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  1. Voici un condensé assez complet en provenance de nos confrères supporters de Fiorentina.it et de la presse italienne relatif au nouveau scandale qui salit le Calcio. "Des fausses communications du club côté en bourse, en passant à l’émission de factures pour des opérations inexistantes", telles sont les thèses criminelles émises par le Parquet de Turin à l’encontre de la Juventus. Six personnes font l’objet d’une enquête en plus de la Juventus, le Club, qui elle est visée en qualité de responsabilité administrative : Le président Andrea Agnelli, le vice-président Pavel Nedved, l'ancien directeur sportif Fabio Paratici, aujourd'hui en poste à Tottenham, Marco Re, l'ancien Directeur financier du club qui était également le responsable de la rédaction des documents comptable du club jusqu’en juillet 2020. Stefano Bertola et Stefano Cerrato l’ont depuis lors remplacé. Parmi les personnes visées, Federico Cherubini, l’actuel Directeur Sportif qui a succédé à Paratici, n’est pas visé, même s’il a fait l’objet d’un interrogatoire de 9 heures lui qui est considéré comme une personnalité disposant d’informations sur de tels agissements. L’enquête vise trois saisons : 2018-19, 2019-20 et 2020-21, pour un montant total de 282 millions d’euros provenant d’opérations interprétées comme des "valeurs frauduleusement augmentée". La Position de la Juve, le Club "La Juventus prend acte de l’ouverte de l’enquête envers le Club et chacun de ses membres actuels. Comme il se doit, elle collabore avec les enquêteurs confiante de pouvoir éclaircir chaque aspect. La Juventus retient avoir agi dans le respect des lois et des règles qui régissent la rédaction des relations financières." Andrea Agnelli était au courant Selon le rapport de perquisition signé par les Procureurs Mario Bendoni, Ciro Sartoriello et le Procureur adjoint Marco Gianoglio, la Juventus et sa direction avait conscience de bénéficier de profits déloyaux dans l’état financier du club en exposant sciemment des faits matériels qui ne correspondait pas à la vérité et en omettant de transmettre des états de fait financiers pertinents dont la divulgation est requise par la loi. Comme en 2006 L'enquête est née d’interceptions téléphoniques, qui ont débutée en mai 2021 pendant la période du Mercato, tout comme l’enquête de la Consob lancée en juillet de la même année: "Il ressort des conversations une "confirmation expresse concernant la gestion malsaine des plus-values", utilisée de manière déformée comme un outil pour "sauver les comptes." Selon les enquêteurs, la haute direction du Club et Andrea Agnelli étaient conscient du comportement de Fabio Paratici et des conséquences financières extrêmement négatives, qui n’était certainement pas lié exclusivement au contexte pandémique connue. Fabio Paratici en mode parrain Le mécanisme des plus-values a été nommé "Gestione Paratici" qui a été défini comme "correctif des risques pris en termes d'investissements et de coûts liés aux achats et aux salaires écrits". Paratici était le "sujet le plus haut placé au niveau du département Sportif jusqu’en juin 2021 et il était l’architecte de la planification préventive des plus-values". Les anomalies dans les transferts de joueurs de 2019 à 2021 concernent dans la plupart des cas, des opérations miroirs présentant avec récurrences des contreparties, c'est-à-dire des mouvements d’"opérations à somme nulle sans mouvement d'argent et avec un double effet positif sur le bilans du club". A titre d'exemple, certaines négociations impliquant des jeunes de la Juventus sont citées, comme l’acquisition de Marley Ake à Marseille pour 8 millions d'euros avec la vente simultanée de Franco Tongya pour le même montant. Il y a ensuite les opérations réalisées à proximité des dates de fins de contrats comme l'achat de Rovella au Genoa pour 18 millions et la vente de Portanova et Petrelli pour 10 et 8 millions. La conclusion des enquêteurs est que ces transactions étaient déconnectées de la réalité, des valeurs réelles du Mercato: Etant purement comptables, elles étaient donc fictives. La lecture des éléments fait état que la Juventus a inscrit dans son budget des plus-values en 2018-19 de 131. 564.000 €, de 119.721.000 € en 2019-20 et de 30.832.000 € en 2020-21. Les interceptions téléphoniques se sont avérées décisives. Des dizaines et des dizaines de conversations téléphoniques qui ont eu lieu ces derniers mois entre les dirigeants de la Juventus ont été écoutées par le parquet de Turin depuis mai 2021. "Les amortissements et toute la merde. Qu’il y a en dessous, on ne peut pas le dire", dit à un moment l'un des interceptés, et ceci pour le parquet de Turin serait une autre des expressions qui impliqueraient l'utilisation de plus-values, auxquelles la Juventus a eu recours avec une "planification préventive". À un moment donné, dans une autre conversation, ils disent : "Il a été demandé à faire des plus-values...Au moins Fabio qui devait réaliser des plus-values, est parvenu à faire des plus-values." Une référence limpide à Paratici. Risques encourus Que risque la Juventus, le Club ? Le législateur sportif laisse un large pouvoir d'appréciation à la phase judiciaire. Dans l’article 31, on passe de la "tape sur la main" à une "maxi amende". Le paragraphe 1 stipule : "Sans préjudice de l'application des sanctions plus graves prévues par le règlement de licence de l'UEFA ou d'autres règles spéciales, le club qui commet les actes visés dans le présent paragraphe est passible d'une amende avec avertissement". Toutefois : "Un comportement visant en tout état de cause à contourner les règles fédérales en matière de gestion du Club par la falsification de leurs documents comptables ou administratifs ou par toute autre activité illégale ou frauduleuse, qui tentent d'obtenir ou qui ont permis d’obtenir l'inscription à une compétition à laquelle elle n’aurait pas été admise sur base des dispositions en vigueur..." est retranscrit au second paragraphe 2 Les sanctions peuvent être donc lourdes de conséquences : On peut débuter par des points de pénalisations à l’exclusion du Championnat. Jusqu'à présent, un mur d’impossibilité d’établir des critères objectifs pour déterminer la valeur d’un joueur a été dressé, dabs ce type de dossier Pour être clair : l’interprétation des chiffres peut sans aucun doute porter à mettre en évidence des anomalies, mais pour arriver à la sanction la plus lourde, il faut établir un contexte accablant. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il reste une inconnue : Quelles sont les cartes en main à disposition du Parquet de Turin ? Cricri d’amour ? Ronaldo n'est plus là, mais il fait encore parler en Italie : Le Portugais fait partie des joueurs visés par le mandat de perquisition émis par les procureurs de Turin. Attention : Ronaldo ne fait pas partie des suspects, mais son nom apparaît dans l'une des interceptions de la Guardia di Finanza. Dans les conversations, on parle de la "fameuse "carte" qui ne devrait théoriquement pas exister." Selon les enquêteurs, il s’agirait d’un "écrit privé" qui faisait référence à la relation contractuelle de Cristiano Ronaldo et de ses arriérés salariaux : En effet, Cristiano a toujours été traité différemment des autres, il ne serait donc pas surprenant qu'il ait eu des accords "particulier" avec le club. Il reste à comprendre à quoi font référence ces "arriérés" qui sont mentionnés par les Procureurs et qui, selon l’acte d'accusation, met en évidence le fait que la Juventus avait l'intention de garder cela secrets et sans l’existence de documents. La DEA visée ? Il y a une autre écriture privée qui est mentionnée par les procureurs et qui concerne Merih Demiral et Christian Romero. Dans ces deux cas, il s'agit d'un "écrit certifiant l'existence d'une "obligation non-fédérale" à la charge du club sportif de l’Atalanta dans le cadre de la double opération de mercato" des deux défenseurs. Pour ceux-ci, il n'y a pas eu de communications ou de publications. Romero a été acheté par la Juventus en juillet 2019 en provenance du Genoa pour 26 millions d'euros, mais il n’a ensuite jamais joué sous le maillot des Bianconeri. Il s'est retrouvé prêté deux ans à l'Atalanta, le club de Bergame disposait d’un droit de rachat et non d’une obligation. Celui-ci l’avait racheté pour 16 millions, une somme déjà établie, lors de l’été 2021, pour le revendre ensuite à Tottenham pour 50 millions d'euros. Bon à savoir : Tottenham venait d'engager Fabio Paratici comme Directeur sportif à ce moment-là. La Dea, pour remplacer Romero a de nouveau fait appel à la Juventus et Demiral est arrivé en prêt avec droit de rachat. Ce chassé-croisé entre les deux clubs a alerté les enquêteurs Les transferts visés Ils sont très nombreux (42 sur 62), voici les cas les plus particuliers: Il s'agissait d'équipes étrangères "inférieures" telles que Lugano (Lungoyi-Monzialo) et Amiens (Nzouango-Fonseca) et d'équipes italiennes de Serie C telles que Pro Vercelli (De Marino-Parodi), Novara (Barbieri-Lamanna) et Pescara, relégué de Serie B (Brunori-Masciangelo). Ils sont aussi passé dans d’autres catégories avec Pise (Gori-Loria) et Parme (Minelli-Lanini). Sans oublier le retour à l’étranger avec Marseille (Aké-Tongya) et Bâle (Hajdari-Sene) Sans oublier la Serie A, avec des opérations impliquant plusieurs joueurs et Empoli (Lipari, Maressa et Olivieri ; Adamoli et Mancuso), le Genoa (Rovella ; Petrelli et Portanova) la Sampdoria (Mulè, Vrioni, Peeters ; Audero, Francofonte, Gerbi, Stoppa, Brentan). Le tout sans oublier les grands internationaux du calibre de Manchester City (Correia et Danilo, Moreno et Cancelo) et de Barcelone (Marques et Arthur ; Pereira et Pjanic). Mais il n’y a pas que la Vieille Dame Le plus sensationnel est l'accord entre Naples et Lille qui a amené Osimhen dans le club du Vésuve et envoyé Karnezis, Manzi, Palmieri et Liguori en France. Il y a également la Sampdoria et le Chievo avec Depaoli et Leris en Ligurie et Leverbe et Ivan à Vérone. En plus de la Sampdoria, deux autres clubs déjà vus avec la Juve ont surgi : Parme et Pescara (Pavone, Machin, Napoletano, Cipolletti, Palmucci, Brugman et Martella ; Galano, D'Aloia, Madonna et Brunori, encore). Enfin, le Corriere Dello Sport cite également la Roma parmi les équipes concernées. Pour la Repubblica, cette enquête fait trembler le Calcio Le parquet de Turin a ouvert une enquête sur les plus-values du marché du football de la Juventus. Sur les 322 millions d'euros comptabilisés ces trois dernières années, 282 millions proviennent d'opérations visées par une enquête gérée par La Guardia di Finanza. C'est ainsi que débute l'article de la Repubblica sur l'enquête de la Guardia di Finanza sur la Juventus. Le journal illustre donc la situation en détail : "Les services de certains agents sportifs sont également examinés par les Procureurs, qui soupçonnent que des mandats fictifs ont été préparés pour certaines négociations : d'après les appels téléphoniques, les paiements sembleraient ne pas correspondre aux opérations conclues. L'enquête du Ministère Public pour fausse comptabilité, fausses communications sociales et fausse facturation a débuté en mai sur la base d'articles de presse et concerne en grande partie des 'opérations miroir', c'est-à-dire des échanges de joueurs et la vente de jeunes de l'équipe des moins de 23 ans, la deuxième équipe de la Juventus qui évolue en Serie C". "L'enquête ne concernera pas seulement la Juventus mais aussi les clubs qui ont conclu des transactions suspectes avec les Bianconeri. "Trois mois d'interceptions dans la période clé du Mercato ont conduit les enquêteurs à croire qu’un véritable "système" a été mis en place pour équilibrer les comptes à la Juventus Spa, pour corriger les pertes et gérer les budgets dans les exercices allant de 2019 à 2021. Un système qui, pour les enquêteurs, porte une signature précise, celle de Fabio Paratici aujourd'hui à Tottenham, mais qui, jusqu'en mai dernier, occupait le rôle de "Manager à responsabilité stratégique soit de Chief Football Officer et de Managing Director de la Juventus." affirme la Repubblica. Si l'on commet un délit dans le monde des affaires, il faut généralement être deux, à savoir les deux parties qui gèrent les négociations: Dans ce cas-ci, la Juventus semble être l’actrice principales, mais il existe toute une série d'autres clubs qui, au moins une fois au cours des trois dernières années ont réalisé des échanges avec la Juventus sous la bannière des plus-values, lors des périodes faisant l'objet de l'enquête. La FIGC ne l’a pas bon Et à juste titre: L'enquête du parquet de Turin sur la Juventus a inévitablement remis sur le tapis la délicate question des plus-values. Le club de la Juventus n'est certainement pas le seul à avoir eu recours à cet instrument au fil des ans, mais les nouvelles à ce sujet poussent la FIGC à devoir reprendre rapidement le contrôle de la situation. Comme le rapporte Il Fatto Quotidiano, les plus-values ne sont certainement pas une nouveauté, étant donné qu'en Serie A elles s'élèvent à environ 700 millions d'euros par an, soit 20% en moyenne du chiffre d'affaires des clubs. Un choc frontal avec ce phénomène avait eu lieu, par exemple, à l'été 2018, lorsque le parquet de la FIGC alors dirigé par Giuseppe Pecoraro avait assigné le Chievo Verona et Cesena en justice : 3 points de pénalité pour les Veneti, mais rien pour les Romagnoli, déjà en faillite. A l’époque, les juges avaient estimé qu’il était en fait impossible de quantifier la valeur d'un joueur, liée au Mercato, et donc de prouver une faute. Les critères objectifs permettant de définir la valeur d'un joueur constituent, en fait, la principale pierre d'achoppement dans la tentative de limiter les gains en capital. Cette situation a connu un bouleversement uniquement vers la fin de l’année 2020 lorsque la Covisoc a ré-ouvert le dossier et l'a déposé sur la table du président Gravina, en demandant de s’y'intéresser, de même qu’au Parquet fédéral. Parallèlement, les contacts avec la Consob, qui a également ouvert une enquête vue que la Juventus est cotée en bourse, a débuté à la même période. Cela explique la liste bien connue des 62 opérations impliquant plusieurs clubs et joueurs, de la Juve à Naples en passant par le Genoa, de Pjanic à Osimhen en passant par Rovella. Le parquet de la FIGC a donc ouvert un dossier, bien que le président Gravina ait défini l'enquête comme "non persécutrice mais cognitive". Avec l'enquête du parquet de Turin, cependant, l'affaire devient encore plus sérieuse et si la détermination de la valeur d'un joueur reste un obstacle fondamentalement insurmontable, la FIGC pourrait trouver un autre moyen pour éradiquer ce fléau Le président fédéral Gabriele Gravina est déterminé à mettre un terme à ce phénomène par le levier des licences nationales et un système est à l'étude pour épurer la présentation des bilans par les clubs pour l'inscription aux championnats. Celui-ci ne prendraient plus en considération l’enregistrement des plus-values dans les flux financiers: Une plus-value de ce type est ce que l'on appelle les échanges, qui, d'une part, apportent des revenus au compte de résultat des deux clubs impliqués dans l'opération, mais qui, d'autre part, n'enregistrent aucun mouvement d'argent. Marco Donzelli (Président de la Codacons), veut faire de la Juventus un exemple "Si la Juventus a illégitimement profité des clubs rivaux avec des opérations de ce type, la régularité des derniers championnats de football serait compromise et, par conséquent, la Fédération et l'Autorité de la concurrence du marché devraient intervenir et sanctionner les responsables. Au-delà de la responsabilité individuelle, le club ne peut être exempté de toute sanction. Pour cette raison, et pour protéger des milliers de supporters, nous allons déposer une plainte auprès de l'autorité antitrust et du parquet fédéral pour demander la relégation du club bianconero en Serie B et la révocation des derniers championnats remportés à l'ombre de ces opérations potentiellement illégales". Notre avis Alors que l’Inter et le Milan ont extrêmement souffert financièrement ces dernières années, aucune des deux écuries milanaises n’est citée : Le fait d’être passé sous gestion asiatique et américaine ont permis aux deux géants milanais de ne pas se retrouver au cœur d’un vaste scandales. Reste à présent à savoir si les sanctions auront un effet rétroactif. Dans un tel cas, le Scudetto de la saison 2018/2019 pourrait se voir retirer à nouveau à la Juventus (Jamais deux sans trois) sans désignation du Champion, ce qui devrait être le scénario le plus probable si le club est jugé coupable. La relégation semble "peu" probable. Mais attention également au fait que s’il est considéré qu’il y ait un retrait de points avec désignation d’un Champion, et pour autant que l’Inter ne soit pas impliqué (ce qui semble bien être le cas) le 20ème Scudetto pourrait lui être attribué sur tapis vert, étant donné qu’un seul et unique petit point séparés les deux ennemis-jurés de la Serie A. La Juve en Serie B, l'Inter titrée serait donc un remake du Calciopoli, mais si la ‘tricherie’ n’a pas eu lieu sur le terrain, la Juventus se retrouve, à nouveau dans le collimateur de la justice à cause de sa Direction: Il serait peut-être temps de songer à passer la main les gars ! ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  2. En effet, la Covisoc a enquêté et a établi et transmis un rapport sur la thématique des plus-values, la célèbre pratique du Mercato qui s’est avéré, dans le temps, devenir un véritable système de santé pour préserver les budgets des clubs de football: Ce gain en capitaux a connu une croissance importantes ces dernières années et si pour la plupart des transactions, les clubs ont montré pattes blanches, la situation est bien plus problématique pour la période 2019-2021. En effet, 62 transferts suspects ont été mis en évidence : 42 impliquent directement la Juve ! Révélation de la Repubblica "Soixante-deux transferts du mercato, concentrés sur la période 2019-2021, font l'objet d'un rapport qui a atterri sur la table du Parquet Fédéral. Des échanges à des prix élevés, parfois très élevés, sans vraiment toucher à un seul euro. Ou presque: La Covisoc (soit la Commission de surveillance des clubs de football) a envoyé au Procureur de la FIGC Giuseppe Chinè et pour information au Président Gabriele Gravina un rapport sur les plus-values réalisées au cours de ces deux dernières années, en les invitant à approfondir la nature de ceux-ci." "Pour la Covisoc, ces transactions semblent avoir un impact significatif sur les comptes, mettant en évidence des problèmes critiques. Le rapport est générique : la dénonciation d’un système" La Vieille Dame dans le viseur "Franco Tongya et Marley Aké, que la Juve et Marseille ont échangé pour 8 millions (soit pour un solde nul) des joueurs évoluent jouent respectivement dans la quatrième division française et en Serie C. Il y a également les quatre joueurs de Naples que Lille a inséré pour 20 millions dans l'affaire Osimhen : Trois sont retournés en Italie, Deux en Serie D, un en Serie C, le dernier est toujours présent à Lille sans avoir jamais joué." "Dans la plupart des cas, le club impliqué est la Juventus et la Consob s'est montré active à ce sujet : Les transferts concernés sont au nombre de 42, et il y a notamment 21 joueurs échangés pour 90 millions d'euros. Ces transactions ont d'ailleurs réellement vu circuler un peu plus de 3 millions d'euros pour générer dans le budget du club bianconero des bénéfices de plus de 40 millions d’euros." "Il y a aussi les transactions à l'étranger : Pjanic-Arthur avec le Barça, Cancelo-Danilo avec City, les sommes sont élevées, mais il s’agit des joueurs de premier rang." Pensez-vous que cette nouvelle "affaire" pourrait pénaliser à nouveau la Vieille Dame en Serie A ?Ceferin pourrait-il en profiter et intervenir vu les sommes dévoilées ? 16 ans après le Calciopoli, il semble que certaines leçons n’ont toujours pas été retenues… ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  3. Comment est perçu l’Inter par les fonds d’investissement ? A cette question, une réponse est formulée par Bebeez, qui est un portail spécialisé dans les fusions et acquisitions de fonds d'investissement privés. En effet, celui a analysé la situation de l'Inter Milan vu les différentes rumeurs liant la Beneamata au Fond souverain saoudien PIF. Voici ce que nous révèle Calcio& Finanza L’analyse trouve son origine suite à la parution de deux articles paru dans le Libero qui font état sur un nouvel intérêt du Pubic Investment Fund (PIF), le fonds souverain de l'Arabie saoudite avec environ 430 milliards de dollars d'actifs sous gestion, selon l'Institut SWF. Celui-ci est présidé par son Altesse Royale Mohammad bin Salman, le prince héritier de la couronne saoudienne et vice-premier ministre d'Arabie saoudite. Le fonds d’investissement saoudien vient également d'acquérir Newcastle en étant rejoint par des investisseurs : PCP Capital Partners et RB Sports & Media dans une transaction à hauteur de 300 millions de livre-sterling. Malgré cet accord, l’intérêt de PIF pour l'Inter reste présent, compte tenu également des difficultés de Suning à subvenir financièrement aux besoins du club Nerazzurro, explique BeBeez. De plus, Oaktree Capital Management, a reçu des actions de l’Inter en gage dans le cadre de l'accord de prêt de 275 millions d'euros avec Suning, il y a donc à un rôle à prendre en considération Sur le plan économique, l'Inter a annoncé officiellement que, pour l'exercice clos au 30 juin 2021, les recettes consolidées s'élevaient à 364,7 millions d'euros, tandis qu'une perte de 245,6 millions d'euros a été enregistrée. Celle-ci est essentiellement lié à la privation des recettes des matchs résultant de la fermeture des stades, des réductions contractuelles des sponsors en raison de l'incapacité du club à fournir des prestations, et la liquidation certaines relations de nature sportives. Dans le semestre précédant la date du 30 décembre 2020, la perte avait été contenue à 62,7 millions, contre une perte de 32,7 millions dans la même période de l'exercice 2019-2020. Au 30 juin 2020, le bilan avait été clôturé avec une perte de 100 millions grâce à la plus-value réalisée suite à la vente de Mauro Icardi. Pour savoir se doter des ressources nécessaire à son fonds de roulement, Suning a réussi en mai dernier à obtenir un prêt triennal de 275 millions d'euros auprès d'Oaktree à un taux de 9%. Celui-ci ayant été garanti via les actions du club détenues par Suning. Le prêt a été accordé à Great Horizon sarl, la société luxembourgeoise par laquelle Suning contrôle l'Inter et qui versera de façon matérielle dans les caisses du club l'argent nécessaire à sa bonne gestion. Au 31 mars 2021, comme le confirme Inter Media and Communication spa, les Nerazzurri ont reçu une injection de liquidités de 50 millions d'euros sous la forme d'un financement octroyé par les actionnaires de la TeamCo (FC Internazionale)". Dans le même temps, la plupart des différents financements antérieurs accordé par les actionnaires de Suning à l’Inter ont été convertis en capitaux. Le rapport sur neuf mois d'Inter Media indique qu'au cours des neuf mois clos au 31 mars 2021, un total de 85,2 millions d'euros a été converti en réserve de capital, ce qui laisse un montant résiduel de 31,9 millions d'euros à amortir (plus les intérêts cumulés de 15,9 millions d'euros). Une nouvelle conversion de 23 millions d'euros a d’ailleurs été effectuée en avril 2021″. Les problèmes de Suning sont donc de deux D'une part, le refinancement de l'obligation pour un total de 375 millions d'ici 2022 (le club planche sur une nouvelle obligation de 400 millions) D'autre part, l'expiration en 2024 du financement garanti par Oaktree. Et dans l'affaire, il n'est pas exclu qu'en perspective Oaktree vienne également prendre la part majoritaire de Suning, dans le cas où il ne serait serait pas en mesure de rembourser le prêt à échéance, comme cela s'est déjà produit en 2018 pour Milan avec le relais entre Yonghong Li et Elliott. De plus, étant donné les besoins en liquidités, les 275 millions d'Oaktree pourraient être épuisés bien avant la fin des trois ans, et un problème de liquidités pourrait donc survenir bien avant. D'où la nécessité de trouver un investisseur financier pour injecter de nouveaux fonds, mais cette fois sous forme de capital et non de dette. L'une des hypothèses était qu'Oaktree entrerait dans l'actionnariat du club avec la part actuellement détenue par le fonds LionRock Capital (31,05%), mais cela ne s'est finalement pas produit. Le Fonds d'investissement public est meilleur atout de son Altesse Royale Mohammad bin Salman pour mettre en œuvre sa Vision 2030 saoudienne, un plan stratégique de transformation du pays lancé en 2016 dans le but de renouveler son image internationale et son modèle économique, de le rendre moins dépendant du pétrole et de diversifier ses investissements, fort des immenses liquidités accumulées avec l'or noir ces dernières années, dont une grande partie a été canalisée vers PIF. L'Italie, d'ailleurs, est déjà dans le viseur de PIF : en août dernier, en effet, le fonds saoudien est entré avec une participation minoritaire dans Horacio Pagani Spa, la holding qui détient la totalité du capital de Pagani Automobili Spa, le constructeur emblématique des supercars emblématiques. La participation serait d'environ 30 %. PIF a ainsi rejoint les actionnaires minoritaires actuels d'Horacio Pagani, Nicola Volpi (Partenaire Fondateur de Permira) et Emilio Petrone (PDG de Sisal), soit directement, soit par l'intermédiaire de Movidea Srl. Et c'est précisément Volpi qui est vu comme le point de contact entre le PIF et l'Inter, considérant que le manager entre 2014 et 2018 a étét Membre du conseil d'administration de l'Inter, quand l'actionnaire majoritaire était Erick Thohir. Le tout sans oublier le projet d'un actionnariat populaire dans Interspac Srl, pourssé par l'économiste Carlo Cottarelli. L'économiste espère que beaucoup de capitaux pourront provenir de ce front, même si la structuration de l'opération pourrait ne pas être chose aisée, sachant que les Spacs (Special Purpose Acquisition Companies) sont cotées et qu'il n'en est pas encore question pour Interspac. Le projet fait plutôt penser à une campagne d'Equity Crowdfunding qui, toutefois, vu les chiffres évoqués, nécessiterait nécessairement la publication d'un prospectus informatif de la Consob. ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  4. La Consob, a placé ces derniers jours sur liste noire cinq site internet qui, selon la Commission Nationale pour les Sociétés et la Bourse offrent des services financiers de façon abusives. Parmi ceux-ci on retrouve IC Markets, société financière basée à Sydney et qui était appelée à devenir le sponsor de manche de l’Inter. L’accord, selon les documents officiels du club Nerazzurro était liée à l’émission d’obligations à hauteur de 75 millions d’euros, celui-ci avait déjà été ratifié et il devait faire simplement l’objet d’une annonce avec Suning…Une annonce qui, à l’heure actuelle, n’est pas encore arrivée. Selon la documentation officielle, l’accord devait s’établir à hauteur de 4,5 millions d’euros, 4,8 millions d’euros et 5 millions d’euros, outre les bonus en cas de certains résultats sportifs déterminés atteint. Pour les exercices financiers, ceux-ci allait être respectivement impactés au 30 juin 2021, 30 juin 2022 et 30 juin 2023 Extrait de l’annonce lié à l’émission des actions Le retard de l’annonce pourrait s’expliquer suite à l’intervention de la Consob qui a placé sur la liste noire le site italien de la plate-forme australienne qui est titulaire d’une succursale à Chypres et d’une autre aux Seychelles. “L’autorité a fait usage des pouvoirs dérivants du Décret Croissance (legge n. 58 del 28 giugno 2019, articolo 36, comma 2-terdecies), sur base de laquelle la Consob peut ordonner un refus via les fournisseurs d’accès à Internet depuis l’Italie, aux sites web financiers qui sont offerts sans autorisation préalable." Ci-dessous le communiqué officiel: La Consob fait également référence à Raw Trading Ltd soit internet www.icmarkets.com. Il a été délibéré Une ordonnance est prise pour mettre fin à la violation de l’art. 18 del d. lg. n. 58/1998 mis en place à travers le site internet www.icmarkets.com, consistant en une offre et réalisation de services au citoyen italiens et d’activités d’investissement: "IC Markets garanti, aux usagers de sa plateforme, un accès en envoyant un courriel avec une adresse web différente pour accéder à leur propre compte." Dans un sens, vaut mieux le savoir avant, qu’après! ®Antony Gilles - Internazionale.fr
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