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  1. José Mourinho et Louis Van Gaal sont les deux entraîneurs qui ont eu le plus d'influence sur la carrière de Wesley Sneijder. Dans une longue interview accordée à AD.nl, l'ex milieu offensif nerazzurro a parlé de son rapport avec chacun d'eux. « Je souhaite devenir entraîneur et j'espère devenir un mix des deux » Avec le côté humain de Mourinho et la tactique de Van Gaal ? "Quelque chose de ce genre. Même si Mourinho était très fort tactiquement. A l'Inter, notre rapport est parti du bon pied instantanément". Et Van Gaal alors ? "Je l'ai dit sincèrement dans mon livre. Une fois, lorsque je jouais avec l'Ajax, j'ai fait le geste « Allez vous faire f** » en direction du banc de touche. Louis Van Gaal était alors Directeur Technique et il m'a mis une amende après. Après cet épisode, je ne l'ai pas revu pendant plusieurs années. Jusqu'en 2010 où, avec l'Inter, nous avons disputé la finale de Ligue des Champions contre le Bayern Munich coaché par Van Gaal. La veille du match, Mourinho, Zanetti, Cambiasso, Milito et moi sommes allés en salle de conférence et en même temps le Bayern revenait du terrain. Mourinho et Van Gaal se sont serrés la main. Je lui ai aussi tendu la main mais il m'a ignoré". Peut-être qu'il ne l'avait pas vu ? "Je sais qu'il l'a vu. Je lui ai dit « OK , pas de problème » et « on se voit demain après notre victoire en finale ». Nous avons gagné 2-0 et là aussi je lui ai parlé. Je lui ai dit « Hier tu faisais le sournois ? Tu avais juste à me serrer la main ». Tu relates une autre rencontre avec lui dans ton livre. Une saison plus tard, après une défaite 1-0 à Milan contre le Bayern de Van Gaal. A Munich, l'Inter gagne 3-2. "Ce jour-là je lui ai hurlé pleins de choses. C'était plutôt intense. Quand il est devenu entraîneur de l'équipe nationale, je me suis dit « oh, que va-t'il donc se passer entre nous deux à présent ». Mais je savais que l'opinion publique poussait pour que je devienne le capitaine. Je savais qu'il ne s'y opposerait pas. Dans mon livre, je dis de lui que c'est un génie, un génie fou. Un entraîneur brillant qui perd la tête. En tant qu'entraîneur, il est dans les trois meilleurs que j'ai eu, mais Mourinho reste le numéro un". Mourinho sera présent à votre jubilé ? "Bien sûr. Avec des joueurs de l'Ajax du Real, de l'Inter, Galatasaray et des néerlandais. Marco Materazzi a été le premier à répondre à l'invitation (il rit, ndlr.). Le revoir sera spécial. C'est ça l'Inter, le plus grand moment de ma carrière de joueur". ®Samus – internazionale.fr
  2. En été 2010, Jose Mourinho a pensé à quitter son poste de manager de l'Inter pour devenir celui du Real Madrid. "La dernière fois que j'ai parlé à Materazzi après la finale de la Ligue des Champions, c'était comme étreindre tous les joueurs, ce que j'ai essayé de ne pas faire. J'étais sur le terrain avec eux lors des célébrations, lorsque nous avons reçu les médailles et levé le trophée, j'étais avec eux, mais je ne suis pas retourné dans les vestiaires parce que je ne voulais pas leur dire au revoir. C'était trop difficile pour moi et je ne voulais pas rentrer avec eux à Milan parce que les gens disaient que j'avais un contrat avec le Real Madrid. Ce n'était pas vrai. J'avais un accord, mais je n'avais pas signé de contrat. Je voulais vraiment aller au Real à cette époque. Je voulais vraiment essayer de remporter le titre de champion d'Espagne après avoir remporté les titres en Angleterre et en Italie." Il a ensuite laissé entendre que s'il était revenu à Milan avec l'équipe, les choses auraient pu se passer différemment. "J'avais également peur du fait que si je revenais à Milan avec l'équipe, avec la réaction des joueurs et des supporters, je ne pourrais pas partir. Je peux dire que je me suis enfui. Je les ai fuit. Quelques jours plus tard, j'ai signé un contrat avec le Real Madrid et ce n'est que plus tard que je suis retourné à Milan et retrouvé le président Moratti pour dîner." Il a ensuite parlé des différentes perspectives que de nombreux joueurs de l'équipe avaient cette saison avec certains à la fin de leur carrière ou proche, d'autres au milieu ou au début. "Les joueurs ont des perspectives différentes lorsqu'ils sont proches de la fin de leur carrière. Il y a des joueurs qui veulent juste être là pour encore quelques années et gagner quelques millions de plus avant de partir. Ensuite, il y a d'autres gars avec une perspective différente qui est : laissez-moi essayer d'atteindre un moment important de ma carrière, laissez-moi essayer de faire quelque chose que je n'ai jamais fait. Ce fut vraiment une réalisation fantastique et l'une des raisons pour lesquelles j'étais si heureux. J'ai senti que ma joie et mes émotions n'étaient pas pour moi, mais pour eux. Il ne s'agissait pas de gagner ma deuxième Ligue des Champions, mais de réaliser leurs rêves." En conclusion, Mourinho a révélé qu'il pouvait écrire un long livre détaillant tout ce qui s'était passé pendant ses deux années à l'Inter. "Je pourrais écrire un livre de 1 000 pages sur mes deux années à l'Inter. Il se peut qu'un jour je le fasse, mais je dois d'abord demander la permission aux gars car il y a beaucoup d'histoires interdites."
  3. Dix ans après le Triplé historique, Massimo Moratti s'est exprimé au sujet de cette incroyable saison aux micros de Sport Mediaset : "Je pense que la fierté, la ténacité et l'humilité étaient à la base de ce succès. Nous y avons toujours cru, malgré les difficultés, pendant les moments compliqués et dramatiques comme à Kiev ou au Camp Nou contre le Barca. L'expérience des joueurs déjà présents dans le club, la classe des recrues et la compétence de l'entraîneur hors-pair ont fait la différence." Les adieux de Mourinho : "Aujourd'hui, à froid, je pense qu'en somme, même si c'était étrange à ce moment-là, ce fut une fin juste et absolument en accord avec l'ambition d'un homme qui ne se laissait pas freiner et n'abdiquait devant aucun obstacle. Cela dit, malheureusement, le choix de son successeur ne fut pas adapté (Benitez, ndlr.), c'était un bon entraîneur mais la relation avec l'équipe n'a jamais décollé." La famille Zhang : "Avec eux, notre futur, un futur prometteur, est garanti. Le recrutement d'un top player dans le futur ? Profitons déjà d'Eriksen, c'est un très grand joueur." ®Samus - internazionale.fr
  4. En ce weekend de célébration des dix ans du Triplete, The Special One a livré deux interviews, une à la Gazzetta dello Sport et une à Sky Sport Italia. Voici ses propos : "J'étais à mon meilleur niveau dans ma carrière quand je me sentais comme chez moi, où je pouvais ressentir les émotions de mon groupe, où j'étais à 200% avec mon cœur", a-t-il commencé une interview pour la Gazzetta. "C’est pourquoi, le 22 mai à Madrid, je me suis contenté de vivre le bonheur des autres, de Moratti aux personnes travaillant dans l’ombre. J'avais déjà gagné une Ligue des champions avec Porto. Je pensais à moi d'abord, puis aux autres : à l'Inter, ça n'a jamais été comme ça. Dans une famille, lorsque vous devenez père, vous comprenez que quelqu'un est plus important que vous et vous passez au deuxième plan. Dix ans plus tard, nous sommes tous de nouveau réunis. L'autre jour, j'ai parlé à Alessio. À mon temps, il était le chauffeur. Où et quand arrive-t-il qu'un entraîneur qui part, parle toujours au chauffeur dix ans après ? Jamais. C'est l'Inter pour moi, c'est mon peuple." Le tacticien portugais a ensuite rappelé à quelques reprises où il est peut-être allé un peu trop loin au cours de son mandat : "Il y a aussi d'autres relations : je coache, tu joues. L'empathie dépend de la capacité de m'accepter tel que je suis. C’est comme un puzzle. À l'Inter, il y avait des gens qui attendaient que quelqu'un comme moi termine ce puzzle. Je ne suis jamais un fake, je suis original : c'est moi, et c'est tout. J'étais aussi dur, mais c'était moi. Surtout après la défaite à Bergame. J'ai été très violent avec les joueurs, juste après leur avoir dit qu'ils avaient gagné le Scudetto des mauvaises performances. J'ai compris que je les avais blessés, car ce n'est qu'après que j'ai compris comment choses s'étaient produites avant, et je me suis excusé." Mourinho a révélé que s'il était revenu à Milan avec le reste de l'équipe pour les célébrations, il aurait peut-être fini par rester à la tête de l'Inter plutôt que de prendre en charge le Real Madrid, avec qui il a insisté sur le fait qu'il n'avait jamais eu de contrat avant la finale. "Si j'étais revenu à Milan, avec l'équipe autour et les fans qui auraient scandé « José reste ici avec nous », je ne serais peut-être jamais parti. Je n'avais pas encore signé avec le Real Madrid avant la finale. Quelqu'un a dit que le Real était venu à notre hôtel avant la finale, mais ce n'est pas vrai. Je voulais aller au Real, ils me voulaient l'année précédente. Je suis allé voir Moratti pour le lui dire et il m'a empêché de partir. J'avais déjà rejeté le Real quand j'étais à Chelsea et vous ne pouvez pas dire non à Madrid trois fois. J'avais décidé de partir après la demi-finale retour contre Barcelone, car je savais que je gagnerais la Ligue des champions. J'avais préparé Moratti : sans mots, la chaleur de notre étreinte sur le terrain lui a fait comprendre ce que je voulais. Il a dit « Après cela, tu as le droit de partir ». C'était correct de faire ce que je voulais, pas d'être heureux. En fait, j'étais plus heureux à Milan qu'à Madrid." Mourinho a ensuite rappelé à quel point les rivaux de l'Inter étaient énervés par le fait qu'on ait accompli l'exploit qu'aucun autre club italien n'a jamais réalisé et de Marco Materazzi qui s'est montré plusieurs fois cette saison. "Nos ennemis bruyants, qui pleuraient alors, étaient beaux. Le tremblement suscité par la peur était plus fort que le bruit et si vous y réfléchissez, c'est la même chose. Quand il y a du bruit, c'est parce qu'il y a de la peur. Je suis sorti de la voiture pour embrasser Materazzi parce qu'il était le symbole de la tristesse en chacun de nous et de ce que doit être un joueur d'équipe. Quand l'équipe avait besoin de lui - Chelsea, Roma, Sienne - il était là. Je suis catholique et je crois en ces choses. C'est peut-être Dieu qui l'a mis là contre ce mur, comme le dernier joueur où je l'ai vu. En l'étreignant, j'ai embrassé tous mes joueurs. Et cela me fait me demander pourquoi quelqu'un comme lui - en tant que coach, gérant, magasinier, chauffeur, je ne sais pas - n'est pas à l'Inter ?" Pourquoi avez-vous cessé de dire que vous reviendriez à l'Inter un jour ? "Je sais pourquoi tu me poses cette question, je ne suis pas stupide." Pour Sky Sport Italia : "Il y a des moments inoubliables, le Triplete est l'un d'entre eux. La relation que j'ai avec les joueurs, Moratti et tous ceux qui ont travaillé est la chose la plus importante. Cela restera pour toujours et c'est une chose très spéciale. Ce qui me fait me sentir spécial, c'est de me sentir comme un leader de cette équipe qui en avait beaucoup. Nous sommes toujours une famille dix ans plus tard. Nous nous sommes séparés mais nous serons amis pour toujours. C'est ce qui me manque dans ma carrière. Ce sentiment de famille pour la vie me rend fier. Je me sentais comme l'un d'eux, seulement avec plus d'expérience et de responsabilité; ce n'était pas un groupe mais une famille." Sur il Capitano : "Ses cheveux étaient toujours en place, même sans coiffeur ! Il était le capitaine des capitaines pour moi. Nous avions un groupe de gars fondamentaux en termes d'ambition, des joueurs avec un cœur nerazzurro et porteurs de valeurs et de rêve. Cette saison a été un « maintenant ou jamais » pour beaucoup d’entre eux." Kiev le turning point : "Je ne parle pas tellement des histoires de vestiaires, mais c'est aussi bien que les gens puissent partager ces histoires. Dans ce jeu là, à l'intervalle, j'ai vu des gens tristes, et je déteste les gens tristes quand il y a tant de raisons de jouer. J'ai pleuré après les victoires, mais seulement une fois après une défaite parce que je n'aime pas le faire. De retour de Kiev, j'étais vraiment en colère parce que l'équipe pouvait faire plus. J'ai réussi à faire les changements tactiques dont l'équipe avait besoin, il fallait prendre des risques pour gagner. J'ai réussi à entrer dans le cœur des joueurs et nous avons été fantastiques en seconde période. C'était le moment clé précisément parce que nous étions proches de l'élimination." Le Barça : "Lorsque Thiago a été expulsé, les gens pensaient que le match était terminé. Pep et son banc ont célébré son expulsion mais je suis allé vers lui et lui ai dit « ne t'inquiète pas, ce n'est pas fini ». Je le savais parce que mes joueurs étaient mentalement prêts pour le combat. Les aspects humains ont gagné dans cette épopée. Quand je parle de mon Inter, je mentionne toujours ce sentiment, nous avons fait quelque chose de spécial. L'histoire reste l'histoire, le 22 mai est le jour où nous avons atteint le ciel." Pas de trophée depuis son départ ! "C'est difficile à dire, ce n'est pas facile de gagner la Ligue des champions. En ce moment je suis dans une équipe qui n'a pas de culture de la gagne. Avant de gagner en Europe, le club doit l'emporter en Angleterre, et ce n'est pas facile. C'est à la fois le club et mon ambition. L'Inter n'a remporté qu'une Coppa Italia qu'au cours des dix dernières années et pour l'Inter c'est très peu et c'est inacceptable et difficile pour les fans. Cependant, ils travaillent maintenant et cela ne m'étonnerait pas de voir l'Inter reprendre le chemin de la victoire en Italie et en Europe." ®alex_j - internazionale.fr
  5. Dans une interview avec le journal Libero, parue aujourd'hui, l'ancien directeur sportif de l'Inter, Marco Branca, a parlé de différents sujets liés à l'Inter et a commencé par rappeler la victoire de l'Inter en Ligue des Champions lors de la saison 2009/10. "Je m'en souviens parfaitement, il y avait une atmosphère de grande sérénité. Nous avions éliminé Barcelone en demi-finale et venions de gagner la Coppa Italia à Rome contre la Roma et nous avions également remporté le Scudetto. Nous étions prêts à affronter et à surmonter tout imprévu, mentalement nous nous sommes présentés comme des gagnants." L'échange entre Zlatan et Eto'o : "Pour jouer à l'Inter, il faut être heureux à 100% et Zlatan nous a dit qu'il n'avait plus la sérénité nécessaire. C'est un garçon de grand caractère, plein d'esprit, très correct, nous l'avons écouté et avons cherché la solution idéale pour les deux parties. " "Barcelone était une grande attraction pour lui et l'affaire s'est concrétisée très rapidement car nous suivions Eto’o depuis longtemps. Depuis deux ans, nous construisions une relation avec son agent." L'effet Mou sur Eto'o : "C’est grâce à Mourinho que j’ai convaincu Eto’o. Nous avons finalement vendu Ibra pour Eto’o plus 50 M€. Il est dommage que Zlatan se soit mal entendu avec Guardiola à Barcelone et j'en suis désolé." Les spéculations sur Lautaro. "J'ai lu que Lionel Messi l'avait spécifiquement demandé, mais je ne connais pas la situation donc je ne peux pas m'exprimer." Branca a ensuite confirmé que les nerazzurri avaient tenté de faire signer Messi à l'été 2008 : "C'est vrai, nous avons manœuvré discrètement, mais Leo ne voulait pas partir parce qu'il était très reconnaissant envers un club qui l'avait signé alors qu'il était enfant et qui croyait tellement en lui et l'aidait à surmonter ses problèmes de santé." Branca a ensuite révélé que Wesley Sneijder, qui a joué un rôle clé dans le succès de l'Inter, n'avait pas été spécifiquement demandé par Jose Mourinho : "Je savais qu'il était le créateur parfait pour nous compléter. Nous avons finalisé un accord à trois heures du matin le 26 août. Nous l'avons présenté le 28 et il est allé sur le terrain pour le derby le 29. Il a joué un match merveilleux. Était-il sur la liste de souhaits de Mourinho ? Non, parce qu'il ne nous a donné aucune liste, il nous a juste demandé de signer avec Ricardo Carvalho et Deco, avec qui il avait remporté la Coupe UEFA et la Ligue des Champions à Porto. Nous, la direction du club, avons alors décidé pour la signature de Lucio et Sneijder parce que Jose n'avait placé aucun diktat." En conclusion, il a souhaité plein succès au Suning dans leur tentative de ramener l'Inter au sommet : "La chose la plus difficile pour eux est de comprendre comment fonctionne le football italien car ils viennent d'un autre style de vie, mais je leur souhaite, ainsi qu'au club, le meilleur." ®alex_j - internazionale.fr
  6. Le vice-président de l'Inter s'est livré concernant la grande campagne historique de 2010 ainsi que sur ses coéquipiers avec qui il a réalisé cet exploit. Le 22 mai 2010 soit dix ans exactement, l'Inter célébrait sa victoire en finale de Ligue des Champions. Notre vice-président et ancien joueur Javier Zanetti à déclaré au journal SportMediaset quel était le secret de la formation de Jose Mourinho. « Le Triplete représente pour moi le fait d'avoir gagné avec mes coéquipiers mais surtout l'inscription d'une page importante pour ce club qui restera indélébile dans l'histoire du football italien et mondial. Je pensais avoir réalisé un rêve après une saison compliquée, puis nous avons réussi à réaliser de grandes choses. Le secret de cette équipe est que c'était d'abord de grands hommes avant d'être de grands joueurs. Ensemble nous avons tout gagné.» ® KarimGipuzcoa - Internazionale.fr
  7. De toutes les images durables du triomphe de l'Inter en finale de la Ligue des Champions 2010, une se démarque des autres. Voici l'histoire de la fascinante Inter de Mourinho... À l'intérieur du Santiago Bernabeu, une victoire 2-0 sur le Bayern Munich a provoqué des scènes de joie : Diego Milito courant vers les fans les bras tendus. Esteban Cambiasso faisant des tours d'honneur avec le vieux historique de Giacinto Facchetti. Javier Zanetti mettant le trophée en équilibre sur sa tête. À l'extérieur cependant, une histoire différente va se raconter. Les joueurs de l'Inter étant montés dans le bus plus tard dans la soirée, leur manager, José Mourinho, s'est glissé dans sa propre voiture. Et puis il en sauta de nouveau, courant pour embrasser Marco Materazzi. Les deux hommes se sont repliés l'un dans l'autre et ont pleuré. L'Inter venait d'entrer dans l'histoire, devenant la première équipe italienne à remporter un triplé en Serie A, en Coppa Italia et en Ligue des Champions. Et maintenant, nous savions que c'était exactement ça, l'Histoire. Le temps de Mourinho avec le club était terminé, il ne reviendrait pas. Examiner un grand club à travers le prisme d'une saison spécifique peut sembler un exercice arbitraire. Il y a toujours une évolution dans n'importe quelle d'équipe, toujours un report d'une année à l'autre. Pourtant, les vainqueurs du Triplete 2010 se sentent comme une exception, comme un chapitre glorieux dans le livre des records de l'Inter, un chapitre qui a une fin clairement définie, avec Mourinho partant vers le soleil couchant, et des nerazzurri qui ne seront plus couronnés champions nationaux ou européens depuis. Il y a aussi un début évident dans le mercato estival de 2009. L'Inter a recruté une foule de joueurs qui mèneraient au triplé : Milito, Thiago Motta, Samuel Eto’o, Lúcio et Wesley Sneijder. Mourinho est arrivé un an plus tôt, les menant à un titre de Serie A lors de sa première saison, mais c'était une exigence minimale. Le succès national a été facile pour l'Inter suite au scandale du Calciopoli en 2006, qui a vu la Juventus reléguée, et de nouvelles sanctions infligées à Milan, la Fiorentina et la Lazio. Cependant il y avait peu de preuves dans cette première saison de Mourinho qui pouvaient indiquer qu'il mènerait cette équipe au plus haut. L'Inter a terminé derrière le Panathinaikos en phase de groupes de la Ligue des Champions et s'est effondrée en huitième. Il avait demandé au club deux ailiers pour recréer le 4-3-3 qui lui avait si bien servi à Porto et Chelsea, mais Mancini et Ricardo Quaresma, tous les deux, n'ont pas été à la hauteur du montant de leur achat. Quelle part de l'évolution tactique qui a suivi était prévue ? Quelle part est due aux circonstances ? Mourinho était déterminé à faire en sorte que l'Inter presse plus haut sur le terrain, déclarant que son objectif était de monter la ligne défensive de 20 mètres. La signature de Lucio, un défenseur central mobile, était une étape délibérée, mais ailleurs, la politique de transfert de l'Inter semblait être dictée par les opportunités. Les nerazzurri ne souhaitaient pas vendre Zlatan Ibrahimovic, meilleur buteur de la Serie A en 2008-2009, mais Barcelone a fait une offre - 46 millions d'euros plus Samuel Eto’o - qu'ils ne pouvaient pas refuser. Avec Milito en provenance de Gênes, Mourinho avait maintenant deux attaquants prolifiques au lieu d'un, avec de l'argent restant pour un renfort supplémentaire. Sneijder est arrivé le 28 août et est entré directement dans le onze de départ pour aider l'Inter à démolir le Milan 4-0 un jour plus tard. De manière détournée, l'Inter aurait peut-être encore une fois dû remercier Barcelone. Le triplé des catalans en 2009 a incité le Real Madrid à sortir le chéquier et à signer les deux précédents vainqueurs du Ballon d'Or - Cristiano Ronaldo et Kaká - laissant Sneijder et Arjen Robben comme surplus. Des joueurs de classe mondiale étaient arrivés à l'Inter pour une fraction de leur valeur réelle. Ce contexte importait autant que leur talent. Ce sont des joueurs qui sont arrivés avec des écornures sur les épaules, motivés à prouver que leurs anciens employeurs avaient tort. Tactiquement, Mourinho a fait des faux pas. L’Inter a commencé par un 4-3-1-2 centré sur la créativité individuelle de Sneijder. Ce fut un triomphe à la maison et presque un désastre en Europe, où son étroitesse a été exposée à plusieurs reprises. Ils annulèrent leurs trois premiers matchs de groupe de la Ligue des Champions et semblaient la quitter avant cinq minutes d'éclat du néerlandais et une dernière victoire à l'extérieur au Dynamo Kiev. Émotionnellement, Mourinho a compris comment se mettre dans la peau de ses joueurs. Eto’o était tombé en disgrâce à Barcelone en partie parce qu’il n'avait pas suivi l’instruction de Pep Guardiola consistant à céder le centre de l’attaque à Leo Messi. Pourtant, Mourinho a réussi à persuader le Camerounais de faire exactement cela : passer sur l'aile gauche alors que l'Inter s'adaptait à la mi-saison en un 4-2-3-1. Il y avait des douleurs croissantes. Pendant des périodes importantes de sa plus grande saison, l'Inter n'était pas vraiment très bonne. Entre le 16 janvier et le 10 avril, les Nerazzurri ont remporté cinq des 14 matchs de Serie A, la Roma les dépassant pour leur prendre la première place. Pourtant, il y avait un esprit de défi qui a surmonté toutes les lacunes. Mourinho était le bon manager au bon moment pour Sneijder, Eto’o et Goran Pandev, lors d'un mercato d'hiver inspiré, alors libéré de son contrat avec la Lazio. Si ces joueurs arrivaient en se sentant méprisés, alors Mourinho a réaffirmé cette émotion, affirmant que les vainqueurs des quatre derniers titres de Serie A, déjà interistes, luttaient contre les forces nébuleuses des préjugés de l'establishment. Il a dénoncé la « prostitution intellectuelle » dans les médias italiens et mima le geste des menottes aux poignets alors que les commentaires allaient à l'encontre de l'Inter lors d'un match nul contre la Sampdoria. Ses attaques contre les officiels de Serie A étaient si implacables que des rapports ont fait état d'arbitres menaçant de boycotter les matchs de l'Inter. Tout cela était absurde, une distraction transparente, mais ce qui importait, était que ses joueurs acceptent. Sneijder a dit qu'il « tuerait et mourrait » pour Mourinho. Dejan Stankovic a déclaré qu'il « se serait jeté dans le feu » pour lui. Eto’o a parlé de ses actions, remplaçant en tant qu'arrière auxiliaire pendant plus d'une heure après que Thiago Motta ait été expulsé lors du match retour de la demi-finale de la Ligue des champions à Barcelone. L'Inter a eu sa part de chance. L'éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull avait obligé Barcelone à se rendre à Milan en bus pour la première étape de cette manche, où les catalans se sont effondrés pour une défaite disproportionnée 3-1. Pourtant, uniquement se concentrer sur cela serait ignorer ce qui a rendu cette équipe spéciale. L'histoire moderne des nerazzurri a été celle de la sous-performance, de devenir fragile lorsque la pression augmentait. L'Inter était l'équipe qui a perdu le titre de champion lors de la dernière journée de 2002, et qui n'avait jamais menacé de remporter la meilleure compétition de clubs d'Europe pendant les 15 ans de la présidence de Massimo Moratti à ce jour, malgré des dépenses somptueuses pour les transferts. L'Inter de Mourinho a bouleversé les stéréotypes : une équipe qui a livré son meilleur football dans les moments les plus tendus. Même avec un Sneijder expulsé après 26 minutes lors du derby en janvier contre le Milan, alors leurs plus proches rivaux au classement, l'Inter a tout de même gagné 2-0. En avril, juste au moment où les éventements menaçaient de nous sortir de la course au titre, les joueurs se sont retrouvés bloqués à 0-0 après 75 minutes contre une équipe de la Juventus qui s'était cloîtrée dans un bunker défensif composé de Fabio Cannavaro, Giorgio Chiellini et Gigi Buffon. Maicon a pulvérisé ce mur avec l'un des meilleurs buts marqués cette saison. Puis vint le Camp Nou, le carton rouge de Thiago Motta et Sergio Busquets jaillissant entre ses doigts. Combien d'autres équipes auraient pu résister, même avec un avantage de deux buts, pendant 62 minutes face à la meilleure attaque du monde ? Les choses sont devenues un peu tendues vers la fin, mais Julio César n'avait eu à faire qu'un arrêt notable avant que Gerard Piqué ne sorte de l'impasse avec six minutes restantes à jouer. La finale contre le Bayern a été plus simple. Milito a marqué les buts décisifs, tout comme il l'avait fait lors de la finale de la Coppa Italia et de la victoire du Scudetto sur Sienne lors de la dernière journée de la saison de Serie A. Sneijder a fourni sa passe décisive sur le premier match - sa sixième du tournoi, plus que tout autre joueur. Il a ensuite emmené les Pays-Bas en finale de la Coupe du Monde et, d’une manière ou d’une autre, il a terminé quatrième du Ballon d’Or. C'était peut-être un épilogue approprié, une preuve supplémentaire que personne n'a donné à cette équipe et à ces joueurs le respect qu'ils méritaient. Si Mourinho était revenu, il aurait pu l'utiliser pour renforcer cette mentalité nous-contre-le-monde. Au lieu de cela, il n'est même jamais rentrer à Milan pour célébrer. « Je n'avais pas encore signé de contrat avec le Real Madrid » , a-t-il expliqué quelques années plus tard, « mais j'avais déjà décidé. J'avais refusé deux fois auparavant et je ne pouvais pas le faire une troisième fois. Je savais que si je retournais à Milan, je changerait d'avis. » Materazzi n'avait commencé qu'une poignée de matchs cette saison-là, mais il avait un esprit de parenté, un joueur qui a absolument adhéré à l'approche du portugais. Que se sont-ils dit lors de ce moment désarmant et tendre en dehors du Bernabéu, quand ils ont su que l'aventure était finie ? « Je lui ai dit : Tu es une merde » , raconte Materazzi dans une interview à La Repubblica. « Tu pars et tu nous laisses avec [Rafa] Benítez. Je ne te le pardonnerai jamais. » « Je lui ai, finalement, pardonné. » alex_j - internazionale.fr
  8. Marco Materazzi, s’est livré à travers 23 pensées à la Gazzetta Dello Sport, 23 comme son numéro de maillot. On vous en propose quelques-unes : 1 - Mourinho "Entrainement numéro un, tout de suite un petit match : "Je vous veux à 100/kmh". Lorsque je suis rentré à la maison, j’étais heureux. J’étais en fin de carrière, mais je m’étais diverti lors de mes dernières années." 5 - Sneijder titulaire "A peine arrivé, il joue Milan-Inter 0-4. Je l’avais vu s’entraîner seul de loin, pas avec nous. Réunion technique suivante, parmi les onze, il est choisit. Personne n’a soupiré, personne n’avait l’air surpris. Nous savions déjà que Mou était diabolique. S’il prenait cette décision, il savait ce qu’il faisait." 6 - Le contre la montre de Chivu "Sa blessure à Vérone : nous avions tous pris notre douche en 5 minutes, puis direction l’Hôpital. Le lendemain : "Ne faites pas de connerie, je reviendrais dans les temps". "Ne t'en fais pas toi, nous t’attendrons." Quand il est sorti du banc vers la Curva depuis le but de Sienne, il semblait être aussi rapide qu’Usain Bolt, six jours plus tard, il était titulaire et Roi de Bernabeu." 7 - Les menottes de Mou "Il ne pouvait plus le supporter et il voulait que nous le comprenions : "Vous allez à la guerre, et si vous y êtes, je serais là avec vous." 8 - Passage de savon "Le Lendemain du match face à Catane, Mourinho n’avait épargné personne, pas même Toldo qui ne jouait jamais. Et ni Eto’o qui, alors que le score était de 1-0 et qu'il était en contre-attaque, avait cessé de jouer car Alvarez était à terre : "Vous n’avez rien fait….Mais bon, vous serez les champions du Fair-Play." 9 - Mes 2 minutes à Londres "Chelsea-Inter, je savais depuis décembre que j’aurais pu le disputer. Mou m’avait envoyé Rui Faria : Je jouais moins, mais je me sentais encore motivé, je savais que j’aurais à présent un peu plus de place. C’était Londres, le jeu anglais, je savais que ce serait utile. Ce n’était pas un hasard si je n’ai joué que dans les arrêts de jeu." 10 - Mes 2 minutes au Bernabeu "Bayern-Inter, José m’écrit un sms immédiatement après la rencontre de Barcelone : "Ce soir j’ai mis Cordoba pour Bojan. En finale, Gomez ou Klose pourraient rentrer, ils seront pour toi." Être sur ce terrain, même très peu de temps, n’avait pas de prix." 11 - Ibra au Nou Camp "Barcelone 2-0 Inter : dans ce match de groupe en novembre, Ibra était sur le banc, blessé. Il a croisé le regard de Vieira et l’a clashé : "Mama mia comment nous jouons, quelle démonstration." Cinq mois plus tard, nous l’avons regardé, sans rien lui dire, l’indifférence était la pire des humiliations. Il suffisait de regarder nos visages." 12 - Demolition Man "Lors de l’arrêt de Julio Cesar sur le tir de Messi, j’ai sursauté de peur et j’ai brisé le banc sur lequel j’avait atterrit. En fin de match, je me suis jeté dans un bain à remous gelé." 13 - Plus jamais de 5 mai "Roma 0-1 Inter, le 5 mai 2010, une très mauvaise date pour moi, mais je n’avais pas peur de revivre un autre Olimpico à oublier. Josè m’avait motivé trois jours avant : "Tu es prêt ?" Nous n’avions pas bien débuté : Sneijder était sorti suite à une délicatesse de Nico Burdisso, je jouais des coudes avec Mexes, j’étais prêt." 20 - Les larmes avec Mourinho "Cela faisait 20 jours que je l’implorais de ne pas nous quitter et je lui ai murmuré : "Tu te rends compte avec qui tu nous laisses ?" On parlait déjà de Benitez mais je l’aurais aussi dit si un autre était arrivé." ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  9. Diego Milito a évoqué la campagne victorieuse du triplé lors d'une interview au magazine Sportweek. Il commence par son arrivée au Meazza : "Je ne me souviens pas du jour, je peux dire que je connaissais bien Milan car j'y allais souvent rendre visite à mes compatriotes et amis qui deviendraient coéquipiers, Zanetti, Cambiasso et Samuel. Cet été là, avant de retourner en Argentine pour les vacances, je me suis arrêté en ville pour chercher un endroit où vivre afin de gagner du temps et me concentrer ensuite uniquement sur le football. J'ai dit à mon père que j'étais heureux de penser que dans quelques mois, je serais moi aussi en Ligue des Champions. Mais à ce moment-là, je n’imaginais même pas que j’irais en finale et que je le verrais moi-même." Première rencontre à l'Inter : "L'ensemble du personnel de direction : Président Massimo Moratti, Marco Branca, Lele Oriali. Moratti m'a serré la main et, avec un grand sourire, ma souhaité la "bienvenue". Au cours de mes cinq années à l'Inter, il s'est comporté comme un père. Pour tout le monde, pas seulement pour moi. C’est pourquoi je dis toujours que ma plus grande joie, le soir de Madrid, lorsque j’ai remporté la Ligue des champions, a été de voir le bonheur dans ses yeux." Le Special One : "Il m'avait déjà appelé au téléphone pour me parler de l'équipe, du système. Puis il m'a demandé si je voulais le numéro 22. C'était celui que je portais à Gênes. J'ai dit, coach, si c'est gratuit, je le prendrai avec plaisir. Il a dit que c'était en fait le numéro d'Orlandoni, le troisième gardien de but. Mais il m'a dit de ne pas m'inquiéter, qu'il allait lui parler. Orlandoni était super, il était fondamental dans nos victoires, toujours une attitude positive, il a gardé le moral de l'équipe. Mourinho a su diriger une équipe comme nous, trouver un compromis entre tout le monde pour atteindre les objectifs. Il a fait ressortir le meilleur de chacun en alternant entre être gentil et méchant. Il m'a même crié dessus pendant les matchs, il savait que les réprimandes, même les plus fortes, dirigées vers moi, étaient mille fois plus fortes." Javier Zanetti : "Extraordinaire. Un exemple d'attachement au travail. J'ai réfléchi sur moi via lui, nous semblions être les mêmes en tout. Un vrai capitaine. Je me souviens du retour en train après Fiorentina - Inter (2-2). Koldrup, un défenseur, avait marqué presque à la fin et la Roma nous avait dépassés au classement. Zanetti est passé entre nous, nous étions tristes, la tête baissée, et il était plein d'énergie, nous allons gagner le Scudetto, a-t-il répété. Nous gagnerons le Scudetto, a-t-il dit. Nous allons gagner ! Et puis ce Roma-Samp que nous avons regardé à la maison. Si la Roma avait gagné, elle aurait eu le titre en poche. Nous les avons regardés assis sur le canapé, je me suis presque allongé avec Agustina, née un mois plus tôt, allongée sur ma poitrine. Ma femme est passée, et m'a dit tu veux me donner le bébé ? Non, laisse-la ici, lui ai-je répondu. Je l'ai gardée avec tout le match, ça s'est terminé 1-2." Esteban Cambiasso : "Il est le joueur tactique le plus intelligent avec lequel j'ai jamais joué. C'était un meneur sur le terrain, il lisait le jeu avant les autres. Il connaissait ses forces et ses faiblesses, et cela en fait un grand footballeur. Il savait qu'il n'était pas rapide, il savait qu'il avait des ennuis avec un jeu ouvert et c'est pourquoi il a toujours gardé l'équipe serrée. Au camp d'entraînement, nous étions ensemble dans une pièce. On regardait la télé tout le temps, les films argentins, puis je m'endormais un peu plus tôt. Avec lui et Zanetti, nous allions boire du maté dans la chambre de Samuel parce que c'est lui qui le préparait." Walter Samuel : "L'une des meilleures personnes que j'ai rencontrées en dehors du terrain, dotée d'une bonté particulière. Mais sur le terrain, il se transformait, en quelqu'un de dur, graveleux et diabolique. Combien de fois j'ai joué contre lui, en Argentine ou à l'entraînement, à l'Inter et en équipe nationale. Ils avaient raison de l'appeler le Mur, redoutable sur le plan tactique, pour lui c'était une question d'honneur de ne pas céder." Une équipe soudée : "Nous sortions dîner ensemble. Bien sûr, il était plus facile de passer du temps avec d'autres personnes mariées comme moi qu'avec Balotelli, par exemple. Il était très jeune, il avait des routines différentes. Nous allions dans les restaurants, il allait dans les clubs. Mais nous étions vraiment une équipe formidable et unie, je me souviens des barbecues à la Pinetina à la fin de l'entraînement, tous ensemble, y compris les Italiens et Eto’o, mangeant et riant le soir." Les brésiliens : "J'avais une relation spéciale avec Julio. J'habitais près de San Siro, il était à l'étage au dessus du mien. Nos femmes étaient amies et nous allions à Appiano Gentile ensemble. Ensuite, bien sûr, nous nous moquions les uns des autres, je lui disais comment je marquerais un but, il disait qu'il me les arrêterait tous." Toldo, Materazzi et Eto'o : "On a dit que l'Inter n'était pas très italien, ce qui les a fait se sentir encore plus importants et impliqués au sein de l'équipe. Matrix et Toldo nous ont gardés de bonne humeur, ils étaient des leaders dans une équipe qui en avait beaucoup. Et autant de personnages, Muntari par exemple. C'était vraiment un gars original et à l'entraînement, il était dur. Je suis fier d'avoir joué avec Samuel Eto'o. Je suis plutôt un attaquant de surface, il peut jouer près de moi et plus loin, s’adaptant au sale boulot. Pour l'Inter, il s'est rendu disponible, se sacrifiant même en tant qu'arrière." Les moments les plus importants : "Kiev, en Ligue des champions. Nous étions menés 1-0 à quatre minutes de la fin, nous étions en novembre et sortis de la Ligue des champions. Mou nous avait chargé à la mi-temps car il était le seul à être capable de le faire. Sur le terrain nous n'avons pas abandonné, et Sneijder et moi avons renversé la situation en prolongation. Encore une fois, la Ligue des Champions, les quarts de finale contre Chelsea. Ils étaient l'équipe à battre, nous avions prié pour que le tirage au sort les éloigne de nous. Quand ils sont venus, Eto’o a marqué et nous avons joué l'un de nos meilleurs matchs. Enfin, la demi-finale contre Barcelone, 3-1 à domicile, 0-1 à l'extérieur, avec dix hommes. Très dur et excitant." Le rêve du Triplete : "Oui. Pour nous, c'était un rêve, et cela nous a donné la force de le réaliser. Mou nous a dit que nous devions rêver, c'est bien que vous le fassiez, mais vous n'avez pas à transformer le rêve en obsession. Nous avons réussi et nous avons gagné." Ses buts marquants : "Le but où il y avait l'esquive contre Van Buyten et le toucher de balle sur la sortie de Butt, sympa, oui. Mais celui contre la Roma, en finale de Coppa Italia, un centre du pied droit au deuxième poteau, je le mettrais au même niveau." Scudetto ou C1 ? "J'ai beaucoup aimé le Scudetto. Ce fut une lutte d'un an, à un certain point, il semblait nous avoir échappé." Pour terminer, Milito a parlé de ses commentaires après la finale de la Ligue des Champions où il avait suggéré qu'il pourrait quitter le club : "C'était une erreur. Pendant mes années à l'Inter, j'ai eu des offres, mais lorsque vous vous sentez bien dans un endroit, vous ne devriez pas le quitter. Et je ne l'ai pas fait." ®alex_j - internazionale.fr
  10. Ceci est une traduction de l'article du Guardian, paru le 17 Mai 2010. Rien n'a été adapté ni modifié pour montrer une photographie fidèle de l'époque. L'Inter célèbre son Scudetto alors que les fans craignent un imminent chant de cygne de José Mourinho "Secondo titulo" était inscrit sur la bannière tenue dans les mains de trois jeunes hommes aux yeux écarquillés alors qu'ils émergeaient, sprintant et trébuchant, acclamant et hurlant sur la Piazza Duomo de Milan. Comme les 50 000 autres personnes qui ont envahi la place, ils étaient là pour célébrer le deuxième trophée de l'Inter de la saison, le Scudetto, scellé par une victoire 1-0 à Sienne. Et peut-être aussi pour rappeler à leurs rivaux de Serie A, comme l'avait fait José Mourinho dans un italien avec un fort accent un an plus tôt, qu'ils allaient à nouveau terminer une saison avec zeru tituli (zéro titre). Parmi la foule, des groupes vendaient des t-shirts portant le portrait de Mourinho et les déclarations les plus célèbres. « Ceux qui m'aiment me suivent, ceux qui me détestent me poursuivent ». Dans le sillage du cinquième titre consécutif de l'Inter, qui pourrait encore ne devenir que le quatrième si la Juventus réussit avec ses tentatives de dépouiller les nerazzurri du Scudetto 2005-2006 qui leur a été décerné suite au scandale Calciopoli, le nom d'un seul homme était sur toutes les lèvres. Même le président de l'Inter, Massimo Moratti, a insisté : « Ce Scudetto porte la signature de Mourinho. » C'était, à bien des égards, le moins convaincant des titres de l'Inter depuis 2006, obtenu avec le moins de points (82), le plus petit avantage sur le deuxième (deux points) et le seul dans lequel l'Inter a perdu la première place pendant la deuxième la moitié de la saison, même si ce n'est que pour quelques semaines. Mais le compliment de Moratti était sans équivoque ! Sceller le Scudetto tout en conduisant l'Inter à un triomphe en Coppa Italia et à la finale de la Ligue des champions n'est pas une mince affaire, en particulier avec une Roma offrant un challenge si déterminé. Mourinho, cependant, est adoré des tifosi presque autant pour la manière dont il gagne que pour le fait qu'il gagne. La manière belliqueuse du portugais est bien assortie à une base de fans qui sait très bien que la majeure partie de l'Italie attend, espérant, priant pour que les nerazzurri chutent et ce depuis le moment où le titre 2006 leurs a été décerné. Wesley Sneijder a évoqué après le match d'hier ce sentiment de « tous ensemble » que Mourinho a inculqué à ses joueurs, mais il a cherché à faire en sorte que les supporters se sentent également impliqués, en les saluant au Camp Nou et rouvrant les séances d'entraînement au public alors que la saison entrait dans sa phase cruciale. Un statut de culte avait depuis longtemps été obtenu par le portugais, mais il a cimenté l'affection d'un fan cette semaine en lui donnant des billets pour la finale de la Ligue des Champions. Paolo Sacco avait été le premier à faire la queue lorsque l'équipe avait annoncé que les 5 000 derniers billets de la Ligue des Champions ne seraient disponibles que pour ceux qui se seraient présentés en personne, ce jeudi matin, même si les ventes ne devaient commencer que samedi. Au lieu de cela, Mourinho a invité Sacco à la Pinetina vendredi matin et lui a remis une paire de billets personnellement. Les portes de la Pinetina seront à nouveau ouvertes à tous ce matin, bien que l'état dans lequel les joueurs seront après une séance d'entraînement reste à voir après avoir fait la fête sur la Piazza Duomo peu après 23 heures pour célébrer le 18e Scudetto. Mourinho, à cette occasion, n'était pas avec eux, étant revenu à la maison pour dormir et commencer à planifier cette finale de la Ligue des Champions de samedi. La crainte des fans est bien sûr que le match d'hier de Mourinho était l'avant-dernier. Hier encore, il a insisté sur le fait que rien n'avait été décidé, mais son aveu que l'Italie n'est pas « mon habitat naturel », couplée aux larmes qu'il a versées sur le terrain, n'a rien fait pour dissiper le sentiment que son avenir se trouve ailleurs. Il n'a peut-être pas encore, selon ses propres mots, « un pied à Madrid », mais il semble certain qu'il recevra au moins une offre pour s'y installer cet été. Même s'il le fait, il laissera derrière lui une équipe plus forte qu'à son arrivée. Avec le départ de Zlatan Ibrahimovic, l'Inter ne dépend plus d'un seul joueur pour performer. Les arrivées de Sneijder, Lucio, Samuel Eto'o, Diego Milito, Thiago Motta, Goran Pandev et McDonald Mariga au cours des 12 derniers mois ont re-dynamisé une équipe qui menaçait de devenir obsolète, et a permis au manager de faire tourner suffisamment ses joueurs pour continuer à se battre sur tous les fronts. L’Inter n'avait pas l'air d'une équipe fatiguée hier à Sienne, bien qu'il leur ait fallu 57 minutes pour sortir de l'impasse. Avec Sienne déjà relégué et possédant la défense la plus poreuse de la Serie A, cela devait être un florilège pour l'Inter, la meilleure attaque du championnat, mais cela s'est avéré moins simple. Il y a eu beaucoup de bruit pendant la préparation du match à cause des propos du président de Sienne, Claudio Mezzaroma, un fan de la Roma, offrant à son équipe un bonus considérable pour faire dérailler l'Inter. Bien qu'il ait nié ces affirmations, ses joueurs n'ont certainement pas infirmé. Sienne, cependant, a été reléguée pour une raison, elle était toujours complètement dominée. Seule une série d'arrêts de leur gardien Gianluca Curci et quelques vendanges ont empêché l'Inter de marquer plus tôt, bien qu'ils aient eu la meilleure occasion pendant de la première mi-temps. Après seulement cinq minutes, Albin Ekdal se crée un espace suffisant vers le point de penalty pour finalement piquer trop large. Pendant le match, l'Inter a été avertie que la Roma avait ouvert la marque contre le Chievo via Mirko Vucinic, puis augmenté son avantage grâce à Daniele De Rossi, tout ça en sept minutes avant la mi-temps. Les souvenirs de 2002, lorsque l'Inter a mené à la dernière journée pour être dépassée par la Juventus et la Roma après avoir perdu contre la Lazio, peuvent avoir hanté certains. Beaucoup plus de l'équipe actuelle, cependant, on se souviendra de l'exemple bien plus heureux de 2008, quand Ibrahimovic a épargné ces cauchemars après s'être retrouvé avec la Roma dans des positions similaires à la mi-temps le dernier jour. À cette occasion, c'est Milito qui a porté le coup fatal, assisté de Javier Zanetti, l'un des rares joueurs présents en 2002. C'était le 22e de Milito cette saison, trois de moins qu'Ibra l'an dernier mais plus que suffisant pour la Gazzetta pour le déclarer joueur interiste de la saison. Zanetti, cependant, reste le joueur de l'Inter au cours de ces quinze dernières années car il devrait faire sa 700e apparition pour le club contre le Bayern Munich. Mais si l'Inter et Mourinho méritent tout le crédit du monde pour la manière dont ils ont intégré de nouveaux joueurs tout en assurant une continuité suffisante pour se maintenir sur la route d'un triplé historique, alors les romains doivent être félicités pour leur défi finalement infructueux. « Les qualités de l'équipe battue rendront les vainqueurs d'autant plus grands », a écrit hier Alberto Cerruti dans la Gazzetta dello Sport. La Roma en a certainement montré beaucoup puisqu'ils sont revenus de 14 points de retard pour mener la Serie A, pour finalement terminer avec seulement deux points de retard. Hier, près de 20 000 fans ont suivi la Louve au Chievo, et même si le titre leur a encore une fois échappé, des célébrations ont eu lieu à Vérone et à Rome après leur victoire 2-0. « Nous, les Romains, sommes différents » a déclaré De Rossi. « D'autres ne comprennent pas, mais nous célébrons même si nous ne gagnons pas. » Les joueurs de l'Inter ont rendu leur propre hommage aux giallorossi, Marco Materazzi portant un T-shirt avec le slogan Nun è successo (ce n'est pas arrivé) - une réponse au Non succede, ma se succede ... (Cela n’arriverait pas, mais si cela arrive ...) des banderoles qui ont dominé Rome au cours des derniers mois. Une bannière beaucoup plus explicite était accrochée sur le côté du bus de l'équipe qui se moquait de la manière dont Francesco Totti célèbre ses buts de (suçage du pouce) : « Au lieu de mettre ton pouce dans la bouche, pourquoi ne mets-tu pas un doigt dans le cul » pouvait-on lire. Traduit par ®alex_j - internazionale.fr
  11. Liri

    José Mourinho

    José Mourinho http://www.youtube.com/watch?v=sYsG9wDkZUI&hl=fr_FR&fs=1&rel=0&color1=0x006699&color2=0x54abd6&border=1.swf José Mourinho est né le 26 janvier 1963 à Setúbal au Portugal. Il est le fils de l'ancien gardien de but Félix Mourinho. Il met très tôt un terme à sa modeste carrière de joueur professionnel mais montre des aptitudes au management. Il détient une formation universitaire en éducation physique spécialisé dans le football. C'est avec cette formation qu'il commencera comme soigneur. Remarqué par l'entraîneur de l'Estrela da Amadora, il se verra offrir un poste d'assistant-entraîneur. Ensuite viendront des postes comme traducteur puis entraîneur-adjoint pour des entraîneurs comme Bobby Robson et surtout Louis Van Gaal qui est sans aucun doute le manager qui influencera le plus Mourinho dans la façon de diriger un club de football, lors de son passage au FC Barcelone. Après son séjour en Catalogne, Mourinho retourne au Portugal où il prend en charge le Benfica Lisbonne. Mais il se fera vraiment connaître en tant qu'entraîneur d'abord de l'União Leiria puis surtout du FC Porto durant les saisons 2002-2003 et 2003-2004. Avec le club portugais, il remporte la Coupe UEFA, la Ligue des Champions, une Coupes du Portugal et deux championnats du Portugal. Chelsea La saison qui suivit Mourinho s'engagea avec le FC Chelsea et son président Roman Abramovitch qui voulait un entraineur de haut rang afin d'atteindre les sommets en Premierleague et en Champions League La célébrité de Mourinho en tant qu'entraîneur n'a d'égal que son côté provocateur, ce qui lui vaut de nombreuses inimitiés dans le monde du football. En effet, ses déclarations tapageuses et son ton arrogant ont fait le bonheur des tabloïds britanniques. Mourinho fut donc l'entraîneur et le manager du Chelsea Football Club durant 3 saisons de 2004 à 2007. En trois saisons, Mourinho fait mieux que tous les entraîneurs précédents de Chelsea, avec deux titres de champion d'Angleterre, une Coupe d'Angleterre et deux Coupes de la Ligue. Seule la Ligue des Champions se refusera à lui avec comme meilleurs résultats deux demi-finales en 2004-2005 et 2006-2007. Il quitte son poste d'entraîneur de Chelsea le 19 septembre 2007 au soir, officiellement à l'amiable, à la suite d'une altercation orageuse avec le président du club Roman Abramovitch, après un match nul concédé contre Rosenborg à domicile en Ligue des Champions. Inter Milan Le 27 mai 2008 le quotidien italien La Gazzetta dello sport confirme qu'il aurait signé pour l'Inter de Milan. Le contrat de 3 années a été officialisé le 2 juin 2008 par le club nerazzurro. Le 24 août 2008, il remporte son premier titre avec l'Inter Milan lors de la Supercoupe d'Italie 2008 en s'imposant aux tirs au but face à l'AS Rome de Francesco Totti (6-5). Lors de cette même saison, Mourinho s'adjuge le titre national. Le premier pour lui, le 4e consécutif pour l'Inter. La saison 2009-2010 marque le renouveau de l'Inter Milan en Europe. En Ligue des champions, après avoir terminé 2e de sa poule derrière le FC Barcelone, l'Inter élimine successivement le Chelsea FC, le CSKA Moscou et enfin le FC Barcelone, le tenant du titre. L'Inter est donc qualifié pour la finale de Ligue des champions, qu'il joue face au Bayern Munich. Grâce à deux buts de Milito, l'Inter l'emporte 2 à 0 face aux bavarois. C'est la 2e finale de Ligue des champions de la carrière de Mourinho. L'Inter réalise ainsi un triplé historique, remportant la Serie A devant l'AS Rome le 16 mai et la finale de la Coupe d'Italie contre cette même équipe 11 jours avant. Grâce à sa victoire en Ligue des Champions contre le Bayern Munich, le 22 mai 2010, il devient le premier entraineur à réaliser un triplé Coupe nationale, Championnat et Ligue des Champions avec un club italien. C'est le sixième club à réaliser ce triplé après, entre autres, Manchester United et le FC Barcelone en 2009. Le Portugais entre donc dans l'histoire du football européen et devient ainsi le 3e entraîneur à gagner la C1 avec deux clubs différents (FC Porto 2004 et Inter 2010) après Ernst Happel (Feyenoord Rotterdam 1970 et Hambourg 1983) et Ottmar Hitzfeld (Borussia Dortmund 1997 et Bayern Munich 2001). Real Madrid Le 28 mai 2010, il est annoncé que Florentino Pérez, président du Real Madrid, est parvenu à trouver un accord avec Massimo Moratti, président de l'Inter Milan, pour libérer Mourinho de ses engagements avec le club italien en échange d'une somme de 10 millions d'euros (plus 6 millions dans l'éventuel transfert d'un joueur du Real vers l'Inter). Carrière Joueur:: 1980-1982 Rio Ave 1982-1983 Belenenses 1983-1985 GD Sesimbra 1985-1987 Comércio e Indústria Entraineur:: Sept. 2000 - Déc. 2000: Benfica Jan. 2001 - Jan. 2002: União Leiria Jan. 2002 - Mai 2004: FC Porto Mai 2004 - Sept 2007: FC Chelsea Juin 2008 - Mai 2010: FC Internazionale Milan Mai 2010 - XXXXXXX: FC Real Madrid Palmarès FC Porto: Vainqueur de la Ligue des Champions: 2004 Vainqueur de la Coupe UEFA: 2003 Champion du Portugal: 2003, 2004 Vainqueur de la Coupe du Portugal: 2003 Vainqueur de la Supercoupe du Portugal: 2003 FC Chelsea: Champion d'Angleterre: 2005, 2006 Vainqueur de la FA Cup: 2007 Vainqueur de la Carling Cup: 2005, 2007 Community Shield: 2005 FC Internazionale Milan: Vainqueur de la Ligue des Champions: 2010 Champion d'Italie: 2009, 2010 Vainqueur de la Coupe d'Italie: 2010 Vainqueur de la Supercoupe d'Italie: 2008 Distinctions: FC Porto: Entraîneur de l'année selon les internautes du site Internet de l'UEFA en 2003 et 2004 Meilleur entraîneur de club du monde selon l'IFFHS en 2004 Meilleur entraîneur d'Europe selon l'UEFA pour les saisons 2002-2003 et 2003-2004 Meilleur entraîneur d'Europe selon le quotidien El País en 2004. Meilleur entraîneur du monde selon World Soccer en 2004. FC Chelsea: Meilleur entraîneur de Premier League pour les saisons 2004-2005 et 2005-2006 Meilleur entraîneur du monde selon l'IFFHS Meilleur entraîneur d'Europe selon l'UEFA Meilleur entraîneur d'Europe selon le quotidien El País Meilleur entraîneur du monde selon World Soccer FC Internazionale Milan: Meilleur entraîneur de Serie A Perles des déclarations Mourihiniennes « En cinq ans, je n’ai jamais vu mon équipe avoir une moins bonne possession de balle que ses adversaires ». « J’ai étudié l’italien cinq heures par jour pendant plusieurs mois pour être sûr de pouvoir communiquer avec les joueurs, les médias et les supporters. Ranieri a été en Angleterre pendant cinq ans et peine encore à dire “Good Morning” et “Good afternoon”. Il a gagné une Supercoupe, une petite coupe. Il n’a jamais gagné un grand trophée. Peut-être qu’il devrait changer de mentalité, mais il est trop vieux pour le faire ». « J’entends dire que l’on doit baisser le ton. Alors baissons d’un ton, on ne parle de rien, on fait les autruches : la tête dans le sable. C’est comme ça que vous, les Italiens, avez construit une histoire qui, moi, en tant que professionnel et en tant qu’humain, m’a fait incroyablement honte. Je travaillais au Portugal, j’ai eu honte de faire vivre ma famille grâce au foot ». « J’ai vu leurs joueurs et leur entraineur faire un tour d’honneur après avoir perdu contre nous lors de leur dernier match à domicile. Au Portugal, si tu fais une chose dans le genre, on te descend ». « Makelele n’est pas un joueur de foot. Makelele est un esclave ». « Je crois qu’il fait partie de ce genre de personnes qui sont des “voyeurs”. Il aime regarder les autres. Il y a des personnes qui, lorsqu’elles sont dans leur maison, utilisent un grand télescope pour observer qu’est-ce que fait la famille voisine. Il parle et parle toujours de Chelsea. C’est une maladie ». « Barcelone est une ville pleine de culture avec de nombreux grands théâtres et ce garçon (ndrl Lionel Messi ) y a très bien appris à jouer. Comment on dit simuler en catalan ? ». « En attaque, nous avons un seul joueur performant qui marque des buts, c’est Didier Drogba. Tous les autres ne sont pas assez bons, c’est évident. Nous ne dominons pas dans le jeu aérien. Que pouvons-nous faire avec Ferreira et Geremi ? Rien. Nos joueurs n’ont pas les qualités suffisantes pour faire face à nos adversaires. Andreï Shevchenko, Shaun Wright-Phillips et Salomon Kalou ne sont pas performants. Quant à Joe Cole, c’est un blessé éternel ». « Le président de Sienne sera heureux de nous battre, et il a promis à ses joueurs la même prime qu’il aurait donnée en cas de maintien, alors ils auront plus de motivation. Et qui sait, ayant perdu la Coupe, la Roma est peut-être prête aussi à donner de l’argent à Sienne pour nous battre ». « Je respecte le foot italien mais je ne l’aime pas ». « J’avais neuf ou dix ans quand mon père a été viré le jour de Noël. Il était entraîneur et les résultats n’étaient pas très bons. Il a perdu un match le 22 ou le 23 décembre. Le jour de Noël, le téléphone a sonné et il s’est fait renvoyer au milieu du déjeuner ». Sur le site : Fiche de José Mourinho
  12. Au cours d’une interview réalisée par Sky Sport, Antonio Conte est revenu sur le 4-0 infligé par son Chelsea, au Manchester United de Josè Mourinho, qui avait d’ailleurs recadré l’italien pour son excessivité. "Je vis mon travail intensément. Parfois ma passion monte et je veux faire partager ma joie avec les tifosi. J’ai entretenu des rapports fantastiques avec les supporters de Chelsea. Ce match était important pour nous, car gagner 4-0 face à une des équipes parmi les plus forte te donne des stimulations." "A ce moment-là, j’ai compris que nous étions capable de nous battre pour remporter la Premier League. Cette partie nous a donné confiance, un coup de pouce, car on avait compris que l’on pouvait se battre pour le championnat." John Terry "C’était un grand privilège pour moi, d’être l’entraîneur d’une légende de Chelsea comme John Terry. Nous parlons d’un grand homme bien avant de parler d’un grand joueur. Il m’a aidé énormément lors de ma première saison, sûr et en dehors du terrain." "Sur le terrain d’entrainement, c’était très important de maintenir un standard de concentration très élevé. Je ne le remercierais jamais assez pour tout ce qu'il a fait pour moi." ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  13. Si Josè Mourinho a quitté l’Inter immédiatement après l’Historique Triplé, il ne faut pas oublier qu’il avait, entre ses mains, une équipe de guerriers et parmi eux un malicieux Maicon. Déclaration à DAZN "Je me souviens d’un match face à Sienne, on m’avait rapporté que Maicon prenait toujours un cinquième avertissement pour se retrouver suspendu avant Noël afin de pouvoir partir en vacances au Brésil." "Je suis donc allé le voir et je lui ai dit que s’il venait à être averti, qu’il ne partirait pas en vacances, Io non sono pirla... Lui m’a répondu : Et si je marque, je peux m’en aller ?" "Non, seulement si tu en inscrit deux. Et il a inscrit un doublé et s’est fait avertir pour avoir retiré son maillot, il est ensuite parti en vacances. Et je l’ai donné une semaine supplémentaire." Le tout en vidéo ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  14. Massimo Moratti s’est livré à la Gazzetta Dello Sport à l’occasion du 10ème anniversaire du Triplé qui a débuté le 5 mai à Rome pour se conclure en beauté le 22 mai 2010 à Madrid. Des festivités étaient-elles prévues ? "Une rencontre était organisée avec Mou et les joueurs, nous avions une table au restaurant El Botin de Madrid". Pour revivre ce Triplé, nous allons partir de la Coupe d’Italie. Ce 5 mai 2010 a-t-il exorcisé celui du 5 mai 2002 ? "Rien n’est exorcisé dans le football, ce 5 mai restera, même si Milito l’a rendu ensuite moins amer. Ce jour-là, je n’étais pas allé à Rome par superstition." Quel a été l’impact de cette victoire ? "Elle a posé les bases pour le reste, nous avions remporté la rencontre la plus dure des trois dans un style "Inter". La Roma était le rival historique de ces années-là et nous tenions à les surclasser. Il a fallu un exploit venu d’ailleurs, un but qui n’est pas Da Milito." Seconde étape, le Scudetto à Sienne... "Autre combat, mais différent. L’adversaire était moins fort que celui de Rome, mais il jouait avec une détermination féroce. Ensuite Zanetti a décidé qu’il fallait réécrire l’Histoire, il a réalisé des dribbles et a servi un but en or à Milito." Aviez-vous la tête à faire la fête ou était-elle déjà à Madrid ? "La vraie fête s’est tenue dans le vestiaire. Le Scudetto nous préparait de la meilleure des façons à la Ligue des Champions. Je me souviens du retour à Milan en voiture : une longue vague de bleue et de noire, les Tifosi m’ont aussi rejoint pour me souhaiter mon anniversaire, c’était magnifique !" Six jours plus tard, la rencontre face au Bayern... "Paradoxalement, ce fut la moins difficile. Nous avions tellement souffert à Barcelone. De façon émotionnelle, la Ligue des Champions fut remportée au Nou Camp. C’était le match le plus dramatique de ma vie. Nous avions joué quasi tout le match à 10 après l’expulsion injuste de Thiago Motta." "Voir Eto’o se sacrifier sur l’aile était un signal fort envoyé à tous. Là, j’avais compris que le destin était entre nos mains, que nous pouvions surmonter tous les obstacles." Quand a eu lieu la vraie révolte lors de cette édition de la Ligue des Champions ? "Lors des deux buts inscrits en fin de match au Dinamo Kiev, ce qui nous a évité l’élimination en phase de groupe, et aussi le huitième face à Chelsea. Après tant d’années de douleurs en Europe, nous nous sommes comporté comme une vraie équipe. Mou était un formidable chef tacticien." Revenons à Madrid, votre première chose en tête ? "Cela peut vous sembler étrange, mais c’est une image vu ensuite à la télé : Une fille en cheveu court et en maillot qui pleurait. C’était l’emblème de la joie offerte à tant de gens. Ensuite, le premier but de Milito pour l’importance et la conception, cette beauté dans la façon dont il enrhume le gardien de but et le défenseur. Diego était comme ça : la classe pure, même lorsqu’il se montrait silencieux, c’était un donneur de leçon." C’est Sneijder qui l’avait lancé au but. Est-ce vos meilleurs 16 millions d’euros dépensés tout au long de votre Présidence ? "Wes a changé l’Inter, il lui a permis d’hausser le rythme, il lui a donné une nouvelle dimension." Après tant de dépenses, ce noyau a finalement coûté que 150 millions d’euros... "C’est vrai, mis à part l’opération avec le Genoa pour Milito et Motta, sans oublier l’échange Ibra-Eto’o plus de l’argent." Julio Cesar était arrivé très récemment, Cambiasso gratuitement sur une belle intuition de Branca. Je ne comprends pas, encore à l’heure actuelle, comment le Real est parvenu à en perdre un comme lui." "Cuchu était arrivé avec Mancini, il a bien débuté et le staff technique pensait que grâce à son physique, il était déjà en forme, mais il y une étape de croissance. Tôt ou tard, Cambiasso entraînera l’Inter." Maicon a 6 millions d’euros… "A l’époque, quelqu’un m’avait pris la tête avec cette dépense. Il sera tout de même devenu le plus grand arrière droit de l’Histoire de l’Inter !" Le meilleur gaucher, lui, a vécu la nuit de Madrid d’en haut… "J’ai pensé à Facchetti après chaque victoire, sans oublier cette citation : "Après tant d’années de souffrances ensemble, tu aurais dû être là pour en profiter", lui ais-je dit." Comment était la fête à Madrid ? "J’étais vidé, nous avions atteint l’objectif de toujours et j’ai pensé : Qu’est-ce qui peut mal tourner à présent ? Et je me suis dit : Déjà, il y a Mou qui nous quitte. J’ai préféré ne pas rentrer à Milan car Mou était absent et je ne voulais pas devenir le centre de l’attention, j’ai préféré laisser présenter la Coupe à mon fils, qui comme le reste de la Famille, était très proche de moi dans cette épopée." Avant de revenir sur Mou, quel est le mérite attribué à Mancini dans ces titres ? "Ils sont nombreux, il avait construit la maison durant les années précédentes. Avant lui, nous ne gagnions pas en Italie, même si il y avait une raison très importante. C’est un grand entraîneur et il l’a démontré avec l’équipe nationale." "J’ai pensé à le recruter à Noël en 2003 après qu’il m’est offert un maillot de l’Inter avec un Scudetto énorme et un billet sur lequel était écrit "Si tu veux goûter à la victoire…Je suis à ta disposition."." Revenons à Mourinho et aux phrases un peu polémique de Milito... "L’adieu de Mourinho était préparé. Mais Il fut tout de même douloureux, mais je me rappelle que lorsque nous nous étions entassés sur le terrain, je lui avait dit qu’il pouvait faire ce qu’il voulait. Et c’est lui qui fut le premier à pleurer." En avez-vous reparlé ? "Jamais, je ne veux pas rompre ce charme. Nous nous sommes toutefois déjà échangés des regards qui valent milles paroles. Nous nous sommes revus le surlendemain chez moi, avec la Coupe au milieu de la table et tellement de sourires." Milito en fin de match avait dit : "Je ne sais pas si je resterai..." "L’erreur commise ce soir là était de dire qu’il n'était pas du niveau du Ballon d’Or. Peut-être qu’il ne se sentait pas assez apprécié, mais je n’ ai pas donné d’importance à cette déclaration." Quelqu’un vous avait dit qu’après une année comme celle-ci, vous auriez du le vendre... "Cela me fait encore sourire. Il était au Top et s’il ne s’était pas blessé, il aurait réédité l’année suivante. Lorsque tu as une équipe aussi forte, tu n’as pas besoin d’argent : Pourquoi la changer ?" "La vérité est que je me suis trompé dans le choix de l’entraîneur : Benitez était très bon, mais ce n’était pas la personne adaptée. J’aurais du prendre Léo immédiatement et pas à Noel." Y-a-t-il eu d’autres erreurs post-Triplé ? "Non, ce qui m'inquiétait était la recapitalisation du club. Je m'occupais des choses sur le terrain et moins de l’aspect commercial. C’est un football qui a changé." Pouvez-vous nous révéler une anecdote sur Madrid, qui à présent, ne poserait aucun problème à l’intéressé ? "Il rit… Mais non, à la limite Sneijder. Il me mettait la pression pour avoir une de mes montres qui lui plaisait, et je pense qu’elle valait un millième de ce qu’il venait de gagner cette année-là, et des cadeaux, je leur en avait déjà fait de nombreux." Mou et Conte sont-ils similaires ? "Je ne connais pas assez bien Conte pour le juger, mais ce sont deux marteau-piqueur, obsédés par le football avec l’envie de tout donner." Lautaro peut-il quitter l’Inter ? "Si Messi arrive, il restera et si Leo est impossible, à la place du Toro, j’aimerai Dybala." Etes-vous favorable à la reprise ? "C’est mieux de préparer la saison prochaine. Mais tu as toujours quelqu’un comme Lotito qui parle comme un supporter." Assigneriez-vous le Scudetto ? "Actuellement, ce n’est pas la priorité. L’Inter a toutes ses chances pour le remporter." Andrea Agnelli a liké un post d’un supporter qui ne voudrait pas du Scudetto car la Juve n’est pas comme l’Inter... "Il y a une très légère différence : à l’époque, il s’agissait d’une arnaque, ici d’un virus qui paralyse le monde" Stopper maintenant mettrait un terme au rêve de Triplé de la Juve. "Ils auront d’autres occasions. Si cela me dérangerait qu’ils y parviennent ? Aucun record ne résiste éternellement. Ce qui est sur, c’est qu’on ne nous enlèvera jamais le Triplé." ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  15. Invité par Casa Sky Sport, Julio Cesar n'a pu retenir ses émotions à la vue d'une vidéo d'une personne qu'il n'a pas côtoyé depuis de nombreuses années, Giulio Nuciari. Qui est-ce ? Il était l'entraineur des gardiens sous Roberto Mancini à l'arrivée de Julio, c'est devenu un personnage fondamental pour le brésilien : "Il a cru en moi dès mon arrivée à l'Inter. Je l'ai toujours fortement écouté et au cours des années où nous avons travaillé ensemble, il m'a fait comprendre ce que cela signifiait d'être gardien en Italie. Je suis dois beaucoup de ce que j'ai accompli." Sept saisons à défendre les cages du club, au cours desquelles Julio Cesar s'est imposé comme l'un des meilleurs gardiens de sa génération. Des arrêts décisifs au fil des ans, mais pour lui, il y en a qui surpasse tout : "Le plus important c'est définitivement celui contre Messi en demi-finale de Champions League. A chaque fois que je reviens, les tifosi me le rappellent toujours. Cette parade prend encore plus de valeur car c'est contre le meilleur joueur, le plus fort de tous. Est-ce que j'étais le meilleur à l'époque ? C'est difficile à établir, chacun à ses propres caractéristiques. Ce que je peux dire c'est que parfois je suis arrivé sur le terrain tellement déterminé que j'étais convaincu qu'en face ils n'allaient pas marquer contre moi." Une carrière extraordinaire, qui a commencé dans les premiers mois par ce lob plein de maitrise de la part de Totti : "Le plus beau but que j'ai pris, assurément. Je ne m'y attendais pas du tout. Et depuis ce jour, contre la Roma je suis toujours resté sur ma ligne." Mourinho & Mancini : "La spécialité du coach portugais était de faire croire à chacun que nous étions les meilleurs du monde. Nous avions l'impression que personne ne pouvait nous battre et à la fin de chaque réunion technique, nous avions une incroyable envie de rentrer sur le terrain. C'était un leader envers qui nous avions confiance. Je me souviens très bien du travail tactique de Mancini, en particulier en phase défensive. Pour moi c'était tout nouveau et avec lui j'ai compris à quel point ça pouvait être important. A l'époque à la fin de l'entrainement je restais et je demandais à Mihajlovic de tirer des pénaltys et des coups francs." L'adieu en 2012, pas de son ressort "Je serais resté à l'Inter jusqu'à la fin de ma carrière. Il s'est passé des choses que je n'ai pas comprises, mais j'ai toujours eu un grand respect pour le club et j'ai accepté la décision. Aujourd'hui j'ai d'excellentes relations avec les dirigeants actuels, que ça soit le président Zhang ou le vice-président Zanetti." Son top 5 des gardiens actuels "J'aime vraiment mes compatriotes Allison et Ederson, mais il y a aussi Oblak et Navas. Ce dernier est souvent sous-évalué mais c'est un grand gardien. Buffon joue maintenant peu mais pour nous qui avons commencé dans les cages, il reste une référence. Je ne peux oublier Handanovic même s'il n'a pas souvent joué en Ligue des Champions, je le considère comme l'un des cinq meilleurs gardiens au monde." ®gladis32 - internazionale.fr
  16. Dans une interview accordée à Il Giornale, notre ancien gardien Francesco Toldo a évoqué la défaite en Ligue des Champions lors du demi-finale retour contre Barcelone, il y a 10 ans. Bien que l'Inter ait perdu le match, elle a été en finale de la Ligue des champions grâce à un score cumulé de 3-2. "Nous étions monumentaux. Tout le monde dans le monde sait à quel point Barcelone est fort, surtout à domicile. Ils ont des caractéristiques extraordinaires et peuvent mettre n'importe quelle équipe en difficulté, mais ils ne l'ont pas montré contre nous. Je me souviens encore du grand arrêt que Julio Cesar a réalisé sur Lionel Messi et malgré l'expulsion de Thiago Motta, nous avons réussi à tenir jusqu'à la fin du match." Il a ensuite révélé que les choses avaient mal tourné dans le camp interiste la veille du match retour, mais qu'elles avaient été réglées à temps avant le match : "La veille, il y a eu une grosse bagarre pendant le déjeuner pour des raisons que je ne peux pas vous dire. Ces raisons sont des secrets d'états mais tout a été résolu de la meilleure façon et nous sommes venus sur le terrain plus unis que jamais." Toldo, qui a passé neuf ans avec l'Inter et a pris sa retraite après cette finale, a ensuite parlé de quelque chose qui, selon lui, était crucial pour le succès de l'équipe : "La vraie force de ce groupe était que tout était fait directement. Nous disions les choses face à face sans que personne ne soit offensé. Il y avait aussi de grands joueurs qui se sont rendus disponibles et ont fait passer les intérêts de l'équipe avant leurs intérêts personnels." Toldo a mentionné celui qui était le plus génial à l'époque, le manager Jose Mourinho, qui a été absolument crucial dans la triple victoire historique de l'Inter : "Il est avant tout psychologue, la gestion de l'homme est fondamentale pour lui, la clarté et la communication sont des points forts. Il obtient le respect de l'équipe. Plusieurs fois, il a attaqué les grands joueurs pour diverses raisons sans que personne ne soit offensé. Il était le premier à s'entraîner et le dernier à partir. Avec lui, vous pouviez facilement discuter de n'importe quel sujet, il était toujours prêt. Son talent pour parler plusieurs langues étrangères fut déterminant et il l'a démontré lors de sa présentation à Pinetina." Toldo est revenu sur le 5 mai 2002 : "C'était l'épilogue le plus amer d'une saison qui a été sacrifiée au détriment de la méritocratie sportive." Il a également parlé de l'ancien coéquipier Ronaldo : "Ronaldo ? Il est le meilleur et le plus sympathique des brésiliens que j'ai connus, malgré ses difficultés physiques, il arborait toujours un sourire contagieux." Un dernier message. "Par rapport aux années précédentes, je pense que le niveau a été relevé, même si ce n'est pas suffisant pour rivaliser avec la Juventus ! L'Inter a une histoire remarquable et mérite bien d'autres victoires en Serie A." ®alex_j - internazionale.fr
  17. Massimo Moratti s’est livré à Tutti Convocati, l'émission retransmise sur Radio 24. Du Triplé historique en passant par la cession du Club , Le Président préféré des Nerazzurri se dévoile pour vous Barça 1-0 Inter, 10 ans après "C’était la rencontre la plus émotionnelle et la plus valeureuse, être réduit injustement à dix dès les premières minutes avait donné un boost incroyable aux joueurs. Tout était fantastiques, nous et aussi les tifosi." Eto’o et les sacrifices du terrain "Eto’o était spécial, si l’on repense à sa classe et à son niveau, et après l’avoir vu disputer une telle rencontre physique, comme il l’avait déjà prouvé tant de fois, je serai toujours de ceux qui le mettront à disposition de l’entraîneur, il a été un très grand professionnel. L’idée d’humilité professionnelle représente un grand mérite et il a été très humble ce soir là." Jour de match "C’était le climat d’une rencontre normal, ils avaient perdu 3-1 à Milan et ils voulaient faire la Remuntada. On ressentait l’ambiance, le président de Barcelone était un ami, nous avions réalisé l’opération Ibra l’année précédente et je lui étais reconnaissant." "C’était une partie avec une tension lunaire, je n’avais pas vu le temps supplémentaire et pour moi, il restait encore tant de temps. Quand j’ai vu mon fils entrain de sauter et me regarder avec un grand sourire, je me suis laisser aller dans l’allégresse, j’ai aussi juré et je me suis excusé auprès du Président de Barcelone." Avez-vous remporté la Ligue des Champions ce soir-là ? "Je dirais oui, ce soir-là, je n'en avais pas eu le pré-sentiment, mais j'avais l'idée précise de la suite des évènements. En connaissant Mourinho, qui avait été l’élève de l’entraîneur du Bayern, j’avais la certitude de savoir qu’il connaissait bien le jeu du Bayern et qu’il serait donc plus facile de disputer ce match. Le plus difficile avait été de prendre le meilleur sur Barcelone." Ibrahimovic "Il s’est toujours très bien comporté avec nous. Le premier message de félicitations reçu dans le vestiaire, après la victoire de Madrid, était de lui. C’était loin d’être quelque chose de facile pour lui, mais finalement tout s’est bien passé. Eto’o a été finalement beaucoup plus utile que ce à quoi je m’attendais." L’adieu de Mourinho et son absence à Milan "C’était le mauvais moment du final de la rencontre. Le surlendemain, il était venu dîner chez moi. Il avait déjà ses idées et personne ne voulait briser le lien qui nous unissait. Les remords ont suivi, mais c’est de cette façon que cela s’est passé." L’Inter Post-Triplé "Nous l’avions débuté avec Benitez, mais ce ne fut pas une belle alliance, avec Leonardo, nous avons connu de beaux succès. S’il était arrivé avant, nous aurions pu remporter quelque chose en plus que la Coupe d’Italie." Moratti Junior et Zanetti sur le terrain "Le fait est qu’il n’y avait pas Mourinho et je ne voulais pas être mis en avant. Mourinho méritait cette tournée et j’ai donc choisi mon fils. Et non pas pour le forcer, car c’était un poids important à supporter, mais je pensais que représenter la Famille était un sens de continuité." Ronaldo, Il Fenomeno "Je suis d’accord avec Mourinho, qui pourtant, n’a pas eu la chance de l’entraîner. Il était exceptionnel, hors de la normalité. Il avait une classe immense, ses blessures étaient juste d’une injustice effrayantes. Il aurait connu une carrière encore plus importante sinon, il serait resté à l’Inter sans ses blessures." Le vide actuel à Milan "Parfois, les personnes parlent d’un futur négatif. Il y aura un futur et il faudra faire preuve d’une patience infinie pour surmonter toute les disgrâces de cette période. Nous ne pouvons pas penser à révolutionner le monde dès demain, nous devons combattre un ennemi invisible." "Il nous est nécessaire de faire des choix intelligent et faire preuve d’une incroyable prudence. La qualité de Milan existe et lorsque cela sera possible, la Ville démontrera sa valeur. C’est dommage qu’elle a été frappé au maximum de sa gloire." Le futur du football milanais "Nous avons fait de belles choses ensembles, nos succès ne seront pas faciles à répéter. Il faut aussi observer qui a repris en main les équipes. Et à l’Inter, tout a été bien compris: Le groupe qui a l’Inter entre ses mains a les moyens et l’envie de reporter l’équipe au plus haut niveau. Il est parfois compliqué pour les tifosi de faire preuve de patience." Reprise du Calcio "Je ne suis plus un adepte du travail: Pour moi, il faut se préparer au nouveau championnat. Relancer le tournoi est dangereux et pourrait être une perte de temps. Cette crise a obligé tout le monde à repenser ce que nous avions : l’industrie, le commerce…Le budget sera revu et de nouveaux objectif seront fixés." "Les Etats-Unis se retrouvent KO, la Chine tente de se reprendre, nous devrons analyser ce qu’il se passera en Italie. Le football reste un rêve, il représentera toujours un peu plus que la normalité dans la vie des autres. Il y aura toujours la possibilité d’y réaliser un coup." ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  18. Notre ex-défenseur Marco Materazzi s'est entretenu avec l'ancien gardien Sébastien Frey via Instagram, discutant de sa carrière et de ses souvenirs liés à l'Inter, sa déclaration a été intégralement rapportée par FcInterNews. L’ancien gardien de but a rappelé une anecdote de la Legends Cup 2020 organisée en Russie, remportée par l’équipe All-Stars de Materazzi. "Nous sommes allés en Russie pour la Legends Cup. Les Russes gagnent depuis douze ans, tu es venu et as dit : « C'est la première fois et peut-être la dernière que je suis ici, mais les Russes ne gagnent pas cette année.» " "A trois minutes de la fin de la finale, tu es parti parce que tu as paniqué, tu as dit qu'il y avait trop d'injustice. À un moment, il y a eu une interruption de quarante minutes, les joueurs ne voulaient pas revenir jusqu'à ton « revenez », personne n'est revenu jouer. En fin de compte, ce match a été joué et gagné." L'ancien défenseur central de 46 ans vainqueur de la Coupe du Monde 2006, né à Lecce, a souligné à quel point il était une personne qui n'aime pas l'intimidation. "Je me bats avec personne, mais je déteste l’intimidation et ceux qui l'utilisent pour gagner. En fait, il y a peu d'équipes que je déteste dans le monde, que celles qui intimident. On ne donne pas de noms, je dis juste le nom de l'équipe que j'aime, l'Inter." Il a ensuite répondu à une question de fans concernant une équipe rivale en particulier et ses sentiments envers elle. "Sportivement, j'exècre la Juve. Mais uniquement sur le plan sportif, car je les connais tous. Mais si l'Inter gagne, je suis plus heureux." Materazzi a évoqué la puissance de l'équipe Nerazzurra de Jose Mourinho. "Nous étions déjà très forts la première année, puis la deuxième année, quand tu sais que Lucio, Eto'o, Milito, Thiago Motta, etc. sont arrivés. À un certain moment, à la fin, avec les adversaires, il semblait que nous faisions tomber des quilles. Pensez aux trois derniers matchs, tous ont été décisifs. Sienne, la semaine précédente, la finale de la Coppa Italia à l'Olimpico avec tout le monde contre nous. Et Sienne puis Madrid, les deux marqués par Milito." Materazzi a ensuite évoqué sa relation avec Samuel Eto’o. "Super! C'est un frère et je le remercie éternellement car il m'a amené la Ligue des Champions. Il me l'a promise et il me l'a apportée, je l'aime. Avant qu'il ne vienne, je lui ai envoyé un message, je lui ai dit "viens tu peux gagner". " Materazzi a ensuite évoqué sa relation avec Mourinho. "Que puis-je dire ? C'était un bouclier, un père, un frère. Celui qui s'est mis en colère nous a donné des leçons incroyables. Il trouvait les mots justes, et en fait, il a atteint ses objectifs. J'ai arrêté de jouer au football avec lui. J'avais 37 ans. La relation que j'avais avec lui était une relation de confiance et de respect. Je pouvais jouer un ou vingt matchs mais je savais que j'avais toujours son estime. On m’a dit que j’étais en colère contre celui qui était venu après lui mais je ne l’étais pas. J'avais une excellente relation avec Mourinho parce qu'il était cohérent. Avec la personne qui est venue après, je n'avais pas de bonnes relations parce qu'il n'était pas cohérent." L’homme de 46 ans a parlé de l’Inter après le départ de Mourinho. "Difficile, oui, mais il faut être intelligent. Mais si, dans la manière de faire, vous vous approchez de Leonardo, vous risquez de gagner le Scudetto et nous aurions pu le gagner si la saison avait commencé en janvier avec 19 points d'avance sur Milan. Si nous n’avions pas perdu le derby où Pato a marqué un but au début du match, nous aurions pu le gagner. Je vous assure que Leo a copié tout ce qui a été fait avant les six derniers mois, c'était intelligent." Il a parlé de l'ancien défenseur italien Daniele Adani. "L'une des rares personnes à vous faire tomber amoureux du foot. Il est impartial et l'apprécie comme s'il était un enfant, et là, il fait croire à tout le monde qu'il est au stade. Il sait tellement de choses, il est préparé, il est l'un des rares à en savoir autant." Materazzi a révélé qu'il existe un groupe WhatsApp regroupant à la fois les gagnants de la Coupe du monde 2006 et l'équipe du Triplé de 2010. "Nous avons un groupe WhatsApp de la Coupe du Monde et aussi du Triplé. Nous nous réunissons. Nous organisons un tournoi que nous ne pouvons pas faire maintenant, mais nous le reportons à octobre. Ensuite, nous en ferons de nouveau un avec les Legends. C'est bien parce que nous nous rencontrons tous à nouveau, une reprise de bons matchs comme Inter vs Roma ou Inter vs Barcelone." Le vainqueur de la Coupe du Monde 2006 a parlé de l'ancien attaquant brésilien Ronaldo. "J'ai eu la grande chance de jouer avec Ronie, ne serait-ce que sur une courte période. Puis, quand il est revenu au Milan, il n'était plus le même qu'avant, mais il savait qu'avec moi il allait doucement avec les shimmies, je ne les comprenais pas. Si vous le mettiez à côté de moi au moment où il était en pleine forme, je concéderais 20 buts! Colonese a fait plus de passes décisives à Ronie qu'à Ventola, m'a-t-il dit. Ciccio Colonnese, l'épine dorsale de cette Inter. Je ne sais pas si tu te souviens de lui à Paris en Coupe UEFA." Il a abordé la finale de la Coupe du monde 2006, où il a été frappé par Zinedine Zidane. "La veille, je les ai vus s'entraîner sous l'eau, y aller comme des robots. J'espérais finir le match bientôt, si vous vous souvenez de la 120e minute, j'ai balancé la dernière balle hors du terrain. Je pensais qu'on irais aux pénos et advient ce qu'il advient. Le penalty accordé à la France pendant le match n'était pas justifié ? Eh bien, ça fait longtemps maintenant." Materazzi évoqua un match particulier qu'il aimerait rejouer. "5 mai 2002 (l'Inter perd le titre suite à une défaite 4-2 contre la Lazio, ndlr). Je rejouerais celui-là. Après le 5 mai, je ne suis pas sorti pendant des semaines. Le 5 mai, nous quittions le stade, nous étions dans le bus et Gresko a demandé: "Pourquoi êtes-vous tous en colère ?" Di Biagio l'a regardé et a dit: "De quoi tu parles ?" Et il répondit: "C'est la troisième fois que cela m'arrive." Effectivement, en un an, Gresko (alors au Bayer Leverkusen, ndlr) avait perdu la finale de la C1, le titre de champion le dernier jour, la Super Cup en août et la finale de la Coupe d'Allemagne. Quatre sur quatre." Il a également parlé de l'ancien attaquant de l'Inter et de City, Mario Balotelli. "Mario est numéro un, c'est un gars formidable. C’est que... parfois je devais lui donner quelque chose, une fois il est arrivé avec les chaussettes du Milan AC et je les ai toutes découpées. Une fois à Barcelone, il est devenu fou et moi, eh bien, je lui ai dit que je lui aurais botté le cul. Mais je l'aime trop. Mario n'est pas méchant, c'est un bon gars, un grand garçon." L'homme de 46 ans a parlé de l'ancien attaquant de l'Inter et de la Roma, Antonio Cassano. "Si nous étions dans des soirées, nous nous amusions. Il est super aussi et c'est un grand connaisseur de football, il connaît tous les footballeurs du monde. Il a dit que j'étais décisif et le meilleur sur le terrain, donc je ne peux pas dire du mal de quelqu'un qui a dit ces choses à mon sujet." Il a évoqué un futur remplaçant du capitaine Samir Handanovic. "Je pense qu'il restera encore plus de deux ans, même 3-4. Il est tellement fort, il effectue beaucoup d’arrêts décisifs. J'aime beaucoup Musso aussi." Enfin, Materazzi a parlé du défenseur de l'Inter Alessandro Bastoni. "Je l'aime tellement, il est méchant, il a de la personnalité et un bon avenir." Rédigé par Alex_j - Internazionale.fr
  19. C’est une information relayée par Tuttosport et Calciomercato.com, le défenseur belge Jan Vertonghen se rapproche à très grands pas de l’Inter. Il y a quelques jours, le joueur s’est exprimé de son avenir et a confirmé sa volonté de faire face à un nouveau défi. Départ de Diego Godin L’arrivée à paramètre zéro de Jan Vertonghen scelle le sort de Diego Godin qui n’aura jamais su s’acclimater à l’Italie. Courtisé par Josè Mourinho, il est possible de voir l’uruguayen rejoindre la Premier League. Certaines rumeurs ibériques l’annoncent également de retour à l’Atletico de Madrid. Dispositif tactique Une fois le transfert acté, le Diable Rouge occupera le poste de défenseur gauche dans le 3-5-2 de Conte. Il s’agit d’un dispositif connu et apprécié par le Belge. Milan Skriniar coulissera sur le côté droit laissait libre par Godin, un poste bien plus adapté au slovaque. Qui plus est, Vertonghen pourrait également s’avérer utile dans un système de défense à 4 Le Saviez-Vous ? L’Intervention de Romelu Lukaku s’est avéré décisive. Une fois confirmée l’intention de Jan de quitter Tottenham, Marotta a décidé de se lancer à la conquête du Spurs. Selon les dernières informations en notre possession, le contrat proposé devrait être un biennal. Validez-vous l’arrivée de Vertonghen et cautionnez-vous cette envie de départ de Diego Godin ? ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  20. Massimo Moratti, ex-Président Nerazzurro et invité de "Che Tempo che Fa" (ndr: une émission italienne sur Rai Due) a répondu aux demandes de Fabio Fazio. Internazionale.Fr a le plaisir de vous retranscrire cet échange. Massimo, vous avez reçu un message de la part de Steven Zhang. Il écrit : "Steven est très gentil. Et toutes les fois où je lai rencontré il m'a dit qu'il voulait me rendre fier. Il est très intelligent et sensible et il a aussi beaucoup de compétences. Nous sommes entre de bonnes mains". Vous pensez à racheter l'Inter ? "Non. Des proches me disent que je devrais racheter le club parce qu'ils pensent certainement me faire plaisir. Cela me plairait bien sûr d'avoir cet âge et de me lancer dans ce type d'aventure mais c'est un chapitre magnifique qui est aujourd'hui fermé. Le club est passé entre les mains de gens qui regardent vers l'avenir avec une vision juste". La vraie fan était votre mère "Oui, nous vivions à Rome, ma mère a emmené mon père voir un match de la Lazio contre l'Inter et mon père est devenu intériste. Mon premier match ? Je me souviens d'un Inter - Milan qui a fini à 5-4, le match le plus prolifique que j'avais vu". Votre femme Milly a appris que vous aviez racheté le club une fois la publication faite au Tribunal, vous lui aviez caché ? "Je m'étais enfuit (rires). Oui, c'est assez vrai. J'avais parlé avec mes fils et ils avaient tous peur de le dire à Milly. Le temps est passé et l'acquisition était déjà réalisée. Etrangement je regardais la télévision et j'étais dans un bureau quand elle m'a appelé pour le dire qu'elle l'avait su. J'ai fait fermer les ascenseurs du bureau pour ne pas avoir de problèmes". Il y a un joueur qui n'est pas arrivé et que vous auriez voulu ? "Oui, Cantona. Du premier jour parce que je pensais qu'il pouvait résoudre tellement de choses. Et puis il y en a eu d'autres". Entre mille rencontres intéressantes il y a eu celle avec Figo. Il parait qu'il a signé son contrat sur une serviette. "Oui, c'est vrai. Sur une serviette parce qu'il est venu me voir à la mer. On s'est mis d'accord sur un tas de choses, puis le lendemain il voulait aller à l'administration pour enregistrer notre accord mais il voulait être sûr de l'engagement, les joueurs tiennent beaucoup à ça, c'était une serviette huileuse, pas très jolie, nous avions pris un apéritif. Mais j'ai quand même réussi à écrire un chiffre et il a tenu le lendemain à le faire valider, il y avait ma signature. Il leur a dit que ce torchon était son contrat". L'arrivée de Sneijder grâce à un Barista... "Il me l'a conseillé et ça a été un grand succès. Il était propriétaire d'un bar le long de la mer. Il m'a parlé de Sneijder d'une telle façon qu'il m'a convaincu. Il m'a dit des choses très justes et m'a promis qu'avec lui nous gagnerions la Champions. Le lendemain de la victoire nous l'avons contacté. Ce barista je l'ai cherché mais nous n'avons plus trouvé signe de vie. Il n'était plus dans son emplacement". En revanche avec Mourinho... "Mourinho est arrivé en cachette dans ma maison à Paris. On s'est mis dans une pièce au fond, mais nous avons entendu un bruit et le concierge arrive en lui disant en portugais "Ola José". Il était très préoccupé par cet incident". Le Triplete... "Un souvenir merveilleux. Mou disait qu'il partait après la victoire ? Il me l'avait dit avant. Cela m'a rendu malade ce soir là, je ne me sentais pas bien. Mais le lendemain il était chez moi à Milan. Je ne voulais pas aggraver la situation, nous étions gagnants, il y avait une tension et je ne voulais pas créer un problème en disant "Tu veux partir ou pas ?" L'important était à ce moment d'avoir tout gagné. Il l'a fait". Avec quels joueurs y'a-t-il eu le coup de foudre ? "Ibra, je le trouve sympathique. C'est un grand professionnel. Si je dois donner un nom moins connu ce serait Ince, un des premiers que j'ai acheté. Le foot me plaît encore. Je regarde toujours les matchs de la même façon". La VAR ? "Cela ne me plaît pas". Votre Derby préféré ? "Un de mes premiers, nous avons gagné 3-1 mais nous aurions du perdre 5-0 parce que le Milan était dix fois plus fort. Ils ont raté 6500 occasions. Nous en avons eu 3 et nous avons gagné". Cette année qui remporte le titre ? "Avant tout il faut voir si le championnat continue. La fermeture du stade c'est inédit, mais c'est une décision juste. L'Inter a de bonnes chances. Il me semble que ce soit la bonne année pour remporter le titre. Puis nous verrons". Conte ? "Il est bon, je crois que c'est un excellent entraîneur, il tient à bien faire et c'est le principal".
  21. En effet, comme le souligne le Corriere Dello Sport, il faut remonter au début de la dernière décennie, pour voir l’Inter, se battre en février, surtout les tableaux. Lors de la saison 2010/2011 suite au renvoi de Benitez, Leonardo, l’actuel Directeur Sportif de Paris avait repris en main l’Inter et pouvait se battre pour la Ligue des Champions (en qualité de tenant du titre), pour la Serie A et pour la Coupe d’Italie, dernier titre remporté par l’Inter. Il faut également remonter à la saison 2012-2013 et 2015-2016 pour retrouver trace de l’Inter en demi-finale de la Coupe d’Italie. Antonio Conte réalise donc une incroyable prouesse, lui qui 10 ans jours pour jours après le Tripleé de Mourinho pourrait, en cas de succès sur l’ensemble des compétitions, réaliser un Mini-Triplé (Europa League – Serie A – Coppa Italia) 1 défaite en 23 matchs C’est l’impressionnante statistique de l’Inter en Serie A. Mis à part la défaite à domicile face à la Juve, l’Inter ne s’est incliné face à aucune autre équipe de Serie A. Qui plus est, l’Inter retrouve à nouveau la première place, en compagnie de la Juve et peut se permettre de rêver de façon ambitieuse Selon Opta, l’Inter a le droit de rêver : L’Inter a proposé, dans son histoire à 4 reprises un tel résultat. En fin de saison, le résultat final était sans appel : Le Scudetto ! Signeriez-vous pour une victoire pourrie au Stadium de Turin et un titre remporté à la 38ème journée avec un point d’avance ? En poussant le vice plus loin, avec un but dans les dernières secondes du match ? Ou Signeriez-vous pour une victoire/partage au Stadium de Turin, combiné avec un titre remporté avant la dernière journée de Serie A ? Autre question : Aimez-vous l’appétit de Conte qui vise les trois compétitions ou préféreriez-vous ne miser que sur une seule ? Si oui, laquelle ? ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  22. Josè Mourinho est considéré, à juste titre, comme une légende de l’Histoire de l’Inter, auteur, aux commandes de l’Inter, du seul Triplé réalisé par un club italien. La Signature de Conte L’arrivée d’Antonio Conte à l’Inter, comme cela pouvait facilement s’anticiper, est venu créer une tension entre les Nerazzurri et le portugais. En effet, les deux entraîneurs, lorsqu’ils étaient respectivement à Chelsea et Manchester United, ne sont jamais parus sur la même longueur d’onde. A présent, Christian Eriksen est au centre de toutes les attentions et celle des deux "ennemis". Volte-Face du Portugais Récemment, le Special One s’était lâché en conférence de presse, profitant d’une question relative au Mercato, il n’a pas hésité à s’en prendre frontalement à son ancienne équipe… Lui qui se disait pourtant interiste. En effet, amené à se livrer sur les performances de l’Inter actuelle, ll s’est montré très incisif : "Celle-ci n’est pas mon Inter. Mon Inter était celle de Moratti, lorsque Massimo Moratti en était le président. Là-bas, je n’ai aucun lien avec les personnes qui s’y trouvent." Javier Zanetti appréciera… Antonio Conte s’est aussi pris un coup de latte : "On ne devrait pas parler des joueurs des autres équipes, du moins jusqu’à ce qu’ils deviennent l'un de nos joueurs." Une référence directe au fait que Conte ait parlé directement avec Eriksen alors que le transfert ne s’est pas encore concrétisé. Ce comportement, les tifosi de l’Inter l’ont pris à la légère, pourtant une certaine amertume ressort actuellement du Special One. Une polémique qui trouve son origine suite au départ de Josè Mourinho pour Madrid en 2010, après avoir tout remporté avec l’Inter. Une polémique qui est loin d’être éteinte à l’heure actuelle En concurrence directe avec Antonio Conte, Josè Mourinho a payé cher cette "trahison", ce départ qui a précipité la Chute de l'Inter" auprès de la nouvelle direction mise en place. Lui qui souhaitait retrouver l’Inter aura vu Conte, le "Juventine" conquérir le monde Nerazzurro. D’où son nouveau tacle sur la Beneamata. "L’Inter a une équipe formée pour disputer l’Europa League" Mourinho a donc été vexé, blessé dans son amour propre et le comportement mis en avant par le lusitanien dans la gestion de Christian Eriksen est tout, sauf loin d’être anecdotique. A présent, le Special One est devenu le meilleur ennemi de "son" Inter, n’hésitant pas à lui mettre des bâtons dans les roues… Que pensez-vous du comportement du Special One envers la Beneamata? ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  23. Si la Juventus est devenue ce qu’elle est aujourd’hui, elle le doit en grande partie à Giuseppe Marotta et à Antonio Conte, qui, durant trois ans de collaborations, ont posé les fondations et les premières pierres qui ont mené au succès actuel. Le temps est passé et ce duo de Maîtres sévit à présent à l’Inter, grâce au Suning et à l’ambitieux Steven Zhang. Même si le temps passe, Beppe Marotta n’a rien perdu de sa superbe Là où certains dépensent plus de 40 millions d’euros pour une promesse, lui s’est attaché les services d’un joueur de stature mondiale pour la modique somme de 20 millions d’euros. Et si l’Inter a su s’offrir, avec la bénédiction du Suning, Chrisitan Eriksen, elle le doit à son Administrateur-Délégué Sport, qui avait déjà mis en place cette transaction dès le 22 novembre 2019. Ce jour-là, Beppe Marotta, qui avait déjà établi sa liste des joueurs à paramètres zéro, souhaitait offrir au peuple interiste un peu de baume au cœur. En conséquence, il avait décidé de classer en priorité absolue la venue à Appiano Gentile du milieu offensif des Spurs : L’homme idéal, selon lui, pour augmenter le niveau technique du milieu de l'Inter. Une première rencontre avait déjà eu lieu l’été dernier. Une réunion qui avait vu le Beppe s’entretenir durant 1h15 avec Martin Schoots, l’agent du joueur. Et déjà durant cet échange estival, l’Inter était passé en pôle parmi les courtisans. Peu avant d’entrer dans la saison hivernale, Beppe a renouvelé cet accord en passant à l’acte : Un contrat de 4 ans à 10 millions d’euros pour s’attacher gratuitement les services de Christian le Danois. Club Historique vs Nouveau Riche Pourtant, le destin redistribuera les cartes : de titulaire indiscutable sous Mauricio Pochettino, Eriksen est devenu un joueur parmi tant d’autres sous Josè Mourinho qui lui avait offert la joie de goûter à la banquette. Cette attitude du Special One s’avèrera être la passe décisive permettant au Padrino d’offrir immédiatement le danois à Conte. Toutefois, le temps que la transaction prenne officiellement vie, le Paris-Saint-Germain de Leonardo avait également décidé de passer à l’offensive en offrant à Eriksen un contrat de 12 millions d’euros, combiné à une enveloppe de 24 millions d’euros à Tottenham pour le transférer immédiatement à Paris. Si Paris est un nouveau riche, il y a des choses qui ne s’achètent pas : L’Histoire, le Respect, le Blason. Et à ce petit jeu-là, le club parisien a bien compris qu’il y avait encore une marge de travail importante à réaliser avant de devenir un club aussi attractif que l’Inter, qui est un Club de Légende, un club qui a connu d’immenses Champions tel que Ronaldo Da Lima, sans oublier le transfert avorté d’un certain Pelé par Angelo Moratti. Après ce cours d’humilité, Paris s’est donc retiré de la transaction, la Ligue 1 ne proposant pas la même attractivité que la Serie A, un Championnat reconnu et réputé à travers le monde. Si ces heures de gloires sont à présent derrière elle, la Serie A est entrain de se renouveler, telle la Premier League à la fin des années 90, avec la venue de propriétaire étrangers, la construction de stades de propriété. Un virage important raté lors de la dernière décennie Peut-être faussé par les performances excellentes et importantes des Clubs Historiques durant la première décennies des années 2000 avec la présence, assez régulière dans le dernier carré de la Ligue des champions d’au moins un club italien. Du Derby Della Madonnina en demi-finale de la Ligue des Champions, à la finale remportée par le Milan sur la Juve… De la remontée historique de Liverpool sur le Diavolo à la vendetta de Super Pippo quelques années plus tard. D’une élimination de l’Inter de Mancini réduite à 10 lors de sa double confrontation face aux Reds jusqu’au Triplé Historique réalisé par Mourinho. C’est un fait, la Serie A reste attractive, reste une compétition que l’on souhaite remporter, que l’on souhaite disputer. Si certains joueurs en mal de reconnaissance ont préféré s’exiler en Ligue 1 en épousant un projet financier, d’autres joueurs, tel que Christian Eriksen, ont décidé de percevoir, certes moins d’argent, mais surtout d’épouser un réel projet sportif, de se remettre en question dans un championnat historique, de défier chaque week-end des clubs qui ont marqué de leur empreinte le Calcio et l’Europe tôt ou tard dans l’Histoire, plutôt que de marcher et d’écraser littéralement la compétition nationale dans l’Hexagone. Oui, la Serie A reste attractive, oui la Serie A ne dispose pas d’autant de fonds que Manchester City, Paris, ou d’autres nouveaux riches, mais OUI, la Serie A reste l’une des plus belles compétitions à disputer pour un joueur de football digne de ce nom. Preuve en est l’arrivée d’un certain Cristiano, du retour d’un certain Zlatan chez les rivaux. L’Inter n’est pas en reste et l’Inter est de retour aux affaires, elle qui a payé au prix fort les dettes financières de son passé. A présent, l’avenir Nerazzurro pourra de nouveau s’inscrire dans le recrutement de joueurs de calibre international. Avec pour commencer l’officialisation, ce mardi 28 janvier de Christian Eriksen à l’Inter. ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  24. En effet, Fcinternews.it nous confirme l’information. L’agent de Christian Eriksen a atterrit ce matin à Milan, avec quelques heures de retard. Son arrivée était initialement programmée ce mercredi soir où il était attendu dans un hôtel 5 étoiles déjà réservé depuis dimanche dernier. Malgré ce contretemps, le projet n’a pas échoué, à savoir retranscrire noir sur blanc l’accord conclu avec les Nerazzurri. Depuis 14h00, Schoots était au travail avec un avocat de confiance afin de traiter les dernières formalités relatives à l’accord validé par Eriksen, à savoir un contrat courant jusqu’en juin 2024 pour un salaire de 9 millions d’euros net accompagné de bonus permettant au joueur de percevoir les 10 millions d’euros. Fcinter1908.it, qui relaye Espn, confirme également l’accord avec Tottenham, un accord tournant aux alentours des 17 millions d'euros, voire 18 millions d’euros bonus inclus, proposé par le Suning. Une somme bien plus proche des 20 millions exigés initialement par les Spurs. Une somme que Suning a préféré investir sur un jeune joueur, plutôt qu'un fond perdu en la personne d'Arturo Vidal. Eriksen a rencontré également Josè Mourinho hier soir en l’informant de sa volonté de rejoindre Milan et la Serie A. Le Special One ne s’y est pas opposé ! Reste à présent à valider le tout officiellement ! ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  25. L'ancien joueur et surtout directeur sportif de l'Inter, Marco Branca, s'est entretenu à Teleradiostereo. Il y parle souvenirs, scudetto, du futur match contre la Roma... "Le contact avec l'équipe c'est la meilleure partie, et ça me manque réellement. Cela dépend toujours des résultats mais c'est celle qui vous donne l'adrénaline, à la fois en tant que joueur que manager." Un avis sur l'Inter et sur leur prochain adversaire, l'AS Roma ? "Elle se porte bien car Conte fait ressortir la quintessence de ses joueurs pour qu'ils donnent tout. J'espère qu'ils pourront garder ce rythme jusque la fin. La Roma est une équipe avec quelques nouveaux éléments et un entraineur typique de cette époque. Il a les idées claires, il est direct et tente de pratiquer un jeu engagé. Quand un groupe est convaincu du travail de son coach, la moitié du chemin est déjà faite." Avez-vous des regrets ? "Aucun. Si je dois compter ceux que j'ai amené et qui ont réussi, j'ai peu de place pour les regrets. J'étais heureux d'avoir construit avec mon président une équipe solide au fil des ans. On pense à des gens comme Julio Cesar, Cambiasso, Stankovic, Thiago Motta, Milito, Ibrahimovic, Maxwell... certains ont passé presque dix ans à l'Inter. J'ai eu la chance de participer à quinze titres sur dix années. Ça n'aurait pas pu être mieux, je n'ai pas de regrets." Que pensez-vous des derniers évènements à Naples ? Y a-t-il un rapprochement avec ce qu'il s'est passé à l'Inter à votre époque ? "C'est impossible de comparer, il y a quinze titres de différences. A l'Inter nous avons connu une situation de départ et je ne pense pas que De Laurentiis veuille abandonner. C'est un contexte différent." Scudetto : "Je m'attendais à ce que l'Inter soit un grand animateur de la course au titre et je suis sûr qu'ils se battront jusqu'au bout. La seule équipe que je pensais être meilleure c'était le Napoli. Mais une crise peut arriver partout." Nazionale : "C'est une belle sélection qui joue facilement, avec courage et idées. En qualification on ne peut pas en demander plus du point de vue des résultats. Elle doit se donner plus de stabilité et de personnalité dans le jeu mais elle est sur la bonne voie." Mourinho : "Tottenham est un excellent choix. L'équipe a une tradition et un bel avenir. Ils ont aussi le nouveau stade et ils veulent y construire leur histoire. Ils n'ont pas gagné depuis longtemps et je pense que c'est une énorme motivation pour lui. L'une des grandes qualités de Mourinho c'est qu'il s'adapte et peut faire tout type de jeu. En plus des autres qualités." Un dernier mot sur Ibrahimovic et un possible retour en Italie ? "C'est un cheval fou mais dans le bon sens. Il peut décider de n'importe quoi. Bologne ou Milan je pense qu'il a d'autres pistes. Mais il a toujours fait ce qu'il voulait, c'est lui qui choisira au final." ®gladis32 - internazionale.fr
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