, le tout sous la tutelle de Claudio Ranieri. Le Napoli, pour sa première saison sans Diego Maradona, a terminé à une respectable 4e place et Blanc a joué un rôle clé en disputant 34 matchs et marquant 6 buts. Cependant, Laurent voulait revenir en France après seulement un an passé en Italie. L'heureux élu fut Nîmes. Les Crocodiles avaient fait un sacré coup en signant Blanc et il est clair qu'ils ne pourraient le retenir longtemps compte tenu de son rapide essor. Une offre de Saint-Etienne est arrivée et Blanc décida de rejoindre les verts. Il est devenu un sujet de discussion car il était le deuxième meilleur buteur de la 1ère division lors sa première saison à Saint-Etienne, marquant 13 fois en D1. Blanc a attiré l'attention de l'équipe nationale et a commencé à nouer une relation spéciale avec la légende milanaise Marcel Desailly qui apporterait finalement à la France sa première Coupe du Monde en 1998. En raison de sa nouvelle exposition retrouvée avec les plus grandes équipes de D1 et de ses performances sur la scène internationale, Guy Roux a financièrement persuadé St-Etienne de se séparer de son bijou. Dans sa seule année avec Auxerre, Blanc a remporté son premier titre majeur, le championnat de D1. Les passages rapides de clubs en clubs après son long séjour à Montpellier sont devenus un élément de base de sa carrière. Cependant, il ne peut pas être blâmé d'avoir quitté Auxerre après une seule saison car il s'est retrouvé attiré par un transfert vers Barcelone. Un transfert au Camp Nou a été une réussite pour Blanc qui avait vraiment atteint les sommets après ses années de travail acharné dans son pays d'origine et sa brève période avec le Napoli. Encore une fois, il n'a passé qu'un an au club avant de partir à nouveau. Vingt-deux apparitions pour Barcelone était tout ce qu'il avait réussi avant un retour en France avec Marseille. Johan Cruyff était l'homme qui avait fait venir Blanc mais son départ peu après l'arrivée du Français l'a conduit à être managé par Bobby Robson. Cela n'a jamais emballé Blanc. Marseille s'est avéré être une bonne décision, mais qui s'est finalement terminée dans la tristesse après cette défaite en finale de la Coupe UEFA contre Parme et cette deuxième place en Ligue 1 lors de sa deuxième année au club. Blanc rira bien le dernier car il était un pilier de l'équipe de France vainqueur de la Coupe du Monde de 1998 malgré la finale manquée en raison d'un incident controversé avec le Croate Slaven Bilic. À l'été 1999, à l'âge mûr de 34 ans, Blanc a décidé qu'il tenterait à nouveau sa chance et est arrivé au Meazza. L’arrivée de Marcello Lippi a vu un changement généralisé au club. Le record de transfert le plus cher a été battu pour signer Christian Vieri, Clarence Seedorf a été ramené du Real Madrid et notre légende Iván Córdoba est arrivée de San Lorenzo. Blanc, qui était maintenant le capitaine de l'équipe de France, avait peut-être quelques kilomètres au compteur, mais était considéré comme un homme qui pouvait ajouter de l'expérience à une équipe qui cherchait à se remettre d'une 8e place décevante. Lippi a mené l'Inter à une quatrième place et à une finale de Coppa Italia lors de son premier mandat et le club a ensuite pu revenir en C1. Sur le plan personnel, la saison a été bonne pour Blanc qui a joué presque tous les matchs de Serie A et a été nommé pour le prix Golden Pirate de l'an 2000, un prix décerné par l'Inter Club San Pietro Nerazzurra Seveso. Les fans de l'Inter l'ont adopté et il s'est avéré être une acquisition astucieuse pour une équipe qui, sous Lippi, semblait bien fonctionner. Cependant, l'ère Lippi a été trop courte, Marco Tardelli le remplaçant à peine deux mois après le début de la saison suivante. Les Nerazzuri n'arrivèrent pas à se qualifier pour la phase de groupes de la C1 après une défaite contre Helsingborg. Contrairement à Robbie Keane, Blanc a conservé sa place sous Tardelli alors que l'Inter a connu une étrange série de haut et de bas qui les a amenés à la 5e place. Au cours de l'été, Blanc a fait l’objet d’un intérêt de Manchester United de la part de Sir Alex Ferguson. Ferguson avait essayé de signer Blanc deux fois avant (Barcelone et Inter), mais cette fois, il devait réussir. L'Inter et United ont conclu un accord pour que l'homme de 35 ans termine sa carrière à Old Trafford et a ainsi mis fin à sa courte histoire en noir et bleu. Il a ensuite remporté la Premier League avec United avant de raccrocher ses crampons en 2003 à l'âge de 37 ans. Le sort de Blanc à l'Inter est très différent de ceux que nous avons précédemment étudiés dans cette série. Aucun de ces joueurs n’a remporté le prix du joueur de l’année ou n’a été membre régulier de l'équipe première avant de passer à autre chose simplement parce qu’il a obtenu une meilleure offre. Bref, si l'Inter n'avait pas été aussi "pazza" et n'avait pas fait autant tourner ses managers, Blanc aurait certainement pu faire partie d'une équipe gagnante. Sûrement sous un bon management et avec les bons réglages tactiques, une équipe composée de Blanc, Ronaldo, Seedorf et Christian Vieri aurait pu être des challengers au Scudetto et une force pour la C1. Blanc ne pouvait tout simplement pas dire non à Ferguson une troisième fois.
  3. Roy Hodgson, manager de l'Inter Milan de 1995 à 1997 livre ses impressions sur la Serie A de l'époque ainsi que sur notre équipe. Lors de ma première saison en tant que manager de l'Inter, la Premier League était encore à ses balbutiements. C'était en 1995, et l'Italie était la destination de tous meilleurs joueurs... et c'est aussi où l'argent était. Il n’y avait pas alors de joueurs touchant 1M£ en Angleterre, mais il y en avait certainement en Italie. De nombreuses stars mondiales y jouaient. Les meilleurs internationaux néerlandais, allemands et brésiliens sont tous venus en Italie. À cet égard, c'était une ligue fascinante! C'était un peu comme la Premier League d'aujourd'hui. Chaque semaine, vous regardiez les équipes, et chacune auvaient trois top-joueurs étrangers et qui avaient des noms connus. La passion en Italie était aussi comme en Angleterre. Les clubs signifient beaucoup pour leurs fans qui se se massaient en foule car chaque match était d'une importance vitale. Cette intensité a été le plus grand changement par rapport à tout ce que j'avais vécu auparavant dans ma carrière. À Malmö, par exemple, la pression n'a rien à voir avec ça! Lorsque vous gagnez tout le temps là-bas, la vie peut même devenir assez facile. C'était incroyable de travailler pour l'Inter même si je n'étais pas aussi bien préparé que j'aurais dû l'être pour ce club monumental. Même si je n'étais pas jeune en termes d'âge, j'étais probablement assez jeune dans ma préparation mentale pour prendre en charge un si gros travail. J'ai eu la chance que les deux hommes qui comptaient le plus pendant mon séjour là-bas, Massimo Moratti et Giacinto Facchetti, m'ont soutenu à travers cela en m'encourageant constamment et en ne prenant pas le risque de me débarrasser de moi. La Juventus et l'Inter étaient les deux plus grands clubs italiens. Nous avions plusieurs centaines de fan disséminés dans toute l’Italie, il n’était donc pas question que seule la moitié de Milan s’intéresse à notre sort, c’était pratiquement tout le pays. Le plus grand derby est toujours Inter-Juventus, pas Inter-Milan. Cette intensité. Giacinto me disait: "Cela viendra en Angleterre. Nous menons en ce moment, mais vous nous rattraperez certainement et cela ne m'étonnerait pas que vous nous rattrapiez et que vous nous dépassiez." Je me plaignais parfois de certains aspects du football italien. L'un d'eux, qui était important à l'époque, était le processus judiciaire que les télévision menaient après chaque match. Un groupe d'experts démontait l'équipe, entraîneurs, joueurs et propriétaires inclus. Quand je suis retourné en Angleterre, au Blackburn Rovers après avoir quitté l'Inter, j'ai rencontré des gens comme Gianluca Vialli et Ruud Gullit, qui avaient joué en Italie. À cette époque, il était considéré comme un monde différent. La Premier League était considérée comme un environnement bien meilleur que la Serie A. C'était tellement plus détendu. C'était comme ça le football en Angleterre, vous ne vous sentiez pas comme si vous étiez dans un bocal pour poisson rouge, et que votre vie ne valait pas la peine d'être vécue si vous n'aviez pas marqué de but samedi. Mais cela a changé. Très courant en Italie était la suggestion que tel ou tel entraîneur ne "mangerait pas le panettone". C'était classique, chaque jour de chaque semaine, quand il y avait des spéculations sur la question de savoir si un entraîneur serait toujours employé lorsque le panettone circulerait à Noël. "Qui sera le prochain à partir?" Bien sûr, les flammes étaient également alimentées par les spéculations et les rumeurs. Cela a souvent conduit les fans à se retourner contre les gens, et à ce moment-là, il faut des propriétaires forts pour vraiment lutter contre ce genre de chose. Je suis arrivé à Milan avec une certaine confiance, car j'avais de bons résultats et de moins bon avec la Suisse, et avant en Suède. Mais cela ne m'a pas préparé au type de réception que tous les managers reçoivent dans le football italien. J'ai trouvé très difficile de traiter avec la presse. J'aurais peut-être trouvé cela plus facile si j'avais parlé plus couramment l'italien, ou si je l'avais fait dans ma propre langue. C’était la première fois que j’étais dans cette situation où il y avait tant de journaux sportifs qui devaient remplir au moins une page, chaque jour, sur l'Inter. Donc, chaque jour, il y avait des conférences de presse au club. Je n'avais pas à faire tout seul moi-même, mais chaque jour tant de choses étaient écrites dans La Gazzetta dello Sport, Tuttosport, etc. Il y avait une aura autour du club et de l'endroit que je n'avais jamais connu auparavant, peut-être dans un match international étrange, mais rien de tel. C'était un baptême du feu. À moins que vous ne soyez Pep Guardiola ou Jürgen Klopp, chaque emploi qui devient disponible en Angleterre mène à: "Est-il le bon homme?" Même José Mourinho avait subi cela quand il a rejoint Tottenham, même un manager de cette qualité. Pendant mes deux années à l'Inter, Milan était un club qui avait plusieurs entraîneurs différents. Ils se sont rapidement débarrassés des gens - même ceux de la qualité d'Arrigo Sacchi et Fabio Capello. De nos jours, il y a très peu de managers qui vont obtenir le soutien sans réserve de grands groupes de fans, car il faut avoir une position presque inébranlable en termes de perception. J'ai été malheureux, en ce sens, avec le timming de mon arrivée à l'Inter. Dans les années 1990, il y avait beaucoup de managers étrangers dans le pays et cela aurait été mieux si j'étais l'un des deux ou trois uniquement. Il n'y avait alors que trois joueurs étrangers autorisés dans une équipe, donc c'était différent de ce que la Premier League est devenue. Pendant que j'étais le sélectionneur de l'Angleterre, j'ai assisté à des matchs de Premier League dans lesquels il ne pouvait y avoir qu'un ou deux Anglais. Ce n'était certainement pas le cas en Italie. Chaque match auquel vous avez participé aurait présenté 16 Italiens sur les 22 sur le terrain. L'Italie est aussi un pays cultivé et les Italiens ont un énorme sens du style. Les gens venaient juste au nord du pays jusqu'à Milan pour faire leurs courses sur la Via Monte Napoleone. Comme c'est aussi le cas en Angleterre - mais moins à Londres, parce que c'est tellement cosmopolite - vous ne pouviez pas sortir trop souvent sans que les gens vous regardent ou veuillent vous parler. C'était certainement comme ça à Milan. Milan était un endroit difficile pour errer tranquillement dans les rues si vous ne vouliez pas être impliqué avec les fans. Cependant, je n'ai jamais rien trouvé trop intrusif car neuf fois sur dix, les personnes étaient agréables et positives. L'Inter était un club incroyable pour lequel travailler. Mais c'était la qualité des gens et des fans qui était particulièrement mémorable pour moi.
  4. Cette série d'articles nous rappelle les joueurs dont nous avons (peut-être) oubliés, qu'un jour, ils ont porté notre maillot noir et bleu. A travers eux on refait l'histoire, on discute et on dissèque leur temps à l'Inter ainsi que le reste de leur carrière. Retrouvez l'ensemble des articles de cette série ici : Les visage oubliés de l'Inter. Le tour est venu à Gabriel ‘Batigol’ Batistuta. Le grand argentin est un homme connu pour avoir passé des années à déchirer la Serie A avec la Fiorentina et la Roma, alors quand il est venu à l'Inter après des passages dominants avec ces deux clubs, les attentes étaient mitigées en raison de son âge élevé. Batistuta est arrivé en Europe en 1991 de Boca Juniors, rejoignant La Viola pour remplacer Roberto Baggio, parti à la Juventus. C’est à la Fiorentina que ‘Batigol’ passera les plus belles années de sa carrière et où il plongera dans le folklore comme l’un des meilleurs joueurs du club. Sur une période de neuf ans, Batistuta a marqué plus de 200 buts pour la Viola et a fait partie de l'équipe qui a soulevé la Coppa Italia et la Supercoppa en 1996. Ses performances à Florence lui ont valu une troisième place au Ballon d'Or 1999. Après avoir vu leurs voisins honnis de la Lazio remporter le Scudetto en 2000, la Roma décida qu'elle avait besoin d'un titre à part en termes de vantardise dans la capitale. Au cours de l'été 2000, la Louve paye 36 M€ à la Fiorentina pour Batistuta, alors âgé de 31 ans, provoquant la joie dans les rues de Rome et le désespoir dans les rues de Florence. Cette décision s'est avérée excellente pour Batistuta et la Roma qui ont en fait remporté le titre de champion en 2000/2001. L'argentin ayant marqué 20 fois dans le championnat et formant un partenariat mortel avec Francesco Totti et Vincenzo Montella. Cependant, c'était le chant du cygne de Batistuta. Le grand attaquant commençait à voir les kilomètres au compteur le rattraper et il n'a trouvé les filets que six fois l'année suivante, alors que la Roma n'a pas conservé son titre, terminant à seulement un point du vainqueur de la Juventus. À ce moment-là, Batistuta a 34 ans et la Roma tient à le vendre dans l'espoir de pouvoir récupérer une partie de l'investissement qu'ils avaient fait sur lui. L'Inter est venu avec une offre de prêt avec option d'achat pour que Batistuta puisse s'associer avec Christian Vieri en attaque. 'Batigol' a rejoint l'Inter pour le plus grand plaisir de nos fans qui ont évalué la perspective de voir les deux attaquants jouer ensemble à l'avant comme vraiment appétissante. Cependant, ce transfert avaient aussi ses cyniques qui ont affirmé qu'il était déjà trop tard pour signer Batistuta et, finalement, ils avaient raison. Batistuta a fait 12 apparitions pour les nerazzurri, récoltant seulement deux petits buts. Son partenariat avec Vieri n'a pas éclaté autant que les fans l'avaient espéré, bien que Batistuta fut un bon associé pour Vieri, avec quatre assists. En fin de compte, les performances de Batistuta sous un maillot Inter étaient celles d'un homme qui avait déjà passé son meilleur niveau. Il manquait le rythme et la puissance qui avaient fait de lui une icône de la Serie A à la Fiorentina et à la Roma. Il est revenu à Rome cet été et est parti pour le club qatari Al-Arabi, où il allait terminer sa brillante carrière en gagnant un dernier bulletin de salaire. Il ne fait aucun doute que Batistuta est l'un des plus grands attaquants à avoir jamais honoré l'Italie. Sa loyauté envers la Fiorentina était inébranlable dans les années 90 car il a même joué en Serie B avec le club après leur relégation en 1993. Il a conquis le cœur des fans de Florence qui ont depuis érigé une statue son honneur. Bien que coûteux, son transfert à Rome a finalement guidé la Louve vers le Scudetto en 2001, les 20 buts de Batistuta jouant un rôle déterminant à cet égard. Au moment de son arrivée de 2003, Batistuta n'était plus au meilleur de sa forme. L'Inter avait simplement signé l'argentin trop tard dans sa carrière. Les vingt buts en une saison d'un attaquant d'antan avaient trop de kilomètres au compteur et cela a été prouvé par son prochain transfert qui l'a vu quitter la Serie A pour une dernière pige au Qatar avant de raccrocher les crampons. Si l'Inter avait réussi à convaincre Batistuta de quitter la Viola dans les années 1990, il ne fait aucun doute que nous aurions vu un joueur qui aurait illuminé le Meazza. Cependant, nous devons plutôt accepter que le Batistuta qui est venu chez nous était un Batistuta qui, sans le blâmer, n'était simplement plus à son meilleur. ®alex_j - internazionale.fr
  5. Les plus grandes victoires ne doivent pas nécessairement déboucher directement sur un trophée. En ce qui concerne l'Inter, il y a eu des soirs qui ont servi de prélude au succès de la C1, des soirées inoubliables qui sont entrées dans l'histoire en raison de l'importance de l'occasion et de l'exploit réalisé. Et celle du 12 mai 1965 restera à jamais l’une des soirées les plus magiques et uniques de l’histoire du Club. Il y a 55 ans, ce 12 mai s'est terminé sur un 3-0 contre Liverpool. Pour vraiment avoir une idée de l’ampleur de cette victoire, des mots ne sont pas suffisants, veuillez regarder aussi la vidéo en fin d'article. Les deux équipes s'affrontaient lors du match retour de leur demi-finale de la C1, une compétition que l'Inter cherchait à remporter pour la deuxième année consécutive. Le match aller en Angleterre, cependant, ne s'est pas passé comme prévu, Liverpool ayant gagné 3-1. Il fallait quelque chose d'exceptionnel. Au Meazza, l'équipe d'Helenio Herrera a rappelé au monde pourquoi elle avait gagné le surnom de "la Grande Inter". Le retour a commencé après huit minutes grâce au "pied gauche de Dieu", Mario Corso, qui a envoyé les fans nerazzurri au paradis avec un magnifique coup franc. Le meilleur départ possible. Une minute plus tard, avec une Inter surfant sur une vague positive, Joaquim Peirò a marqué dans un style légendaire. Après son décès il y a quelques semaines, nous avons dit au revoir à une icône de cette équipe en décrivant exactement ce qui s'est passé ce soir-là. Et puis il y avait le magnifique but pour le 3-0, l'un des plus symboliques marqués par cette équipe. Partant d'une position défensive, Giacinto Facchetti fait une incursion en avant sans le ballon. En atteignant le bord de la surface, il l'a finalement reçu. C'est alors qu'il a déclenché une frappe imparable du pied droit si puissante qu'elle a touché le fond du filet et est resorti. Cette victoire historique a assuré la qualification pour la finale de la C1 pour la deuxième année consécutive. La finale a eu lieu le 27 mai 1965 et le but de Jair contre le Benfica au Meazza se révélera décisif. INTER 3-0 LIVERPOOL Buteurs: Corso 8′, Peirò 9′; Facchetti 62’ Inter: Sarti; Burgnich, Facchetti; Bedin, Guarneri, Picchi; Jair, Mazzola, Peirò, Suarez, Corso. Coach: Herrera. Liverpool: Lawrence; Lawler, Moran; Strong, Yeats, Stevenson; Callaghan, Hunt, St. John, Smith, Thompson. Coach: Shankly. Arbitre: Ortiz de Mendebille (Spain). ®alex_j - internazionale.fr
  6. Si le 22 mai est la date que tous les fans de l'Inter associent à l'inoubliable Triplete en 2010, le 27 mai restera à jamais un jour béni. En seulement deux ans, l'Inter a remporté deux coupes d'Europe consécutives le 27 mai : en 1964 contre le Real Madrid et en 1965 contre Benfica. 27 Mai 1964 Un Real Madrid de Di Stéfano, Puskás et Gento, une équipe qui avait remporté cinq Coupes d'Europe ! Mais même s'il était difficile de penser que l'Inter pourrait renverser la situation, ce n'était nullement impossible pour la troupe du magicien Herrera. Vienne, le Praterstadion. L'Inter a placé Tagnin pour marquer Di Stéfano, dans le but d’annihiler le danger qu'il crée. Giuliano Sarti devait jouer entre les poteaux, mais il a pris un coup douloureux à l'échauffement. Bugatti était prêt à prendre sa place, mais notre n°1 a serré les dents et a joué un match parfait. Concentration défensive suprême et volonté de jouer sur les contres : ce sont les armes choisies par Helenio Herrera. Et les contre-attaques des nerazzurri ont été menées par de vrais champions. L'ouverture du score est venu sur le coup de la mi-temps, avec un long-tir du pied droit de Mazzola : explosif, étourdissant et magnifique. En seconde période, l'Inter a été contrainte de subir beaucoup de pression. Mais elle a réussi à tenir le fort grâce à notre géant capitaine Picchi. Le but de Milani qui porta le score à 2-0 est venu à la 60e minute lorsqu’il le plaça dans le coin inférieur avec son droit et ce, juste avant les efforts acrobatiques de Felo pour porter le score à 2-1. Le bois, les sauvetages de Picchi sur la ligne de but et beaucoup de cœur ont aidé l'Inter à garder les Blancos à distance, jusqu'au but de Mazzola pour remporter définitivement la victoire. Un doublé historique pour aider à remporter la toute première Coupe d'Europe des nerazzurri, avec Angelo Moratti comme président. EUROPEAN CUP FINAL 1963/64 INTER 3-1 REAL MADRID, 27 Mai 1964 - Vienne, Praterstadion INTER: Sarti, Burgnich, Facchetti, Tagnin, Guarneri, Picchi, Jair, Mazzola, Milani, Suarez, Corso. Manager: Helenio Herrera. REAL MADRID: Vicente, Isidro, Pachin, Müller, Santamaría, Zoco, Amancio, Felo, Di Stéfano, Puskás, Gento. Manager: Miguel Muñoz. Arbitre: Josef Stoll (Austria) Buteurs: 43' Mazzola, 60' Milani, 70' Felo (Real), 76' Mazzola. 27 Mai 1965 Un an après la finale à Vienne et après un retour incroyable contre Liverpool, les nerazzurri de H.H. a affronté le Benfica d'Eusebio au Meazza. Il y a eu deux changements à notre onze de départ par rapport à l'année précédente : Bedin à Tagnin avec une tâche similaire encore une fois, ne laissant rien à Eusebio. Pendant ce temps, Peirò était venu pour Milani. Malgré le terrain trempé par la pluie, Eusebio semblait inarrêtable et a permis à Serti de faire des arrêts miraculeux. Ensuite, la percée à la 42e minute : une longue balle de Facchetti, une belle interaction entre Mazzola et Corso, et une balle traversante pour Jair qui le glisse avec son droit. L'eau, la boue, la tension. Costa Pereira, le gardien de Benfica, est parti pour capté le ballon mais il l'a traversé, passant entre ses jambes pour terminer dans les filets, 1-0. Mazzola a eu l'opportunité de porter le coup de grâce en seconde période, mais n'a pu concrétiser par un mélange de Pereira et du poteau. Le Benfica est ensuite réduit à dix joueurs : Pereira s'était blessé en effectuant cet arrêt, et sans remplaçant à l'époque, son coéquipier Germano a été contraint de le remplacer. Malgré le désavantage numérique, Benfica a tenu la dragée haute, mais Sarti a encore une fois été décisif. Au coup de sifflet final, l'Inter est restée au sommet de l'Europe, soulevant le trophée pour la deuxième année consécutive. EUROPEAN CUP FINAL 1964/65 INTER 1-0 BENFICA, 27 Mai 1965 - Milan, Stadio San Siro INTER: Sarti, Burgnich, Facchetti, Bedin, Guarneri, Picchi, Jair, Mazzola, Peirò, Suarez, Corso. Manageur: Helenio Herrera. BENFICA: Costa, Pereira, Cavém, Cruz, Germano, Raul, Neto, Coluna, José Augusto, Torres, Eusébio, Simões. Manageur: Elek Schwartz. Arbitre: Dienst (Switzerland). Buteur: 42' Jair. ®alex_j - internazionale.fr
  7. Cette série d'articles nous rappelle les joueurs dont nous avons (peut-être) oubliés, qu'un jour, ils ont porté notre maillot noir et bleu. A travers eux on refait l'histoire, on discute et on dissèque leur temps à l'Inter ainsi que le reste de leur carrière. Retrouvez l'ensemble des articles de cette série ici : Les visage oubliés de l'Inter. Comment un joueur qui a terminé finaliste du Ballon d'Or, vainqueur de la Coupe du Monde avec son pays et triple vainqueur de la Ligue des Champions avec le Real Madrid a-t-il pu avoir un séjour si anonyme à l'Inter ? Comme beaucoup de grands joueurs brésiliens, Roberto Carlos a commencé à exercer son métier dans son pays natal avec Palmeiras et l'Atlético Miniero. Ses performances en tant qu'arrière lui ont valu des honneurs nationaux, il faisait partie de l'équipe qui a terminé deuxième de la Copa America 1995. Sur le papier, les statistiques de sa saison semblent assez solides. Sept buts en 34 matchs toutes compétitions confondues, plutôt correct pour un homme qui a joué arrière gauche, ailier gauche et milieu. Cependant, c'est là que réside le problème. Octavio Bianchi ne devait rester que jusqu'au mois de septembre de cette saison et son remplaçant, la légende du club Luis Suarez, n'a occupé ce siège que pendant un mois. L'Anglais Roy Hodgson est arrivé après avoir dirigé la Suisse pendant la Coupe du Monde de 1994 et sa qualification pour l'Euro 1996. Hodgson était extrêmement respecté en tant que manager, pour son travail avec la Suisse car il les a guidé vers leur premier tournoi majeur depuis 1966 et son travail en Scandinavie en général aux côtés de Bob Houghton lui avait valu un statut de légende. Cependant, lui et Roberto Carlos ça n'a jamais collé selon le joueur. Hodgson semblait déterminé à faire jouer Roberto Carlos plus haut sur le terrain, dans un rôle central ou sur l'aile, ce qui ne satisfaisait pas le joueur. Roberto Carlos a protesté contre le fait de jouer dans un rôle plus avancé car il ne voulait pas que son rôle dans l'équipe nationale soit compromis. Il voulait être le premier choix à gauche avant la prochaine édition de la Copa America et de la Coupe du Monde. Hodgson a ammené l'Inter à une septième place en Serie A et aux demi-finales de la Coppa Italia, mais Roberto Carlos n'allait pas rester pour le prochain mandat sous la direction de Hodgson. Le brésilien a quitté l'Inter après une seule saison, signant pour le Real Madrid, où il deviendra l'un des meilleurs arrières gauches de sa génération. Plus de 400 apparitions pour le Real, trois titres en Ligue des champions et quatre fois vainqueurs de la Liga pendant son séjour au club. Depuis sa retraite, à la suite de séjours au Fenerbahce, Corinthians, Anzhi et Deli Dynamos en Inde, Roberto Carlos a expliqué très clairement pourquoi son passage à l'Inter n'a pas fonctionné. Il a mené de nombreuses interviews où il a accusé Hodgson d'être lié à son départ et a demandé l'aide de Massimo Moratti pour partir du club (*). Carlos a affirmé que Hodgson "ne connaissait pas grand-chose au football" (**) et qu'il craignait de perdre sa place dans l'équipe nationale du Brésil. Avec le recul, il est clair que le brésilien a poursuivi une brillante carrière à la fois pour son pays et au Bernabéu, ce qui témoigne de sa croyance en ses capacités à jouer comme arrière gauche. Cependant, Hodgson n'a pas quitté l'Inter en disgrâce. Il nous a menés à la finale de la Coupe UEFA que l'Inter a perdu lors d'une séance de tirs au but contre Schalke 04. Au bon endroit mais au mauvais moment, peut-être ou aurait-il dû être plus compréhensif et respectueux des méthodes de ses managers ? Nous ne le saurons jamais. (*) "J'ai joué ailier à l'Inter. Le problème, c'est qu'au cours des sept premiers matchs, j'ai marqué sept buts. Ils m'ont mis en avant et j'ai beaucoup souffert à cause de ça. J'ai parlé avec Massimo Moratti et je lui ai dit que je ne pouvais pas continuer à jouer car en trois mois, j'ai la Copa America et ce jour-là j'ai eu une réunion avec le président du Real Lorenzo Sanz et en 10 minutes c'était reglé. Je suis parti, direction Madrid. À cette époque, les choses se faisaient très rapidement." (**) "Roy Hodgson m'a constamment aligné en tant qu'ailier et la Copa America était proche, je voulais être là à tout prix et je pensais que je ne serais pas appelé si je continuais à être utilisé comme attaquant, la Serie A était extrêmement populaire au Brésil et tout le monde regardait les matchs à la télévision. Ma mère m'a appelé une fois et m'a dit: "Pourquoi joues-tu en tant qu'attaquant? Tu es un arrière gauche", j'ai finalement appelé Massimo Moratti et je l'ai supplié de persuader Hodgson de me placer à ma position légitime, il m'a dit que j'attaquais trop et que les arrières latéraux en Italie sont généralement plus défensifs que moi, puis Je lui ai demandé de me vendre. Le lendemain, Capello a appelé Moratti pour lui dire qu'il me voulait au Real Madrid. Et Moratti était vraiment gentil de me laisser partir."
  8. Les moments fondamentaux de Kiev à Londres, les séances d'entraînement à intensité maximale, la bataille contre la Roma en finale de la Coppa Italia, la course pour le Scudetto et ce soir-là à Madrid. Tant de moments ont fait la saison 2009-2010. Chivu et Cordoba les ont traversés pour nous dans une édition spéciale # Timeless2010 d'Inter Calling. La première balle est allée au début de la saison et aux nouveaux arrivants à l'Inter, comme Chivu l'a rappelé : "Ceux qui sont arrivés l'été ont ajouté quelque chose à l'équipe, nous avions transféré de grands joueurs comme Milito et Samuel Eto’o. Même si nous avons perdu la Super Coupe, nous avions bien joué et vous pouviez déjà voir les signes d'une équipe solide, surtout en seconde période." Cordoba a cité Kiev comme l'un des moments les plus importants de cette année : "Ce match était si important et il a capturé un peu le caractère de cette équipe, notre refus d'abandonner et comment nous nous battions pour un résultat jusqu'à la fin, nous avons eu des joueurs qui ont toujours tout donné." Chivu s'est battu contre tout et contre tout le monde, y compris la blessure subie à Vérone : "Nous nous entraînions si durement pour nous assurer que nous serions prêts pour dimanche, et Mourinho nous a aussi poussés mentalement pour nous assurer que nous savions que nous pouvions battre n'importe qui, puis nous avons eu le l'humilité requise et la volonté de bien faire. Nous avons eu une excellente saison. Ma blessure ? Compte tenu de la gravité, même moi j'avais des doutes, mais ils m'ont assuré que je serais de retour à ce que j'étais avant, c'était juste à moi de voir combien de temps cela prendra, et en attendant, j'avais toujours mes coéquipiers autour de moi. Même là, Mourinho m'a poussé à surmonter la peur et l'incertitude, il m'a suggéré de voyager avec l'équipe dès Londres, mais je n'étais pas encore tout à fait là. En Roumanie, ils disent que pour réaliser quelque chose d'important, vous devez faire un sacrifice. Il y a aussi une légende à ce sujet, et quand j'étais en soins intensifs, ma femme m'a dit que c'était ça le sacrifice et que nous gagnerions la Ligue des Champions. Je pensais qu'elle était folle." Pour Cordoba, le système et la détermination ont été des facteurs fondamentaux : "Le 4-2-3-1 a été décisif pour les derniers matchs, lorsque les équipes n'ont laissé qu'un tout petit espace ouvert, l'Inter était prête à faire du mal. Vous l'avez vu dans le match contre Barcelone, c'était l'équipe la plus forte de l'histoire mais nous savions qu'ils pouvaient également céder derrière. Nous étions prêts à leur faire mal et c'est exactement ce que nous avons fait. Depuis Chelsea, ce système a démarré une manière de jouer qui était juste décisive." Et puis le match retour contre Barcelone et les histoires de Chivu : "Je devais quitter le banc à Barcelone et sachant cela, j'ai laissé la préparation à ceux qui commençaient. La mienne, je l'ai gardée légère et j'ai essayé de relâcher un peu la tension, et puis quand tout le monde est sorti, je me suis assis sur le lit de massage. Ensuite, ils m'ont dit de mettre mes chaussures et d'aller me réchauffer, alors j'ai fait l'échauffement seul. Quand j'étais là-bas, Mourinho m'a dit que je jouerais au milieu de terrain à gauche, en tant qu'homme supplémentaire pour surveiller Dani Alves. Je lui ai dit que je ferais tout parce que je savais que mes coéquipiers seraient à mes côtés pour tout donner aussi. Puis Thiago Motta a été expulsé et j'ai dû jouer au milieu avec Cambiasso devant la défense. Je ne me suis jamais senti aussi compétitif de toute ma vie parce que nous savions que ce serait difficile avec dix d'entre nous, mais nous avons tous réussi à garder notre concentration au maximum." Deux des batailles les plus féroces ont eu lieu en championnat et en finale de la Coppa Italia contre la Roma : "Lorsque la Roma nous a dépassés, nous nous sommes dit que nous ne pouvions plus reculer", a déclaré Cordoba. "Ensuite, lorsque le match entre la Roma et la Sampdoria s'est terminé, nous nous sommes dits que personne ne pouvait nous arrêter et que c'était comme ça. Tout le travail que nous avons fait et notre désir de gagner nous ont poussés vers ce que nous avons réalisé. La finale de Coppa Italia a également été une bataille jusqu'à la fin." Une bataille que Chivu a également abordée : "Nous savions que la finale de Coppa Italia ne serait pas facile. La Roma voulait nous faire savoir à quel point elle la voulait. Mais nous voulions tout gagner, nous ne voulions pas sacrifier cette coupe. Les Romains n'étaient pas au courant de cela ni du fait que nous nous entraînions chaque jour avec cette ténacité, cette force et cet avantage compétitif avec lesquels ils voulaient nous battre." Enfin un mot sur cette nuit à Madrid : "Après avoir passé plus de dix ans à l'Inter, c'est comme un rêve d'avoir réalisé quelque chose d'aussi incroyable", raconte Cordoba. "Il n’y a pas beaucoup d’équipes au monde qui ont réussi à remporter le Triplé. Puis notre retour à San Siro à l'aube, avec le stade plein à craquer. Ce sont des moments que je n'oublierai jamais." Un match qu'ils ont préparé tout au long d'une saison, et un rêve aussi pour Chivu : "Nous nous préparions pour la finale de la Ligue des Champions toute la saison, à la pause, Mourinho nous a dit que nous jouions trop bien et que le Bayern en profiterait en deuxième mi-temps, mais on y est parvenus parfaitement, c'était notre rêve. Au début, nous étions heureux d'avoir remporté une finale de Ligue des Champions, puis quelques minutes après le coup de sifflet final, on a en fait tilté que nous venions de gagner le Triplé."
  9. Lorsque Zanetti et Milito se retrouvent face à face, quelque chose de spécial est toujours à prévoir. Et cela s’applique en particulier lorsque c'est le dixième anniversaire du Triplete. Lors d'un événement live sur le compte Instagram officiel du Club, le capitaine historique et El Principe ont parlé de l'incroyable épopée qui a abouti au triomphe en Ligue des Champions à Madrid grâce à un Milito en forme : "C'était un rêve pour moi de rejoindre un club comme l'Inter, j'ai rejoint une famille. C’est ce que l’Inter est pour moi et je suis fier d’en avoir fait partie. Ce 22 mai est une journée spéciale pour nous tous. Le groupe était extraordinaire et le reste dix ans après. Nous restons en contact aujourd'hui. Je me souviens toujours de tout parfaitement, c'est comme si tout s'était passé hier. Étant donné la difficulté et l'importance de cet exploit, ce que nous avons réalisé restera gravé dans l'Histoire." Zanetti a rappelé avec émotion les dernières étapes au Bernabeu, lorsque le rêve était sur le point de se réaliser : "Lorsque tu es sortis et que tu as reçu une standing ovation cette nuit-là, et lorsque Julio Cesar s'est saisi du ballon, des larmes me sont venues aux yeux. J'ai regardé Walter Samuel, qui a dit "Allez, nous avons encore trois minutes à jouer", mais je me sentais déjà incroyablement ému à cause de ce que nous avions accompli. Toutes les différentes composantes - l'équipe, le Club et les fans - étaient en phase, nous permettant de réaliser cet exploit. Nous étions aussi un groupe soudé hors du terrain. Tous nos matchs sont présentés aujourd'hui et je ressens toujours les émotions que j'ai ressenties à Madrid." Parmi les deux phases les plus difficiles, il y a eu les demies-finales contre Barcelone. Elles étaient très spéciales pour Milito étant donné qu'il jouait contre son frère Gabriel : "Après avoir surmonté Barcelone, nous savions que nous devions gagner ce trophée. Je me souviens de la première étape, mon frère était sur le banc et mon père fut joyeux quand j'ai marqué notre troisième but. Il s'est excusé auprès de lui par la suite. Je me souviens aussi de la façon dont nous avons célébré le match entre la Roma et la Sampdoria, nous n'y jouions même pas, mais c'était l'un des matchs les plus difficiles à passer. Nous étions tous découragés lors de notre retour en train après notre nul à Florence, mais tu as vraiment encouragé tout le monde et tu as toujours été positif. Perdre n'était plus une option et nous avons toujours été de l'avant." Zanetti a également rappelé les phases finales de cette campagne : "Au cours du dernier mois, tous nos matchs étaient essentiellement des matchs à élimination directe. Il y avait une énorme pression. Aujourd'hui est un jour qui appartient à tous nos fans, qui ont toujours été là pour nous. Je me souviens quand on m'a montré ce qui se passait au Duomo alors que nous étions encore à Madrid, je voulais partir immédiatement et embrasser nos fans un par un." Et puis il y avait la force d'un groupe extraordinaire: "Je savais que je rejoignais un groupe de grands champions et que vous aviez tous un rêve à réaliser ensemble, tel que capturé par la chorégraphie du Bernabeu", a déclaré Milito. "Les fans méritaient ces triomphes, ils nous ont toujours poussés. Ce n’a pas été facile, nous nous souviendrons toujours du match à Kiev. La mentalité de Mourinho était également vitale. Après la finale, j'étais heureux pour tous nos supporters et pour Massimo Moratti car ils méritaient tous de vivre cette joie." Avant la fin de la conversation, Javier Zanetti a parlé de Gigi Simoni le jour de son décès : "Avant de raccrocher, je veux prendre un moment pour me souvenir de Gigi Simoni, qui était quelqu'un avec qui j'ai joué, et envoyer mes sincères condoléances à sa famille."
  10. "Papa, pourquoi tu te tiens à l'arrière comme ça ? Sur toutes les photos, on te voit à peine". Mon fils Leandro me pose toujours cette question. Je venais de marquer deux buts au Bayern Munich, il avait 3 ans : je l'ai mis sur mon épaule et j'ai descendu les marches vers la coupe, vers la gloire. Sur cette scène, il y avait beaucoup d'agitation et j'étais donc là, au fond dans un coin, à moitié couvert, avec Leandro qui me tenait les mains au-dessus de la tête, presque au-dessus des yeux, pendant que Pupi soulevait la Ligue des Champions. Il avait une position privilégiée. Leandro a maintenant 12 ans, il est gaucher, il est attaquant et joue au Racing. Et c'est un super fan interiste. Je sais que vous voulez savoir ce que j'ai fait la nuit avant Madrid, si j'ai eu sommeil, si j'ai rêvé de la finale. Mais pour y arriver, à Bernabeu, je pars de Quilmes, de Viejo Bueno où j'ai grandi, au sud de Buenos Aires. On peut dire que j'ai grandi comme Leandro, avec la balle sous le bras. Quel est le goût du football argentin ? Ce à quoi on s'attend : c'est plein de pression, depuis les jeux des petits. Il y a un esprit de compétition très élevé. Nous partons de rien, nous voulons gagner à tout prix. J'ai également joué second attaquant au Racing. J'y ai appris à développer mes qualités, j'ai toujours été amoureux du jeu, j'étais heureux d'entrer dans les ficelles de la manœuvre offensive avec mes mouvements. Des qualités qui m'ont permises de partir pour ce beau voyage en Europe, à Gênes. A 24 ans, j'ai quitté pour la première fois la maison de mes parents et ma petite amie, qui est devenue plus tard ma femme, et qui a pris l'avion avec moi pour l'Italie. Elle avait 21 ans, elle a tout abandonné pour partir avec moi. L'enthousiasme, ça ne rate jamais. À Marassi, à Saragosse avec mon frère, puis de retour à Gênes. Et puis Inter. L'installation fut facile. Je connaissais déjà Cambiasso, l'ancien coéquipier de mon frère en équipe nationale U20. Cuchu est devenu mon colocataire, j'ai partagé de nombreux moments avec lui pendant cinq ans : sérieux, intelligent, mais heureusement je m'endormais toujours avant lui ! Et puis il y a eu Zanetti : j'avais joué avec son frère Sergio en Argentine. Je me suis senti chez moi et sans aucun doute le rituel de l'asado (viande), avec Samuel comme chef cuisinier, y a contribué. Je sais, la légende le dit et tous mes coéquipiers sont prêts à dire que je ne faisais que manger, mais croyez-moi : parfois, j'ai aussi aidé Walter ! Il était naturel pour nous de rester à la Pinetina même après l'entraînement Nous nous sommes bien amusés, nous avons passé des soirées à rire et à manger. C'était un groupe vraiment uni, avec des séances d'entraînement où l'on pédalait fort, parce que la philosophie devait être : on s'entraîne comme on joue. La personnalité de cette équipe était incroyable. Et Mourinho était proche de tout le monde. Je vous avais promis Madrid, je fais encore quelques détours avant d'arriver à Bernabeu. Le premier est Kiev, simplement parce que je devais revoir le but de Sneijder à la télévision. Je me souviens de ces moments comme si je regardais un film : je ne voulais pas que le ballon dépasse la ligne de but, alors je suis allé le récupérer. Je pensais que la seule chose que je pouvais faire était de donner un coup de pied très fort au gardien de but, puis quelque chose se produirait. Après avoir tiré, je suis tombé sur le sol. Le temps que je me remette sur pied et que je voie Sneijder exulter comme un fou, je n'avais pas réalisé qu'il avait marqué ! Oui, j'ai beaucoup de souvenirs de ces moments, ce sont des moments que j'aime appeler très spéciaux. Et en fait, je me souviens bien de l'horloge du Camp Nou : elle ressemblait à du sel. Je l'ai regardé alors qu'une vie était déjà passée sur le terrain et il indiquait « 15 minutes » : interminable, mais quel courage ce soir-là de la part de tous ! J'ai aussi pris le climat très pesant dans le train Florence-Milan, qui nous a ramenés à la maison après un 2-2 mortel. Mais Pupi nous a aussi donné de l'optimisme ce jour-là. Et il avait raison, en partie grâce à cette incroyable soirée... de pizza chez moi pendant que nous regardions Roma-Sampdoria. Vous connaissez déjà l'histoire, mais c'est quand même un passage amusant de cette saison exceptionnelle : les Roms devant, nous tous tristes. Les pizzas arrivent, ma femme met Augustina, ma petite fille, dans mes bras et Pazzini dessine. A partir de ce moment, je n'ai pas laissé tomber Augustina une seule seconde, et la Samp a gagné ! Gagner la Ligue des Champions était mon rêve, le rêve de tout le monde. Ce n'était pas différent des autres, je peux dire que j'étais calme et concentré, je savais que ce serait difficile mais nous étions convaincus et déterminés. Le rituel était le même que d'habitude, avec le « mate » dans la chambre de Walter Samuel. Ce soir-là, pour nous détendre mais aussi nous motiver, nous, les Argentins, avons regardé "Iluminados por el fuego", un film sur nos compatriotes héros de la Guerra de las Malvinas. Des frissons. Puis tout le monde s'est endormi. La balle de Julio était longue, je l'ai regardée, je suis allé au duel avec Michelines, qui était énorme. Ici aussi, je vois tout, image par image. Wesley était prêt pour la passe : je savais que le ballon venait toujours avec lui. Je suis donc parti tout droit, en profondeur. J'ai fait un bon contrôle, j'ai vu Badstuber arriver sur ma droite. J'ai fait une feinte, on appelle ça une « amague », et après je courais pour exulter. Pour le deuxième but, il faut rembobiner la bande et remonter à 2001 : Racing-Lanus 2-0, avant-dernier match de championnat. Je pense à cette action depuis 9 ans : je pointe le défenseur au Cilindro de Avellaneda, en faisant un crochet, mais avec le ballon qui reste sur ma droite. Presque un tir extérieur, barre transversale, Chatruc marque dans le dos. À Madrid, ma feinte sur Van Buyten était la même que ce jour-là : j'étais juste meilleur pour garder la balle à la bonne distance afin d'ouvrir le plat du pied au deuxième poteau. À ce moment, j'ai idéalement embrassé les fans des Nerazzurri du monde entier. J'étais heureux, je le suis toujours, quand je pense à ce que nous avons fait, tous ensemble. L'empreinte que nous avons laissée dans l'histoire de ce club, notre Inter. Et je vous le dis : jamais, jamais de ma vie, je n'avais vu un stade rempli de gens à l'aube, à six heures du matin. Le retour de Barcelone avait déjà été fantastique, avec l'accueil à l'aéroport. Mais ce matin-là, San Siro était l'endroit le plus magique du monde : il n'y avait que nous, il y avait le peuple Interista. J'étais dévasté. Mais j'ai été submergé par le bonheur.
  11. De toutes les images durables du triomphe de l'Inter en finale de la Ligue des Champions 2010, une se démarque des autres. Voici l'histoire de la fascinante Inter de Mourinho... À l'intérieur du Santiago Bernabeu, une victoire 2-0 sur le Bayern Munich a provoqué des scènes de joie : Diego Milito courant vers les fans les bras tendus. Esteban Cambiasso faisant des tours d'honneur avec le vieux historique de Giacinto Facchetti. Javier Zanetti mettant le trophée en équilibre sur sa tête. À l'extérieur cependant, une histoire différente va se raconter. Les joueurs de l'Inter étant montés dans le bus plus tard dans la soirée, leur manager, José Mourinho, s'est glissé dans sa propre voiture. Et puis il en sauta de nouveau, courant pour embrasser Marco Materazzi. Les deux hommes se sont repliés l'un dans l'autre et ont pleuré. L'Inter venait d'entrer dans l'histoire, devenant la première équipe italienne à remporter un triplé en Serie A, en Coppa Italia et en Ligue des Champions. Et maintenant, nous savions que c'était exactement ça, l'Histoire. Le temps de Mourinho avec le club était terminé, il ne reviendrait pas. Examiner un grand club à travers le prisme d'une saison spécifique peut sembler un exercice arbitraire. Il y a toujours une évolution dans n'importe quelle d'équipe, toujours un report d'une année à l'autre. Pourtant, les vainqueurs du Triplete 2010 se sentent comme une exception, comme un chapitre glorieux dans le livre des records de l'Inter, un chapitre qui a une fin clairement définie, avec Mourinho partant vers le soleil couchant, et des nerazzurri qui ne seront plus couronnés champions nationaux ou européens depuis. Il y a aussi un début évident dans le mercato estival de 2009. L'Inter a recruté une foule de joueurs qui mèneraient au triplé : Milito, Thiago Motta, Samuel Eto’o, Lúcio et Wesley Sneijder. Mourinho est arrivé un an plus tôt, les menant à un titre de Serie A lors de sa première saison, mais c'était une exigence minimale. Le succès national a été facile pour l'Inter suite au scandale du Calciopoli en 2006, qui a vu la Juventus reléguée, et de nouvelles sanctions infligées à Milan, la Fiorentina et la Lazio. Cependant il y avait peu de preuves dans cette première saison de Mourinho qui pouvaient indiquer qu'il mènerait cette équipe au plus haut. L'Inter a terminé derrière le Panathinaikos en phase de groupes de la Ligue des Champions et s'est effondrée en huitième. Il avait demandé au club deux ailiers pour recréer le 4-3-3 qui lui avait si bien servi à Porto et Chelsea, mais Mancini et Ricardo Quaresma, tous les deux, n'ont pas été à la hauteur du montant de leur achat. Quelle part de l'évolution tactique qui a suivi était prévue ? Quelle part est due aux circonstances ? Mourinho était déterminé à faire en sorte que l'Inter presse plus haut sur le terrain, déclarant que son objectif était de monter la ligne défensive de 20 mètres. La signature de Lucio, un défenseur central mobile, était une étape délibérée, mais ailleurs, la politique de transfert de l'Inter semblait être dictée par les opportunités. Les nerazzurri ne souhaitaient pas vendre Zlatan Ibrahimovic, meilleur buteur de la Serie A en 2008-2009, mais Barcelone a fait une offre - 46 millions d'euros plus Samuel Eto’o - qu'ils ne pouvaient pas refuser. Avec Milito en provenance de Gênes, Mourinho avait maintenant deux attaquants prolifiques au lieu d'un, avec de l'argent restant pour un renfort supplémentaire. Sneijder est arrivé le 28 août et est entré directement dans le onze de départ pour aider l'Inter à démolir le Milan 4-0 un jour plus tard. De manière détournée, l'Inter aurait peut-être encore une fois dû remercier Barcelone. Le triplé des catalans en 2009 a incité le Real Madrid à sortir le chéquier et à signer les deux précédents vainqueurs du Ballon d'Or - Cristiano Ronaldo et Kaká - laissant Sneijder et Arjen Robben comme surplus. Des joueurs de classe mondiale étaient arrivés à l'Inter pour une fraction de leur valeur réelle. Ce contexte importait autant que leur talent. Ce sont des joueurs qui sont arrivés avec des écornures sur les épaules, motivés à prouver que leurs anciens employeurs avaient tort. Tactiquement, Mourinho a fait des faux pas. L’Inter a commencé par un 4-3-1-2 centré sur la créativité individuelle de Sneijder. Ce fut un triomphe à la maison et presque un désastre en Europe, où son étroitesse a été exposée à plusieurs reprises. Ils annulèrent leurs trois premiers matchs de groupe de la Ligue des Champions et semblaient la quitter avant cinq minutes d'éclat du néerlandais et une dernière victoire à l'extérieur au Dynamo Kiev. Émotionnellement, Mourinho a compris comment se mettre dans la peau de ses joueurs. Eto’o était tombé en disgrâce à Barcelone en partie parce qu’il n'avait pas suivi l’instruction de Pep Guardiola consistant à céder le centre de l’attaque à Leo Messi. Pourtant, Mourinho a réussi à persuader le Camerounais de faire exactement cela : passer sur l'aile gauche alors que l'Inter s'adaptait à la mi-saison en un 4-2-3-1. Il y avait des douleurs croissantes. Pendant des périodes importantes de sa plus grande saison, l'Inter n'était pas vraiment très bonne. Entre le 16 janvier et le 10 avril, les Nerazzurri ont remporté cinq des 14 matchs de Serie A, la Roma les dépassant pour leur prendre la première place. Pourtant, il y avait un esprit de défi qui a surmonté toutes les lacunes. Mourinho était le bon manager au bon moment pour Sneijder, Eto’o et Goran Pandev, lors d'un mercato d'hiver inspiré, alors libéré de son contrat avec la Lazio. Si ces joueurs arrivaient en se sentant méprisés, alors Mourinho a réaffirmé cette émotion, affirmant que les vainqueurs des quatre derniers titres de Serie A, déjà interistes, luttaient contre les forces nébuleuses des préjugés de l'establishment. Il a dénoncé la « prostitution intellectuelle » dans les médias italiens et mima le geste des menottes aux poignets alors que les commentaires allaient à l'encontre de l'Inter lors d'un match nul contre la Sampdoria. Ses attaques contre les officiels de Serie A étaient si implacables que des rapports ont fait état d'arbitres menaçant de boycotter les matchs de l'Inter. Tout cela était absurde, une distraction transparente, mais ce qui importait, était que ses joueurs acceptent. Sneijder a dit qu'il « tuerait et mourrait » pour Mourinho. Dejan Stankovic a déclaré qu'il « se serait jeté dans le feu » pour lui. Eto’o a parlé de ses actions, remplaçant en tant qu'arrière auxiliaire pendant plus d'une heure après que Thiago Motta ait été expulsé lors du match retour de la demi-finale de la Ligue des champions à Barcelone. L'Inter a eu sa part de chance. L'éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull avait obligé Barcelone à se rendre à Milan en bus pour la première étape de cette manche, où les catalans se sont effondrés pour une défaite disproportionnée 3-1. Pourtant, uniquement se concentrer sur cela serait ignorer ce qui a rendu cette équipe spéciale. L'histoire moderne des nerazzurri a été celle de la sous-performance, de devenir fragile lorsque la pression augmentait. L'Inter était l'équipe qui a perdu le titre de champion lors de la dernière journée de 2002, et qui n'avait jamais menacé de remporter la meilleure compétition de clubs d'Europe pendant les 15 ans de la présidence de Massimo Moratti à ce jour, malgré des dépenses somptueuses pour les transferts. L'Inter de Mourinho a bouleversé les stéréotypes : une équipe qui a livré son meilleur football dans les moments les plus tendus. Même avec un Sneijder expulsé après 26 minutes lors du derby en janvier contre le Milan, alors leurs plus proches rivaux au classement, l'Inter a tout de même gagné 2-0. En avril, juste au moment où les éventements menaçaient de nous sortir de la course au titre, les joueurs se sont retrouvés bloqués à 0-0 après 75 minutes contre une équipe de la Juventus qui s'était cloîtrée dans un bunker défensif composé de Fabio Cannavaro, Giorgio Chiellini et Gigi Buffon. Maicon a pulvérisé ce mur avec l'un des meilleurs buts marqués cette saison. Puis vint le Camp Nou, le carton rouge de Thiago Motta et Sergio Busquets jaillissant entre ses doigts. Combien d'autres équipes auraient pu résister, même avec un avantage de deux buts, pendant 62 minutes face à la meilleure attaque du monde ? Les choses sont devenues un peu tendues vers la fin, mais Julio César n'avait eu à faire qu'un arrêt notable avant que Gerard Piqué ne sorte de l'impasse avec six minutes restantes à jouer. La finale contre le Bayern a été plus simple. Milito a marqué les buts décisifs, tout comme il l'avait fait lors de la finale de la Coppa Italia et de la victoire du Scudetto sur Sienne lors de la dernière journée de la saison de Serie A. Sneijder a fourni sa passe décisive sur le premier match - sa sixième du tournoi, plus que tout autre joueur. Il a ensuite emmené les Pays-Bas en finale de la Coupe du Monde et, d’une manière ou d’une autre, il a terminé quatrième du Ballon d’Or. C'était peut-être un épilogue approprié, une preuve supplémentaire que personne n'a donné à cette équipe et à ces joueurs le respect qu'ils méritaient. Si Mourinho était revenu, il aurait pu l'utiliser pour renforcer cette mentalité nous-contre-le-monde. Au lieu de cela, il n'est même jamais rentrer à Milan pour célébrer. « Je n'avais pas encore signé de contrat avec le Real Madrid » , a-t-il expliqué quelques années plus tard, « mais j'avais déjà décidé. J'avais refusé deux fois auparavant et je ne pouvais pas le faire une troisième fois. Je savais que si je retournais à Milan, je changerait d'avis. » Materazzi n'avait commencé qu'une poignée de matchs cette saison-là, mais il avait un esprit de parenté, un joueur qui a absolument adhéré à l'approche du portugais. Que se sont-ils dit lors de ce moment désarmant et tendre en dehors du Bernabéu, quand ils ont su que l'aventure était finie ? « Je lui ai dit : Tu es une merde » , raconte Materazzi dans une interview à La Repubblica. « Tu pars et tu nous laisses avec [Rafa] Benítez. Je ne te le pardonnerai jamais. » « Je lui ai, finalement, pardonné. » alex_j - internazionale.fr
  12. Cette série d'articles nous rappelle les joueurs dont nous avons (peut-être) oubliés, qu'un jour, ils ont porté notre maillot noir et bleu. A travers eux on refait l'histoire, on discute et on dissèque leur temps à l'Inter ainsi que le reste de leur carrière. Retrouvez l'ensemble des articles de cette série ici : Les visage oubliés de l'Inter. Demandez à n'importe qui, quels sont les meilleurs milieux défensifs que le football allemand n'ait jamais produits et il ne fait aucun doute que Matthias Sammer sera dans la top liste. Sammer a commencé sa carrière en 1985 avec son club local le Dynamo de Dresde, ex RDA, qui était géré par son père Klaus. Sammer n'a pas pris le temps de s'adapter au football senior mais le chemin fut plus long pour trouver sa position sur le terrain. L'Allemand a marqué huit buts lors de sa première saison en jouant comme attaquant avant de se retrouver ailier la saison suivante. Pendant son séjour à Dresde, Sammer a décroché une médaille de vainqueur du Championnat d'Allemagne de l'Est ainsi qu'un titre FDGB Pokal. Dresde a été battu en demi-finale de la Coupe UEFA 1988-1989 par son compatriote ouest-allemand le VFB Stuttgart qui a engagé Sammer à la fin de cette saison. C'est à Stuttgart que Sammer a commencé à apparaître sous les projecteurs alors qu'il jouait maintenant dans la D1 allemande unifiée, la Bundesliga. Jouant maintenant dans son rôle de milieu de terrain central habituel, Sammer a aidé le club à terminer sixième au cours de sa première saison, ajoutant onze buts dans sa besace. Cependant, ce sont ses exploits de l'année suivante qui le conduiront au Meazza. Le VFB Stuttgart, avec Sammer à la tête de leur milieu de terrain, est devenu le premier champion allemand unifié en 1991/1992. Bientôt, un appel des Nerazzurri... À l'été 1992, l'Inter conclut la signature de Sammer pour remplacer Lothar Matthäus, qui est retourné dans son Allemagne natale cet été-là. L'achat a été considéré comme un grand coup pour l'Inter qui tentait de se battre pour le Scudetto aux côtés de son rival, l'AC Milan. Sammer ne durera qu'une demi-saison en Italie, citant son incapacité à s'adapter au style de vie italienne et le mal du pays comme raison de son court séjour. Sur le terrain, Sammer a réussi onze apparitions, marquant quatre fois. L’un des buts qu’il a marqué se trouve être contre la Juventus dans le Derby d’Italia, ce qui lui a instantanément valu le respect de tous les Interisti. Le sort court mais productif de Sammer à l'Inter n'a rien fait pour nuire à sa réputation naissante dans le jeu. Lorsqu'il a demandé à rentrer en Allemagne en janvier 1993, il n'a pas manqué d'offres. L'Allemand est retourné dans son pays natal avec le Borussia Dortmund où il a ensuite remporté succès personnels et en club. Sammer a été le capitaine de Dortmund pour remporter des titres allemands consécutifs et la Ligue des Champions en 1997 alors qu'ils triomphaient de la Juventus 3-1 à Munich. Sur le plan personnel, Sammer a remporté le Ballon D'Or en 1996 ainsi que le titre de Joueur de l'Euro la même année alors qu'il menait l'Allemagne au titre sur le sol anglais. Les blessures ont réduit sa carrière, mais il ne fait aucun doute que ses réalisations sur le terrain sont à la hauteur des meilleures de sa génération. Sammer a réussi la transition vers la gestion avec Dortmund, remportant le titre de Bundesliga 2002 avant de devenir directeur au Bayern Munich. Personne ne pourra jamais savoir si Sammer aurait pu être un grand Interiste ou non car son séjour au club fut trop court. Naturellement, il a cherché à rentrer chez lui, dans son Allemagne natale, car il ne pouvait pas s'installer en Italie. Mais on ne peut s'empêcher de penser à l'impact il aurait eu s'il avait dirigé le milieu de terrain des Nerazzuri tout au long des années 1990. Il aurait pu potentiellement jouer aux côtés d'un jeune Javier Zanetti et Ronaldo.
  13. L'Inter a partagé une lettre ouverte de notre légendaire attaquant Adriano dans laquelle l'attaquant brésilien mentionnait son passage au sein du club. Il commença cette lettre, publiée sur le site officiel de l'Inter, en évoquant son éducation dans les favelas du Brésil. "J'avais dix ans et un après-midi en apparence normal, j'ai soudain entendu des balles siffler dans la rue. L'une d'elle s'est logée dans la tête de mon père, Almir. Frappé par hasard, par accident. Si vous vivez dans une favela, vous ne voyez pas vraiment d’avenir, mais j’ai toujours essayé de me hisser un peu plus haut grâce au football. Je jouais déjà avec l'équipe de futsal de Flamengo, mais c'était le moment où j'aurais dû devenir un vrai jeune homme. Je me souviens qu'il y avait énormément de jours très longs et difficiles, avec ma maman Rosilda à l'hôpital et moi à la maison avec grand-ma Wanda. J'essayais de me rendre utile : de temps en temps, je me tenais au coin de la rue et je cirais des chaussures pour de l'argent. Mes journées étaient école, entraînement et les après-midi à attendre. Le jour où mon père Almir est rentré de l'hôpital a été l'un des plus heureux de toute ma vie." Rythme, puissance et son célèbre pied gauche "T'as vu mon puissant pied gauche ? Eh bien, je l'ai formé et nourri depuis mon enfance. J'avais l'habitude de toujours casser des portes et des objets dans la maison, cela rendait ma mère folle. C’est l’une des raisons pour lesquelles elle a décidé de m’emmener à Flamengo et de m’inscrire dans une école de football. Nous devions payer pour cela, mon père savait que nous n'avions pas l'argent et que nous ne pouvions pas nous le permettre. Cependant, maman Rosilda ne me refuserait pas ce rêve : elle a dit à mon père que notre tante pouvait nous aider. C'était un mensonge pour le plus grand bien, en réalité elle a commencé un travail supplémentaire en vendant des bonbons dans la rue." Rêver grand lorsqu'on est élevé dans une favela ? "Lorsque vous êtes né dans une favela, lorsque vous y avez grandi, il vous est difficile d'imaginer un avenir différent et brillant. C’est aussi difficile de rêver tout simplement. Ma mère, mon père et mes grands-parents, cependant, m'ont toujours montré le côté positif des choses. Ils ont fait la différence dans ma vie : ils m'ont permis de me concentrer sur le football. J'adorais jouer au football ! Mais je voulais surtout rembourser mes parents. J'avais un objectif clair : acheter une maison pour ma famille." Son arrivée en Italie et le plus beau souvenir avec l'Inter "Le football m'a donné de l'estime de soi, des objectifs dans la vie, de la détermination et un équilibre. Le football est synonyme d'espoir et d'humanité. Il m'a permis de vivre une vie que je n'aurais pu avoir dans aucune autre profession. L'appel de l'Europe, de l'Italie, est vite venu. Je n'étais ni nerveux ni inquiet... Je suis monté dans l'avion pour Milan plein de bonheur et d'enthousiasme. Mon plus grand voyage a commencé, celui dont j'avais espéré et rêvé. Et oui, le début était un rêve. Aujourd'hui, entre des centaines de matchs et de moments, il y a un souvenir que je chéris le plus. Je venais d'arriver quelques jours plus tôt et j'ai rejoint l'équipe pour Madrid. Le 14 août 2001, je suis arrivé au Bernabeu. Je portais la tunique de l'Inter, le Real était devant moi. C'était l'étoffe des rêves. Je n'en avais pas besoin de plus. Je suis allé sur le terrain et je n'ai pensé à rien, j'ai joué comme si j'étais sur ce terrain poussiéreux à Vila Cruzeiro. J'ai dribblé et je pouvais tout faire. J'ai eu un coup franc et sur le banc, ils disaient que je devais le tenter. Tu te souviens de ce pied gauche que j'entraînais dans la rue et à la maison, celui qui rendait ma mère folle ? Je l'ai présenté au monde avec ce coup franc ! Ils ont dit qu'il fusait à 170 kilomètres à l'heure !" La mort de son père "Football, buts, excitation. Cependant, les mauvaises nouvelles savent blesser comme le ferait une balle. Cela peut arriver soudainement et changer votre vie. Août 2004, Bari. J'étais dans le bus avec mes coéquipiers et mon portable a sonné : « Papa Almir est mort » ... Je pensais que c'était un cauchemar. J'espérais que c'était le cas. Je ne peux pas décrire mon désespoir de l'instant. Je n'ai jamais ressenti une douleur aussi horrible et insupportable de toute ma vie. Je suis retourné à Milan à la recherche d'un vol. Tout ce que je ressentais était une angoisse suffocante et un désir ardent d'aller à Rio de Janeiro. Je suis parti, à Rome, puis au Brésil. Je sais ô combien j'ai souffert. La mort de mon père a laissé un vide incommensurable dans ma vie. C'est étrange, pour un Brésilien comme moi, que ce soit une ville en Suisse qui m'ait ramené un peu de lumière dans ces jours sombres. En effet, je suis retourné en Europe et je suis allé sur le terrain pour le match Bâle vs Inter. Imaginez mon état d'esprit. J'ai gagné un duel, puis un deuxième, j'ai passé deux joueurs qui ont essayé de me faire tomber, puis j'ai passé le gardien et j'ai tiré un dans les filets avec mon pied droit. J'ai mis toute l'énergie que j'avais pour consacrer ce but à mon père Almir. Je me souviens encore des accolades de mes coéquipiers. L'Inter a été très proche de moi dans l'une des périodes les plus difficiles de ma vie. Moratti était comme un second père pour moi. Pas seulement lui, mais aussi Zanetti et d'autres. Je suis extrêmement reconnaissant de tout le monde, car je garderai ces souvenirs avec moi pour toujours." Son surnom, l'Empereur. "Au début, je ne pensais pas qu'ils m'aimaient autant quand ils m'ont appelé ainsi. Et c'était agréable de découvrir l'affection des fans de l'Inter pour moi. Je me suis toujours senti chez moi à Milan : mon amour pour l'Inter est sans fin. Je suis immédiatement devenu un vrai Nerazzurro. Mon but à la dernière minute pour faire 3-2 dans le Derby en témoigne, n'est-ce pas ? Je me souviens de tout, dribbler la moitié de l'équipe pour ce but contre l'Udinese, les plus grandes victoires, les défaites, les triomphes, ce coup de pétard contre la Roma lors de la finale de la Coppa Italia, tout. Savez-vous contre qui j'ai marqué mon dernier but sous le maillot de l'Inter ? Contre le Milan dans le Derby, bien sûr !" Ce que signifient l'Inter et la ville de Milan pour lui. "L'Inter est une grande partie de moi, elle est intimement liée à ma vie, illuminant les plus beaux moments et m'accompagnant à travers les moments les plus tristes et les plus difficiles. Même aujourd'hui, quand je pense à Milan, au Meazza et à ce maillot, j'ai envie de chanter cette chanson que je n'oublierai jamais et qui à chaque fois, me rend heureux, me fait sentir chez moi, je me sentais comme l'un des vôtres, un des nôtres : “Che confusione, sarà perché tifiamo, un giocatore che tira bombe a mano, siam tutti in piedi per questo brasiliano, batti le mani, che in campo c'è ADRIANO!” "Quel bordel ce sera parce que nous applaudissons, pour ce grand joueur que vous craignez tous, nous défendons tous ce Brésilien, frappons des mains, parce que nous avons Adriano !""
  14. Dans une interview parue dans l'édition papier de Tuttosport du 12 avril 2020, l'ancien défenseur de l'Inter, Andrea Mandorlini, est revenu sur la saison 1988/89. "Et dire que la saison n'avait pas très bien commencée. En effet, nous avions été éliminés en Coppa par la Viola en septembre, sur terrain neutre, et juste après, beaucoup de controverses avaient commencé." Le tournant qui a tout lancé. "L'élimination de la Coppa a été l'un des moments clés. Les journaux attaquaient Trapattoni. Il était à la Juve depuis pas mal d'années et ils n'avaient jusqu'ici pas pu le critiquer car il gagnait presque toujours. Il était dans sa troisième année et il semblait que les résultats n'allaient pas arriver. Donc, nous, les joueurs qui étions à l'Inter depuis quelques années, nous nous sommes réunis et nous sommes allés le voir dans son bureau pour lui dire de ne pas s'inquiéter, le vestiaire était avec lui. À partir de là, à mon avis, l'équipe était soudée et a mis la gomme." L'importance d'Andreas Brehme et Lothar Matthäus. "Ils furent cruciaux. Mais je pense qu'un autre facteur très important fut Ramón Díaz. Le club avait déjà acheté Rabah Madjer qui avait échoué aux examens médicaux. Ensuite, ils ont pris Ramón, qui n'a pas bien commencé mais il est devenu fondamental à partir de décembre, permettant à Aldo Serena de marquer beaucoup et de devenir meilleur buteur." Mandorlini a cherché s'il y avait un moment où il avait commencé à réaliser ce qui se passait cette saison-là. "J'ai du mal à en trouver un, car nous avons presque toujours gagné, mais nous étions une équipe très humble. Au premier tour, à part le dernier match contre la Fiorentina, nous avions presque tout gagné. Nous regardions la Serie A étape par étape. Pianino nous a fait prendre conscience que nous étions une équipe capable de faire quelque chose d'extraordinaire. Peut-être que l'un des moments clés a été la victoire contre la Sampdoria. Pas parce que j'ai marqué, mais parce que les victoires ont été celles qui nous ont donné le plus confiance. Même avec le championnat assuré, alors que nous aurions pu lâcher du leste, nous avons continué à gagner avec beaucoup de naturel et avec de très bons résultats." L'importance de son but contre la Samp. "Parce que ça scella un peu le match, c'était aussi le but de la victoire, je le vois de temps en temps et je suis toujours content. À ce stade du championnat, nous avons réalisé que le plus grand obstacle serait alors le choc direct contre le Napoli, qui pour moi était le meilleur match de Serie A. Nous avons gagné 2-1 après avoir été mené. Ce fut le couronnement d'une année fantastique, sans rien à enlever à d'autres moments importants. Napoli était une grande équipe de champions et gagner à domicile, avec tous les gens applaudissant, c'était un moment qui reste gravé dans mon cœur. Si je ferme les yeux, je peux tout revoir." Enfin, Mandorlini a dit si cette saison était la plus mémorable pour lui par rapport à d'autres qu'il avait vécu à l'Inter. "Je pense que l'Inter, aussi fort soit-elle, aurait pu remporter au moins deux autres scudetti. Le premier en 1984-85, lorsque Rummenigge et Altobelli faisaient partie de l'équipe. Mais pour de nombreuses raisons, nous n'avons pas réussi à nous imposer sur le terrain. Vérone a remporté le Scudetto et je suis content pour eux aussi, car c'est un club dont je suis très proche. Même en 1990-91, nous avons remporté une Coupe UEFA très importante, mais nous aurions pu faire mieux en championnat. Mais, sans aucun doute, le Scudetto des records est quelque chose d'incroyable." Rédigé par Alex_j - Internazionale.fr
  15. Sortons de l’histoire de l’Inter et abordons un chapitre que le grand public ne connait pas forcément. Les Italiens et leurs sympathisants chantaient en 2006, après la victoire en Coupe du Monde face à la France : « 4 étoiles : 1934, 1938, 1982 et 2006 ! ». Cet article s’intéresse aux deux premières conquises dans un contexte particulier… En effet, 1934 et 1938 sont respectivement les deuxième et troisième éditions du Mondial (l’Uruguay a gagné la première édition en 1930). Avant 1929, aucun Italien n’aurait prédit ces succès dans les années 30 car la politique sportive était contre le sport et privilégiait l’éducation physique. Cependant, le régime fasciste, soucieux de plaire à ses émigrés et de se faire une place dans le champ des relations internationales, change de stratégie à partir de 1929. Le sport sera dés à présent un outil de propagande et les sportifs sont les représentants du fascisme à travers le monde. À l’occasion de la CDM 1934 qui se joue en Italie, de nombreux stades modernes sont construits, des joueurs étrangers sont naturalisés, la presse (la propagande comme ça s’appelait à l’époque) se développe pour relayer l’événement. Vittorio Pozzo, le sélectionneur de la Squadra Azzura, présente son équipe comme un « peloton d’arditi (courageux) » qui a « la volonté absolue de vaincre et une totale obéissance à l’officier qui avait à charge de les conduire à la victoire ». Le vocabulaire guerrier est clairement apparent. Et pour cause, une victoire permettrait au dictateur Mussolini de légitimer la victoire de l’idéologie fasciste contre les autres idéologies. Le football était déjà devenu un véritable instrument de mesure de la force des pays, de l’efficacité des systèmes politiques et idéologiques qui se disputent le leadership dans le monde et auxquels les peuples s’identifient ou se réfèrent. La CDM 1934 est remportée contre la Tchécoslovaquie (2-1). L’Italie confirme ce bon résultat en gagnant la médaille d'or olympique à Berlin en 1936 et une nouvelle Coupe du Monde de 1938 en France contre la Hongrie (4-2). Les journaux belges relatent des matchs très durs, avec des blessés à chaque rencontre. Les arbitres sont critiqués pour leurs décisions favorables aux Italiens. Pour certains historiens, les Italiens sont invités à trouver des compensations symboliques à leurs salaires sous contrôle et à la perte des libertés dans les succès italiens aux Coupes du monde de football et aux Jeux olympiques de Berlin ainsi que dans les aventures coloniales survendues par les médias. Le 9 mai 1936, Mussolini annonce, du balcon du Palais Venezia, à Rome, la conquête de l'Ethiopie et proclame la naissance du nouvel « Empire romain ». Mais les Italiens ne savent pas que, pour l'emporter, leurs troupes ont utilisé des armes chimiques et bactériologiques. Cet article ne vise à pas retirer le prestige et le mérite des Italiens qui sont, dans les années 1930, de très grands athlètes. Cet article vise à nuancer ces succès et les replacer dans leur contexte international. À titre d’exemples, l’Uruguay ne participera à la CDM 1934 car l’Italie avait refusé de participer à la CDM 1930 en Uruguay. L’Angleterre ne participera pas aux CDM 1934 et 1938, alors qu’elle est réputée être excellente : elle battra l’Italie dans un match amical en 1935 à Londres. Dans la fin des années 1930, l’importance du sport s’affaiblit. Les activités « sportives » sont dorénavant militarisées. Au championnat du monde universitaire de Vienne en 1939, un parcours de guerre est introduit, la Seconde Guerre mondiale est imminente. Si vous désirez aller plus loin, quelques références : - Livre de BONIFACE Pascal « Géopolitique du sport » (2014) ; - Article de VIGARELLO Georges « Les premières Coupes du monde ou l’installation du sport moderne », (revue Vingtième Siècle, revue d’histoire, 1990) ; - Article de NTONFO André « Football et Identité », (revue Présence africaine, 1998). Chaque jour, un nouvel article sur l’histoire de l’Inter et du Calcio Des idées, des remarques, dites-le nous en commentaire !
  16. Au détour d’une prise de bec entre tifosi d’autres équipes, vous avez certainement déjà entendu que l’Inter ment sur son passé et que le club fut repêché afin d’éviter une descente en Serie B. Voici quoi répondre à ces fausses accusations. Nous sommes 100 ans en arrière, en 1922, avant même l’instauration (1929) du championnat unique tel que nous le connaissons actuellement. Le paysage footballistique italien de l’époque est littéralement éclaté. La saison 1921-1922 comporte deux championnats parallèles : l’un mené par la C.C.I. (Confédération Footballistique Italienne) et un autre mené par la F.I.G.C. (Fédération Italienne de Football) : deux champions d’Italie sont alors proclamés cette année-là : Pro Vercelli et Novese. Il est décidé en 1922 qu’un championnat unique sera créé en rassemblant les meilleures équipes des deux championnats parallèles. Ce championnat unique devait comporter une Première Division de 36 équipes divisées en 3 poules. Le règlement prévoit que pour choisir ces 36 équipes, on choisira les 18 meilleures équipes de la C.C.I. et les 12 meilleures de la F.I.G.C. Les 6 places restantes seront attribuées avec un match éliminatoire (spareggio). Au terme de la saison 1921-1922, les nerazzurri terminent à la dernière place de leur poule dans la C.C.I. avec seulement 11 points. Mais alors pourquoi l’Inter ne fut-elle pas reléguée ? Parce qu’en 1921 (avant donc de savoir que l’Inter finirait dernière), le règlement de la C.C.I. stipulait que la dernière équipe au classement ne serait pas reléguée automatiquement mais qu’il y a aura un fameux spareggio (match éliminatoire, comme aujourd’hui quand le 18e de Ligue 1 Conforama affronte une équipe de Ligue 2). L’Inter gagne son premier match de spareggio à cause du retrait de son adversaire. Pour son deuxième et ultime match, le club milanais valide sa qualification au championnat 1922-1923 grâce à une victoire sur l’équipe florentine de Libertas. Voici donc pourquoi l’Inter n’a pas été « reléguée en Serie B » (cette désignation n’existait même pas à l’époque) : il y avait des spareggi à jouer quand on finissait dernier. CADEAU : si ce sont les Juventines qui vous attaquent sur ce sujet, après leur avoir répondu, vous pourrez leur dire qu’en 1912-13, dans un championnat qui était également divisé, la Juventus avait fini dernière de sa poule et devait descendre en division inférieure, le spareggio n’existait pas. Cependant, les autorités italiennes décidèrent de réorganiser le championnat pour la saison 1913-14 et vu le besoin de représenter la région Ligurie-Piémont, la Juventus fut repêchée. DOUBLE CONCLUSION : L’Inter a fini dernière en 1922, a joué un spareggio, l’a gagné sur le terrain et n’est pas descendue. Tandis que la Juve a fini dernière en 1914, n’a pas joué de spareggio et a été repêchée par les autorités. CQFD. Chaque jour, un nouvel article sur l’histoire de l’Inter et du Calcio Des idées, des remarques, dites-le nous en commentaire !
  17. La décennie 1960 est l’une des belles dans l’histoire de l’Inter. Les deux Ligues de Champions 1964 et 1965 sont remportées, de même que les championnats 1963, 1965 et 1966. L’année 1967 aurait pu être celle de la consécration, les nerazzurri ont 4 points d’avance sur la Juve à 4 matchs de la fin du championnat. En Europe, l’équipe d’Helenio Herrera a éliminé les tenants du titre, le Real Madrid, en quarts de finale et arrivent en finale le 25 mai 1967 avec le statut de grand favori. En face, l’adversaire est le Celtic Glasgow, une équipe totalement novice sur la scène internationale et qui aligne 10 joueurs nés dans la ville du club. Les nerazzurri abordent ce match dans un climat surréaliste. Le magazine So Foot a traduit une anecdote de l’attaquant Sandro Mazzola : « Je me souviens que cette fois-là, le Mago [Herrera] avait voulu qu'on suive de près l'entraînement de nos adversaires. Ce fut une erreur gravissime… Les joueurs écossais se sont présentés au milieu de dizaines de supporters, tous bien fournis en pintes de bière. En plus, leur entraîneur s'est limité à donner des exercices d'échauffement sans ballon. Et à la fin, ils ont organisé un petit match contre… les journalistes ! Nous, on regardait ça en hallucinant et en rigolant. Même à cette époque, c'était insolite. » Les meilleurs observateurs sportifs prédisent une victoire nerazzurra dans le ciel de l’enceinte « Estadio Nacional » de Lisbonne où 45 000 supporters remplissent les gradins. Le capitaine écossais Billy McNeill déclare avant le coup d’envoi à un co-équipier : « Mec, ils doivent tous se dire qu'ils jouent contre une équipe de pub écossais ! » Même si le Ballon d’or Luis Suarez est blessé pour la rencontre, l’Inter aligne une formation de champions dont certains noms vous diront quelque chose : Giuliano Sarti ; Tarcisio Burgnich, Armando Picchi, Giacinto Facchetti, Mario Corso, Gianfranco Bedin, Aristide Guarneri, Renato Cappellini, Mauro Bicicli, Sandro Mazzola et Angelo Domenghini. Pour ce qui est de la rencontre, le résumé est assez simple. L’Inter prend les devants avec un penalty de Mazzola à la 6e minute. Ensuite, tout le match sera dominé par les verts et blancs qui renverseront la vapeur en seconde période (Gemmell à la 63e et Chalmers à la 84e). C’est un triomphe pour le Celtic. Les écossais remportent le Triplé car ils ont également gagné le championnat et la coupe nationale la même année. Du côté de l’Inter, la saison 1966-67 lors de laquelle elle devait tout gagner se termine avec un zéro pointé. Les nerazzurri sont éliminés en demi-finales de la Coppa Italia et ils concèdent deux nuls et deux défaites dans les 4 derniers matchs de championnat : le scudetto va à vous savez qui. Le légendaire entraineur Helenio Herrera quitte la maison après la saison 1967-1968. Pour ce qui est de la Champions League, il faudra attendre 2010 pour la remporter ! L’ironie du sort voudra qu’en 2010, pour conjurer le sort de la mauvaise saison 1967, les nerazzurri remportèrent le « Triplete » : LDC, scudetto et Coppa Italia. C’est la seule équipe italienne à avoir réalisé cet exploit. Chaque jour, un nouvel article sur l’histoire de l’Inter et du Calcio Des idées, des remarques, dites-le nous en commentaire !
  18. Tout supporter interiste sait que son club de cœur fut fondé en 1908 avec le nom d’Internazionale, car ses fondateurs se disaient « frères du monde ». Mais entre 1928 et 1945, sa dénomination était différente… En effet, le régime fasciste de Benito Mussolini ne voyait pas de bon œil l’appellation « Internazionale » qui pouvait s’apparenter à une ouverture aux étrangers et qui manquait d’italianité pour une équipe aussi prestigieuse. De cette manière, en 1928, l’FC Internazionale Milano fusionne avec un autre club de la ville, l’US Milanese. L’équipe prit le nom d’Ambrosiana, en s’inspirant du nom du patron de la ville de Milan (Saint Ambroise). L’Ambrosiana remporta le scudetto 1929-30. Dans la saison successive, le Club est renommé Ambrosiana-Inter. Dans la décennie des années 1930, sous les couleurs de l’Ambrosiana-Inter, brillera une des plus grandes étoiles interistes : celle de l’attaquant Giuseppe Meazza qui remporta les deux Coupes du monde italiennes en 1934 et 1938, les scudetti en 1930 et 1938 ainsi qu’une Coupe d’Italie en 1939. Il faudra attendre l’après-guerre italien, le samedi 27 octobre 1945, pour que l’Ambrosiana-Inter soit de nouveau appelé F.C. Internazionale Milano. Ce même jour, l’Inter joua contre l’Atalanta à San Siro et gagna 1-0 ! Chaque jour, un nouvel article sur l’histoire de l’Inter et du Calcio Des idées, des remarques, dites-le nous en commentaire !
  19. Un rêve débuté il y a 28 ans dans la périphérie de Nankin avec en poche quelques économies et dans sa tête des ambitions infinies pour accomplir quelque chose qui semblait impossible... Voilà les débuts du Suning, avec notre propriétaire qui est parvenu à devenir l'un des hommes les plus riches au monde, et ce à partir d'un petit magasin de climatiseurs... Voici l'histoire de la clairvoyance et la capacité d'un homme capable de créer un empire à partir de rien... Suning est né comme cela, alors que personne ne s'y attendait, que personne ne pensait que c'était possible et au moment où tous ont catégorisé de "vrai fou" notre bon Jindong. De la folie à la gloire Cette folie de la part de Jindong Zhang, ce coup de poker, l'a fait devenir l'entrepreneur à succès actuel. En 2016, cet "ovni" se fait connaitre en Italie en s'offrant l'Inter et en souhaitant faire grandir pas après pas son entreprise familiale. Dans le courant du mois d’août 2018, Zhang s'est livré à cœur ouvert, en s'exprimant sur l'année 1990, une année où tout a débuté. C'est un fait Jindong Zhang est un homme toujours autant passionné, un homme qui a la volonté de continuer à grandir continuellement. La Naissance du Suning "En 1990, il y a 28 ans, j'étais âgé de 27 ans, j'ai alors quitté un emploi sûr et j'ai loué une petite salle de moins de 200 mètres carrés sur Nanking Ninghai Road afin d'y créer un patchwork de 100 000 yuans (soit un peu plus de 12 000 euros). Quand j'ai décidé de créer une entreprise de vente au détail spécialisée dans les climatiseurs, les gens pensaient que j'étais fou." "Mais je savais ce que je faisais et ce que je voulais faire. A cette époque, en raison de la main-d'œuvre limitée, j'ai dû gérer un peu seul le groupe dans tous les secteurs du commerce. Mais je n'ai aucun regret car de toute façon, vous ne savez jamais quel sera le prix du succès." Activités diversifiées "Quand je me suis embarqué dans cette aventure, mon objectif était de faire en sorte que ma famille puisse vivre une très belle vie. Aujourd'hui, Suning travaille dur pour offrir une vie heureuse à ses 250 000 employés et à ses centaines de millions d'utilisateurs." "Au début de son activité, Suning, comme d'autres entreprises de vente au détail en Chine, ne pouvait être considérée que comme une entreprise à forte intensité de main-d'œuvre, loin derrière les entreprises technologiques. Mais aujourd'hui, nous sommes engagés dans de nombreux domaines, tels que l'intelligence artificielle, le e-commerce,... Nous reconcevons l'industrie et nous essayons d'avancer technologiquement sans négliger la vente au détail." Réforme "Au cours de ces quarante dernières années, la Chine s'est lancée dans une voie de réforme et d'ouverture au monde. C'est dans ce contexte que l'esprit d'innovation et d'entrepreneuriat du peuple a été fortement stimulé, ce qui a également donné vie à la recherche et au développement de nouvelles technologies." "Cette voie nous a permis de grandir, de marcher aux côtés des gens et à présent nous sommes parvenu à diriger ce monde. Je suis reconnaissant de ces années, lorsque j'observe le développement du Suning au cours des 30 dernières années, je ressens fortement toute l'énergie qui a découlé de cette poussée de technologie, qui a été la force motrice derrière nos ambitions." Les Services "J'ai toujours dit à mes employés : "Il faut investir dans les services et construire un système de services professionnels propre au Suning, cela lui permettra de se construire en disposant d'une compétitivité forte. La tendance de la société actuelle est de remplacer un bien précis et d'en confier sa destinée à une entreprise que l'on ne peut éviter, c'est un avantage." "Les entreprises peuvent décider de soit s'adapter à cette tendance, soit d'y résister. Ma décision était de "changer cette tension" et d'anticiper le temps en travaillant sur le commerce en ligne. Suning devait devenir une véritable entreprise de haute technologie et elle était appelée à devenir le plus grand fournisseur de gestion de détail intelligent en Chine et dans le monde." La Silicon Valley "J'ai promu l'établissement d'un Institut de recherche à la Silicon Valley, faisant de la sorte que le Suning soit un membre de ce lieu. A présent, celui-ci absorbe les meilleurs talents de technologie informatique du monde. Cette pensée était dans mon cœur depuis tant d'années, mais elle a toujours été repoussé car ce n'était pas encore le bon moment." "Le 20 novembre 2013, le Suning Silicon Valley Research Institute a été officiellement présenté. Nous visons toujours à avoir une balance entre la tradition et l'innovation, qui est le cœur du développement des affaires." La croissance "Au cours de ces 28 années, j'ai vu le Suning grandir, passer d'une petite boutique à une grande entreprise, d'une seule opération à des opérations diversifiées, d'une entreprise nationale à une entreprise qui réalise des opérations transnationales. L'esprit de Suning est de toujours innover et de se chercher de nouveaux défis. La concurrence ne manque pas, mais nous sommes confiants dans notre volonté de grandir toujours plus." "Notre philosophie de la vente au détail ne changera pas et elle restera toujours au sommet de nos préférences, quel que soit le visage de l'entreprise à l'avenir. A présent, nous allons vivre des années cruciales jusqu'en 2020, pour notre vente au détail sur Internet. Et nous n'en sommes qu'au début de notre Ère." Extrait de l'article publié en octobre 2018 : >> Voir plus d'articles sur le Suning : https://www.internazionale.fr/forums/tags/suning/
  20. Personne n’a fait mieux que lui dans l’Histoire de l’Inter. En effet, Sky Sport dévoile une statistique importante et qui montre l’impact de la légende déchu de la Juventus : dans cette ère des matchs à 3 points, aucun entraîneur n’a démarré aussi bien après 12 journées de Serie A. Qu’il s’agisse de Spalletti, Mancini, Simoni auréolé de la Coupe de l’Uefa ou mieux encore, Josè Mourinho lors de la saison du Triplé. En l’emportant face à Vérone, l’Inter a récolté 31 points sur 36 disponibles en douze journées de Serie A. Aucunes prévisions, même les plus optimistes possibles, ne pouvaient l’imaginer... Enragé et furieux après la défaite de Dortmund, Conte en avait après tous : une programmation bâclée suite à un mercato non finalisée… Tous en ont pris pour leurs grades. Si Conte a mis la Direction, qui a pourtant réalisé le mercato le plus important de l’Histoire de l’Inter, face à ses responsabilités, sur le terrain, Vérone a été confronté à une autre tempête, celle des soldats de Conte. Preuve en est du caractère insufflé aux joueurs. Dans son passé récent, l’Inter avait débuté avec brio sous les ordres de Spalletti en 2017 en étant leader jusqu’à la fin décembre avant de s’écrouler. Spalletti proposait un très beau bilan de 30 points sur 36, record égalé à celui de Mancini en 2006-2007 et Simoni en 1997-1998 qui disposait en ses rangs du meilleur joueur du monde, Ronaldo. Mourinho, lui en avait récolté deux de moins lors de la saison 2009-2010, 28 points qui ne l’empêcheront pas de réaliser le Triplé. Si avec Spalletti, l’Inter s’était effondrée au premier couac, il n’en est pas de même avec Conte qui a déjà su insuffler un mental à ses ouailles, les défaites face à Barcelone et Dortmund représentent, dans un sens, un mal pour un bien. A savoir ne pas se voir trop beau et continuer de pédaler afin d’aller jusqu’au bout du bout. Le milieu de terrain, cette mine d’or En recrutant Conte, l’Inter a également épousé un dispositif tactique, cher à son Général : le 3-5-2. Dans un tel dispositif, l’apport des milieux est fondamental et Antonio peut être satisfait de sa créature : les buts inscrits face à Vérone portent la griffe de Conte, la griffe de son milieu de terrain, de deux milieux de terrain : Matias Vecino et Nicolo Barella. Mieux encore, sur les 32 buts inscrits par l’Inter, 13 proviennent de la ligne médiane Candreva et Sensi en ont inscrits 3 Vecino, et Brozovic en ont inscrits 2 Barella et Gagliardini en a inscrits 1 ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  21. Forte dei Marmi, été 1960, un inconsolable Angelo Moratti s’interroge sur l’avenir de son Inter. Le patron de la Saras a fait du club Nerazzurro un bien familial depuis cinq ans, en s’offrant les actions de Carlo Masseroni. Le succès n’est pas de la partie : huit entraîneurs ont apporté leur contribution stérile. Aucun titre, et l'exigence de confier l’équipe de la dernière saison écoulée, de l’ancien meilleur buteur Giuseppe Meazza, à un nouvel entraîneur. Si Moratti remercie le double Champion du Monde, il reste obnubilé par le Scudetto. Un titre qu’il aurait peut-être déjà pu remporter en 1958 s’il n’avait pas été contraint de résilier le contrat qui le lié à un très jeune brésilien nommé Pelé, auteur d’une Coupe du Monde en Suède mémorable. Devenu un phénomène au Brésil, il aurait dû porter le numéro 10 Nerazzurro dans le Calcio. Mails le climat, à Rio de Janeiro est ténébreux, les Tifosi du Santos menaçant le club brésilien de mettre le feu en cas de départ du "Roi". Angelo Moratti, suite à un examen de conscience, prenait la décision de laisser au Maracanã, celui qui est devenu le plus légendaire joueur de Football. Il s’agit-là du plus grand regret de l’Inter dans son histoire, car O Rey avait déjà signé à l’Inter. Mais avec le peuple brésilien, en 1958, il ne valait mieux pas créer une telle folie. Le Président des Nerazzurri se retrouvait donc face à un choix drastique : le meilleur joueur au Monde de la Planète Foot étant parti en fumée, comment parvenir à soulever un titre, vu les objectifs non-atteint par bons nombre d’entraîneurs ? Facile direz-vous, il suffit d’opter pour l’entraîneur le plus réputé en Europe, un argentin naturalisé français, un entraîneur qui aura connu un succès modeste en qualité de joueur, mais qui sur le banc est un Révolutionnaire. Un entraîneur qui a fait tomber le Real de Madrid de Puskas et Di Stefano, de son trône en entraînant le Fc Barcelone qui proposait un jeu fluide sur la base de contre-attaques efficaces en phase offensive. . Trouver un accord avec cet entraîneur mystérieux n’est pas une chose aisée. Outre un salaire important, il avait déjà déclaré vouloir entraîner la Roja lors du Mondial 62. Cet entraîneur sera donc disponible pour l’Inter après avoir entraîné l’équipe d’Espagne. Cet entraîneur n’étais pas un personnage controversé. Angelo Moratti voulait lui donner les clés de l’Inter et la voir s’envoler, la faire devenir grande, qu’elle soit pour toujours la Grande Inter. Cet homme, cet entraîneur mystère se nommait Helenio Herrera, un entraîneur qui n’a aucunement besoin d’être présenté, son cv parlant pour lui. Juillet 2019 Plusieurs années se sont écoulées, l’Inter a marqué l’Histoire du Calcio en réalisant pour la première fois en Italie, un Triplé Historique par le biais de l’Interminator de Josè Mourinho. Pourtant l’histoire va se répéter, comme Angelo Moratti en son temps, le Groupe Suning va rentrer dans le monde Nerazzurro, convaincu de pouvoir redorer le blason du club qui s’est laissé aller depuis quelques années. Après une période d’adaptation, Suning prend la mesure de la tâche à réaliser en confiant son équipe à Luciano Spalletti pour "Rivedere le stelle" (revoir les étoiles) de la Ligue des Champions. L'objectif déclaré est de commencer le processus afin de voir l’Inter redevenir "Grande". Spalletti ayant atteint l’objectif fixé de qualifier l’Inter dans l’Europe qui compte, Suning se devait de trouver un profil à la Herrera, un homme qui n’a nullement besoin d’être présenté, un conquérant à l’image d’Helenio. Un profil a tout de suite séduit le propriétaire de l’Inter : Roi de Londres, Institution et Héros de la Juventus, Vice-Champion du Monde 94 avec la Nazionale de Sacchi, Antonio Conte était l’Elu. Homme du Sud de l’Italie, il a connu la Gloire dans le Nord, avant de prendre le contrôle de la Nazionale Italienne et d’y réaliser des résultats optimaux vu le noyau qu’il avait à sa disposition. Antonio a grandi à Lecce, à la Via Giuseppe Parini, une personnalité anti-système de son époque. Comme ce fut le cas pour d’autres, c’est à lui qu’a été confié la tâche de faire vaciller l’ordre établi dans le Calcio, c’est lui qui devra parvenir à le faire céder, afin de permettre à la Beneamata de resplendir de toute sa splendeur et d’être admiré de tous. Points communs Conte est un maniaque de la perfection, obsédé par les résultats : Sa fille, par exemple, se nomme Vittoria. Triompher pour lui n’est pas un rêve, mais un objectif concret. Pour y parvenir, Antonio doit travailler sur le mental de ses joueurs : "En premier lieu, tu entraînes la tête, ensuite tu entraînes les jambes." Cette phrase a déjà été entendu à Appiano. Car l’important, dans le Calcio, est de tout donner. Une phrase similaire à celle d’Helenio : "Celui qui ne donne pas tout, n’aura droit à rien." C’est un fait, Conte est du même acabit. Tout comme Herrera, les fondations des clubs du Leccese reposent sur une défense extrêmement solide et sur un jeu vertical. Il est donc fondamental de convaincre les joueurs afin qu’ils puissent dépasser leurs limites : La peur et les appréhensions, dans la sphère de Conte, sont seulement illusoires. Le 27 mai 1965, peu de temps avant la confrontation en Coupe des Champions face au Benfica, Herrera venait de déclarer qu’un certain Eusébio da Silva Ferreira, auteur de 500 buts durant sa carrière, était un joueur techniquement limité. Bedin, présent sur le terrain était formaté de cet état d’esprit idéal, il en était imprégné tellement fort que lors de ces attaques, il parvenait à ne pas lui faire toucher le ballon. Cette façon de raisonner peut être reportée en 2016 lorsque Daniele De Rossi faisait face à Andrés Iniesta, le Romain avait pris le meilleur sur l’Espagnol, permettant ainsi à l’Italie de triompher sur l’Espagne à Saint-Denis. 50 ans se sont écoulés entre Herrera et Conte, mais les philosophie sont très proche : Des coups de génies, un état d’esprit de conquérant, un Adn de vainqueur, deux systèmes de jeu connus et décriés, mais terriblement efficace. Le premier a fait la fortune de l’Inter des années 60, lui qui était à la tête d’une des formations les plus poétiques de toujours. L’autre espère, grâce au soutien du Club et à sa capacité de gestion, de pouvoir fonder un projet solide, en partant à la conquête de nouveaux titres, afin de pouvoir replacer, finalement, l’Internazionale, là où elle le mérite. ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  22. Tout est fin prêt pour procéder au déménagement du Siège du Club. Selon la Gazzetta Dello Sport, le lundi 17 juin 2019 sera un jour à marquer d'une pierre blanche. En effet, l'Inter va quitter le Corso Vittorio Emanuele pour la Viale Liberazione dans la zone Porta Venezia. 10 ans C'est la dernière semaine avec une vue sur le Duomo. L'Inter est en train de changer de siège et déjà ces derniers jours, les adeptes au travail se sont répartis les tâches entre le Corso Vittorio Emanuele et Viale Liberazione. La date fixée pour le transfert définitif est le 17 juin. Le club laissera derrière lui un bâtiment en plein centre de Milan, un lieu qu'elle habitait depuis avril 2009. Période à laquelle Massimo Moratti avait procédé au transfert du Club, en provenance de la Via Durini. Le Corso Vittorio Emanuel aura une place à part, car c'est dans ce bâtiment qu'est née l'Inter de Josè Mourinho, celle qui allait réaliser l'Historique et unique Triplé italien. Dix ans plus tard, une page se tourne. ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  23. Jindong Zhang, le propriétaire de l'Inter et du Suning s'est livré dans une longue interview sur l'activité de son groupe, qui l'a vu devenir milliardaire. Un rêve débuté il y a 28 ans dans la périphérie de Nankin avec en poche quelques économies et dans sa tête des ambitions infinies pour accomplir quelque chose qui semblait impossible... Voilà les débuts du Suning, avec notre propriétaire qui est parvenu à devenir l'un des hommes les plus riches au monde, et ce à partir d'un petit magasin de climatiseurs... Voici l'histoire de la clairvoyance et la capacité d'un homme capable de créer un empire à partir de rien... Suning est né comme cela, alors que personne ne s'y attendait, que personne ne pensait que c'était possible et au moment où tous ont catégorisé de "vrai fou" notre bon Jindong. De la folie à la gloire Cette folie de la part de Jindong Zhang, ce coup de poker, l'a fait devenir l'entrepreneur à succès actuel. En 2016, cet "ovni" se fait connaitre en Italie en s'offrant l'Inter et en souhaitant faire grandir pas après pas son entreprise familiale. Dans le courant du mois d’août 2018, Zhang s'est livré à cœur ouvert, en s'exprimant sur l'année 1990, une année où tout a débuté. C'est un fait Jindong Zhang est un homme toujours autant passionné, un homme qui a la volonté de continuer à grandir continuellement. La Naissance du Suning "En 1990, il y a 28 ans, j'étais âgé de 27 ans, j'ai alors quitté un emploi sûr et j'ai loué une petite salle de moins de 200 mètres carrés sur Nanking Ninghai Road afin d'y créer un patchwork de 100 000 yuans (soit un peu plus de 12 000 euros). Quand j'ai décidé de créer une entreprise de vente au détail spécialisée dans les climatiseurs, les gens pensaient que j'étais fou." "Mais je savais ce que je faisais et ce que je voulais faire. A cette époque, en raison de la main-d'œuvre limitée, j'ai dû gérer un peu seul le groupe dans tous les secteurs du commerce. Mais je n'ai aucun regret car de toute façon, vous ne savez jamais quel sera le prix du succès." Activités diversifiées "Quand je me suis embarqué dans cette aventure, mon objectif était de faire en sorte que ma famille puisse vivre une très belle vie. Aujourd'hui, Suning travaille dur pour offrir une vie heureuse à ses 250 000 employés et à ses centaines de millions d'utilisateurs." "Au début de son activité, Suning, comme d'autres entreprises de vente au détail en Chine, ne pouvait être considérée que comme une entreprise à forte intensité de main-d'œuvre, loin derrière les entreprises technologiques. Mais aujourd'hui, nous sommes engagés dans de nombreux domaines, tels que l'intelligence artificielle, le e-commerce,... Nous reconcevons l'industrie et nous essayons d'avancer technologiquement sans négliger la vente au détail." Réforme "Au cours de ces quarante dernières années, la Chine s'est lancée dans une voie de réforme et d'ouverture au monde. C'est dans ce contexte que l'esprit d'innovation et d'entrepreneuriat du peuple a été fortement stimulé, ce qui a également donné vie à la recherche et au développement de nouvelles technologies." "Cette voie nous a permis de grandir, de marcher aux côtés des gens et à présent nous sommes parvenu à diriger ce monde. Je suis reconnaissant de ces années, lorsque j'observe le développement du Suning au cours des 30 dernières années, je ressens fortement toute l'énergie qui a découlé de cette poussée de technologie, qui a été la force motrice derrière nos ambitions." Les Services "J'ai toujours dit à mes employés : "Il faut investir dans les services et construire un système de services professionnels propre au Suning, cela lui permettra de se construire en disposant d'une compétitivité forte. La tendance de la société actuelle est de remplacer un bien précis et d'en confier sa destinée à une entreprise que l'on ne peut éviter, c'est un avantage." "Les entreprises peuvent décider de soit s'adapter à cette tendance, soit d'y résister. Ma décision était de "changer cette tension" et d'anticiper le temps en travaillant sur le commerce en ligne. Suning devait devenir une véritable entreprise de haute technologie et elle était appelée à devenir le plus grand fournisseur de gestion de détail intelligent en Chine et dans le monde." La Silicon Valley "J'ai promu l'établissement d'un Institut de recherche à la Silicon Valley, faisant de la sorte que le Suning soit un membre de ce lieu. A présent, celui-ci absorbe les meilleurs talents de technologie informatique du monde. Cette pensée était dans mon cœur depuis tant d'années, mais elle a toujours été repoussé car ce n'était pas encore le bon moment." "Le 20 novembre 2013, le Suning Silicon Valley Research Institute a été officiellement présenté. Nous visons toujours à avoir une balance entre la tradition et l'innovation, qui est le cœur du développement des affaires." La croissance "Au cours de ces 28 années, j'ai vu le Suning grandir, passer d'une petite boutique à une grande entreprise, d'une seule opération à des opérations diversifiées, d'une entreprise nationale à une entreprise qui réalise des opérations transnationales. L'esprit de Suning est de toujours innover et de se chercher de nouveaux défis. La concurrence ne manque pas, mais nous sommes confiants dans notre volonté de grandir toujours plus." "Notre philosophie de la vente au détail ne changera pas et elle restera toujours au sommet de nos préférences, quel que soit le visage de l'entreprise à l'avenir. A présent, nous allons vivre des années cruciales jusqu'en 2020, pour notre vente au détail sur Internet. Et nous n'en sommes qu'au début de notre Ère." Quasiment un milliard d'euros investi pour l'Inter En effet, le Suning se prépare à "liquider" Erick Thohir de l'Inter. Pour ce faire, une somme estimée entre 150 et 200 millions d'euros sera investie. Les intentions de Suning avec l'Inter sont extrêmement sérieuses, preuve en est de cet engagement, les sommes investies par notre propriétaires chinois depuis son arrivée. La fin octobre sera cruciale pour l'Histoire de l'Inter, et pas seulement parce que l'équipe de Spalletti retrouvera le Nou Camp pour y affronter le Fc Barcelone. L'avenir de l'Inter sera également lié dans tous les sens et dans tous les domaines à son propriétaire asiatique. Le point de départ : Steven Zhang Le fils de Jindong Zhang sera nommé Président de l'Inter. Pour évincer Thohir de la Présidence, le Suning va soulager l'indonésien de ses 31,05 actions qu'il dispose, afin d'avoir le contrôle total sur le Club. Cette opération devrait avoir lieu très prochainement, car l'idée du Suning est de nommer le nouveau Conseil d'Administration et plus précisément Steven Zhang, en qualité de Président, lors de la réunion des actionnaires qui se tiendra le 26 octobre 2018. Le Suning est prêt à réaliser cette dernière étape de rachat des part en présentant une augmentation de capital de 142 millions d'euros, en plus les 128 millions d'euros relatifs aux rachats des actions détenues en leurs temps par le duo Moratti-Thohir. Total de l'opération: 270 millions d'euros. Des investissements importants pour l'Inter Au cours des deux dernières saisons, le Suning a injecté sous la forme d'une adhésion de prêts, pour environ 336 millions d'euros. À ce stade, l'investissement du Suning envers la Beneamata est déjà de plus de 600 millions. Et ce n'est pas prêt de s’arrêter car le Suning a l'intention d'injecter d'autres liquidités dans les caisses du club en lui garantissant entre 80 et 100 millions d'euros pour les droits de Naming de la Pinetina, des maillots d’entraînements et d'autres sponsorisations. 56 millions ont été injectés lors de la première saison du Suning, 40 pour la saison dernière. Bye Bye Thohir Reste à présent à remercier Thohir et prendre le pouvoir. Pour ce faire, le colosse chinois devra débourser cette somme estimée entre 150 et 200 millions d'euros. Une fois cette transaction actée, le Suning aura quasiment investi un milliard d'euro dans "son" club. C'est pourquoi Mauro Icardi a bien raison d'y réfléchir à deux fois avant de songer à quitter un paquebot qui pèse un milliard d'euros, car contrairement à ses compatriotes qui ont investi dans le football européen, le Suning lui confirme et montre qu'il est sacrément sérieux. Actuellement, l'Inter a déjà engrangée 50 millions d'euros sur le terrain et nous ne sommes qu'au début de saison. A présent, l'Inter va vivre un vrai Derby à Milan, celui d'un colosse chinois, face à une des plus importante entreprise américaine. Et pour un chinois, ce Derby est ce qui se fait de mieux. Le Saviez-vous ? Il y a quelques mois, Zhang Jindong a refusé une offre de rachat de l'Inter. Alors que le Club était en difficulté pour se qualifier en Ligue des Champions, notre propriétaire a décidé de conserver le Club. L'avenir confirmera qu'il dispose d'un indéniable nez d'affaires et il peut à présent commencer à s'amuser avec "sa" Ligue des Champions. L'Inter chinoise n'est peut-être pas flashy, mais elle investi intelligemment. Le Suning a enfin réaliser que pour remporter des titres, il est utile d'avoir des joueurs disposants de qualités importantes. Même si on ne retrouve actuellement pas l'âme des Inter du passé, car il n'y a pas assez d'Icardi sur le terrain, la Direction de l'Inter réalise un travail optimal. Et même si cela ne peut "suffire" dans le monde du Calcio, qui est habitué à s'identifier à des Familles, comme Moratti, Agnelli.... L'Inter est à présent plus connue pour d'autres qualités, des qualités qui ne changeront jamais : des Tifosi, tels que Fraizzoli et Pellegrini, et d'autres Tifosi, ceux qui composent son public. Des passionnés, des personnes qui sont prêtes à émettre des critiques, même après des moments de liesses, des personnes toujours plus nombreuses aux stades, des personnes qui ont ce "sentiment d'appartenance" cher à Luciano Spalletti, des personnes qui n'abandonnent jamais et qui représentent la Nerazzurra di Milano. Même si Javier Zanetti a été une légende sur le terrain et qu'il a le physique pour représenter l'Inter, ce dernier ne dispose pas encore du Charisme nécessaire pour occuper un tel poste. Un poste occupé dans le passé par Giacinto Facchetti. Avec le temps, ce sera un objectif pour lui, d'atteindre ce niveau de qualité. Et même si le Milan actuel peut se targuer d'avoir un charisme américain, en cette approche de Thanksgiving, du côté de l'Inter, il restera plus que tout : Le réel amour de nos couleurs. L'Inter est une "Famille" qui a été reprise par une "Entreprise Familiale" et ça, ça n'a pas de prix... ®Antony Gilles - Internazionale.fr [ Mise à jour avec les articles ci-dessous suite à la nomination de Steven Zhang ]
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