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  1. Est-ce l’approche de la prochaine Coupe du Monde et un message subliminal du Sélectionner National Roberto Martinez qui exige de lui qu’il ait du temps de jeu dans les jambes ? Qui sait. Mais depuis sa trahison pour rejoindre Chelsea, Lukaku ne fait que contacter l’Inter, limite en mode harcèlement Révélation de la Gazzetta Dello Sport "Le canal avec son ancien club, Romelu l’a ré-ouvert depuis des semaines et il ne s’agit pas de WhatsApp de courtoisie ou d’appel nostalgique envers ses anciens équipiers. Même si certains sont toujours en rogne après avoir été trahi, vu la façon dont il est parti, tout le monde se réjouirait finalement du retour du Belge sur le terrain et en dehors. En deux ans, Lukaku a été aimé pour ses buts, son professionnalisme et sa bonne humeur. Les contacts sont continus et ceux-ci sont surtout destinés à la Direction, ils pourraient être résumé comme ceci : "Si vous me voulez, si vous souhaitez me reprendre, je suis disponible." "Toutefois, état financier en main, l’Inter est obligé de composer avec cette exigence et elle attend de voir ce qu’il se passera lors de l’été de feu qui s’annonce à Chelsea et qui va outre la situation entourant Abramovich. Si Lukaku venait à rompre avec les Blues, le Club Nerazzurro serait prêt à tenter le coup, le tout étant déterminé par les conditions économiques suivantes : A savoir un prêt objectivement onéreux." "Nous devrons attendre jusqu'à la fin du mois d'avril, alors que d'ici lundi, les quatre consortiums intéressés par la reprise du club de l'oligarque russe mis à la porte par le gouvernement anglais devront faire leur dernière offre. Avec la nouvelle Direction, il faudra parler d'un prêt, peut-être assorti d'une formule de paiement, où tous chercheront à contenter tout le monde." "Finalement, Rom retournerait dans son pays tant aimé et se revaloriserait certainement, tandis que Chelsea ne garderait pas un joueur, totalement incompatible avec le jeu de Tuchel, et ne verrait pas un investissement de 113 millions en chute libre.De plus Big Rom devrait prendre ses ciseaux et couper sa manne financière : A Chelsea, il gagne 12,5 millions, l'Everest pour l'Inter: Il serait nécessaire, voire stratégique, de montrer un geste d'amour envers les Nerazzurri et de se contenter de quelque chose de plus proche des 7,5 de l'ancien salaire milanais. Cela prendra du temps et beaucoup, beaucoup plus d'heures au téléphone" Y croyez-vous un seul instant ? ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  2. En effet, avec l’élimination de l’Italie de la prochaine Coupe du Monde, la Gazzetta Dello Sport place sur le banc des accusés ceux qui sont censés être les piliers de la Nazionale de Roberto Mancini… Révélation de la Rosea "Cela semble être une folie de mettre en discussion Barella qui, en condition physique, est capable d’occuper deux postes en même temps, celui de buteur et celui d'incurseur. Toutefois, l’Histoire du Barella "cramé" commence à inquiéter : Depuis l’Euro, il a été le moins explosif après un très grand départ avec l’Inter et cette année, on est reparti pour la même histoire, un peu comme si maintenir un rythme à la Barella pendant tout une saison lui était difficile…" "Il sera très probablement Interiste à vie, mais les 70 millions d’euros repris par Transfermarkt semble exagérés à l’heure actuelle." Vous validez ? ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  3. Après la sortie de route face à la Macédoine du Nord, Roberto Mancini s’est livré en conférence de presse à la veille du départ pour Konya, dans le cadre de la rencontre opposant les Champions d’Europe à la Turquie "J’ai parlé avec Gabriele Gravina ces derniers jours et nous sommes sur la même longueur d’ondes sur tout, cela me fait plaisir, mais nous en rediscuterons dans les prochains jours: Pour l’instant, je pense à ce match, ensuite, nous déciderons dans le calme de ce qu’il y a de mieux à faire pour l’avenir, nous tous ici." En quoi la Nazionale peut s’améliorer ? "En insérant certainement bien plus de jeunes garçons, j’espère qu’ils pourront engranger des expériences importantes en club car c’est un aspect fondamental. Nous allons travailler sur cet aspect et nous analyserons la situation d’une façon générale." "Je me sens l’envie de rester car je suis encore jeune : Je voulais gagner un Euro et une Coupe du Monde, pour la Coupe du Monde, je devrais attendre encore un peu. J’aime ce travail et avec les garçons, nous voulons nous réorganiser pour réaliser quelque chose de grand. Mis à part la désillusion, tout le reste va de l’avant." Le départ de plusieurs joueurs cadres "J’avais l’obligation de les libérer car nous, si nous pouvons faire quelque chose pour eux ou pour leurs clubs, nous nous y tenons, ils n’auraient d’ailleurs pas joué s’il n’étais pas au mieux physiquement J'ai forcé certains d'entre eux à partir : Chelsea m’a envoyé Jorginho trois jours en avance, avant tout le monde, en ne le faisant pas jouer en FA Cup. J'ai également renvoyé chez eux Alessandro Florenzi et Matteo Politano, qui n'étaient pas au mieux de leur forme, car ils n'auraient pas joué." Garder le Mancio et miser sur la jeunesse, voire une refonte du système en Serie A, est-ce la bonne solution, selon vous ? ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  4. Interviewé sur la Super League Européenne durant le FT Business of Football Summit, Aleksander Ceferin, le Président de l'UEFA, a de nouveau sorti la sulfateuse: "Le projet "Super League" n’est pas aussi intelligent, il ne concerne pas le football, ceux qui le propose vivent encore dans un monde parallèle." "Ce n’est pas du football, mais parlons-en tout de même : Je suis lassé de ce projet non-footballistique. La première fois, il a été lancé en plein milieu de la pandémie, et à présent, c’est durant la guerre, ils vivent dans un monde parallèle. Ici, nous travaillons pour sauver les joueurs de cette situation et eux veulent relancer ce projet. Ils peuvent payer n’importe qui pour dire qu’il s’agit d’un beau projet, mais cela reste une idée vide de tout sens. De plus , un des dirigeants qui est revenu vers nous, m’a appelé pour s’excuser d’y avoir participé." "Pour eux, les supporters sont des consommateurs, pour nous les supporters sont des supporters. Ce qui est intéressant, outre le fait qu’ils critiquent l’UEFA et l’ECA, c’est que l’un d’eux était Président de l’ECA (Et une petite cartouche pour Andrea Agnelli, une ! ),et la semaine précédant le lancement de la Super League, il encensait le système actuel. Vous pouvez disputer cette compétition, il n’y aura aucun véto, mais... si vous voulez jouer leurs compétitions, vous ne pourrez plus disputer les nôtres." Est-ce que la Nouvelle Ligue des Champions est similaire à la Super League ? "Non, c’est un projet totalement différent! Il y a encore des choses à éclaircir, c’est pour cela que la version finale n’est pas encore tombée : Celui qui veut comparer les deux compétitions n’est pas sérieux. Actuellement, nous accueillons 32 équipes en Ligue des Champions et nous en aurons 36, mais il faut encore définir comment attribuer ces quatre places." "Il y aura plus de place pour les championnats moyens et les plus petits. Et je ne comparerais pas la situation de la Super League avec celle de la FIFA, nous parlons à la FIFA tous les jours. La Coupe du Monde tous les deux ans est un projet dont personne ne veut. Nous en avons discuté avec Infantino et nous discutons d'autres options, mais je suis sûr que nous trouverons une solution." L’Ukraine "Ces deux dernières années, le football et l’UEFA ont été confrontés à des situations inimaginable, difficile à croire. En commençant par la pandémie, avec le report des championnats européens et une grosse perte financière pour l’UEFA, mais si nous ne les avions pas reporté, il y aurait eu une perte énorme dans toute l'Europe, de plus de 2 milliards. Pendant la pandémie, il y avait des situations critiques tous les jours, entre les positivités dans les équipes et les supporters qui n'étaient pas autorisés à entrer dans les stades." "En avril 2021, nous avons mis un terme au projet loin d’être intelligent qu’est la Super League, nous avons dû nous occuper des championnats européens dans 11 pays pendant la pandémie. Enfin, il y a eu le projet de la Coupe du monde tous les deux ans et maintenant la guerre en Ukraine, la situation la plus terrible qui puisse arriver, sans que le football soit impliqué. Je ne parviens pas à imaginer qu’est-ce qui pourrait encore nous arriver." "Personne ne s'attendait à ce que la guerre arrive en Europe, surtout à notre époque. Nous faisons des choses que nous ne communiquons pas. J'ai été au téléphone pendant 48 heures avec des joueurs et des entraîneurs pour les aider à sortir d'Ukraine. J'ai parlé à tous les gouvernements mais aucun ne pouvait garantir une certaine sécurité. Nous avons dû le faire avec la Fédération ukrainienne et les Fédérations voisines. Il est difficile d'expliquer à quel point ces conversations étaient difficiles." "Cela va bien plus loin que le football et je suis fier de ce que la famille du football fait, certaines choses que nous faisons ne sont pas publiques mais nous continuons à les faire. Il est difficile de dire ce qui se passera demain, mais cette folie doit prendre fin le plus tôt possible." Dans quelle mesure la Russie peut-elle revenir dans le football européen ? "Pour l'instant, il est impossible de le dire. Notre décision était la seule valide, elle a été prise à l'unanimité par le Comité exécutif, mais il est impossible de dire ce qui se passera demain. Pour l'instant, nous attendons que la paix revienne." Pourquoi Ceferin s’est-il livré sur la Super League ? Selon le "Telegraph", Andrea Agnelli devrait en présenter une nouvelle version dite moins exclusive et "plus démocratique" ce jeudi, soutenu par le Real Madrid et le Fc Barcelone ! ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  5. Alors que l'invasion russe en Ukraine s'intensifie, la FIFA a sorti l'artillerie lourde, son robinet d'eau tiède. La Fifa a décidé que la Russie pouvait poursuivre sa tentative de se qualifier pour la Coupe du monde de cet hiver, malgré le refus de ses adversaires de jouer contre elle. Alors que l'Angleterre est devenue le dernier pays à déclarer qu'elle boycotterait les matches contre la Russie après l'invasion de l'Ukraine, la Fifa a finalement mis fin à des jours de silence sur le sujet pour approuver effectivement le statu quo. Dans le cadre d'une série de "mesures initiales" convenues dimanche par le conseil de la Fifa, les barrages de la Coupe du monde du mois prochain entre la Russie et la Pologne se dérouleront sur terrain neutre et sans spectateurs. La Russie sera également forcée de s'appeler "Union de football de Russie (RFU)" en écho à la punition infligée au pays aux Jeux olympiques. Aucun drapeau russe ne flottera non plus, et l'hymne ne sera pas joué non plus. Dans un communiqué, la Fifa a déclaré qu'elle serait disposée à envisager d'autres mesures, y compris l'expulsion de la Coupe du monde, si "la situation ne s'améliorait pas rapidement". Ils ont déclaré avoir déjà "dialogué" avec la Fédération polonaise, ayant "pris bonne note des positions exprimées via les réseaux sociaux". Mais la proposition de la Fifa a été immédiatement rejetée par les autorités polonaises du football, qui plus tôt ce week-end avaient déclaré leur détermination à boycotter tout match avec la Russie, un sentiment partagé par les joueurs, dont l'attaquant vedette Robert Lewandowski. Les Polonais ont ensuite été rejoints dans un boycott par la Suède et la République tchèque, dont l'un doit rencontrer le vainqueur de cette rencontre lors d'une finale de barrage. Le président de la FA polonaise, Cezary Kulesza, a qualifié la décision de la Fifa d'inacceptable. "Dans la situation de guerre en Ukraine , nous ne nous intéressons pas au jeu des apparences. Notre position reste inchangée : l'équipe nationale polonaise ne jouera PAS contre la Russie lors du match de barrage, quel que soit le nom de l'équipe russe." La FA polonaise a également pris la décision d'écrire officiellement à la Fifa pour rejeter les mesures et demander l'expulsion de la Russie de la Coupe du monde. "L'Association polonaise de football informe qu'en raison de l'agression brutale de la Fédération de Russie contre l'Ukraine et de la guerre qui s'y poursuit, nous ne voyons aucune possibilité de jouer contre l'équipe nationale russe dans les matches de barrage pour la qualification au Mondial du Qatar en 2022 quel que soit le nom de l'équipe composée de footballeurs russes et le lieu du match. Face à l'invasion russe en Ukraine, qui a été condamnée presque partout dans le monde, c'est la seule décision que nous puissions prendre. Une performance lors d'un match contre l'équipe nationale russe serait un acte honteux non seulement pour nos joueurs mais pour l'ensemble de la communauté du football, contraire à la solidarité avec la nation ukrainienne. En tant qu'association de football, nous refusons de participer aux matches de barrage dans lesquels l'équipe nationale russe apparaît. Dans le même temps, nous appelons les autorités de la Fifa à réagir immédiatement aux violences brutales que nous observons quotidiennement sur le territoire de l'Ukraine indépendante. Si la politique de la Fifa en matière de droits de l'homme est plus que de simples mots sur un papier, il est maintenant temps de la mettre en pratique en excluant l'Association russe de football des éliminatoires de la Coupe du monde au Qatar en 2022." Dimanche, l'Angleterre a rejoint ce groupe. Dans une intervention peu avant que la Fifa ne publie ses conditions, la Football Association a déclaré qu'elle ne jouerait aucun match international contre la Russie à aucun niveau "dans un avenir proche". "Par solidarité avec l'Ukraine et pour condamner sans réserve les atrocités commises par les dirigeants russes, la FA peut confirmer que nous n'affronterons la Russie dans aucun match international dans un avenir proche. Cela inclut tout match potentiel à n'importe quel niveau de football senior, groupe d'âge ou para." Plus tôt ce week-end, chacun des éventuels adversaires de la Russie en barrage a confirmé qu'il refuserait de jouerr le match. La Pologne et la Suède ont été rejointes dimanche par la République tchèque qui a déclaré que les officiels et le personnel avaient convenu de ne pas jouer. "Il n'est pas possible de jouer contre l'équipe nationale russe dans la situation actuelle, pas même sur un terrain neutre. Nous voulons tous que la guerre se termine le plus tôt possible." La France a également déclaré qu'elle soutenait l'expulsion de la Russie. Noël Le Graët affirme que "Le monde du sport, et notamment du football, ne peut rester neutre. Je ne m'opposerais certainement pas à l'expulsion de la Russie." Pour l'instant, la Fifa n'a pris aucune mesure concernant les prochains barrages de la Coupe du monde, qui doivent avoir lieu le mois prochain, ni la possibilité que la Russie se qualifie pour le tournoi final lui-même. Dans un communiqué la semaine dernière, l'instance dirigeante mondiale a simplement déclaré qu'elle continuait de "surveiller la situation" et que "des mises à jour... seront communiquées en temps voulu". L'UEFA a pris la décision de priver Saint-Pétersbourg de la finale de la Ligue des champions ce Vendredi et a également déplacé tous les matches impliquant des équipes russes sur des terrains neutres. Une seule équipe de club russe, le Spartak Moscou, reste en compétition européenne cette saison, mais Dimanche, son prochain adversaire, le RB Leipzig, a déclaré qu'il faisait pression pour une plus grande action de la part de l'instance dirigeante. "Le RB Leipzig est actuellement en pourparlers intensifs avec l' UEFA sur la marche à suivre pour les matches à élimination directe de la Ligue Europa contre le Spartak Moscou et s'attend à une décision opportune de l'association", a déclaré le club. Traduction alex_j via The Guardian.
  6. Alors que l'invasion russe s'intensifie en Ukraine, la finale de la C1 sera déplacée et la FIFA et l'UEFA doivent prendre des décisions. La finale de la Ligue des champions de cette saison n'aura pas lieu à Saint-Pétersbourg et la pression se focalise sur le football pour qu'il réponde fermement à l'invasion militaire russe alors que la crise en Ukraine s'est intensifiée hier. Une réunion extraordinaire du comité exécutif de l'UEFA aura lieu Vendredi et un nouveau lieu sera normalement choisi pour la finale de la C1. Un deuxième choix difficile suivra peu après : exclure ou non les clubs russes de la compétition. La Fifa s'est également retrouvée sous les projecteurs pour la qualification pour la Coupe du monde et le rôle de la Russie dans les barrages un jour où : Les associations de football de Pologne, de République tchèque et de Suède ont refusé de se rendre en Russie pour les barrages de la Coupe du monde. La FA ukrainienne a appelé à l'expulsion de la Russie de toutes les compétitions de la Fifa et de l'UEFA. Les parlementaires européens ont écrit à l' UEFA pour demander la fin de leur relation avec la société russe Gazprom, alors que le club allemand Schalke a enlevé la société gazière de son maillot. Et le gouvernement britannique a interdit à Aeroflot, une compagnie aérienne russe qui a un accord de parrainage de 40 M£ avec Manchester United, d'opérer dans le pays. Après 48 heures d'examen minutieux des plans de l'UEFA pour une finale à la Gazprom Arena de Saint-Pétersbourg le 28 Mai, l'instance dirigeante a confirmé qu'elle tiendrait une réunion extraordinaire de l'ExCo "pour évaluer la situation et prendre toutes les décisions nécessaires" sur la crise ukrainienne. La décision de déplacer le match de Russie est certaine, mais d'autres questions demeurent. Le Spartak Moscou est qualifié pour le huitièmes de la Ligue Europa dont le tirage doit avoir lieu à ce Vendredi et le Zenit St Petersburg s'est vu refusé par une décision tardive du VAR contre le Real Betis jeudi soir alors qu'ils cherchaient à les atteindre. Plus controversée est la relation de longue date et profondément enracinée de l'UEFA avec Gazprom, dont le parrainage de ses compétitions a été prolongé l'année dernière. L'UEFA a déclaré qu'elle "condamne fermement l'invasion et reste résolue dans sa solidarité avec la communauté du football en Ukraine et se tient prête à tendre la main au peuple ukrainien. Nous traitons cette situation avec le plus grand sérieux et urgence." Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a également condamné la Russie "et de tout type de violence pour résoudre les conflits", et appelé à "une cessation rapide des hostilités et à la paix en Ukraine". Infantino, s'exprimant après une réunion du Conseil de la Fifa, n'a pas été en mesure de clarifier une situation de plus en plus compliquée concernant les barrages de la Coupe du monde le mois prochain auxquels la Russie et l'Ukraine doivent participer. La Pologne doit affronter la Russie à Moscou le 24 Mars et a fait part de ses inquiétudes. Après avoir demandé des informations à la Fifa il y a deux jours, la fédération polonaise a déclaré n'avoir reçu aucune réponse et a lancé Jeudi un appel public aux côtés des fédérations suédoise et tchèque, dont les pays doivent jouer à l'extérieur le 29 Mars pour affronter le vainqueur du match. Les trois pays ont déclaré qu'ils ne se rendraient pas en Russie. "L'escalade militaire que nous observons entraîne de graves conséquences et une sécurité considérablement réduite pour nos équipes nationales de football et nos délégations officielles. Par conséquent, nous attendons de la Fifa et de l'UEFA qu'elles réagissent immédiatement et présentent des solutions alternatives concernant les endroits où ces matches de barrage qui approchent pourraient être joués." Infantino a déclaré que "la Fifa continuerait de surveiller la situation et publierait bientôt des mises à jour." La FA ukrainienne devrait disposer d'un temps pour décider de poursuivre ou non sa campagne de qualification. Le pays doit organiser un barrage de Coupe du monde en Écosse le 24 Mars, les vainqueurs se rendant au Pays de Galles ou en Autriche. Si l'Ukraine se retire, l'Écosse pourrait se voir accorder un laissez-passer, bien qu'il soit entendu que l'option la plus probable serait que la Finlande prenne la place de l'Ukraine. Jeudi, la fédération ukrainienne a pressé la Fifa et l'UEFA de retirer la Russie et ses clubs de toute compétition internationale. Alors que la critique de l'invasion était vive à l'extérieur de la Russie, il y avait aussi une dissidence à l'intérieur du pays. Plus particulièrement, sur Instagram, l'international russe Fedor Smolov a publié une image carrée noire avec la légende "Pas de guerre !!!" Les conséquences de l'invasion se sont fait sentir davantage dans le sport. Quelques jours après avoir traité un autre scandale de dopage russe, le CIO a confirmé que la Russie avait enfreint "la trêve olympique" convenue entre les nations qui concourent pendant les Jeux olympiques et paralympiques. Rugby Europe a reporté un match entre la Russie et la Géorgie prévu pour la fin de ce mois, et la Fina, l'instance dirigeante de la natation, et la FIVB en volley-ball ont déclaré qu'elles "surveillaient la situation" avant les championnats du monde en Russie plus tard cette année. Sebastian Vettel a appelé la Formule 1 à abandonner la course prévue cette saison en Russie. Traduction alex_j via The Guardian.
  7. Edin Dzeko s’est livré à Inter TV dans le cadre de l’émission Careers: Enfance "J’étais en Italie, près de Cantú pour un tournoi, c’était en 1998, je me souviens de cette année car il y avait la Finale à Paris de l’Inter face à la Lazio, j’étais avec deux gamins italiens qui regardaient la Finale de la Coupe de l’UEFA et qui étaient interiste. Quand j’étais enfant, à six ans, la guerre a commencé, c’était une période difficile, mais ensuite mon père m’a fait jouer au ballon, j’ai toujours été avec un ballon, c’était mon premier amour." Premier Titre "En 2009, j’ai remporté le championnat avec Wolfsburg, c’était une année importante car la Bundesliga n’avait jamais été aussi forte et c’était une grande emprise, nous étions une équipe jeune avec certains qui avait plus d’expérience que d’autres et un entraîneur qui nous formait à la dure, ce sont des souvenirs qui marquent. Grafite et moi avions inscrit ensemble 54 buts, nous étions le meilleur duo de la Bundesliga: Il nous manquait encore 2 ou 3 buts et à la dernière journée, nous avions battu le Werder Brême 5-1, lui inscrivait un doublé et moi un but pour établir ce record." Le City de Mancini "Nous l’avons remporté en gagnant 3-2 le dernier match, et nous avons été titré, le premier titre en 44 ans : je me souviens que j'ai fait une belle frappe, c'était un match incroyable, nous avons marqué deux buts dans les deux dernières minutes. Avant la rencontre, tout le monde nous voyait déjà champion, mais le football est parfois étrange. Nous avons souffert jusqu’à la fin, mais nous l’avons gagné: Après ce but, la libération était incroyable, sachant qu'avec ces buts nous sommes entrés dans l'Histoire." L’équipe nationale "Je n’ai disputé qu’une seule et unique Coupe du monde, j’espère qu’elle ne restera pas la première et que nous pourrons en disputer d’autres. Les gens attendent toujours beaucoup, surtout de moi et de Pjanic qui sommes les plus expérimentés, quand je vais en équipe nationale j’y vais avec mon cœur, et je donne toujours tout." L’arrivée à l’Inter "J'ai vu cette photo après mon arrivée à l'Inter et elle m'a beaucoup plu. Le cygne et le serpent qui s'unissent ? C'est peut-être le destin, ça aurait pu arriver plus tôt mais je dis toujours qu'il n'est jamais tard, il faut tout donner et atteindre nos objectifs importants ensemble." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  8. Robin Gosens, qui est impatient de débuter sous la vareuse Nerazzurra de l’Inter, s’est livré à Dazn: Comment dire.... Epic Fail! Blessure "Avec la blessure que j’ai connu, je ne peux pas donner de délais, le plus important est que j’aille bien. Je reprends confiance, je m’entraîne bien et selon moi, cela ne devrait tarder. J’ai déjà fait certaines choses sur le terrain et j’espère revenir au plus vite, mais sans me mettre de pression, cela ne sert à rien. Je suis resté marqué par la Grandeur du Club. L’Atalanta est sans aucun doute un club important, mais l’Inter est un Club Historique." Vous serez indisponible à Naples, mais vous apprenez à découvrir vos équipiers. Qu’est-ce qui pourrait faire la différence ? "La clé selon moi est de pouvoir pratiquer notre football, si nous parvenons à le faire à Naples, nous aurons une bonne chance de l’emporter. C’est sans aucun doute une rencontre fondamentale, face à un concurrent direct, et nous tenons à l’emporter." A quel point êtes-vous fier du parcours réalisé ? "Je le suis énormément, j’ai fait tant sur le côté pour arriver à ce niveau, même si je sis moins talentueux que les autres, ma force a toujours été dans la mentalité et la discipline. Cela m’a porté loin, c’est pour cette raison que je suis fier d’être arrivé à l’Inter. J’ai passé tellement d’heures sur les terrains et dans les gymnases avec l'objectif de m’améliorer." Qu’est-ce qui vous a marqué chez Zhang ? "Il m’a raconté être le premier Tifoso de l’Inter. Il m’a objectivement dit, qu’à présent, j’évolue pour un club prestigieux et cela m’a apporté une confiance énorme, il m’a dit que nous allions jouer à des niveaux très élevés et qu’il avait toute confiance en moi." Même Angela Merkel a parlé de vous lors d’un sommets entre Chefs d’Etats...... "Elle a été fondamentale en Allemagne ces dernières années, si elle parle bien de moi, cela ne peut me faire qu’énormément plaisir." Est-ce vrai que vous seriez devenu policier si vous n’aviez pas pratiqué le football ? "Oui, j’aurais été sans aucun doute rugueux, c’est le bon adjectif. Jusqu’à mes 18 ans, je ne jouais qu’avec mes amis, sans passé par les classes de jeunes. Lorsque mes proches me questionnaient, je leur disais toujours vouloir faire le policier comme mon grand-père. Puis je suis parti aux Pays-Bas et tout a changé." Est-ce à ce moment-là que vous aviez pris conscience de vouloir devenir footballeur ? "A peine arrivé aux Pays-Bas, j’ai compris que je pouvais devenir pro, c’était mon rêve." Vous avez écrit aussi un livre… "Oui, en allemand et il a connu son succès en Allemagne, j’ai voulu y livrer mon histoire car elle est différente de tant d’autres. J’aime bien écrire et j’ai voulu le faire car je me suis dit qu’il y avait tant en mois, que cela pourrait être une source d’inspiration." A quoi rêves-tu à présent ? "A remonter sur le terrain au plus tôt et à devenir un grand joueur de l’Inter. J’ai le rêve de donner le maximum pour l’Inter mais aussi pour ma sélection, il y a une Coupe du Monde qui se profile et je tiens à y participer. Pour y parvenir, je dois être bon en club." Vous n’avez jamais parlé du Scudetto...... "En effet, je veux devenir un joueur important, le reste arrivera par la suite." Quel est le plus beau stade dans lequel vous avez évolué ? "Le Giuseppe Meazza." La chanson qui vous motive ? "Eminem, ‘Lose Yourself'" La défaite la plus douloureuse ? "Face au Paris-Saint-Germain, nous avions perdu dans les dernières secondes en Ligue des Champions." Votre plat préféré ? "Risotto alla milanese" L’équipier qui cuisine le mieux dans l’équipe ? "Je n’en connais même pas un, il sourit." Votre idole étant enfant ? "Alaba, car il a toujours fait de très belles prestations à plusieurs postes différents." L’adversaire le plus redoutable ? "Douglas Costa. Quand il était dans une forme étincelante, avec son explosibilité et ses dribbles, il était imprenable." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  9. Le Vice-Président de l’Inter et Parrain d’Internazionale.fr, Javier Zanetti, s’est livré à Clarin, sur son arrivée dans l’anonymat en Italie dans les années 90 et sur sa carrière à en devenir de dirigeant. Meilleur souvenir historique "La plus grande satisfaction que j’ai connu dans ma carrière, c'était le premier salaire important que j’ai perçu à Banfield, j’avais dit à mes parents de penser à raccrocher. Vous ne saviez pas à quel point j’étais excité par ce premier contrat. A ce moment-là, je les ai vu si fier, nous nous sommes fait une accolade, ma mère s’était mise à pleurer, c’est quelque chose qui t’accompagne pour toujours, qui te marque." L’arrivée dans la Botte "Je me souviens que j’étais à l’aéroport entouré de pleins d’amis, tous en larmes, je leur avais dit : "Je ne pars pas pour toujours". Bon, on en est quasiment à 27 années maintenant, mais à l’époque je ne l’aurais jamais imaginé, et même si de temps en temps je rentre en Argentine, j’ai décidé de rester vivre en Italie." Pensiez-vous ne jamais y retourner ? "Non, j’étais jeune et j’avais peur, c’était un très grand saut dans le vide pour moi de passer de Banfield à l’Inter, mais je l’ai bien vécu car c’était ma première grande possibilité. A peine arrivé à l’Inter, je me suis dit: "Je dois faire mon possible, en premier, pour rester". A l’époque, nous ne pouvions avoir que trois joueurs étrangers et l’Inter avait déjà recruté Rambert, Paul Ince et Roberto Carlos, j’étais le quatrième. J’ai donc pensé qu’on allait me prêter mais je m’étais fixé l’objectif de rester au club." "J’ai commencé à m’entraîner et l’entraîneur a commencé à m’apprécier jusqu’au jour où il m’a convoqué dans les bureaux : "Regarde, dans une quinzaine de jours, nous ouvrirons le championnat face à Vincenza, tu joueras à droites et Roberto Carlos à gauche…." C’est là que tout a débuté, Ottavio Bianchi était l’entraineur de Diego au Napoli." Aviez-vous ressenti de la peur ? "Ma peur était de savoir si j’étais assez préparé pour faire le grand saut, c’était pour moi un saut de folie. La chose la plus normal est de passer de Banfield à une grande équipe d’Argentine pour ensuite faire le grand saut en Europe, mais je suis allé directement de Banfield à l’Inter, j’étais convaincu de mes capacités et je m’étais levé prêt à le prouver." Comment gère-t-on, dans la tête d’un enfant, le fait qu’un jour où l’autre, tout peut changer dans la vie de toute sa famille ? "Ce n’est pas facile, et c’est là qu’il faut faire usage de ce fameux mot : L’équilibre. Le dire est une chose, y faire face est compliqué, tout dépend de l’éducation que tu as reçu ta maison. J’ai été assez chanceux car j’ai reçu un soutien familial très important, cela m’a beaucoup aidé." Et si ce soutien n’est pas disponible ? "Les clubs et l’entraîneur doivent prendre le relais, il faut être attentif aux besoins des garçons, je l’ai toujours dit : L’Argentine est une grande ressource de matière première et nous devons y prendre soin : Le joueur argentin séduira toujours en Europe." Comment analysez-vous cette Argentine ? "C’est un noyau, un mix de joueur qui sont présents depuis très longtemps dans l’équipe et d’autres qui veulent y être avec l’objectif de durer dans le temps. Tout ce qu’elle a obtenu, elle se l’est méritée. Elle a repris des fondamentaux pour s’envoler, elle a gagné la Copa America. Je tiens aussi à noter qu’elle est déjà qualifiée pour la Coupe du Monde, ce qui prouve que lorsqu’elle va sur le terrain, face à des rivaux très difficiles comme le Chili, qui est toujours coriace à affronter que, ceux qui endossent le maillot vendent chèrement leur peau. C’est important d’avoir cette identité." A quel point ont pesé les frustrations de ces dernières années, sans titres, lorsque vous étiez sur le terrain ? "C’était une composante émotive très importante, cela te force à donner le meilleur de toi, mais à chaque fois, cela ne suffisait pas. Tant de sélections sont passées, la mienne comprise, mais lorsque nous étions à un pas de l’objectifs, nous n’y parvenions pas. Ces garçons ont insisté, même si rien ne leur a été épargné. Remporter la Copa America a été une libération qui leur permettra de travailler avec plus de sérénité pour le Qatar." Est-ce que le joueur argentin insiste plus que les autres ? "Je crois que oui, nous avons un grand engagement pour notre pays et cela n’est pas visible nulle part ailleurs. J’avais des équipiers de diverses nationalités et personne ne comprenait pourquoi nous faisions parfois 15.000km pour disputer un match amical. Mais nous voulions y être, c’est la Selezione: Lorsque vous passez la porte de la propriété, c'est quelque chose de magnifique. Et vous le vivez à 100 %". Comment est perçue la Nazionale Argentine en Europe ? "Elle est toujours respecté, mais l’important est d’être en forme lors du mois de la Coupe du Monde. En 2002, nous avions survolés les qualifications, battus les plus grandes puissances européennes, mais il s’est passé ensuite ce que nous avions déjà connu. Mais j’ai très confiance en cette équipe, on y retrouve de l’engagement, une identité, le groupe est bon et tous ceux qui rejoignent la sélection y apporte une valeur ajourée, c’est l’essentiel." Comment passe-t-on du statut d’idole à celui de dirigeant ? "Pour être un dirigeant, tu dois te préparer, lorsque l’on m’a dit que j’allais devenir le Vice-Président de l’Inter, j’étais très fier, mais en même temps, j’avais conscience qu’il s’agissait d’une très grande responsabilité, j’ai tout repris à zéro, Zanetti le jouer est resté derrière moi. C’est pour cela que je me suis inscrit à l’université, j’ai repris les études." "Tu ne peux pas devenir un bon dirigeant sous prétexte que tu étais un grand joueur. Si tu veux être un dirigeant, tu dois avoir une vision à 360°. Je suis allé à l’Università Bocconi pour étudier le Sport Management pour me former en marketing, en finances, en relations internationales et en management sportif. Plus tu as de connaissances, plus tu peux être utile pour les différents structures du Club." Comment les egos sont-ils gérés dans ce changement de rôle ? "Il y a une clé qui est la même pour les deux domaines : il faut avoir une équipe engagée, ayant la même vision et que tous suivent le même chemin derrière pour atteindre les objectifs fixés." Comment parvenir à un accord sur l'entrée de capitaux extérieur au monde du football ? Comment rivaliser avec Manchester City, qui par exemple, peut à tout moment, avoir un portefeuille infini ? "C’est vrai que les armes sont différentes, mais tout le monde doit respecter l’Histoire du Club. Lorsque tu as un plan stratégique bien défini, tu te dois de le respecter et de le porter jusqu’au bout, c’est un beau défi. Le plus grand défi de tous les clubs du monde est de parvenir à la soutenabilité et nous travaillons tous pour cela." Ici en Argentine, on parle d’un manque de projet ayant une vision à long terme de la part des clubs. Pensez-vous pouvoir être capable d’entrainer un club argentin ? "La vérité est que je n’y ai jamais pensé, je vis avec conviction mon présent en Italie et je cherche quotidiennement à m’entraîner et à apprendre. Les réalités sont différentes et ont été accentué avec le Coronavirus. Aujourd’hui, en argentine, de nombreux clubs misent sur les jeunes, pas par conviction mais par nécessité, c'est ainsi qu’il leur est possible de survivre." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  10. Le défenseur latéral de l'Inter, Denzel Dumfries, estime qu'il a évolué sur le plan tactique grâce à son passage chez les Nerazzurri. S'adressant au média néerlandais Voetbal International, le joueur de 25 ans a salué l'impact positif que l'entraînement et le jeu avec l'Inter ont eu sur sa compréhension du jeu et en particulier du système 3-5-2. Dumfries avait une certaine expérience en tant que défenseur latéral avant de rejoindre l'Inter cet été, ayant joué ce rôle sous la direction du sélectionneur national néerlandais Frank de Boer. Cependant, la majeure partie de son expérience a été acquise en jouant le rôle d'arrière latéral sous différents entraîneurs du PSV Eindhoven, un système tactique plus habituel aux Pays-Bas. Il a toujours été clair que le Néerlandais serait appelé à jouer le rôle de piston dans le système 3-5-2 mis en place par Simone Inzaghi à l'Inter, et il a également toujours été probable qu'il devrait s'adapter et apprendre à jouer ce poste. Au cours de ses premiers mois au club, Dumfries a fait des allers-retours dans l'équipe et n'a pas toujours fait preuve de régularité dans ce rôle exigeant, mais il s'est imposé comme un élément important de l'équipe au cours des dernières semaines : "Je veux jouer à la Coupe du monde", a-t-il déclaré. "Que ce soit dans un 4-3-3 ou un 3-5-2, ça m'est égal" "Peu importe ce que veut l'entraîneur principal", a-t-il ajouté "Je sais que tactiquement, je comprends mieux ce dernier système maintenant." Il a expliqué "je peux aussi en profiter en équipe nationale. Je trouve étrange qu'il y ait des gens aux Pays-Bas qui pensent encore que ce n'est pas un système offensif", "À l'Inter, nous devons garder le reste de la défense organisée et nous devons le faire en attaquant", a-t-il expliqué. "Cela est également possible avec l'équipe nationale". ®Internazionale.fr ~ Aurios-Inter Via SempreInter
  11. Alessandro Bastoni s’est livré sur son passé, son présent et son futur, sur et hors du terrain à la Repubblica. La Famille Quand as-tu compris que tu voulais devenir footballeur ? "A Parme en Serie A, la première fois où j’étais titulaire, je me suis dit : "Ale, si tout va bien, c’est fait". Nous avons gagné à Turin et j’ai finalement pu charrier mon père." Il a joué pour Cremonese...... "Quand j'étais enfant, il faisait son malin à chaque fois. Maintenant, c'est moi qui lui rappelle qu'il n'a pas joué la moitié d'un match en Serie A, mais il se croit toujours plus fort que moi. Nous en plaisantons parce que nous savons que nous en sommes arrivés ici ensemble." Sur vos protège-tibias, on retrouve l’image de vos frères…. "Oui et je les embrasse en avant-match, j’ai choisi le numéro 95 car c’est l’année de naissance de mon frère aîné. Le cadet m’a dit : "Et moi?" C’est comme ça que j’ai eu cette idée : Il n’y a pas de jalousie entre nous et j’en suis chanceux." Jouer vous encore au football ensemble ? "Le plus grand est arrivé jusqu’en Serie C et il a ensuite choisi les études, le plus jeune a une aversion pour le football : Il me demande de lui raconter quelque choses pour répondre aux demandes de ses amis." Après l’Euro, êtes-vous retourné là où tout a commencé ? "C’était beau car je me suis identifié aux enfants, j’étais un petit compétitif qui rêvait, comme eux, de devenir footballeur." Comment transforme-t-on le talent en succès ? "Chez les plus jeunes de l’Atalanta, j’ai rencontré des garçons bien plus talentueux que moi, je m’entrîinais avec les plus grands ce qui était difficile. Mon père m’a appris à ne jamais abandonner. Il m’a accompagné durant tant d’années de Cremona à Zingonia en aller-retour : 130 kilomètres sans jamais me le faire ressentir. Avec une autre famille, j’aurais eu un autre métier aujourd’hui." Etiez-vous un Tifoso enfant ? "Papa est de sang interiste et il m’a transmis sa foi, lorsque je commets une erreur en plein match, il m’en veut." Votre mère, lors de la fête du Scudetto vous a offert de la Pizza et vous a essuyé votre bouche avec une serviette… "Elle a toujours été proche de moi. J’aime être avec elle et aller manger un plat de Tortelli. Fais maison: comme ça le nutritionniste n’enrage pas!" Les modèles Vous avez les pieds et la vision d’un meneur de jeu : Qui vous a imaginé au poste de défenseur ? "J’ai toujours joué derrière, les qualités techniques sont apparues à l’Atalanta avec Mino Favini et Gianluca Polistina. Je passais des heures à m’améliorer." Quelle est votre idole footballistique ? "Sergio Ramos : J’admire tout de lui, comment il est sur le terrain, sa personnalité : Pour mon anniversaire, il m’a offert son maillot et j’ai aussi pu échanger avec lui." Que vous êtes-vous dit ? "Belle demande, on parlait espagnol et j’ai perçu la personne, plus que le joueur, il est comme Materazzi." Ramos et Materazzi : La fourberie s’apprend-t’elle ou est-elle innée ? "Cela peut se travailler, mais ce n’est pas simple, tout comme la légende qui dit que les bons joueurs sont techniquement bons sont mous caractériellement." Voudriez-vous être plus vicieux ? "Non, il y a eu une période où je prenais trop d’avertissements, je crois que je peux m'améliorer en tout grâce à d’exceptionnels équipiers." L'Inter d'Inzaghi Jusqu’où peut arriver cette Inter ? "C’est beau d'avoir le Scudetto sur le torse, nous prouverons à tous, et de toutes les façons possible, que nous le conserverons : Il y a aussi la Ligue des Champions." Comment avez-vous réagi lorsque vous êtes passé de l’Ajax à Liverpool, suite à une erreur de tirage...... "Je n’ai pas juré, si c’est votre question: J’ai aussi écrit la préface d’un livre pour un Curé. Blague à part, nous devrons réaliser deux grands matchs : Jouer à Anfield sera extraordinaire." Vous divertissez-vous sur le terrain ? "Oui, Inzaghi nous donne la liberté qui nous permet de nous souvenir que le football est un jeu : Même lorsque tu es mené." Face à Cagliari, vous êtes rentré dans la surface en dribblant une série d’adversaire…. "J’aime énormément sortir de ma zone, et lorsque je vois une possibilité, je tente de marquer. Cela ne s’est pas bien passé, j’espère que cela ira mieux la fois prochaine." Hors du terrain En dehors du terrain, vous semblez toujours être un bon pochtron, est-ce une réalité ou les réseaux sociaux exagère-t ’il la réalité ? "Hélas, les réseaux sociaux n’exagèrent rien, disons que j’aime beaucoup me divertir." Qui est le meilleur aux fléchettes ? "Brozo est le champion indiscuté." Gasperini, Conte, Inzaghi, Mancini. Partant des caractères : quels duos formeriez-vous ? "Je mettrais Gasperini avec Conte et Mancini avec Inzaghi : Les deux premiers sont toujours sur la brèche. Inzaghi et Mancini, en plus d’être fort engagés, attachent une importance au contact humain : Le résultat est que nous somme plus relaxé lors des moments cruciaux." Conte blindait la défense en abaissant le cendre de gravité de l’équipe : Inzaghi, en revanche, augmente le pressing...... "Aujourd’hui, nous avons moins la possibilité de partir en contre : Edin et Romelu sont différents et nous nous sommes adaptés." L’Italie Ressentez-vous la responsabilité de devoir reprendre l’héritage de Leonardo Bonucci et Giorgio Chiellini en défense ? "Oui, je ressens cette urgence, je suis impatient de me montrer protagoniste aussi en équipe nationale." La seule erreur de votre carrière fut lors d’Italie-Espagne à l’Euro, mais vous avez immédiatement démontré être capable de retrouver immédiatement votre niveau : D’où puisez-vous cette maturité ? "C’est caractériel, je suis serein : En plus du football, j’ai en tête d’autres pensées qui m’apaise : A partir de ma fille qui va naître en janvier." Comment allez-vous l’appeler ? "C’est ma compagne qui me le dira lorsqu’elle l’aura trouvé. Elle partage mes valeurs : Léducation, la reconnaissance, la générosité, elle étudie le design, elle aimerait trouver un bon job : Ses réalisations sont aussi importantes que les miennes." Si l’Italie ne devait pas se qualifier en mars, l’absence en Coupe du Monde passerait à 12 années : Cette pensée vous effraie-t ’elle ? "Non, même pas dans l’antichambre de nos cerveaux : Nous sommes Champions d’Europe en titre, nous devons y parvenir." Qui méritait le Ballon d’Or ? "Vu que je n’étais pas en course : Lewandowski ou Jorginho". Allez-vous encore tirer les penalty en équipe nationales ? "Certainement, tout comme Lautaro : Il n’y a que celui qui n’en a jamais tiré qui n’en a jamais raté." Ses anciens équipiers Échangez-vous avec Eriksen ? "Oui, c’est lui qui nous a rassuré et non l'inverse : Je lui souhaite de vivre la vie qu’il désire : En plus du fait d’être un champion, c’est une belle personne." Et avec Hakimi et Lukaku ? "Hakimi est mon compagnon de Playstation, et il est très mauvais. Quant à Romelu, je lui souhaite bonne chance pour sa nouvelle aventure." Le schéma de la rampe de lancement pour Barella, lors d’Inter-Juve (2-0), a-t-il été importé d’Angleterre par Conte ? "Non, nous l’avons toujours testé : J’ai gagné notre dernière partie d’entrainement avec celui-ci. Le problème est que les adversaires nous étudient : Nous devons imaginer de nouvelles choses." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  12. Primé aux Gazzetta Awards comme lauréat de "l’Exploit de l’année", Nicolò Barella s’est livré sur ses objectifs pour cette saison: "Je suis extrêmement content, je remercie mes équipiers, car sans eux, il ne se serait rien passé, c’est un honneur d’avoir remporté ce prix. Les Italiens ont réalisé tant d’exploits, c’est une fierté pour moi." L’Objectif Coupe du Monde ? "Aller à la Coupe du Monde et la disputer serait si beau, il reste encore deux obstacles à franchir, et je mettrais tout en œuvre pour y aller." L’Inter a changé, mais elle reste toujours en tête : Est-ce que le "Scudetto Bis" a déjà été prononcée dans le vestiaire ? "C’est évident que nous tenons à défendre ce Scudetto, je veux la seconde étoile : Ce championnat est long et disputé, il est très difficile. Nous sommes l’Inter et nous voulons gagner, c’est l’Histoire du Club. L’année dernière était si belle, intense et difficile. Tout est parti de la Finale perdue en Europa League : C’est de là qu’a débuté tout le travail : Nous voulons la seconde étoile." Un message clair envoyé à l’ensemble de la Serie A ! ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  13. Nicolò Barella s’est livré à Sky Sport suite à la défaite de l’Inter face au Real Madrid. Conscient de son mauvais geste, il a tenu à publiquement s’excuser: Ressentez-vous plus de confiance suite à la prolongation du contrat ? "L’Inter a toujours eu confiance en moi, elle me l’a toujours démontré, même avant le renouvellement. Je suis donc très fier d’avoir prolongé, c’était voulu par les deux parties, j’espère que les tifosi seront aussi contents de mon choix. Je ne peux rien faire d’autre que de remercier aussi bien le club, que ceux qui m’ont toujours soutenu depuis que je suis arrivé." Le brassard de Capitaine ? "Il y a Samir Handanovic, il y a Ranocchia, il y a tellement de joueurs qui ont connu des périodes difficiles à l’Inter, dans des équipes qui n’étaient pas comme la nôtre. Il est donc juste qu’ils puissent profiter de ces instants : Ceux sont eux les capitaines. Nous sommes heureux et ils nous donnent un coup de main." L’expulsion à Madrid semble avoir été indigeste, êtes-vous parvenu à la digérer ? "Je suis déçu, lorsque je revois cette scène, il y a vraiment quelque chose qui me déplaît : J’ai réagi à chaud, c’était moche, mais je pense que Militao était aussi en tort lorsqu’il m’a poussé sur les panneaux publicitaires. Il pouvait éviter de faire cela comme j’aurais dû éviter d’avoir une situation de ce genre. J’ai eu tort de tomber dans son piège et je m’excuse auprès de tout le monde, car j’ai laissé l’équipe à 10 dans une rencontre si importante, c’est ce qui me déçoit le plus." Est-ce qu’une telle défaite au Bernabeu laisse des traces ? "Elle nous laisse avec une prise de conscience, car nous sommes allés à Madrid et nous avons joué le jeu. Ensuite il y a eu des faits de jeu: J’ai raté un but devant la cage, il y a eu un sauvetage sur le tir de Perisic. La rencontre aurait pu aller dans une autre direction, mais c’était à nous, à nous mettre dans la bonne direction. Nous sommes conscients d’avoir joué le Real Madrid, qui est une très grande équipe, au Bernabeu, cela nous laisse quelque chose de positif pour l’avenir." Inzaghi ? "Ce que nous avons vécu l’année passée nous a laissé avec tant de certitudes. Nous avons le Scudetto sur le torse, nous avons appris énormément de nos erreurs. L’entraîneur nous a apporté quelque chose en plus, un peu plus de sérénité et c’est probablement ce qui nous aide après deux saisons intenses et difficile, même si cela nous a apporté tellement de satisfactions." Comment est née votre amitié avec Brozovic ? Que peuvent avoir en commun un sarde et un croate ? "Cela ressemble au début d’une blague…Elle est née car Brozo est un garçon vrai, toujours sincère, nous nous sommes caractériellement trouvés, même si lui est bien plus extraverti sur les réseaux sociaux : Un lien est né, nous nous amusons ensemble, il me fait marrer." Etes-vous préoccupé par le match de barrage en vue de la Coupe du Monde au Qatar ? "Nous sommes Champions d’Europe, les autres aussi se doivent de s’inquiéter, il n’y a pas que nous. C’était une période ou la balle ne semblait pas vouloir rentrer, et nous les avions eu, les occasions pour nous qualifier directement pour le Mondial, mais évidemment, tout ceci était destiné dans notre parcours. Nous allons tout essayer pour aller au Mondial et je suis convaincu que nous y parviendrons." Vous aimez le Vin, nous vous avons préparé une liste particulière, en les associant pour un objectif en 2022, lesquels préférez-vous ? "Le "J’aimerai marquer dix buts en championnat." Marquer un but à Cagliari ? Je ne le veux pas, même si cela s’est déjà passé et que je me suis excusé. Je prendrais le vin du "souvenir d’une passe décisive contre le Real" car il me ferait oublier ma dernière rencontre contre eux." "Dans le magnum, je commanderais celui "Je rêve de la seconde Etoile de l'Inter" : qui serait une confirmation de notre travail, ce serait donnerait une continuité au chemin parcouru. Ensuite, j'aimerais "être là lors de la Coupe du monde au Qatar". ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  14. Cette trêve internationale a fait mal à l’Inter, très mal même avec de nombreux titulaires qui ont été victimes de coups, voire même de blessures : Edin Dzeko et Alessandro Bastoni travaillent, par exemple, de façon individuelle, en attendant de retrouver le groupe. Des évaluations ont lieu régulièrement afin de ne prendre aucun risque. Alexis Sanchez est ressorti blessé de son dernier match. Le club attend de voir physiquement le joueur pour procéder à certains tests afin d’évaluer la gravité du problème. Lautaro Martinez a reçu de très nombreux coups lors de la rencontre face au Brésil. Selon le Staff médical Albiceleste, il n’y aurait rien de grave. Si celui-ci a été remplacé par Joaquin Correa, Lautaro en personne a diffusé une Story sur Instagram, le montrant souriant dans le vestiaire suite à la qualification de l’Argentine pour la Coupe du Monde. Stefan De Vrij a été victime d’une blessure aux adducteurs lors de la fin du match opposant les Pays-Bas au Monténégro : L’international hollandais pourrait rater trois rencontres avec les Nerazzurri : Le Napoli, le Shakhtar et Venezia ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  15. Les tests ont confirmé que l'attaquant de l'Inter Edin Dzeko a souffert d'un claquage musculaire mais pas d'une déchirure grave lorsqu'il a quitté le terrain contre l'AC Milan. Selon la Gazzetta dello Sport, le Bosniaque a évité une blessure grave, sa participation à l'équipe nationale lors du prochain match de qualification pour la Coupe du Monde contre la Finlande est donc incertaine. Dzeko a dû être remplacé au cours de la deuxième mi-temps du derby lorsqu'il s'est étiré après un sprint et a immédiatement signalé au banc qu'il ne pouvait pas continuer. Le joueur de 35 ans a été soumis à des tests avec le reste de son équipe nationale, et le staff médical des Nerazzurri a été en contact avec celui de l'équipe nationale bosniaque. Les tests ont déterminé qu'il n'y avait pas de déchirure musculaire de l'attaquant, mais qu'il souffrait d'une certaine fatigue de tensions. En conséquence, la participation de Dzeko au premier match de la Bosnie après la trêve internationale, contre la Finlande, est sérieusement remise en question, car il doit se reposer et suivre une thérapie. Il devrait toutefois être de retour pour le deuxième match de qualification de son pays, contre l'Ukraine, et pour les matches des Nerazzurri après la trêve. ®Oxyred – Internazionale.fr via SempreInter
  16. Une Inter “Da” Scudetto, le Suning.....Giuseppe Marotta s’est livré à cœur ouvert au Corriere Dello Sport et au Corriere Della Sera. Internazionale.fr a le plaisir de vous présenter l’intégralité de ses déclarations Vous êtes l’Administrateur Délégué de l’Inter, êtes-vous inquiet par la situation financière du club ? "Notre condition est similaire à celle des autres clubs, nous payons régulièrement les salaires, même ceux du dernier mois de septembre. La contraction financière est liée au manque à gagner à cause du Covid. Notre actionnaire a investi un milliard d’euros en cinq ans, éthiquement, ce n’est pas soutenable." La Famille Zhang cherche-t ’elle des financements ou un nouvel acquéreur pour l’Inter ? Quel est le projet ? "Nous sommes sorti du tunnel, il y a de la stabilité: L‘argent donne de la tranquillité d’esprit: Zhang est passionné, le Président a répété à plusieurs reprises son propre engagement à long terme dans l’Inter." Vous aviez Romelu Lukaku et Achraf Hakimi. A présent, ils évoluent ailleurs..... "J’ai vendu Lukaku pour 115 millions d’euros et je l’ai remplacé par Edin Dzeko gratuitement : Sur le terrain, il n’y a pas un tel écart : Lukaku est parti pour aller percevoir le double de son salaire, une somme qui, en Italie, ne peut pas exister. En 2000, la Serie A avait le chiffre d’affaires le plus élevé de toutes les Ligues, en 20 ans, nous sommes devenus un périphérique." Que fera l’Inter en cas d’offres importantes pour les meilleurs joueurs ? "La volonté du joueur est déterminante: Comme Manager, je ne suis pas inquiet par la vente, mais par la bonne acquisition : Aucun club en Italie ne peut garantir un salaire trop important à un joueur." Comment se comportera l’Inter sur le Mercato ? "Il n’est plus possible de consentir des investissements importants: Aujourd’hui, il ne serait plus possible de s’offrir un Lukaku à 75 millions d’euros. Mais je ne peux pas me contenter de cela, j’ai besoin de cibler des investissement contenus." Comment êtes-vous resté avec Antonio Conte ? "Nous ne sommes pas en conflit, c’est une situation délicate, il devrait être présent ici pour en discuter tous ensemble." Est-ce une Inter Da Scudetto ? "Oui, nous ne devons pas nous laisser bercer par des illusions, mais l’ambition fait partie intégrante du club. Il est trop rapide de faire un bilan après huit journées, tout le monde peut le joueur : L’objectif reste de se qualifier en Ligue des Champions." Après huit journée, sur quoi faudrait-il intervenir selon vous ? "Inzaghi fait du très bon boulot, il faut lui laisser de temps de connaitre le Phénomène Inter : Certains buts encaissés étaient évitables, c’est le point à améliorer." Ou en sommes-nous dans les prolongations de Nicolò Barella, de Lautaro Martinez et de Marcelo Brozovic ? "Pour Barella et Lautaro, nous nous dirigeons vers une gratification et une prolongation du contrat, nous en sommes proche. Pour Brozovic par contre, il est en fin de contrat, il faudra donc un peu plus de temps, mais je suis confiant." La Ligue des Champions est-elle maudite ? Passerez-vous la phase de groupe ? "Il y a des clubs plus expérimenté, mais l’équipe a pris l’habitude de gagner et de jouer certaines compétitions. Nous montons en tour, ce qui n’était pas le cas avant : L’objectif est de nous qualifier." La santé du sport le plus populaire au monde dépend en grande partie des décisions futures des gouvernements… "A l’étranger, il existe des Ministères pour le sport: Ici, en Italie, il n’est pas considéré comme pertinent pour l’économie du pays : Le Covid a provoqué une perte de 1,2 milliards à la Serie A. Nous ne nous sommes pas tournés vers le gouvernement pour obtenir une aide, mais pour obtenir un report d'impôt. On nous refuse toute aide." Quels seraient les trois impératifs pour se relever ? " Valoriser les ressources personnelles, contenir les coûts et augmenter les structures. Ce n’est pas celui qui dépense le plus qui l’emporte, il vaut mieux prôner la valeur de la compétence. Il fut un temps où les présidents étaient appelés des "riches fous". Il n'y en a plus, le mécénat est mort. Nous avons besoin de propriétaires compétents, de stabilité et de continuité. Même au détriment des résultats sportifs." Est-ce cette histoire financière qui se trouve derrière l’origine de la Super League ? "La Super League est un cri d'alarme, de désespoir, de la part de certains clubs ayant un objectif compétitif fort. Le modèle organisationnel doit être revu." Quel sera le football de l’avenir ? 'La Ligue des Champions, en 2024 va augmenter de 100 matchs. La FIFA veut une coupe du Monde tous les deux ans. Mais qu’en est-il de la santé des clubs ? Si on te prend un joueur durant deux mois, pourquoi devrais-je moi le payer ? Je suis contre une Coupe du Monde biennale. Cela reviendrait à limiter les activités des clubs et à augmenter l’usure et le risque de blessures des joueurs." Faut-il réformer le format des championnat ? "Oui, on devrait passer à 18 équipes, mais pas que. Les ligues inférieurs sont sur pied également grâce à un concept d’assistance mutuel. Il faudrait réintroduire le semi-professionnalisme dans ces compétitions." Le fait de vendre les droits de diffusions à la Dazn était-il un le bon choix ? "Les clubs doivent optimiser les ventes, mais la tutelle du produit est importante car elle garantit la diffusion et la beauté du spectacle. Aujourd’hui, ce qu’il se passe en coulisse est devenu plus important que les matchs : La Serie A a perdu de son appeal, c’est un championnat de transition, Lukaku en est la preuve : Le Champion arrive et s’en va par après: Avant il restait." Quel sera le futur de Marotta ? "J’attends le retour de Zhang, je pense que l’on pourra continuer ensemble. Après mon expérience à l’Inter, je chercherai à faire autre chose, hors du monde des Clubs. J’aime la politique dans le sport, me lancer dans un rôle institutionnel me plairait bien." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  17. En effet, le Corriere Della Sera est revenu sur le fiasco entourant l’affiche tant attendue entre le Brésil et l’Argentine, qui a été interrompue, suite à des violations des règles anti-covid. En tout premier lieu, voici les informations retrancrites par l’AFP dans Libération "A peine cinq minutes après le coup d’envoi de Brésil-Argentine à São Paulo, des représentants de l’agence sanitaire brésilienne Anvisa et de la police fédérale sont entrés sur le terrain… et ont mis fin à la rencontre. La raison de leur courroux : la présence sur le terrain de trois des quatre joueurs argentins évoluant en Angleterre, durement touchée par le Covid, et accusés de violer les protocoles anti-Covid. La Fifa a confirmé dans un communiqué que cette rencontre des qualifications pour le Mondial 2022 avait été "suspendue sur décision de l’arbitre", sans préciser si elle sera reportée ou non à une date ultérieure." "Les Argentins ont pourtant tenté de parlementer, mais ils ont fini par regagner le vestiaire, où ils sont restés pendant plus de trois heures, avant de finalement quitter le stade, une heure après la délégation brésilienne. Les joueurs de l’Albiceleste sont ensuite rentrés à Buenos Aires peu après minuit. "Ça fait trois jours qu’on est ici, pourquoi [les agents de l’Anvisa] ne sont-ils pas venus avant ?" avait auparavant demandé sur le terrain Lionel Messi, aux côtés de Neymar et des sélectionneurs des deux équipes, dans une vidéo de la chaîne argentine TyC." "Fausses informations" des joueurs argentins Selon l’agence sanitaire, Giovanni Lo Celso (Tottenham), Emiliano Martinez (Aston Villa), Emiliano Buendia (Aston Villa) et Cristian Romero (Tottenham) auraient omis de signaler qu’ils avaient séjourné au Royaume-Uni lors des quatorze derniers jours précédant leur arrivée. "A aucun moment nous n’avons été informés que (les quatre joueurs) ne pourraient pas jouer le match. Nous voulions jouer, et les Brésiliens aussi", a assuré le sélectionneur argentin Lionel Scaloni. Quelques heures avant le coup d’envoi, l’Anvisa avait pourtant annoncé dans un communiqué avoir recommandé aux autorités locales de l’Etat de São Paulo que les quatre footballeurs soient «placés immédiatement en quarantaine» pour avoir fourni de "fausses informations" dans le formulaire d’entrée au Brésil. Le président de la fédération argentine de football a pour sa part nié tout «mensonge» de la part des joueurs. Le communiqué de l’Anvisa faisait état d’un "risque sanitaire grave», interdisant aux joueurs de «prendre part à toute activité et de demeurer sur le territoire brésilien". Malgré cette décision, trois des quatre joueurs en question (Lo Celso, Martinez et Romero) avaient été alignés dans le onze de l’Albiceleste et avaient commencé le match. Episode lamentable Une ordonnance ministérielle datant du 23 juin interdit l’entrée sur le territoire brésilien à toute personne étrangère venue du Royaume-Uni, d’Inde ou d’Afrique du Sud, pour éviter la propagation de variants du Covid-19. Le Brésil est le deuxième pays au monde le plus endeuillé par le Covid-19, avec plus de 580 000 morts." Place au Corriere Della Sera : "L’Inter a des joueurs sud-américains dans son noyau, et les dernières rencontres internationales se tiendront à quelques heures de la reprise du championnat qui aura lieu ce week-end. En effet, le charter décollera de Buenos Aires après Argentine-Bolivie dans le courant de la nuit italienne allant de jeudi à vendredi, à son bord, on retrouvera 17 joueurs italiens. A 17h, la première escale aura lieu à Madrid, les italiens sont attendu à 20h. "Quelques heures plus tard, ils devraient tous être sur le terrain pour les matchs de championnat, pour autant que leurs entraîneurs décident de les lancer (croisons les doigts). C'est la dernière folie du football à l'heure du Covid : Pour récupérer quelques journées de qualifications pour la Coupe du Monde, la FIFA a placé trois matchs pour chaque équipe nationale dans cette fenêtre internationale et aussi dans la suivante, début octobre." "L'Inter attend quatre Sud-Américains : en plus de Lautaro et Correa, il y a Vidal et Vecino. Les Nerazzurri concernés, pour faire face à la Samp, auront une nuit supplémentaire pour récupérer du décalage horaire." Explications d'un "Marouane Fellaini" Réaction de la FIFA à Reuters La FIFA a déclaré avoir reçu des rapports d'officiels de match: "Les informations seront analysées par les organes disciplinaires compétents et une décision sera prise en temps voulu", a déclaré l'instance dirigeante du football mondial dans un communiqué." La Fédération argentine de football a déclaré que la FIFA avait donné aux deux associations nationales six jours pour exposer leur position. Situation difficile Gianni Infantino, dans une allocution vidéo à l'assemblée générale de l'Association européenne des clubs, a déclaré que la situation rappelait les difficultés rencontrées pendant la pandémie. "Nous avons vu ce qui s'est passé avec le match entre le Brésil et l'Argentine, deux des équipes les plus glorieuses d'Amérique du Sud", a déclaré Infantino. "Certains officiels, la police, les responsables de la sécurité sont entrés sur le terrain après quelques minutes de jeu pour emmener certains joueurs - c'est fou mais nous devons faire face à ces défis, ces problèmes qui viennent s'ajouter à la crise du COVID." Alejandro Martinez, frère d'Emiliano, a déclaré que les joueurs devaient s'envoler d'Argentine vers la Croatie, qui est un pays de la liste verte du Royaume-Uni, plus tard dans la journée de lundi afin d'éviter la quarantaine obligatoire de 10 jours dans un hôtel lors du retour au Royaume-Uni d'un pays de la liste rouge: "Ils se rendront en Croatie pour y faire leur quarantaine, puis iront en Angleterre", a déclaré Alejandro à la station de radio La Oral Deportiva. "C'était la condition fixée par Aston Villa". La Fédération argentine de football (AFA) a déclaré que Martinez et Buendia avaient été libérés de l'équipe nationale, ce qui signifie qu'ils ne prendront pas part au match de qualification de jeudi à domicile contre la Bolivie. L'AFA a ensuite libéré les deux joueurs des Spurs, Lo Celso et Romero, en déclarant qu'"ils ne sont pas concernés par le match contre la Bolivie et peuvent retourner dans leur club". Le site Internet Football.london a déclaré que les deux joueurs des Spurs pourraient recevoir des amendes à leur retour en Angleterre, car ils ont fait le voyage sans l'autorisation de leur club. Villa et Tottenham se sont refusés à tout commentaire. Réactions de Gianni Infantino à Italpress : "Nous avons besoin de la compréhension des clubs : nous savons que nous ne pouvons pas rendre tout le monde heureux - Il est important de protéger à la fois les clubs et les équipes nationales, le football est un tout et nous devons essayer de trouver le bon équilibre. Nous devons faire quelque chose pour protéger la santé des joueurs et pour cela repenser le calendrier international. Nous avons besoin de la bonne volonté de tous, pour nous il n'y a pas de sujets tabous et la porte de la FIFA est toujours ouverte à toute proposition. Pour un football plus fort, nous avons besoin de l'aide de tous. En mars dernier, nous avons reporté les matches de qualification pour la Coupe du monde en Amérique du Sud à un moment crucial de la saison, afin de permettre aux joueurs de se reposer et de rester dans leur club." "Mais ces qualifications doivent être jouées et j'ai demandé à tout le monde, clubs, fédérations et gouvernements, de faire preuve de solidarité, de ne pas faire de discrimination, il s'agit aussi de soulager les pays qui souffrent et ne voient leurs meilleurs joueurs en action que lorsqu'ils sont en équipe nationale. Nous devons protéger la Coupe du monde, les qualifications et trouver le bon compromis, également en vue des fenêtres d'octobre et de novembre, pour surmonter cette situation particulière - a ajouté Infantino - Nous avons besoin de la compréhension des clubs : nous savons que nous ne pouvons pas rendre tout le monde heureux mais nous devons essayer de nous comprendre". Pensez-vous que Simone Inzaghi alignera son armada sud-américaine, après ce fiasco, ce dimanche à 12h30 ? ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  18. Lors du congrès annuel de la FIFA qui s'est tenu Vendredi, Gianni Infantino a abordé les accusations directes de Javier Tebas selon lesquelles il était "derrière'' l'ESL. "Nous devrions regarder les faits et non les rumeurs ou les potins ou les bruits de couloir, surtout ceux qui proviennent de certaines parties. Je connais de nombreux clubs, je parle avec des clubs depuis de nombreuses années et lorsque je parle avec des clubs européens, le sujet de la Super League est toujours un sujet de discussion; tout le monde dans le football le sait. Ne jouons pas à des jeux ici." "À la Fifa, il est de ma responsabilité de rencontrer et de discuter avec les acteurs du football. Tout le monde, grand, moyen, petit. Cela ne signifie en aucun cas que la Fifa était en retard, était de connivence, complotait sur un projet de Super League." L'UEFA a annoncé qu'elle allait lancer une "Convention sur l'avenir du football européen". À la suite de la brève crise provoquée par l'ESL, l'UEFA s'est engagée à rassembler les parties prenantes (des propriétaires de clubs aux joueurs, fans et agents) pour discuter d'une meilleure gouvernance du sport. La convention examinera quatre aspects principaux d'une réforme possible: la viabilité financière; compétitivité et solidarité; la bonne gouvernance; et le développement du football féminin. En outre, il a également abordé la question d'une coupe du Monde de football qui aurait lieu tous les deux ans au lieu de tous les quatre ans. A ce sujet, il a déclaré: "Nous devons entreprendre ces études avec un esprit ouvert. Cependant, nous n'allons pas prendre des décisions qui mettront en péril ce que nous faisons déjà. Nous connaissons la valeur de la Coupe du monde, croyez-moi." "Je voudrais replacer cette discussion dans un contexte beaucoup plus large, celui du calendrier des matches internationaux. Sommes-nous vraiment convaincus que jouer à des matchs de qualification tout au long de l'année est la bonne façon de dire que les fans veulent des jeux à enjeu? Tous ces points doivent être pris en compte. Mais nous mettrons l’élément sportif au premier rang des priorités, pas l’élément commercial."
  19. Gonzalo Higuain qui joue désormais pour l'Inter Miami a un conseil pour notre Lautaro. Il l'a donné dans une interview accordée au journal argentin La Nacion. "Je lui conseillerais de rester calme, car la route est encore très longue pour lui. Pour le moment, Lautaro est protégé en équipe nationale argentine, comme je l'étais avant la finale de la Coupe du Monde 2014 au Brésil. Avant ce match, j'étais considéré comme le meilleur attaquant du monde, mais après, tout a changé." "Tout va bien pour Lautaro en ce moment, mais il pourrait venir un moment, peut-être dans une Coupe du monde ou une Copa America, où il ratera une grande chance. À ce moment-là, les gens diront que Lautaro n'est plus Lautaro, que l'Argentine n'a pas besoin de lui et ainsi de suite." "Dans cet esprit, je lui dirais qu'il ne devrait pas se considérer comme le meilleur ou le pire." Autrement dit: "Il n'y a pas loin du capitole à la roche tarpéienne."
  20. Titulaire surprise à l’occasion d’Inter-Lazio, Ivan Perisic a discrètement tiré son épingle du jeu en éteignant Lazzari: A tel point que l’international croate a laissé entrevoir une faculté d’adaptation à un poste qui ne semblait pas lui correspondre. Révélation de la Gazzetta Dello Sport "Disposer de centre de la part du Trequartista était souvent la solution la plus pratique lorsqu'il fallait faire face à une impasse créative. Et cette année, l’Inter y a souvent été confrontée, avec Darmian et Young, tout comme l’année dernière avec D’Ambrosio, Biraghi, soit des ailiers qui avaient du mal à dribbler." "Avec Hakimi et Perisic, Conte dispose à présent d’ailes acérées qui vont jusqu’au bout, soit un trésor: La croissance du rôle de Perisic est sa nouvelle volonté de travailler sans ballon, comme le Eto'o mourinhien , ce qui a enrichi l'Inter." "Le Croate apporte ses talents offensifs sans créer de déséquilibres tactiques et, il ne faut pas l’oublier, il s’agit d’une personnalité qui a disputé la Finale de la dernière Coupe du Monde en tant que titulaire." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  21. Au lendemain d’une victoire cruciale face au Borussia Mönchengladbach en Ligue des Champions, Alessandro Bastoni s’est prêté au jeu de l’interview via Instagram pour le compte de l’Associazione Giacomo Sintini. Il s’agit d’une fondation de l’ancien volleyeur italien qui a été malade et guéri du cancer. Alessandro a d’ailleurs lancé un appel aux dons lors de cette interview. Comment se déroule la saison ? "C’est une période un peu d'alternance, aussi bien au niveau des résultats que des prestations, c’est une saison difficile, et personne n’est habitué à jouer autant, mais le covid a tout conditionné. Comparé à ce qu’il se passe autour de nous, nous sommes très chanceux car les personnes vivent dans des conditions difficiles, je n’ai pas à me lamenter." Tu te sens donc bien à Milan ? "Lorsque je suis arrivé, j’y ait trouvé une atmosphère fantastique, des tifosi au stade, tous m’ont accueilli d’une belle façon, j’y suis vraiment bien." Le plus beau match de ta vie ? "Mes débuts au Meazza, c’était quelque chose d’incroyable, j’en prendrai conscience dans quelques années car jouer devant 70 à 80 milles personnes qui hurlent ton nom, c’est vraiment beau. Mais j’ai du mal encore à m’en rendre compte en ce moment....c’est une émotion si forte, il faut l’avoir vécu pour la comprendre." "Le match le plus important a été la finale de l’Europa League, même si nous l’avons perdu : Je pense qu’elle était importante car disputé une Finale de Coupe d’Europe n’est pas offert à tout le monde. J’ai 21 ans et je peux encore grandir, ce type de rencontres m’apportent tant de concret : Elles me font grandir et je suis très confiant pour le futur." Les rencontres internationales apportent énormément, cherchez-tu à d’imprégner de tout cet environnement "Je l’ai ressenti, il y a quelque semaine en équipe nationale et c’est vraiment un autre niveau, tu vois que toutes les équipes sont d’un grand niveau. Même l’équipe nationale la moins connue est composé de certains joueurs forts qui peuvent te mettre en difficultés, cela m’aide beaucoup à maintenir mon niveau de concentration durant les quatre-vingt-dix minutes." Si tu avais une machines à remonter le temps, à quel match historique aimerais-tu participer ? "Je vais vous en dire un avec l’Inter et l’autre avec la Nazionale. Avec les Azzurri, je dirai que mon plus beau souvenir dans l’absolu remonte à 2006: J’aurai aimé être Materazzi durant le mondial remporté, je crois que remporter quelque chose au niveau mondial est l’émotion la plus belle dans l’absolu. Surtout avec ton pays car tu joues pour ta nation, cela te responsabilises énormément et tu as conscience d’avoir la possibilité représenter une nation entière : L’Italie, qui a une histoire incroyable : Je dirais donc Italie-France." "L’autre match serait la Finale de la Ligue des Champions de l’Inter face au Bayern Munich, car après la Coupe du Monde, c’est la Ligue des Champions qui représente la compétition la plus importante dans l’absolue, je dirais ces deux-là." Il est dit que les grands champions sont utiles pour une grande équipe, que veux dire pour toi : "Être une équipe" ? "Partager un vestiaire et lier des amitiés hors du terrain. Le joueur qui arrive est valorisé par l’équipe, c’est ce que l’on apprend. Sur le terrain c’est un peu comme dans la vie, même si je n’ai pas beaucoup d’expérience, je me sens à m’exprimer de la sorte." "Faire équipe veut dire prêter main forte à un équipier dans un moment de difficultés. Il y a des jours sans et chacun d’entre nous à son propre caractère et chacun d’entre nous a droit à être respecté." "L’équipe est comme une seconde famille et comme dans toutes les familles, tu dois trouver des compromis et respecter les caractères de chacun. Je crois que pour atteindre tes objets, tu as besoin d’être une grande famille avant d’être une grande équipe." Quel est le plus beau cadeau que tu as reçu ? "Le 24, ma grand-mère a fêté son anniversaire et nous sommes parti, la veille, chez elle pour le fêter. Pour moi, c’est ce plus grand cadeau car je suis toujours en route toute l’année. Comme cadeau matériel, je me suis offert la Play." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  22. Le 25 Novembre 2020 à Tigre, nous quittait Diego Armando Maradona. Ecrire un article sur Diego est très complexe cat tant a été dit sur lui et tant reste à dire. Voici un récit de ce fameux quart de final de la Coupe du monde de 1986 où Diego terrassa à lui seul l'Angleterre de Magie Thatcher. Ce fameux match où il inscrivit deux buts de légende et où la peluche devint le cerf volant cosmique. Héritage Le concept qui a dévoré le monde. C'est la question la plus ancienne à laquelle chaque millénaire a donné son propre thème. Les philosophes grecs, assis sur des rochers, réfléchissaient à ce qui resterait suite à leur transcendance métaphysique, les légions romaines ont parcouru les montagnes et les plaines pour faire partie d'un plus grand monde, et les aventuriers ont navigué sur les mers sans fin pour mettre le pied sur des terres invisibles. La progression inexorable du temps et les archives historiques sans fond qui se développent avec lui ont aidé quiconque à revendiquer un héritage personnel. Les brillants scientifiques qui ont élargi nos connaissances collectives voient leurs réalisations et efforts mentionnés dans chaque manuel. Même les vils magnats et dictateurs ne sont pas oubliés, mais réinventés dans la série Netflix. Qu'il s'agisse d'infamie ou d'éclat, les contes d'émerveillement seront à jamais racontés à mesure que leurs auteurs disparaissent. Le football n'est pas différent. Certains joueurs sont trop grands, trop magnifiques pour être oubliés et certains matchs sont tout simplement trop gros pour 90 minutes, pas plus que lorsque Diego Armando Maradona est entré sur la pelouse. Sa performance contre l'Angleterre en quart de finale de la Coupe du monde 1986 est peut-être le match le plus célèbre de l'histoire du football. Rivalité La rivalité entre les deux équipes nationales de football remonte à la coupe du monde de football de 1966, en quart de finale à Wembley. Le capitaine argentin, Antonio Rattin, a été expulsé (et on ne sait toujours pas pourquoi) dans un match très rugueux. Rattin était en colère contre l'expulsion, estimant que l'arbitre allemand, Rudolf Kreitlein, qui ne parlait pas espagnol, avait été biaisé envers les Anglais, une nation européenne et devant leurs supporters locaux. Cela a conduit le directeur de l'Angleterre Alf Ramsey à décrire les Argentins comme des "animaux", des commentaires considérés comme racistes par les Argentins. Malgré la popularité d'Osvaldo Ardiles et de Ricardo Villa qui ont joué avec Tottenham Hotspur à une période avant qu'il ne soit banal pour les clubs d'avoir des joueurs non britanniques, la rivalité est restée forte. En dehors du football, la guerre des Malouines en 1982 a accru la tension entre l'Angleterre et l'Argentine. La Grande-Bretagne administre les îles Falkland, un petit archipel de l' Atlantique Sud , en tant que territoire britannique d'outre-mer; L'Argentine revendique les îles comme Islas Malvinas. Le 2 avril 1982, les forces argentines ont envahi les îles. La Grande-Bretagne a considéré cela comme une invasion de son territoire et a envoyé une force opérationnelle navale qui a repris les îles le 14 juin 1982. Bien que les deux nations n'aient jamais été officiellement en guerre, le conflit a fait 258 morts britanniques et 655 argentins. En conséquence, le match qui se déroulait quatre ans après la guerre était chargé d'émotion. Après le match, Maradona a déclaré: "Bien que nous ayons dit avant le match que le football n'avait rien à voir avec la guerre des Malouines, nous savions qu'ils avaient tué beaucoup d'argentins là-bas, les avaient tués comme des oiseaux. Et c'était de la vengeance." Avant le match de 1986, les fans des deux pays se sont battus dans les rues de Mexico et dans le stade aussi. En conséquence, plusieurs fans anglais ont été hospitalisés tandis que certains de leurs drapeaux ont été volés par des barrabravas argentins . Ces drapeaux seraient ensuite exposés par les supporters de Boca Juniors lors de certains matches de championnat argentin. Le ton est donné! Les maillots L'Argentine a battu l'Uruguay 1-0 en huitièmes de finale avec des maillots en coton bleu qui, selon l'entraîneur Carlos Bilardo , s'avéreraient trop inconfortables dans la chaleur de Mexico. Bilardo a demandé au fabricant du kit argentin de proposer des maillots bleus plus claires pour les quarts de finale, une demande impossible à réaliser étant donné le court délai. A trois jours du match, il a envoyé Ruben Moschella, un membre de son staff, parcourir les magasins de la capitale mexicaine pour trouver un kit adapté. Il est revenu avec deux maillots de bleus différents, qu'ils ont pesés par la suite, mais n'ont pas pu choisir. C'est alors que Diego Maradona est apparu et a déclaré: "C'est un joli maillot. Nous battrons l'Angleterre avec celui ci!" Moschella est retourné à la boutique et en a acheté 38. Un designer a confectionné des badges de fortune de l'Association argentine de football (AFA), qui ont ensuite été cousus sur chaque maillot face au logo du Coq Sportif, qui fournissait les kits pour l'Argentine à l'époque, avec des numéros de maillot de football américain argentés repassés à la hâte sur le dos. Le début L'Argentine et l'Angleterre avaient deux styles de football qui n'étaient pas si différents que ça. L'Angleterre est souvent allée directement vers l'avant, dans l'espoir d'un renversement de jeu ou d'un rebond favorable pour les envoyer encore plus loin. L'Argentine a joué avec une formation à trois arrières, un 3-5-2. Maradona et Valdano, le duo offensif et un trio de milieu de terrain composé de Burruchaga, Enrique et Batista, se tenaient derrière eux. Toute la créativité provenait de Maradona, le cœur et métronome incontesté de l'équipe. L'Angleterre a essayé de compliquer la vie des Argentins ce jour-là. Ils ont commencé le match avec leur meilleure équipe et ont marqué et attaqué de manière très agressive les deux attaquants argentins; Fenwick récoltant un jaune à la 9' et cela aura une conséquence terrible. Mais au fur et à mesure que le match avançait, le côté droit est devenu un repaire de supercheries mystiques ou une zone de magie, c'est selon. C'était la zone de Maradona. Chaque fois qu'il contrôlait un ballon ici, un défenseur anglais de plus le bloquait. À maintes reprises, ils ont regardé la petite peluche sprinter. Finalement, la meilleure tactique était de laisser Maradona courir vers la surface et espérer simplement que sa passe en retrait, son tir ou son centre n'atteignait pas sa destination. Pour la première mi-temps, cela a fonctionné. L'Angleterre n'a pas beaucoup montré mais la domination de l'Argentine n'a rien donné non plus. Ce fut un combat serré auquel l'arbitre a fait preuve de clémence. Les deux équipes se sont dirigées dans le tunnel à la mi-temps avec confiance pour renverser l'égalité en leur faveur. La main de Dieu La seconde mi-temps a commencé de la même manière. Il y avait beaucoup d'obstacles à franchir avant la surface. La foule assise attendait un moment d'éclat pour altérer la dynamique fermée et fermante du match. Il est finalement venu, cet éclat. Mais un moment d'infamie inégalée qui continue de susciter le dégoût des Anglais. Il n'y avait pratiquement pas d'espace à exploiter sur les ailes, alors quand Maradona a chipé le ballon à mi-chemin de la moitié anglaise, il a couru au centre, a passé le ballon à Valdano pour un une-deux, mais l'Argentin a mal contrôlé et le ballon s'est légèrement relevé. Sur ce, un mauvais dégagement de Hodge a envoyé le ballon plus profondément dans la surface de réparation où il n'y avait que Maradona et le gardien Peter Shilton. Les deux ont sauté pour le ballon et d'une manière ou d'une autre, Maradona, haut de 1,65 m, a touché le ballon pour le faire passer de justesse au-dessus de Shilton. Immédiatement, protestations anglaises! Les joueurs anglais ont couru vers l'arbitre tunisien Alin Bin Nasser, affirmant que le but était à la fois hors-jeu et illégitime. Maradona n'avait pas marqué avec sa tête, ses pieds ou ses épaules, mais avec sa main - la Main de Dieu. Lorsque Maradona a sauté, il a serré un poing juste à côté de sa tête et l'a étiré pour frapper le ballon sur Shilton! Problème, pas de VAR à l'époque et tant mieux! Tous les joueurs l'avaient, cette mimine, mais pas les arbitres. Maradona lui-même avait vérifié avant de se faire congratuler. C'était sale, aussi sale que possible. Mais à la Coupe du monde, toute mesure est considérée comme bonne tant qu'elle vous fait gagner! Point barre. Maradona a dit: "J'attendais mes coéquipiers m'embrasser, et personne ne venait ... Je leur ai dit: Venez, venez ou l'arbitre ne va valider le but!!!!" Lors de la conférence de presse d'après-match, Maradona a facétieusement commenté que le but était marqué: "un poco con la cabeza de Maradona y otro poco con la mano de Dios" ("un peu avec la tête de Maradona et un peu avec la main de Dieu "), après quoi il est devenu connu comme le but de la "Main de Dieu". Pedro Pasculli a déclaré: "Dans le salon de l'hôtel, Diego nous a lancé en rigolant: Fils de putes, j'attendais que vous veniez me congratuler pour faire douter encore l'arbitre!". Cesar Luis Menotti a également dit: "Les gens ont dit: Génial! Mieux, beaucoup mieux, que le but était si injuste, si cruel, parce que cela faisait plus mal aux Anglais!" Six minutes après le début de la seconde période, l'Argentine était en tête. Dans les minutes qui ont suivi, l'Angleterre a semblé une nation libérée. Visiblement agressée, mais visiblement plus calme. L'intégralité des 50 minutes de blocage, les joueurs anglais ont passé à trembler devant la présence de Maradona. Il y avait une peur à concéder quand la petite star Argentine était sur le ballon, et avec le score de 0-1 exigeant que les Three Lions soient plus courageux, il y avait des courses en avant et des exploits offensifs à faire. Leur jeu typique, en somme... Le but du siècle Malheureusement, cela a un prix, un prix qui s'appelle la ré-organisation et la re-concentration. Lorsque Maradona contrôlait le ballon à la 55e minute, toujours dans sa moitié de terrain et pressé par trois anglais, Beardsley , Reid et Butcher, il les passait sans effort et avait la majeure partie du flanc droit libre pour accélérer et prendre son élan, là où il devient injouable. Un autre défenseur est intervenu, Butcher, Maradona l'a dépassé. Aucun Anglais ne pouvait égaler sa vitesse. Maradona a évité le dernier défenseur, Fenwick, sur le bord de la surface de réparation, et avait maintenant juste Shilton à battre, l'ultime rempart. Maradona contourna le gardien et glissa le ballon dans un but ouvert malgré un retour désespéré de Butcher. Un but brillant, magique, cosmique. Entièrement légal celui-là, mais peut-être plus insultant que le main illégale. Maradona a enrhumé la moitié de l'équipe anglaise d'un seul coup. Il a passé des plots, pas des hommes! Et lorsque l'argentin a viré au poteau de corner lors de célébrations orgueilleuses, il y avait un consensus tacite selon lequel l'Angleterre avait été battue non pas par la force du football argentin, mais par la magie, la ruse, la roublardise et le génie de Diego Maradona. À propos du but, Maradona a déclaré: "J'ai fait le jeu pour le donner à Valdano , mais quand je suis arrivé dans la surface, ils m'ont entouré et je n'avais plus d'espace. Par conséquent, j'ai dû continuer le jeu et le terminer moi-même." Il a plus tard complimenté le fair-play de l'équipe anglaise, en disant: "Je ne pense pas que j'aurais pu le faire contre n'importe quelle autre équipe parce qu'ils avaient tous l'habitude de vous tacler; ils sont probablement les plus nobles du monde". Néanmoins, Fenwick a confessé qu'il aurait bien envoyer valser Maradona s'il n'avait pas été averti dès la 9'. De plus, toujours d'après lui, ce but du siècle est la conséquence de la main de Dieu dans le sens où l'équipe anglais était désorganisée, d'où cette chevauchée fantastique. Bin Nasser déclara: "J'ai porté mon sifflet à la bouche dès qu'il a driblé le premier Anglais, car je pensais qu'ils allaient le découper. J'étais prêt à siffler tout au long de l'action et j'ai été sur e point de la faire à deux reprises. A la fin, j'ai même failli siffler un pénalty sur la faute de Butcher, mais c'était trop tard. Maradona avait déjà marqué." Enfin, dans les pays hispanophones, ce but est généralement associé au commentaire en direct hystériquement passionné du journaliste uruguayen Víctor Hugo Morales: "Il va le passer à Diego, il y a Maradona avec, deux joueur sur lui, Maradona avec le ballon, là il descend sur le flanc droit, le génie du football mondial, il quitte l'aile et il va le passer à Burruchaga ... Toujours Maradona! Génie! Génie! Génie! Ta, Ta, Ta, Ta, Ta, Ta! Goaaaaaaaal! Goaaaaaaal! Je veux pleurer, ô saint Dieu, vive le football! Quel but! Diegoal! Maradona! C'est pour pleurer, excusez-moi! Maradona, dans une chevauchée mémorable, dans le meilleur but de tous les temps! Cerf-volant cosmique, de quelle planète viens-tu? Pour passer tant d'Anglais, pour que le pays soit un poing fermé pleurant pour l'Argentine? Argentine 2, Angleterre 0! Diegoal, Diegoal, Diego Armando Maradona! Merci mon Dieu pour le football, pour Maradona, pour ces larmes, pour cette Argentine. Argentine 2, Angleterre 0." La fin L'avance de l'Argentine a forcé l'Angleterre à effectuer un double changement offensif, entraînant Barnes et Waddle, et cela a failli payer: alors que l'équipe argentine commençait à se fatiguer après ses efforts précédents, l'Angleterre a commencé à presser plus haut. Poussés par Glenn Hoddle et John Barnes , ils ont créé des occasions, et Gary Lineker a marqué son sixième but du tournoi à la 81e minute sur un centre de Barnes. L'Argentine avait eu également d'autres occasions, Carlos Tapia frappant l'intérieur du poteau immédiatement après le but de l'Angleterre. L' Angleterre a été incapable de marquer un égaliseur et l'Argentine a gagné le match 2–1. Conclusion En ce qui concerne les héritages, ils ne sont pas choisis. On peut passer toute sa vie à travailler sur un projet, mais on se souvient uniquement de quelque chose qui n'a aucun rapport avec lui, comme son sens de l'humour ou son absence. Très peu de moments façonnent notre héritage. Il est donc normal qu'un match contenant le but le plus odieux et le plus beau soit considéré comme le meilleur hoorah chaotique d'Argentine. Annexe: les secrets du but du siècle
  23. Romelu Lukaku s’est livré à ESPN durant son dernier stage international Les Diables Rouges "Nous avons conscience d’être une équipe de talents, mais nous ne nous définissons pas comme une "Génération Dorée", nous ne nous autoproclamons pas : Nous sommes un groupe de joueurs de talents et nous savons que nous disposons de nombreux joueurs qui seraient également titulaire dans n’importe quelle autre équipe." "C’est beau d’être dans une atmosphère compétitive, si on regarde notre équipe, on voit qu’elle est pleine de diversité : Il y a plusieurs ethnies, plusieurs type d’expérience, chacun apporte quelque chose, nous sommes toujours ensemble." "Nous cherchons à démontrer à la population belge que nous pouvons faire preuve d’unité, même si nous avons des expériences différentes, des religions différentes, on peut se battre ensemble. Ce que nous vivons est à présent différent de ce que l’on a connu à la Coupe du Monde au Brésil. Et Même en Russie, le soutien des supporters était très beau, j’espère que l’on pourra revivre de tels moments." Roberto Martinez "Lorsqu’il est arrivé, il a changé en substance le système à 4 défenseurs pour un système à 3. Il a cherché à insérer le plus grand nombre possible de joueurs offensifs, il a changé le système. Hors du terrain, il ne nous a pas beaucoup changé, nous avons plus de responsabilités et de libertés." Vincent Kompany "Nous avons la même histoire, il a aussi évolué pour l’équipe qu’il supportait étant enfant. Je voulais seulement être comme lui, même si c’était un défenseur. Il voulait jouer pour Anderlecht, joueur pour l’équipe de la ville qu’il aimait et y remporter des titres." "Cela s’est passé lorsque j’étais plus jeune, et même lorsque j’étais jeune, je savais qu’en parvenant à m’améliorer, que je serais capable de réaliser ce qu’aucun autre attaquant belge n’a jamais réussi à faire dans l’Histoire. C’est ce que j’avais en tête : Être différent, être différent des attaquants que la Belgique avait à l’époque." Préfèreriez-vous remporter l’Euro avec la Belgique ou la Serie A ? "Les deux, si j’en ai la possibilité. Permettez-moi de vous répondre les deux." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  24. Romelu Lukaku, Capitaine de la Belgique face à l’Islande, s’est livré à une très longue interview à la RTBF, la télévision nationale belge: Comment avez-vous vécu ces mois de pandémie, dans un pays comme l’Italie, où le Covid-19 a énormément sévi? "Je suis toujours resté à la maison, car je ne savais pas ce qu’il pouvait arriver. Beaucoup de personnes ont perdu des proches, c’était un moment difficile pour tout le monde. Ce l’était aussi pour moi car je ne pouvais pas vivre en sécurité, on ne savait pas se parler. J’étais à la maison, je faisais du tapis roulant et du vélo d’appartement. Mentalement, ce fut très dur. La chose la plus importante pour moi a été de sortir de cette période, en ayant peut-être appris quelque chose de nouveau." "J’ai lu beaucoup de livres, j’ai aussi suivi des cours d’entraîneur à la Fédération belge pour les joueurs internationaux. C’était une période assez désagréable…la distance entre moi, mon fils, ma mère et mes frères. C’était difficile car nous ne nous parlions toujours pas, on ne pouvait pas se voir, c’était particulier. Lorsque j’ai reçu l’autorisation du club de quitter mon domicile, c’était la plus belle de choses. Je pense également, qu’en tant que famille, que cette situation nous a soudé." Vous venez de vivre une saison exceptionnelle à l’Inter. Par chance, vous n’êtes pas encore en fin de carrière, que bilan dressez-vous de votre aventure de footballeur jusqu’à ce jour..... "J’avais l’ambition de devenir un joueur professionnel car ma situation familiale n’était pas la meilleure et cela me faisait souffrir, c’est un parcours qui marque un gamin. Ma mère a réalisé certaines choses qui m’ont marqué et qui m’ont permis de faire preuve d’une certaine détermination dans le football. Je ne veux pas pas que ma mère, mes frères et mes enfants ne revivent une pareille expérience à l’avenir. Je voulais arriver en équipe première d’Anderlecht le plus tôt possible." Cette situation vous a forgé rapidement..... "C’est comme ça. Il y a quelques semaines, j’ai parlé en Live sur Instagram avec Adriano. Lorsqu’il jouait à l’Inter c’était mon idole, et à cette époque-là, il n’y avait pas la télé à la maison et j’allais avec l’un de mes parents à Bruxelles voir ce qu’il faisait sur YouTube." "Pour moi, c’était émouvant de parler avec lui car il m’a rappelé aussi ces moments-là: C’était un moment très touchant." Romelu est-il parfois plus incompri que d’autres ? "Oui, mais je ne veux pas qu’on m’assimile à cela. Je mets énormément de détermination dans ce que je fais et plus spécialement dans le football car il peut tout t’apporter rapidement, mais il peut tout t’ôter rapidement aussi. Je me suis toujours dit qu’il n’existait pas quelque chose que je ne saurais pas faire, j’ai tellement donné de moi-même pour trouver la volonté de devenir plus fort." "On doit penser comme cela si on veut survivre dans le football professionnel, les jeunes doivent comprendre que ce n’est que compétition. Si les garçons veulent devenir des professionnels, ils devront avoir la force et la volonté de vouloir devenir plus fort quotidiennement." Est-ce que ce caractère a changé le regard posé sur vous ? "Je ne parle pas énormément hors du terrain, je dis ce que j’ai à dire, et ensuite je fais mon job sur le terrain. En dehors, je pense être un bon père et un bon fils pour mes parents. Je veux apprendre des expériences de la vie." Vous avez débuté avec une précocité incroyable dans le monde du football: Pensez-vous avoir atteint le pic de votre carrière aujourd’hui ? "Non, je pense qu’il y a toujours un autre niveau à atteindre. Cristiano Ronaldo est, par exemple, un joueur qui chaque année vise à devenir toujours plus fort. Des personnalités comme Karim Benzema et Robert Lewandowski démontrent la volonté de chercher toujours à devenir le plus fort." "Cette année, avec l’Inter, je suis arrivé à la seconde place en Championnat et nous avons perdu la Finale de l’Europa League, j’ai déjà trouvé, sur base de ce vécu, la motivation pour atteindre le niveau supérieur." Aujourd’hui, vous sentez-vous dans le cœur des belges ? "Oui, car je sais qui je suis et je n’ai jamais mis mes intérêts personnels avant ceux de l’équipe, et je ne le ferai jamais. Je ne serais jamais allé à l’Inter sinon, ni en équipe nationale. Nous sommes une génération de talents et ils m’ont tant apporté. Je joue à côté de Dries Mertens, Kevin De Bruyne, les frères Hazard, ils t’offrent tous des caviars et je n’ai qu’à la pousser au fond. Je suis content de jouer avec cette génération, sans eux, je n’aurais jamais inscrit autant de buts en équipe nationale." Difficile de faire mieux que ce que vous avez fait la saison dernière, avec l’Inter…Le fait d’avoir de meilleures statistiques est-il un objectif pour vous permettre d’avancer la saison prochaine ? "Je pense que le collectif est ce qui me motive principalement. Je pense que nous avons l’équipe pour savoir réaliser d’excellentes choses, ensuite c’est sur le terrain qu’il faudra le prouver. Nous avons très bien terminé la saison dernière, je pense que nos performances défensives sont devenues plus solide. Nous avions fait de notre mieux pour gagner chaque match, je pense que cela va pouvoir nous aider pour faire de belles choses cette année. Nous verrons par la suite." Pour devenir Champion d’Italie ? "C’est l’objectif, nous verrons." Ressentez-vous avoir le Leadership que beaucoup perçoivent ? "Oui, je pense savoir unir l’équipe et rendre mes équipiers meilleurs en leur disant des choses positives, même lorsqu’ils se plantent. Je les incite à aller de l’avant. Chaque fois que je joue, je cherche surtout à faire comprendre au groupe ce qu’est le plaisir de jouer ensemble. Chaque match est un test pour nous, et je dis toujours que nous devons viser à chaque matchs la victoire, même si ce n’est pas toujours possible. Le leadership, consiste pour moi, à motiver l’équipe à tout donner jusqu’à au bout du bout, même si le match n’est pas en notre faveur." Si vous deviez choisir entre l’Euro et le Mondial ? "Pas de choix, réussir à remporter les deux serait l’idéal." Qu’est-ce qui touche Lukaku aujourd’hui ? "Mon fils, ma mère, mon frère…Voir mon fils me sourire à mon réveil, ou le voir heureux lorsque je reviens de l’entrainement. Je cherche aussi toujours à impliquer mon frère Jordan dans mes décisions." Le rêve de votre vie, au-delà du football ? "Non, franchement, je n’en ai pas tellement. Je veux me réveiller le matin et être une bonne personne, un gars normal avec qui parler." Que pensez-vous de Milan et de l’Italie ? "Je suis heureux d’y vivre, il y a toujours quelque chose à faire et pas seulement du shopping, même si lorsque je fais venir ma mère, cela me donne la migraine. Les gens sont chaleureux, ils aiment le Calcio, plus que les anglais. Ils sont passionnés, si les choses vont bien et qu’ils voient que les joueurs donnent tout sur le terrain, le respect est pour la vie. Mais si les choses ne vont pas bien, tu dois te préparer car ce sera désagréable." "Je les remercie de vivre une telle situation, vivre là-bas est le top. Je m’y sens vraiment bien, les gens sont gentils et je suis fier d’avoir fait ce choix." Pensez-vous jouer de nombreuses années en Italie ? "J’y suis heureux, je ne le nie pas. La saison dernière, nous avons vu que l’Inter tournait très bien et cette année, les gens s’attends à beaucoup plus de ma part. C’est à moi à porter sur le terrain, la même qualité de travail que celui réalisé l’année dernière." Quel livre avez-vous lu ? "Celui de Marco Van Basten, je dois finir celui de Wesley Sneijder et j’ai aussi lu celui de Kobe Bryant. Je les considère utile pour comprendre certaines choses qui font grandir un champion. Je veux tout donner dans ma carrière car lorsqu’elle sera terminée, je veux que lorsque l’on me regardera, on saura que j’ai tout donné. Ensuite, j’aimerai vivre avec mes enfants en sachant d’avoir tut fait et que tous mes proches soient à l'abri." Avez-vous une anecdote à nous révéler sur vos connaissances linguistique ? "Lorsque je suis arrivé en Italie, j’ai demandé au Staff de me parler en italien, et je répondais en anglais. Lorsque j’ai pris confiance, j’ai commencé à parler en Italie. La chose la plus importante est de savoir s’exprimer, si je ne parlais pas italien, cela m’aurait été difficile d’échanger avec mes équipiers italiens. Je ne pouvais pas juste m’exprimer pour dire ce que je voulais, à mon âge, parler et comprendre les langues sont pour moi important." Lukaku peut-il remporter le Ballon d’Or ? "C’est difficile pour moi de m’exprimer sur des titres individuels : Gagner en équipe est, je le pense, la vraie ambition pour un joueur. Ensuite c’est bien d’avoir des distinctions personnelles, mais c’est le collectif qui m’intéresse." Etes-vous prêt à renoncer à l’équipe nationale en cas de Succès à l’Euro ou au Mondial 2022 ? "Je donnerai tous pour les deux, j’espère que la nouvelle génération arrivera rapidement. Il y a des joueurs comme Dimata, Vanheusden, Doku, qui doivent répondre présent et comprendre où ils en sont. Ce serait bien si la nouvelle génération pouvait débarquer et commencer à se battre pour l’équipe nationale A. L’objectif est de parvenir à gagner quelque chose." Un Leadership, un sens du collectif prononcé, l’envie de tout donner…C’est un fait le maillot flocké numéro 9 a son blason de redoré..... ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  25. Faisant fi des protestations et de l'impopularité sauvage qu'elle suscita en 1938, l'Italie, championne du Monde en titre, se rendit en France pour défendre avec succès "sa" couronne. "Le moment critique a été... lorsque nos joueurs ont levé la main pour effectuer le salut fasciste... Je suis entré dans le stade avec eux, alignés dans un pure style militaire, et je me suis tenu sur la droite. Au salut, nous avons, comme on pouvait s'y attendre, rencontré une vague assourdissante de sifflets, d'insultes et de remarques. Il semblait que nous étions en Italie tant les expressions résonnaient de nos idiomes et dialectes. Combien de temps ce brouhaha a duré, je ne pourrais le dire. J'étais rigide, avec un bras tendu horizontalement, je ne pouvais estimer le temps. L’arbitre allemand et les joueurs norvégiens nous ont regardés avec inquiétude. À un moment donné, ce chahut commença à diminuer en intensité puis cessa… Nous venions de baisser les bras et la violente manifestation a recommencé. De suite : "L'équipe est prête. Saluer." Et nous avons de nouveau levé la main pour confirmer que nous n'avions pas peur… Nous avions joué en ayant gagné la bataille de l'intimidation." Le souvenir du match du premier tour de la Coupe du Monde de 1938 de l'Italie contre la Norvège laissé par l'entraîneur de l'équipe nationale, Vittorio Pozzo, résuma bien l'approche résolue et sans compromission du fascisme pour conserver la première étoile qu'il avait remportée à domicile quatre ans plus tôt. Conscient de l'attrait transnational du jeu et de ses pouvoirs de propagande, le régime fasciste investit énormément dans la rationalisation et la régénération du jeu italien. Lente à s'industrialiser, l'Italie vint tard dans le football, le boom footballistique venant de part et d'autre de la première guerre mondiale (plusieurs fédérations européennes et sud-américaines autorisèrent le professionnalisme à partir des années 1920, ndlr). Gagner la guerre mais perdre la paix a provoqué une désaffection généralisée qui, combinée à la menace du communisme, a alimenté la rapide ascension au pouvoir de Mussolini et du régime fasciste (Mussolini commença en 1918 pour accéder au pouvoir en 1922 - voir, la marche sur Rome. Le 24 novembre 1922, Mussolini obtint les pleins pouvoirs en matière économique et administrative jusqu'au 31 décembre 1923 afin de rétablir l'ordre, ndlr). Après avoir établi la dictature, Il Duce se focalisa sur la mobilisation de la nation derrière le régime. Le sport était fondamental dans ce domaine et malgré son manque d’enthousiasme initial, ainsi que son déficit incontestable de talent, pour le football ou "calcio" comme le demandait le nationalisme linguistique fasciste, le "calcio" est devenu sa clé de voute. La charte de Viareggio de 1926 a fait du calcio un jeu fasciste. Dirigée par le chef fasciste bolognais, Leandro Arpinati, la fédération a entrepris de révolutionner le jeu. La plus notable réforme fut la formation d'un championnat national, la Serie A. Le but était double : d'une part, forger un sentiment d'identité nationale et, d'autre part, créer une structure plus forte et plus compétitive qui aboutirait à une équipe nationale capable de rivaliser avec les meilleures. Les investissements faits ont commencé à porter leur fruit au début des années 1930, alors que les équipes italiennes contestaient la suprématie des clubs de l'Europe centrale et de la Grande-Bretagne (par exemple, la Mitropa Cup, ndlr). La génération s'est épanouie en 1934 lorsque l'Italie a accueilli et remporté la Coupe du Monde. Mais deux doutes persistants sapèrent les prétentions italiennes à la suprématie : l'absence de l'équipe anglaise et les rumeurs de corruption et achats d'arbitres. Il y a peu de preuves concrètes pour confirmer les rumeurs de corruption, mais l'Angleterre est restée une sacrée épine dans le pied du calcio avec une Italie incapable d'obtenir une victoire en trois matchs très "rudes" durant les années 1930 (voir par exemple la bataille Highbury le 14 Novembre 1934, ndlr). Alors que l'Angleterre restait formidablement isolée, France 1938 fut l'occasion pour l'Italie de conserver "son" trophée dans un pays étranger et de balayer ainsi ces rumeurs. Mais au moment où le tournoi vit le jour, il y avait d'excellentes raisons de détester ce qui fut un régime particulièrement nauséabond, ce que beaucoup en France, en particulier, venaient à réaliser. Selon les rumeurs, Carlo Rosselli, l'un des intellectuels antifascistes les plus charismatiques et influents d'Europe, vivant depuis 1929 en exil en France, aurait comploté divers complots pour assassiner Mussolini. Son soutien à l'extension de la guerre civile espagnole à une guerre antifasciste européenne plus générale a fait de lui l'un des ennemis les plus dangereux du régime, ce qui l'a placé en première ligne d'une liste de personnes recherchées. Avec son frère Nello, un historien réputé, il a été tué sur une route de campagne en Normandie, le 9 juin 1937. Tous deux ont été poignardés, Nello ayant été achevé avec un pistolet. Près de 200 000 personnes auraient assisté à leurs funérailles à Paris. Alors que la presse italienne tentait de relier leurs assassinats à des activistes communistes et autres anarchistes antifascistes, la responsabilité incombait en fait à un groupe secret d'extrême droite français, Cagoule (initialement Organisation secrète d'action révolutionnaire nationale, ndlr), qui avait des liens avec les services secrets français. Bien qu'il n'y eut pas de preuves irréfutables connectant directement Mussolini à ce double assassinat, la police secrète italienne surveillait Carlo Rosselli dans son hôtel. Quelques jours après leur assassinat, Leon Blum a présenté sa démission en tant que Premier ministre du Front populaire, une coalition "anti-fasciste" (l'expression "coalition de partis de gauche qui gouverna la France de mai 1936 à avril 1938" est plus précis, ndlr). En effet, les 21 et 22 juin, Léon Blum, qui a obtenu de la chambre les pleins pouvoirs en matière financière, se les voit refuser par le Sénat. Il réunit son gouvernement qui prend la décision de démissionner. Camille Chautemps succède à Léon Blum à la présidence du Conseil le 29 juin. Les relations franco-italiennes ne furent en rien aidées par les déclarations anti-françaises/pro-franquistes de Mussolini le 14 mai 1938. Déclarant son soutien au général Franco dans la guerre civile espagnole, son annonce d'un accord politique avec l'Angleterre menaçait l'encerclement de la France. Ce fut dans ce contexte politique lourd que l'équipe italienne arriva en France en 1938. Les manifestations antifascistes "classiques" devinrent les vagues mexicaines de cette Coupe du Monde (note de traduction: en anglais "a Mexican wave" est une vague mexicaine est un effet ressemblant à une vague en mouvement produite par des sections successives de la foule dans un stade debout, levant les bras, les abaissant et se rasseyant). Arrivé avec l'équipe italienne à Marseille, où il y avait une forte présence d'exilés italiens, Ugo Locatelli (milieu gauche de l'Inter à l'époque, l'équipe avait été changer son nom pour Ambrosiana Inter) a rappelé plus tard que 3000 manifestants français et italiens (voire plus) étaient contrôlés par une police montée et armée de matraques. Son récit contrasta fortement avec celui de la presse italienne qui relata un accueil courtois à la gare d'un certain nombre de dignitaires ainsi qu'un enthousiasme excessif de la part des supporters locaux et italiens. En 2001, un journaliste du Guardian a interviewé Piero Rava (arrière-gauche de la Juventus à l'époque, ndlr), le seul membre survivant de cette équipe. Il n'a pas pu se souvenir de la prétendue vague de protestations. Est-ce que sa mémoire avait été réduite au fil des ans ou était-elle délibérément sélective ? Impossible de le vérifier. Mais étant donné que de tels incidents se sont poursuivis tout au long de la compétition, les souvenirs de Locatelli semblaient toujours "monnayables". Moins de doute concernant le destinataire des protestations : l'équipe italienne. En tant que représentante du régime plutôt que de la nation, elle a récolté ce que le fascisme avait semé 12 ans plus tôt avec sa politisation du football. "Naturellement" impopulaire, cet accueil "chaleureux" n’était pas le genre de choses à troubler Vittorio Pozzo, journaliste à la Stampa et commandant suprême non rémunéré de l’équipe nationale, qui a insufflé un fort sens du militarisme à ses enfants et à ceux de Mussolini (comprenez, les joueurs de l'équipe, ndlr). Réglant les rivalités interclubs potentiellement conflictuelles et donc nuisible à l'équipe, en forçant les joueurs antagonistes à se regrouper dans la même chambre, l'ambiance de ses camps d'entraînement ressemblait davantage à ceux des forces armées. Étroitement lié à la hiérarchie fasciste, Pozzo a incarcéré son équipe et les marches à travers les bois devinrent l'ordre du jour. Ses tactiques de motivation étaient souvent résolument nationalistes. Par exemple, un voyage en Hongrie en 1930 inclut un détour vers le monumental cimetière de la Première Guerre mondiale de Redipuglia où, parmi les morts de la guerre, les joueurs se rappelaient de leurs responsabilités et des sacrifices de leurs ancêtres. Le match d'ouverture, à Marseille, a vu des Azzurri affronter la Norvège sur le terrain et environ 10 000 exilés politiques italiens sur les terrasses, même si le journaliste du Corriere della Sera, Emilio De Martino, a affirmé que les fortes tendances pro-scandinaves de la foule étaient davantage le reflet du plaisir occasionné par l'élimination anticipée et inattendue de l'Allemagne (erreur ou imprécision du journaliste car la Suisse avait fait 1-1 contre l'Allemagne la veille et gagné 4-2 lors du match d'appui 4 jours après, ndlr). Pozzo, cependant, a rappelé : "… un contexte de polémique politique. Injustement. Parce que nos joueurs n'ont même jamais rêvé d'en faire quelque chose de politique. Ils représentaient leur pays et ils portaient naturellement ses couleurs et son symbole. Le problème était que ce symbole était le Fascio Littorio, un ensemble de bâtons et une hache. Porté par les Romains comme un signe d'ordre public, le régime fasciste s'en était approprié pour des raisons similaires. L'hymne du fascisme Giovinezza (Jeunesse) également joué lorsque l'équipe est entrée dans le stade, mais c'est le salut romain de l'équipe, également repris par le régime fasciste, qui a exacerbé la foule, en particulier lorsque sa répétition a été ordonnée" Sous pression, les Azzurri ont été bien loin d'être impressionnants en arrachant une petite victoire 2-1 après prolongation ! "Vittoria ma non basta" (Victoire mais pas suffisant) résume la déception générale de la presse. Le général de milice fasciste et chef de la fédération de football, Giorgio Vaccaro (officier général de l'armée italienne et membre du Parti national fasciste, il est considéré comme le manager le plus victorieux de l'histoire du football italien en vertu des deux titres mondiaux et de la médaille d'or olympique remportée par l'équipe nationale de football entre 1934 et 1938, sous sa présidence, ndlr), était également mécontent de la présence en défense du "vieillissant" Eraldo Monzeglio (défenseur de l'AS Rome à cette époque, ndlr) au lieu d'Alfredo Foni (défenseur de la Juventus à cette époque, ndlr). Pozzo clama que la pression venait de la Villa Torlonia, la résidence romaine de Mussolini où Monzeglio était souvent présent comme entraîneur de football et jouant au tennis avec Il Duce et ses fils. L'intervention de Vaccaro a mis fin à la carrière internationale de Monzeglio (après 1938, il ne joua plus aucun match en sélection nationale, ndlr) et a bien mis en évidence l'interférence politique dans la sélection de l'équipe qui, selon Pozzo, l'avait forcé à choisir uniquement des joueurs membres du parti en 1934. Les remous marseillais se sont faits sentir à Paris, où l'Italie a rencontré la France en quart de finale. Si les manifestations antifascistes ont ébranlé la confiance des Azzurri à Marseille, du "théâtre de l'hostilité", ce fut le stade de Colombes où l'équipe italienne trouva son inspiration. Dans son récit détaillé des deux victoires mondiales et médaille d'or italiennes, Pozzo a ignoré ce match (celui contre la Norvège, ndlr), tout comme le régime le faisait avec les "mauvaises" nouvelles. Les deux pays jouant normalement en bleu, un tirage au sort a été effectué pour décider qui devait changer. L'Italie a perdu et dû jouer en noire plutôt que de porter sa traditionnelle couleur blanche (l'équivalent du away-jersey, ndlr). Ayant été affecté par le mauvais accueil de Marseille, la décision est souvent considérée comme émanant directement de Mussolini. Alors que la maglia nera (chemise noire) avait été portée par l’équipe d’étudiants victorieuse à Berlin, c’était la seule fois qu’elle apparaissait dans une compétition internationale sous cette couleur. Présentant un Fascio Littorio loin d'être subtil sur la poitrine gauche, c'était une représentation directe du régime et un "deux doigts" indubitable pour tous les manifestants antifascistes (note de traduction: en anglais, l'expression "two fingers" est souvent l'équivalent du V de victoire). La foule "manifestement hostile" fut réduite au silence par une confortable victoire italienne 3-1 (contre la France, ndlr). Comme le quotidien fasciste Il Popolo d'Italia l'a reporté, l'équipe a réalisé sa meilleure performance du tournoi: "C'est l'Italie -la chemise bleue avec le bouclier de Savoie et le Fascio Littorio sur la poitrine- qui a gagné le droit de disputer la finale à Paris", (après sa victoire 2-1 contre le Brésil en demie finale, ndlr). Pour le régime fasciste, l'importance de la victoire était évidente. Mais au-delà des lauriers darwinistes qui ont associé la réussite à la régénération apparente de la race italienne "fasciste", il y avait aussi ces rumeurs de corruption durant la CdM 1934 qui devaient être balayées. Tel un désespoir, une légende urbaine fut développée autour d'un télégramme apparemment envoyé à l'équipe par Mussolini, juste avant la finale, avec la simple instruction "Vaincre ou Mourir". Sans surprise, le gouvernement ne l'a pas archivé parmi d'autres dépêches étrangères et Rava ne lui a pas non plus accordé tant de crédit que ça. "Non, non, non, ce n'est pas vrai. Il a envoyé un télégramme nous souhaitant bonne chance, mais jamais «gagner ou mourir»." Parfois, la vérité fait obstacle à une bonne histoire. Lors de la finale jouée contre la Hongrie, alors qu'elle était à égalité 1-1, l'Italie a montré sa classe avec 20 minutes de football largement acclamé au cours desquelles elle a marqué deux buts, obtenu le titre et a apparemment conquis la foule. Rava a déclaré: "Au cours de ces 20 minutes de jeu spectaculaires, ils ont oublié leurs préjugés politiques et ethniques". La finale se termina par 4-2. Pour leurs efforts, chaque membre de l'équipe a été récompensé par une prime de 8 000 lires (environ trois mois de salaire) et une médaille d'or fasciste donnée par Mussolini lors d'une réception de 15 minutes au Palazzo Venezia à Rome. Chose intéressante, étant donné sa mégalomanie et son enthousiasme pour la domination mondiale, le "sportif n°1 de l'Italie" n'a jamais levé le trophée lui-même. Le fascisme avait déjà les yeux rivés sur un troisième trophée consécutif en 1942, mais le déclenchement de la seconde guerre mondiale mit un terme à ce rêve. Après la chute du régime en 1943 et la libération de l'Italie 18 mois plus tard, Pozzo effectua la transition entre la dictature et la République démocratique. Il est resté entraîneur italien jusqu'en 1948 et a continué à écrire pour La Stampa jusqu'à sa mort 20 ans plus tard. Mais pour tout le talent incontestable de l'Italie et son succès sans précédent, les signes politiques d'une chemise noire (note traduction: le journaliste fait un jeu de mot car black shirt peut se traduire par chemise noire ou maillot noir) et d'un double salut romain qui ont incarné la montée du football italien sous le fascisme étaient extraordinaires, en particulier dans le contexte de la France à l'époque et de ce qui allait arriver. Le fascisme a peut-être gagné la bataille de l'intimidation sur le terrain, comme l'avait dit Pozzo, il perdrait bientôt la guerre et la chemise noire ainsi que le salut romain seraient consignés dans l'un des moments les moins édifiants (note de traduction: l'adjectif "edifying" est utilisé pour qualifier quelque chose qui va vous être bénéfique. Il faut prendre le mot édifiant au sens propre et non au sens ironique) mais ouvertement politiques de la Coupe du Monde et de la FIFA. "Sport Italia" de Simon Martin, publié en 2011 par IB Tauris, raconte l'histoire de l'Italie moderne à travers la passion nationale du sport. Traduit de The Guardian par Alex_j pour Internazionale.fr