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  1. Massimo Moratti, ancien président de l'Inter, s'est entretenu avec sportpaper.it en vue du match contre Naples et au-delà. Peu de temps avant que le Calciopoli n'éclate, Moggi aurait signé pour l'Inter. Confirmation? "Je peux confirmer que Luciano voulait venir à l'Inter, cela sans aucun doute..." Qu'attendez-vous de Inter-Napoli, quel sera ce match ? Selon vous, si les Nerazzurri gagnent, ils seraient à nouveau des protagonistes au Scudetto ? "Ce sera un très bon match, intéressant, tout nouveau car le Napoli pourrait être différent de ce qu'il était après deux mois de trêve. Mais ils restent une équipe dangereuse. L'Inter doit profiter du fait que le championnat s'est arrêté, ils ont la chance de récupérer et de marquer quelques points." L'Inter travaille sur le renouvellement. Attendez-vous des extensions de Skriniar et Dzeko ? "Je ne sais pas, ça dépend du club, on verra ce qu'ils peuvent faire. Les Nerazzurri se sont bien comportés jusqu'à présent, ils ont gardé de bons joueurs et ils ont réussi à construire une vraie équipe." En parlant de Ligue des champions, elle recommencera en février. Voyez-vous les Nerazzurri comme favoris face au Porto de Sergio Conceicao ? "Eh bien, espérons-le. L'Inter a d'excellentes chances de se qualifier, ils l'ont toujours fait. Cela dépendra du moment, de la façon dont les joueurs arriveront et de la forme physique de Lukaku. Il y aura de nombreux facteurs." Selon vous, l'Inter fera-t-elle des signatures en janvier ? "Je n'attends rien, l'équipe est forte, je ne sais pas qui pourrait aider les Nerazzurri maintenant." Traduction alex_j via FCInternews et FCInter1908.
  2. Homme de main de Massimo Moratti de 1995 à 2014, Rinaldo Ghelfi est décédé hier. Rinaldo Ghelfi, le manager historique de l'Inter de l'ère Massimo Moratti, est décédé hier matin. Véritablement milanais, il a siégé au conseil d'administration du club jusqu'en 2014, date à laquelle Moratti, qui avait déjà vendu 70 % à Thohir, a démissionné du poste de président d'honneur et n'est resté qu'actionnaire. Ghelfi a été pendant des années l'homme des comptes des nerazzurri, celui qui gérait les finances du club. C'est dans son bureau que les négociations ou les renouvellements les plus importants ont été signés. Un qui est inoubliable est celui de José Mourinho au printemps 2009, mais les exemples sont nombreux. Personne réservée, il était impossible de lui arracher une déclaration même dans les moments de grande joie. Il a également occupé le poste de directeur général du club pendant quelques mois en 2005 et également celui de vice-président. Propriétaire d'un studio professionnel bien connu dans le centre, il a assisté pendant des années aux matches de l'Inter aux côtés de Massimo Moratti qui était pour lui un ami, plus que le président de son équipe favorite. Dans la soirée, le FC Internazionale a exprimé dans une note "ses condoléances pour le décès de Rinaldo Ghelfi. Le Club et toute la famille Nerazzurri pensent à lui et à tous ses proches". Le club de Monza de Silvio Berlusconi et Adriano Galliani a également exprimé ses condoléances sur Tweeter. "Adriano Galliani et tout l'AC Monza se joignent à la famille suite à la mort de Rinaldo Ghelfi, le directeur historique de l'Inter, dont il était vice-président et membre du conseil d'administration à l'époque Moratti, estimé de tous pour sa compétence et son sérieux." Traduction alex_j via la Gazzetta Dello Sport, Sempreinter, fanpage.it.
  3. Massimo Moratti s'est de nouveau exprimé sur l'actualité des Nerazzurri dans une interview avec Gianluca Rossi sur sa chaîne YouTube. Votre sentiment général sur l'équipe de Simone Inzaghi. "Il me semble que l'Inter va bien, il y a quelques problèmes mais ils vont bien... (rires, ndlr). Cependant, je pense que ce repos peut aider tout le monde. Pour les équipes, à partir de janvier, ce sera un nouveau championnat. Je ne pense pas qu'il y ait besoin de grosses signatures mais ils travaillent toujours dur." Juste entre nous : quel désastre Lukaku... Il était censé être l'homme du mercato et puis il n'est pas là. "Nous avons presque oublié que l'Inter doit se passer du joueur sur lequel elle a tout basé; une grosse arnaque car il n'a pratiquement jamais joué." Napoli est-il rattrapable ou est-ce l'année des Napolitains ? Peut-on encore faire quelque chose compte tenu de la Coupe du monde inédite à mi-saison ? "Oui, ce truc est vraiment bizarre. Mais le Napoli fait un championnat qui n'est pas lié à la Coupe du monde mais à ses capacités, à un excellent entraîneur, aux choix bien faits lors du mercato, à tout ce qui s'est passé qui leur permet d'être l'équipe en meilleure forme. S'il continue même à 70% sur cette voie, il remporte le championnat." Au pire moment, auriez-vous viré Simone Inzaghi ou non ? En supposant que le moment difficile est passé. "Je ne peux pas le dire. En dehors du discours humain qui pèse lourd dans ces cas là, il faut alors avoir cette alternative prête. Vous devez toujours être à l'intérieur du mécanisme, à l'extérieur des raisons d'un fan et vous pouvez avoir envie de le faire." Mais aimez-vous Inzaghi ? "Oui, entre autres choses, l'Inter joue aussi bien." Avez-vous des nouvelles sur l'avenir du club ? "Le sentiment est que Steven Zhang veut résister. Oui, c'est le sentiment et comme objectif, c'est le meilleur. Tout changement est un énorme choc pour le club, plus les propriétaires restent les mêmes, mieux c'est. J'espère que cette façon de penser est sérieuse." La passion est-elle toujours là ? "Oui, le football est fascinant en soi." Traduction alex_j via FCInternews.
  4. S'adressant au diffuseur italien Sky Sport Italia, Massimo Moratti a évoqué Sandro Mazzola et estimé que l'Inter actuelle était forte mais manque d'un joueur pour débloquer des matchs. Vos souvenir de Sandro? "Mazzola est un avant-centre, il l'était, rapide et intelligent. Il avait des dribbles et c'était difficile d'arrêter son tir, il voulait toujours gagner. Toute cette équipe de rêve voulait un attaquant qui était un diamant et c'était Mazzola pour l'Inter." Vous souvenez-vous de son premier but en Serie A contre la Juve et de son premier en Champions ? Il était prédestiné. "L'année après le match que la Juventus voulait gagner face à la Primavera de l'Inter. Il y avait Juve-Inter et il avait marqué le but qui nous a fait gagner le championnat à Turin, donc il était prédestiné de ce point de vue. Herrera était très bon. A l'époque il y avait Maschio qui était propriétaire mais il voulait laisser jouer Mazzola parce qu'il a vu quelque chose de décisif pour nous et c'est ainsi. Il a porté l'équipe plus que les autres, un champion qui serait alors un champion même maintenant." Selon vous, quel était le numéro de Mazzola ? "Vous avez raison, un numéro de maillot ne me vient pas à l'esprit pour Mazzola. Il était parfait pour le jeu de l'Inter et de n'importe quelle équipe mais chaque entraîneur le voyait parfait dans différents rôles. Il avait des qualités effrayantes dans la surface et c'était spectaculaire." Dans votre expérience de président, avez-vous déjà vu quelqu'un qui pourrait vous le rappeler ? "Non, il a des caractéristiques très particulières et il est difficile d'en trouver un semblable. Sa ténacité s'est transformée en style de jeu. Ensuite, il a joué pour l'Italie, élevé dans le monde... ça s'est très bien passé." Avez vous entendu ça? "Oui oui bien sûr, je lui ai souhaité bon anniversaire. Une équipe qui a eu ce succès était forte tactiquement mais aussi composée de joueurs intelligents et humbles." Mazzola a laissé un ADN important, beaucoup sont devenus des fans de l'Inter grâce à lui. "Le caractère, je souligne. Sa ténacité est restée mais aussi sa classe. Je me souviens d'un but en Hongrie : il a dribblé toute l'équipe, puis il s'est joué de tout le monde et a marqué. Infatigable, c'était sa façon de faire." L'Inter actuelle crée beaucoup et encaisse trop de buts, il faut trouver un équilibre. "L'analyse en ce sens nécessite des changements. Des changements ou interventions sont nécessaires pour éviter ces choses et comme cela se produit depuis un certain temps. L'intervention aurait pu avoir lieu encore plus tôt. Peu m'importe comment ils jouent, ils ont d'excellents joueurs. C'est impossible de comprendre pourquoi il joue de beaux matchs avec de bonnes ou de très bonnes équipes, puis quand il arrive au haut niveau, sinon avec Barcelone, ils perdent. Il y a quelque chose qui ne va pas. Il faut comprendre si c'est un groupe de joueurs qui ne se sentent pas à la hauteur de leurs adversaires, mais les joueurs sont là. Il manque un peu d'imagination, le joueur surprenant qui change la donne, fait des ruptures. J'espérais et j'espère beaucoup pour Lautaro qui a beaucoup de classe, Barella s'en sort très bien, mais être surprenant c'est autre chose. Là, il faut peut-être chercher quelque chose. Pour le reste c'est au niveau des autres équipes, mais malheureusement ça perd de sa qualité quand il y a le match décisif." Traduction alex_j via FCInterNews.
  5. Massimo Moratti a accordé une longue interview au Corriere della Sera et revenu sur sa vie, l’Inter de son père, le Calciopoli et certains joueurs emblématiques. Massimo Moratti, vous êtes né trois semaines après la fin de la guerre. Quelle est votre premier souvenir? "Un matin, j'avais quatre ans. Je sentais que c'était un jour important. Et mon frère Gian Marco allait à l'école avec une chaussette rouge et une autre bleue." Distraits. "Joyeux. Nous étions une famille joyeuse. Papa travaillait toute la journée, mais tous les soirs on se retrouvait à écouter la radio : Franca Valeri, Alberto Sordi…" Comment était ton père Angelo ? "Fantastique. Je n'ai jamais, de toute ma vie, trouvé un homme à son niveau. Et toute ma vie j'ai essayé de l'imiter; même en sachant que c'était impossible. Brillant, charmant, plein d'esprit, sympathique, humainement très riche... " Pas seulement humainement. "Mais c'est venu de la pauvreté. Mon grand-père avait la pharmacie de la Piazza Fontana à Milan. Mon père a quitté la maison à 14 ans, sa mère était morte, et il ne voulait pas vivre avec sa belle-mère, aussi dure que celle des contes de fées." Il y avait cinq enfants dans la maison : outre toi et Gian Marco, trois sœurs. "Notre mère Erminia était aussi une personne joyeuse. Elles plaisantaient tout le temps avec papa. Ils s'aimaient." Comment était Milan dans les années 50 ? "Encore à moitié détruite. Imaginez. Mais nous savions que l'avenir serait meilleur que le présent." Pour qui les Moratti ont-ils voté ? "Démocrates. Nous étions antifascistes et anticommunistes." N'y avait-il vraiment rien de mal à cela ? "Il y avait quelque chose qui n'allait pas. Nordahl." L'avant-centre milanais ? "Grand, grand, imparable. J'avais physiquement peur de lui. Je l'ai vu au San Siro et j'ai rêvé de lui la nuit. Nordahl était l'homme noir de mon enfance." Alors ton père a acheté l'Inter. "Mais on est allé le voir avant. Je me souviens du 6-5 du derby de 1949. Au stade, il y a eu une bagarre, des chapeaux ont volé." Quel était votre footballeur préféré ? "Benito Lorenzi, dit Veleno. En dehors du terrain, il était très gentil car il s'occupait des enfants de Valentino Mazzola, Sandro et Ferruccio. Mais sur le terrain, ça devenait terrible. Il provoquait la foule avant et après avoir marqué. C'est Lorenzi qui a surnommé Boniperti Marisa, malgré ses amis. Boniperti était très en colère." Le footballeur le plus fort que vous ayez jamais vu ? "Je vais vous en dire deux : Angelillo et Ronaldo. Deux histoires parallèles. Comme Herrera et Mourinho." C'est-à-dire? "Angelillo était une pure classe. Il a fait un championnat extraordinaire, avec 33 buts. Puis il est tombé éperdument amoureux d'une chanteuse, et s'est perdu. Nous l'avons vendu et avec le produit nous avons acheté Luisito Suarez : très intelligent." Et Ronaldo ? "Il est venu me voir quand il jouait pour le PSV, avec une petite amie néerlandaise... Quand il est arrivé à l'Inter, il était le joueur le plus fort du monde. Après les blessures, il n'est jamais revenu à ce niveau." Senti trahi lorsqu'il est allé au Real Madrid, après que l'Inter l'ait attendu ? "Non. Je m'étais identifié à lui, dans sa douleur. J'ai trouvé juste qu'il veuille changer, après avoir tant souffert." Herrera, comment l'as-tu trouvé ? "Un journaliste de la Gazzetta dello Sport nous l'a rapporté, je pense Franco Mentana, le père d'Enrico. Le Magicien et Mourinho avaient beaucoup de choses en commun." Quoi? "Ils ont beaucoup travaillé et étudié. Ils connaissaient la psychologie et la médecine. Quand José est arrivé, notre médecin a dit : enfin un coach qui m'aide." Brera dit que Herrera s'est également servi de certaines tablettes dans les vestiaires... "Brera a plaisanté. Mon père ne l'aurait jamais permis. Et le Magicien avait beaucoup de respect pour mon père, presque de la crainte." En 1964, l'Inter remporte sa première Coupe d'Europe. "A la première participation. En battant le Real Madrid 3 à 1, qui a toujours gagné. Mais Herrera a mis Burgnich sur Di Stefano et Tagnin sur Puskas... Une joie indescriptible." L'année suivante, il remporte la Coupe à San Siro, but de Jair. "Il pleuvait, le ballon est passé sous le ventre du gardien de Benfica. C'est aussi un moyen de gagner." Qui était ton héros ? "Mariolino Corso. Jamais vu un ailier avec une telle classe. J'ai adoré Recoba parce que j'ai vu l'imprévisibilité de Corso en lui." Mais ensuite, l'Inter l'a vendu. "Et mon père a acheté Cagliari quand il a appris qu'il était sur le point de vendre Riva à la Juve. Le lendemain matin, les dirigeants sardes ont informé Agnelli que l'affaire ne pouvait plus être conclue: le club avait un nouveau propriétaire. L'avocat n'a même pas demandé qui il était. Il a compris." Et Cagliari remporta sensationnellement le Scudetto. "Avec Domenghini que l'Inter avait vendu pour Boninsegna." Que s'est-il passé le 5 mai 2002, la défaite face à la Lazio qui vous a coûté le Scudetto ? "Les joueurs ont cru avoir reçu des signaux de leurs collègues de la Lazio, ils ne se seraient pas engagés pour ne pas favoriser la Roma. Mensonges ! J'en étais convaincu avant même le coup d'envoi, et je les ai prévenus : ‘Personne ne nous donnera rien.’ Pourtant, ils sont entrés sur le terrain avec une confiance excessive. Et ils n'ont jamais réussi à prendre le jeu en main. Je me sentais tellement responsable que je me suis dit : ‘Je ne quitterai pas le football avant d'avoir une revanche.’ " Sur le terrain, il y avait Cholo Simeone. "Et il a marqué contre nous. Grand combattant." Votre avant-centre était Bobo Vieri. "Un anticonformiste, toujours critique du management; mais pas un mauvais garçon. À l'Inter, il a fait tout ce qu'il pouvait faire; pourtant il n'a rien gagné." Puis vint Ibra. "Très beau. J'avais l'habitude de consulter les joueurs les plus importants pour la campagne de transfert, et avec Zlatan, nous avions un rituel. Il me disait: ‘On pourrait même se passer de Cambiasso l'année prochaine...’. Je rigolais. Ensuite, j'allais chez Cambiasso qui me disait: ‘L'année prochaine, autant se passer d'Ibra...’" Ibra et Cambiasso ne s'aimaient pas. "Mais sur le terrain, ils se donnaient à mort l'un pour l'autre." Et dans l'affrontement entre Ibra et Lukaku, avec qui seriez-vous rangé ? "Cela ressemblait à un match de boxe entre deux champions du monde. Lukaku est un trésor... Je me serais placé entre les deux, au risque d'en prendre une des deux." Mazzola a déclaré qu'il avait quitté l'Inter parce qu'elle avait consulté Moggi. "Ça ne s'est pas passé comme ça. C'est vrai que Moggi voulait venir à l'Inter, et je ne lui ai jamais dit explicitement que je ne voulais pas ; mais je ne l'aurais jamais pris." Pourquoi? "Parce que la Serie A a été manipulée; et nous étions les victimes. La Juve devait gagner; et si la Juve n'a vraiment pas gagné, c'était au tour du Milan. Dommage : car la plus grande forme de malhonnêteté est de tromper les sentiments des gens." Facchetti était en charge de l'Inter. "Un homme splendide. Une fois, je lui ai dit: ‘Giacinto, est-il possible que tu ne puisses pas trouver un arbitre, un seul, prêt à nous aider, à leur place?’. Il a répondu: ‘Vous ne pouvez pas me demander une telle chose’." La Juve a remporté deux championnats et un lui a été attribué. Le revendiquez-vous ? "Absolument oui. Je sais que les joueurs de la Juventus se fâchent. Cela m'amène à le revendiquer avec plus de conviction. Ce scudetto était la compensation minimale pour les vols que nous avons subis. Cela vaudrait beaucoup plus." Puis vinrent les championnats de Mancini et Mourinho. Comment avez-vous choisi Mou ? "En écoutant une de ses interviews télévisées, entre une demi-finale et une autre de la Ligue des champions 2004. Son Porto avait fait match nul avec le Deportivo La Corogne, le retour a été très difficile. Et il a dit : ‘Mais en tant que Deportivo, je pense déjà à la finale.’ J'ai beaucoup aimé sa bravade." Et ce fut le triplete : championnat, Coppa Italia, Champions. "Mission accomplie. J'étais fier que la même famille ait remporté la Coupe près d'un demi-siècle plus tard. Pour la première fois, je me sentis digne de mon père même s'il reste inaccessible. Aujourd'hui encore, il m'arrive de trouver des gens qui me parlent de lui, qui lui doivent quelque chose." Combien d'argent l'Inter vous a-t-elle coûté toutes ces années ? "Vous ne pouvez pas me demander cela. Je ne sais pas, et je ne te le dirais pas. Le football n'est pas une entreprise ; c'est passionné. Et les passions n'ont pas de prix." Maintenant, l'Inter est chinoise, peut-être pour un peu plus longtemps. "Les Zhang, à la fois le père et le fils, m'ont toujours semblé de bonne foi. Au début, ils m'ont demandé de parler aux joueurs, de les motiver. Mais aujourd'hui, il est impossible de tenir longtemps dans le football. Les pertes doublent ou presque doublent chaque année : 50 millions, 100 millions, 150 millions…" Comment cela finira-t-il ? "Peut-être qu'un fonds américain viendra. Mais attention aux spéculations. Le football n'est pas fait pour gagner de l'argent. Les Américains aimeraient en faire un spectacle. Show-business. Mais je ne sais pas si ce sera un jour possible en Italie." Qui remportera le championnat ? "Cela pourrait vraiment être l'année de Naples. Milan fait aussi peur. L'inter a une structure solide mais ensuite elle se perd au plus beau." Que pensez-vous de Berlusconi? "Je le considère comme un ami. En tant qu'entrepreneur, je le respecte beaucoup." Et en tant qu'homme politique ? "Je ne voudrais pas perdre son amitié." Est-il vrai que vous avez refusé de vous présenter à la mairie de Milan ? "Oui, trois fois. Et peut-être que j'avais tort. C'est un peu un regret. J'aurais bien aimé." Quand est-ce arrivé pour la première fois ? "En 1993. Je suis allé demander conseil au Milanais que j'estimais le plus." Qui? "Cardinal Martini. Une personne merveilleuse. Il m'a déconseillé." C'est la dernière fois ? "Le chef du Parti démocrate était Veltroni. Cette fois, le cardinal Martini m'a dit d'accepter. Pourtant j'ai abandonné, même si je me sentais coupable." Pourquoi ? "J'ai pensé à mes cinq enfants. Auraient-ils préféré un papa maire, ou un papa qui leur a appris un métier, qui leur a laissé une entreprise ? Et puis je n'ai pas voulu profiter de la popularité acquise grâce à l'Inter." Comment avez-vous rencontré votre femme Milly ? "Alla Capannina. Elle était belle. Je l'ai invitée à danser. C'était en 1966, elle avait vingt ans mais elle faisait plus jeune. Nous nous sommes mariés en 1971, nous avons toujours tout partagé. Sauf pour une chose." Qui est? "Quand j'ai acheté l'Inter, je n'ai rien dit. Elle l'a appris à la télé. J'ai donné l'ordre de bloquer les ascenseurs car j'avais peur qu'elle monte pour m'arrêter. Puis je suis allé à la maison. Je n'ai trouvé personne. J'ai trinqué avec la serveuse." Comment trouvez-vous Milan aujourd'hui ? "Toujours la meilleure ville au monde pour travailler". Pourquoi? "Parce qu'ils fonctionnent tous. Et parce que les Milanais ont le sens de la participation. Comme quand ils ont nettoyé la ville maculée par les black-blocs en un après-midi." Et le nouveau stade ? "Ne me convainc pas. Détruire San Siro serait un crime. On dit : ‘donc les clubs gagnent 30 millions par an.’ Mais que sont 30 millions par rapport à l'histoire ? Vous verrez qu'à la fin personne n'osera démolir notre temple." Traduction alex_j via Le Corriere della Sera.
  6. Malgré les déclarations de Giuseppe Marotta, Tuttosport est convaincu d’une vente réelle de l’Inter: "Jusqu’à présent, l’idée du club Nerazzurro a toujours été de rechercher un partenaire, mais il y a un air de déjà vu qui remonte au temps de Massimo Moratti qui avait finalement vendu ses actions à Erick Thohir. En ce sens, les fréquents voyage de Steven Zhang en Californie ces dernières semaines, officiellement pour des raisons non-liées à l’Inter apparaissent comme suspect, tout comme le fait que Suning veille à éviter de modifier les paramètres cristallisés du Club et en premier lieu la masse salariale." Suivi de l'avis de la Gazzetta Dello Sport « L'article du Financial Times a évidemment atterri sur le bureau du président Steven Zhang, que l’on décrit comme particulièrement très ennuyé par cette publication : La position de la Propriété est très claire, et peut-être sera-t-elle officiellement expliquée dans une dizaine de jours, lors de l'Assemblée des actionnaires prévue le 28 octobre: Pour l’Inter, il n’y a pas de mandat officiel signé jusqu’à présent, mais il est vrai que plusieurs pourparlers sont en cours avec plusieurs banques, dont l'une est Raine Group, qui est spécialisée dans le monde de la technologie et des télécommunications, et qui est celle qui a géré la vente de Chelsea au printemps dernier." "Si celle-ci a eu lieu, c'est parce qu'avec Goldman Sachs un accord n'a pas su être trouvé. Du côté du club, on affirme que les pourparlers n'ont pas pour objet la vente du club, c'est-à-dire la participation majoritaire. Le teaser, c'est-à-dire le document financier qui finit dans les mains des investisseurs potentiels, concerne toujours la recherche d'un partenaire, d'un actionnaire minoritaire, soit d’un compagnon de route pour aider Suning dans sa gestion de l'Inter." "Cette étape est considérée comme fondamentale pour l'avenir du club car il ne faut pas oublier que l'Inter a bénéficié d'un prêt de 275 millions d'euros de la part d'Oaktree en mai dernier, avec une échéance à trois ans. Et c'est de ce fonds que proviendra la prochaine injection de capital dans le club, pour une injection de 100 millions d'euros. Cette injection s’avère nécessaire car l'Inter brûle pour environ 10 millions par mois, on est donc très loin de l'idée d'autofinancement et le bilan au 30 juin 2022 qui sera soumis aux actionnaires fait état d’un déficit de 140 millions d'euros'" "D'une manière ou d'une autre, les rumeurs sont également "aidées" par les voyages constants de Steven Zhang aux États-Unis, le dernier il y a 10 jours, toujours officiellement i pour des raisons familiales, mais comme l'enseigne le passé, il est bon d'être prudent: Et ce n'est pas un mystère qu’une évaluation du club par les propriétaires a déjà été faite : 1,2 milliard d'euros. Si un acheteur arrive vraiment avec ce montant, l’Inter changerait de mains sans l'ombre d'un doute. C'est un chiffre élevé, mais qui pourrait être soutenu dans les prochains mois par l'affaire du Stade, soit l’autorisation d’une construction pour une installation de pleine propriété." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  7. Notre ancien président Massimo Moratti, qui s'exprimait lors de la présentation du livre d'Ivan Zazzaroni "Devenir Mourinho" organisée cet après-midi à Milan, a rappelé son lien particulier avec le Special One et a dévoilé quelques anecdotes sur l'aventure du Portugais sur notre banc. "Avec Mourinho, la fin était belle et j'étais content parce que la même chose est arrivée à mon père aussi. Pas seulement une grande émotion, c'était émouvant. Lorsque vous êtes dans une équipe de football, vous essayez toujours de chasser ce quelque chose pour peut-être vous faire pardonner certaines erreurs. Et quand son mandat a pris fin, j'ai essayé de comprendre comment recommencer. Mourinho a facilité les choses, mais gagner n'est jamais facile. Son sens des responsabilités et son soutien envers les joueurs ont fait la différence. C'est une personne qui sait tout, pas seulement sur le football. Il est une personne intelligente, pragmatique. Mourinho ne se repose jamais, il inculque toujours cette idée. Sa Roma est une bonne équipe." "Ai-je été amusé par sa polémique avec les arbitres ? Non, car moi aussi j'étais controversé par les arbitres. J'aimais ce fait parce qu'il était entré dans l'esprit de la société qui n'a jamais été la société du palais. Puis il a tout du spectaculaire, comme quand il a fait avec le geste des menottes. Mourinho est plus qu'un entraîneur. Il était humble, il a travaillé dur et en même temps il vous a donné quelque chose de plus. Mais pas seulement aux joueurs, mais aussi au club et au public." "Il y a eu des bas entre nous, c'est logique. Mais ils ont été compensés ou en tout cas ils ont servi à avoir les hauts et à se comprendre et se mettre au même au niveau. Mourinho est le seul entraîneur qui ne m'a jamais appelé pour avoir un footballeur. Cela ne s'est produit qu'une seule fois, lorsqu'il a dépensé pour Quaresma que je ne voulais pas prendre. Puis j'ai dit oui parce que j'en avais marre de l'entendre. Il avait fait des promesses au joueur et j'ai décidé de lui faire plaisir. Après ça plus jamais. Et j'ai eu de nombreux entraîneurs et tous demandaient des joueurs à toute heure." "Son adieu ? Je savais qu'il allait au Real Madrid, je ne voulais pas rompre le charme. Pour moi, l'idée d'aborder ce sujet ne m'a pas touché car je voulais le faire travailler tranquillement afin de tout gagner. Et en fait il a tout gagné." "J'ai comparé Mourinho à Herrera. J'ai été frappé par une interview avec lui des années plus tôt, alors qu'il était l'entraîneur du Porto. Il devait jouer une demi-finale de Ligue des champions et a déclaré qu'il ne pensait pas à ce match mais à la finale. Ça m'a vraiment beaucoup touché. Herrera et Mou sont non seulement bons dans la communication mais aussi dans le professionnalisme et le sérieux avec lesquels ils accomplissent leur travail. Mou n'est pas un manager mais un vrai professionnel et un coach complet. Il respecte l'environnement dans lequel il travaille et il ne cesse jamais d'apprendre. Les joueurs avec moi ne se sont jamais plaints de Mourinho." "Jaloux qu'il soit à Rome ? Non, je l'ai entendu souvent et j'étais au courant de cette opportunité. J'étais content qu'il puisse aller à Rome car pour lui c'est le bon endroit pour s'exprimer. A Rome, il rajeunit, car il peut construire son équipe en partant de la base. C'est un effort qui le pousse à être plus jeune. Quand la Roma a pris Mourinho, j'ai tout de suite pensé aux supporters de la Roma. La beauté de se réveiller heureux précisément parce que l'entraîneur est quelqu'un comme Mourinho. C'est une bonne chose. En tant qu'Interista, je ne suis pas jaloux du fait qu'il soit retourné en Italie et ait choisi d'entraîner la Roma." "Je suis sûr que s'il était resté, il aurait aussi bien réussi en troisième année. Après lui, j'ai pris Benitez et j'ai été surpris par moi-même car c'était un entraîneur avec qui Mourinho n'avait pas de grandes relations. J'ai rencontré Benitez, et comme l'a dit Mou, il ne m'a pas bien parlé. Nous avons tous les deux commencé du pied gauche. Puis j'ai pris Leonardo, il était très doué pour recréer le climat parfait. Nous avons failli remporter le championnat. Il était très doué pour s'adapter à la société après tout ce qui s'était passé. Bien sûr, Mourinho laisse le vide au moment où il s'en va." Traduction alex_j via FCInterNews.
  8. Massimo Moratti parle. Notre ancien président, en exclusivité pour Il Secolo XIX, a abordé diverses questions d'actualité concernant le football. "Thiago Motta contre Dejan Stankovic pour Bologne-Sampdoria ? C'est impressionnant, c'est merveilleux de voir qu'ils ont progressé et qu'ils entraînent aujourd'hui des clubs importants avec une grande tradition." Vous attendiez-vous à les voir sur le banc un jour ? "Ils ont deux caractères différents. Thiago est un peu plus renfermé, réfléchi, professionnel très sérieux. Dejan était un très bon garçon, bon enfant, plein de volonté. Ce sont des gens positifs, ils l'étaient sur le terrain et ils le sont comme entraîneurs." Dazn lui a dédié une série, "Sympathique", et à cette occasion vous avez dit que le plus sympathique de vôtre Inter était Stankovic. "Gentil d'un point de vue humain : il est fiable, tu sais qu'il est sincère, transparent, il t'a toujours tout donné. L'expérience avec le Red Star Belgrade a été très positive, j'espère qu'il sera utile à la Sampdoria qui en a besoin. J'espère vraiment pour lui et pour la Sampdoria que tout ira bien." Pourra-t-il faire comme Mihajlovic qui a sauvé la Sampdoria ? "Il y a l'origine serbe, le caractère fort, ils se sentent responsables de leur rôle et c'est très important. Je pense que Dejan lui ressemble de ce point de vue. Il faut être un peu patient, c'est la première fois comme entraîneur en Italie mais il a les qualités pour bien faire." Qu'est-ce qui vous a frappé chez Stankovic et Thiago en tant que footballeurs ? "J'ai aimé la passion qu'a mise Stankovic. Je me souviens de cet incroyable but contre le Genoa mais ce n'était pas le premier comme ça. Il avait la force de toujours savoir répondre correctement à chaque situation, grand combattant. Il a entraîné ses coéquipiers dans les moments difficiles. Mancini m'a conseillé, il était très fort. Motta était plus réfléchi, attentif à faire toutes les choses pragmatiquement parfaites au milieu de terrain pour être utile à l'équipe, c'était un joueur très intelligent." Stankovic a fait part d'un renouvellement signé avec une durée de 4 ans mais sans chiffres. "Oui, c'était mon insouciance... (rires) il nous a fait confiance et je pense qu'on a eu raison de lui faire confiance. Moi non plus je ne l'ai jamais regretté, je ne me souviens pas des chiffres mais des gars comme lui ont montré qu'ils méritaient ce qu'ils ont pris." Un footballeur de la Sampdoria que vous auriez aimé ? "Toute la Sampdoria du Scudetto (1991, ndlr). C'étaient des phénomènes merveilleux, fantastiques, ils reflétaient la sympathie d'un homme formidable comme Mantovani. Bien sûr, Mancini reste le meilleur exemple de classe et de talent dont il fait également preuve en tant qu'entraîneur. Et dans le passé j'aurais aimé prendre Quagliarella, mais je n'ai pas réussi." Un talent d'aujourd'hui qui vous enflamme ? "Je suis étonné de voir à quel point je vois des joueurs avec des noms très difficiles comme Kvaratskhelia du Napoli emmenés dans des endroits lointains. Il semble qu'il joue simple et il gère tout ce qu'il veut, très bien. Mais je dis Haaland! Branca me l'aurait fait acheter à 100 %, je le vois déjà dire 'président il est spécial' et je l'aurais amené à l'Inter." L'Inter qui a réagi en Ligue des champions. "Inzaghi a l'expérience pour sortir de cette situation. Maintenant il faut de la patience, la confiance est essentielle, que le club reste près de lui et le défende." Un favori pour le Scudetto ? "Napoli est devant... impressionnant comment ils jouent. Mais avec la Coupe du monde c'est une année étrange, il peut y avoir la surprise de ceux qui n'ont pas l'habitude de gagner." Qui allez-vous encourager entre Stankovic et Motta ? "Je les aime tous les deux. J'aimerais que Stankovic ait une satisfaction à ses débuts mais je suis content que Motta puisse encore prouver qu'il est bon. Je ne dis rien, je prévois de souffrir des deux côtés pendant le match." Traduction via FcInter1908.
  9. S'adressant à la chaîne Rai Radio, Massimo Moratti a partagé ses pensées sur la situation actuelle concernant la vente. Au cours des deux dernières années environ, le Suning a été constamment lié à une vente de l'Inter, bien qu'à travers toutes les rumeurs, ils aient conservé le contrôle du club, Steven Zhang ayant continué en tant que président. Moratti estime que rien ne presse, pour le moment, et de voir ce que le président actuel décidera et quels sont ses plans. D'après lui, il est inutile de tirer des conclusions hâtives sur l'avenir. "Les joueurs et l'entraîneur ne diront jamais qu'ils sont affectés par la situation au club ou peut-être qu'ils se le diront. Mais cela les affecte toujours, nous parlons toujours de gens normaux après tout." "L'Inter est toujours en mesure d'avancer, nous devons voir quelles sont les intentions de Steven Zhang. Je ne connais pas les comptes de l'Inter ni les comptes personnels de la famille Zhang. Nul doute que lorsqu'ils sont arrivés au club, ils allaient mieux." "Beaucoup de choses ont changé, je ne sais pas quelle pourrait être la solution. Nous devons comprendre s'il a l'intention de garder le club ou s'il sera contraint de vendre. Dans ce cas, la situation empirera encore." "Il faut gagner pour récupérer. La recette est de montrer une grande fierté et envie de jouer pour cette équipe qui est connue dans le monde entier. Les joueurs doivent ressentir le poids et aussi la force qui accompagne le fait de devoir défendre ce maillot et cette équipe." Traduction alex_j via Sempreinter.
  10. Ce lundi 3 octobre, la rédaction de Sport Mediaset a réalisé une interview exclusive avec l’ancien Président de l’Inter, Massimo Moratti Période Négative "On peut sans l’ombre d’un doute parler de crise, mais il faut voir quel est son degré de gravité. Finalement, nous ne sommes pas si loin des autres grandes équipes, si l’Inter se reprend, elle peut rapidement retrouver les positions de tête." Inzaghi confirmé ? "En ce moment, je pense qu’il peut être confirmé : Nous sommes encore qu’au début du championnat, il n’y a eu que très peu de match. Je ne connais pas le climat à l’intérieur de l’équipe et dans le club, mais j’imagine qu’il est encore temps pour parvenir à se reprendre." Est-ce que les déboires du Club peuvent altérer la sérénité de l’équipe et de l’entraineur ? "Oui, un peu, mais cela ne peut pas être considéré comme un alibi." Serait-ce juste que la Famille Zhang reste propriétaire de l’Inter ? "En ce qui concerne la Famille Zhang, s’ils ont l’intention de continuer avec l’Inter et qu’ils en ont les moyens, je continuerai avec eux tranquillement." ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  11. Lors d'une interview accordée à Inter-News.it, Massimo Moratti a discuté des Nerazzurri. M. Moratti, que pensez-vous du début de saison difficile de l'Inter avec trois défaites en sept matches ? "Les difficultés proviennent surtout du résultat négatif que l'équipe a obtenu lors du premier affrontement direct de cette saison contre la Lazio à l'Olimpico. C'est une équipe qui a des difficultés dans les affrontements directs. L'équipe a peut-être un peu perdu, pour le moment, de confiance. Et aussi l'absence de Romelu Lukaku est à prendre en considération. Tout cela, mis ensemble, semble impliquer que le manager est responsable, mais l'entraîneur n'est pas toujours responsable du manque de résultats." M. Moratti, pensez-vous que Simone Inzaghi pourrait être viré en cas de résultat négatif face à la Roma ? Et en cas d'adieu anticipé, qui pourrait être son remplaçant ? "Je pense que l'Inter a de la patience et du temps. En général elle pourrait prendre un risque mais je pense que l'Inter n'a pas l'intention de le licencier. Il y a du temps. Le remplaçant ? Ce n'est pas mon boulot de penser à un remplaçant (rires, ndlr)." Peut-être deux jeunes entraîneurs ? Mais avec de l'ADN Nerazzurri programmé dans leur cœur, comme Cristian Chivu ou Dejan Stankovic ? Qu'en penses-tu Moratti ? "Ce sont deux gars très bons et intelligents. Les appeler tout de suite à la tête de l'Inter ne semble pas être le cas. Ce sont encore de jeunes entraîneurs et ils n'ont pas beaucoup d'expérience mais ils peuvent progresser et s'améliorer beaucoup." M. Moratti, samedi à 18h, il y aura Inter-Roma au Meazza. Quel sera le match ? "Je vois un match difficile pour l'Inter. Et c'est quand même un beau match, car l'équipe d'Inzaghi est structurellement forte, tandis que la Roma de José Mourinho est surprenante. Alors il sera intéressant de voir laquelle des deux s'en sortira, en somme." Traduction alex_j via FCInter1908.
  12. Invité Centro Suono Sport 101.5, lors de l'émission Crossover, Massimo Moratti a souligné le poids important de cette Inter-Roma dans l'économie des deux équipes. "L'Inter doit bien faire car la dernière période a été difficile. L'absence de Lukaku pèse beaucoup car c'est le joueur le plus important de l'équipe. Le sentiment que l'Inter a subi le contrecoup de l'an dernier : il y a déception dans l'environnement inter. Les Nerazzurri ont besoin d'un électrochoc pour repartir. La Roma est définitivement mieux lotie et veut trouver une continuité. C'est une équipe plaisante et cela peut surprendre." "Les caractéristiques de José Mourinho sont toujours les mêmes : professionnalisme et grand souci du détail. Il a certainement l'ambition de faire mieux que la saison dernière. Je ne pense pas qu'il y ait de différences par rapport à sa première année. Avec moi, il n'a jamais été un entraîneur insistant sur les achats, il a beaucoup suivi le marché des transferts, mais nous avons travaillé ensemble. avec et pour le club." "Paulo Dybala est un grand joueur et n'importe quel fan des Nerazzurri l'aurait voulu, mais le club a fait d'autres choix." "Beaucoup d'Américains se passionnent pour le football et essaient d'investir en Italie parce qu'ils sont intéressés à développer le spectacle de l'événement sportif. Nous sommes destinés à l'arrivée d'autres propriétés étrangères et ce, de manière positive." Traduction alex_j via FCInterNews.
  13. Calcio e Finanza a dévoila le top 10 des pertes sur une saison de la Serie A. La Juve a battu notre triste record. La Juventus a battu le record de pertes de l'histoire du football italien. Le conseil d'administration du club de la Juventus a approuvé hier le bilan arrêté au 30 Juin 2022 qui a marqué la perte la plus élevée parmi les clubs italiens : 254,3 M€. Les bianconeri ont vu leurs pertes augmenter par rapport à l'exercice 2020-2021 qui s'était clôturé sur un résultat net négatif de 209,9 M€ et qui était, jusqu'à hier, la deuxième perte de l'histoire du football italien. La perte de 254,3 M€ sur l' exercice 2021-2022 a ainsi dépassé celle de l'Inter en 2020-2021, 245,6 M€. Dans les quatre premières positions du classement des pertes de l'histoire ne figurent désormais que les Bianconeri et les Nerazzurri. La Roma, qui a enregistré une perte de 204 M€ en 2019-2020 (la première saison touchée par l'urgence sanitaire) chute à la cinquième place. En sixième place une autre perte à cause du Covid, celui du Milan 2019-2020. Les Rossoneri ont terminé la saison dernière avec une perte de 194,6 M€ qui a été affecté par le manque de participation aux compétitions européennes et les dépenses incontrôlées de la direction post Berlusconi. Voici le top 10 des comptes dans le rouge en Serie A : Juventus 2021/22: -254,3 M€; Inter 2020/21: -245,6 M€; Juventus 2020/21: -209,9 M€; Inter 2006/07: -206 M€; Roma 2019/20: -204 M€; Milan 2019/20: -194,6 M€; Inter 2005/06: -181,4 M€; Inter 2008/09: -154,4 M€; Inter 2007/08: -148,3 M€; Milan 2018/19: -145,9 M€. L'Inter de Moratti est apparue quatre fois entre 2005 et 2009. Au cours de ces saisons influencées par le scandale du Calciopoli, les Nerazzurri ont dominé la Serie A et remporté cinq Scudetti consécutifs. Les Milanais sont les clubs les plus présents au classement (cinq fois les Nerazzurri et deux les Rossoneri), et donc pour clore le classement on retrouve le Milan en 2018-2019, des résultats issus des objectifs ratés réalisés malgré des campagnes de signatures pharaoniques (notamment à l'été 2017). Traduction alex_j via Calcio e finanza.
  14. Gabriel Omar Batistuta s'est exprimé en marge du Trento Sports Festival. Voici ce que l'ancien de l'Inter Milan a dit aux journalistes présents. Batigol sur sa parenthèse malheureuse à l'Inter. "Je dois m'excuser auprès de l'Inter. Mais j'ai donné un gros coup de main en recommandant l'achat de Lautaro." "C'est un club qui m'a courtisé plusieurs fois, il y avait une estimation mutuelle, j'ai vraiment apprécié Moratti, un homme très élégant dans la parole et dans son allure. Puis on s'est enfin rencontrés avec L'inter, mais je n'ai rien pu faire, c'était une de mes erreurs. Je n'ai pas marqué de buts, mais j'ai donné un grand coup de main quand l'Inter a acheté Lautaro." Sur Lauti. "On m'a consulté et j'ai donné mon avis, et là je me suis senti calmé. Lautaro fait ce que je voulais faire avec l'Inter. J'ai été blessé après un contact avec Emre, ça m'a fait du mal et j'ai eu beaucoup de colère parce que c'était même pas la moitié de moi sur le terrain. Et c'est la fin de ma carrière italienne." Dybala ? "Je ne l'aurais pas conseillé aux Nerazzurri." Manager de la Viola ? "Je me sens comme un footballeur, j'étais un footballeur et je mourrai en tant que footballeur. Je ne pense pas qu'on se souvienne de moi pour quoi que ce soit d'autre." "Tout le monde le sait, j'en ai presque marre de répéter. Je veux, je le veux, puis d'autres décideront. Ce serait une bonne chose. J'attends plus de la Fiorentina mais on peut toujours donner plus." Traduction batistuta9 et alex_j via FCInterNews et FCInter1908.
  15. S'adressant au média italien TuttoMercatoWeb , Massimo Moratti a apporté son soutien à Simone Inzaghi malgré la mauvaise passe et a estimé que la perte d'Ivan Perisic pèse plus que ce que la plupart ne l'avaient prévu. "Si je m'attendais un tel début? Peut-être pas, compte tenu de la saison dernière le fait que l'équipe et Inzaghi aient déjà fait un bon parcours ensemble. Certes, la blessure de Lukaku a été un facteur. Cela a un peu changé la situation et à partir de ce moment-là, ils ont semblé être désavantagés." "Cependant, il me semble que le problème est plus large que cela. Si cela concerne les relations internes entre les joueurs et l'entraîneur, alors c'est un vrai problème. Espérons que ce ne soit pas le cas car je pense qu'Inzaghi est un très bon homme et un excellent entraîneur et l'équipe est plus ou moins la même que la saison dernière." "Ne me demandez pas ce que je ferais, car j'ai fait ma part de changements d'entraîneur (rires). Mon avis n'est pas fiable. Sérieusement, oui, je resterais avec lui, notamment parce que si peu de matchs ont été joués. Trois défaites, c'est important, c'est vrai, mais je persévérerais avec un entraîneur qui a déjà montré qu'il est bon." "Ivan Perisic est un joueur de haut niveau, dont le départ pour Tottenham avait peut-être été un peu sous-estimé." Traduction alex_j via Sempreinter.
  16. Davide Santon, l'ancien enfant de l'Inter selon José Mourinho, a décidé de raccrocher définitivement les crampons. Voici ses déclarations à Tuttomercatoweb.com. Introduction. "Je suis obligé d'arrêter de jouer. Non pas pour ne pas avoir eu d'offres, pour rien d'autre, mais juste parce que mon corps avec tant de blessures dans le passé, n'en peut plus. Je ne veux pas, mais je dois." Un choix douloureux. "J'ai subi les premiers mois. J'ai eu le temps d'y penser, d'y réfléchir. Quand j'étais hors du XI à Rome, j'ai eu une première période où j'ai souffert. Je ne m'attendais pas à cette fin de carrière. Je voulais jouer, m'amuser, malheureusement j'ai tout eu tout de suite et je suis arrivé haut. Mais il faut accepter : j'ai beaucoup réfléchi, j'ai une famille, deux filles, maintenant je me consacre à ça et après je verrai si je reste dans le foot ou dans un autre domaine." Une parenthèse particulière de sa carrière. "La première période à l'Inter a été la meilleure quand on a tout gagné. J'ai eu des arrêts, des blessures, mais c'était beau : j'étais jeune et je n'avais pas réalisé qu'on entrait dans l'histoire. On n'a perdu que la Supercoupe d'Europe, c'était le meilleur moment. J'étais avec des champions extraordinaires dans le vestiaire." De nombreux techniciens qui l'ont fait grandir. "Mourinho, Benitez, Leonardo, Gasperini, Mancini, Conte qui m'a appelé en équipe nationale, Pioli, Spalletti, Pardew, De Boer, Fonseca, Di Francesco, Ranieri... Sans oublier ceux des premières années dans le secteur des jeunes à l'Inter, bien sûr. Avec Mourinho j'ai vécu la période la plus glorieuse mais je ne le range pas parmi les plus sereines : j'étais jeune, il y avait beaucoup de pression dans le milieu. Pendant l'année de la Champions, j'ai été absent six mois à cause de problèmes physiques, ce n'était pas une période de grande sérénité contrairement à ce qui se passe avec Pardew d'abord puis Carver. On a joué la Ligue des Champions, Tottenham nous a dépassé mais il n'y avait pas de grosses pressions , l'environnement était extraordinaire." Santon ne cache pas une pointe d'amertume lorsqu'il évoque le vrai regret de son aventure footballistique. "Quand je me suis blessé à dix-huit ans chez les U21, j'ai été blessé parce qu'ils m'ont fait entrer. J'ai senti que mon genou était cassé, ça faisait mal. A la fin de la première mi-temps je suis allé aux vestiaires, je me sentais mal, le deuxième coach m'a dit 'on a besoin de toi, tiens bon' et j'ai décidé de ne pas lâcher. J'ai joué toute la seconde mi-temps avec un genou cassé et je l'ai cassé pour de bon. D'une petite fracture c'est devenu une vraie fracture. Au lieu d'arrêter, d'écouter le corps, j'ai décidé de continuer." L'avenir n'est pas encore décidé, mais Santon a déjà des idées à ce sujet. "Le football est devenu un monde où il n'y a pas d'amour avec lequel j'ai grandi. J'avais Moratti comme président, il était comme un père, il montrait de l'affection pour le joueurs. Maintenant c'est le business, ils t'utilisent, te téléchargent et en prennent un autre. Je ne sais pas si ça m'appartient encore ou pas... Le truc que j'aimerais faire c'est coacher dans un secteur jeunesse. Je dois y réfléchir. Mais je ne sais pas si je dois continuer dans ce monde ou pas, peut-être même commentateur. Vous devez avoir le stimulus à l'intérieur, vous devez obtenir la bonne étincelle dans ce que vous faites et là je déciderai quoi faire, avec amour et désir." Traduction alex_j via FCInter1908.
  17. Massimo Moratti s'est exprimé au téléphone avec l'ANSA sur le match perdu contre le Bayern et le débuts d'André Onana. "J'ai vu un Bayern Munich qui était très, non, trop fort et une Inter pas encore au top physiquement. Mais c'est peut-être encore tôt dans la saison." "C'est un moment à surmonter, mais il faut dire que nous avons perdu contre des équipes fortes, pas contre des petites." "Ça peut arriver de perdre ces matches contre les grands, évidemment il y a du boulot à faire. Mais en championnat, on est encore proche du top et même en Ligue des champions il y a largement le temps de se rattraper." "Onana ? Il était très bon dans les buts! Il avait une grande aisance et une grande tranquillité pour ses débuts." Traduction alex_j via FCInter1908.
  18. Massimo Moratti, l’ancien Président de l’Inter, s’est livré à Tutti Convocati, retransmis sur les ondes de Radio 24 Comment imaginez-vous le Derby ? "Je vois que chaque semaine on attaque une équipe et qu'ensuite celle-ci gagne tout : il y a toujours un jugement opposé. J’aborde le Derby positivement, Milan n'est pas parvenu à gagner. Mais il reste une équipe redoutable, je l’ai vu jouer, L’Inter peut faire de très belles choses , mais tout dépendra de la formation qu’alignera Inzaghi : L’Inter a tout pour gagner, elle avait déjà tout l’année dernière et c’est ce qui me fait peur (il rit)." Si l’Inter ne gagne pas le Scudetto, soutiendrez-vous la Roma de Mourinho ? "C’est clair, c’est oui et c’est juste comme cela, c’est même amusant." Dybala ? "C’était difficile pour l’Inter de le recruter avec tout ce qu’elle avait déjà, cela ressemblait plus à une sensation journalistique, mais il aurait été utile car c’est un grand joueur. Mais ne pas prêter attention au budget était impossible." Lukaku ? "Je ne suis pas inquiet, il est juste un peu en retard et il se sent bien ici en Italie: Mais les défenses sont mieux préparées à son type de jeu." Les propriétaires étrangers ? "Que l’on soit ou pas ravi, c’est la réalité à présent: Ils sont plus ou moins majoritaires en Italie." La Roma, la "Belle" surprise de la saison, selon vous ? ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  19. Giuseppe Marotta, l’Administrateur-Délégué de l’Inter, s’est livré à l’Hôtel Gallia di Milano, celui-là même qui accueille les dernières heures du Calciomercato, sur l'état de santé du championnat transalpin : "Le Calcio était et est toujours dans une très grande contraction financière. Il y a peu de temps, il était encore décrit comme le modèle de référence de ces 40-50 dernières années, c’était un modèle de mécénat pure, où il y avait de grands entrepreneurs locaux, comme les Familles Moratti et Berlusconi, qui ont pris les rênes de grands clubs." "Aujourd’hui, les très grands clubs sont entre les mains de propriétés étrangères et, heureusement qu’elles sont arrivées, car sinon, notre Calcio aurait été encore bien plus en difficultés." Que nous apportent-elles ? "Très certainement un nouveau modèle de Business, je dirais à l’américaine. Elles proposent une mentalité différente avec un aspect financier, économique et de soutenabilité qui occupe un rôle bien plus important: Il faut prendre conscience de cela et meno male que ces propriétés sont arrivées." "Le contexte temporel est différent de celui de ces dernières années, on se retrouve, par exemple avec le Mondial en plein milieu de saison à jouer. C’est donc aussi vrai que cela change les stratégies, et il est clair que l’aspect "Player Trading" ne doit pas en subir une conséquence logique." "Comme vous le savez, nous faisons partie d'un cadre organisationnel de l’UEFA et il y a beaucoup de championnat qui sont conditionnés par ce système de CalcioMercato. Une compréhension logique de la manière de réglementer cela devrait être trouvée par le biais de l'Eca et elle l'est toujours." "Nous sommes à la quatrième journée du championnat et nous avons encore quelques jours de mercato, cela signifie que dans tous les clubs il y a des tensions, car des situations doivent encore être définies avec des joueurs qui protestent, peut-être même depuis les tribunes. C'est très dommageable, et cela le sera aussi en novembre avec deux mois d'inactivité partielle". Le Saviez-vous ? Un échange a eu lieu entre Beppe Marotta et l’ancien Président de la FIGC Carlo Tavecchio, qui occupe actuellement le poste de Président du Comité Régional Lombard des Amateurs. Ce dernier s’est adressé au Padrino : "Rappelez-vous que nous sommes Interiste. Il y a une hypocrisie chez les gens qui vous pousse à ne pas dire cela. Mais tout va, tout de même, assez bien: Il suffit de se montrer correct : Mais faites très attention, car nous arrivons à un moment particulier..." Tavecchio Nerazzurro, qui l’aurait cru ! ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  20. En 1532, Niccolò Machiavel publia un traité désormais célèbre sur le leadership et la gouvernance. 'Il Principe' a conseillé que, dans un monde imparfait, l'homme doit faire tout ce qu'il faut pour réussir et prospérer. Machiavel a soutenu que la fin justifie toujours les moyens, et son œuvre est devenue un texte fondateur dans les domaines de la politique et de la philosophie modernes. Aujourd'hui, l'Italien est partout le doyen des cadres intermédiaires indolents et des politiciens sans scrupules. Sur le terrain de football, cependant, son église brutaliste compte au moins un fidèle, un grand fidèle. Son nom nous est bien familier : Marco Materazzi. Ceci est la traduction de ''The violence and victory of Marco Materazzi'' par Christopher Weir paru sur le site thesefootballtimes.co en 2018. Marco Materazzi n'est pas un type sympathique, bien sûr que non. Personne n'a été surpris lorsqu'il a battu Harald Schumacher et Samir Nasri au titre de "Footballeur le plus détesté" dans un sondage de France Football en 2016 et, une décennie après cette nuit infâme à Berlin, le Materaciste est toujours persona non grata sur les boulevards de Paris et les caves de Bordeaux. Materazzi, cependant, ne se soucie pas de ce que vous pensez de lui et de ce que vous pensez en général. Les médailles d'or de la Coupe du monde, de la Ligue des champions, de la Serie A et de la Coppa Italia protégeraient même l'ego le plus éphémère, sans parler de celui d'un homme qui se nourrit d'antipathie et de vengeance. Peu importe ce que vous pensez de lui en tant que personne, son bilan est inébranlable, indiscutable. Sa carrière, semée de violences et de victoires, est intouchable. Quarante-quatre minutes après le début du match à Guwahati, une marée rouge familière a commencé à monter. L'entraîneur de Chennaiyin, exaspéré par l'expulsion d'Harmanjot Khabra, n'a pas pu résister à une attaque sur les flancs contre son homologue. César Farías a pris cet appât avec joie, provoquant une mêlée sur le terrain entre les joueurs. Marco Materazzi causait toujours des problèmes; après un début assez moyen sur le sous-continent, l'Italien mènera les Blue Devils à leur premier titre de champion, ajoutant un autre trophée à son palmarès en or, cette fois en tant que manager. Même de l'autre côté de la ligne de touche, Il Principe (pas Milito, Machiavel, ndlr) n'arrête pas de déclencher des bagarres et de gagner des matchs. Fils de l'ancien entraîneur de la Lazio et du Sporting Giuseppe Materazzi, Materazzi est né à Lecce le 19 août 1973. Athlète grand et précoce, il a surmonté la mort de sa mère à l'âge de 15 ans pour rejoindre l'équipe de son père Messina Peloro à l'adolescence, avant qu'une chute ne l’incite de quitter pour une équipe amateur, Tor Di Quinto. Un bref flirt avec le basket a suivi, avant des piges formatrices avec Marsala et Trapani dans les échelons inférieurs du football italien. C'est ici que Materazzi trouvera sa soif intransigeante de victoire, dans un lieu où il apprendra rapidement que "si tu voulais la justice, tu devais la trouver toi-même". Ses performances agressives ont rapidement attiré l'attention de l'équipe de Pérouse, qui l'a enrôlé en 1995. De part et d'autre d'une courte période de prêt à Carpi, il a aidé les anciens employeurs de Jay Bothroyd à obtenir une promotion en Serie A, où des clubs plus établis ont commencé à flairer. Ne voulant pas vendre leur jeune actif à un rival national, Pérouse a accepté les avances d'Everton et de Walter Smith à l'été 1998. "Avec sa présence et son agressivité … il digérera la Premiership sans problème", s'est enthousiasmé l'Ecossais. Ce n'était pas exactement prophétique. Vingt-sept apparitions et quatre cartons rouges plus tard, le travail italien de Materazzi a été avorté. L'Echo de Liverpool était moins que emballant, David Prentice suggérant qu'il n'avait "convaincu personne de son pedigree en tant que défenseur international". Dans une interview ultérieure avec FourFourTwo , Materazzi resterait catégorique sur le fait qu'au moins un de ces cartons rouges était injuste. C'était révélateur d'un tempérament qui l'avait qualifié d’impétueux, et le tout a été fait pour un retour rapide à Pérouse en 2000. Ce serait dans son pays natal que le talent de Materazzi a finalement rattrapé son tempérament. Après s'être imposé dans le onze de départ de l'équipe, il a ensuite battu le record de Daniel Passarella pour les buts marqués par un défenseur en Serie A avec 12 réalisations en 2001. Sous la verve de Serse Cosmi et la fanfaronnade de la présidence de Luciano Gaucci, Pérouse finirait confortablement en milieu de tableau, les talents brusques de Materazzi attirant les regards des meilleures équipes italiennes. Ses performances sans fioritures à l'arrière ont été dorées par un mortier du gauche qui a envoyé des penalties et coups francs avec une précision dévastatrice, et même les observateurs de football les plus tièdes savaient qu'il avait dépassé son environnement. Au final, c'est l'Inter qui a raflé la mise, l’entrant Héctor Cúper éclaboussant le capitaine des Grifoni. Cúper avait emmené Valence au bord de la gloire européenne au cours des deux saisons précédentes, et l'Argentin a cherché à mettre fin à la sécheresse au Scudetto en renforçant l'équipe avec Francesco Toldo, Cristiano Zanetti et Sérgio Conceição. Aux côtés du vif colombien Iván Córdoba, Materazzi fournirait l'épine dorsale d'une redoutable défense interiste, tandis que le talismanique Christian Vieri terminait en attaque. Les choses se sont si bien passées pendant si longtemps, l'Inter menant la course jusqu'à la dernière journée avant de succomber contre une Lazio insipide. Cette erreur a ouvert la voie à la Juventus de Marcello Lippi pour remporter le trophée, Antonio Conte souhaitant le frotter personnellement contre sa bête noire. Après que son équipe de Pérouse ait battu la Juventus pour offrir le titre à la Lazio en 2000, Materazzi s'était précipité dans le vestiaire de l'équipe vaincue pour jubiler. Conte, furieux de cette transgression, lui a dédié la victoire du titre de la Juve. En tombant au tout dernier obstacle, les prémices d'une équipe de l'Inter endurcie s'enracinaient. Le "Grass Snake" perdait lentement sa peau de sous-performante, le leadership abrupt de Materazzi fournissant le venin. L'année suivante a rapproché l'Interisti d'un trophée, mais une fois de plus, les charges de Cúper ont été de peu en deçà. Alberto Zaccheroni, amené à remplacer l'Argentin peu performant l'année suivante, n'a pas pu inspirer son équipe au-delà d'une quatrième place malgré des buts d'Adriano et de Júlio Cruz. Frustré par l'absence de progrès sur le terrain, Massimo Moratti a nommé Roberto Mancini comme entraîneur en 2004. L'Italien avait fait des merveilles avec des situations financières impossibles, d'abord avec la Fiorentina puis la Lazio, amenant la première à une brillante victoire en Coppa Italia avant de stabiliser le Pétrolier Cragnotti à Rome. Après une solide troisième place et son premier trophée en près d'une décennie, l'année suivante amènerait l'Inter à un titre tant attendu, bien que dans les circonstances les plus controversées. Le scandale de Calciopoli a été un moment désastreux pour le football italien, mais c'est un moment dont l'Inter profitera énormément. Les empires du Milan et de la Juventus se sont effondrés d'un coup, et les Nerazzurri, bien qu'ils aient connu une saison presque identique en terminant troisième, se verront ensuite attribuer le titre aux dépens de l'équipe turinoise, et à juste titre. Ce ne serait cependant pas la plus grande nouvelle du football italien cette année-là. Materazzi avait fait ses débuts en Italie en 2001 et n'avait pas réussi à convaincre pour déloger les impénétrables Alessandro Nesta et Fabio Cannavaro. Cela est resté le cas jusqu'au dernier match de l'Italie lors de la Coupe du monde 2006 en Allemagne. Nesta, qui n'est pas étranger à la misère dans le football international, s'est arrêté sec contre la République tchèque avec une élongation présumée à l'aine. Alors que l'Italie devait affronter l'Australie de Guus Hiddink au deuxième match, la chance de Materazzi était enfin arrivée. Après avoir marqué contre les Tchèques, il sera titulaire face aux Socceroos. Il a bien failli le faire exploser, et pas qu’un peu. Au cours d'un match assez rude, Materazzi est expulsé pour une faute (imaginaire, ndlr) sur Mark Bresciano, avant que Francesco Totti n'assure le passage de l'Italie au tour suivant. Une victoire 3-0 sur des Ukrainiens ternes a permis une demie finale réussie contre l'Allemagne en demi-finale. Les hôtes étaient loin d'être à leur meilleur, mais à domicile et avec une nation derrière eux, les Italiens ont fait face à leur premier vrai test dans la compétition. Ce serait une rencontre passionnante, le curleur de dernière minute de Fabio Grosso suivi d'un tir d'Alessandro Del Piero réussissant à envoyer les Allemands au tapis. L'Italie, stimulée par l'inspirant Cannavaro et Materazzi de retour de suspension, s'est qualifiée pour la finale contre la France. Dirigée par l'inimitable Raymond Domenech, le Français s'était largement appuyé sur la verve de Franck Ribéry et la magie de Zinedine Zidane tout au long du tournoi. Ce dernier, qui devait prendre sa retraite après le match, avait attiré l'attention du monde du football avec ses performances de virtuose. Les fans étaient tous unis pour ce qui semblait être un chant du cygne parfait pour le Marseillais, une victoire en Coupe du monde étant une conclusion naturelle et parfaite. Le match, cependant, appartenait à Materazzi, et pratiquement à lui seul. Après avoir concédé le penalty sur lequel Zidane marquait une délicieuse Panenka, c'est la tête fulgurante de l'Italien qui rétablissait la parité entre les équipes. Un match ouvert a vu la France exercer un contrôle croissant, avant que le tristement célèbre coup de boule de Zidane ne mette un terme honteux à sa carrière et ne tourne le jeu en faveur de l'Italie. La séance de tirs au but qui en a résulté a vu Materazzi claquer son but avant que Grosso ne scelle la première victoire de l'Italie en Coupe du monde depuis 1982. On ne peut pas en dire beaucoup plus sur ce moment où Zidane a gâché les chances de son pays avec un geste de bravoure insensée. Le symbole de l'idylle difficile de la France ''black blanc beur'' avait, d'une seule action, brisé ses espoirs de Coupe du monde et envoyé des ondes de choc dans son pays d'origine, suscitant un débat sur des sujets aussi variés que la culture immigrée française à la masculinité. Pour Materazzi, cependant, ce fut son triomphe machiavélique le plus cru. Il avait fait ce qu'il devait faire, provoquant son adversaire dans un acte de folie qui le récompensait mille fois, lui et ses coéquipiers. Il semblait, enfin, qu'il avait appris à canaliser son agressivité. Alors que les innombrables vidéos YouTube montrant ses fautes les plus brutales continuent d'attirer les admirateurs, l'Italien est resté l'un des footballeurs les plus vilipendés du continent. Ses horribles attaques contre Bruno Cirillo et Juan Pablo Sorín ont laissé un goût amer dans la bouche de la plupart des fans de football et, même si l'incident avec Zidane ne ferait rien pour le rendre plus attachant, cela a au moins montré que Materazzi avait trouvé comment ajouter de la ruse à sa guillotine. De retour à la maison, l'Inter continuerait à dominer la Serie A, remportant un nombre incroyable de 17 matchs consécutifs lors de la saison 2006-2007. Zlatan Ibrahimović et Patrick Vieira, arrachés à la Juventus reléguée, ont ramené la fanfaronnade à San Siro, alors que l'Inter a enregistré près d'une centaine de points sur le chemin de son deuxième titre de champion consécutif. Materazzi, désormais un dieu parmi les fidèles Nerazzurri, est arrivé troisième dans le classement des buteurs derrière le Suédois et Hernán Crespo. Une campagne phénoménale a été couronnée lorsque Materazzi a remporté le prix du défenseur de l'année en Serie A en 2007. Le terrone de Lecce, si mal aimé et vilipendé tout au long de sa carrière, avait conquis le monde grâce à sa détermination et sa volonté. Une autre année et un autre titre de Serie A ont suivi, avant que José Mourinho ne remplace Mancini à la barre. Le Portugais avait pris d'assaut la Premier League avant de quitter Chelsea après un désaccord avec Roman Abramovich. Courtisé par presque toutes les grandes équipes d'Europe, c'est Massimo Moratti qui a obtenu sa signature. Avec son style pragmatique et son désir intransigeant de gagner, Materazzi a été accueilli avec une âme sœur de l'autre côté de la ligne blanche. "Conduite, intelligence, connaissances, expérience et empathie", tels étaient les mots du défenseur lorsque la Gazzetta Dello Sport lui a demandé de résumer les points forts de son entraîneur. "Il appuie sur tous les bons boutons, pas seulement sur ses joueurs." Ce serait certainement le cas. Au cours d'un séjour tumultueux de trois ans, Mourinho a réussi à attirer la colère de la plupart des entraîneurs et commentateurs italiens tout en apportant un succès sans précédent à la Curva Nord. L'Inter était insatiable, scellant un triplé avec une victoire sur le Bayern Munich en finale de la Ligue des champions en 2010. Pour Materazzi, ce fut une période où son implication dans l'équipe a décliné. En tant que figure de proue et ancien homme d'État, il est cependant resté indispensable au vestiaire de l'Inter. Nulle part son affection pour Mourinho ne peut être vue plus facilement que dans l'adieu émotionnel qu'ils ont partagé devant le Bernabéu lors de cette nuit fatidique à Madrid. Tout le monde savait que le Portugais prendrait le relais sur la sellette des Merengues, mais alors que beaucoup pensaient que les larmes de Materazzi étaient dues à la tristesse, il a un tout autre récit : "Je savais que s'il partait, nous ne serions plus jamais les mêmes", a-t-il avoué plus tard dans une interview avec Sport Mediaset. Un héritage construit sur la fureur et le succès violent serait bientôt démantelé, et Materazzi savait que ses jours étaient comptés. Suivre Mourinho, comme la plupart des managers l'ont constaté, est une tâche presque impossible. Pour Rafa Benítez, cependant, le banc de Giuseppe Meazza s'avérerait être un défi insurmontable. Le style détaché de l'Espagnol contrastait fortement avec le mode opératoire plus impliqué de son prédécesseur et, pour une équipe habituée à courir sur le terrain en sentant le sang, la transition de tueur à chaton était difficile à supporter. "Benítez avait peur de son ombre", s'est moqué Materazzi dans une interview avec FourFourTwo , rappelant le limogeage de l'ancien homme de Liverpool après seulement six mois à la tête de l’Inter. L'Inter récupérerait pour terminer deuxième cette année-là sous Leonardo, mais la décomposition avait commencé. La saison suivante a vu l'équipe s'effondrer sous trois managers consécutifs, qui ont tous eu du mal à motiver une équipe qui avait atteint le sommet et manquait de moyens pour une autre ascension. Materazzi était parti l'année précédente, et avec l'Inter privée de ses crocs, ils ne pouvaient que regarder la Juventus reprendre la suprématie nationale. Hors contrat et hors jeu, Materazzi a signé un contrat à court terme pour diriger l'équipe indienne de Chennaiyin en 2014. Ce que beaucoup considéraient comme un séjour lucratif dans le sous-continent s'est transformé en un titre en 2015. Encore une fois, l'un des joueurs les plus controversés du football étaient sorti vainqueur. Comme l'Inter aimerait avoir sa morsure et violence en défense aujourd'hui. Traduction alex_j.
  21. C’est une révélation de Calcio&Finanza qui relaye la Repubblica qui s’est attardée à la thématique suivante : Combien les clubs ont-ils coûté à leurs propriétaire entre 2011 et 2021 ? Capolista ! Ce qui est certain, c'est qu'aucun club européen n'a coûté plus cher à ses propriétaires que l'Inter. En une décennie, Massimo Moratti, Erick Thohir et la Famille Zhang ont sorti un total de 997 millions d'euros, soit une moyenne de cent millions par saison, par le biais d'augmentations de capitaux, de paiements de capitaux et de prêts. Voici le Top 10 arrêté à la saison 2020/2021 Si l’Inter est en tête, elle est collée par le Milan Ac, comme le prouve la base de donnée de Swiss Ramble sur laquelle le quotidien s’est basé : Le Milan culmine à 915 millions d’euros. On retrouve à la troisième place un club de Premier League : Le Chelsea de Roman Abramovich et ses quelques 791 millions d’euros. La Juve est à la 7ème position avec 417 millions d’euros, dépassée étonnement par Everton et ses 506 millions d’euros. Touetois, si l'enquête aurait pris en compte la saison 2021/22, les Bianconeri se retrouverait devant le Milan, vu qu’Exor et ses partenaires ont injecté 400 millions d’euros pour une nouvelle augmentation de capital. A noter que pour l’Italie, Les trois clubs dont la propriété a été la plus dépensière ont tous remporté la Serie A au cours de la décennie en question. En remontant jusqu'en 1992, cette Streak n’a été interrompue que par la Lazio et la Roma. Dans l'ère Zhang, soit entre 2015/16 et 2020/21, la propriété a également injecté 553 millions d'euros dans les caisses, presque toujours avec des prêts d'actionnaires. C'est bien plus que la somme dépensée par Moratti (175 millions d'euros) et Thohir (275 millions d'euros) au cours des cinq années précédentes. Pour Milan, le rebond a eu lieu en 2018 avec l’arrivée du Fonds Eliott aux commandes, lui qui a injecté 658,8 millions d'euros en quatre saisons. Il faut souligner que ce rapport ne tient pas compte de l'endettement des clubs, ni des montants dépensés pour acheter des actions, mais uniquement de l'argent dépensé pour couvrir les pertes, qui ont été énormes dans le football italien. Au cours de la décennie étudiée, l'Inter a d’ailleurs toujours clôturé ses bilans dans le rouge, brûlant 762 millions d'euros. La seule saison positive remonte à la saison 2013/14, grâce à un revenu extraordinaire de 139 millions d'euros correspondant à la "plus-value des cessions des droits télés", des sponsors et de la marque à Inter Media and Communication S.r.l.. Tous les bilans étaient également dans le rouge pour le Milan, avec des pertes totales plus importantes que l’Inter en dix ans : 872 millions d'euros. Pour la Juve, qui avait réussi à maintenir ses comptes en ordre de 2014 à 2017, les ennuis ont commencé en 2018. En une décennie, au total, elle a perdu 381 millions d'euros. Pour tous les clubs, la pire année est 2020/21, en raison du Covid. ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  22. Giuseppe Marotta a été interviewé ce matin par Radio Anch'io Lo Sport. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il joue à présent carte sur table, signe que les différentes négociations sont sur le point d’aboutir ? Allez-vous annoncer le retour de Lukaku aujourd’hui ? "Absolument pas. D’une façon plus générale, je dirais que j’ai le devoir de créer une équipe compétitive dans le respect de la soutenabilité. Cela passe par un chassé-croisé de sondages, de négociations, et un Dirigeant dans le milieu du football doit tenter toutes les voies possibles sans avoir la crainte de ne pas atteindre l’objectif. Lukaku est une piste envisagée mais il y a encore des difficultés et nous devons évaluer s’il y a des points extrêmes pour y parvenir." Vous dirigez-vous plus vers des joueurs d’expérience ou vers une croissance des jeunes ? "Nous sommes confrontés à d’importantes difficultés en Italie. Nous étions parmi les premiers en Europe en termes de budget et de victoire au début des années 2000. A présent, la seule équipe italienne dans le top 10 est la Juve et elle navigue entre la huitième et neuvième place. Nos possibilités de dépenses sont donc limitées et le Calcio a subi un profond changement car nous sommes passé des Mécénats tels que Silvio Berlusconi et Massimo Moratti, au modèle de gestion d'entreprise actuel: Le Calcio n’avait pas fait dans la dentelle, mais à présent, la soutenabilité financière est le cœur des entreprises." "Notre championnat est un championnat de transition: Lukaku en est l’exemple, il était arrivé il y a deux ans, il a été attiré par Chelsea est était parti, nous avions dû faire en fonction. Faire jouer les jeunes est une réalité importante, mais la pression est encore trop importante pour leur donner du temps de jeu dans les grandes réalités que nous sommes." Y-a-t ’il le risque que Lautaro imite ce qu’a fait Lukaku, il y a un an ? "Nous avons un objectif de référence, qui signifie que nous devrons conclure notre campagne de transfert avec un solde positif et des coûts salariaux contenus. Notre intérêt est de maintenir une équipe forte car cela fait partie de l’Histoire du Club: Vu sous cet angle, Lautaro est indispensable pour continuer à poursuivre nos objectifs." Votre avis sur la bataille entre la Lega et la FIGC sur l’indice de liquidité... "Le rapport avec la FIGC a toujours été positif. ll y a de la satisfaction pour l'acceptation partielle du recours et cela démontre la validité de nos objections concernant une mesure inappropriée. Nous sommes en faveur de la transparence, mais avec des moyens et un timing différents. Surtout en raison des effets rétroactifs sur la gestion actuelle. La voie empruntée par la Fédération est la bonne, mais nous devons tenir compte de la situation dans laquelle se trouvent les clubs". Quand les nouvelles réformes arriveront-elles ? "Je pense qu’elles arriveront bientôt. Nous devons éliminer le mot "Querelle" qui est devenu la grammaire de toute une classe dirigeante. Nous avons besoin d'une vision commune, de nouvelles formes de revenus, de la valorisation des ressources comme celle des droits télés à l’étrangers. Par rapport à l'Espagne, nous percevons un quart des revenus, par rapport à l'Angleterre environ un huitième. C’est question d'entreprises de médias : il n'y a pas de préclusion, mais une analyse approfondie de cette proposition est nécessaire." "Des réformes sont donc nécessaires: Celle de nos championnats professionnels car ils sont trop imposant. Le monde semi-professionnel peut aussi venir en aide aux réalités provinciales: Aujourd'hui, la Serie A verse 120 millions en mutualité aux championnats de moindre importances. Nous sommes également en queue de peloton en termes d'infrastructures. Au cours des dix dernières années, 153 nouveaux stades ont été construits en Europe, dont seulement deux en Italie. Ce système doit être renouvelé". Ce besoin de liquidités incitera-t-il certains clubs à vendre quelques grands joueurs ? "Aujourd'hui, le Management doit allier théorie et pratique. Si le Trading était par le passé marginal, aujourd’hui aucune équipe ne peut rester debout sans disposer d’actifs sur le marché des transferts: C’est ici que la compétence et la créativité prennent le dessus. Nous ne pouvons pas être une Serie A considérée comme un mouvement d'investissement, nous avons besoin de la compétence des managers et des entraîneurs. Je suis fier de dire que nous en avons eu la preuve avec Carlo Ancelotti, qui confirme que le Made in Italy reste le meilleur en Europe en termes d’entraîneur/manager." Inzaghi aura-t’ il à sa disposition toutes ces nouvelles recrues pour le début de la mise au vert ? "Oui, il aura ses nouvelles recrues, mais je ne connais pas encore leur identité : Mkhitaryan sera officialisé dans les prochains jours tout comme Onana. Nous évaluons un peu le tout, car nous voulons aussi valoriser nos jeunes Champions de Primavera d'Italie dans lesquels il y a tant de talents. Nous augmenterons le risque techniquement, mais nous savons que nous nous devons de compter sur les jeunes. Nous avons l'obligation de constituer une équipe hautement compétitive, car c'est notre devoir de le faire. Pour la reprise de la compétition, nous essaierons de mettre à la disposition d'Inzaghi une équipe qui ait l'apparence d’être hautement compétitive." Pouvez-vous rassurer les Tifosi pour Milan Skriniar. Est-ce que la Clé se nomme Bremer ? "C’est beaucoup plus difficile de remplacer un attaquant qu'un défenseur, car les premiers cités sont très peu nombreux et exiges des dépenses qui font peur: Il est fort probable que la Défense soit le secteur dans lequel nous serons obligés d'agir, mais avec Ausilio et Baccin nous sommes déjà en train d'émettre des hypothèses d'alternatives valables en cas de départ d'un de nos défenseurs. Bremer est un joueur de classe mondiale et de nombreuses équipes de haut niveau pourraient l'utiliser. Il est certain que toute notre attention est concentrée sur lui." Est-ce une semaine décisive pour Dybala et Lukaku ? C’est difficile d’apporter une réponse précise. Ce sont nos objectifs, mais nous devrons aussi faire avec la réalité économique: Je ne vous cache pas qu'on a sauté sur ces occasions car ils nous seront utiles. Si nous pouvons y parvenir, nous le ferons, sinon, nous passerons à d'autres objectifs. Ce n'est pas l'opération individuelle qui compte, mais c’est un travail d’équipe: Ce groupe représente une bonne valeur objective, à part Perisic qui est parti." Comment ça s'est passé avec Gnonto ? "C'est une plainte que je formule de manière concrète: En Italie, d'un point de vue législatif, l'instrument appelé apprentissage fait défaut. Nous sommes maintenant arrivés à ce constat qui permet aux joueurs atteignant l’âge de 16 ans de pouvoir partir à l'étranger sans salaire et de manière incontrôlée". Un défenseur partira : De Vrij, Skriniar ou Bastoni selon-vous ? ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  23. Wesley Sneijder, qui aurait dû remporter le Ballon d’Or 2010 est non seulement un génie du foot, un mec simple et humble qui ne refuse jamais d’être accosté par les tifosi, c’est aussi et surtout un très gros blagueur ! Yuto Nagatomo en sait quelque chose "J’adorais faire des blagues à Nagatomo: Quand il est arrivé à l’Inter, il ne parlait pas très bien l’italien. En avant-match, un jour, Moratti est entré dans le vestiaire et nous nous sommes levé pour le saluer. Nagatomo était à côté de moi et je lui ai dit : "Lorsque tu salueras le Président, en signe de respect, tu devras lui dire "Ciao Bastardo"que l’on peut littéralement et poliment possible traduire par "Salut enfoiré". "Le Président a fait le tour du vestiaire et lorsqu’il est arrivé à notre niveau, Yuto lui a dit "Ciao Bastardo" en s’inclinant. Même Moratti était plié de rire !" ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  24. Giuseppe Marotta, l’Administrateur-Délégué de l’Inter s’est livré dans une très longue interview à DAZN: "Je me souviens d'une métaphore de la vie en évoquant un chef-d'œuvre du cinématographique de notre Italie : "Nuovo Cinema Paradiso". Le protagoniste y devient un réalisateur établi à Rome depuis un petit village de Sicile où il aidait le projectionniste : Ma vie y est ressemble." "Comme l'écrit Coelho, si vous voulez que les miracles se réalisent, vous devez penser qu'ils existent et vous devez y croire : c'est un peu comme la persévérance avec laquelle vous entreprenez votre activité. J'ai fait miennes ces caractéristiques en partant des principes les plus basiques : Le contact avec des personnes humbles vous donne des valeurs dont vous avez besoin". Qui était le premier entraîneur que vous avez recruté ? C’était à Eugenio Fascetti à Varese. A cette époque-là, il y avait quelqu’un au-dessus de moi, mais le Président m’avait informé que si je voulais devenir le Directeur Sportif, je me devais de lui proposer un entraîneur. J'ai parlé au directeur de la formation à Coverciano en lui demandant quel était le meilleur entraîneur : il m'a orienté vers Fascetti et j’ai décidé de le choisir C'était un mauvais choix, il a récolté moins que ce qu’il avait semé…. J'aurais aimé travailler avec Sacchi, lui qui a tout changé." Et pour Inzaghi? "Je l’ai appelé sans savoir qu’il était au restaurant avec Lotito: Il était clairement un peu dans l’embarras. Mon intuition et celle d’Ausilio était de lui faire signer rapidement un accord tout en respectant un président comme Lotito, qui ne le voyait pas comme un manque de courtoisie. Lorsqu'un entraîneur ou un joueur reste de longue années dans un Club, c’est parfois bon d’engranger de l’expérience et de grandir ailleurs." Et vos débuts ? "Je voulais être joueur, entraîneur, manager et même journaliste : j'ai éliminé joueur car j'étais pauvre et entraîneur parce que c'était difficile d'y arriver. Il me restait donc deux options: Manager ou journaliste. J'ai fait les deux, j'ai travaillé avec un journal local pour écrire l'Edito du lundi. Je prenais du plaisir à revivre ce qu’il s’était passé le dimanche, cela m’a servi d’entrainement." Et l’opération Ronaldo ? "Quand vous achetez un joueur, vous devez faire une évaluation à 360 degrés : j'ai fait mes propres considérations. C'est vraiment "légendaire" de lire qu’il y a eu une fracture sur cette opération : Il y a juste un un choc d’opinion." Est-ce vrai que vous avez songé, durant une période, à recruter Messi à l’Inter ? "Cela m’a été rapporté, mais ce n’était pas sous ma gestion." Est-ce celle de Moratti ? "Je dirais juste qu’il s’agit de l’Inter du passé." Confirmez-vous qu’avant Inzaghi, vous aviez tenté de recruter Allegri ? "Pour vous dire la vérité, il y avait eu un contact. Celui-ci s’explique aussi par le fait que je n’imaginais pas un seul instant Inzaghi de disponible. Max était libre à ce moment-là et il présentait un profil important." Est-ce vrai, qu’il y a quelques mois, il vous aurait été possible de retourner à la Juve ? "Non, c’est faux, il n’y a jamais rien eu de concret." Est-ce vrai qu’avec Agnelli, vous n’êtes pas resté en très bon terme ? "C’est faux, j’entretiens d’excellents rapports encore avec Agnelli à ce jour." Est-ce vrai que Cassano a été le talent le plus dur à gérer ? "C’est vrai, mais dans cette Sampdoria, il nous a offert des choses difficiles à trouver pour une équipe provinciale." Le footballeur que vous aimez comme un fils ? "Cassano, même si aujourd'hui les relations sont plus tendues : je l'aimais, il est parvenu à franchir un palier important malgré les difficultés de la vie. Il a été dépeint comme un gars qui a réussi au sommet: Il m'a fasciné. Ce que je ressens ne doit pas nécessairement être réciproque." Votre souvenir de Varese… "Je me souviens qu'à 11 ans, j'étais ramasseur de balles lors d’une rencontre historique dans l’Histoire de Varese : Une victoire sur le score de 5-0 contre la Juventus, le capitaine était Armando Picchi, un pilier de l'Inter. C'est le début d'une histoire qui me fait remonter le temps". Vous n’avez jamais eu envie de monter sur le terrain pour jouer ? "Quand il y avait un joueur absent lors des matchs d’entrainement, j'étais le joker qui comblait ce vide. Je me débrouillais assez bien : j'apprenais avec de nombreux bons joueurs. J'étais un 10 gaucher dans un football un peu plus lent : j'étais un bon milieu de terrain, un bon passeur. Ma grande idole était Gianni Rivera, ce grand numéro 10." Votre onze de rêve "En jouant avec un 4-4-2, je dirais Buffon dans les buts, car c'est une icône du football, puis à droite Lichtsteiner, Luca Pellegrini en libéro, c’était l’un de mes recrutement, l'autre défenseur central Chiellini et comme arrière gauche Maldera que j'ai toujours aimé. Au milieu du terrain, je mets Pirlo, un leader silencieux qui n'aime pas parler mais qui communique beaucoup du regard, Vidal, un autre joueur qui m'a beaucoup donné." "Je mets Del Piero comme numéro 10, mais aussi ce merveilleux Recoba : Avec lui, Venezia qui été condamné à la relégation avait eu la force de se sauver. Dans mon histoire, il a été le joueur le décisif pour changer le cours de l’Histoire. Par affection, j’opterais pour Anastasi, j'ai une relation émotionnelle avec lui parce que j'étais le ramasseur de balles à l'époque. Ensuite, je pourrais citer Lodetti et Suarez." Le but le plus important dans votre carrière ? "Le plus décisif, c'est sûrement celui de Sanchez : Tu marques et tu gagnes... J'ai gagné d'autres finales, mais jamais à la dernière seconde! Son but dans mon palmarès est celui qui laisse l’empreinte la plus forte. Si je dois regarder le caractère spectaculaire du but, je me souviens de celui de Cassano contre la Juve." Le but de vos rêves ? "Celui d’un milieu de terrain qui avance, dribble tout le monte et la met au fond des filets avec sa tête." Del Piero et la Juventus ? "Les anciens grands joueurs représente la beauté et les problèmes : Ces grands joueurs ne font jamais partie des clubs, ce sont devenus des grandes icônes et des légendes qui représentent l'Histoire. Alex doit être considéré comme tel". Votre meilleur coup sur le Mercato ? "Vu les aller et retour, je dirais Pogba : Arrivé gratuit et revendu à son ancien club pour 110 millions d’euros. Les dirigeants de United l'ont admis, c'est quelque chose d'unique dans le football." Votre premier transfert "L’acquisition de Rampulla au cours de la saison 1979-1980, il avait débuté face au Milan, c’était ma première opération." Votre négociation la plus compliqué ? "Je dois revenir 40 ans en arrière, c'était en 1982. J'avais 25 ans et j'étais insouciant : il y avait Mastalli, un joueur très fort. Je l'ai vendu en même temps à deux clubs composé de deux personnalités charismatiques : Sibilia et Massimino. J'ai fait signerdeux contrats et j'ai eu du mal à gérer les deux parties : ensuite, Sibilia m'a pardonné et a laissé tomber". Le président le plus compétent en matière de football que vous ayez connu ? "Sans l'ombre d'un doute Zamparini. C'était un président très impliqué dans le monde du football." Palerme ? "Lorsque je suis arrivé à la Samp en 2001, il était en train de reprendre le Genoa : Entre nous, c'était une grande compétition: Cela voulait déjà dire que l'une des trois places pour monter en Serie A allait déjà être occupés par lui. Je l'ai encouragé à déménager à Palerme, une autre place importante." La chanson de votre vie ? "J'ai toujours aimé Battisti, c'est lui qui a fait une série de chansons qui m'ont formé. Je suis allé au lycée classique de Varèse, c'était une école très stricte. J'avais des camarades de classe célèbres comme Maroni : j'étais passionné de sport, il venait à l'école avec les journaux traditionnels, moi avec la Gazzetta. J'y ai connu de belles heures." De quoi sera fait votre avenir... "J'ai beaucoup reçu dans la première phase de ma vie de "footballeur", quand j'ai commencé en bas de l'échelle. Maintenant, il est normal que je donne aussi quelque chose aux autres. J'ai toujours des rêves, et même si vous ne pouvez pas les réaliser, vous devez avoir la force et la capacité d'en créer de nouveaux. Je pense être sur d'avoir presque tout donné dans le rôle de Manager." "Ma prochaine expérience, celle que j'aimerais avoir et j'ai encore le temps pour tout vous dire, concerne mes activités politico-sportives. Je veux contribuer à la croissance de notre mouvement sportif, et principalement celui du Calcio. Selon moi en Italie, le sport est encore trop peu apprécié et considéré". Quelles sont les caractéristiques pour être un grand leader ? "L'Humilité: J'ai passé la moitié de ma vie à écouter : Aujourd'hui, je parle trop même car je suis à l'âge où je sens que je peux transmettre. Les premiers contacts avec mes collègues étaient ceux d'un garçon qui voulait apprendre et se taisait par respect et pour voler des secrets. L'exemple est une autre vertu : si vous exigez quelque chose, vous devez le montrer. La confiance est une relation que vous devez établir avec vos collègues de travail. Et puis, si tu veux gagner, tu dois avoir du courage." ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  25. Steven Zhang s’est livré à la presse suite à la conquête de la Coupe d’Italie, 11 ans après l’Inter du Triplé de Massimo Moratti: "Je veux remercier tous ceux qui travaillent pour l’Inter, ce titre est le fruit d’un travail de tant d’années, c’est une Coupe pour tout le monde, je la dédie à tous les Interistes du Monde et à l’équipe qui a tant travaillé afin de rendre cela possible." L’avenir ? "L’objectif est de continuer à être compétitif et de continuer avec cette équipe. C’est une grande satisfaction sur et en dehors du Club pour le travail réalisé et pour les résultats atteint : La coupe de ce soir est une nouvelle étape." Le Scudetto ? "Un Club comme l’Inter n’en a jamais assez, nous sommes affamé et nous voulons toujours tout gagner. Lorsque je suis arrivé ici, il y a six ans, la Juve était l’équipe la plus forte sur et hors du terrain. Mon objectif est de rester à ce niveau de qualité aussi pour les saisons à venir, le titre de ce soir est la preuve que nous faisons bien les choses, et même si ce résultat dépend aussi un peu de la Chance, mais nous devons continuer à aller de l’avant de cette façon." "Je suis Honoré d’échanger et de côtoyer quotidiennement un tel groupe, non seulement sur le terrain, mais aussi en dehors. Je remercie tout le personnel qui nous a offert une grande soirée de fête. Cette coupe restera dans l’Histoire, à présent nous allons tout tenter Fino alla fine: Je suis convaincu qu’il nous est encore possible de gagner le Scudetto." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
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