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  1. Roberto Samaden est le Responsable du secteur jeunesse de l’Inter, celui-ci s’est livré à Il Giorno. Il y a très peu de semaines, l’Inter s’est vu consigner le prestigieux prix de l’ECA Youth Football Award "Tout le club en est satisfait car nous investissons depuis des années en ce sens : Nous sommes les premiers en Italie à suivre cette voie et avoir été reconnu par l’Europe fait plaisir. C’est un prix dont le mérite en revient à notre Directeur, Giuseppe Marotta, qui a poussé pour que ce projet se concrétise, il revient aussi à toutes les personnes qui en sont en charge dans la pratique comme Annalisa Novembre et Giovanni Pasculli." Expliquez-nous ce nouveau projet de Bibliothèque réalisé à l’intérieur du Suning Youth Centre? "L’idée de construire une librairie a fait parti du projet qui nous a permis de remporter le prix de l’ECA: A l’intérieur du Convitto, il y a un espace qui offre la possibilité aux garçons de retrouver de très nombreux livres, de rencontrer des auteurs et d’être confronté à des personnalités que nous invitons mensuellement et qui sont là pour nous raconter leur Histoire." A quel point était-ce important d’insérer, au sein de votre staff, des personnes qui ont milité dans les secteurs jeunesse de l’Inter ? "Une personne qui a un vécu à l’Inter peut transmettre encore mieux les bonnes valeurs aux garçons, cette idée est née avec Piero Ausilio et depuis de très nombreuses années, nous recherchons des garçons dans différents rôles, afin qu’ils puissent rejoindre notre staff avec les bonnes compétences et être crédibles envers les joueurs." L’activité du club est fort focalisée sur la réalisation de projet éducatif pour les plus jeunes... "La clé est de faire passer le message que ce projet fait partie du parcours de formation : Il y a des activités différentes adaptées à chaque type d'âge et cela ne touche pas que les garçons mais le Staff et les Familles sont également impliquées. Parmi toutes ces nombreuses activités, j’aime mettre en évidence et rappeler notre projet sur la protection des mineurs dont la FIGC elle-même s’est inspirée." Que pensez-vous de la situation actuelle dans les mouvement sde la jeunesse italienne ? "C’est évident que nous avons un problème en termes de croissance des jeunes et cela se répercute sur les résultats de notre Nazionale qui n’est plus parvenue à se qualifier pour les deux dernières éditions de la Coupe du Monde, la dernière remonte déjà à 2010 et elle était compliquée, la parenthèse Européenne nous a permis d’atteindre des résultats à la hauteur de notre tradition." "Ces dernières années, la FIGC a tenté d'y remédier en développant le projet des Centri Federali Territoriali (Centres Fédéraux Territoriaux) et en réactivant la Section de développement du football des jeunes, en investissant dans la formation avec la création de cours pour les Managers des Sections Jeunesses, sans oublier l’excellent travail de Maurizio Viscidi avec les équipes nationales de jeunes." "Malgré tout, je crois qu'il est absolument nécessaire de faire plus, d'investir des ressources économiques dans le football de base, car le problème que nous avons n'est pas seulement technique mais il est surtout lié à un environnement qui n'aide pas les jeunes à grandir. Sans ce type d'interventions, il sera difficile d'améliorer la situation." A quel point êtes-vous satisfait de l’ascension d’un joueur de talent comme Casadei? "Cesare est arrivé chez nous à l’âge de 16 ans grâce à notre Scouting: Il a grandi à Cesena et nous avons été bon et chanceux de pouvoir finaliser son processus de croissance d’adolescent, tout comme lui a été bon pour savoir saisir l’opportunité qui s’offrait à lui. Au-delà d’être déçu de ne plus le voir avec le maillot Nerazzurro, il y a la joie de le voir à Chelsea: Je suis fier de voir un garçon de mon vivier dans un club comme Chelsea. Le choix de le vendre était un choix du club compréhensible d’un point de vue économique." "Notre rêve est de cultiver tant de Dimarco : Federico est l’exemple de comment l’on souhaite faire grandir nos garçons dans les sections jeunesses italiennes. Et via nos projets d'affiliés techniques, il est entré dans le moule à un très jeune âge et il a travaillé avec de nombreux entraîneurs différents qui l'ont fait grandir, qui l 'ont chacun à leur façon, enrichi son propre ensemble de compétences. Grâce au travail de tout l'environnement Nerazzurro, et pas seulement de l’intervention d’une seule personne, il a pu cultiver son talent et l'Inter a eu la chance de ne pas le perdre dans le dédale des prêts mais de le faire grandir et de l'accueillir ensuite dans l'équipe première." Quelle valeur représente le partenariat que vous avez avec les autres Sections Jeunesses d’autres clubs européens ? "Avec l'Athletic Bilbao et le Red Bull Salzburg, nous collaborons sur des initiatives dédiées à notre personnel, mais nous souhaitons également en faire profiter les jeunes. Ce sont des événements organisés où nous échangeons nos expériences et nos nouveautés." Les centres de formation représentent la cerise sur le gâteau... Un travail de l’ombre qui se doit d’être mis en lumière ! ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  2. S’il ne s’agit que d’un simple match amical, l’Inter a confirmé sa mentalité démontrée déjà l’année dernière : Elle n’aime pas perdre, jamais! Si cela était déjà visible face à l’As Monaco, la bande de Simone Inzaghi est également revenu de loin après avoir été menée 0-2 face à une belle équipe lyonnaise. Question piège: Selon vous, André mérite-t ’il déjà d’occuper le poste de gardien titulaire ? Au Stadio Dino-Manuzzi de Cesena et malgré de très belles occasions du côté de l’Inter, c’est bel et bien les hommes de Peter Bosz qui ont mené au marquoir, via des buts d’ Alexandre Lacazette (31’)et Rayan Cherki (50’) Si le second but aurait pu assommer les Nerazzurri dès la reprise, Romelu Lukaku très bien servi par Federico Dimarco permettait aux Nerazzurri de se relancer immédiatement (51’). Nicolò Barella, auteur d’une assez belle prestation égalisera d’ailleurs à la 65’ suite à une très belle ouverture de Lautaro Martinez! Si l’Olympique Lyonnais est franchement plus avancé dans sa préparation, Simone Inzaghi a reçu des bons signaux de la part de ses ouailles, et plus en particulier d’ André Onana et de Federico Dimarco. Reste à présent un dernier match amical à disputer, face à Villarreal, avant de tirer un premier bilan, à quelques jours de la reprise de la Serie A. Tableau Récapitulatif Résumé Vidéo Inter 2-2 Olympique Lyonnais Buteur(s): 31' Lacazette (L), 50' Cherki (L), 51' Lukaku (I), 65' Barella (I) Inter: 24 Onana (81' 21 Cordaz); 33 D'Ambrosio (59' 36 Darmian), 6 De Vrij, 95 Bastoni (59' 37 Skriniar); 2 Dumfries (74' 12 Bellanova), 23 Barella (74' 5 Gagliardini), 77 Brozovic (74' 14 Asllani), 20 Çalhanoğlu (59' 22 Mkhitaryan), 32 Dimarco (74' 8 Gosens); 90 Lukaku (67' 9 Dzeko), 10 Lautaro Martinez (67' 11 Correa) Banc: 1 Handanovic, 46 Zanotti, 47 Fontanarosa, 50 Casadei T1: Simone Inzaghi Olympique Lyonnais: 1 Lopes; 27 Gusto, 23 Mendes, 4 Lukeba, 3 Tagliafico (71' 12 Henrique); 10 Paqueta (77' 9 Dembélé), 24 Lepenant, 8 Aouar; 20 Tete (46' 18 Cherki), 91 Lacazette (81' 11 Kadewere), 7 Toko-Ekambi (81' 26 Barcola) Banc: 30 Pollersbeck, 35 Riou, 21 Da Silva, 2 Diomandé, 32 El Arouch, 26 Barcola, 11 Kadewere T1: Peter Bosz Arbitre: Piccinini Averti(s): Dumfries (I), Toko-Ekambi (L), Brozovic (I), Bastoni (I), Paqueta (L), Darmian (I) Expulsé : / ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  3. Voici un condensé assez complet en provenance de nos confrères supporters de Fiorentina.it et de la presse italienne relatif au nouveau scandale qui salit le Calcio. "Des fausses communications du club côté en bourse, en passant à l’émission de factures pour des opérations inexistantes", telles sont les thèses criminelles émises par le Parquet de Turin à l’encontre de la Juventus. Six personnes font l’objet d’une enquête en plus de la Juventus, le Club, qui elle est visée en qualité de responsabilité administrative : Le président Andrea Agnelli, le vice-président Pavel Nedved, l'ancien directeur sportif Fabio Paratici, aujourd'hui en poste à Tottenham, Marco Re, l'ancien Directeur financier du club qui était également le responsable de la rédaction des documents comptable du club jusqu’en juillet 2020. Stefano Bertola et Stefano Cerrato l’ont depuis lors remplacé. Parmi les personnes visées, Federico Cherubini, l’actuel Directeur Sportif qui a succédé à Paratici, n’est pas visé, même s’il a fait l’objet d’un interrogatoire de 9 heures lui qui est considéré comme une personnalité disposant d’informations sur de tels agissements. L’enquête vise trois saisons : 2018-19, 2019-20 et 2020-21, pour un montant total de 282 millions d’euros provenant d’opérations interprétées comme des "valeurs frauduleusement augmentée". La Position de la Juve, le Club "La Juventus prend acte de l’ouverte de l’enquête envers le Club et chacun de ses membres actuels. Comme il se doit, elle collabore avec les enquêteurs confiante de pouvoir éclaircir chaque aspect. La Juventus retient avoir agi dans le respect des lois et des règles qui régissent la rédaction des relations financières." Andrea Agnelli était au courant Selon le rapport de perquisition signé par les Procureurs Mario Bendoni, Ciro Sartoriello et le Procureur adjoint Marco Gianoglio, la Juventus et sa direction avait conscience de bénéficier de profits déloyaux dans l’état financier du club en exposant sciemment des faits matériels qui ne correspondait pas à la vérité et en omettant de transmettre des états de fait financiers pertinents dont la divulgation est requise par la loi. Comme en 2006 L'enquête est née d’interceptions téléphoniques, qui ont débutée en mai 2021 pendant la période du Mercato, tout comme l’enquête de la Consob lancée en juillet de la même année: "Il ressort des conversations une "confirmation expresse concernant la gestion malsaine des plus-values", utilisée de manière déformée comme un outil pour "sauver les comptes." Selon les enquêteurs, la haute direction du Club et Andrea Agnelli étaient conscient du comportement de Fabio Paratici et des conséquences financières extrêmement négatives, qui n’était certainement pas lié exclusivement au contexte pandémique connue. Fabio Paratici en mode parrain Le mécanisme des plus-values a été nommé "Gestione Paratici" qui a été défini comme "correctif des risques pris en termes d'investissements et de coûts liés aux achats et aux salaires écrits". Paratici était le "sujet le plus haut placé au niveau du département Sportif jusqu’en juin 2021 et il était l’architecte de la planification préventive des plus-values". Les anomalies dans les transferts de joueurs de 2019 à 2021 concernent dans la plupart des cas, des opérations miroirs présentant avec récurrences des contreparties, c'est-à-dire des mouvements d’"opérations à somme nulle sans mouvement d'argent et avec un double effet positif sur le bilans du club". A titre d'exemple, certaines négociations impliquant des jeunes de la Juventus sont citées, comme l’acquisition de Marley Ake à Marseille pour 8 millions d'euros avec la vente simultanée de Franco Tongya pour le même montant. Il y a ensuite les opérations réalisées à proximité des dates de fins de contrats comme l'achat de Rovella au Genoa pour 18 millions et la vente de Portanova et Petrelli pour 10 et 8 millions. La conclusion des enquêteurs est que ces transactions étaient déconnectées de la réalité, des valeurs réelles du Mercato: Etant purement comptables, elles étaient donc fictives. La lecture des éléments fait état que la Juventus a inscrit dans son budget des plus-values en 2018-19 de 131. 564.000 €, de 119.721.000 € en 2019-20 et de 30.832.000 € en 2020-21. Les interceptions téléphoniques se sont avérées décisives. Des dizaines et des dizaines de conversations téléphoniques qui ont eu lieu ces derniers mois entre les dirigeants de la Juventus ont été écoutées par le parquet de Turin depuis mai 2021. "Les amortissements et toute la merde. Qu’il y a en dessous, on ne peut pas le dire", dit à un moment l'un des interceptés, et ceci pour le parquet de Turin serait une autre des expressions qui impliqueraient l'utilisation de plus-values, auxquelles la Juventus a eu recours avec une "planification préventive". À un moment donné, dans une autre conversation, ils disent : "Il a été demandé à faire des plus-values...Au moins Fabio qui devait réaliser des plus-values, est parvenu à faire des plus-values." Une référence limpide à Paratici. Risques encourus Que risque la Juventus, le Club ? Le législateur sportif laisse un large pouvoir d'appréciation à la phase judiciaire. Dans l’article 31, on passe de la "tape sur la main" à une "maxi amende". Le paragraphe 1 stipule : "Sans préjudice de l'application des sanctions plus graves prévues par le règlement de licence de l'UEFA ou d'autres règles spéciales, le club qui commet les actes visés dans le présent paragraphe est passible d'une amende avec avertissement". Toutefois : "Un comportement visant en tout état de cause à contourner les règles fédérales en matière de gestion du Club par la falsification de leurs documents comptables ou administratifs ou par toute autre activité illégale ou frauduleuse, qui tentent d'obtenir ou qui ont permis d’obtenir l'inscription à une compétition à laquelle elle n’aurait pas été admise sur base des dispositions en vigueur..." est retranscrit au second paragraphe 2 Les sanctions peuvent être donc lourdes de conséquences : On peut débuter par des points de pénalisations à l’exclusion du Championnat. Jusqu'à présent, un mur d’impossibilité d’établir des critères objectifs pour déterminer la valeur d’un joueur a été dressé, dabs ce type de dossier Pour être clair : l’interprétation des chiffres peut sans aucun doute porter à mettre en évidence des anomalies, mais pour arriver à la sanction la plus lourde, il faut établir un contexte accablant. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il reste une inconnue : Quelles sont les cartes en main à disposition du Parquet de Turin ? Cricri d’amour ? Ronaldo n'est plus là, mais il fait encore parler en Italie : Le Portugais fait partie des joueurs visés par le mandat de perquisition émis par les procureurs de Turin. Attention : Ronaldo ne fait pas partie des suspects, mais son nom apparaît dans l'une des interceptions de la Guardia di Finanza. Dans les conversations, on parle de la "fameuse "carte" qui ne devrait théoriquement pas exister." Selon les enquêteurs, il s’agirait d’un "écrit privé" qui faisait référence à la relation contractuelle de Cristiano Ronaldo et de ses arriérés salariaux : En effet, Cristiano a toujours été traité différemment des autres, il ne serait donc pas surprenant qu'il ait eu des accords "particulier" avec le club. Il reste à comprendre à quoi font référence ces "arriérés" qui sont mentionnés par les Procureurs et qui, selon l’acte d'accusation, met en évidence le fait que la Juventus avait l'intention de garder cela secrets et sans l’existence de documents. La DEA visée ? Il y a une autre écriture privée qui est mentionnée par les procureurs et qui concerne Merih Demiral et Christian Romero. Dans ces deux cas, il s'agit d'un "écrit certifiant l'existence d'une "obligation non-fédérale" à la charge du club sportif de l’Atalanta dans le cadre de la double opération de mercato" des deux défenseurs. Pour ceux-ci, il n'y a pas eu de communications ou de publications. Romero a été acheté par la Juventus en juillet 2019 en provenance du Genoa pour 26 millions d'euros, mais il n’a ensuite jamais joué sous le maillot des Bianconeri. Il s'est retrouvé prêté deux ans à l'Atalanta, le club de Bergame disposait d’un droit de rachat et non d’une obligation. Celui-ci l’avait racheté pour 16 millions, une somme déjà établie, lors de l’été 2021, pour le revendre ensuite à Tottenham pour 50 millions d'euros. Bon à savoir : Tottenham venait d'engager Fabio Paratici comme Directeur sportif à ce moment-là. La Dea, pour remplacer Romero a de nouveau fait appel à la Juventus et Demiral est arrivé en prêt avec droit de rachat. Ce chassé-croisé entre les deux clubs a alerté les enquêteurs Les transferts visés Ils sont très nombreux (42 sur 62), voici les cas les plus particuliers: Il s'agissait d'équipes étrangères "inférieures" telles que Lugano (Lungoyi-Monzialo) et Amiens (Nzouango-Fonseca) et d'équipes italiennes de Serie C telles que Pro Vercelli (De Marino-Parodi), Novara (Barbieri-Lamanna) et Pescara, relégué de Serie B (Brunori-Masciangelo). Ils sont aussi passé dans d’autres catégories avec Pise (Gori-Loria) et Parme (Minelli-Lanini). Sans oublier le retour à l’étranger avec Marseille (Aké-Tongya) et Bâle (Hajdari-Sene) Sans oublier la Serie A, avec des opérations impliquant plusieurs joueurs et Empoli (Lipari, Maressa et Olivieri ; Adamoli et Mancuso), le Genoa (Rovella ; Petrelli et Portanova) la Sampdoria (Mulè, Vrioni, Peeters ; Audero, Francofonte, Gerbi, Stoppa, Brentan). Le tout sans oublier les grands internationaux du calibre de Manchester City (Correia et Danilo, Moreno et Cancelo) et de Barcelone (Marques et Arthur ; Pereira et Pjanic). Mais il n’y a pas que la Vieille Dame Le plus sensationnel est l'accord entre Naples et Lille qui a amené Osimhen dans le club du Vésuve et envoyé Karnezis, Manzi, Palmieri et Liguori en France. Il y a également la Sampdoria et le Chievo avec Depaoli et Leris en Ligurie et Leverbe et Ivan à Vérone. En plus de la Sampdoria, deux autres clubs déjà vus avec la Juve ont surgi : Parme et Pescara (Pavone, Machin, Napoletano, Cipolletti, Palmucci, Brugman et Martella ; Galano, D'Aloia, Madonna et Brunori, encore). Enfin, le Corriere Dello Sport cite également la Roma parmi les équipes concernées. Pour la Repubblica, cette enquête fait trembler le Calcio Le parquet de Turin a ouvert une enquête sur les plus-values du marché du football de la Juventus. Sur les 322 millions d'euros comptabilisés ces trois dernières années, 282 millions proviennent d'opérations visées par une enquête gérée par La Guardia di Finanza. C'est ainsi que débute l'article de la Repubblica sur l'enquête de la Guardia di Finanza sur la Juventus. Le journal illustre donc la situation en détail : "Les services de certains agents sportifs sont également examinés par les Procureurs, qui soupçonnent que des mandats fictifs ont été préparés pour certaines négociations : d'après les appels téléphoniques, les paiements sembleraient ne pas correspondre aux opérations conclues. L'enquête du Ministère Public pour fausse comptabilité, fausses communications sociales et fausse facturation a débuté en mai sur la base d'articles de presse et concerne en grande partie des 'opérations miroir', c'est-à-dire des échanges de joueurs et la vente de jeunes de l'équipe des moins de 23 ans, la deuxième équipe de la Juventus qui évolue en Serie C". "L'enquête ne concernera pas seulement la Juventus mais aussi les clubs qui ont conclu des transactions suspectes avec les Bianconeri. "Trois mois d'interceptions dans la période clé du Mercato ont conduit les enquêteurs à croire qu’un véritable "système" a été mis en place pour équilibrer les comptes à la Juventus Spa, pour corriger les pertes et gérer les budgets dans les exercices allant de 2019 à 2021. Un système qui, pour les enquêteurs, porte une signature précise, celle de Fabio Paratici aujourd'hui à Tottenham, mais qui, jusqu'en mai dernier, occupait le rôle de "Manager à responsabilité stratégique soit de Chief Football Officer et de Managing Director de la Juventus." affirme la Repubblica. Si l'on commet un délit dans le monde des affaires, il faut généralement être deux, à savoir les deux parties qui gèrent les négociations: Dans ce cas-ci, la Juventus semble être l’actrice principales, mais il existe toute une série d'autres clubs qui, au moins une fois au cours des trois dernières années ont réalisé des échanges avec la Juventus sous la bannière des plus-values, lors des périodes faisant l'objet de l'enquête. La FIGC ne l’a pas bon Et à juste titre: L'enquête du parquet de Turin sur la Juventus a inévitablement remis sur le tapis la délicate question des plus-values. Le club de la Juventus n'est certainement pas le seul à avoir eu recours à cet instrument au fil des ans, mais les nouvelles à ce sujet poussent la FIGC à devoir reprendre rapidement le contrôle de la situation. Comme le rapporte Il Fatto Quotidiano, les plus-values ne sont certainement pas une nouveauté, étant donné qu'en Serie A elles s'élèvent à environ 700 millions d'euros par an, soit 20% en moyenne du chiffre d'affaires des clubs. Un choc frontal avec ce phénomène avait eu lieu, par exemple, à l'été 2018, lorsque le parquet de la FIGC alors dirigé par Giuseppe Pecoraro avait assigné le Chievo Verona et Cesena en justice : 3 points de pénalité pour les Veneti, mais rien pour les Romagnoli, déjà en faillite. A l’époque, les juges avaient estimé qu’il était en fait impossible de quantifier la valeur d'un joueur, liée au Mercato, et donc de prouver une faute. Les critères objectifs permettant de définir la valeur d'un joueur constituent, en fait, la principale pierre d'achoppement dans la tentative de limiter les gains en capital. Cette situation a connu un bouleversement uniquement vers la fin de l’année 2020 lorsque la Covisoc a ré-ouvert le dossier et l'a déposé sur la table du président Gravina, en demandant de s’y'intéresser, de même qu’au Parquet fédéral. Parallèlement, les contacts avec la Consob, qui a également ouvert une enquête vue que la Juventus est cotée en bourse, a débuté à la même période. Cela explique la liste bien connue des 62 opérations impliquant plusieurs clubs et joueurs, de la Juve à Naples en passant par le Genoa, de Pjanic à Osimhen en passant par Rovella. Le parquet de la FIGC a donc ouvert un dossier, bien que le président Gravina ait défini l'enquête comme "non persécutrice mais cognitive". Avec l'enquête du parquet de Turin, cependant, l'affaire devient encore plus sérieuse et si la détermination de la valeur d'un joueur reste un obstacle fondamentalement insurmontable, la FIGC pourrait trouver un autre moyen pour éradiquer ce fléau Le président fédéral Gabriele Gravina est déterminé à mettre un terme à ce phénomène par le levier des licences nationales et un système est à l'étude pour épurer la présentation des bilans par les clubs pour l'inscription aux championnats. Celui-ci ne prendraient plus en considération l’enregistrement des plus-values dans les flux financiers: Une plus-value de ce type est ce que l'on appelle les échanges, qui, d'une part, apportent des revenus au compte de résultat des deux clubs impliqués dans l'opération, mais qui, d'autre part, n'enregistrent aucun mouvement d'argent. Marco Donzelli (Président de la Codacons), veut faire de la Juventus un exemple "Si la Juventus a illégitimement profité des clubs rivaux avec des opérations de ce type, la régularité des derniers championnats de football serait compromise et, par conséquent, la Fédération et l'Autorité de la concurrence du marché devraient intervenir et sanctionner les responsables. Au-delà de la responsabilité individuelle, le club ne peut être exempté de toute sanction. Pour cette raison, et pour protéger des milliers de supporters, nous allons déposer une plainte auprès de l'autorité antitrust et du parquet fédéral pour demander la relégation du club bianconero en Serie B et la révocation des derniers championnats remportés à l'ombre de ces opérations potentiellement illégales". Notre avis Alors que l’Inter et le Milan ont extrêmement souffert financièrement ces dernières années, aucune des deux écuries milanaises n’est citée : Le fait d’être passé sous gestion asiatique et américaine ont permis aux deux géants milanais de ne pas se retrouver au cœur d’un vaste scandales. Reste à présent à savoir si les sanctions auront un effet rétroactif. Dans un tel cas, le Scudetto de la saison 2018/2019 pourrait se voir retirer à nouveau à la Juventus (Jamais deux sans trois) sans désignation du Champion, ce qui devrait être le scénario le plus probable si le club est jugé coupable. La relégation semble "peu" probable. Mais attention également au fait que s’il est considéré qu’il y ait un retrait de points avec désignation d’un Champion, et pour autant que l’Inter ne soit pas impliqué (ce qui semble bien être le cas) le 20ème Scudetto pourrait lui être attribué sur tapis vert, étant donné qu’un seul et unique petit point séparés les deux ennemis-jurés de la Serie A. La Juve en Serie B, l'Inter titrée serait donc un remake du Calciopoli, mais si la ‘tricherie’ n’a pas eu lieu sur le terrain, la Juventus se retrouve, à nouveau dans le collimateur de la justice à cause de sa Direction: Il serait peut-être temps de songer à passer la main les gars ! ®Antony Gilles – Internazionale.fr
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