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  1. Dan Cancian a publié le texte suivant "Trapattoni and Conte – Student like teacher" sur gentlemanultra.com le 27 Avril 2021. Il compare le destin de Conte avec celui de Trapattoni. À moins d'un renversement de situation, l'attente de 11 ans de l'Inter pour un Scudetto prendra fin à un moment donné au mois de Mai. Rien ne peut jamais être tenu pour acquis en ce qui concerne l'Inter mais il faudrait un effondrement monumental des Nerazzurri pour laisser passer le Scudetto. L'importance d'un 19e titre de champion pour l'Inter irait bien au-delà de la fin d'une course stérile qui n'a livré qu'une Coppa Italia au cours de la dernière décennie. Non seulement cela mettrait fin à l'emprise de neuf ans de la Juventus sur la Serie A, mais il serait livré par Antonio Conte, l'homme qui a lancé la domination des Bianconeri au cours des 10 dernières années. L'Inter, et dans une certaine mesure la Juventus, ont déjà été ici. En 1989, les Nerazzurri ont tout balayé sur leur passage et battu des records à un rythme de fous en route vers leur premier Scudetto en neuf ans. L'Inter a remporté 58 sur les 68 points disponibles, un record en Serie A pour des victoires à deux points, et a terminé le travail avec cinq matchs à jouer, alors que Giovanni Trapattoni a livré le titre tant désiré par Ernesto Pellegrini depuis qu'il été nommé courant l'été 1986. Comme Conte le ferait trois décennies plus tard, Trapattoni est arrivé au Meazza avec un palmarès scintillant mais un lourd bagage aux yeux de certains fans de l'Inter. Un pilier de l'équipe du Milan AC qui a remporté deux titres de Serie A et deux Coupes d'Europe dans les années 1960, au cours d'une décennie chargée de trophées alors que Trapattoni, entraîneur de la Juventus, a conduit la Vieille Dame à six Scudetti, une Coupe UEFA, une Coupe des vainqueurs de coupe, et le tout premier triomphe du club en Coupe d'Europe, bien que éclipsé par la tragédie du Heysel. Conte n'avait pas de connexion avec le Milan, mais ses liens avec la Juventus étaient sans doute encore plus profonds que ceux de Trapattoni. En 13 saisons avec les Bianconeri en tant que joueur, Conte a remporté cinq titres de champion, dont la fameuse saison 1997-1998 lorsque la Juventus a évincé l'Inter de titre à cause d'une décision d'arbitrage très litigieuse, une Coupe UEFA et cinq autres trophées nationaux. Il faisait également partie de l'équipe qui a atteint la finale de la Ligue des champions trois fois de suite, s'imposant en 1996 contre l'Ajax aux tirs au but mais perdant face au Borussia Dortmund et au Real Madrid les deux années suivantes. Lorsqu'il est revenu à la Juventus en tant qu'entraîneur en 2011, Conte a repris une équipe qui avait terminé septième au cours des deux saisons précédentes et a immédiatement rétabli la Juventus en tant que force dominante en Italie, remportant trois Scudetti consécutifs. Cela aurait pu être une histoire très différente sans Trapattoni, qui avait signé Conte de Lecce lors de son deuxième passage à la Juventus en 1991 et convaincu le jeune milieu de terrain de rester quand il se sentait dépassé par le défi de faire ses preuves dans un environnement étranger . "Si Trapattoni n'avait pas été là, je ne sais pas si je serais resté à la Juventus", se souvient Conte plus tard. Avec Marcello Lippi, qui a succédé à Trapattoni à la Juventus, peu de managers ont eu autant d'impact sur Conte qu'un joueur. Incidemment, le trio a managé l'Italie, la Juventus et l'Inter. Le passage de Lippi à Milan, cependant, a été un échec absolu et il a été limogé au début de sa deuxième saison. Bien que Conte et Trapattoni diffèrent en termes de personnalité, il n'est pas tout à fait surprenant de voir que les équipes du premier cité sont construites sur certains des mêmes principes qui constituaient le noyau des groupes les plus réussis du deuxième. Un style de football souvent jugé trop pragmatique par les observateurs, Fabio Capello et l'ancien attaquant italien Antonio Cassano ont tous deux critiqué l'approche réactive de l'Inter cette saison, ce dernier allant jusqu'à suggérer que s'il était un joueur sous Conte, il demanderait au président de le renvoyer, et cela repose sur une défense solide comme le roc. La Juventus a terminé avec la meilleure défense chaque saison lors des trois titres sous Conte, tandis que les équipes de Trapattoni se sont vantées de la défense la plus parcimonieuse de la ligue dans cinq de ses sept campagnes gagnantes au Scudetto. Cette solidité défensive a été cruciale dans l'Inter cette saison, les Nerazzurri n'ayant concédé que six buts au cours des 16 derniers matchs après avoir accordé 23 buts au cours des 17 premiers matchs de la saison. Le titre de l'Inter sous Trapattoni en 1988-89 a été construit sur une base similaire, les Nerazzurri ayant concédé 19 buts en 34 matchs, à une moyenne de 0,5 but par match, le record défensif actuel de l'Inter extrapolé sur 38 matchs leur donnerait une estimation de concéder 0,8 but par match, une amélioration étonnante pour une équipe qui a concédé 35 en 30 matchs l'année précédente. À l'autre bout du terrain, les versions de Trapattoni et de Conte pour l'Inter sont tout aussi impressionnantes. Sous le premier, les Nerazzurri ont terminé avec le meilleur bilan offensif de la Serie A, pilant 67 buts en 34 matchs à une moyenne de 1,97 buts par match, alors qu'Aldo Serena a été couronné meilleur buteur de la ligue avec 22 buts et Ramon Diaz en a ajouté 12 autres. L'Inter a déjà éclipsé ce total cette saison, marquant 72 buts en 33 matchs, faisant de son attaque la troisième plus prolifique de la Serie A derrière l'Atalanta et Naples. Avec 21 buts, Romelu Lukaku concurrence Cristiano Ronaldo dans la course au Capocanniere award, tandis que Lautaro Martinez a contribué à 15 buts. Hormis Robert Lewandowski et Thomas Muller, Lukaku et Martinez sont le duo offensif le plus prolifique des cinq meilleures ligues européennes. Peut-être plus que tout autre joueur, Lukaku a incarné la renaissance de l'Inter sous Conte. Le Belge est arrivé au Meazza pour un transfert record de 66,6 M£ de Manchester United à l'été 2019 et n'a pas perdu de temps pour s'imposer comme le talisman offensif de l'Inter, récompensant la foi de Conte et prouvant que les sceptiques avaient tort après deux saisons à Old Trafford caractérisées par plus de bas que de hauts. Lukaku a justifié son salaire élevé, comme l'ont fait plusieurs autres signatures de Conte, de Nicolo Barella à Stefano Sensi, Achraf Hakimi et, bien qu'après un départ lent, Christian Eriksen. La frénésie de dépenses de Conte a été une source de débats sans fin depuis son arrivée à l'Inter. Selon les données de Transfermarkt , le club a dépensé 261,3 M£ pour les joueurs au cours des deux dernières saisons, récupérant 133,9 M£. Les partisans de Conte pointent vers le classement et affirment que les dépenses étaient justifiées par la nécessité de refondre complètement une équipe qui avait perdu son chemin. Les détracteurs, quant à eux, pensent que l'Inter a joué trop vite et trop lâche avec son bilan, le Jiangsu FC, le club de Super League chinoise appartenant à Suning Holdings, la société qui contrôle l'Inter, s'est effondré le mois dernier. Quel que soit l'impact à long terme de la frénésie de ces dépenses, pour le moment, l'investissement devrait porter ses fruits pour l'Inter, tout comme il l'a fait il y a plus de trois décennies lorsque, désespéré de combler l'écart avec le Milan et le Napoli, Pellegrini a desserré les cordons de la bourse. En termes de dépenses, les deux premiers étés de Trapattoni étaient un monde loin de celui de Conte, à tel point qu'en écrivant sur La Repubblica en 1986, le légendaire journaliste italien Gianni Mura a décrit Trapattoni comme "de loin le meilleur des signatures de l'Inter". Alors que les arrivées de Matthaus, Brehme, Diaz et Berti ont fait de l'Inter un mastodonte imparable en Italie, il y avait peu de joie à trouver au-delà des frontières du pays. Éliminée en quarts de finale lors de la première année à la tête de Trapattoni, en 1989, l'Inter a été éliminée de la Coupe UEFA au troisième tour pour la deuxième saison consécutive, perdant à cause de la règle des buts l'extérieur contre le Bayern Munich après avoir gaspillé une avance de 2-0 après la première manche à Munich (0-2, 3-1). Trapattoni allait finalement remettre un trophée européen, remportant la Coupe UEFA en 1991, avant de revenir à la Juventus la saison suivante. Les deux premières saisons de Conte ont également été décevantes du point de vue du football européen, l'Inter cédant un but d'avance pour perdre la finale de la Ligue Europa la saison dernière contre Séville et terminant dernière de son groupe de la Ligue des champions cette saison. Un retour en C1 est quasiment garanti, mais avant de se tourner vers l'Europe, l'Inter et Conte devront terminer le travail en Italie. "Je suis pour les défis et l'Inter est le plus difficile de ma carrière", a déclaré Conte au journal italien Il Corriere della Sera plus tôt cette année. Il est à quelques matchs de la conquérir.
  2. Indiscrétion France Football: d'après le FF paru le 23 Mars 2021, notre légende Lothar Matthäus pourrait remplacer Joachim Löw à la tête de de la Nationalmannschaft. Un surprise de taille, mais plus le temps passe, plus son profil gagne en crédibilité pour la succession de Joachim Löw. Un Löw qui tirera certainement sa révérence après dix-sept ans sur le banc de l'Allemagne au lendemain de l'Euro. Lothar Matthäus pourrait profiter du fait que les deux grands favoris (Jürgen Klopp et Hans-Dieter Flick) ne soient pas libérés de leur contrat (2024 pour Klopp et 2023 pour Flick). Quant à Ralf Rangnick, son souhait de procéder à une révolution au sein de la Fédération a refroidi les décideurs. Omniprésent dans les médias allemands depuis que Franz Beckenbauer savoure sa paisible retraite, Matthäus suscite un plébiscite outre-Rhin. Alors qu'il vient de souffler ses soixante bougies, le recordman de sélections en équipe d'Allemagne (150) a la faveur de ses amis du quotidien Bild, qui exercent un important pouvoir d'influence, de la chaîne Sky, où il est consultant depuis neuf ans, et de nombreux anciens grands joueurs, de Stefan Effenberg à Dietmar Hamann en passant par Andreas Brehme: "Lothar est un passionné de ballon rond depuis sa plus tendre enfance, confie ce dernier. Il analyse le jeu avec précision et connaît chaque joueur, chaque Championnat sur le bout des doigts." Si l'ex-capitaine du Bayern n'a plus entraîné depuis dix ans, et si son CV ne fait guère plus rêver (sélectionneur de la Hongrie et de la Bulgarie, coach du Rapid Vienne, du Maccabi Netanya, du Partizan Belgrade et de l'Atletico Paranaense), beaucoup estiment qu'il serait le parfait intérimaire jusqu'au Mondial 2022 avant de laisser sa place à Flick ou Klopp en vue de l'Euro 2024 en Allemagne. ®Alex_J - Internazionale.fr
  3. Dans une interview accordée à Calciomercato.com pour célébrer le 60e anniversaire de Lothar Matthaus (60 ans aujourd'hui), Ernesto Pellegrini a évoqué Lothar et son impact au Stadio Giuseppe Meazza, ainsi que les coulisses de son transfert. "J'ai acheté Matthaus parce que c'est Rummenigge qui me l'a recommandé avec beaucoup d'enthousiasme." Avez-vous encore des nouvelles de vos anciens footballeurs? "Souvent, en effet, il y a peu de temps, il y avait un dîner chez moi. À cette occasion, j'ai eu Matthaus au téléphone. Il aurait dû être là, mais un engagement télévisé obligatoire ne lui a pas permis de venir." Aujourd'hui, il fête ses 60 ans, vous souvenez-vous encore des négociations pour l'amener à Milan? "Comment l'oublier." Comment est née cette idée? "J'ai été conseillé par un footballeur qui est resté dans mon cœur, Karl-Heinz Rummenigge: "C'est un champion, vous devez le prendre tout de suite car il vous donnera une énorme satisfaction." Je n'avais donc aucun doute." Il était convaincant... "Un homme fantastique et un footballeur, je ne peux que faire confiance à Kalle." Vous souvenez-vous des premières étapes de la négociation? "Matthaus nous a rejoints à Milan, nous avons dîné ensemble et nous lui avons dit que nous le voulions à l'Inter. Il ne se sentait pas prêt, il était clair que l'idée le séduisait, mais il avait besoin de temps pour assimiler cette nouveauté qui allait changer un peu sa vie. Il est arrivé l'année suivante, mais c'est au cours de ce dîner que nous avons jeté les bases de son transfert. Au cours de cette rencontre, j'ai pu percevoir sa grande personnalité. J'ai réalisé à quel point il pouvait être physiquement dominant, en bref, nous savions qu'il était bon, mais ensuite il s'est avéré être très bon. Encore plus fort que je ne le pensais." Au final, Rummenigge avait raison, Matthaus a donné beaucoup de satisfaction. "Nous avons remporté le scudetto des records, puis la Super Coupe et la Coupe UEFA. Tant de joies, jamais de désaccord. Juste quelques conseils." Un conseil en particulier? "Quand il s'est séparé de sa femme. Je la connaissais et j'étais déçu. J'aimais toute la famille, mais ce sont ses affaires privées." Dans cette Inter, il y avait deux autres Allemands. "Oui, Brehme et Klinsmann. Nous avons pris le premier sur la suggestion de Matthaus. Nous lui avons demandé qui était le meilleur arrière latéral allemand et il a dit Brehme sans faute." Ils n'étaient pas les seuls Allemands. "Sammer et Bierhoff sont également arrivés, l'un n'est resté qu'une saison, l'autre j'ai été obligé de prêter." Regret pour quelque chose qui aurait pu être et qui ne l'a pas été? "Sammer a fait ses preuves en remportant un Ballon d'Or. J'aurais aimé que Bierhoff joue à l'Inter mais il y avait la règle des trois étrangers et nous avions toutes les places prises. Je suis allé parler au président fédéral pour tenter de le convaincre d'inclure au moins un quatrième étranger sur le banc, mais il n'y avait aucun moyen et j'ai dû prêter Bierhoff à Ascoli. Il était désolé que l'Inter ne lui ait pas donné l'opportunité qu'il espérait se présenter." Cette Inter traverse une grave crise financière, vous y attendiez-vous? "Je reste en dehors parce que je n'en connais pas les raisons et je préfère ne pas entrer dans certaines choses." Mais pouvez-vous nous dire si Conte ressemble vraiment à Trapattoni comme on dit? "En termes de courage et de détermination dans la gestion des joueurs, ils sont similaires, voire identiques." Y a-t-il une anecdote liée à Trapattoni qui vous fait encore sourire aujourd'hui? "Au début du championnat du Scudetto du Record, nous nous sommes rencontrés à l'hôtel à Ascoli. C'était la veille du premier match et nous avons décidé d'appeler chaque joueur individuellement pour leur donner un appel symbolique. Après cela, Trapattoni et moi sommes restés seuls. J'ai pris une bouteille de champagne et nous avons commencé à porter un toast à la chance de l'équipe et "face à tous ceux qui nous veulent mal". Je me souviens toujours de ce moment avec joie." De retour à Matthaus, que lui souhaitez-vous pour ces 60 ans? "En attendant, j'espère pouvoir le voir bientôt et aussi l'embrasser, si la pandémie le permet. Je lui souhaite sincèrement tout le bien possible." Et que souhaitez-vous pour l'Inter? "Nous nous rapprochons de plus en plus d'un jalon important et ce n'est pas le moment de se laisser distraire. Cela n'arrivera pas, également grâce à la gestion de deux champions comme Marotta et Antonello et aux compétences de Conte."
  4. Hier, internazionale.fr a souhaité un bon anniversaire à Lothar Matthaus pour son 30e anniversaire de son Ballon d'Or France Football. Aujourd'hui, nous vous présentons une belle description de ce match historique, Inter - Napoli, qui mènera à notre 13e Scudetto grâce à un but de Matthaus. Bonne lecture. La campagne de Serie A 1988-1989 a connu un début très prometteur pour nos Nerazzurri. Malgré des saisons décevantes sous Giovanni Trapattoni, l'équipe a continué à lui faire confiance et a renforcé l'équipe lors du mercato estival. L'arrière gauche, Andreas Brehme et le milieu de terrain Lothar Matthaus ont été recrutés pour renforcer l'équipe. Le départ d'Alessandro Altobelli a forcé Aldo Serena et les nouveaux arrivants Ramon Diaz et Lothar Matthaus de marquer des buts. L'investissement dans cette équipe s'est avéré vital payant, alors que l'Inter se retrouvait en tête de la Serie A lorsque le Napoli, deuxième, est venu jouer au Meazza pour la 30e journée. Avec un avantage de 7 points sur Naples et 10 points à jouer, le Scudetto était en jeu, l'Inter qui pouvait assurer le titre avec une victoire (il y avait 34 journées et la victoire valait 2 points à l'époque, ndlr). Les Nerazzurri sont entrés dans le match après une belle série de douze matchs sans défaite, en gagnant 10, et ne concédant qu'un seul but. D'un autre côté, le Napoli gardait ses espoirs de titre alors qu'ils cherchaient à réduire l'écart face aux leaders du championnat. Malgré leur début de saison sous une forme fantastique suivant le rythme de l'Inter, après avoir perdu Diego Maradona sur blessure à la mi-saison, le Napoli avait perdu des points importants contre des équipes de milieu de tableau. Avec Maradona en pleine forme et disponible pour l'affrontement au Meazza, ils étaient prêts à se battre jusqu'à leur dernier souffle dans la course du Scudetto. Plus tôt dans le match, les Nerazzurri a eu un début nerveux, alors que le Napoli déplaçait le ballon autour de la surface intériste avec confiance. Ils ont créé peu d'occasions pour leur meilleur buteur Careca, qui a placé un certain nombre de tirs vicieux sur le but de Zenga. Les nerfs se sont également chauffés lorsque l'Inter attaqua. L'attaquant principal et capocannonier, Aldo Serena, et Ramon Diaz ont tous deux raté des tirs à bout portant pour donner à leur équipe une avance cruciale. L'Inter gagnait la bataille au milieu de terrain et réussit à garder une clean sheet. Malgré ses efforts, le résultat est resté nul et vierge. L'Inter a eu plus d'opportunités. Alors que la mi-temps approchait, cela a commencé à ressembler à l'un de ces matchs, où le ballon ne trouvera tout simplement pas le chemin des filets. Le Napoli a continué à passer le ballon vers Careca et Maradona pour créer des occasions de but de toutes les manières possibles. À trente-six minutes, Careca fit magnifiquement une volée dans le coin supérieur gauche du poteau, ne laissant aucune chance à Zenga de le sauver. Trapattoni et les fidèles de l'Inter au Meazza étaient sur leurs sièges avec nervosité alors que tout le monde espérait une seconde mi-temps. Lorsque le jeu a repris en seconde période, c'était plus ou moins pareil. Le Napoli avait l'air plus confiant des deux côtés, déplaçant le ballon avec des passes rapides et ne permettant pas à l'Inter de créer de nombreuses opportunités en attaque. Cependant, le lancer des dés a finalement terminé en faveur de l'équipe locale. Nicola Berti a marqué après que son tir ait dévié par le pied du milieu de terrain de Naples Luca Fusi. Le centre de Ramon Diaz, initialement destiné à Matthaus, n'a pas atteint sa cible et a été reçu par Nicola Berti qui l'a frappé avec une volée pour marquer le but égalisateur. La pression a visiblement levé tous les joueurs et supporters et tout le monde a recommencé à croire au rêve de sécuriser le Scudetto après neuf ans d'abstinence. Le match était loin d'être terminé, alors que Naples continuait de se battre pour garder sa saison en vie et était sur le point de reprendre la tête alors que le tir du pied gauche de Careca frappait la barre. Alors que les deux équipes se disputaient cette victoire, le match s'est accéléré avec une action de bout en bout. Alors que le match se terminait et semblait se diriger vers un match nul, l'Inter a gagné un coup franc juste à l'extérieur de la surface de réparation. Avec les deux spécialistes du coup franc Brehme et Matthaus debout au-dessus du ballon, la défense de Naples a aligné le mur. Le coup franc de Brehme a été intercepté par un Maradona pressant qui a l'a dévié en toute sécurité. Cependant, les défenseurs de Naples ont commencé à courir avant que Brehme n'ait donné un coup de pied à l'Inter. Dans la deuxième tentative, Matthaus a surpris tout le monde et a frappé un coup franc sous le mur et dans le coin inférieur gauche du but, donnant à l'Inter ce but tant espéré. L'Inter a tenu bon pour remporter le match 2-1 à domicile et a obtenu son treizième Scudetto avec quatre matchs à jouer dans la saison. Trapattoni avait finalement mis fin à la disette de neuf ans pour les Nerazzurri, l'équipe ayant terminé une saison fantastique avec seulement deux défaites et étant invaincue à domicile. Allons nous revivre ce moment dans quelque semaines?
  5. Parfois, le coup de foudre est inévitable, il est destiné à déclencher l'étincelle d'un amour durable, éternel et total. Pour Ernesto Pellegrini, c'était un Inter-Juventus bondé: le 4 avril 1954. Il avait 14 ans et le nombre de spectateurs au Meazza l'empêchait de bien voir ce qui se passait sur le terrain. Dommage, car sur le terrain, notre terrain, les Nerazzurri ont gagné 6-0, avec un doublé du merveilleux joueur qu'était Nacka Skoglund. Ernesto Pellegrini, né à Milan en 1940, a suivi les mouvements du champion suédois les yeux remplis de joie, même dans les rues de Milan: il l'a regardé sur la Piazza dei Mercanti, où Skoglund (ailier gauche de l'Inter entre 1950-1959, ndlr) allait faire cirer ses chaussures. Ravi par tant de classe, le jeune Ernesto a développé une passion et une admiration infinies: "J'étais amoureux des couleurs Nerazzurri, fier. Et j'ai rêvé: un jour ...". Fils d'agriculteurs, ouvriers entreprenants: il crée sa propre entreprise en 1965, se lance dans une aventure entrepreneuriale qui emploie aujourd'hui 10 000 personnes. Une histoire de succès et de détermination, de dévouement. L'attrait de l'Inter était fort, très très fort. En 1984, quand il en a eu l'opportunité, Pellegrini a réalisé un rêve qu'il avait bercé depuis son enfance, de l'époque de Skoglund: devenir président de l'Inter . Il a repris le club de Fraizzoli, avec une poignée de main, devenant le dix-septième président de l'histoire. Onze ans, jusqu'en 1995, avant de passer le relais à Massimo Moratti. Onze années qui comprennent le Scudetto du record en 1989, la Super Coupe d'Italie, deux Coupes de l'UEFA... "... quand c'était un trophée vraiment important (en contraste avec la Ligue Europa actuelle, ndlr). S'il y a quelques regrets, les bons souvenirs dominent." L'Inter des Allemands : d'abord Rummenigge, puis Matthäus, Brehme, Klinsmann. L'Inter de Trapattoni avec Zenga, Bergomi, Ferri Berti, Serenza-Diaz parmis d'autres qui terminait toujours avec des buts, en plus de bien jouer et pratiquer un beau football. Pas seulement du football, cependant. Quand Ernesto Pellegrini est revenu à San Siro en septembre dernier, les milliers de fans présents lui ont fait une standing ovation. Un merci pour l'extraordinaire aventure sportive, bien sûr, mais aussi pour un hommage à un homme capable de regarder au-delà de ses propres intérêts, de passer son temps avec ceux qui souffrent: "Ce jour-là, j'ai été ému." "J'ai toujours ressenti l'obligation et le plaisir de remercier le Seigneur pour ce que j'ai eu et j'ai construit, en redonnant quelque chose à ceux qui ont été moins chanceux que moi". Ruben était un fermier qui, lorsqu'Ernesto Pellegrini était un garçon, est mort de faim. En sa mémoire et comme symbole de la lutte contre la pauvreté, la Fondation Pellegrini a été créée, et le restaurant Ruben a été ouvert: "Même en cas d'urgence, au moins 300 personnes mangent un repas chaque jour. Le coût d'un euro, pour dignité, pour supprimer l'idée de supplier pour manger." Au cœur de Milan alors que les gens sont en difficulté, une action concrète hors du terrain qu'il ne faut pas croire acquise. C'est Ernesto Pellegrini, un Interista dans l'âme, et une personne décente. À lui va le prix spécial pour la troisième édition du Nerazzurri Hall of Fame. Avant lui, le même prix est allé à la famille Moratti et à Astutillo Malgioglio. Pas seulement le football: sentiments, générosité, dévouement. De vrais exemples réunis et inspirés des couleurs Nerazzurri. "Je tiens à remercier l'Inter et le PDG Alessandro Antonello d'avoir pensé à moi pour ce prix. Je suis fier et honoré; cela me ramène aux émotions de mes années en tant que président."
  6. Antonio Conte mènera l'Inter à une victoire 2-1 lors du derby de Milan dimanche, selon notre ancien défenseur, Andreas Brehme. Voici son interview à la Gazzetta dello Sport. "Peu importe qui marque, le résultat est ce qui compte. Je vais regarder le match avec quelques amis chez moi. C'est dommage que le derby se joue sans supporters, cela a été un désastre pour tout le monde et pas seulement en Italie. Les matchs contre le Milan sont toujours spéciaux. Il y a beaucoup de tension et en tant que joueur, il est beaucoup plus facile de jouer d'autres matches." Le derby vous procure t-il une sensation particulière ? "Mamma mia, bien sur ! De même que celui contre la Juve, lequel a toujours été un spectacle. Ce genre de match nous apportait une adrénaline supplémentaire : nous lisions la presse, regardions davantage la télévision. On voyait le stade se remplir du public environ deux heures avant le coup d'envoi." Sur Conte. "Conte est un bon entraîneur qui va bien. L'Inter me semble être sur la bonne voie, vous pouvez voir que c'est une équipe sur le terrain et c'est la chose la plus importante pour eux maintenant. Jouer une fois par semaine peut aussi aider dans ce sens, cela peut certainement être un avantage." "Mais l'élimination en C1 était un désastre. Vous ne pouvez pas manquer autant d'occasions, ne serait-ce qu'un but en deux matchs contre le Shakhtar Donetsk. C'est dommage, j'étais très en colère. L'Inter n'a pas bien joué lors de ce dernier match, elle aurait a dû en faire plus." Sur Romelu Lukaku. "J'aime beaucoup Lukaku, il est très rapide et c'est aussi une personne formidable sur le terrain. La prise de tête avec Ibrahimovic? Ces choses peuvent arriver, mais au début de la seconde période, ils auraient dû se serrer la main sur le terrain pour faire comprendre aux fans, via la télévision, que tout allait bien. Ils avaient tous les deux tort, un simple geste aurait suffi." De votre temps, l'Inter était une grande équipe. Selon vous, une relation "hors terrain" est elle primordiale pour devenir une équipe gagnante ? "Matthäus et moi arrivions du Bayern, il y avait aussi Ramon Diaz comme étranger. Le président ainsi que l'entraineur et son staff ont joué un rôle clé dans mon intégration. Sans négliger l'apport des autres joueurs. C'était un groupe incroyable, exceptionnel. Aujourd'hui j'ai de bonnes relations avec quasiment tout le monde." La ville de Milan à énormément évoluée depuis l'époque ou vous jouiez. Validez vous ce changement ? Et qu'avez vous à dire sur le futur de San Siro ? "Je suis souvent à Milan : avant la pandémie, j’étais plus présent en Italie qu’en Allemagne. Je pense qu’elle s’est améliorée depuis mais même quand je jouais, elle était belle. Les gens sont géniaux. J’espère que l'Inter et le Milan pourront rester à San Siro. C’est un stade magnifique et connu dans le monde entier". Ivano Bordon pense que le derby ne sera pas décisif et que Lukaku sera le top player de ce match. "Je ne pense pas que ce soit décisif étant donné qu'il reste encore beaucoup de matchs à disputer jusqu'à la fin de la saison. Mais si l'Inter gagne, le Milan aurait quatre points de retard et ce serait un bon coup de pouce en termes de moral. Antonio Conte serait en route pour gagner le Scudetto. Pour moi, Lukaku sera décisif dimanche, il sera l'homme qui décidera du derby." "Quand Eriksen a commencé, il s'est toujours révélé être un excellent joueur. Il peut certainement aider l'Inter à passer au niveau supérieur et je le considère comme un joueur important pour l'équipe." ®alex_j & @KarimGizpucoa - internazionale.fr
  7. Andreas Brehme, ancien défenseur de l’Inter s’est livré sur l’Inter de Conte à la Gazzetta Dello Sport. La Légende allemande a également été charmée par un certain joueur international marocain…. Achraf Hakimi "Je vous le dis comme je le sens, je me rappelle bien ce match : Conte est tombé amoureux d’Hakimi à Dortmund. Et il a bien fait, les ailiers sont fondamentaux dans son jeu." Est-il réellement aussi fort ? "C’est un joueur exceptionnel, ils ne sont pas aussi nombreux en circulation. Il est technique et rapide: Il donnera un coup de main énorme à l’Inter, j’en suis convaincu. Il était dominant en Bundesliga, même s’il était très jeune." Ses qualités les plus importantes ? "Sa fraîcheur de production d’assits après un sprint : Il sait se montrer décisif." Pourquoi le Real Madrid s’en est-il privé, n’aurait-il pas dû le ramener à la maison ? "Moi aussi, je me le demande, Hakimi me fait tourner la tête. A mon époque, avec la règle des trois joueurs étrangers, le joueur qui arrivait à l’étranger devait être capable de faire la différence. Avec lui, l’Inter est revenu à ce niveau : Hakimi n’est pas un joueur quelconque, il fait des choses différentes des autres sur le terrain." Jusqu’où peut aller l’Inter ? "Jusqu’au Scudetto vu comment elle a été construite, tu ne vas jamais prendre quelqu’un comme Vidal sinon. L’année dernière, l’écart avec la Juve était bien plus important que celui de la fin de saison. Les Bianconeri se sont laissés aller: Mais à présent, l’écart est réduit." Vous avez gagné le Scudetto : Quand est-ce que l’on comprendre que l’on se trouve dans la bonne année ? "Il n’y a pas de date en vérité, ce sont les matchs. Notre match fut le Derby Aller." A propos du Derby, comment analysez-vous le prochain ? "Il sera différent de tous les autres pour un motif imprévisible : Ce sera sans publique, ce sera étrange de voir le Meazza vide, même pour les joueurs. Sur le terrain, la rencontre peut être un tremplin pour l’Inter. Mais attention, le Milan a démarré sur les chapeaux de roues, ce discours est aussi valable pour lui." De Trap à Conte, y-a-t ’il des similitudes qui vont outre leur passé juventine ? "Oui, ce sont deux entraîneurs très attentif sous l’aspect de la motivation. De plus, les deux ont été accompagné d’une réputation de jeu défensif : Ce n’est pas le cas de cette Inter qui propose un football offensif. Il me rappelle mon Trapattoni : Nous avions remporté le Championnat avec Serena comme meilleur buteur, avec la meilleur eattaque de la Serie A (67 buts) soit bien plus que le Milan de Sacchi et de ses trois néerlandais." Un conseil "allemand": Après le Milan, c’est le Borussia Mönchengladbach qui se dressera sur la route de la Ligue des Champions…. "J’arrête tout le monde : l’Inter est favorite, bien plus forte. J’aime le Borussia, le football qu’il propose et il a des joueurs dangereux en attaque. Mais sa défense est vulnérable. D’une façon générale, c’est une équipe avec de nombreux hauts et bas, alors que l’Inter me semble avoir un rendement plus régulier. Il n’y a aucune raison d’avoir peur." ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  8. Crise du Covid-19 oblige, le BO France Football ne sera pas décerné cette année. Au lieu de cela, les journalistes ont l'idée (casse gueule?) d'élire une équipe BO dream team. Cette semaine, la liste des gardiens et arrières a été publiée. Cette liste tient compte de toutes les générations et n'impose aucune restriction concernant la nationalité comme ce fut le cas avant 1995. Nous pouvons voir de grands noms passés par notre Inter. Gardiens: Gordon Banks (Angleterre) Gianluigi Buffon (Italie) Iker Casillas (Espagne) Sepp Mayer (Allemagne - RFA) Manuel Neuer (Allemagne) Thomas Nkono (Cameroun) Peter Schmeichel (Danemark) Edwin ven der Sar (Pays Bas) Lev Yachine (Russie - URSS) Dino Zoff (Italie) Arrières droits: Giuseppe Bergomi (Italie) Cafu (Brésil) Carlos Alberto (Brésil) Djalma Santos (Brésil) Claudio Gentile (Italie) Manfred Kaltz (Allemagne - RFA) Philipp Lahm (Allemagne) Wim Suurbier (Pays Bas) Lilian Thuram (France) Berti Vogts (Allemagne - RFA) Arrières centraux: Franco Baresi (Italie) Franz Beckenbauer (Allemagne - RFA) Fabio Cannavaro (Italie) Marcel Desailly (France) Ronald Koeman (Pays Bas) Bobby Moore (Angleterre) Daniel Passarella (Argentine) Matthias Sammer (Allemagne) Gaetano Scirea (Italie) Sergio Ramos (Espagne) Arrières gauches: Andreas Brehme (Allemagne - RFA) Paul Breitner (Allemagne - RFA) Antonio Cabrini (Italie) Giancinto Facchetti (Italie) Junior (Brésil) Ruud Krol (Pays Bas) Paolo Maldini (Italie) Marcelo (Brésil) Nilton Santos (Brésil) Roberto Carlos (Brésil) Remarques: Comme nous les voyons, le spectre est assez larges pour les 4 listes. Concernant les gardiens, préférez vous les spectaculaires et instinctifs (Maier et Nkono), les plus sobres et consistants (Zoff et Banks), les plus puissants et athlétiques (Schmeichel, Van der Sar, Buffon) ou les plus constants et décisifs (Casillas)? Pour les latéraux, nous avons un beau match à trois entre l'Allemagne (5), l'Italie (5) et le Brésil (7). Préférez vous les purs défenseurs, ceux qui montent ou ceux plus éclectiques? Pour les centraux, c'est plus diversifié. Préférez vous des rocs indestructibles impossibles à passer ou des stratèges plus élégants? Exprimez vous puisque ce genre de sélections est là pour ça!
  9. Andreas Brehme a évoqué le match entre l’Inter et le Bayer Leverkusen, la première saison sous la direction de l’entraîneur Antonio Conte et les qualités de l’entraîneur né à Lecce dans une interview accordée à la Gazzetta dello Sport. Tout d'abord, il a évoqué quelle équipe sera la favorite et comment celle qui remportera ce match est en bonne position pour remporter tout le tournoi. "Je n’en doute pas, pour moi c’est l’Inter. Les Nerazzurri ont une excellente équipe, même si le Bayer Leverkusen est solide et possède un excellent attaquant comme Havertz, mais l’équipe de Conte est devant. Je dirais que quiconque remporte ce match a de grandes chances de gagner la Ligue Europa. La demi-finale contre le Shakhtar Donetsk ou Bâle est gagnable. De l'autre côté, je pense que Manchester United se qualifiera pour la finale. Mais l'Inter et le Bayer sont tous deux plus forts que le club anglais." Sur l'Inter qui a perdu des points contre des équipes plus faibles. "Ils ont très bien joué contre l'Atalanta. C’est dommage qu’au cours de la saison, ils aient perdu trop de points contre les petites équipes. On ne peut pas perdre un match comme celui à domicile contre Bologne. Ce n’était pas facile de gagner le Scudetto car la Juve était de toute façon plus forte, mais si vous perdez des points dans des matchs dits faciles, le chemin est beaucoup plus difficile. Je suis désolé que la Juve ait renvoyé Sarri, mais il était clair que quelque chose ne fonctionnait pas à l’intérieur des Bianconeri." Sur Conte. "Je l'aime bien, il fait bien jouer l'équipe, avec la Juve et Chelsea il a gagné, maintenant il peut faire de même. Je pense que l'année prochaine il aura encore plus à dire. Dans cette première saison il a dû prendre des mesures, c'était plus difficile. Il y a aussi eu l’arrêt du au coronavirus, la récupération a été difficile mais c’est une bonne chose qu’en Italie au moins la saison soit terminée. Ceci dit, quand je l'ai lu dans la Gazzetta dello Sport, je n'ai pas compris la raison qui l'a poussé à dire certaines choses. Surtout après un match joué ainsi (contre l'Atalanta)." Sur les stars qui seront sur le terrain demain. "Voeller est très explicite au sujet de Kai. Il est déjà un joueur de premier plan, il n'a que 21 ans et a une grande marge de progression. Lukaku et Lautaro sont forts, ils semblent également en forme." Sur Eriksen. "Eriksen, en revanche, souffre. La Premier League est différente de la Serie A, s'y intégrer n'est pas facile. Mais Conte travaille avec lui à l'entraînement tous les jours, il sait quoi faire. Il a une grande expérience et a déjà remporté la Ligue Europa: cela peut être très utile." Dans le même temps, Peter Bosz évoque le match de demain dans une inyterview accordée à Bild. Sur la situation actuelle. "Une telle situation est rare dans le football. Ce sera une expérience intéressante et pas seulement pour nous. Malheureusement, en raison de la pandémie, nous devons encore nous passer des spectateurs dans le stade. Mais les deux prochaines semaines seront certainement passionnantes pour les fans à la télévision." Sur le niveau de l'Inter. "Celui qui termine deuxième en Italie ne peut pas être si nul. L'Inter est certainement l'une des favorites du tournoi. Une grande équipe, ils l'ont montré contre Getafe. Mais bien sûr, nous voulons progresser. C'est un jeu à élimination directe, tout est possible." Moins jouer, c'est un réel avantage ? "Cette question est discutée depuis des semaines. Et depuis des semaines, il n'y a pas eu de vraie réponse, car cette situation n'a jamais été vécue auparavant. Avons-nous un avantage parce que nous sommes peut-être plus reposés que l'Inter ? L'Inter a-t-elle un avantage avec le rythme du jeu ? Je voudrais vous le dire, mais nous n'en saurons pas plus avant lundi soir." Sur sa finale perdue avec l'Ajax en 2017. "Définitivement pas de revanche en vue. Il s’agit maintenant du Bayer 04 et non de ce que j’ai vécu avec un autre club dans le passé. Il n'y a pas de relation entre l'un et l'autre. Nous avons un grand objectif en tête à Leverkusen. Mais pour cela, nous devons d'abord battre l'Inter. Tout le reste ne compte pas aujourd'hui!"
  10. Andreas Brehme, c'est une belle partie de l'histoire interiste au tournant des années 80 et 90. Trois titres remportés avec les nerazzurri dont le scudetto des records avec Trapattoni, une coupe d'Italie et une coupe UEFA. Brehme est toujours lié à l'Italie (n'oublions pas qu'il a inscrit le penalty vainqueur contre l'Argentine lors de la finale de la CdM 1990, ndlr) et il n'est pas surprenant qu'il ait vendu aux enchères deux de ses ballons de Coupe du Monde des années 90 (dédicacés par des champions du monde allemands comme lui) afin d'aider l'Italie. "Comme beaucoup le savent, j'ai une maison à Bardolino et depuis que j'ai joué pour l'Inter, j'ai passé beaucoup de temps en Italie. Votre pays m'a beaucoup donné et il m'a toujours été clair que je souhaitais redonner quelque chose et essayer d'aider maintenant les personnes qui souffrent du Covid-19 et de ses conséquences." La crise sanitaire : "Je passe la plupart de mon temps à Munich. Mon voisin est technicien à Dazn, nous avons donc créé un « Morning show » balcon-à-balcon. Les gens ont vraiment aimé et nous avons eu des réactions super positives et beaucoup de plaisir." A propos de la reprise de la Serie A : "La Bundesliga prévoit de reprendre. Bien sûr, le football me manque et j'aimerais voir la fin de la saison mais les autorités doivent décider si tout cela sera possible ou non." Concernant l'Inter de Conte : "Une grande équipe, avec un grand technicien. Le groupe a certainement de la marge pour s'améliorer cela promet pour l'avenir." Lautaro Martinez ou Timo Werner ? "C'est vraiment un grand joueur et je ne suis pas du tout surpris que de nombreux clubs se soient intéressés à lui. En même temps que joueur de l'Inter je dis qu'il doit rester ! Timo est un attaquant incroyable, avec une vitesse et une technique impressionnantes. Il peut faire encore mieux. Je comprends que l'Inter suscite beaucoup d'intérêts, mais ne sous-estimons pas Leipzig. C'est un club très bien géré et je sais que Timo s'y sent vraiment bien. Il est parfaitement à son aise à Leipzig." ®alex_j - internazionale.fr
  11. Dans une interview parue dans l'édition papier de Tuttosport du 12 avril 2020, l'ancien défenseur de l'Inter, Andrea Mandorlini, est revenu sur la saison 1988/89. "Et dire que la saison n'avait pas très bien commencée. En effet, nous avions été éliminés en Coppa par la Viola en septembre, sur terrain neutre, et juste après, beaucoup de controverses avaient commencé." Le tournant qui a tout lancé. "L'élimination de la Coppa a été l'un des moments clés. Les journaux attaquaient Trapattoni. Il était à la Juve depuis pas mal d'années et ils n'avaient jusqu'ici pas pu le critiquer car il gagnait presque toujours. Il était dans sa troisième année et il semblait que les résultats n'allaient pas arriver. Donc, nous, les joueurs qui étions à l'Inter depuis quelques années, nous nous sommes réunis et nous sommes allés le voir dans son bureau pour lui dire de ne pas s'inquiéter, le vestiaire était avec lui. À partir de là, à mon avis, l'équipe était soudée et a mis la gomme." L'importance d'Andreas Brehme et Lothar Matthäus. "Ils furent cruciaux. Mais je pense qu'un autre facteur très important fut Ramón Díaz. Le club avait déjà acheté Rabah Madjer qui avait échoué aux examens médicaux. Ensuite, ils ont pris Ramón, qui n'a pas bien commencé mais il est devenu fondamental à partir de décembre, permettant à Aldo Serena de marquer beaucoup et de devenir meilleur buteur." Mandorlini a cherché s'il y avait un moment où il avait commencé à réaliser ce qui se passait cette saison-là. "J'ai du mal à en trouver un, car nous avons presque toujours gagné, mais nous étions une équipe très humble. Au premier tour, à part le dernier match contre la Fiorentina, nous avions presque tout gagné. Nous regardions la Serie A étape par étape. Pianino nous a fait prendre conscience que nous étions une équipe capable de faire quelque chose d'extraordinaire. Peut-être que l'un des moments clés a été la victoire contre la Sampdoria. Pas parce que j'ai marqué, mais parce que les victoires ont été celles qui nous ont donné le plus confiance. Même avec le championnat assuré, alors que nous aurions pu lâcher du leste, nous avons continué à gagner avec beaucoup de naturel et avec de très bons résultats." L'importance de son but contre la Samp. "Parce que ça scella un peu le match, c'était aussi le but de la victoire, je le vois de temps en temps et je suis toujours content. À ce stade du championnat, nous avons réalisé que le plus grand obstacle serait alors le choc direct contre le Napoli, qui pour moi était le meilleur match de Serie A. Nous avons gagné 2-1 après avoir été mené. Ce fut le couronnement d'une année fantastique, sans rien à enlever à d'autres moments importants. Napoli était une grande équipe de champions et gagner à domicile, avec tous les gens applaudissant, c'était un moment qui reste gravé dans mon cœur. Si je ferme les yeux, je peux tout revoir." Enfin, Mandorlini a dit si cette saison était la plus mémorable pour lui par rapport à d'autres qu'il avait vécu à l'Inter. "Je pense que l'Inter, aussi fort soit-elle, aurait pu remporter au moins deux autres scudetti. Le premier en 1984-85, lorsque Rummenigge et Altobelli faisaient partie de l'équipe. Mais pour de nombreuses raisons, nous n'avons pas réussi à nous imposer sur le terrain. Vérone a remporté le Scudetto et je suis content pour eux aussi, car c'est un club dont je suis très proche. Même en 1990-91, nous avons remporté une Coupe UEFA très importante, mais nous aurions pu faire mieux en championnat. Mais, sans aucun doute, le Scudetto des records est quelque chose d'incroyable." Rédigé par Alex_j - Internazionale.fr
  12. Il était l'un des meilleurs voir le meilleur à son époque en tant qu'arrière gauche. Champion d'Italie en 89, vainqueur de l'UEFA en 91 mais aussi champion du monde avec la Mannschaft en 90, Andreas Brehme totalise 154 rencontres sous notre maillot et correspond à une période faste du club. Joueur technique et solide au service d'un collectif, il s'est entretenu avec fcinternews.it. "Je pense toujours à l'Inter. Même si cette année le jeu s'est amélioré c'est dommage qu'il y ai déjà autant d'écart avec la Juventus. Il faut comprendre qu'il faut toujours en faire plus, et essayer de vous rapprocher des bianconeri." Vous avez joué de 88 à 92. Quels souvenirs avez-vous ? "Disons que l'Inter est dans mon cœur et pourtant c'était il y a longtemps. Avant il n'y avait que deux allemands puis nous sommes devenus trois. Tout a changé maintenant, il n'y a pratiquement que des étrangers." Un point de vue sur les derniers évènements ? "Quel bazar avec Icardi. Je ne le comprends pas. C'est un grand joueur et un buteur hors pair. Une personnalité forte mais on parle d'un jeune homme de 26 ans. Je ne comprends pas pourquoi il mise tout sur ce brassard de capitanat. Peut être serait-il mieux pour lui de ne pas être le capitaine. Cela pourrait devenir un avantage pour lui. Si Spalletti et le club ont pris cette décision, Icardi peut avoir l'esprit plus libre. Ici en Allemagne tout le monde en rigole de cette situation, et de manière assez négative. Et le fait que tout semble avoir été déclenché par Wanda Nara, épouse et agent de l'argentin n'arrange pas." Parlons terrain. Pensez-vous que l'Inter puisse gagner l'Europa League ? "J'espère que oui. En tout cas s'ils sont en finale je serais certainement en tribune." Nous terminons avec une question qui vous concerne. Au cours des trente dernières années, il y a eu comme une malédiction de l'arrière gauche au club. A part vous et Roberto Carlos beaucoup ont échoué. Est-ce un rôle si compliqué ? Ou vous et le brésilien étaient simplement le top niveau mondial ? "Question difficile. En tout cas je n'ai pas compris cette décision de céder le brésilien au Real. C'était un champion ça se voyait. J'espère juste que le latéral joue bien, dimanche et ainsi de suite. Comme toute l'équipe." ®gladis32 - internazionale.fr