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  1. Cette série d'articles nous rappelle les joueurs dont nous avons (peut-être) oubliés, qu'un jour, ils ont porté notre maillot noir et bleu. A travers eux on refait l'histoire, on discute et on dissèque leur temps à l'Inter ainsi que le reste de leur carrière. Retrouvez l'ensemble des articles de cette série ici : Les visage oubliés de l'Inter. Nous arrivons à la dernière partie de notre série consacrée aux joueurs oubliés de l'Inter. Cette semaine arrive le tour de l'attaquant néerlandais Dennis Bergkamp qui a passé deux ans avec les Nerazzurri. Bergkamp a pris la voie traditionnelle de commencer sa carrière en club avec l'Ajax alors qu'ils faisaient la transition de Rinus Michels à Johann Cruyff. Après s'être fait sa place dans l'équipe première, Bergkamp est devenu le pilier d'une équipe qui a remporté l'Eredivise, la Coupe KNVB, la Coupe UEFA (1992, ndlr) et également la Coupe des vainqueurs de Coupes (1987 et finaliste en 1988, ndlr). Individuellement, il est devenu une machine à marquer. Bergkamp a marqué plus de 20 buts toutes compétitions confondues au cours de ses trois dernières saisons avec l'Ajax, ce qui fera attirer l'attention sur lui. Comme pour de nombreux joueurs sortis de l'académie de l'Ajax, une offre qui ne pouvait pas être refusée est arrivée. L'Inter a dépensé 7,1 M£ pour transférer Dennis aux côtés de son coéquipier Wim Jonk. Il est dit que Bergkamp a refusé le Real Madrid et la Juventus pour signer avec l'Inter car il estimait que le style de jeu interiste lui convenait mieux. Cela semblait certainement exact alors que Bergkamp a fait un bon et cohérent début avec l'Inter, faisant partie d'une attaque à trois aux côtés de Salvatore Schillachi et Ruben Sosa. L'entraîneur de l'Inter, Osvaldo Bagnoli, a rapidement commencé à bricoler avec l'équipe et la pression a commencé à monter à mesure que les résultats étaient de plus en plus mauvais. En Serie A, l'Inter plongea à mi-saison. Cela aboutit au limogeage de Bagnoli qui a été remplacé par Gianpiero Marini, vainqueur de la Coupe du monde 1982. L'Inter a terminé à une choquante 13e place pour la saison 1993-1994, juste à un point de la relégation, mais pour Bergkamp, tout n'était pas si mal. Sur la scène européenne, l'Inter a réussi à remporter la Coupe UEFA, battant l'Autsria Salzbourg en matchs aller et retour, Bergkamp étant nommé joueur du tournoi après ses huit buts. Malgré un début difficile à l'Inter alors qu'ils peinaient durement en Serie A, Bergkamp a réussi 18 buts toutes compétitions confondues et de nombreux fans Nerazzuri espéraient qu'il y avait plus à venir. La campagne suivante a cependant apporté un désastre à l'attaquant néerlandais alors qu'il commençait à devenir une cible pour les médias italiens lorsque l'Inter pataugeait. Ottavio Bianchi a pris les devants pour la campagne 1994-1995 et la forme de l'Inter en Serie A n'a vu qu'une amélioration minime. Bergkamp est sorti d'une Coupe du Monde avec un certain nombre de blessures et a eu du mal à faire son entrée dans la formation de départ. Les médias ont commencé à spéculer sur son avenir et l'ont ciblé pour avoir l'air absent ou peu concerné sur le terrain et ont critiqué sa réticence à participer à des interviews après les matchs. Après un certain nombre de performances médiocres, les médias ont commencé à le qualifier d'« âne ». Un titre nommant leur « âne de la semaine » attribué au pire joueur de la journée a été changé en « Bergkamp de la semaine ». L'Inter s'est ralliée pour terminer la saison à la sixième place mais n'a pas réussi à conserver sa Coupe UEFA. Sur une note personnelle, Bergkamp a produit un maigre retour consistant à cinq buts en championnat et sont donc venues des questions sur son avenir. À l'été 1995, Massimo Moratti a achevé sa prise de contrôle du club et a concrétisé sa vision d'une refonte totale de ce dernier. Il y a eu de nombreuses pertes chez les entraîneurs et joueurs, car Moratti a provoqué des changements substantiels et Bergkamp est devenu l'un d'entre eux. L'Inter a vendu le Néerlandais à Arsenal pour 7,5 M£, réalisant un bénéfice. Bergkamp n'a jamais regardé derrière lui. Malgré sa peur de prendre l'avion, lui faisant manquer certains matchs à l'extérieur, Bergkamp a été un énorme succès dans le nord-ouest de Londres. Il a fait partie de la célèbre équipe des Invincibles d'Arsenal en 2003/2004 et a remporté trois FA Cup. Bergkamp a également marqué un but d’anthologie en Premier League pour détruire le Newcastle de Nikos Dabizas en 2001. À sa retraite en 2006, Bergkamp a vu son image ajoutée au mur des légendes au tout nouveau Emirates Stadium d'Arsenal. Pour son pays, il a terminé avec un record impressionnant de 37 buts internationaux en 73 sélections pour les Oranje. Comme beaucoup d'autres au cours de cette série, Dennis Bergkamp a connu le succès après son départ de l'Inter. Sa carrière à Arsenal et à l'Ajax et ses exploits pour son pays font de Bergkamp l'un des attaquants les plus doués et les plus respectés du football moderne. Sa capacité à jouer et à contribuer aux buts l'a amené à plaider pour que les attaquants soient plus que de simples "empileurs". Encore une fois, il arrive au mauvais endroit et au mauvais moment : un changement managérial dans un monde pré-Moratti et faire partie de l'équipe qui a obtenu le pire classement en Serie A n'a pas aidé à sa réputation. Si Bergkamp avait été un "Moratti-player", il aurait peut-être réussi à rester un an de plus et à faire ses preuves. Un autre cas fou d'un joueur qui ne correspondait tout simplement pas aux rayures bleues et noires à un instant donné. ®alex_j - internazionale.fr
  2. Cette série d'articles nous rappelle les joueurs dont nous avons (peut-être) oubliés, qu'un jour, ils ont porté notre maillot noir et bleu. A travers eux on refait l'histoire, on discute et on dissèque leur temps à l'Inter ainsi que le reste de leur carrière. Retrouvez l'ensemble des articles de cette série ici : Les visage oubliés de l'Inter. Nous poursuivons cette dernière en analysant le court séjour en noir et bleu de notre super défenseur Laurent Blanc. Un homme qui est peut-être plus célèbre pour son sens du but que pour ses deux ans au Meazza. Blanc a passé la majorité de sa carrière à jouer en France commençant par Montpellier. Le Français a passé huit saisons avec La Paillade, disputant plus de 250 matchs et marquant 80 buts en tant que milieu de terrain. C'est à 26 ans que Blanc décida de franchir le pas et de quitter le club qui lui avait donné sa chance pour rejoindre le Napoli. Le transfert a été perçu comme une surprise, mais Blanc sembla s'intégrer aux côtés de Gianfranco Zola et Careca, le tout sous la tutelle de Claudio Ranieri. Le Napoli, pour sa première saison sans Diego Maradona, a terminé à une respectable 4e place et Blanc a joué un rôle clé en disputant 34 matchs et marquant 6 buts. Cependant, Laurent voulait revenir en France après seulement un an passé en Italie. L'heureux élu fut Nîmes. Les Crocodiles avaient fait un sacré coup en signant Blanc et il est clair qu'ils ne pourraient le retenir longtemps compte tenu de son rapide essor. Une offre de Saint-Etienne est arrivée et Blanc décida de rejoindre les verts. Il est devenu un sujet de discussion car il était le deuxième meilleur buteur de la 1ère division lors sa première saison à Saint-Etienne, marquant 13 fois en D1. Blanc a attiré l'attention de l'équipe nationale et a commencé à nouer une relation spéciale avec la légende milanaise Marcel Desailly qui apporterait finalement à la France sa première Coupe du Monde en 1998. En raison de sa nouvelle exposition retrouvée avec les plus grandes équipes de D1 et de ses performances sur la scène internationale, Guy Roux a financièrement persuadé St-Etienne de se séparer de son bijou. Dans sa seule année avec Auxerre, Blanc a remporté son premier titre majeur, le championnat de D1. Les passages rapides de clubs en clubs après son long séjour à Montpellier sont devenus un élément de base de sa carrière. Cependant, il ne peut pas être blâmé d'avoir quitté Auxerre après une seule saison car il s'est retrouvé attiré par un transfert vers Barcelone. Un transfert au Camp Nou a été une réussite pour Blanc qui avait vraiment atteint les sommets après ses années de travail acharné dans son pays d'origine et sa brève période avec le Napoli. Encore une fois, il n'a passé qu'un an au club avant de partir à nouveau. Vingt-deux apparitions pour Barcelone était tout ce qu'il avait réussi avant un retour en France avec Marseille. Johan Cruyff était l'homme qui avait fait venir Blanc mais son départ peu après l'arrivée du Français l'a conduit à être managé par Bobby Robson. Cela n'a jamais emballé Blanc. Marseille s'est avéré être une bonne décision, mais qui s'est finalement terminée dans la tristesse après cette défaite en finale de la Coupe UEFA contre Parme et cette deuxième place en Ligue 1 lors de sa deuxième année au club. Blanc rira bien le dernier car il était un pilier de l'équipe de France vainqueur de la Coupe du Monde de 1998 malgré la finale manquée en raison d'un incident controversé avec le Croate Slaven Bilic. À l'été 1999, à l'âge mûr de 34 ans, Blanc a décidé qu'il tenterait à nouveau sa chance et est arrivé au Meazza. L’arrivée de Marcello Lippi a vu un changement généralisé au club. Le record de transfert le plus cher a été battu pour signer Christian Vieri, Clarence Seedorf a été ramené du Real Madrid et notre légende Iván Córdoba est arrivée de San Lorenzo. Blanc, qui était maintenant le capitaine de l'équipe de France, avait peut-être quelques kilomètres au compteur, mais était considéré comme un homme qui pouvait ajouter de l'expérience à une équipe qui cherchait à se remettre d'une 8e place décevante. Lippi a mené l'Inter à une quatrième place et à une finale de Coppa Italia lors de son premier mandat et le club a ensuite pu revenir en C1. Sur le plan personnel, la saison a été bonne pour Blanc qui a joué presque tous les matchs de Serie A et a été nommé pour le prix Golden Pirate de l'an 2000, un prix décerné par l'Inter Club San Pietro Nerazzurra Seveso. Les fans de l'Inter l'ont adopté et il s'est avéré être une acquisition astucieuse pour une équipe qui, sous Lippi, semblait bien fonctionner. Cependant, l'ère Lippi a été trop courte, Marco Tardelli le remplaçant à peine deux mois après le début de la saison suivante. Les Nerazzuri n'arrivèrent pas à se qualifier pour la phase de groupes de la C1 après une défaite contre Helsingborg. Contrairement à Robbie Keane, Blanc a conservé sa place sous Tardelli alors que l'Inter a connu une étrange série de haut et de bas qui les a amenés à la 5e place. Au cours de l'été, Blanc a fait l’objet d’un intérêt de Manchester United de la part de Sir Alex Ferguson. Ferguson avait essayé de signer Blanc deux fois avant (Barcelone et Inter), mais cette fois, il devait réussir. L'Inter et United ont conclu un accord pour que l'homme de 35 ans termine sa carrière à Old Trafford et a ainsi mis fin à sa courte histoire en noir et bleu. Il a ensuite remporté la Premier League avec United avant de raccrocher ses crampons en 2003 à l'âge de 37 ans. Le sort de Blanc à l'Inter est très différent de ceux que nous avons précédemment étudiés dans cette série. Aucun de ces joueurs n’a remporté le prix du joueur de l’année ou n’a été membre régulier de l'équipe première avant de passer à autre chose simplement parce qu’il a obtenu une meilleure offre. Bref, si l'Inter n'avait pas été aussi "pazza" et n'avait pas fait autant tourner ses managers, Blanc aurait certainement pu faire partie d'une équipe gagnante. Sûrement sous un bon management et avec les bons réglages tactiques, une équipe composée de Blanc, Ronaldo, Seedorf et Christian Vieri aurait pu être des challengers au Scudetto et une force pour la C1. Blanc ne pouvait tout simplement pas dire non à Ferguson une troisième fois.
  3. Cette série d'articles nous rappelle les joueurs dont nous avons (peut-être) oubliés, qu'un jour, ils ont porté notre maillot noir et bleu. A travers eux on refait l'histoire, on discute et on dissèque leur temps à l'Inter ainsi que le reste de leur carrière. Retrouvez l'ensemble des articles de cette série ici : Les visage oubliés de l'Inter. Cette fois, nous présentons l'étrange cas de Robbie Keane. L'un des buteurs les plus prolifiques de la Premier League au cours des années 2000 et sans aucun doute le meilleur attaquant de la République d'Irlande. La question est de savoir comment un irlandais peu connu, qui avait joué dans le championnat avec les Wolves, puis une seule saison en Premier League avec Coventry, s'est retrouvé au Meazza pour s'aligner aux côtés de Javier Zanetti et Christian Vieri ? Âgé de seulement 20 ans, Keane a quitté Coventry pour rejoindre les nerazzuri pour une somme considérable de 13 M£. A l'époque, c'était une grosse transaction et cela a envoyé un certain nombre de questions à la fois en Angleterre et en Italie en raison de son statut inconnu en Italie, et de l'ampleur de la somme. Un joueur d'une équipe milieu de tableau de Premier League s'apprêtait à rejoindre l'une des attaques les plus redoutées du football mondial. Keane se détacha avec douze buts pour Coventry où il avait formé un partenariat mortel avec Cédric Roussel. Coventry avait lui-même payé 6 M£ pour l'Irlandais et cela était un record britannique pour un adolescent à l'époque. La possibilité d'au moins doubler la culbute via l'offre de l'Inter était trop belle pour la refuser. Keane est arrivé à Milan et s'est immédiatement retrouvé à se frotter avec le vainqueur de la Coupe du Monde Laurent Blanc, la légende de l'Ajax Clarence Seedorf et l'icône de l'Inter Javier Zanetti. Keane s'est également retrouvé entraîné par le futur entraîneur vainqueur de la Coupe du Monde des Azzurri, Marcelo Lippi. C'est Lippi qui s'est avéré être une figure clé pour Keane en son temps à l'Inter. Il a propulsé Keane directement sous les projecteurs en le titularisant pour un match de qualification à la Ligue des Champions contre Helsingborg IF en tant que partenaire du leader turc Hakan Sukur. Il était clair que Lippi avait confiance en Keane et devait lui donner beaucoup de visibilité malgré le nombre d'options de qualité à sa disposition. Keane devait commencer en Serie A et en Coppa Italia dans ses premiers mois au club. Après deux minutes de jeu, il a marqué son premier but lors de la défaite 4-3 en finale de la Supercoppa Italia contre les champions du moment, la Lazio. Les choses semblaient assez prometteuses au cours des premiers mois pour Keane, mais pas tout à fait pour l'Inter. Pas terrible en Serie A, éliminée de la Ligue des Champions lors de la phase de qualification et la défaite en Supercoppa a conduit Marcelo Lippi à abandonner ses fonctions de manager et à partir de là, les choses ont commencé à changer pour Keane. Lippi a été remplacé par Marco Tardelli qui a immédiatement fait comprendre que Keane ne faisait pas partie de ses plans. L'irlandais a trouvé que les opportunités étaient limitées sous Tardelli et à Noël, il a été envoyé en Angleterre. Leeds United devait être la destination de Keane et il n'eut tort en montrant à Tardelli qu'il allait commettre une erreur. Neuf buts en quatorze matchs pour Leeds alors qu'ils atteignaient les demi-finales de la Championship. La forme impressionnante de Keane a persuadé Leeds de rendre le transfert permanent. Pour un montant initial de 12 M£, Keane a rejoint Elland Road de façon permanente et a ainsi marqué la fin de sa carrière à l'Inter. Sans Keane, l'Inter a terminé 2000/2001 à la cinquième place du championnat alors que Marco Tardelli a enduré une période plutôt mitigée, avec des hauts et des bas. Une horrible défaite 6-0 contre le Milan pendant de le derby de la Madoninna et une défaite embarrassante face à Alaves en Coupe UEFA ont fait qu'il a été remplacé par l'entraîneur de Valence, Hector Cúper. Keane lui-même a poursuivi une carrière réussie dans le football anglais. Les piges à Leeds, Tottenham et Liverpool ont connu différents degrés de succès, mais à son meilleur niveau, il avait la réputation d'être l'un des attaquants les plus dangereux de la PL. Le record phénoménal de Keane pour son équipe nationale ne doit pas non plus être rejeté. En effet, 68 buts au niveau international ne peuvent pas être oblitérés et cela explique pourquoi Keane est mentionné aux côtés de Liam Brady comme l'une des plus grandes exportations du football irlandais. En ce qui concerne sa carrière à l'Inter, cette décision aurait peut-être été différente si Marcelo Lippi avait conservé le poste de manager. C'est Lippi qui a acheté Keane et lui a donné des opportunités en équipe première. À seulement 20 ans, il avait beaucoup à apprendre et un transfert dans un club comme l'Inter, un peu plus d'un an après avoir joué pour les Wolves en L2 anglaise, allait demander un peu d'adaptation. L'engagement de Lippi à impliquer Keane malgré ses belles options en attaque allait sans aucun doute bénéficier à l'irlandais. Cependant, nous savons que ce ne fut pas le cas, Tardelli est venu, il n'a tout simplement pas intégré Keane dans son plan et ce dernier est parti. Sa venue elle-même allait demander une certaine adaptation pour Keane en tant que jeune homme jouant dans un championnat étranger avec peu d'expérience derrière lui. Cela se serait peut-être arrivé sous Lippi, mais nous ne le saurons jamais. ®alex_j - internazionale.fr
  4. Cette série d'articles nous rappelle les joueurs dont nous avons (peut-être) oubliés, qu'un jour, ils ont porté notre maillot noir et bleu. A travers eux on refait l'histoire, on discute et on dissèque leur temps à l'Inter ainsi que le reste de leur carrière. Retrouvez l'ensemble des articles de cette série ici : Les visage oubliés de l'Inter. Le tour est venu à Gabriel ‘Batigol’ Batistuta. Le grand argentin est un homme connu pour avoir passé des années à déchirer la Serie A avec la Fiorentina et la Roma, alors quand il est venu à l'Inter après des passages dominants avec ces deux clubs, les attentes étaient mitigées en raison de son âge élevé. Batistuta est arrivé en Europe en 1991 de Boca Juniors, rejoignant La Viola pour remplacer Roberto Baggio, parti à la Juventus. C’est à la Fiorentina que ‘Batigol’ passera les plus belles années de sa carrière et où il plongera dans le folklore comme l’un des meilleurs joueurs du club. Sur une période de neuf ans, Batistuta a marqué plus de 200 buts pour la Viola et a fait partie de l'équipe qui a soulevé la Coppa Italia et la Supercoppa en 1996. Ses performances à Florence lui ont valu une troisième place au Ballon d'Or 1999. Après avoir vu leurs voisins honnis de la Lazio remporter le Scudetto en 2000, la Roma décida qu'elle avait besoin d'un titre à part en termes de vantardise dans la capitale. Au cours de l'été 2000, la Louve paye 36 M€ à la Fiorentina pour Batistuta, alors âgé de 31 ans, provoquant la joie dans les rues de Rome et le désespoir dans les rues de Florence. Cette décision s'est avérée excellente pour Batistuta et la Roma qui ont en fait remporté le titre de champion en 2000/2001. L'argentin ayant marqué 20 fois dans le championnat et formant un partenariat mortel avec Francesco Totti et Vincenzo Montella. Cependant, c'était le chant du cygne de Batistuta. Le grand attaquant commençait à voir les kilomètres au compteur le rattraper et il n'a trouvé les filets que six fois l'année suivante, alors que la Roma n'a pas conservé son titre, terminant à seulement un point du vainqueur de la Juventus. À ce moment-là, Batistuta a 34 ans et la Roma tient à le vendre dans l'espoir de pouvoir récupérer une partie de l'investissement qu'ils avaient fait sur lui. L'Inter est venu avec une offre de prêt avec option d'achat pour que Batistuta puisse s'associer avec Christian Vieri en attaque. 'Batigol' a rejoint l'Inter pour le plus grand plaisir de nos fans qui ont évalué la perspective de voir les deux attaquants jouer ensemble à l'avant comme vraiment appétissante. Cependant, ce transfert avaient aussi ses cyniques qui ont affirmé qu'il était déjà trop tard pour signer Batistuta et, finalement, ils avaient raison. Batistuta a fait 12 apparitions pour les nerazzurri, récoltant seulement deux petits buts. Son partenariat avec Vieri n'a pas éclaté autant que les fans l'avaient espéré, bien que Batistuta fut un bon associé pour Vieri, avec quatre assists. En fin de compte, les performances de Batistuta sous un maillot Inter étaient celles d'un homme qui avait déjà passé son meilleur niveau. Il manquait le rythme et la puissance qui avaient fait de lui une icône de la Serie A à la Fiorentina et à la Roma. Il est revenu à Rome cet été et est parti pour le club qatari Al-Arabi, où il allait terminer sa brillante carrière en gagnant un dernier bulletin de salaire. Il ne fait aucun doute que Batistuta est l'un des plus grands attaquants à avoir jamais honoré l'Italie. Sa loyauté envers la Fiorentina était inébranlable dans les années 90 car il a même joué en Serie B avec le club après leur relégation en 1993. Il a conquis le cœur des fans de Florence qui ont depuis érigé une statue son honneur. Bien que coûteux, son transfert à Rome a finalement guidé la Louve vers le Scudetto en 2001, les 20 buts de Batistuta jouant un rôle déterminant à cet égard. Au moment de son arrivée de 2003, Batistuta n'était plus au meilleur de sa forme. L'Inter avait simplement signé l'argentin trop tard dans sa carrière. Les vingt buts en une saison d'un attaquant d'antan avaient trop de kilomètres au compteur et cela a été prouvé par son prochain transfert qui l'a vu quitter la Serie A pour une dernière pige au Qatar avant de raccrocher les crampons. Si l'Inter avait réussi à convaincre Batistuta de quitter la Viola dans les années 1990, il ne fait aucun doute que nous aurions vu un joueur qui aurait illuminé le Meazza. Cependant, nous devons plutôt accepter que le Batistuta qui est venu chez nous était un Batistuta qui, sans le blâmer, n'était simplement plus à son meilleur. ®alex_j - internazionale.fr
  5. Cette série d'articles nous rappelle les joueurs dont nous avons (peut-être) oubliés, qu'un jour, ils ont porté notre maillot noir et bleu. A travers eux on refait l'histoire, on discute et on dissèque leur temps à l'Inter ainsi que le reste de leur carrière. Retrouvez l'ensemble des articles de cette série ici : Les visage oubliés de l'Inter. Comment un joueur qui a terminé finaliste du Ballon d'Or, vainqueur de la Coupe du Monde avec son pays et triple vainqueur de la Ligue des Champions avec le Real Madrid a-t-il pu avoir un séjour si anonyme à l'Inter ? Comme beaucoup de grands joueurs brésiliens, Roberto Carlos a commencé à exercer son métier dans son pays natal avec Palmeiras et l'Atlético Miniero. Ses performances en tant qu'arrière lui ont valu des honneurs nationaux, il faisait partie de l'équipe qui a terminé deuxième de la Copa America 1995. Sur le papier, les statistiques de sa saison semblent assez solides. Sept buts en 34 matchs toutes compétitions confondues, plutôt correct pour un homme qui a joué arrière gauche, ailier gauche et milieu. Cependant, c'est là que réside le problème. Octavio Bianchi ne devait rester que jusqu'au mois de septembre de cette saison et son remplaçant, la légende du club Luis Suarez, n'a occupé ce siège que pendant un mois. L'Anglais Roy Hodgson est arrivé après avoir dirigé la Suisse pendant la Coupe du Monde de 1994 et sa qualification pour l'Euro 1996. Hodgson était extrêmement respecté en tant que manager, pour son travail avec la Suisse car il les a guidé vers leur premier tournoi majeur depuis 1966 et son travail en Scandinavie en général aux côtés de Bob Houghton lui avait valu un statut de légende. Cependant, lui et Roberto Carlos ça n'a jamais collé selon le joueur. Hodgson semblait déterminé à faire jouer Roberto Carlos plus haut sur le terrain, dans un rôle central ou sur l'aile, ce qui ne satisfaisait pas le joueur. Roberto Carlos a protesté contre le fait de jouer dans un rôle plus avancé car il ne voulait pas que son rôle dans l'équipe nationale soit compromis. Il voulait être le premier choix à gauche avant la prochaine édition de la Copa America et de la Coupe du Monde. Hodgson a ammené l'Inter à une septième place en Serie A et aux demi-finales de la Coppa Italia, mais Roberto Carlos n'allait pas rester pour le prochain mandat sous la direction de Hodgson. Le brésilien a quitté l'Inter après une seule saison, signant pour le Real Madrid, où il deviendra l'un des meilleurs arrières gauches de sa génération. Plus de 400 apparitions pour le Real, trois titres en Ligue des champions et quatre fois vainqueurs de la Liga pendant son séjour au club. Depuis sa retraite, à la suite de séjours au Fenerbahce, Corinthians, Anzhi et Deli Dynamos en Inde, Roberto Carlos a expliqué très clairement pourquoi son passage à l'Inter n'a pas fonctionné. Il a mené de nombreuses interviews où il a accusé Hodgson d'être lié à son départ et a demandé l'aide de Massimo Moratti pour partir du club (*). Carlos a affirmé que Hodgson "ne connaissait pas grand-chose au football" (**) et qu'il craignait de perdre sa place dans l'équipe nationale du Brésil. Avec le recul, il est clair que le brésilien a poursuivi une brillante carrière à la fois pour son pays et au Bernabéu, ce qui témoigne de sa croyance en ses capacités à jouer comme arrière gauche. Cependant, Hodgson n'a pas quitté l'Inter en disgrâce. Il nous a menés à la finale de la Coupe UEFA que l'Inter a perdu lors d'une séance de tirs au but contre Schalke 04. Au bon endroit mais au mauvais moment, peut-être ou aurait-il dû être plus compréhensif et respectueux des méthodes de ses managers ? Nous ne le saurons jamais. (*) "J'ai joué ailier à l'Inter. Le problème, c'est qu'au cours des sept premiers matchs, j'ai marqué sept buts. Ils m'ont mis en avant et j'ai beaucoup souffert à cause de ça. J'ai parlé avec Massimo Moratti et je lui ai dit que je ne pouvais pas continuer à jouer car en trois mois, j'ai la Copa America et ce jour-là j'ai eu une réunion avec le président du Real Lorenzo Sanz et en 10 minutes c'était reglé. Je suis parti, direction Madrid. À cette époque, les choses se faisaient très rapidement." (**) "Roy Hodgson m'a constamment aligné en tant qu'ailier et la Copa America était proche, je voulais être là à tout prix et je pensais que je ne serais pas appelé si je continuais à être utilisé comme attaquant, la Serie A était extrêmement populaire au Brésil et tout le monde regardait les matchs à la télévision. Ma mère m'a appelé une fois et m'a dit: "Pourquoi joues-tu en tant qu'attaquant? Tu es un arrière gauche", j'ai finalement appelé Massimo Moratti et je l'ai supplié de persuader Hodgson de me placer à ma position légitime, il m'a dit que j'attaquais trop et que les arrières latéraux en Italie sont généralement plus défensifs que moi, puis Je lui ai demandé de me vendre. Le lendemain, Capello a appelé Moratti pour lui dire qu'il me voulait au Real Madrid. Et Moratti était vraiment gentil de me laisser partir."
  6. Cette série d'articles nous rappelle les joueurs dont nous avons (peut-être) oubliés, qu'un jour, ils ont porté notre maillot noir et bleu. A travers eux on refait l'histoire, on discute et on dissèque leur temps à l'Inter ainsi que le reste de leur carrière. Retrouvez l'ensemble des articles de cette série ici : Les visage oubliés de l'Inter. Demandez à n'importe qui, quels sont les meilleurs milieux défensifs que le football allemand n'ait jamais produits et il ne fait aucun doute que Matthias Sammer sera dans la top liste. Sammer a commencé sa carrière en 1985 avec son club local le Dynamo de Dresde, ex RDA, qui était géré par son père Klaus. Sammer n'a pas pris le temps de s'adapter au football senior mais le chemin fut plus long pour trouver sa position sur le terrain. L'Allemand a marqué huit buts lors de sa première saison en jouant comme attaquant avant de se retrouver ailier la saison suivante. Pendant son séjour à Dresde, Sammer a décroché une médaille de vainqueur du Championnat d'Allemagne de l'Est ainsi qu'un titre FDGB Pokal. Dresde a été battu en demi-finale de la Coupe UEFA 1988-1989 par son compatriote ouest-allemand le VFB Stuttgart qui a engagé Sammer à la fin de cette saison. C'est à Stuttgart que Sammer a commencé à apparaître sous les projecteurs alors qu'il jouait maintenant dans la D1 allemande unifiée, la Bundesliga. Jouant maintenant dans son rôle de milieu de terrain central habituel, Sammer a aidé le club à terminer sixième au cours de sa première saison, ajoutant onze buts dans sa besace. Cependant, ce sont ses exploits de l'année suivante qui le conduiront au Meazza. Le VFB Stuttgart, avec Sammer à la tête de leur milieu de terrain, est devenu le premier champion allemand unifié en 1991/1992. Bientôt, un appel des Nerazzurri... À l'été 1992, l'Inter conclut la signature de Sammer pour remplacer Lothar Matthäus, qui est retourné dans son Allemagne natale cet été-là. L'achat a été considéré comme un grand coup pour l'Inter qui tentait de se battre pour le Scudetto aux côtés de son rival, l'AC Milan. Sammer ne durera qu'une demi-saison en Italie, citant son incapacité à s'adapter au style de vie italienne et le mal du pays comme raison de son court séjour. Sur le terrain, Sammer a réussi onze apparitions, marquant quatre fois. L’un des buts qu’il a marqué se trouve être contre la Juventus dans le Derby d’Italia, ce qui lui a instantanément valu le respect de tous les Interisti. Le sort court mais productif de Sammer à l'Inter n'a rien fait pour nuire à sa réputation naissante dans le jeu. Lorsqu'il a demandé à rentrer en Allemagne en janvier 1993, il n'a pas manqué d'offres. L'Allemand est retourné dans son pays natal avec le Borussia Dortmund où il a ensuite remporté succès personnels et en club. Sammer a été le capitaine de Dortmund pour remporter des titres allemands consécutifs et la Ligue des Champions en 1997 alors qu'ils triomphaient de la Juventus 3-1 à Munich. Sur le plan personnel, Sammer a remporté le Ballon D'Or en 1996 ainsi que le titre de Joueur de l'Euro la même année alors qu'il menait l'Allemagne au titre sur le sol anglais. Les blessures ont réduit sa carrière, mais il ne fait aucun doute que ses réalisations sur le terrain sont à la hauteur des meilleures de sa génération. Sammer a réussi la transition vers la gestion avec Dortmund, remportant le titre de Bundesliga 2002 avant de devenir directeur au Bayern Munich. Personne ne pourra jamais savoir si Sammer aurait pu être un grand Interiste ou non car son séjour au club fut trop court. Naturellement, il a cherché à rentrer chez lui, dans son Allemagne natale, car il ne pouvait pas s'installer en Italie. Mais on ne peut s'empêcher de penser à l'impact il aurait eu s'il avait dirigé le milieu de terrain des Nerazzuri tout au long des années 1990. Il aurait pu potentiellement jouer aux côtés d'un jeune Javier Zanetti et Ronaldo.
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