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  1. Nouvelle analyse de Calcio&Finanza. Cette fois-ci, celle-ci se penche sur les salaires perçus par les joueurs du noyau Nerazzurro, cuvée 2020-2021. La somme globale salariale culmine à 150 millions d’euros pour l’Inter cette saison, sur base de l’étude annuelle réalisée par la Gazzetta Dello Sport sur la Serie A. Ces salaires sont à contre-courant en regard à la Serie A dans son aspect générale, ou les coupes budgétaire n’ont pas manquées : La masse salariale globale pour le tournoi est passé de 882 millions d’euros en 2015/2016 à 1,36 milliard d’euros la saison dernière, pour chuter de 5% cette saison, en culminant à 1,28 milliard d’euros. L’impact des nouvelles recrues En ce qui concerne l’Inter, la courbe est allée de façon croissante comparée à la saison écoulée. Il a non seulement fallu tenir compte de la réintégration des joueurs disposant d’un salaire important comme Nainggolan et Perisic, mais il a fallu également adapter le salaire perçu par Sanchez qui a été acquis durant l’été à titre définitif. Vidal et Hakimi représentent, à eux seuls, plus de 10 millions d’euros. Tandis que le groupement des nouvelles recrues tourne à 8 millions d’euros. On y retrouve Kolarov, Darmian, Pinamonti et Radu, soit toutes les acquisitions du mercato estival marqué par l’empreinte du Suning Au niveau des départs, d’importants salaires ont été dégagés, ceux de Diego Godin, Antonio Candreva et Kwadwo Asamoah Romelu Lukaku: 7,5 millions d'euros; Christian Eriksen: 7,5 millions; Alexis Sanchez: 7 millions; Arturo Vidal: 6,5 millions; Achraf Hakimi: 5 millions; Ivan Perisic: 5 millions; Radja Nainggolan: 4,5 millions; Stefan De Vrij: 3,8 millions; Marcelo Brozovic: 3,5 millions; Samir Handanovic: 3,2 millions; Aleksandar Kolarov: 3 millions; Milan Skriniar: 3 millions; Ashley Young: 3 millions; Nicolò Barella: 2,5 millions; Lautaro Martinez: 2,5 millions; Matias Vecino: 2,5 millions; Danilo D’Ambrosio: 2 millions; Matteo Darmian: 2 millions; Stefano Sensi: 2 millions; Andrea Pinamonti: 2 millions; Andrea Ranocchia: 1,8 millions; Alessandro Bastoni: 1,5 millions; Roberto Gagliardini: 1,5 millions; Ionut Radu: 1 milione; Daniele Padelli: 0,5 millions. Cautionnez-vous cette répartition salariale ? ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  2. Alors que l'Atalanta est devenue le huitième club de Serie A à passer sous pavillon américain, le football italien continue d'attirer de nombreux propriétaires venant des États-Unis et du Canada. Focus sur les raisons de ce phénomène grandissant en Italie. Des grands aux petits marchés... Avec une quinzaine d'équipes italiennes acquises, les États-Unis sont le deuxième pays le plus représenté dans le paysage footballistique transalpin. Cet essor se diversifie à des équipes de gabarits différents : de grands clubs de Serie A habitués à jouer l'Europe comme l'AC Milan, l'AS Rome, l'Atalanta, la Fiorentina, à de plus petites structures telles que le Genoa, la Spezia et le promu Venise, auquel peut s'ajouter Bologne, racheté et dirigé par l'homme d'affaires canadien Joey Saputo depuis 2014. Les divisions inférieures sont également concernées par ce phénomène avec quatre clubs sous pavillon américain en Serie B (Pise, Ascoli, Parme et la Spal), et deux autres en Serie C (Campobasso et Cesena). Interrogé par L'Équipe, Matt Rizzetta, propriétaire italo-américain des clubs de Campobasso et Ascoli, explique pourquoi les investisseurs américains s'intéressent également aux divisions inférieures : "Je pense que de nombreux propriétaires étrangers voient le rapport risque/récompense optimal dans les clubs de division inférieure. Les coûts d'acquisition sont relativement faibles par rapport aux premières divisions et le gain potentiel est énorme Pour de nombreux investisseurs, il est préférable d'acquérir un club de niveau inférieur à un prix peu élevé et parier sur eux-mêmes pour mettre en œuvre une stratégie qui fera monter le club sur un horizon de 3 à 5 ans." Une arrivée massive qui s'explique en premier lieu par le lien historique entre les deux pays, avec notamment les vagues migratoires italiennes successives vers les États-Unis depuis la fin du XIXe siècle. Plus de 16 millions d'Américains sont originaires de la Botte d'après l'US Census Bureau, organisme officiel de recensement. Ils sont ainsi plusieurs propriétaires américains à avoir des origines italiennes à l'image de Stephen Pagliuca (Atalanta), Rocco Commisso (Fiorentina) ou encore Joe Tacopina (Spal). Lui-même d'origine italienne, Matt Rizzetta confirme que ces liens ont pu jouer jouer un rôle sur l'attractivité du Calcio : "Le football italien a toujours été une passion pour moi et a été un élément important de mon enfance avec mes grands-parents, tous deux immigrés italiens. Lorsque j'ai créé mon entreprise, l'un des objectifs que je souhaitais atteindre était d'investir dans un club de football italien." Les travaux du football italien Le sacre de la Nazionale lors du dernier Euro ne doit pas masquer les multiples maux dont souffre le football italien depuis plusieurs années : stades vétustes, audiences en baisse de 20 à 30%, clubs criblés de dettes ou contraints de disparaître définitivement comme le Chievo Vérone, etc. Et la pandémie du Covid-19 n'a fait qu'accentuer le problème avec des pertes estimée 700 millions d'euros selon La Repubblica entre la baisse des droits télé, les sponsors perdus et l'absence de public dans les stades. "Dans un tourbillon de perte de compétitivité, la Serie A traverse la phase la plus difficile de son histoire récente. Dans un tourbillon de perte de compétitivité, et alors que le niveau de la concurrence monte en Europe, le Calcio traverse la phase la plus difficile de son histoire récente", affirme Marco Bellinazzo, journaliste du quotidien économique Il Sore 24 Ore. Une attractivité intacte, un potentiel économique Mais alors pourquoi autant d'investisseurs américains partent-ils à l'assaut du Calcio s'il est en crise financière ? "L'Italie est une destination attrayante et le football ouvre la porte à d'autres opportunités d'affaires, étaye Matt Rizzetta. C'est un canal de réseautage incroyable et une source d'opportunités d'investissement dans d'autres domaines liés à la culture italienne à travers le monde. Nous avons investi dans plusieurs autres activités dans les médias, le divertissement et le tourisme, chacune de ces transactions est reliée à notre activité dans le football." Tourisme, mode, luxe, gastronomie, art, etc. : l'Italie a de quoi attirer l'entertainment américain. Reste que le championnat italien n'est pas la MLS, et que les tifosi restent attachés à leur culture. "Si cela est fait correctement, les propriétaires américains peuvent apporter une nouvelle perspective et un nouveau style de gestion au football italien, veut croire Matt Rizzetta. Le risque est qu'ils le fassent au détriment des traditions et coutumes locales qui rendent ces clubs si uniques et particuliers. C'est là qu'ils doivent apprendre des propriétaires italiens. Les plus intelligents sont ceux qui apportent une approche fraîche et disciplinée, mais qui le font en honorant l'histoire de ces clubs qui font partie du patrimoine italien depuis des générations." Néanmoins, l'arrivée massive des Américains en Italie pourrait bien entraîner un effet domino positif. Réputés pour leur gestion rigoureuse et leur capacité à générer des revenus sur le marché international, les investisseurs américains sont habitués au sport business. "Les nouvelles propriétés nord-américaines peuvent favoriser la refondation de l'industrie italienne du football, introduisant des ressources et des énergies que la Péninsule n'est plus en mesure d'exprimer, même dans les ligues mineures", poursuit Marco Bellinazzo. Pour Bellinazzo, l'espoir reste de rigueur, notamment en ce qui concerne la construction de nouveaux stades dans un Championnat où seuls la Juve, l'Atalanta, l'Udinese et Sassuolo sont propriétaires de leur enceinte : "Le modèle économique américain laisse présager des marges de croissance élevées, notamment pour les stades. Dans les prochaines années, une quinzaine de stades pourraient être construits ou rénovés, avec des investissements immobiliers aux alentours, pour plus de 5 milliards d'euros, surtout si l'Italie doit accueillir l'Euro 2032. Et la concurrence des grands acteurs mondiaux du streaming entraînera une augmentation significative des revenus de la télévision au cours des prochaines années." Des outils nécessaires pour le rayonnement de la Serie A à travers le monde. Source, l'Equipe "Pourquoi les Américains investissent autant en Serie A ?" par Valentin Feuillette.
  3. Alors que l'invasion russe s'intensifie en Ukraine, The Guardian pointe justement la duplicité de la FIFA et du CIO. Ceci est la traduction intégrale de ''History will judge IOC and Fifa as opportunistic hypocrites over Russia'' de Kerian Pender paru sur le site du Guardian. Il n'aura fallu que huit jours, et une guerre, pour que le Comité international olympique (CIO) réussisse une audacieuse pirouette qui aurait eu sa place sur les pentes des Jeux olympiques d'hiver. Pendant une bonne partie du mois de Février, alors que Pékin accueillait les Jeux de 2022, le CIO a insisté : il n'y a pas de place pour la politique dans le sport. "Vis-à-vis de la population ouïghoure, la position du CIO doit être de donner la neutralité politique", a déclaré le président, Thomas Bach, début février . Pourtant, une semaine seulement après le baissé de rideau sur les Jeux olympiques d'hiver, le CIO a radicalement fait machine arrière. "Afin de protéger l'intégrité des compétitions sportives mondiales et pour la sécurité de tous les participants", a décidé Lundi la commission exécutive du CIO, "les athlètes russes et biélorusses devraient être exclus des compétitions internationales. Le CIO réaffirme l'appel du président du CIO", poursuit le communiqué, pour "Donner une chance à la paix." Tout cela soulève la question suivante : pourquoi les crimes contre le peuple ouïghour et les violations des droits de l'homme en Chine sont-ils acceptables, mais l'envahissement de l'Ukraine ne l'est pas ? Après des JO d'hiver remplis de recours à la neutralité, cette hypocrisie flagrante provoque un certain sentiment de malaise. À travers cette caméra sportive inexplicable, il semble que certaines atrocités soient acceptables, mais la Russie a franchi la ligne en marchant sur Kiev. Le CIO a enfin fait ce qu'il fallait. Compte tenu du conflit en Ukraine, la participation de la Russie à des compétitions sportives internationales serait impensable à l'heure actuelle. La Fifa mérite également un certain crédit pour avoir exclu les équipes russes des compétitions internationales. Le coût humain est regrettable, des athlètes russes ordinaires, dont beaucoup n'ont aucun lien avec le régime du président Vladimir Poutine et ne jouent aucun rôle dans cette folie actuelle. Pourtant, une interdiction sportive de la Russie est la seule ligne de conduite raisonnable alors que les missiles pleuvent sur les civils ukrainiens. Mais qu'est-ce qui a pris tant de temps à ces corps sportifs ? La Russie a envahi la Géorgie en 2008, un an après que le CIO ait attribué les Jeux de 2014 à Sotchi. Curieusement, compte tenu des événements récents, le CIO était muet à l'époque. Six ans plus tard, le jour de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d'hiver, l'annexion de la Crimée par la Russie avait commencé. Dans les mois suivants, la Russie envahit l'est de l'Ukraine. Plutôt que de condamner la violence, l'instance dirigeante olympique a décerné des honneurs aux loyalistes de Poutine (qu'ils ont récupérés de manière ridicule Lundi). La Fifa a suivi avec la Coupe du monde, en 2018, malgré l'occupation continue de la Crimée par la Russie, ses séparatistes par procuration à Donetsk et Lougansk et, quelques mois à peine avant le tournoi, une tentative d'assassinat bâclée sur le sol anglais. Le sportwashing a des conséquences, les événements en Ukraine au cours de la semaine dernière l'ont clairement montré. En autorisant l'utilisation de leurs joyaux de la couronne pour redorer l'image de la Russie, le CIO et la Fifa ont été complices des actes aveugles de Poutine au cours de la dernière décennie. Il est sans doute possible que, même si les Jeux olympiques de 2014 ou la Coupe du monde de 2018 avaient été supprimés ou délocalisés, nous en soyons encore là où nous en sommes aujourd'hui. Mais l'inaction du CIO et de la Fifa n'a guère aidé. Alors qu'ils auraient dû agir, les instances dirigeantes manquaient de conviction (et de courage aussi) pour faire des choix cruciaux. Il est maintenant facile pour les deux de s'exprimer; ils ont eu leurs jamborees sportifs financés par le contribuable russe, enrichissant les oligarques russes, et sont rentrés chez eux. Il est prudent de condamner Poutine aujourd'hui, depuis leurs palais suisses, sans rien en jeu. Par leurs dernières actions, le CIO et la Fifa se sont montrés tout simplement opportunistes : neutres quand cela arrange leurs ambitions commerciales, et politiques quand ils ressentent le besoin de s'aligner sur l'opinion mondiale. Avec la Coupe du monde Qatar 2022, le revirement ne devrait pas durer. Le tournoi se poursuivra en utilisant des infrastructures très probablement construites sur le dos du travail forcé, dans une nation classée comme "non libre" par l'organisme de surveillance des droits Freedom House, où les droits des femmes et des Qataris LGBTQI+ sont limités. La Russie n'est peut-être pas là, mais les 6 500 travailleurs migrants morts au Qatar depuis l'attribution de la Coupe du monde non plus. La culpabilité de la Fifa est profonde. Le sport a toujours été politique, remontant aux premières Olympiades de la Grèce antique, lorsque les cités-États se bousculaient, recourant même parfois à la violence, pour influer l'organisation des Jeux. Dire le contraire, comme le font depuis longtemps le CIO, la Fifa et d'autres instances sportives mondiales, montre un mépris délibéré de la réalité, un déni. Pourtant, ils ont persisté dans le mythe, y compris il y a à peine une semaine, lorsque le dernier cirque olympique s'est terminé à Pékin avec à peine un petit cri sur les droits de l'homme. Leur interdiction de la Russie est la bienvenue, bien que cynique. Mais cela ne fait que souligner leur énorme duplicité, leur échec de leadership et le vide moral qui voit la répression brutale du peuple ouïghour, des Tibétains, des Hongkongais comme ne justifiant rien de plus que la "neutralité politique". L'histoire jugera le CIO et la Fifa comme des hypocrites complices, aucun retour en arrière sur la Russie n'arrêtera cela. Traduction alex_j (qui a tout donné) via The Guardian.
  4. Alors que l'invasion russe en Ukraine s'intensifie, la FIFA a sorti l'artillerie lourde, son robinet d'eau tiède. La Fifa a décidé que la Russie pouvait poursuivre sa tentative de se qualifier pour la Coupe du monde de cet hiver, malgré le refus de ses adversaires de jouer contre elle. Alors que l'Angleterre est devenue le dernier pays à déclarer qu'elle boycotterait les matches contre la Russie après l'invasion de l'Ukraine, la Fifa a finalement mis fin à des jours de silence sur le sujet pour approuver effectivement le statu quo. Dans le cadre d'une série de "mesures initiales" convenues dimanche par le conseil de la Fifa, les barrages de la Coupe du monde du mois prochain entre la Russie et la Pologne se dérouleront sur terrain neutre et sans spectateurs. La Russie sera également forcée de s'appeler "Union de football de Russie (RFU)" en écho à la punition infligée au pays aux Jeux olympiques. Aucun drapeau russe ne flottera non plus, et l'hymne ne sera pas joué non plus. Dans un communiqué, la Fifa a déclaré qu'elle serait disposée à envisager d'autres mesures, y compris l'expulsion de la Coupe du monde, si "la situation ne s'améliorait pas rapidement". Ils ont déclaré avoir déjà "dialogué" avec la Fédération polonaise, ayant "pris bonne note des positions exprimées via les réseaux sociaux". Mais la proposition de la Fifa a été immédiatement rejetée par les autorités polonaises du football, qui plus tôt ce week-end avaient déclaré leur détermination à boycotter tout match avec la Russie, un sentiment partagé par les joueurs, dont l'attaquant vedette Robert Lewandowski. Les Polonais ont ensuite été rejoints dans un boycott par la Suède et la République tchèque, dont l'un doit rencontrer le vainqueur de cette rencontre lors d'une finale de barrage. Le président de la FA polonaise, Cezary Kulesza, a qualifié la décision de la Fifa d'inacceptable. "Dans la situation de guerre en Ukraine , nous ne nous intéressons pas au jeu des apparences. Notre position reste inchangée : l'équipe nationale polonaise ne jouera PAS contre la Russie lors du match de barrage, quel que soit le nom de l'équipe russe." La FA polonaise a également pris la décision d'écrire officiellement à la Fifa pour rejeter les mesures et demander l'expulsion de la Russie de la Coupe du monde. "L'Association polonaise de football informe qu'en raison de l'agression brutale de la Fédération de Russie contre l'Ukraine et de la guerre qui s'y poursuit, nous ne voyons aucune possibilité de jouer contre l'équipe nationale russe dans les matches de barrage pour la qualification au Mondial du Qatar en 2022 quel que soit le nom de l'équipe composée de footballeurs russes et le lieu du match. Face à l'invasion russe en Ukraine, qui a été condamnée presque partout dans le monde, c'est la seule décision que nous puissions prendre. Une performance lors d'un match contre l'équipe nationale russe serait un acte honteux non seulement pour nos joueurs mais pour l'ensemble de la communauté du football, contraire à la solidarité avec la nation ukrainienne. En tant qu'association de football, nous refusons de participer aux matches de barrage dans lesquels l'équipe nationale russe apparaît. Dans le même temps, nous appelons les autorités de la Fifa à réagir immédiatement aux violences brutales que nous observons quotidiennement sur le territoire de l'Ukraine indépendante. Si la politique de la Fifa en matière de droits de l'homme est plus que de simples mots sur un papier, il est maintenant temps de la mettre en pratique en excluant l'Association russe de football des éliminatoires de la Coupe du monde au Qatar en 2022." Dimanche, l'Angleterre a rejoint ce groupe. Dans une intervention peu avant que la Fifa ne publie ses conditions, la Football Association a déclaré qu'elle ne jouerait aucun match international contre la Russie à aucun niveau "dans un avenir proche". "Par solidarité avec l'Ukraine et pour condamner sans réserve les atrocités commises par les dirigeants russes, la FA peut confirmer que nous n'affronterons la Russie dans aucun match international dans un avenir proche. Cela inclut tout match potentiel à n'importe quel niveau de football senior, groupe d'âge ou para." Plus tôt ce week-end, chacun des éventuels adversaires de la Russie en barrage a confirmé qu'il refuserait de jouerr le match. La Pologne et la Suède ont été rejointes dimanche par la République tchèque qui a déclaré que les officiels et le personnel avaient convenu de ne pas jouer. "Il n'est pas possible de jouer contre l'équipe nationale russe dans la situation actuelle, pas même sur un terrain neutre. Nous voulons tous que la guerre se termine le plus tôt possible." La France a également déclaré qu'elle soutenait l'expulsion de la Russie. Noël Le Graët affirme que "Le monde du sport, et notamment du football, ne peut rester neutre. Je ne m'opposerais certainement pas à l'expulsion de la Russie." Pour l'instant, la Fifa n'a pris aucune mesure concernant les prochains barrages de la Coupe du monde, qui doivent avoir lieu le mois prochain, ni la possibilité que la Russie se qualifie pour le tournoi final lui-même. Dans un communiqué la semaine dernière, l'instance dirigeante mondiale a simplement déclaré qu'elle continuait de "surveiller la situation" et que "des mises à jour... seront communiquées en temps voulu". L'UEFA a pris la décision de priver Saint-Pétersbourg de la finale de la Ligue des champions ce Vendredi et a également déplacé tous les matches impliquant des équipes russes sur des terrains neutres. Une seule équipe de club russe, le Spartak Moscou, reste en compétition européenne cette saison, mais Dimanche, son prochain adversaire, le RB Leipzig, a déclaré qu'il faisait pression pour une plus grande action de la part de l'instance dirigeante. "Le RB Leipzig est actuellement en pourparlers intensifs avec l' UEFA sur la marche à suivre pour les matches à élimination directe de la Ligue Europa contre le Spartak Moscou et s'attend à une décision opportune de l'association", a déclaré le club. Traduction alex_j via The Guardian.
  5. Tel un cancer, le racisme ronge le foot italien, et ce depuis plusieurs décades. Ce qui suit est la traduction de "Could points deductions be an effective way to combat racist abuse in Italian Football?" par Tom Guerriero-Davies paru sur The Gentleman Ultra le 09 Janvier 2019. A partir du triste Inter – Napoli du 26/12/2018, l’auteur arrive à une conclusion intéressante. Les gros titres après les premiers matches du Boxing Day 2018 de Serie A n'auraient pas pu être plus éloignés de ce que ses programmateurs avaient prévu. Ce qui aurait dû être un événement phare pour la Serie A, tel revendiqué en tant qu'offre renaissante pour les téléspectateurs mondiaux pendant la période des vacances deNoël, a plutôt été éclipsé par une autre tache sur le bilan plutôt sombre du football italien en matière de racisme et de violence. Après qu'un rassemblement de groupes Ultra près de San Siro ait fait un mort et plusieurs autres blessés, le match du soir entre l'Inter et le Napoli a produit des scènes plus moches dans le stade. Kalidou Koulibaly de Naples a été soumis à de nombreux chants de singes racistes "buu-buu" émanant principalement, mais en aucun cas exclusifs, de la curva nord de l'Inter. À la 80e minute le Sénégalais a poussé Matteo Politano lors d'une contre-attaque et a à juste titre reçu un jaune. La dérision des fidèles de l'Inter est tombée et Koulibaly, manifestement remonté, a applaudi sarcastiquement l'arbitre, un geste auquel les arbitres de Serie A donnent généralement un jaune, et qui a valu à Koulibaly son deuxième. La question de savoir si les abus racistes ont été ou non la cause directe des actions de Koulibaly est sujette à débat, mais dans tous les cas, le fait que Lautaro Martinez ait marqué le seul but du match 10 minutes après l'expulsion, et d'une position dans laquelle le défenseur était susceptible d’être présent, a assuré que le racisme était un point focal de la couverture résultante. L'entraîneur de Naples à cette époque, Carlo Ancelotti, a déclaré qu'il avait demandé à trois reprises la suspension du match, et les avertissements que ce serait le cas si les chants persistaient ont été transmis sur le système de sonorisation du stade. Il semble très probable que la violence qui a précédé le match était dans l'esprit des officiels et de la police à ce moment là. Ils ne voulaient pas d'un autre problème d'ordre public entre leurs mains. La suspension des matches offre des avantages évidents : mettre un terme immédiat aux abus en éloignant les victimes ; en refusant aux auteurs la suite du match ; en envoyant un message clair que le football ne se jouera pas dans de telles conditions. Cependant, outre son potentiel d'incitation à la violence parmi les spectateurs enclins, il offre également la possibilité aux supporters mécontents des événements survenus sur le terrain de faire arrêter le match au profit de leur équipe. Il a été utilisé à plusieurs reprises avec peu de preuves d’un succès sur la durée. Beaucoup de ceux qui ont observé ses événements de loin ont suggéré que le simple fait d'identifier et de punir les délinquants est le seul moyen efficace et juste de traiter le problème. Cela devrait certainement être fait dans la mesure du possible, et il y a de bonnes raisons de penser que la surveillance CCTV dans les stades italiens doit être améliorée. Cependant, ceux qui ont été mécontents d'être à San Siro le lendemain de Noël ou qui ont été témoins d'autres épisodes similaires en Italie savent que la plupart du temps, ce n'est tout simplement pas possible. Ces chants « buu-buu » prennent la forme d'un grondement indiscernable entourant le terrain, clairement audible mais sans origine claire sur laquelle les caméras pourraient facilement se focaliser. Les points d'accès à de nombreux terrains italiens désuets comme San Siro sont tels que l'envoi de la police serait vain et pourrait bien entraîner des affrontements dans les curva, dont les propriétaires n'apprécient guère que les autorités mettent le pied sur leur « terrain ». Ce que la Fédération italienne de football a opté, ce sont des interdictions de stade, deux matches à domicile pour l'Inter à huis clos et un match supplémentaire sans la curva nord. Les sanctions ont été plutôt bien accueillies par les observateurs, mais avec un manque de certitude quant à quel niveau d'abus constitue exactement quel niveau de punition (la Juventus a été punie avec juste une fermeture dans une curva pour abus racistes plus tôt dans la saison 2018-2019). C'est cependant une réponse qui a été utilisée à plusieurs reprises dans le passé et qui n'agit clairement pas comme un moyen de dissuasion efficace. Les auteurs d'abus regarderont les matchs depuis chez eux ou des bars et reviendront par la suite, tandis que de nombreux membres du personnel et des vendeurs irréprochables perdront le revenu de la journée. Finalement, l'image de la Serie A est encore plus délabrée par les matchs joués sans joie devant des places vides. Le fait que la majorité des supporters non racistes soient également sanctionnés est un inconvénient supplémentaire évident. Comme déjà écrit dans un article écrit dans TGU après que la dernière fois des chants racistes ont été entendus à San Siro en 2016, les motifs de cette forme d'abus sont, dans une large mesure, tactiques. L'Inter a aligné deux joueurs africains le lendemain de Noël avec Keita Balde Diao et Kwadwo Asamoah, mais sans surprise, aucun des abus ne les visait. Les chants sont clairement un dispositif utilisé pour se mettre à nerf les joueurs adverses. Le comportement raciste n'est pas considéré par les fans de football italiens comme une ligne à ne pas franchir. La seule voie possible consiste donc pour les autorités à supprimer cette incitation tactique en accordant une déduction de points aux clubs dont les supporters ont été reconnus coupables à grande échelle. Une mesure qui dissuaderait la majorité des auteurs tout en rendant ceux qui persistent comme des parias parmi leurs collègues fans. Cela peut être effectué rétrospectivement et proportionnellement, sans risquer la sécurité de la police ou des supporters lors du match, ni forcer les officiels à prendre des décisions plus fortes à ce à quoi ils devraient s'attendre. Ce ne serait en aucun cas une solution parfaite. De toute évidence, les joueurs ainsi que les spectateurs qui n'ont joué aucun rôle dans les troubles seraient pénalisés, et un lien plutôt inconfortable entre les performances d'une équipe et le comportement d'une minorité de leurs fans se manifesterait sur le classement. Cependant, étant donné la probabilité de succès de cette mesure, ces arguments impliquent intrinsèquement que ces problèmes transitoires sont plus importants que l'éradication du racisme, ce qui n'est pas une position que le football italien peut se permettre de prendre. Certains ont suggéré que cela créerait des opportunités pour les supporters d'assister aux matchs de l'équipe rivale et de crier des injures dans l'espoir de leur coûter des points. Même si cette possibilité devrait être surveillée, une telle conspiration demandant un certain nombre de fans ne pourrait pas passer inaperçue. Cela est difficile à imaginer. Les déductions de points ne feraient bien sûr aucune brèche dans la cause profonde du problème qui est le racisme culturel profondément enraciné dans la société italienne. Les commentaires du vice-Premier ministre Matteo Salvini après le match selon lesquels il ne voyait pas la différence entre les insultes racistes et non racistes offrent un aperçu inquiétant des attitudes dirigeantes, mais qui ne surprendraient personne après les récents développements politiques italiens. Bien que le football ne soit pas en mesure de débarrasser une société de ses maux, il a la responsabilité de se protéger des crimes haineux comme celui qui a eu lieu à San Siro le lendemain de Noël. Cette responsabilité doit peser plus lourdement sur les épaules des instances dirigeantes du football italien qu'elle ne le fait actuellement. Traduction alex_j via The Gentleman Ultra.
  6. Nous avons été habilement trompés par Vladimir Poutine. Maintenant, il fait pleuvoir la mort sur l'Ukraine, et le sport a servi son objectif en lui permettant de provoquer ce terrible moment. Mission accomplie. Rassemblez le buffet. Rangez les bibelots. Déchiquetez le manuel des menaçantes plates et creuses approuvées par l'État. Le sport a rempli sa mission ici. Et quoi qu'il choisisse de faire à partir de maintenant, tout ce qui semble vraiment certain, c'est que Vladimir Poutine n'écoutera pas. Il s’en fout ! Merci, Fifa, UEFA , le CIO et nos nombreux partenaires commerciaux, pour votre aide inestimable avec les messages. C'est une enveloppe. Il est difficile de savoir quoi faire de la nouvelle selon laquelle l'UEFA envisage de déplacer la finale de la Ligue des champions de Saint-Pétersbourg , la ville natale de Poutine, en guise de censure pour l'invasion russe de l'Ukraine. C'est bien sûr une étape nécessaire, notamment pour des raisons de sécurité, et au-delà pour l'optique troublée de l'UEFA. Mais la délocalisation d'une finale, alors que les balles volent à Kiev, est aussi une étude dans l'inutilité. À partir de là, l'acte de gestion de la réputation de l'UEFA ne peut avoir de valeur que si nous tous, des instances dirigeantes veules aux idiots utiles des médias (présents), en passant par les consommateurs du monde entier, sommes prêts à apprendre une leçon très dure et très moderne. La seule voix dissidente lors de la réunion du comité spécial de la Fifa vendredi a probablement été Alexander Dyukov, président de la FA russe et président du conseil d'administration de Gazprom, même s'il est peu probable qu'il s'en soucie trop à ce stade avancé. Schalke peut retirer le logo Gazprom de ses maillots. L'UEFA peut reconsidérer son accord de parrainage avec le fournisseur de gaz russe. Mais la journée a déjà avancé. Le sportswashing a eu lieu. Le commerce, la politique et les divertissements sportifs télévisés ont atteint leur but. La Russie de Poutine a gagné en influence, en puissance douce et en légitimité. Le public à domicile a été apaisé. Sotchi et Moscou ont été utilisés pour distribuer des faveurs aux fidèles lieutenants de Poutine. Nous sommes à un stade où retirer la finale de la Ligue des champions, c'est comme compter sur un ordre péremptoire et grave pour dissuader la bande d'hommes masqués à mi-chemin dans les escaliers, coshes à la main. Poutine fait déjà pleuvoir la mort sur le peuple ukrainien. Il ne se soucie pas, à ce stade, exactement où la finale va être jouée. Si le sport peut tirer quelque chose de cette horreur, c'est que nous savons maintenant sans aucun doute que tout cela est réel. Que ceux qui parlent – si ennuyeux : le jeu est lancé ! – sur les dictatures et les droits de l'homme parlent d'un lieu de conséquences réelles. Cet état de complicité commence, bien sûr, au siège suisse totalement éhonté du football. Gianni Infantino a déjà fait sa propre déclaration publique oléagineuse, déplorant la violence en général sans mentionner le mot Russie ou le nom de Vladimir Poutine. "Nous nous sommes réveillés et nous avons été choqués par ce que nous avons vu", a déclaré Infantino, conservant une expression de neutralité sans texture et sans saveur. Un robinet d’eau tiède. L'histoire jugera Infantino à la lumière de toutes ses actions, de sa flagornerie, de sa complicité avec des despotes tachés de sang. Rembobinez trois ans et demi et Infantino était au Kremlin déclarant que le monde était désormais "amoureux" de la Russie, et serrant Poutine contre sa poitrine comme un frère (également présents à cette réunion, dans une tournure étrange, étaient Rio Ferdinand et Peter Schmeichel). Un an plus tard, le président de la Fifa était de retour pour la remise d'une médaille d'État russe. "Vous avez accueilli le monde comme des amis", a déclaré Infantino au même président Poutine qui déploie actuellement la plus grande force terrestre européenne depuis la Seconde Guerre mondiale dans une invasion sanglante et illégale. "Le monde a créé des liens d'amitié avec la Russie qui dureront pour toujours." Infantino s'est peut-être montré un parfait imbécile grotesque et moralement invertébré et décérébré. Mais cette leçon s'étend à presque chacun d'entre nous à un certain niveau : une leçon sur quelque chose de très dur et de très froid, dans un processus qui était initialement obscur dans son aboutissement. Amnesty International a été parmi ceux qui ont introduit l'expression "sportswashing" il y a quatre ans. Un article sur cette page en 2018 sur Abu Dhabi, Manchester City et l'affaire Matthew Hedges utilisait le mot entre guillemets, et prenait le temps d'expliquer d'où il venait. Cela a parfois ressemblé à un programme de propagande diffus et insidieux. Mais il n'y a aucun moyen maintenant de se cacher de la vérité sur où cela peut mener, un processus dans lequel beaucoup d'entre nous sont cooptés dans une certaine mesure. Après la Coupe du monde en Russie, j'ai écrit un livre sur les voyages à travers le pays, toujours au centre de l'émission et des interactions avec les Russes ordinaires, et j'espère qu'il pourrait y avoir quelque chose à ce sujet, une sorte de glasnost à combustion lente. Mais devinez quoi ? Vladimir Poutine est vraiment un dictateur impérialiste meurtrier et la Coupe du monde faisait partie de sa machinerie pour le pouvoir. Le livre ressemble à une sorte de kompromat. Et la Russie a été terriblement efficace à bien des niveaux. Il y a quatre ans, des appels ont été lancés à la Chambre des communes pour un boycott de la Coupe du monde après l’empoisonnement de Salisbury. Mais même alors, il était difficile de voir quel effet tangible cela pourrait avoir alors que l'argent et l'influence russes continuaient de se faufiler dans l'économie, le système juridique et la politique britanniques. Dans son livre Putin's People, Catherine Belton écrit que les centres financiers et politiques de Londres se sont retournés face au cash back russe au milieu des années 2000 lorsque la capitale est devenue connue sous le nom de "Moscou-on-Thames", les années des yachts et des avions, des pairs sur la liste de l'entreprise, la navette "bus scolaire" d'Heathrow ramène à la maison l'ensemble des élève toutes les semaines. "Au milieu des années 2000, Londres avait acquis la réputation de laverie automatique du monde, lavant des centaines de milliards de livres d'argent sale", écrit Belton. "La voie avait été ouverte au KGB pour créer un vaste réseau d'argent noir, bien plus vaste et plus sophistiqué que les réseaux qu'il avait installés pour les opérations secrètes et le trafic d'influence dans la bataille pour l'empire de l'époque soviétique." Un magnat russe aurait déclaré : "À Londres, l'argent gouverne tout. N'importe qui et n'importe quoi peut être acheté. Les Russes sont venus à Londres pour corrompre l'élite politique britannique. Est-ce vrai? Si oui, comment vrai? Le fait que ceux qui sont au pouvoir à Moscou le croient est probablement suffisant pour commencer." Et oui, le sport n'est qu'une petite bière dans ce domaine, avec l'habitude d'exagérer énormément son rôle dans les événements mondiaux. Mais telle est sa valeur de propagande que nous avons tendance à obtenir une place au premier rang, et à l'accepter assez naïvement. J'étais là à la Maison de la Fifa à Zurich en 2010 lorsque Poutine a émergé, un peu surprenant, du fond de la salle de conférence de presse pour répondre aux questions après la candidature réussie de la Russie à la Coupe du monde : un petit homme déambulant, seul sur cette grande scène, haussant les épaules et l'air ennuyé, mais rayonnant d'un pouvoir personnel étrangement convaincant. C'était presque comique, et certainement énervant. Mais il ne peut y avoir aucune fausse innocence d'ici, aucun espoir contre l'espoir, les doigts croisés, pour quelque chose de réel derrière les platitudes. L'Ukraine a demandé l'expulsion des clubs russes des compétitions de l'UEFA et cela devrait se produire immédiatement, non seulement en guise de punition, mais parce que le spectacle est répugnant et insoutenable à l'ombre de la guerre. Et à partir de maintenant, nous sommes prévenus. On sait, sans l'ombre d'un doute, où peut mener cette mise en scène. Nous savons que Vlad ne retournera pas les appels de Gianni, ses messages vocaux anxieux. Ce jeu a suivi son cours. Nous avons déjà été trompés. Traduction alex_j, via The Guardian, "Uefa and Fifa are too late: Russia’s sportswashing has served its purpose" par Barney Ronay.
  7. S'adressant à la Gazzetta dello Sport, le légendaire Arrigo Sacchi a fait part de son analyse. En résumé, il faut tuer les matchs et non attendre. "Pendant une grande partie du match, la différence entre les Nerazzurri et les Rossoneri était énorme, les joueurs d'Inzaghi ont raté plusieurs bonnes occasions. Milan n'avait pas l'air coordonné, il y avait trop de distance entre les lignes, et le plan pour que Kessie marque Brozovic ne m'a pas convaincu." "Le premier but de l'Inter était mérité. L'Inter a montré qu'ils sont plus physiques et qu'ils ont une plus grande qualité et expérience individuelles. Cependant, l'Inter a fait comme toutes les équipes italiennes, une fois l'avance prise, au lieu de chercher à tuer le match, elles s'inquiètent de la gestion du tempo, elles ralentissent le rythme. Ce n'est pas la bonne idée. Nous devons attaquer et avoir du courage pendant quatre-vingt-dix minutes et au-delà." "Concernant la course au Scudetto, l'écart s'est réduit, mais l'Inter reste l'équipe la plus forte. Maintenant, il va falloir qu'ils fassent preuve de maturité, ce n'est pas facile d'encaisser certains coups. Mais la qualité de l'équipe d'Inzaghi est supérieure à celle de tous ses rivaux." Traduction alex_j via sempreinter.
  8. Sempreinter.com a publié une analyse tactique et statique sur notre nouvelle recrue, Robin Gosens. Cette étude s'axe sur une comparaison avec Federico Dimarco et Ivan Perisic. Toutes les statistiques sont issues de Wyscoot and FBref. Statistiques offensives La statistique de référence pour commencer est la contribution aux buts. Gosens a inscrit plus de buts et de passes décisives (20) que DiMarco (8) et Perisic (8) réunis ! C'est en fait proche de ce qui était attendu de Dimarco (9) et Perisic (9,8) ; Gosens a juste considérablement surperformé son "xG+A" (12.1). Gosen prend plus de tirs cadrés par match (0,60 contre 0,46 pour Dimarco et 0,53 pour Perisic). Fait intéressant, Dimarco a en fait fourni au moins une action créant un tir de plus par match la saison dernière (3,58) que Gosens (2,07) ou Perisic (2,38). En ce qui concerne les passes, Gosens est globalement 10% meilleur pour les finir que ses homologues de l'Inter (81% à 71% pour les deux autres). Gosens et Dimarco dépassent de loin la distance de passe progressive de Perisic en mètres par match (respectivement 304, 372 et 153), ainsi que la passe dans le dernier tiers par match (3,4, 4,3, 1,3 respectueusement à nouveau). Dimarco est le meilleur dribbleur du groupe, avec un taux de réussite de 58% contre 54% pour Gosens et 42% pour Perisic. Dimarco dribble également le ballon le plus loin et le plus progressivement. En ce qui concerne les chiffres, Perisic aime juste être le joueur qui amène le ballon dans la surface de réparation (il le fait plus de 4 fois plus que Dimarco par match et plus de 2,5 fois que Gosens le fait par match), mais ne semble pas dribbler le ballon dans cette surface. Il est logique que Perisic soit répandu pour se transformer en une sauvegarde d'Edin Dzeko. Statistiques défensives En ce qui concerne la défense, nous avons ajouté "blocages + dégagements + tacles + interceptions" par match pour voir que Dimarco mène (7), suivi de près par Gosens (6,9) et Perisic dernier (5,8). Perisic remporte les duels aériens à 70 % (contre 62 % pour Gosens et 30 % pour Dimarco), mais cela a du sens puisqu'il est le plus grand et que Dimarco ne mesure que 175 cm. Conclusion Au vu de ces statistiques au total, Gosens est une acquisition absolument superbe: un joueur absolu de premier plan, au 96e centile (c'est à dire, les 4% meilleurs, ndlr), dans son rôle pour les "buts sans penalty et passes décisives" avec un bilan défensif bon / supérieur à la moyenne. Ce que l'on peut espérer lire ici, c'est que les meilleurs traits défensifs de Dimarco et les meilleurs traits offensifs de Gosens peuvent déteindre les uns sur les autres pour les rendre encore meilleurs dans leurs rôles. Gosens n'ayant que 27 ans et Dimarco seulement 24 ans; s'ils continuent au moins tous les deux à être bien notés, la famille Inter Milan peut être heureuse d'accueillir cette paire de pendant de nombreuses années à venir. Enfin, les fans de l'Inter peuvent également être heureux que Perisic puisse tourner en pointe pour lequel il est clairement mieux adapté. Traduction (mathématique) d'alex_j via Sempreinter.
  9. Cette analyse tactique est une traduction de Inter Milan: How they look under Simone Inzaghi par Lorihanna Shushkova publiée sur le site totalfootballanalysis.com en Octobre 2021. Il y a donc des choses qui ont évoluées. De plus, la traduction ce genre d'articles n'est pas aisé ; les mots ayant des sens peu commun, il faut veiller à la cohérence. N'hésitez pas à réagir et/ou commenter. Bonne lecture. Introduction L' Inter Milan, championne de Serie A de la saison dernière, s'est lancée dans un nouveau défi avec un changement de manager qui rendra sa défense du titre encore plus intrigante. Antonio Conte est parti après les avoir aidés à remporter leur premier titre depuis 2009-2010 avec José Mourinho. Après son départ, l'Inter a présenté son nouveau manager, Simone Inzaghi qui a quitté la Lazio après cinq ans avec le club pour aider au développement de l'Inter et les pousser non seulement à défendre leur titre mais aussi à les conduire à de meilleurs résultats en UEFA Champions League. Inzaghi s'est imposé comme l'un des entraîneurs de Serie A les plus prometteurs de ces dernières années et est arrivé au Meazza après une saison plutôt réussie avec son ex-club. Être le successeur de Conte semblait être une décision logique compte tenu de leurs styles et stratégies de coaching respectifs qui présentent certaines similitudes. Cependant, il était difficile de prédire sa tactique et ses performances en raison des quelques départs de joueurs au cours de l'été qui ont laissé l'Inter dans une position difficile. Leurs meilleurs joueurs Achraf Hakimi et Romelu Lukaku ont quitté le club pour rejoindre respectivement le PSG et Chelsea. Les deux joueurs ont joué un rôle crucial dans la course au titre de l'Inter l'année dernière et il était difficile d'imaginer l'équipe répéter son exploit en leurs absences. Heureusement, l'équipe a fait quelques bons coups sur le marché des transferts et a vu l'arrivée de Hakan Çalhanoğlu, Joaquin Correa et Edin Džeko qui ont tous prouvé leur qualité avec leurs clubs précédents. Maintenant, les choses vont mieux pour Inzaghi qui s'est assuré de s'appuyer sur l'équipe gagnante au lieu de passer à une toute nouvelle stratégie. Cette décision pourrait s'avérer cruciale dans leur campagne 2021-2022 car il n'essaiera d'améliorer leurs performances qu'en mettant en œuvre ses propres convictions. Cette analyse tactique examine les tactiques d'Inzaghi et la façon dont l'Inter s'occupe de ses premiers matchs de la saison. Effectif et formations actuels L'Inter est actuellement dans une meilleure position avec la profondeur de son effectif même si elle doit encore se renforcer à certains postes. Bien que leur onze de départ potentiel semble complet, son banc n'est pas aussi impressionnant bien qu'elle ait de solides remplaçants dans les zones avancées. L'équipe n'a pas beaucoup d'options sur chaque position, ce qui pourrait affecter ses performances futures en cas de blessures et compte tenu de sa participation à quelques tournois. En commençant par les gardiens de but, le premier choix est Samir Handanović qui a maintenant 37 ans et approche de sa 10e année avec l'Inter. Le joueur slovène a concédé le moins de buts en Serie A en deux saisons consécutives et devrait toujours être un titulaire régulier pour l'équipe. Son remplaçant est le Roumain Ionuț Radu qui vient de revenir après un prêt à Parme où il n'a obtenu aucune minute de jeu. Le manque d'expérience et de temps de jeu régulier pourrait être un problème pour les Nerazzurri à l'avenir car il n'y a pas de véritable concurrence et de remplacement de qualité pour Handanović. Ceci est plutôt risqué avec la charge de leur calendrier. La troisième option est l'expérimenté Alex Cordaz, 38 ans, venu de Crotone. Inzaghi a poursuivi l'héritage de défense à trois de Conte, s'en tenant à la même configuration qu'il a également favorisée à la Lazio. Ses options de défenseur central sont cependant plutôt limitées. Milan Škriniar, avec ses performances solides, devrait être le titulaire régulier au poste de défenseur central droit, tandis que l'option pour son poste serait Danilo D'Ambrosio. Matteo Darmian est une autre option mais il est plus susceptible de commencer en tant qu'arrière droit. Stefan de Vrij joue au centre de la défense avec Andrea Ranocchia disponible pour ce poste également. Ranocchia n'a joué qu'environ 700 minutes en Serie A la saison dernière et remplacer le crucial De Vrij pourrait être un défi. Alessandro Bastoni devrait être le titulaire régulier au poste d'arrière central gauche avec l'expérimenté Aleksandar Kolarov en renfort, bien que son approche du jeu soit beaucoup plus risquée. Federico Dimarco est une autre option même s'il pourrait préférer jouer au poste d'ailier gauche. Certains des défenseurs de l'Inter sont interchangeables, ce qui facilite la vie d'Inzaghi. Comme mentionné, Darmian couvrira l'ailier droit avec une autre nouvelle recrue, Denzel Dumfries, étant une option supplémentaire intéressante et montrant un énorme potentiel lors de ses premiers matchs pour l'équipe. L'Inter a l'air un peu plus polyvalent au centre, bien que Marcelo Brozović semble irremplaçable au poste de milieu défensif pour le moment. Il peut être remplacé par Stefano Sensi et Nicolò Barella si nécessaire, bien qu'ils semblent être plus à l'aise dans des postes plus avancés. Sensi et le nouvel ajout Çalhanoğlu semblent interchangeables au poste de LCMF, tandis que Barella qui est le titulaire régulier au milieu de terrain droit pourrait être remplacé par Arturo Vidal et Matías Vecino. Barella pourrait également jouer à gauche, Vecino prenant la bonne place comme contre Bologne. L'arrière gauche, qui sert beaucoup plus souvent d'ailier, est Ivan Perišić, dont l'option de sauvegarde est Dimarco, comme mentionné. Il semble que la troisième ligne finale soit solide, Lautaro Martínez, Alexis Sánchez, Džeko et Correa étant assez flexibles dans leur positionnement et interchangeables. Ils ont également Martín Satriano, 20 ans, en option en attaque. L'équipe actuelle est conçue pour s'adapter au 3-5-2, ce à quoi Inzaghi s'en tient à son arrivée. L'objectif de l'Inter est d'avoir le contrôle du ballon et d'avoir plus de possession bien qu'ils aient tendance à laisser l'initiative et à rester plus profond contre des équipes plus pressantes. L'équipe compte sur des passes courtes et implique tous les joueurs pour contourner la pression et faire progresser le ballon. Défensivement, leur approche est plus risquée qu'avant, impliquant une pression plus intense et s'appuyant sur la récupération du ballon dans les zones les plus avancées. Leurs chiffres PPDA se sont améliorés par rapport à la saison dernière mais leur nouvelle approche défensive a également entraîné une augmentation du nombre moyen de fautes et de cartons jaunes par match. Phase de progression Inzaghi n'a pas changé la façon dont l'Inter construit de l'arrière et a conservé la possession en impliquant le gardien de but qui se combine souvent avec les défenseurs et permet à l'équipe de passer dans une position plus avancée et d'aider à contourner la pression. La ligne à trois s'élargit pour permettre au reste de l'équipe de se déplacer dans une position plus avancée et d'avoir une meilleure couverture centrale pour ouvrir les couloirs de passes et faire progresser le ballon. L'un des milieux de terrain centraux (le plus souvent Brozović) descend plus bas pour récupérer le ballon et aider l'équipe à esquiver la première ligne de défense adverse. Il descend dans la défense pour offrir une option au gardien, tandis qu'un des défenseurs centraux est positionné plus haut. Les arrières latéraux offrent également leur soutien bien qu'ils restent principalement sur la ligne centrale, voire plus haut, pour pouvoir surcharger la moitié adverse et rejoindre les actions dans le dernier tiers également. Cela permet à l'équipe d'avancer rapidement et de faire progresser le ballon par tous les canaux. Ils descendent parfois plus profondément pour briser les lignes pressantes de l'opposition et entraîner les joueurs, libérant ainsi de l'espace au centre. L'équipe utilise beaucoup de mouvement dans son jeu de construction sans lignes clairement définies. Chaque joueur se déplace souvent de haut en bas du terrain pour ouvrir les couloirs et offrir une option de passe pour faire des combinaisons à une touche et progresser. Cependant, ils ont du mal à construire contre des équipes qui pressent haut. C'est à ce moment-là qu'ils impliquent encore plus le gardien de but, ce qui s'avère souvent délicat car la prise de décision de Handanović sous pression n'offre pas toujours la meilleure solution pour l'équipe et entraîne des actions risquées dans leur propre tiers. Les Nerazzurri jouent également avec la largeur bien que leur nombre moyen de croisements ait diminué cette saison. Lors de la construction à travers les côtés, les joueurs s'appuient sur un jeu de liaison ainsi que sur des pistes qui se chevauchent. Bastoni est le défenseur central qui évolue dans une position plus avancée et soutient la progression du ballon avec ses courses où il peut se combiner avec Dimarco/Perišić et Çalhanoğlu. Ensuite, l'un d'eux va plus loin et centre. Ils agissent de la même manière à droite où Barella offre souvent une option de passe et change également de position avec Darmian et Škriniar, essayant de faire sortir les joueurs de leur position. L'équipe est plus active sur les centres depuis la gauche, tandis qu'à droite, elle utilise souvent le positionnement avancé de Barella pour lui fournir le ballon afin qu'il puisse pénétrer dans la défense. L'Inter essaie de s'installer entre la ligne centrale et le bord du dernier tiers et essaie souvent d'avoir plus de nombres entre le milieu de terrain adverse et la ligne défensive. Cela leur donne une supériorité numérique et leur permet d'ouvrir des espaces avec leur mouvement. Mouvement final Il ne fait aucun doute que Lukaku était le joueur clé de l'Inter la saison dernière mais son départ ne signifie pas nécessairement que l'équipe aura du mal en attaque. En fait, avoir Džeko, Correa et Martínez les rend plus polyvalents dans le dernier tiers et leur donne une perspective différente car ce sont des types d'attaquants différents. L'équipe se déplace de manière à libérer les milieux de terrain qui peuvent faire avancer le ballon ou cherche à étendre la défense jusqu'à l'aile et à créer des situations de 1 contre 1 pour essayer de faire déplacer plus de joueurs vers la surface pour créer un avantage numérique. Les Nerazzurri comptent sur beaucoup de mouvement dans les zones avancées. Chaque fois qu'ils ne se concentrent pas sur la pénétration via leurs centres, ils ont tendance à créer des triangles d'attaque et à briser les défenses en ouvrant des espaces les uns pour les autres avec leur mouvement en utilisant des passes à une touche pour échapper à la pression et entrer dans une position de tir. Les joueurs n'hésitent pas non plus à tirer de loin. Çalhanoğlu a apporté une menace supplémentaire à l'extérieur de la surface et son arrivée pourrait augmenter l'efficacité de l'équipe en attaque. Leur mouvement libère souvent de l'espace pour les tirs à distance. Dans chaque cas, ils engagent plus de corps dans les actions offensives en essayant de toujours avoir un avantage numérique dans et autour de la surface. Ils comptent également sur un changement de jeu si la zone autour du porteur du ballon est surchargée et exploitent les espaces grâce à leur vitesse. Le mouvement sans ballon est intelligent et se traduit souvent par des tentatives réussies de la tête. Cinq de leurs 15 premiers buts cette saison ont été marqués de la tête après un centre ou un corner. L'équipe est également compétente en contre-attaque. A chaque fois qu'ils parviennent à récupérer le ballon, ils ne manquent pas une occasion de surprendre leurs adversaires. Ils utilisent la vitesse de Martínez et de Barella pour contrer, et l'Argentin est souvent le joueur à utiliser ces chances. Dumfries est un autre joueur performant en vitesse qui a contribué à quelques-uns des six buts de l'Inter contre Bologne. Ses courses sur et hors du ballon pourraient être bénéfiques pour l'équipe à l'avenir. Pression et transitions défensives Comme mentionné, l'intensité de la pression des Nerazzurri a augmenté. L'équipe applique désormais une approche homme à homme plus agressive qui l'aide à faire pression sur l'opposition et à la forcer à perdre le ballon mais présente également un plus grand risque. L'équipe est maintenant plus vulnérable si l'adversaire échappe à cette pression car les joueurs ont besoin de plus de temps et d'efforts pour se regrouper et défendre en tant que bloc. Cela signifie qu'ils sont plus enclins à dépendre de la performance et des actions individuelles dans ces situations, plutôt que collectives. Cependant, ils n'appuient pas trop haut préférant concentrer leurs actions au milieu de terrain pour minimiser le risque de laisser trop d'espace derrière et éviter les situations susmentionnées. Dans les cas où ils contre-pressent immédiatement après avoir perdu le ballon, ils augmentent leur attention et s'assurent d'avoir la ligne défensive en place au cas où l'opposition parviendrait à contourner la pression initiale. La plupart du temps, ils parviennent à modifier leur structure défensive si l'opposition entre dans leur moitié de terrain. Brozović est souvent le premier à rejoindre la ligne défensive surtout lorsqu'il s'agit de fermer l'espace ou d'être pris sur un contre. Les joueurs essaient de limiter autant que possible l'espace de mouvement du porteur du ballon. A chaque fois qu'ils lui engagent plus de joueurs sur le porteur et s'éloignent de leur marquage homme à homme, l'équipe augmente le risque de laisser des espaces libres. Ils ont également une approche plus agressive en termes de défis physiques car ils créent des situations 2vs1 (et aussi 3vs1), entourant le porteur du ballon, en particulier lorsqu'il se rapproche du tiers défensif. Cela, cependant, nécessite un meilleur soutien de la part des milieux de terrain qui doivent couvrir la profondeur ou sortir pour couvrir le porteur du ballon afin que les défenseurs puissent retourner à leur position. Cela se produit plus fréquemment lors de la défense de zones étendues où ils doivent non seulement arrêter les tentatives de croisement potentielles, mais également arrêter tout chevauchement/sous-chevauchement des joueurs hors du ballon. Coups de pied arrêtés L'Inter a également été efficace dans ses coups de pied arrêtés depuis le début de la saison. Quatre de leurs 15 buts sont issus de coups de pied arrêtés grâce à leurs qualités de positionnement et d'anticipation. L'équipe essaie de profiter de ses chances en prenant le dessus sur l'adversaire dans les airs ou en interceptant le ballon en se déplaçant devant ses marqueurs. Les défenseurs rejoignent leurs coéquipiers dans la surface dans ces situations et constituent une menace supplémentaire. Jusqu'à présent, Škriniar a mis quelques têtes en utilisant les corners. Ils restent généralement compacts et surchargent le bord de la surface de but tandis qu'un des joueurs effectue toujours une course individuelle derrière les actions et que quelques joueurs restent en dehors de la surface en cas de rebonds ou de revirements. Conclusion Comme le montre cette analyse, Inzaghi a pris la décision intelligente de s'en tenir au modèle de jeu existant et de mettre en œuvre ses tactiques dans des domaines particuliers où il estimait qu'une amélioration était nécessaire. Il s'est appuyé sur une équipe qui a déjà réussi dans son 3-5-2 et a apporté des joueurs précieux qui pourraient combler les manques laissés par Lukaku et Hakimi. Essayer de dominer mais aussi savoir quand donner l'initiative et utiliser leurs compétences en contre-attaque est très important dans le style de jeu actuel de Nerazzurri. Leur équipe plus équilibrée leur a permis de commencer leur saison en force et avec une confiance croissante qui pourrait les aider dans la défense de leur titre. (Bonne?) Traduction alex_j.
  10. Cette série d'articles examine les dernières recrues de l'Inter et analyse statistiquement leur contribution individuelle à l'équipe actuelle. Cet article comparera Džeko au joueur sortant qu'il est censé remplacer : Lukaku. Avec la perte controversée de Lukaku, et celle de Hakimi avant lui, l'Inter Milan a rapidement assuré son remplacement avec Edin Džeko. Les deux attaquants sont ce que l'on appelle des « pivots » ou « target men » (traduit littéralement : joueurs cibles ou d'appui), leurs capacités de tir et de création de chances seront primordiaux, mais nous examinerons également leurs capacités sur les duels aériens, la possession et les passes. FBref.com a été utilisé pour les statistiques fournies "par 90 minutes" ou en pourcentage global. Statistiques d'attaque : La première comparaison évidente concerne les contributions aux objectifs. Lukaku, 28 ans, a marqué 26 buts (hors penalties) et 12 passes décisives pour l'Inter, tandis que Džeko, 35 ans, a fini la saison avec 14 buts et 4 passes décisives pour la Roma. Résultat : 38 vs. 18. Lukaku a un indice « buts + passes décisives - penalties » de classe mondiale : 0,85 par match. Džeko est à 0,62. Un indice encore plus intéressant est celui des « buts (hors penalties) et passes décisives potentiels » par match : 0,80 vs. 0,78. Cela implique que Džeko pourrait potentiellement contribuer à autant de buts que Lukaku. Džeko tente plus de tirs par match que Lukaku (3,15 vs. 2,89, respectivement), et ils sont plutôt ex-aequo au nombre de tirs cadrés qu'ils obtiennent par match (1,34 vs. 1,39). Cependant, ils diffèrent un peu en pourcentage de tirs cadrés : 42,4 % pour Džeko vs. 48,1 % pour Lukaku. Étant des « target men » grande taille, leurs duels aériens sont importants. Džeko est le grand vainqueur ici avec 63,8% de succès contre 38,5% pour Lukaku. Leurs statistiques de possession presque égales sont surprenantes : ils interceptent tous les deux le ballon avec succès 59 % du temps ; dribblent avec succès les défenseurs la plupart du temps (50 % pour Džeko contre 56 % pour Lukaku) ; avancent avec le ballon de la même manière (59,8 mètres par match pour Džeko contre 69,6 contre Lukaku); et se placent presque également à la même distance du ballon (2,04 vs. 2,11, respectivement). En ce qui concerne les passes, Lukaku a plus de résussite dans cet exercice (72,1%) par rapport à Džeko (66,5%). Ils réalisent presque le même nombre de passes par match (17,2 vs. 17,6), mais Džeko voit ses passes bloquées un peu plus que Lukaku (1,74 par match vs. 1,22). Tandis que Lukaku se fait intercepter un peu plus (0,89 par match vs. 0,75). Alors Edin Džeko est-il un bon remplaçant pour Lukaku ? En tant que « bouch-trou » à 2M€ pour le rôle de « target mea », les chiffres le disent potentiellement. Zapata, Vlahovic et Kean sont peut-être tous des options plus jeunes et similaire, mais ils coûtent tous trop cher, seul Zapata a été aussi cohérent que Džeko. L'indice de « buts (hors penalties) et passes décisives potentiels » de Džeko (0,78) par match est proche du 0,80 de Lukaku, mais la réalité des « buts + passes décisives - penalties » (pas seulement potentiels) est un grand pas en arrière (0,62 contre 0,85 pour Lukaku). Si l'Inter Milan peut amener Džeko à concrétiser les buts potentiels et que Džeko joue 1000 minutes de plus pour égaler Lukaku, alors les calculs indiquent qu'il est potentiellement une bonne affaire. Cependant, étant donné qu'il a déjà 35 ans, il est difficile de supposer que sa constance va durer, et il est peu probable qu'il fasse la différence pour combler le départ de Lukaku. La différence de 20 buts et passes décisives entre les deux joueurs signifie que l'Inter aura besoin d'autres joueurs pour aider Džeko. ©Internazionale.fr, via SempreInter - Traduction Oxyred
  11. Dans une interview exclusive avec FCInter1908, Carlo Festa décrit en détail la situation financière de la famille Zhang et explore son lien avec la situation financière actuelle de l'Inter. L'analyse de Festa est très perspicace et il explique les raisons pour lesquelles des circonstances sous et hors du contrôle du Suning ont rendu la propriété de l'entreprise intenable à l'heure actuelle. Festa brosse un tableau quelque peu sombre de la situation de l'Inter, dans laquelle aucune solution ne sera totalement à l'abri des problèmes posés par l'incapacité du Suning à financer le club et la dette contractée par la suite. Cependant, Festa pense que les fans de l'Inter auront une meilleure idée de la structure de propriété du club dans un an. Festa a donné un aperçu de la signification des récentes déclarations de Zhang. ''Les problèmes financiers d'Inter sont dus à la santé du Suning. Les Nerazzurri ont une structure de propriété définie depuis des années, ce qui a conféré une stabilité à l'ensemble. Désormais, cette certitude n'existe plus. On ne sait pas qui sera le propriétaire de l'Inter dans un an. Par conséquent, un plan de croissance et de développement défini et certain ne peut pas être donné dans cette situation. Zhang a gardé le club à un moment où il pouvait le vendre, entre Janvier et Février, mais ce faisant, il s'est lourdement endetté. Il n'a pas augmenté la dette d'Inter, qui avoisine déjà les 400 M€, mais a encore endetté l'actionnaire luxembourgeois qui appartient à la famille Zhang. Il l'a fait en mettant en gage des actions de l'Inter. Dans un certain sens, donc, l'avenir de l'Inter est engagé pour Oaktree, qui à tout moment lorsque les conditions préétablies du prêt ne sont pas respectées, deviendrait rapidement le nouveau propriétaire d'Inter de plein droit.'' Allant plus loin, Festa a élaboré sur les fondements économiques sous-jacents aux problèmes financiers actuels bien connus de l'Inter. "La situation économique de l'Inter n'est pas la meilleure, même si dans le football nous vivons dans une situation de 'mal comune, mezzo guardio', en d'autres termes, les problèmes de l'Inter ne sont que relatifs à la situation d'autres clubs qui ont des problèmes similaires. L'Inter, par rapport à d'autres clubs, présente deux faiblesses à son bilan : d'une part, la situation de la dette qui voit 375 M€ d'obligations arrivant à échéance en 2022, à rembourser ou à refinancer; la deuxième faiblesse réside dans le fait que l'Inter brûle actuellement de l'argent et ne génère aucun revenu. Pour pallier ce problème, il existe deux solutions: d'une part, que des augmentations de capital soient effectuées en permanence, même si l'on voit que le Suning ne peut pas gagner d'argent en Chine; le second est de réduire les coûts en augmentant les revenus, ce que tentent de faire les dirigeants. Mais ce n'est pas une tâche facile étant donné que l'Inter a une masse salariale élevée qui est compliquée de réduire, étant donné qu'elle risque de fragiliser l'équipe. La situation est complexe, même si elle touche de nombreux clubs. L'Inter est dans une situation nettement moins bonne car elle doit faire face à la dette et à la situation des obligations arrivant à échéance en 2022.'' Festa est également entré dans les détails concernant l'importance des nouvelles directives du gouvernement chinois pour déterminer les problèmes rencontrés par le Suning. "C'est à moitié vrai que ces directives ont empêché le Suning de diriger avec succès l'Inter. L'intérêt de Pékin pour le football a toujours été un grand fantasme. La Chine ne s'est jamais vraiment intéressée au football, sauf pendant une brève période où le gouvernement chinois a tenté d'investir en Occident. Au départ, la Chine voulait investir dans d'autres secteurs, mais le football était un excellent véhicule publicitaire. Lorsqu'ils ont réalisé que cet investissement n'était pas nécessaire, l'intérêt pour le football est revenu à zéro. L'exemple est la Super League chinoise qui se voulait l'expression du mouvement interne: elle s'est considérablement affaiblie, à tel point que les sponsors ne peuvent même plus associer leur nom à celui des équipes. Le Suning a laissé tomber le Jiangsu Suning et cela veut tout dire. Dans les prochaines années, à moins qu'il n'y ait un changement de cap majeur que je pense peu probable, la Chine sera complètement hors du football. En conséquence, les entreprises chinoises seront incitées à se développer à l'étranger mais dans d'autres secteurs. Cela étant dit, le Suning a eu des problèmes majeurs, à la fois à cause du COVID, et à cause d'une tendance négative dans l'immobilier. Tout s'est passé lorsque le Suning a dû rembourser des obligations de plusieurs centaines de millions d'euros. Par conséquent, à Najing, ils ont décidé de vendre des actions de leur entreprise à l'État. Parce que Pékin ne s'intéresse pas au football, l'argent collecté ne servira pas à financer des activités liées au football, notamment à l'étranger. Au contraire, ils serviront à stabiliser le Suning et la Chine afin d'éviter de licencier des employés. Il n'y a aucun moyen pour le Suning de retirer des capitaux de Chine pour le football. Elle ne pouvait le faire qu'à travers des filiales externes: par exemple, le Suning a des participations au Japon. À moins que nous ne voyions des surprises, l'Inter n'aura pas d'argent provenant du Suning pour la prochaine année et demie et devra partir seule. La seule lueur d'espoir est que les droits de télévision pourraient rapporter plus de revenus.'' Festa a expliqué les principales différences entre Oaktree Capital et Elliott Management. ''La principale différence est qu'Elliott est un fonds qui gère également des entreprises, tandis qu'Oaktree a une perspective plus purement financière. Dans le cas où ils deviennent propriétaires, il est difficile pour Oaktree de gérer l'Inter pendant quelques années. En revanche, je pense que la spéculation selon laquelle le fond peut immédiatement lancer un processus de vente du club à un autre investisseur, éventuellement américain, est plus crédible.'' Au sujet de ce que l'avenir réserve au Suning et aux Zhang à l'Inter, Festa a été assez clair quant à ce qu'il prédit ce que le résultat sera. ''Si je devais faire une prévision pour les prochains mois, en regardant les chiffres, je ne pense pas qu'il y ait trop d'incertitudes. Les chiffres de l'Inter parlent clairement: avec ces chiffres et avec un actionnaire qui ne peut pas sortir de l'argent de Chine, il est pratiquement certain que l'Inter aura bientôt un autre actionnaire majoritaire. L'important est qu'aucun dommage supplémentaire ne soit causé au bilan du club et que les actifs des joueurs du club soient respectés. Cela dit, personne pour le moment n'achète l'Inter pour un milliard d'euros. Cependant, à 600-700 M€, cela peut être fait une fois la pandémie terminée. Il est important que Zhang ne mette pas le club encore plus en péril financier dans les mois à venir. La situation de l'Inter est également compliquée car le nouvel acquéreur devra mettre en œuvre une sorte de révolution: si l'on regarde le bilan, une grande partie de l'argent provient de sponsors chinois, avec des noms inconnus. Lorsque le Suning sera parti, ces sponsors disparaîtront. Par conséquent, le nouveau propriétaire devra inverser complètement le model business du club et trouver de nouveaux sponsors. Zhang aura un travail préparatoire à faire avant la vente, sur le front du budget et des sponsors. Je pense qu'à ce stade, l'Inter sera vendue d'ici deux ans.'' Malgré de nombreuses discussions sur l'actionnariat des supporters et le projet InterSpac, Festa a exprimé un grand scepticisme quant à la faisabilité d'un tel projet. ''Au Bayern Munich, c'est vrai qu'il y a un actionnariat populaire, mais il y a aussi des sponsors qui sont de grands groupes. C'est un modèle mixte. Ces modèles sont potentiellement applicables aux équipes italiennes, mais pas à l'Inter étant donné son état actuel. Pensons à l'aspect économique: combien d'argent cet actionnaire doit-il lever? Quel devrait être le quota pour chaque actionnaire? Soit, prenez, par exemple, un million de personnes payant chacune un forfait, soit cela devient un fantasme de penser à un tel projet. Assez problématique à mettre en œuvre surtout à court terme, c'est ce dont on parle, car ce n'est pas un projet sur cinq ans. Je dis cela sur un plan purement fantasmatique, spéculatif: le groupe Luxottica, avec le supporter de l'Inter Leonardo del Vecchio, pourrait entrer dans le club avec une part de 5 à 10 %. Ce n'est pas un projet impossible, mais c'est quand on considère les conditions dans lesquelles se trouve actuellement l'Inter. Zhang en particulier, ayant investi 800 M€ dans le club, ne négociera certainement pas avec InterSpac. Cela ne l'intéresserait pas. Il n'y a pas de temps." Festa a également dissipé l'idée que l'Inter a à un moment donné été confrontée à la possibilité d'une faillite, délimitant le sens dans lequel les problèmes rencontrés par le club diffèrent de la faillite en tant que telle. ''La faillite, non. Mais il est toujours problématique d'avoir des dettes et de ne pas les payer. Il se peut que certains créanciers passent par les tribunaux. Le gros problème, c'est le remboursement de l'obligation en 2022. Là, nous pourrons comprendre comment l'Inter compte évoluer. Entre fin 2021 et début 2022, il y aura une étape importante. Si une caution n'est pas remboursée, la société fait défaut. Parmi les principaux souscripteurs de l'obligation se trouve Oaktree avec 100 M€, mais il y a aussi d'autres groupes financiers qui pourraient demander la vente de l'Inter dans ce cas.'' Un point important clarifié par Festa dans l'interview est que malgré le délai de trois ans du prêt signé entre Suning et Oaktree, la situation avec la propriété d'Inter devrait être totalement clarifiée beaucoup plus tôt que cela, probablement dans un an. ''Oui, je pense que dans un an, la situation sera parfaitement claire. Soit le Suning sera de retour sur selle, soit il y aura un autre propriétaire.''
  12. Après avoir vu son équipe sacrée championne de Serie A aujourd'hui, Antonio Conte a admis qu'il s'agissait de l'un des triomphes les plus significatifs de sa carrière. Les Nerazzurri ont été officiellement couronnés cet après-midi après l'échec de l'Atalanta à battre Sassuolo, le match nul 1-1 garantissant que l'Inter ne peut pas être rattrapée. Conte a maintenant remporté cinq titres de champion en tant qu'entraîneur, dont trois à la Juventus, un avec Chelsea, et l'entraîneur a parlé de sa joie en apparaissant sur la chaîne de télévision Rai ce Dimanche après le sacre. "C'est certainement l'un des succès les plus importants de ma carrière. C'était difficile parce que ce n'était pas un choix facile pour moi d'aller à l'Inter, à une période où ils n'étaient certainement pas équipés et compétitifs pour gagner quelque chose d'important. C'est le rival de la Juve, où j'ai joué pendant longtemps et qui a dominé en Italie pendant neuf ans. Il y avait des situations les plus négatives à trouver, mais j'ai accepté le défi avec beaucoup de désir et le travail a payé pour les sacrifices consentis." "Pendant un match, nous avons alterné entre différentes situations, reculant puis gagnant de l'espace ou invitant les adversaires à nous approcher puis contre-attaquant. L'équipe s'est beaucoup développée au cours d'une saison où nous avons dû apprendre différentes approches. Vous ne pouvez pas toujours attaquer, tout comme vous ne pouvez pas toujours défendre. Vous devez comprendre quand attaquer ou attendre. Quand il était nécessaire d'attaquer, c'était fait, quand nous devions attendre, nous l'avons fait et des solutions ont toujours été trouvées. C'est là que l'amélioration fut." "Pendant un match, il y a différents moments. Une équipe ne peut pas presser pendant 90 minutes, les adversaires vous étudient et parviennent à vous dépasser. En ayant la patience d'attendre et de comprendre quand attaquer, et en étant une équipe physiquement bien formée, nous savions que nous pouvions vaincre n'importe qui." "Je pense que le moment clé a été celui où nous sommes sortis de la Ligue des champions et il y a eu à mon avis des critiques exagérées de toutes parts. Ce n'était pas facile, c'était un groupe de gars qui n'avaient pas l'habitude de concourir pour quelque chose d'important. Nous avons réussi à nous souder et à utiliser ces critiques comme carburant pour être encore plus forts. Je pense que c'était le moment le plus difficile, mais les critiques ont servi à nous unir davantage." "En ce moment, il est juste de profiter du Scudetto, nous ne ferons pas l'erreur d'avoir des réunions ou des discussions avec la direction. Nous voulons profiter de ce moment extraordinaire, alors il y aura du temps pour faire ce qui doit être fait. Nous connaîtrons notre joie et nous voulons la partager avec les fans. Je pense que les étapes que nous avons franchies cette année nous ont conduits à remporter le titre, nous devons continuer. Je le répète, profitons de ce moment, du pas en avant que les garçons voulaient faire. Nous avons un mois pour jouer les quatre derniers matchs et profiter au maximum de cette joie et ensuite réfléchir attentivement à l'avenir." "Contre la Juventus, ce sera un match qui comptera, car nous devrons faire notre part jusqu'à la fin de la saison, et nous devrons tout donner jusqu'à la fin. Il reste quatre matchs à jouer, nous avons gagné le Scudetto, et c'est une chose incroyable. Pour moi, c'est toujours un plaisir d'entrer dans ce stade, maintenant j'apprends à le faire en tant qu'adversaire." "Enfin, je dédie ce Scudetto aux personnes proches de moi mais loin du terrain: ma femme, ma fille, mes frères. Je tiens à remercier Lele Oriali, qui fut très important pour moi. Il m'a beaucoup aidé et c'est la personne qui a eu la plus grande influence au cours de ces deux années."
  13. Après les avoir guidés vers un 19e titre de Serie A, Antonio Conte est apparu en tant qu'invité sur Sky Sport Italia mais ne serait pas attiré par les questions entourant son avenir au-delà de cet été, alors qu'il s'approche de la fin de sa deuxième saison chez nous. "Nous n'avons pensé au présent que parce que nous ne pouvions pas le faire autrement, nous voulions atteindre notre objectif. Maintenant que Steven Zhang est arrivé à Milan, il reste quatre matchs, mais je veux aussi profiter de ce moment. Dans d'autres victoires, je me suis retrouvé pris dans d'autres situations et je n'ai pas apprécié ce moment, cette fois je veux en profiter après de nombreux sacrifices. Ensuite, il y aura du temps pour parler et comprendre la situation, mais en ce moment, et en vertu d'expériences passées dans lesquelles je n'ai rien ou peu apprécié, je veux en profiter au maximum avec l'équipe et ma famille. Nous l'avons mérité et je veux que personne ne nous dérange." "Nous sommes certainement très heureux et satisfaits car ramener le Scudetto à l'Inter avec quatre matchs restant témoigne du bon travail que nous avons accompli. Maintenant, il y a plus de sérénité. Il est inévitable que nous voulons continuer à bien faire, peut-être en donnant des opportunités à ceux qui ont moins joué, non pas parce qu'ils ne l'ont pas mérité mais à cause de mes choix. Nous essaierons de faire de notre mieux jusqu'à la fin. J'attends une grande mentalité de la part des garçons." "Honnêtement, la meilleure chose qui m'est arrivée à l'Inter au cours de ces deux années a été de trouver un groupe qui me faisait aveuglément confiance, à moi et à mes dirigeants, c'était la meilleure chose. La croissance des joueurs a apporté ce résultat. Ils m'ont demandé ce dont l'Inter avait besoin pour retrouver le succès et j'ai dit que j'aurais besoin du développement individuel de chaque joueur, à la fois physiquement et mentalement. Les garçons ont grandi aujourd'hui, ce sont maintenant des joueurs qui ont gagné. L'Inter joue au football moderne, elle sait tout faire, de la construction à la contre-attaque. Les joueurs ont appris à tout faire, à lire le jeu. Une équipe doit savoir lire les moments et interpréter différents styles. Nos vertus étaient nombreuses et nous les avons augmentées avec le travail. J'aime voir cette équipe jouer, seul un aveugle ne verrait pas la beauté du but marqué à Crotone par exemple. Ce sont toutes des situations éprouvées en formation. Tant de buts que nous marquons, je ne veux pas dire qu'ils sont des copies conformes, mais ils se pratiquent à l'entraînement. Je n'ai pas supprimé les tweets me demandant de partir! Je pense que ces tweets provenaient de fans adverses qui espéraient que je m'en irais, évidemment cela leur convenait comme ça." "Cela m'excite de voir Sanchez faire certains mouvements, vous pouvez voir la qualité du joueur. Je peux proposer une idée mais cela demande de la qualité. C'est l'équipe qui gagne. Darmian, Perisic, Hakimi, vous les considérez comme des arrières latéraux mais pour moi ce sont des attaquants, ce qui me donne un joueur de plus en défense et deux en phase offensive, ce sont basiquement des attaquants supplémentaires. Darmian est né en tant qu'arrière latéral, mais il est le prototype d'un joueur moderne. Il y parvient avec une grande qualité. Quand j'étais joueur, ce que je détestais, c'était lorsqu'un entraîneur mentait pour me garder heureux. J'ai toujours dit la vérité, même si c'est mauvais, peut-être au début ça fait mal mais à la fin le joueur comprend et apprécie ceux qui disent des choses en face. Les joueurs savent que je prends toujours des décisions pour le bien de l'équipe." "Pour Perisic, mon idée initiale était de l'utiliser comme ailier, et il avait les compétences. Le joueur doit également être disposé à le faire. Cette année, il est de retour avec un objectif différent. C'est un footballeur avec des qualités incroyables, j'attends toujours de grandes choses de lui car il a une grande personnalité. Au moment où il l'a compris, je l'ai fait jouer, je ne l'ai pas oublié. Il a les qualités pour être encore plus décisif." "Certes, cette année, il y a eu aussi un changement d'un point de vue tactique. Au cours de ces deux années, je pense qu'avec les garçons nous avons essayé différentes situations, nous avons continué comme nous l'avions terminé l'année dernière en pressant sur différentes zones du terrain. L'année dernière, nous avions grandi, terminant juste un point derrière la Juventus et en finale de la Ligue Europa. Une équipe qui veut gagner a besoin d'un bon équilibre entre les phases défensive et offensive. À mon avis, pendant le match, il y a le moment où vous pressez haut et le moment où vous attendez dans votre propre moitié de terrain, vous devez être prêt à interpréter cela. Cette année, nos adversaires ont trouvé des moyens de contrer et, à mon avis, l'entraîneur doit comprendre qu'en tout, il faut un bon équilibre dans les deux phases. Nous avons changé au cours de l'année, dans certains matchs, nous avons joué avec deux milieux de terrain agressifs et dans d'autres avec deux joueurs de balle. Contre Sassuolo, nous avons eu du mal car ils construisent avec beaucoup de joueurs, ils s'entraînent à faire ce type de possession de balle. Mais nous avons profité de ce type de situation. Je pense que toute grande équipe ne doit pas avoir un seul style, elle doit respecter l'adversaire et en même temps ne pas être submergée. La maturité tactique a été au cœur de notre croissance au cours de cette saison." "La comparaison avec Giovanni Trapattoni me rend heureux et c'est un grand honneur d'être comparé avec un grand entraîneur et un homme comme Trapattoni. Vous savez que j'ai eu la chance de le rencontrer à la Juventus, s'il n'avait pas été là, je n'aurais pas fait ce voyage à la Juventus et en tant qu'entraîneur. Gagner avec l'Inter n'est pas facile. Ceux qui ont joué pour l'Inter et qui ont été entraîneurs comprennent que c'est une situation compliquée, il faut comprendre la dynamique. Je ne me suis jamais perdu et cela a également été apprécié par ceux qui se plaignaient de mon passé. J'ai déménagé comme n'importe où ailleurs. J'ai été appelé par l'Inter pour les ramener au sommet, je l'ai fait en deux ans et cela me remplit de satisfaction. Ce n'était pas une chose facile."
  14. Sur Tweeter, Swiss Ramble, relayé par the Guardian, a fait une analyse complète de l'état financier des 12 clubs formant la Super League. internazionale.fr vous livre l'analyse et traduction intégrale. Bonne lecture et bon courage. Introduction A peine une Super League européenne (ESL) a-t-elle été annoncée que les plans ont été mis de côté, du moins pour le moment. Mais quels ont été les facteurs qui ont poussé les 12 clubs séparatistes à ce mouvement profondément impopulaire? Comme d'habitude, tout était une question d'argent, une combinaison de peur et de cupidité. La question de savoir si le football est fauché est discutable, mais il ne fait aucun doute que nombre des 12 clubs de l'ESL sont confrontés à de graves problèmes financiers. Dans une certaine mesure, cela aide à expliquer pourquoi Dirty Dozen chercherait plus de revenus. Mais ça n'excuse pas ce plan horriblement mal conçu. Pertes financières des clubs Il n'est pas nécessaire de chercher trop loin pour voir la gravité de la situation financière avec les pertes avant impôts des 12 clubs ESL totalisant 667 M£, avant même que le Liverpool n'annonce ses résultats. Trois d'entre eux ont perdu plus de 100 M£: Milan 169 M£, Man. City 125 M£ et Barça 112 M£. Bien sûr, la perte de 2019-2020 est due à l'impact du COVID-19, mais certains luttaient déjà avant, en particulier les clubs italiens, qui ont signalé de lourds déficits, au cours des 3 dernières années Milan 402 M£, Inter 130 M£ et la Juve 104 M£. Il convient également de noter que ces pertes auraient été encore plus importantes sans l'impact significatif des ventes des joueurs. Au cours des 3 dernières années, 5 clubs ont généré des bénéfices supérieurs à 200 M£: la Juve 341 M£, le Barça 337 M£, Chelsea 316 M£, le Real 223 M£ et l'Atletico 210 M£. Hors bénéfices sur les ventes de joueurs (et bonus à payer), les pertes d'exploitation sont énormes, s'élevant à 1,2 milliard de livres sterling en 2019-2020 (hors Liverpool). Encore une fois, la pandémie a frappé, mais les clubs ont constamment perdu de l'argent sur leurs activités récurrentes au cours des dernières années. Cela est particulièrement évident en Italie, où les pertes d'exploitation du Milan et la Juve au cours des 3 dernières années sont supérieures à 400 M£. C'est identique en Espagne, en particulier le Barça 381 M£. En général, les clubs anglais ont une meilleure tête, même si le déclin de Arsenal est préoccupant. Revenus des clubs À première vue, les clubs de l'ESL devraient bien se porter, car les revenus ont augmenté régulièrement, par exemple. de 1,5 milliard de livres (43%) en 5 ans de 3,4 à 4,9 milliards de livres. Les revenus gagnés par les clubs de l'élite sont vraiment impressionnants: Barça 627 M£, Real 627 M£, Man. United 509 M£, Liverpool 490 M£ et Man. City 482 M£. Cependant, il y a eu une forte baisse des revenus en 2019-2020, en raison de la pandémie, les 12 clubs ayant enregistré une baisse de 739 M£ (13%): Man. United 118 M£, Barça 114 M£ et Tottenham 68 M£. Les chiffres seront encore pires en 2020-2021 après une saison complète à huis clos. Les revenus de diffusion ont été à l'origine d'une grande partie de la croissance des revenus, passant de 500 M£ (36%) au cours des 5 dernières années, passant de 1,4 à 1,9 milliard de livres sterling, le Barça a gagné 218 M£, suivi de Liverpool 204 M£, du Real 196 M£, de Man. City 190 M£. L'importance de la qualification européenne est claire, par exemple, la Milan a seulement 56 M£. Cependant, les revenus de la télévision ont été gravement impactés en 2019-2020, en raison d'une combinaison de remises aux diffuseurs et de report des revenus jusqu'en 2020-2021 (la saison étant prolongée au-delà de la clôture comptable), entraînant une baisse de 597 M£ (24%). Les clubs anglais ont été particulièrement touchés. L'Europe est extrêmement importante pour les clubs de l'ESL, en particulier en Espagne et en Italie. Les revenus les plus élevés des 5 dernières années sont la Juve 446 M€, le Real 416 M€, le Barça 392 M€, Man. City 386 M€ et l'Atletico 355 M€. Cependant, lorsque les clubs ne se qualifient pas pour la Ligue des champions, cela fait vraiment mal au portefeuille. C'est au cœur de la proposition ESL avec ses places garanties pour les 15 Clubs Fondateurs. Le secrétaire général, Anas Laghari, a déclaré qu'il y avait une réelle frustration parmi les propriétaires face à l'imprévisibilité du système instable actuel, préférant la certitude d'un modèle américain. Sur le plan intérieur, l'accord sur les droits télévisuels de la Premier League éclipse les autres ligues, d'une valeur de 3,6 milliards d'euros par an, bien devant la Liga 2,0 milliards d'euros, la Bundesliga 1,4 milliard d'euros, la Serie A 1,3 milliard d'euros et la Ligue 1 0,8 milliard d'euros. Cela explique pourquoi les clubs non anglais ont été plus enthousiastes à propos de la Super League. Cependant, les droits télévisuels semblent stagner. La Premier League a dû annuler son lucratif accord chinois après un non-paiement, tandis que le nouvel accord avec Mediapro en France s'est effondré. Le nouvel accord de Bundesliga est 5% inférieur à l'ancien, tandis que la Serie A a rejeté l'offre de Sky jugée étant trop faible La journée de match est la source de revenus la moins importante, n'ayant augmenté que de 98 M£ (14%) au cours des 5 dernières années, mais valant toujours 786 M£ par an pour les 12 clubs: Barça 111 M£, Real 95 M£ et Tottenham 94 M£. En d'autres termes, ces revenus seront perdus en 2020-2021 à cause des matchs à huis clos. En 2019/20, les revenus des journées étaient déjà en baisse de 155 M£ (16%), car les matchs ont été joués sans fans pendant les 3 derniers mois de la saison. Les clubs les plus touchés financièrement étaient le Real 33 M£, le Barça 29 M£ et la Juve 21 M£. Les revenus commerciaux ont également stimulé la croissance, passant de 0,9 milliard de livres (65%) de 1,3 à 2,2 milliards de livres. En fait, quatre des clubs de la Super League gagnent plus de 250 M$ grâce à cette source de revenus: Real 336 M£, Barça 298 M£, Man. United 282 M£ et Man. City 250 M£. En fait, les revenus commerciaux ont assez bien résisté à la pandémie, de nombreux clubs augmentant leurs revenus en 2019-2020, en particulier en Angleterre avec Arsenal 31 M£, Liverpool 28 M£ et Tottenham 27 M£, principalement en raison de nouveaux accords de sponsoring, bien que le nouveau stade ait également aidé les Spurs. Cependant, cela dissimule certains points préoccupants concernant les revenus commerciaux de certains clubs. Aucune croissance chez Man. United au cours des 4 dernières années (et TeamViewer en fait beaucoup moins que Chevrolet). L'Inter en baisse d'un tiers (50 M£) en 2019-2020 (résiliation des sponsorings chinois), et le Milan a régulièrement diminué. Problème de salaires? Bien sûr, bon nombre des problèmes financiers sont auto-infligés, la majeure partie de la croissance des revenus allant simplement à des salaires plus élevés, qui ont augmenté de 1,2 milliard de livres (60%) en 5 ans, passant de 1,9 à 3,1 milliards de livres. Les trois charges salariales les plus élevées sont le Barça 389 M£, Man. City 351 M£ et le Real 332 M£. En conséquence, le ratio salaires sur chiffre d'affaires est passé à 64% pour les clubs de Super League. Ce n'est pas trop mal, mais il y a un large éventail parmi les 12 avec le Milan à 108% étant le pire, suivi de Man. City 73% et la Juve 71%. Tottenham sont à l'autre bout avec 46%. C'est un autre élément clé du plan Super League avec une limite de 55% des revenus pour les salaires des joueurs, les transferts et les frais d'agent, soit beaucoup moins que l'actuel 64% pour les seuls salaires, augmentant ainsi la rentabilité. L'impôt sur le revenu a également été égalisé à 45%, supprimant un désavantage espagnol. La dette importante Un autre problème financier majeur pour les 12 clubs de la Super League est la dette de 5,6 milliards de livres sterling, selon la définition de l'UEFA: dette financière (3,5 milliards de livres sterling) et dette de transfert (2,1 milliards de livres sterling). De plus, la quasi-totalité de la dette financière provient des banques (3,3 milliards de livres sterling), contre seulement 0,2 milliard de livres sterling des propriétaires. Si nous incluons d'autres dettes, telles que les sommes dues au personnel, aux autorités fiscales, aux fournisseurs et aux autres créanciers, la dette totale s'élève à 7,4 milliards de livres sterling. Tottenham dispose de 1,2 milliard de livres sterling (nouveau stade), suivi du Barça de 1,0 milliard de livres sterling (dont 180 M£ de salaires), l'Atletico 804 M£ et Man. United 771 M£. Une des raisons pour lesquelles le Barça a plus de problèmes d'endettement que les clubs anglais est qu'elle est en grande partie à court terme, c'est-à-dire qu'elle doit être remboursée dans les 12 prochains mois: 641 M£ pour Barcelone (y compris 236 M£ de prêts bancaires), tandis que pour Tottenham et Man. United, ce n'est que 332 M£ et 130 M£ respectivement. À moins que l’argent ne soit fourni sans intérêt par le propriétaire d’un club (comme le cas de Chelsea), la dette a un prix. L'année dernière, les paiements d'intérêts les plus élevés étaient le Barça 23 M£, Man. United 20 M£, l'Inter 15 M£ et Tottenham 14 M£. Le Real augmentera avec des prêts importants requis pour le réaménagement du stade. Les fans de Man. United seront conscients que leur club a payé des sommes énormes pour le privilège d'avoir les Glazers comme propriétaires. Depuis le rachat par emprunt, ils ont dépensé plus d'un milliard de livres sterling en financement: 704 M£ d'intérêts, 234 M£ de remboursement de dette et 125 M£ de dividendes. En moyenne 42 M£ au cours des 5 dernières années. À l'opposé, certains clubs ont exigé un financement substantiel de leurs propriétaires pour couvrir les pertes. Par exemple, depuis 2014, plusieurs propriétaires du Milan ont investi environ 850 M€, tandis que les actionnaires de la Juve ont fourni plus de 500 M€ de capital depuis 2007 (dont 298 M€ en 2020). Course en avant Il est clair que les clubs de la Super League sont confrontés à des défis financiers difficiles, mais c'est en grande partie de leur faute. Ils ont bénéficié d'avantages substantiels par rapport aux autres, mais ont décidé d'aller chercher encore plus d'argent, plutôt que de s'attaquer aux problèmes structurels, leur devise étant apparemment l'avidité est bonne. L'écart de revenus entre les 12 clubs de Super League et les autres dans leurs ligues nationales est énorme. Par exemple, le classement le plus bas des Big Six en Angleterre, Arsenal, a presque deux fois plus que le deuxième plus élevé. Même histoire en Espagne pour le club classé 3e. Plus proche en Italie, mais la Juve a des kilomètres d'avance. Les 6 clubs anglais de l'ESL représentent 57% du chiffre d'affaires total de la Premier League, tandis que les 3 clubs espagnols couvrent 56% et les 3 clubs italiens 40%. En termes de revenus moyens, les clubs ESL espagnols sont 7 fois plus élevés que les autres, les clubs italiens 4 fois et les clubs anglais 3 fois. C'est une histoire similaire pour les salaires, peut-être le meilleur indicateur financier de succès sur le terrain. Sans surprise, les 12 clubs de la Super League occupent les premières places dans leurs ligues nationales. L'écart avec les autres clubs est particulièrement marqué en Espagne et en Italie (du moins pour la Juve). En conséquence, les salaires moyens des clubs de Super League espagnole sont de 307 M£, soit 7 fois plus que les 47 M£ des 14 autres clubs de la Liga. En Italie, c'est 4 fois plus (188 M£ contre 52 M£), tandis qu'en Angleterre, c'est seulement 3 fois plus (273 M£ contre 107 M£). Concernant les mercatos et coefficient UEFA En ce qui concerne les dépenses de transfert (brutes) sur 5 ans, c'est à peu près la même chose en Espagne et en Italie, bien que le Barça et la Juve soient bien en avance avec environ 1 milliard de livres sterling chacun. Il y a plus de variations en Angleterre, en grande partie en raison des achats relativement faibles de joueurs chez Arsenal et Tottenham. Néanmoins, les dépenses de transfert brutes moyennes comparatives sont identiques aux salaires: l'Espagne 7 fois plus que les autres clubs au niveau national (673 M£ contre 95 M£); Italie 4 fois plus (638 M£ contre 162 M£); et l'Angleterre 3 fois plus (702 M£ contre 232 M£). Ce n’est pas comme si les autorités du football n’avaient pas tenté d’apaiser les clubs de la Super League par le passé. Par exemple, l'UEFA a introduit un classement par coefficient pour distribuer les revenus de la Ligue des champions qui leur bénéficient clairement, par exemple aux plus riches: Real 35 M€ et Barça 34 M€. De même, le dernier accord de Premier League a vu une baisse de 7% des droits nationaux, mais une augmentation de 34% des droits à l'étranger. Celles-ci étaient auparavant réparties de manière égale, mais cela a été modifié, de sorte que l'augmentation est répartie en fonction de la place où les clubs terminent, au profit des Big Six, généralement. En outre, le nouveau format de la Ligue des champions fera passer le nombre de clubs de 32 à 36, dont 2 places par coefficient de l'UEFA, soit un filet de sécurité pour les grands clubs. Ce cochon de tirelire gonflé d'une compétition augmentera considérablement le nombre de matchs dans une tentative flagrante de gagner plus d'argent de la télévision. Il n'est pas étonnant que d'autres clubs aient si mal réagi, car la Super League aurait pu avoir un impact énorme sur leurs revenus, par exemple réduire l'accord télévisé de la Premier League si les clubs étaient radiés. Les clubs en dehors des Big Six gagnent entre 67% et 88% de la diffusion. Et qu'en est-il des propriétaires qui ont versé de l'argent dans des clubs de Premier League, tels que Everton (348 M£ au cours des 5 dernières années), Aston Villa 337 M£ et Brigton 175 M£? La Super League leur aurait effectivement fermé la porte au nez. Cela pourrait aussi signifier que Mike Ashley ne pouvait pas vendre Newcastle. L'European Super League Selon les médias, chaque club de Super League recevrait un bonus de bienvenue, de 270 M€ (11 clubs) ou 135 M€ (4 clubs) d'un pot de 3,5 milliards d'euros financé par JP Morgan à dépenser dans les stades, les terrains d'entraînement ou la couverture des pertes liés au COVID-19. En fait, un prêt contre des revenus futurs à rembourser. Le revenu annuel serait réparti de 4 manières: (a) part égale pour 15 clubs fondateurs 32,5%; (b) part égale pour les 20 clubs: 32,5%; (c) paiement au mérite 20%, distribué comme Premier League; (d) profil du club 15%. De plus, le Real et le Barça obtiennent 60 M€ les 2 premières années. En supposant un chiffre d'affaires de 4 milliards d'euros (bien supérieur à 3,25 milliards d'euros de l'UEFA), il a été estimé que les 15 clubs fondateurs gagneraient entre 241 M€ et 175 M€. Les 5 qualifiés recevraient 80 à 94 M€. Ces chiffres sont évidemment modélisés, mais cela donne une idée du prix. Pour mettre cela en perspective, c'est presque deux fois plus que les plus hauts revenus de la Ligue des champions 2019-2020: PSG 127 M€, Bayern 125 M€, Barça 100 M€ et Man. City 95 M€. Ce n'est pas une tentative pour justifier la Super League, mais cela explique l'attraction. La Super League a fait valoir que les paiements de solidarité aux clubs non participants seraient plus de 3 fois supérieurs à ceux de l'UEFA. Ils sont actuellement de 130 M€ (4% de 3,25 milliards d'euros), ce qui implique des paiements annuels d'environ 400 M€ (en ligne avec les 10 milliards d'euros annoncés sur 23 ans). Tout cela semble merveilleux, mais l'hypothèse d'un accord de diffusion de 4 milliards d'euros (deux fois l'argent de la Ligue des champions) semble agressive, d'autant plus que la Super League n'avait pas de partenaire de diffusion aligné. En fait, les principaux acteurs se sont retirés (Sky, BT, DAZN et Amazon). En outre, les clubs devraient rembourser le financement de JP Morgan de 3,5 milliards d'euros, qui coûterait 264 M€ par an (taux d'intérêt de 2 à 3%). Il y a aussi le fait gênant que la banque d'investissement ait depuis retiré son soutien après la réponse extrêmement négative. Conclusion Bien que les fans puissent penser qu'il s'agit d'un cas de "tout est bien qui finit bien", il ne serait pas surprenant que les principaux clubs aient une autre chance de former une Super League à un moment donné. Le souci est que la prochaine fois, ils pourraient en fait élaborer un plan cohérent avec de bien meilleures relations publiques.
  15. Du football d'élite aux géants de la technologie, nos vies sont de plus en plus gouvernées par des marchés "libres'' qui se révèlent truqués. Ce texte est une traduction de "The European Super League is the perfect metaphor for global capitalism" de Larry Elliot publié sur le site du Guardian. A l'époque de l'Union soviétique, il était courant d'entendre des gens de gauche critiquer le Kremlin pour avoir poursuivi le mauvais type de socialisme. Il n'y avait rien de mal avec la théorie, disaient-ils, plutôt la forme dévoyée de celle-ci conduite derrière le rideau de fer. Le même argument a fait surface cette semaine, au milieu de la furieuse réaction contre cette Super League européenne pour 20 clubs de football, cette fois seulement du côté la droite. Les puristes du marché libre disent qu'ils détestent l'idée parce que c'est la mauvaise forme du capitalisme. Ils ont à la fois raison et tort à ce sujet. Le capitalisme de marché libre est censé fonctionner grâce à la concurrence, ce qui signifie qu'il n'y a pas de barrières à l'entrée pour de nouveaux produits innovants. Dans le cas du football, ce serait un petit club ouvert avec un manager essayant de nouvelles méthodes d'entraînement radicales et alignant une récolte de joueurs qu'il a nourris lui-même ou dans lesquels il a investi via le marché des transferts. Les équipes de Derby County et de Nottingham Forest, gagnantes de la ligue, développées par Brian Clough dans les années 1970 en seraient un exemple. Les partisans du capitalisme de libre marché disent que le système peut tolérer les inégalités à condition qu'il y ait la possibilité de s'améliorer. Ils s'opposent aux cartels et aux entreprises qui utilisent leur pouvoir du marché pour se protéger de rivaux plus petits et plus agiles. Ils n'aiment pas non plus le capitalisme rentier où les gens peuvent tirer des bénéfices importants des actifs qu'ils possèdent, mais sans rien faire eux-mêmes. Les organisateurs de l'ESL ont pris le capitalisme de marché libre et l'ont renversé. Disposer de 15 des 20 places garanties aux membres fondateurs représente une barrière colossale à l'entrée et étouffe clairement la concurrence. Il n'y a pas beaucoup de chance de "destruction créative" si un groupe d'élite de clubs peut consolider sa position en détournant la majeure partie des recettes télévisées que ses matchs vont générer. Les propriétaires des clubs sont des capitalistes rentiers classiques. Là où les critiques du marché libre de l'ESL se trompent, c'est en pensant que l'ESL est une sorte d'aberration, un écart ponctuel par rapport à la pratique établie, plutôt qu'une métaphore de ce que le capitalisme mondial est devenu: un édifice construit sur des piles de dettes où les propriétaires d'entreprises disent aimer la concurrence mais font tout ce qu'ils peuvent pour l'éviter. Tout comme les meilleurs clubs européens ont des équipes nourricières qu'ils peuvent exploiter pour de nouveaux talents, les géants américains de la technologie ont été occupés à acheter tout ce qui ressemble à de la concurrence. C'est pourquoi Google a acheté un grand nombre de fournisseurs de publicité en ligne rivaux et pourquoi Facebook a acheté Instagram et WhatsApp. Pour ceux qui veulent comprendre comment l'économie du football a changé, un bon point de départ est The Glory Game, un livre que Hunter Davies a écrit sur sa vie dans les coulisses avec Tottenham Hotspur, l'un des membres en herbe de l'ESL. Le livre de Davies consacre un chapitre aux directeurs des Spurs au début des années 1970, qui étaient tous des supporters à vie du club et qui ne recevaient aucun paiement pour leurs services. Ils vivaient à Enfield, pas aux Bahamas où réside l'actuel propriétaire Joe Lewis en exil fiscal. Ce n'étaient pas des hommes radicaux. Ils ne pouvaient pas concevoir qu'il y ait des femmes au conseil; ils se sont opposés à la publicité sur le terrain et venaient tout juste de venir à l'idée d'un magasin de club pour vendre la marchandise officielle des Spurs. Ils étaient conservateurs dans tous les sens du terme. Au cours du demi-siècle qui a suivi, les hommes qui gagnaient leur argent avec des noix et des boulons et des entreprises de papier de rebut dans le nord de Londres ont été remplacés par des oligarques et des fonds spéculatifs. La télévision, à peine mentionnée dans le Glory Game, est arrivée avec ses milliards de livres de revenus. Les installations se sont améliorées et les joueurs sont plus fits, plus forts et bien mieux payés que ceux du début des années 1970. Dans très peu de secteurs de la Grande-Bretagne moderne, on peut dire que les travailleurs reçoivent le plein fruit de leur travail: la Premier League est l'un d'entre eux. Même ainsi, le modèle ne fonctionne pas vraiment et aurait encore moins bien fonctionné si l'ESL avait été créée. Et cela va beaucoup plus loin que la cupidité, quelque chose qui peut difficilement être considéré comme nouveau dans le football. Pas de doute, la cupidité fait partie de l'histoire, car pour certains clubs, la perspective de partager un gâteau initial de 3,5 milliards d'euros était tout simplement trop tentante compte tenu de leurs dettes, mais il y avait aussi un problème avec le produit proposé. Une partie de la verve compétitive a déjà été aspirée du football grâce à la concentration des richesses. Dans les années 1970, il y avait beaucoup plus de chances qu'un club moins prospère ait son moment de gloire: non seulement Derby et Forest ont remporté la ligue, mais Sunderland, Southampton et Ipswich ont remporté la FA Cup. Les fans peuvent accepter le désespoir de la défaite s'ils peuvent parfois espérer le frisson de la victoire, mais l'ESL était essentiellement un moyen pour une élite de s'isoler contre le risque d'échec. En présentant leur idée à moitié cuite comme ils l'ont fait, les clubs ESL ont commis l'un des péchés capitaux du capitalisme: ils ont endommagé leur propre marque. Les entreprises, en particulier celles qui comptent sur la fidélité à leur produit, le font à leurs risques et périls, notamment parce que cela oblige les politiciens à réagir. Les fans ont le pouvoir, tout comme les gouvernements, s'ils choisissent de l'exercer. L'ESL a démontré que le capitalisme mondial fonctionne sur la base de marchés truqués et non de marchés libres, et ceux qui dirigent le spectacle ne s'intéressent qu'à enraciner les inégalités existantes. C'était vraiment une mauvaise idée, mais en donnant une leçon d'économie à des millions de fans, il a peut-être rendu un service public.
  16. Selon le Guardian, l'ESL est enterrée et cela et peut être causé par une décision politique de Boris Johnson. Analyse. Voici la situation à 4h00 cette nuit concernant la Super League après une journée dramatique pleine de rebondissements: 1- Les six clubs de Premier League anglais ont annoncé leur retrait de la proposition de Super League européenne. 2- Par conséquent, les membres restants de la Super League européenne reconsidèrent "les moyens les plus appropriés de remodeler le projet." 3- L'Inter et le Milan AC auraient tous deux retiré leur soutien, ne laissant que la Juventus, le Real Madrid, Barcelone et l'Atletico Madrid des 12 signataires d'origine. Voici le tweet de Tariq Panja concernant l'Inter: Ceci dit, l'analyse menée par le Guardian est intéressante et prouve qu'il y a des choses à faire. Voici leur qui place ces retraits dans un contexte politique avec le spectre de la disparition de Bury: La participation avortée des "six grands" clubs anglais, tous détenus par des investisseurs étrangers, est le point culminant d'une fracture financière qui a commencé avec la propre "séparation" du football anglais: la formation de la Premier League en 1992. Les grands clubs de première division de l'époque étaient déterminés à ne pas partager les nouvelles richesses des droits TV avec les clubs des trois autres divisions de la Ligue de football. Alors que leur fortune a explosé par la suite, les propriétaires britanniques ont gagné plusieurs millions en vendant leurs actions. Alors que la Premier League rugissait vers une richesse sans précédent et une popularité mondiale, les groupes de supporters ont averti les gouvernements successifs que le cœur chéri du jeu et les clubs étaient menacés par les impératifs impitoyables de la méga-commercialisation. De nombreux fans alarmés par l'acquisition de leurs clubs via des investissements financiers sont venus admirer le modèle sportif allemand, qui intègre le rôle social du football, maintient les prix des billets de match abordables et bloque les prises de contrôle des entreprises en exigeant que les clubs soient contrôlés à plus de 50% par leurs supporters. Il a été frappant de constater que, alors que les six clubs anglais (trois, Liverpool, Manchester United et Arsenal, appartenant à des investisseurs américains, Manchester City par le Sheikh Mansour d'Abou Dhabi, Chelsea par l'oligarque russe Roman Abramovich et Tottenham par le négociant en devises Joe basé aux Bahamas Lewis) inscrits en Super League, le Bayern Munich et le Borussia Dortmund, grands clubs allemands toujours officiellement contrôlés par leurs fans, ont refusé. Ce scénario exact était explicitement prédit pendant des années si le poids lourd commercial n'était pas ralenti: un petit groupe de clubs deviendrait beaucoup plus riche que les autres et dominerait irrésistiblement, avec une échappée européenne une destination finale logique. Pourtant, alors que les gouvernements britanniques se sont lancés, incités par une série d'enquêtes de comités restreints, aucun n'a été prêt à intervenir de manière décisive. Le New Labour est venu au plus près avec un "groupe de travail" qui a produit des réformes progressives, mais cela remonte à 1998; son administrateur était un jeune Andy Burnham, aujourd'hui maire du Grand Manchester. Alors que les gouvernements se tenaient assez loin, insuffisamment préoccupés et généralement éblouis par la réinvention du jeu, les demandes des grands clubs se sont intensifiées à ce point où Johnson a menacé une "bombe législative" pour les arrêter. Sa découverte soudaine du football en tant que terrain sur lequel les conservateurs peuvent se positionner s'inscrit clairement dans la stratégie des conservateurs de faire appel à leurs nouveaux électeurs dans le nord et les anciens sièges du "mur rouge'' des Midlands, enlevés aux travaillistes en 2019 à la suite du référendum sur le Brexit. Les conservateurs n'ont pas besoin de leurs groupes de discussion incessants menés avec ces électeurs pour comprendre que beaucoup d'entre eux sont des fans de football. Johnson est donc immédiatement passé à l'action après que les clubs ont largué leur propre bombe de la Super League, le Premier ministre conservateur écrivant dans le Sun que bien qu'il est "loin d'être un expert du beau jeu", il donnerait aux séparatistes "un rouge direct". L'appel aux électeurs du mur rouge est évident dans son langage et dans celui d'autres ministres, semblable à celui dans lequel les promesses de "nivellement" sont enveloppées, des fonds pour apporter des améliorations à petite échelle dans certaines villes de province. "Les clubs de football dans chaque ville et à chaque étage de la pyramide ont une place unique au cœur de leurs communautés et sont une source inégalée de fierté locale passionnée", a déclaré Johnson. Cette défense des valeurs traditionnelles du football est intervenue quelques jours à peine après que Johnson a été révélé qu'il souhaitait que le rachat de Newcastle United par un fonds souverain saoudien ait lieu l'année dernière. Pourtant, la contradiction apparente entre ce soutien à une prise de contrôle saoudien et sa condamnation du plan "ridicule" de la Super League ne signifie pas que ses menaces de législation sont nécessairement vaines. L'opinion selon laquelle le football a besoin d'une réglementation s'est durcie parmi les politiciens conservateurs, en particulier après que le comité de sélection de la culture, des médias et du sport, présidé par Damian Collins et maintenant Julian Knight, enquêta sur l'effondrement funeste de Bury, un club membre de la Ligue de football depuis 1894. Tracey Crouch, l'ancienne ministre des Sports nouvellement nommée pour diriger une autre enquête, la "révision menée par les fans" promise par le gouvernement, est censée être prête à recommander une réforme significative cette fois-ci. La Football Supporters Association, qui a fait campagne contre les rachats d'entreprises et la sur-commercialisation pendant toutes ces années, doit jouer un rôle central dans l'examen. Reste à voir si le gouvernement Johnson produira une législation pour le football compte tenu du tollé contre la Super League, mais les clubs ont certainement été secoués par l'opposition et un Premier ministre s'exerçant à ce sujet. Des militants chevronnés retroussent maintenant leurs manches pour un autre tour, tout en déplorant les occasions manquées et les avertissements, selon lesquels le cœur patrimonial de ce jeu populaire devait être préservé pendant que ses meilleurs clubs profitaient des fruits des aubaines modernes.
  17. Malgré une autre excellente performance où ils ont créé plusieurs occasions, l'Inter n'a pas été en mesure de prolonger sa course victorieuse hier soir alors qu'elle quittait Naples. Après avoir frappé deux fois les montants en première mi-temps et pris un but contre son camp, les Nerazzurri ont répondu après la pause et ont égalisé grâce à la merveilleuse frappe d'Eriksen. Elle a ainsi terminé 1-1 au Stadio Diego Armando Maradona, les hommes de Conte détenant désormais un avantage de neuf points sur la deuxième place. Comment ce côté Inter peut-il encore s'améliorer? "À l'heure actuelle, nous devons nous concentrer sur le présent et ne pas parler du mercato. Je suis très heureux et fier de ce groupe: nous avons fait de grands progrès à tous les égards. C'était un match que nous aurions perdu dans le passé, quoique sans mérite. Aujourd'hui, cependant, nous avons vu une équipe qui sait ce qu'elle fait et ce qu'elle veut. Nous n'avons jamais perdu de vue la bonne voie à suivre, même lorsque quelque chose de malheureux s'est produit, comme le but que nous avons concédé aujourd'hui. Ce que nous faisons actuellement est trop important pour penser à l'avenir. Nous devons rester concentrés sur le présent. Ensuite, lorsque la saison sera terminée, nous aurons la chance de comprendre les choses." Malgré le nul, vous avez semblé satisfait à la fin. De quoi étiez-vous heureux? "Le fait que nous aurions eu du mal dans un match comme celui-ci dans le passé, où nous avons malheureusement pris un but. Cependant, l'équipe a bien réagi. Ils savent à quel point ils sont forts et ne se perdent jamais. Le Napoli était à pleine puissance ce soir et je les ai toujours considérés comme des prétendants au Scudetto. Il y en a qui auraient pu penser que nous pourrions avoir moins faim qu'eux ce soir et que c'était un match bonus, mais disons simplement que mon style "pneumatique" était fort et clair dans l'esprit des joueurs. Les gars ont compris l'importance de ne pas donner d'espoir à ceux qui nous poursuivent. C'est vrai que le Milan et l'Atalanta ont gagné deux points sur nous aujourd'hui, mais nous avons montré notre solidité sur le plan mental." Qu'est-ce qui a permis à Inter d'atteindre ce niveau? "J'ai toujours dit que la croissance de l'Inter passerait par la croissance des joueurs, et pas seulement en termes de football. C'est un groupe de gars qui ont fait preuve d'une grande volonté et se sont mis en lice pour gagner. Nous voulions nous battre pour quelque chose d'important. Chaque jour, je leur dis que les triomphes d'équipe passent avant le succès personnel. Gagner est le seul moyen de devenir grand. Le simple fait de rester ici pendant de nombreuses années ne fera pas de vous un créateur d’histoire, même si vous avez fait du bon travail." Eriksen est devenu l'un des premiers noms sur la feuille de match. Qu'est-ce qui a causé cela? "Le fait que j'ai eu plus de temps pour travailler avec lui, ainsi que le fait que Christian comprend maintenant qu'il y a deux phases de jeu dans une ligue très tactique comme la Serie A et qu'elles sont toutes les deux importantes. Maintenant, il joue avec constance et je suis convaincu qu'il peut faire encore mieux. Christian a de grands attributs et il augmente son niveau d'agressivité et d'intensité. Cela nous aide beaucoup."
  18. Voila un an que les coachs de Serie A utilisent Virtual Coach, une application sur tablette qui analyse en temps réel les stats du match suggérant des ajustements tactiques. Bien évidemment, la décision finale revient à l'entraîneur. Cet article paru dans France Football du 30 Mars 2021 est retranscris pour internazionale.fr, bonne lecture! Introduction Une belle fierté de la Serie qui a la réputation d'être tactique qu'est cette application Virtual Coach. Elle se présente comme un outil pour gagner ces parties d'échecs que sont les matchs de la Serie A. Virtual Coach est né sur le campus de l'Ecole Polytechnique de Milan. Gilberto Pastorella, 32 ans, mathématicien, y reçoit et rembobine jusqu'à la génèse: "En 2002 est né le labo Mox qui est un centre de recherche spécialisé dans les modèles mathématiques qui avait travaillé avec le monde du sport. En 2010, vint la création de Moxoff qui travaille dans les mathématiques avancées pour l'industrie. En 2017 est née Math&Sport qui une spin-off spécifique au monde du sport." Adriano Bacconi cherchait des "fous" pour réaliser Virtual Coach alors qu'il a inventé le métier d'analyste vidéo: "C'était en 1993 avec le Brescia de Mircea Lucesnu et un an plus tard, les clubs de l'élite utilisaient mon logiciel et j'ai fini dans le staff de Marcelo Lippi au Mondial 2006." Son expérience fut indispensable pour créer cette application qui collecte les données, les analysent, via des algorithmes et envoient ses résultats via des notifications. Un service pour les 20 clubs de l'élite Cependant, cet outil envoie ses notifications en temps réel, contrairement au autres. Préparer ses matchs c'est bien, mais les choses peuvent évoluer différemment et il faut adapter la tactique. De plus, les outils déjà existants se focalisent sur un joueur sans tenir compte de ce que font les 21 autres! Les stats de Virtual Coach sont recueillies par des caméras spéciales placées dans les 4 coins du stade. Les stats sont calculées 20 fois par seconde, soit une fréquence de 20Hz. Selon Bacconi: "La fiabilité est très élevée. Plus de deux ans pour établir plus d'une centaine de stats, et c'est évolutif. Les datas brutes sont récupérées par des mathématiciens et ils trouvent une formule qui donne un indicateur pertinent. Dans les années 90, les gestes techniques étaient analysés alors que maintenant, c'est la matrice spatio-temporelle. Demain, ce sera un mix des deux: quelle pression le joueur a-t-il subie quand il a effectué ce geste?" Pour lui, Virtual Coach augmente la compétitivité de la Serie A et, par ricochet celle des équipes italiennes en coupes d'Europe Pas à la portée de tous Les équipes de Math&Sport se sont rendues dans les centres d'entraînement pour "former" les staffs à ce nouvel outil. Cependant, les retours sont nuancés reconnait Bacconi: "Un coach qui dit qui sait l'utiliser ou qu'il l'utilise passe pour un coach sexy ou moderne. D'autres voient leur zone de confort remise en question: Pourquoi l'intelligence artificielle devrait m'expliquer le foot alors que j'ai gagné des matchs sans elle? En fait, il faudra élargir les staffs avec un analyste de données statistiques et qui sache utiliser nos indicateurs les plus évolués." En effet, le contenu n'est pas la portée de tous même si la tablette reste un outil commun. Pastorella en connecte une pour assister à Roma – Spieza se déroulant à 500 km de là: "Il y a moins d'une seconde de décalage avec le terrain, on est en avance sur le signal télé. Il y a 4 fonctions principales. La première consiste à regarder le match vue de haut pour voir le placement des joueurs; la deuxième est les indicateurs avec la possibilité d'en ressortir 3 par formation sur chaque côté du terrain virtuel; la troisième est le relevé automatique de certains types d'actions pour faciliter les montages vidéos; la quatrième sont les notifications quand certaines données évoluent significativement." Comme des ingénieurs de F1 L'application est fluide avec transitions fluides et la fonction replay est disponible afin de revoir une action. Une fonction mémo permet de prendre des notes. Quand on demande de comparer les indicateurs des deux Français de Roma – Spezia: ils indiquent que Lucien Agoumé porte plus le ballon tandis que Veretout effectue plus de sprint. Un vrai coach est capable de voir ça à l'œil nu, mais il a maintenant la stat qui confirme son jugement. Autre exemple, lors de Bologne – Genoa, les indicateurs révélaient que Pinamonti ne se rendait plus aussi disponible qu'en première mi-temps. Davide Nicola le vit vis les notifications et remonta les bretelles de Pinamonti. Quoi qu'il en soit, l'entraîneur prend la décision finale. Lors de Milan – Atalanta, tout s'active au coup d'envoi, les pions apparaissent sur l'écran avec 4 visions possibles: une pour les courses des joueurs, celle reliant les joueurs les plus excentrés, la forme de l'équipe et celle illustrant la pression subi par chaque élément (plus le cercle est large, plus le joueur est libre). Il est également possible de visualiser l'espace à disposition des 22 acteurs pour effectuer des tirs, des passes qui est représenté par des figures géométriques. Tous ces indicateurs rendraient jaloux les ingénieurs de F1. Clochette et notification Comme trop de notification tue la notification, un système basé sur les variations les plus significatives a été élaboré. Dans le cas de Milan – Atalanta, la première intervient à la 13e minute: "Anomalie. La longueur de l'équipe sur la dernière action est parmi les plus élevées depuis le début de la rencontre." Traduction, le Milan est trop étiré et ses défenseurs ne participent pas à l'attaque. Trois minutes plus tard, ça concerne le Dea: "Le temps de conduite de balle en phase de possession augmente, de 32 à 44 secondes." Traduction, la Dea temporise. A la 21e minute, côté Dea: "Freuler augmente de 25% se disponibilité à recevoir un espace en zone 2C." 2C car le terrain est divisé en plusieurs zones. En remontant ces infos, Gasperini peut prendre les décisions qui s'imposent. Postés en tribune, un membre du staff est muni d'une tablette et parfois, l'adjoint en a aussi une. En collaboration avec la RAI, certaines données sont diffusées en direct alors qu'une version épurée est en cours de développement pour les passionnés. La Lega Serie A veut faire de Virtual Coach un emblème et montrer une image plus moderne car malgré les problèmes structurels et infrastructurels du football italien, il est toujours le plus novateur sur le plan tactique et ce coach virtuel est une énième confirmation. Voici une vidéo présentant l'outil Virtual Coach
  19. Dans une courte interview faite par SMS accordée à France Football, Pierre Rondeau, économiste et chroniqueur à l'Equipe depuis peu, s'exprime sur la mort annoncée du FPF. La Gazzetta dello Sport annonce que le FPF pourrait disparaître. Est-ce une bonne nouvelle? "Si vous prenez le FPF, annexe 11, article E et F, il est déjà inscrit que la force majeur et les changements majeurs et imprévus de l'environnement économique sont pris en compte. La crise devient complètement politique et les clubs profitent de la situation pour demander du changement du FPF. Ils sont lancés dans une stratégie de choc." Les clubs sont donc plus forts que l'UEFA? "L'UEFA a trop besoin des grands clubs. Sans eux, il n'y a rien. Ce n'est pas le Bate Borisov qui va lui rapporter de l'argent. Les grands clubs avancent leurs pions, veulent imposer toujours plus de choses, la réforme de la C1 entre autres. Il sera intéressant de voir ce que l'UEFA va répondre." Est-ce qu'on peut imaginer que le PSG et Man City puissent dépenser sans compter avec l'arrêt du FPF? "Si on pousse la chose jusqu'au bout, on peut se dire que les clubs vont inscrire une ligne Amendes FPF dans leurs comptes et dépenser autant qu'ils veulent. Avec le FPF, je dirais que voir Messi, Neymar et MBappé au PSG aurait été impossible. Sans le FPF, ça devient possible." S'il est vrai que la mort du FPF peut encourager les clubs "nouveaux riches" à (re)faire la course à l'armement en achetant et donc empilant moulte stars, rien ne dit qu'ils le feront. En effet, les clubs "historiques" les ont à l'œil et imaginons les réactions si Man City gagne (enfin) une C1 après avoir investi plus d'un milliard d'euros (!). De plus, il faut rappeler que le FPF est illégal car rien n'interdit à une personne ou une entreprise d'investir à perte, même si c'est fondamentalement stupide. Une étude plus fine du FPF serait intéressante mais demanderait du temps. Enfin, pour les plus anxieux d'entre nous, dites vous que: "Pourquoi ne pourriez-vous pas battre un club plus riche? Je n'ai jamais vu un sac de billets marquer un but.", Johan Cruyff.
  20. Il Giorno explique que les pourparlers entre Suning et BC Partners sont pratiquement terminés pendant que le Suning continuera à soutenir financièrement l'Inter. De plus, la Gazzetta dello Sport détaille les dettes accumulées des clubs de Serie A. Il Giorno explique que les pourparlers entre Suning et BC Partners sont pratiquement terminés, après des mois de spéculation sur une vente. Le Suning n'a jamais bougé du prix de 1 milliard d'euros, tandis que BC Partners n'était jamais disposé à offrir plus de 750 M€ pour acheter le club. Les deux parties sont restées sur leurs positions initiales et n'ont donc jamais été près de s'entendre sur une transaction. Depuis, le Suning a adopté une stratégie différente et explore maintenant la possibilité d'un prêt ce qui leur permettrait de rester les propriétaires de l'Inter. Plus tôt dans la journée, le Suning a réitéré son engagement à soutenir financièrement notre Inter après que les Nerazzurri aient tenu une réunion du conseil d'administration par appel vidéo avant la date limite de l'UEFA aujourd'hui. Le Suning serait toujours à la recherche de nouveaux investissements, Fortress et PIF envisageant respectivement un accord de prêt et un achat minoritaire. Cependant, les actionnaires majoritaires des Nerazzurri ont déclaré aujourd'hui à l'agence de presse italienne Ansa (via FcInterNews.it ): "Les propriétaires de l'Inter ont réitéré qu'ils continueraient à garantir au club leur soutien financier, qui n'a jamais manqué." L'Inter a également déclaré dans son communiqué que le conseil avait confirmé une perte de 62,7 M€ entre Juillet et Décembre 2020, soit près du double du total enregistré au cours de la même période en 2019 (32,7 M€). Les Nerazzurri ont expliqué que la perte devait encore être considérée comme "contenue'', étant donné qu'elle survient au milieu de la pandémie COVID-19. Nos pertes sont principalement dues au manque de revenus du Meazza, tous leurs matchs à domicile ayant été disputés à huis clos depuis Juin dernier. Le club a ajouté que leur masse salariale avait également contribué aux pertes enregistrées lors de la réunion d'aujourd'hui. Concernant les dettes accumulées, la Gazzetta dello Sport a révélé que les 20 clubs de Serie A avaient accumulé une dette totale de 2,8 milliards d'euros, soit une augmentation de 300 M€ par rapport à la même période l'an dernier. Nos chiffres de sont parmi les plus préoccupants, avec un chiffre d'affaires de 310,8 M€, les Nerazzurri sont un peu en deçà de leurs coûts d'exploitation, qui s'élèvent à 443,9 M€. Le club a une dette nette de 630,1 M€, la plus élevée de toutes les équipes de l'élite italienne. Les finances de la Serie A ont été durement touchées par la pandémie de COVID-19, mais le journal indiquait clairement que les dettes s'aggravaient même avant l'épidémie. La Serie A a enregistré une perte globale de 754 M€ au cours de la saison 2019-2020, contre "seulement'' 292 M€ lors de la campagne 2018-2019. Le chiffre d'affaires combiné des 20 clubs est également passé la saison dernière de 2,7 milliards d'euros à 2,2 milliards d'euros, avec des coûts opérationnels stables à 3,5 milliards d'euros et des plus-values ramenées de 727 M€ à 658 M€.
  21. Nos propriétaires chinois ont beaucoup dépensé pour mercatos et salaires, et maintenant notre Inter revient. Cependant la facture arrive à échéance mettant en doute l'avenir de l'équipe. Cet article publié par le New York Times dresse un tableau intéressant de nos propriétaires, internazionale.fr vous offre la traduction. Le Suning, présenté comme un colosse, était censé ramener notre Inter à ses glorieux jours. Il a beaucoup dépensé pour des buteurs prolifiques comme Romelu Lukaku et de très bons milieux comme Christian Eriksen. Après cinq ans d'investissement, notre club est à portée de main de son premier Scudetto en dix ans. Maintenant, la facture est arrivée à échéance, et notre avenir est soudainement mis en doute. Le Suning, un détaillant d'électronique et propriétaire majoritaire, est à court d'argent et tente de vendre sa participation ou en partie. Le club saigne de l'argent. Certains de nos joueurs ont accepté de différer le salaire. L'Inter Milan a eu des entretiens avec au moins un investisseur potentiel, mais les deux parties n'ont pas pu s'entendre sur un prix. Les aspirations footballistique du Suning s'effondrent également à la maison, en Chine. La société a brutalement liquidé son équipe nationale quatre mois après son titre chinois. Certaines stars, dont beaucoup ont choisi de jouer là-bas plutôt qu'à Chelsea ou à Liverpool, ont déclaré qu'elles n'étaient pas payées. La Chine a échoué dans son rêve de devenir un acteur mondial du football. Poussée en partie par les ambitions de Xi Jinping, le grand leader chinois et un fervent fan de football, une nouvelle race de magnats a investi des milliards de dollars dans des clubs de renom et des joueurs vedettes, transformant ainsi l'économie du football. Les investisseurs chinois ont dépensé 1,8 milliard de dollars pour acquérir des participations dans plus d'une douzaine d'équipes européennes entre 2015 et 2017, et la ligue nationale chinoise gorgée d'argent a payé les salaires les plus élevés jamais accordés aux recrues étrangères. Un véritable Eldorado. Mais la folie a exposé le football international aux particularités du monde des affaires chinois. L'implication profonde du Parti communiste rend les entreprises vulnérables aux changements brusques des vents politiques. Les grands magnats dépensiers manquaient souvent d'expérience. Désormais, les discussions sur les défauts de paiement, les ventes et les sorties précipitées dominent. Un magnat des mines a perdu le contrôle du Milan et ce, en plein milieu d'interrogations sur son empire commercial. Le propriétaire d'une entreprise de fabrication de savon et d'additifs alimentaires a renoncé à sa participation dans Aston Villa. Un conglomérat énergétique a abandonné sa participation dans le Slavia Prague après la disparition de son fondateur! Le sort du Suning reflète "toute l'ascension et la chute de cette ère du football chinois", a déclaré Zhe Ji, directeur de Red Lantern, une société de marketing sportif qui travaille en Chine pour les meilleures équipes de football européennes. "Quand les gens parlaient du football chinois et de toute l'attention qu'il a suscitée en 2016, cela est venu très vite, mais cela est très vite parti aussi." Le Suning a payé 306 millions de dollars en 2016 pour une participation majoritaire. Le Suning est un nom familier en Chine, avec des magasins remplis d'ordinateurs, d'iPad et de cuiseurs à riz pour la classe moyenne chinoise qui progresse fortement. Bien qu'il ait été touché par la révolution du e-commerce en Chine, il compte Alibaba, le titan des achats en ligne, comme un investisseur majeur. Sur une scène bien éclairée pour annoncer l'accord avec l'Inter, Zhang Jindong a levé une coupe de champagne et a expliqué comment la célèbre équipe italienne aiderait sa marque au niveau international et contribuer à l'industrie du sport en Chine. Se vantant des "ressources abondantes" du Suning, M. Zhang a promis que "le club retournerait à ses jours de gloire et deviendrait un club plus puissant capable d'attirer les plus grandes stars du monde entier". Sous la direction de Steven Zhang, le club a dépensé plus de 300 millions de dollars pour des stars comme M. Lukaku, M. Eriksen et Lautaro Martínez. Le Suning a également accepté de payer 700 millions de dollars à la Premier League pour les droits TV en Chine à partir de 2019, stupéfiant l'industrie du football. Le Suning a dépensé de l'argent pour un club national qu'il a acheté en 2015. Il a dépensé 32 millions de dollars pour acquérir Ramires, un milieu de terrain brésilien, de Chelsea, et 50 millions d'euros pour Alex Teixeira, un jeune attaquant brésilien, qui a choisi l'équipe chinoise plutôt que Liverpool. Les recrues ont été incitées à vendre climatiseurs et autres machines à laver. Dans une publicité, M. Teixeira a exhorté les téléspectateurs à acheter une marque chinoise d'appareils électroménagers: "Je suis Teixeira", dit-il en mandarin, ajoutant: "Venez au Suning pour acheter Haier." L'argent, a déclaré Mubarak Wakaso, un milieu de terrain ghanéen, a contribué à rendre la Chine attractive. "Le salaire que je vais avoir en Chine est bien supérieur à celui que j'ai en Liga", a-t-il déclaré dans un mélange de Twi et d'anglais dans une interview l'année dernière. Les paris sur le football du Suning tombèrent mal. Le gouvernement chinois a commencé à craindre que les grands conglomérats empruntent trop, menaçant le système financier du pays. Un an après l'accord avec l'Inter Milan, les médias d'Etat chinois ont critiqué le Suning pour son acquisition "irrationnelle". Puis la pandémie a frappé. Même si l'Inter a gagné sur le terrain, elle a perdu les recettes du publique, l'un des plus fervent d'Europe. Certains sponsors sont partis à cause de leurs propres problèmes financières. Le club a perdu environ 120 millions de dollars l'année dernière, l'une des plus grosses pertes. De retour en Chine, le Suning a été terrassé par le e-commerce ainsi que par le coronavirus. Ses ennuis se sont accélérés à l'automne quand il a choisi de ne pas exiger le remboursement d'un investissement de 3 milliards de dollars dans Evergrande, un promoteur immobilier et société la plus endettée de Chine. Le fardeau du Suning va s'alourdir. Cette année, il doit faire 1,2 milliard de dollars en paiements d'obligations. La société a refusé de commenter. Le Suning a commencé à prendre des mesures drastiques. L'année dernière, il a abandonné son accord de diffusion avec la Premier League. Puis, en février, il a liquidé son équipe nationale, Jiangsu Suning, quatre mois après que l'équipe ait remporté le titre de Super League chinoise face à une équipe contrôlée par Evergrande. Ironie, quand tu nous tiens. Au moins une des recrues étrangères de l'équipe a engagé des avocats pour aider à récupérer les salaires impayés selon une personne impliquée dans l'affaire. Un ancien joueur du Suning, Eder, a secoué le monde du football après que les médias l'aient cité en disant que le Suning ne l'avait pas payé. Sur Twitter, Eder a déclaré que les commentaires avaient été tirés d'un chat en ligne privé sans sa permission. Son agent n'a pas répondu aux demandes de commentaires. Pour se sauver, le Suning a fait un pas qui pourrait compliquer notre situation. Le 1er mars, il a vendu pour 2,3 milliards de dollars ses actions à des filiales du gouvernement de Shenzhen. L'accord a donné aux autorités chinoises leur mot à dire sur notre sort. Une pression financière accrue menace l'Inter. Elle doit payer une obligation de 360 millions de dollars l'année prochaine. Un investisseur minoritaire à Hong Kong, Lion Rock Capital, qui a acquis une participation de 31% dans l'Inter en 2019, pourrait exercer une option qui obligerait Suning à acheter sa participation pour jusqu'à 215 millions de dollars, selon l'une des personnes proches du club. Nos responsables recherchent un financement, un nouveau partenaire ou une vente totale pour une valeur d'environ 1,1 milliard de dollars, a déclaré la personne. Le club était jusqu'à présent en pourparlers exclusifs avec BC Partners, la société britannique de capital-investissement, mais ils n'ont pas été en mesure de s'entendre sur le prix, ont déclaré des personnes au courant des discussions. Sans capital frais, l'Inter pourrait perdre des joueurs. Si elle ne peut pas payer les salaires ou les frais de transfert, les règles du football européen disent qu'elle pourrait être bannie des principales compétitions. "Nous sommes inquiets, mais nous n'avons pas encore peur de cette situation, nous attendons juste la nouvelle", a déclaré Manuel Corti, membre d'un club de supporters de l'Inter basé à Londres. "Étant des fans de l'Inter, nous ne sommes jamais sûrs de rien avant la dernière minute."
  22. Dans un contexte de fortes incertitudes sur la situation financière du club, le Suning est en mesure de respecter ses engagements jusqu'en juin d'après une enquête de la Fédération italienne de football (FIGC). Nos propriétaires chinois ont discuté de la vente du club alors que les problèmes financiers s'accroissent: les salaires de juillet et août étant reportés à ce mois-ci et les salaires de novembre et décembre repoussés à mai. Comme le rapporte La Repubblica, l'incertitude était suffisamment forte pour inciter la FIGC à diligenter la Commission de surveillance (COVISOC) et à ouvrir une enquête sur les comptes du club. Cela a été entrepris au moyen d'une série de questionnaires et de rapports. Le Suning a soumis un rapport en mandarin traduit en anglais qui montrait qu'il est en mesure de respecter ses engagements financiers en suspens jusqu'en juin tout en révélant également que 195 M€ devaient être payés en salaires, frais de transfert et autres coûts d'ici la fin de la saison. Bien que l'Inter ne soit pas le seul club de Serie A à être contacté, elle a été parmi les premiers à répondre et à fournir un aperçu détaillé de son plan financier. Peu avant, Fabio Ravezzani avait tweeté: "Malheureusement, il semble que la situation financière de l'Inter après la proposition raisonnable soit pire que toute prévision. Cela obligera le Suning à vendre et à accepter de lourdes pertes, mais l'avenir du club n'est pas en question." En Italien: "Purtroppo pare che la situazione finanziaria dell’Inter dopo la due diligence risulti peggiore rispetto a ogni previsione. Questo obbligherà Suning a vendere in tempi brevi e soprattutto ad accettare offerte pesantemente al ribasso. Ma il futuro del club non è in discussione." Le titre de ce film de Jacques Besnard résume bien la situation, La situation est grave mais... pas désespérée !
  23. L'Inter a six semaines pour trouver 200 M$ avant que la situation financière du club ne devienne critique, selon les médias italiens. Selon le Corriere dello Sport, Steven Zhang dispose d'un maximum de 40 à 45 jours pour obtenir une injection de capital nécessaire, mais aller au-delà du 20 mars sans ces fonds serait "risqué". L'Inter a plusieurs échéances imminentes pour les paiements à d'autres clubs et à l'UEFA, qui pourrait nous exclure de la compétition européenne en cas de défaut. L'article a également affirmé que BC Partners pourrait augmenter sa première offre à Suning à partir de 750 M€, mais pas beaucoup plus, peut-être 800M€. Le Suning ne peut accepter une offre aussi basse car 400 M€ seraient utilisés pour refinancer des dettes, ce qui lui permettrait d'empocher à peine 350 M€, loin de ce qu'il a investi pour l'Inter au cours des cinq dernières années. EQT, Arctos Sports Partners, Temasek Holdings, Ares Management et un consortium formé par Fortress et Mubalada seraient tous intéressés pour racheter l'Inter également, certains en tant qu'actionnaires majoritaires et d'autres minoritaires. Il est entendu que le Suning préférerait encore ne vendre qu'une participation minoritaire, ce qui leur permettrait de conserver le contrôle de l'Inter avec un partenaire aux côtés. Malgré les différents bruits et le sombre tableau qui se dessine, Marco Bellinazzo explique que le Suning n'a pas l'intention de vendre le club et qu'il ne guidera pas l'Inter à une banqueroute. Voici son interview accordée à Radio Nerazzurra. "Malgré ce que vous avez lu dans la presse, même au niveau international, la situation n'a pas beaucoup changé. Le Suning s'est lancé sur le marché pour les aider à répondre à leurs besoins financiers, qui sont en partie standard et en partie causés par la pandémie. D'ici la fin de l'année, ils doivent trouver environ 150 M€, et c'est parfaitement normal pour un club qui a plus de 500 M€ de coûts mais qui a réduit ses revenus en raison de la pandémie." "Le Suning recherche donc un partenaire financier. Une opportunité s'est présentée avec BC Partners, mais le Suning a décliné sa première offre. Si une offre satisfaisante arrivait, le Suning pourrait envisager de vendre complètement l'Inter, bien que ce ne soit pas son plan A. Le plan A reste à trouver un partenaire pour accompagner le club dans cette période délicate. Rien n'a changé, même si à la lecture des journaux, vous penseriez que l'Inter était sur le point de faire faillite." "Les négociations sont complexes lorsque vous travaillez dans un domaine financier. Les vrais chiffres ne sont pas ceux que vous lisez. Si vous imaginez un chèque de 750 M€, 800 M€ ou 1 milliard d'euros, alors peut-être que vous êtes dans le faux. Il faut comprendre que le montant est divisé en obligations de refinancement, le besoin d'injection de capital du Suning et une partie des fonds propres pour acheter des actions du club. Donc, personne ne connaît les vrais chiffres, sauf les parties impliquées, à savoir Suning et BC Partners. Ces dernières semaines, BC Partners a cherché une alliance avec d'autres fonds pour créer une sorte de consortium, précisément parce que nous parlons d'un investissement complexe. Je dois répéter que ce ne sont pas des négociations comme celles que vous avez entre les clubs sur le marché des transferts, avec tout le respect que je dois au marché des transferts." "Le Suning a deux problèmes. Ils ont les problèmes habituels liés à leurs propres comptes, qui ont été causés en partie par de mauvais investissements, puis il y a les restrictions du gouvernement chinois qui limitent leur capacité à exporter des capitaux hors du pays et à couvrir les pertes financières de l'Inter. Cela est logique. Mais peu importe le suivi des ordres de Pékin, le Suning ne laisserait jamais l'Inter faire faillite et, si nécessaire, investirait le capital dont le club a besoin. Personne n'est assez fou pour ruiner une entreprise dans laquelle il a investi un demi-milliard d'euros. Pour le moment, ils préfèrent ne pas injecter eux-mêmes le capital, en partie à cause des directives venant de Chine et en partie parce qu'ils essaient de trouver de nouveaux actionnaires. Malheureusement, l'Inter a été frappée par la pandémie du COVID-19 au moment même où il était en plein milieu de son développement en tant que club, pendant cette période où les coûts augmentent mais où les revenus n'arrivent qu'un peu plus tard." "Pour revenir à l'article paru dans le Corriere dello Sport, concernant les salaires, le problème a été partiellement résolu par la Fédération italienne qui a permis aux clubs de reporter certains paiements jusqu'à fin mai. À ce stade, l'Inter devra avoir payé l'intégralité des salaires aux joueurs pour cette saison, ce qui est l'une des raisons pour lesquelles le Suning a besoin de 150M€ de capital frais avant cette date. D'ici le 31 mars, les clubs qui participent aux compétitions de l'UEFA devront régler tous leurs différends avec les autorités fiscales et les problèmes liés aux dettes dites du marché des transferts. L'Inter n'est pas cotée en bourse et nous ne connaissons donc pas les détails ici. Il y a des dettes qui existent mais, comme ils l'ont fait avec le Real Madrid pour Achraf Hakimi, les clubs peuvent accepter de diviser le paiement des frais de transfert en plusieurs versements. Donc, à moins qu'il n'y ait des dettes en retard, il n'y a pas de problèmes - et nous devons considérer que ce sont des problèmes auxquels sont confrontés tous les clubs, pas seulement l'Inter. L'UEFA tient en fait à éviter de donner des sanctions et de lourdes pénalités pendant une période aussi délicate pour tous les clubs."
  24. Après une victoire convaincante contre la Vieille Dame, cette analyse introduit la construction de l'Inter, discute de la structure défensive et de la façon dont elle a cherché à attaquer la Juventus. Il est expliqué comment tout s'est mal passé pour la Juventus. Compositions L'Inter est toujours alignée avec son 3-5-2 qui passait en un 5-3-2 très discipliné en défense et un 3-3-4 en attaque, avec les arrières latéraux Ashley Young et Anchraf Hakimi agissant comme ailiers, et Nicola Barella liant le jeu entre les milieux de terrain, Marcelo Brozovic et Arturo Vidal, aux attaquants. Du côté de la Juve, étaient absents Paulo Dybala et Matthijs de Ligt. Ils sont indispensables car Dybala est le lien entre le milieu de terrain et l'attaque cette saison pendant que Ligt a renforcé sa réputation comme l'un des espoirs défensifs les plus brillants. La Juventus s'est alignée dans un 4-4-2 qui passait en 3-4-3 en attaque (voire 2-3-5), avec Aaron Ramsey rentrant plus au centre, et Federico Chiesa rejoignant la ligne avant de Cristiano Ronaldo et Alvaro Morata. L'Inter verrouille le centre Passer le ballon de la défense au milieu a été difficile pour la Juventus. Lautaro Martínez et Romelu Lukaku ont été chargés de filtrer les milieux de terrain de la Juventus. Dans l'exemple ci-dessous, il ne s'agit que de Rodrigo Bentancur. Aaron Ramsey est trop loin de l'action, mais a souvent été surveillé par Barella. Leonardo Bonucci a la balle mais il n'a pas d'option de passes au milieu de terrain, juste l'arrière droit Danilo et ses coéquipiers les plus avancés. La Juventus avait rarement des options de passes dans ce match, grâce au monitoring intelligent de l'Inter. La Juventus a eu du mal à créer des occasions dans ce match et ce pour de nombreuses raisons. La première est le manque de service aux joueurs du milieu de terrain. Ci-dessous, nous voyons une fois de plus que Lukaku et Martínez filtrent Bentancur, avec Barella surveillant de près Ramsey alors que nous voyons le jeu se déplacer sur le côté droit du terrain vers Chiellini. La Juventus a été obligée de faire des passes latérales qui n'ont jamais menacé l'Inter. Une fois la balle déplacée de chaque côté du terrain, les flancs les plus larges des joueurs faisaient le pressing. Par exemple, Lukaku et Barella cherchent à changer de direction ci-dessous. Si la Juventus devait avancer, l'arrière droit Hakimi pouvait presser. Une défense de fer L'Inter a des joueurs tactiquement astucieux et polyvalents. Ci-dessous, nous voyons un exemple de cela. Chiellini entre dans le camp de l'Inter, alors Hakimi presse le plus proche ailier, Frabotta. Lorsque Hakimi presse, l'espace laissé derrière lui pouvait être occupé par Ramsey. Pour éviter toute menace, Barella a marqué Ramsey et le suivait alors que Ramsey s'enfonçait dans le dernier tiers. La Juventus a souvent essayé de surcharger les joueurs d'un côté du terrain pour se créer des occasions. Pour défendre, l'Inter est resté dans son 5-3-2. Young s'approche de Ronaldo, qui a le ballon. Bastoni marque Rabiot, tandis que Barella et Brozovic prêtent une attention particulière aux options de passes centrales. La forme défensive de l'Inter peut être illustrée par les lignes jaunes ci-dessous. La Juve touchée en contre Le thème récurrent de la Juventus était de surcharger un côté du terrain. Bien que ce soit une tactique solide, ce ne devrait pas être la seule à utiliser. Ci-dessous, Barella lance l'une des nombreuses contre-attaques. Lorsque la Juventus tentait ces surcharges, elle laisserait le flanc opposé vulnérable. Pour aggraver le tout, la Juventus a également déployé une ligne défensive très élevée composée de Giorgio Chiellini, 36 ans, et de Leonardo Bonucci, 33 ans, des joueurs peu connus pour leur vitesse. La Juventus a bêtement surchargé le côté gauche du terrain et poussé Frabotta sur le flanc opposé pour ajouter de la largeur. Dès que la possession a été perdue, l'Inter a puni la Juventus avec ses contres rapides. Ci-dessous, nous voyons un cinq contre cinq dans la moitié de terrain de l'Inter alors qu'ils construisent la défense. Barella a eu la liberté de se déplacer là où il était nécessaire en tant que principale ouverture de l'Inter, il aidait donc à relier le jeu d'un milieu de terrain plus profond comme Brozovic dans l'exemple ci-dessous, à l'attaque. Lukaku colle le défenseur tandis que Hakimi est dans l'aile au milieu du terrain. L'Inter peut attirer les joueurs de la Juventus dans la vaste zone car ils savent que Barella trouvera de l'espace pour recevoir le ballon. La Juventus a souvent basculé entre un bloc bas étroit et compact à une pression agressive dans la moitié de terrain de l'Inter. Cependant, comme nous l'avons vu, ces différents styles de défense ne se complètent pas très bien. Les joueurs semblaient être dans une indécision qui s'est avérée désastreuse sur le terrain. Une construction impeccable Ci-dessous, nous voyons un exemple de construction de l'Inter et comment la Juventus n'a jamais menacé de gagner le ballon devant. Dans la phase de préparation, l'Inter passait d'une ligne à 5 arrières à une ligne à 4, tandis qu'un défenseur entrait dans le milieu de terrain. Dans cet exemple, c'est Stefan de Vrij. Désormais, l'Inter a trois options de passes au milieu de terrain en plus de ses coéquipiers arrière Young et Hakimi. Antonio Conte a mis en place son équipe de manière à ce qu'ils aient toujours des options de passe lorsqu'ils tentent de jouer hors de leur défense. En jouant de l'arrière, l'Inter utilisait les flancs pour presser la Juve tandis que ses milieux de terrain se déplaçaient dans l'espace laissé derrière. Ci-dessous, nous voyons ça. Brozovic est sur le point de recevoir le ballon. Il a une option de passe immédiate à Hakimi, qui a perdu son marqueur, Frabotta. Brozovic a attiré trois joueurs de la Juventus, laissant un espace pour Barella et Vidal. L'Inter ne restait pas sur les flancs plus longtemps que nécessaire et chercherait à déplacer le ballon au centre, vers un joueur comme Vidal dès que possible afin de lancer une attaque. L'Inter à l'attaque L'Inter déployait les arrières latéraux Hakimi et Young devant, les chargeant d'étirer la ligne arrière de la Juventus afin qu'un milieu de terrain comme Brozovic ou Vidal puisse exploiter les trous avec des courses dans la surface. Ci-dessous, nous voyons comment Hakimi avait capté l'arrière latéral gauche Frabotta, tout en incitant Ramsey à quitter son poste de milieu de terrain pour aider à défendre. La ligne d'attaque de l'Inter, illustrée par les lignes noires, va en 1 contre 1 contre la ligne défensive de la Juventus, illustrée par les lignes jaunes, tout en entraînant tout le milieu de terrain de la Juventus plus profondément dans sa propre moitié de terrain. L'Inter a six joueurs devant, mais la Juventus en avait besoin de sept pour se défendre en raison de la facilité avec laquelle l'Inter exploitait les zones. Lorsque la Juventus restait serrée, l'Inter avait l'un des arrières latéraux replié plus au centre, tandis que l'autre restait vers les flancs. Ci-dessous, nous voyons Young sur l'aile gauche, tandis que Hakimi se déplace au centre. Sur le ballon, Brozovic cherche à jouer vers Barella qui peut exploiter le bon espace. La Juventus a eu du mal à défendre les grands espaces et les zones centrales, en particulier lorsque l'Inter a attaqué les deux en même temps. Pour défendre, la Juve aurait dû charger Ramsey et Chiesa de marquer Hakimi et Young. Conclusion Conte a battu Pirlo tactiquement dès le début. La Juventus n'a pas semblé prête à se défendre contre l'Inter lors des contre-attaque, ni lorsque l'Inter a pu profiter de longues périodes de possession. De plus, la Juventus sortait rarement de sa propre moitié alors qu'elle n'avait qu'à dépasser Lukaku et Martínez, la première ligne du bloc intermédiaire de l'Inter. La Juventus n'a malheureusement pas joué comme les champions de Serie A. Conte a été vivement critiqué pour ses mauvais remplacements cette saison, et à juste titre. Cela peut être la seule vraie lacune de l'Inter. Tant que Conte ne bricolera pas trop son équipe au moment de faire des changements, l'Inter restera tout autant favorite pour le titre que le Milan.
  25. Ce Dimanche, l'Inter affronte la Juventus dans un match qui s'annonce capital pour la lute du Scudetto. Cet article présente une rapide analyse tactique de la Juve de Pirlo en se basant sur ses matchs contre la Samp et la Louve. Phase offensive: construction La sous-phase de construction de sa phase offensive est la partie la plus structurée et la plus complexe du jeu de possession. Pirlo veut que son équipe joue de l'arrière et pendant la phase de préparation, il souligne qu'une "sortie propre est essentielle". Il modifiera ses mécanismes de construction en fonction d'une analyse de l'adversaire, pour s'assurer que son équipe peut jouer à partir de l'arrière aussi efficacement que possible. Lors de la construction, il y a 3 options pour les joueurs: "Mener", "Filtrer", "Augmentez le temps et l'espace disponibles". Pirlo veut surmonter la pression de l'adversaire en utilisant la verticalité pour trouver le troisième homme qui, d'après Xavi, est "impossible à défendre". Il y parvient en utilisant une structure en losange pour progresser. Le joueur à la base du losange est le porteur du ballon, il a des options de chaque côté, ainsi qu'une option verticale. Ce "sommet" semblera positionné entre les lignes, et la priorité principale sera de trouver ce "sommet" par un jeu vertical et les mouvements du troisième homme. Ci-dessous, nous pouvons voir un diagramme représentant la structure en losange que Pirlo veut implémenter. La base du losange peut, bien sûr, être le gardien, que Pirlo veut utiliser pour se préparer, en particulier contre une pression haute. Nous pouvons voir un exemple d'une progression en losange de Pirlo dans l'image ci-dessous contre la Sampdoria de Claudio Ranieri. Ci-dessous, nous pouvons voir un autre exemple contre la Roma de Paulo Fonseca. Dans la première phase de construction, Pirlo veut avoir exactement un avantage d'un joueur. Avoir un joueur supplémentaire a l'avantage évident de fournir un avantage numérique pour fournir la progression propre que Pirlo souhaite. Cependant, il ne veut pas plus d'un joueur afin de ne pas "gaspiller" des joueurs supplémentaires, car il souhaite qu'ils occupent des zones plus avancées. La principale priorité lors de la construction est de jouer dans les zones centrales. Cela rend le pressing de l'adversaire plus compliqué et il y a plus d'options lorsque le ballon est au centre, ce qui rend la construction centrale plus pénible pour l'adversaire. En effet, sur les ailes par exemple, le ballon est envoyé vers le centre, tandis qu'au centre, le ballon peut être joué dans n'importe quelle direction. Pirlo souligne qu'il ne veut pas que son équipe abuse du jeu vertical. Il veut plutôt utiliser des rotations et des échanges pour désorganiser l'adversaire afin de créer des ouvertures pour une progression verticale. L'organisation offensive de Pirlo se produit à deux vitesses. Lorsque le ballon est "derrière", le jeu est lent et méthodique. Lorsqu'un joueur libre le reçoit entre les lignes, le jeu devient beaucoup plus rapide et plus direct vers le but adverse. Lorsque le porteur du ballon est dans l'espace, Pirlo veut que les autres joueurs attaquent en profondeur, tandis que le porteur du ballon dribble. Si la structure du losange est correctement formée, le sommet se préparera pour un 1-2. Si le porteur du ballon est sous pression, les autres joueurs reviennent pour lui apporter leur soutien. Pirlo souhaite que ses joueurs maintiennent la structure en possession, ce qui garantit que la progression du ballon est aussi propre que possible tout en fournissant des structures de contre-pressing favorables pendant la transition défensive. Si un joueur qui n'a pas la possession du ballon est libre, il doit constamment chercher à le recevoir entre les lignes. Pirlo veut que son équipe recherche des passes en diagonale et cherche toujours à trouver ce fameux troisième homme. Phase offensive, Principe de développement 1: largeur Pirlo veut qu'un seul joueur soit sur chaque aile, occupant la position la plus large possible. Il ne veut qu'un seul joueur sur chaque aile afin de positionner les autres joueurs au centre. Cela oblige l'arrière adverse à faire un choix. Rester large et laisser de l'espace au centre, ou dans le demi-espace, ou se déplacer au centre et laisser le joueur dans la largeur avec du temps et de l'espace. Si la balle est d'un côté, le joueur large opposé doit rester haut et large afin de garder une option de changement disponible, ce que Pirlo souhaite que son équipe utilise souvent. "Nous dérivons vers la droite pour attaquer à gauche." Nous pouvons voir un exemple de cette largeur extrême sur les deux flancs dans l'image ci-dessous. Phase offensive, Principe de développement 2: trouver des joueurs dans la zone de finition Pirlo définit la "zone de finition" comme une zone mobile qui se trouve entre les lignes défensive et médiane de l'adversaire. Trouver des joueurs dans cet espace est l'objectif principal de la phase offensive. Les joueurs positionnés dans la zone de finition doivent constamment chercher à échapper à la couverture de leur adversaire et recevoir dans l'espace. Au moins deux joueurs doivent être constamment positionnés dans cette zone, les autres se joignant souvent. Si le porteur du ballon est dans l'espace et fait face au but, au moins deux joueurs doivent immédiatement attaquer en profondeur. Phase offensive, Principe de développement 3: attaquer constamment en profondeur Ce que Pirlo veut dire quand il se réfère à "attaquer en profondeur", c'est faire des courses derrière. Ceci est fréquemment mentionné dans sa thèse et semble être la principale méthode de création aléatoire de Pirlo. La ligne défensive de l'adversaire doit être constamment sous pression. Nous pouvons voir que le recrutement et la sélection des joueurs de Pirlo conviennent à cela. On peut s'attendre à ce que des joueurs tels que Cristiano Ronaldo, Dejan Kulusevski, Álvaro Morata et Aaron Ramsey prospèrent dans ce système offensif. Pirlo cite trois raisons pour son insistance sur des attaques constantes en profondeur: Forcer la ligne défensive de l'adversaire plus profondément - soit en repoussant la ligne de milieu de terrain, donnant ainsi aux joueurs plus de temps, soit en augmentant la taille de la zone de finition si la ligne de milieu de terrain ne descend pas plus profondément. Gardez les défenseurs adverses constamment, mentalement engagés. Créez des occasions de but. "Attaquez l'espace, recevez le ballon… marquez!" Pirlo jouera soit avec un ou deux attaquants centraux. S'il joue avec deux, ils font des mouvements opposés, l'un descendant plus profondément, tandis que l'autre attaque en profondeur. S'il joue avec un seul - et que le joueur est dans la zone de finition - l'attaquant dans la largeur du côté faible attaquera en profondeur. Phase offensive: Attaquer la ligne défensive Un autre principe clé du jeu offensif de Pirlo est l'occupation des cinq zones verticales (les deux ailes, les demi-espaces et le centre), ainsi la ligne avant doit être composée d'au moins cinq joueurs, avec potentiellement plus de jonction. Pour faciliter cela, Pirlo veut que son équipe attaque en 2-3-5 ou 3-2-5. Dans ses deux premiers matchs, il a utilisé le 3-2-5. Le 3-2-5 permet à l'équipe d'avoir une structure 3-2 lui permettant de créer les angles de passage diagonaux souhaités par Pirlo, tout en assurant également la solidité en transition défensive. Dans l'image ci-dessous, nous pouvons voir ce 3-2 contre la Sampdoria. Même lorsqu'ils se sont alignés à quatre arrière sur la feuille de match contre la Roma, Danilo à l'arrière droit, s'est déplacé dans les trois arrière tandis que Juan Cuadrado à l'arrière gauche poussait plus haut pour devenir le joueur haut et large sur la gauche. Phase défensive La phase défensive se présente pas de particularités. La Juve effectue un pressing haut et revient, en général, avec un 4-4-2 afin de limiter des espaces. Ceci dit, une fois acculée dans sa surface, le positionnement des joueurs mérite attention. Dans ce cas Pirlo veut créer des surcharges défensives de type 2 contre 1, avec un joueur fournissant une couverture, tandis que l'autre presse le porteur du ballon. Lorsqu'il défend des zones larges, Pirlo évoque la possibilité qu'un milieu de terrain central tombe dans la ligne défensive afin de donner aux défenseurs larges un meilleur accès aux ailes sans créer de faiblesses. Pirlo a divisé la surface de réparation en six zones, comme illustré dans le diagramme ci-dessous. Pirlo veut que chaque défenseur occupe une zone en fonction de la position du ballon. Par exemple, lorsque le ballon est sur le côté droit côté défense, le côté central du côté le plus proche se déplacera dans la zone 1, tandis que le côté le plus éloigné du centre occupera la zone 2. Le côté opposé arrière couvrira la zone 3. Si son équipe n'a pas assez de joueurs dans la surface, un milieu de terrain central descendra dans la zone 5, tandis que le joueur large de l'autre côté occupera la zone 5, avec des orientations vers la zone 6, dépendant du contexte. L'exemple donné par Pirlo est clairement adapté à la formation avec quatre défenseurs, mais nous pouvons voir une structure défensive très similaire dans l'exemple illustré ci-dessous, où la Juventus défend le ballon à sa gauche. Danilo joue le rôle d'arrière latéral (FSFB), occupant la zone 2. Leonardo Bonucci est l'arrière central (NSCB), occupant la zone 3. Adrien Rabiot en tant que milieu de terrain central (CM) est tombé dans la zone 6, tandis que Cuadrado agit comme l'ailier du côté éloigné (FSW) et occupe la zone 5. Gianluca Frabotta joue le rôle d'arrière latéral (NSFB) et rencontre l'adversaire à l'extérieur.
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