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  1. Imaginez faire partie de l'un des plus grands clubs de l'un des principaux championnats européens. Avant le début de la saison, vous vous asseyiez et discutiez en salle de conférence de ce qui constituerait une bonne saison et de ce que vous considéreriez comme une mauvaise. Finir dans la deuxième moitié du tableau, se rapprocher beaucoup plus de la relégation que vous ne l'imaginiez relèverait-il de la rubrique désastre ? Gagner l'une des compétitions européennes majeures ferait-il de la saison un succès ? Notre Inter a réussi à faire les deux en 1993-1994 dans un cas de schizophrénie calcio à une échelle épique. Voici le récit de cette saison incroyable où notre Inter aurait réussi l’exploit de gagner la coupe de l’UEFA tout en étant reléguée. Il y a des victoires qui sont la digne conclusion d'une saison extraordinaire, le résultat de belles performances avec de belles équipes qui restent dans l'histoire pour leur invincibilité, cet aura des équipes gagnantes. Il y a ensuite d'autres victoires. Des victoires qui apparaissent comme une tache blanche, comme une sorte de vengeance, dans une toile grise qui contient les quelques et rares hauts et les très nombreux bas d'une saison entière. Mais ces victoires sont destinées à résonner également dans l'éternité. Il s'agit de la Coupe UEFA remportée par l'Inter lors de la saison 1993-1994. Dans une année au cours de laquelle la célèbre équipe qui "n'a jamais été en Serie B" est restée en Serie A grâce à un seul petit point, ce petit point qui fait toute la différence entre les équipes légendaires et moyennes ou anonymes. L'Inter, après avoir plus ou moins moyennement terminé le cycle allemand avec une amère huitième place, s'est appuyée lors de la saison 1992-1993 sur Osvaldo Bagnoli, le célèbre entraîneur de Vérone, champion surprise en 1985, tout en investissant sur Sammer et Pancev. Le premier fut un flop, le deuxième fut victime d'incompréhensions et de contresens et ne sera pas tout à fait au diapason des Nerazzurri et de Ruben Sosa, le nouveau pivot de l’attaque interiste. Les résultats sont immédiats : malgré un départ avec le frein à main pas complètement desserré, l'Inter est arrivée deuxième tout en touchant dans certaines situations le Scudetto. Ruben Sosa est le pilote incontesté de notre voiture avec 20 buts en 28 matchs. L'Inter décide également d'investir dans Jonk et Bergkamp pour tenter de renforcer l'équipe et aspirer à des résultats plus prestigieux. Mais, malheureusement parce que c’est l’Inter, cela n'arrivera pas. Et cela en raison des innombrables matchs décevants du Néerlandais non volant appelé ainsi pour sa peur légendaire historique de voler. En Coupe UEFA, cependant, les résultats sont différents lors des premiers tours, Dennis Bergkamp apparaît possédé et marque d’un formidable ciseau retourné dont on ne se souvient pas assez, ciseau avec lequel il anéantit le Rapid Bucarest (3-1, 2-0). Au tour suivant, quoique difficilement, l’Apollon Limassol a été éliminé. Cette remontée subie, 0-2 à 2-2, au retour sur le sol chypriote apparaît immédiatement comme une sonnette d'alarme (score final 3-3, l’Inter ayant gagné 1-0 à l’aller), comme un manque de stabilité non seulement tactique, mais aussi dans le contexte environnemental et corporatif noir et bleu. Hé oui, on paye l'absence de Nicola Berti, pivot au centre, absent pour blessure. En huitièmes de finale les nerazzurri affrontent Norwich et c'est certainement l'Inter, tant à l'aller qu'au retour, impose son jeu en gâchant cependant plusieurs occasions. Le risque de subir un revers en Angleterre au retour était grand (1-0, 1-0). Au match aller, c'est un formidable tir de Ruben Sosa qui a causé le penalty pour Bergkamp dans un match globalement ennuyeux. Au retour pourtant, après un penalty refusé, c'est toujours le Néerlandais qui au cours d'une redoutable contre-attaque punit le gardien adverse d'une formidable frappe du pied droit au second poteau. Berkamp ouvre les portes des quarts grâce à ses deux buts. Il et semble sauver Bagnoli, plus que jamais sur la sellette. Le verbe sembler, en effet, est bien à propos car en février, Bagnoli est limogé pour être remplacé par Gianpiero Marini, ancien joueur de l’Inter du titre 1979-1980. Il est ainsi jeté dans la mêlée pour entraîner l'un des plus importants clubs de football d'Italie. Pour expliquer ce limogeage, rappelons qu’à Noël, l'Inter était cinquième de la Serie A en n'ayant perdu que trois matchs sur seize. Les performances n'étaient pas excellentes, mais on s'attendait à ce que la seconde moitié de la saison soit meilleure que la première, une conviction renforcée par le retour de Berti après une longue blessure. Cependant, ce qui suivit après Noël a été une séquence de résultats… disons bizarres. Parmi les cauchemars comme la défaite 1-0 à Reggiana, il fallait le faire, il y a eu de très bonnes performances comme les victoires consécutives contre Foggia et à Cremonese. Ce qui a achevé Bagnoli, ce sont dix jours terribles au cours desquels l'Inter est sortie de la Coppa Italia à la Sampdoria, un match nul miraculeux à domicile contre Cagliari avant la défaite contre la Lazio. Ernesto Pellegrini en avait assez vu et Bagnoli a été licencié. L'Inter occupait la sixième position de la Serie A et rien n’était donc perdu. Mais Piacenza était un endroit difficile à atteindre et une défaite 2-1 là-bas suivit. Bien que peu souhaitable, elle n'a pas représenté une catastrophe lors du premier match de Marini. Ce qui était inquiétant, c'était que des points étaient inexorablement perdus sur la route. Plus vous en perdez, moins il faut en perdre. Doucement mais sûrement, l'Inter glissait vers le fond du tableau. Mais en Europe et de manière totalement inexplicable, l'Inter de Marini s'avère aussi écrasante que celle de Bagnoli et le quart de finale en est la preuve. Cette fois ci, l'adversaire de l'Inter est le Borussia Dortmund, un gros morceau. Il s'agit, en fait, du Borussia Dortmund d'Ottmar Hitzfield, parmi lesquels dans les rangs se trouve le susmentionné Sammer, qui entre-temps était passé directement dans les rangs allemands. Ce BvB est la colonne vertébrale du futur vainqueur de la Juventus de Lippi en Champions League, trois ans plus tard. Le quart de finale se joue le 1er mars, le Borussia Dortmund démarre très fort, et Zenga se retrouve immédiatement à devoir faire des sauvetages incroyables sur Karl-Heinz Riedle. L'Inter a pris l'avantage à la 33e minute, grâce au but de Jonk d’une froideur chirurgicale. Jonk, peu après, à la 36e minute, remet ça. L'Inter est mortelle en contre-attaque et un but valable de Dell'Anno est annulé pour un hors-jeu inexistant. Le Borussia Dortmund réduit l'écart, Schulz profitant d'une erreur de Zenga lors de sa sortie. Pour conclure cette soirée européenne mémorable, Shalimov marqua à la 89e minute, d'une contre-attaque d'école conclue par une passe décisive de l'habituel Ruben Sosa. Belle victoire 3-1 en Allemagne. Le 15 mars, au match retour, c'est l'Inter qui joue avec le feu, encaissant des buts de Zorc et Ricken qui rouvrent la danse et remettent en selle le BvB. L'Inter cherche désespérément un but, un but qui calmerait les eaux torrentielles, un but qui les sauverait. Malheureusement, Bergkamp frappe sur le poteau qui vibre dans l'âme des supporters qui craignent alors le pire. La réponse de Dortmund ne s'est pas fait attendre, l'ancien de service frappant une barre transversale avec un gauche furieux qui semble se briser comme l'espoir du Borussia Dortmund. Espoir définitivement anéanti par le but de Manicone qui, en contre-attaque, exonère l'Inter de la pire agonie possible, donnant aux nerazzurri l'accès à la demi-finale de la Coupe UEFA. En championnat ? Hé bien, une descente en enfer, un avion tombant lentement mais sûrement. Une victoire 1-0 à domicile contre l'Udinese en difficulté prendrait une importance capitale à la fin de la saison alors que l'Inter perdait ses quatre prochains matches pour ne rester qu'à deux points au-dessus de la zone de relégation. Un derby milanais très disputé avait vu le nul jeté par la fenêtre à cause de Daniele Massaro marquant en fin de match. Heureusement, les joueur de Lecce étaient dociles pour une victoire 4-1, une victoire qui fera finalement la différence entre la survie et l'impensable. Retour en coupe UEFA. L'adversaire, en demi-finale de la coupe UEFA, est Cagliari, un Cagliari étonnant capable d'éliminer la Juventus de Trapattoni via une double victoire, qui bénéficie de l'immense et incontesté talent de Luis Oliveira qui avait amené les Sardes vers ce but inattendu, ainsi que d'avoir disponible un joueur inconnu à l'époque, un joueur qui sera plus un excellent entraîneur, Massimiliano Allegri. La demi-finale arrive à un moment compliqué pour l'Inter. En effet, elle vient subir cinq défaites consécutives et s'apprêtant également à subir la sixième. A Cagliari, le 30 mars, l'Inter s'est inclinée 3 à 2, tête de Fontolan et avec tir de Ruben Sosa, qui toucha le poteau avec un coup franc de 40 mètres. Mais rien ne peut faire face à la performance et la personnalité de Cagliari, qui avec Oliveira, Criniti, Pancaro s'offre une victoire historique qui semble enterrer une Inter malade… mais qui a tout de même inscrit deux buts à l'extérieur et qui même si elle saigne abondamment, n’est pas morte. A son retour, au Meazza, le 12 avril, l'Inter a réalisé une performance vraiment mémorable, prenant l'avantage avec le penalty de Bergkamp en première mi-temps, puis doublant la mise avec une action conclue par Berti. La cerise sur le gâteau de cette inoubliable soirée européenne est le but de Wim Jonk, l'habituel Wim Jonk. La victoire de l'Inter signifie une finale, une finale qui peut marquer le rachat d'une saison pas encore désastreuse mais proche de l'abîme. N’oublions pas que les nerazzurri sont toujours en lute avec pour éviter de tomber en Serie B. La finale est contre Salzbourg et le match aller se joue à Vienne le 26 avril. Salzbourg fait tout pour gagner cette Coupe, mais ce soir-là sera nerazzurro. Minute 35, coup franc sur l'aile droite pour l'Inter, Ruben Sosa voit l’appel de Berti, sa marque de fabrique, qui est servi, et marqua au deuxième poteau. C'est le deuxième but de Berti en finale européenne et ce but, comme dans le cas de la Coupe UEFA 1990-1991, s'avérera gagnant. En attendant, l'Inter, toujours menacée de relégation, doit s'imposer pour être sûre de rester comme toujours dans son histoire en Serie A. Ils jouent contre la Roma qui se bat pour une place en Europe. Et c'est la Roma qui a pris les devants, avec un but de Giannini. La situation est renversée par Fontolan, et l'âme de l'Inter, Nicolino Berti. La Roma a égalisé avec des buts de Cappioli à la 80e minute. Il faut attendre le dernier tour, lors du derby entre Parme et Pacienza pour sauver définitivement l'Inter du cauchemar de la Serie B. En effet, le 0-0 sauva notre équipe qui perdit contre la Dea 2-1 lors de la dernière journée. A son retour à Milan, le 11 mai 1994, l'Inter cherchait le but qui bouclerait définitivement les comptes et remporterait sa deuxième Coupe UEFA. Mais les occasions sont plusieurs fois gâchées. Ensuite, c'est Salzbourg qui s'est montré devant, touchant le poteau et stoppé par l'un des meilleurs Walter Zenga de tous les temps lors de son dernier match sous notre maillot. On arrive alors à l'acte final : minute 62, il y a encore une énième contre-attaque noire et bleue, avec Ruben Sosa servant Jonk, qui d'une feinte esquive son marqueur direct et, après s'être approché de la surface, marque d'un tir et donne la seconde Coupe UEFA dans l'histoire de l'Inter. Une Coupe UEFA qui, dans une saison marquée par le gris très foncé d'un gros échec, apparaît comme une tache blanche éclatante. Mais elle aura mis fin à une époque, celle de Pellegrini, au crépuscule avant l'arrivée de Massimo Moratti en 1995, qui à son tour écrira d'autres pages indélébiles de l'histoire de nerazzurra. Peut-être qu'en le lisant maintenant, c'est ainsi que nous comprenons le football maintenant alors que nous ne réalisions pas pleinement ce qu'était cette saison. C'est comme si une équipe comme Udinese et Sssuolo dans une saison classique ou normale luttant pour ne pas être reléguée, parvenait à battre et à éliminer en Ligue Europa des équipes comme: Tottenham, Arsenal, Atletico Madrid. Des équipes que l'on retrouve désormais en Ligue des Champions. Inutile de dire, la joie d'une telle conclusion, pour tous les supporters de l'Inter qui la portent encore dans leur cœur. C'était plein de rebondissements, de cauchemars en triomphes historiques en mois, semaines, jours. Ce n'est pas un hasard si nous sommes Interista depuis ou malgré cette année-là. C'était la saison la plus folle de toutes, c'était la saison de la "Pazza Inter". Texte alex_j.
  2. La Serie A dans les années 1990 était inondée d'argent, de drames et de résultats carrément déconcertants. Mais rien n'était plus dramatique ou déconcertant que notre Internazionale chérie pendant cette décennie. Tout au long des années 1990, notre Inter a terminé deux fois deuxième du championnat, remporté la Coupe UEFA trois fois, a failli être reléguée 1994, a battu le record de transfert deux fois, a eu 13 managers différents et n'a jamais remporté de trophée national. Incroyable non ? C'est ainsi que notre club favori a réussi à se tirer une balle dans le pied pendant une décennie entière. Voici la chronologie de l’Inter des années 90 rapportée par Eion Smith en Janvier 2019 sur le site Tale of Two Halves. L’Inter des allemands Sous la direction de Giovanni Trapattoni, l'Inter avait remporté le Scudetto en 1989 grâce à ses Allemands Lotthar Matthaus et Andreas Brehme et aux buts d'Aldo Serena. Le changement pour faire entrer l'Inter dans les années 90 consistait à remplacer le partenaire de Serena, l'Argentin Ramon Diaz, par un autre Allemand sous le nom de Jurgen Klinsmann. Malgré l'adaptation immédiate de Klinsmann à l'Italie (meilleur buteur de l'Inter avec 15 buts toutes compétitions confondues) et une victoire en Supercoppa au début de la saison, 1989-1990 verrait l'Inter terminer troisième du championnat et sortir tôt de la Coppa Italia et de la Coupe d'Europe. Une grande partie de cela peut être attribuée aux luttes de Klinsmann et Serena pour développer un partenariat cohérent ainsi que les champions Napoli et Milan (qui remporteraient la Coupe d'Europe) étant beaucoup trop forts. La Coupe du monde 1990 verra les trois Allemands de l'Inter revenir en tant que champions du monde et les espoirs étaient grands pour que l'équipe de Trapattoni puisse donner le coup d'envoi et remporter un autre Scudetto. Propulsée par un Matthaus inspiré du milieu de terrain, l'Inter était bien en lice pour le Scudetto avec le Milan et la Sampdoria. Cependant, les défaites en fin de saison contre la Sampdoria puis le Genoa ont anéanti leurs espoirs de titre et ont donné à la Samp leur premier et, à ce jour, le seul titre de Serie A. Une certaine consolation a été trouvée en Coupe UEFA alors que l'Inter a battu la Roma 2-1 au cumulé en finale. Les 16 buts de Matthaus ont été la clé de la troisième place de l'Inter en championnat tandis que les 18 de Klinsmann dans toutes les compétitions ont aidé à remporter la Coupe UEFA. Les choses semblaient bonnes pour l'Inter, mais tout était sur le point de changer très soudainement… comme d’habitude pourrait on dire. Trap-ée dans une ornière L'été 1991 a vu Trapattoni prendre la décision de quitter l'Inter pour la Juventus. Le choix du président Ernesto Pellegrini pour remplacer le légendaire patron ? Corrado Orrico. Une rapide recherche sur Google de M. Orrico vous dit que c’est mérité car il a presque fait un miracle au petit Lucchese la saison précédente. Le club toscan est passé si près de la promotion en Serie A en 1991 que cela a suffi à convaincre Pellegrini de céder les rênes de l'Inter à Orrico… mais… Ça ne s'est pas bien passé ! Orrico aurait fait passer Lotthar Matthaus de son habituel 8 à 5 et aurait complètement perdu le vestiaire. Les divisions au sein de l'équipe ont commencé à être profondes et certains résultats assez médiocres n'ont pas aidé les choses. La forme scintillante de Matthaus et Klinsmann avait disparu, les buts se tarissant et une défense apprivoisée en Coupe UEFA s'est terminée tôt par l'équipe portugaise de Boavista. Avec Orrico pataugeant, l'Inter pataugeait, il a été licencié au début de 1992 et remplacé par la légende de l'Inter Luis Suarez. Suarez a peu ajouté à l'équipe alors que les choses allaient d'une catastrophe à une autre. Le cas le plus éloquent est survenu lors du match nul 1-1 à Naples lors de la 25e journée lorsque Stefano Desideri a égalisé pour l'Inter et a commencé à célébrer en pointant Suarez sur la touche et en faisant signe qu'il était un "connard" à plusieurs reprises. Suarez a dû être retenu par Matthaus et d'autres comme cela s'est produit et Desideri a été suspendu par l'Inter. L'Inter terminerait la saison huitième avec une défaite à domicile en fin de saison contre un Cremonese déjà relégué, résumant parfaitement sa saison. Les Allemands out L'été 1992 a vu Pellegrini décidé de repartir à zéro avec l'Inter. Suarez et le trio allemand Brehme, Matthaus et Klinsmann sont partis. Le manager du Genoa Osvaldo Bagnoli et de nouvelles stars étrangères sous la forme de Darko Pancev, Igor Shalimov, Matthias Sammer et Ruben Sosa ainsi que la star d'Italia 90 Toto Schillaci sont venues. Cette décision fut inspirée, l'Inter domina une bonne partie de la Serie A en 1992-1993, grâce aux buts de l'Uruguayen Sosa. Ses 20 buts en championnat ont maintenu le rythme de l'Inter avec le Milan, qui était presque à son apogée sous Fabio Capello. Sammer était également impressionnant, mais une lutte pour s'adapter à la vie italienne l'a amené à partir en janvier, bien que l'ancien homme de Foggia, Shalimov, l’ait aidé. Cependant, l'Inter classique a frappé tout au long de la saison et leur a coûté le Scudetto. Une défaite 3-0 en début de saison à Ancône était l'une des quatre seules défaites de la saison, mais elle était particulièrement choquante étant donné qu'Ancône finirait deuxième relégué et encaissera 73 buts dans le processus. Une défaite 2-0 à Parme lors de leur avant-dernier match sonnerait finalement le glas de leurs espoirs de titre. Une autre préoccupation était la confiance dans les buts de Sosa. Schillaci n'a réussi que six buts en championnat malgré un jeu constant, tandis que la signature de la machine à buts du Red Star Pancev a été un désastre absolu. Bagnoli n'aimait pas le style de jeu de Pancev et les deux se sont constamment disputés tout au long de la saison, Pancev n'ayant réussi qu'un seul but en championnat. L'Inter avait besoin de renforts. Les Hollandais in Pellegrini n'était en aucun cas en mesure de dépenser autant que ses rivaux du Milan ou ses rivaux historiques, la Juventus, mais l'Inter a quand même pu faire sensation sur le mercato si nécessaire. 7 millions de livres sterling ont été posés par Pellegrini à l'été 1993 sur l'attaquant de l'Ajax Dennis Bergkamp et il a rapidement été rejoint par son compatriote Wim Jonk. Notons que l’Inter copia le Milan. Les espoirs étaient grands mais, dans une moindre mesure que Pancev, l'Inter a eu du mal à tirer le meilleur parti de ses nouvelles stars néerlandaises. Bergkamp serait en fait le meilleur buteur avec 18 en 93/94, mais seulement 8 en Serie A car l'état d'esprit défensif de Bagnoli a étouffé la créativité et les compétences du légendaire Néerlandais. L'Inter a également eu du mal dans la ligue avec une seconde moitié de saison d'horreur les entraînant dans un sérieux combat contre la relégation !! Et oui, pour la première fois de son histoire, l’Inter pouvait descendre. Rappelez-vous, c'était une équipe qui venait de dépenser des millions pour Dennis Bergkamp et ils luttaient contre la relégation. À l'approche de l'hiver, à seulement quatre points de l'AC Milan, l'Inter ne récolterait que 11 points de plus lors des 17 derniers matchs pour terminer un point au-dessus de la zone roue en 13e position. Les 16 buts de Ruben Sosa en championnat ont permis aux Nerazzurri de ne pas tomber avec une victoire en fin de saison contre Lecce qui s'est avérée particulièrement cruciale. La baisse de forme a coûté son poste à Bagnoli en février et il a été remplacé par Giampiero Marini. Heureusement pour Marini, l'Inter était toujours en lice en Coupe UEFA et le nouvel homme à la tête de la pirogue a mené l'équipe jusqu'en finale grâce aux 8 buts de Bergkamp dans la compétition. Ils affronteraient les Autrichiens du Casino Salzburg (aujourd'hui Red Bull Salzburg) et un seul but de Nicola Berti et Wim Jonk à chaque match suffirait à assurer une deuxième Coupe UEFA à l'Inter en quatre ans. 1994 verrait l'Inter remplacer Marini par l'ancien entraîneur de Naples Ottavio Bianchi et remplacer le gardien de but de longue date Walter Zenga par Gianluca Pagliuca de la Sampdoria pour un record mondial pour un gardien de but. Bianchi aiderait l'Inter à se stabiliser après la tourmente de la saison précédente, mais l'histoire de 1994-1995 n'a jamais vraiment eu à voir avec le football. L'Inter finirait sixième, luttant pour les buts, mais ce n'était pas la nouvelle. La nouvelle était dans la salle de conférence. Salut Massimo ! En mars 1995, il a été annoncé que Massimo Moratti remplacerait Ernest Pellegrini en tant que président de l'Inter. Le mandat de Pellegrini avait duré un peu plus d'une décennie et avait vu une victoire de Scudetto et la signature de quelques grands joueurs, mais les résultats des dernières années laissaient beaucoup à désirer. Moratti est venu avec de l'ambition. Il voulait rendre l'Inter aussi grande que Milan et la Juventus et ne connaissait qu'une seule façon de le faire : dépenser, dépenser, dépenser. Le premier été de Moratti en charge a vu les arrivées de Roberto Carlos, Paul Ince, Javier Zanetti, Marco Branca et l'adolescent le plus cher du monde Caio Ribeiro ainsi que le départ de Bergkamp pour Arsenal. Ça ne s'est pas bien passé au départ. Bianchi est devenu le premier de nombreux limogeages de Moratti, à peine quatre matchs dans la saison après une défaite à Naples tandis que son remplaçant, Luis Suarez de retour pour un autre mandat a duré sept autres. Avec l'Inter enracinée au bas de tableau, Moratti a opté pour le patron anglais/suisse Roy Hodgson dans ce qui serait l'un de ses premiers choix les plus astucieux. Hodgson a présidé à une reprise de forme qui a éloigné l'Inter des problèmes de relégation et dans la course pour une place européenne. Il comprenait une série de cinq victoires. L'Inter de Hodgson a également écrasé le club de Padoue 8-2 à domicile pour ajouter un moment fort à son mandat. Gratter la qualification pour la Coupe UEFA en septième était quelque chose à célébrer compte tenu des débuts de l'Inter, mais c'était la troisième saison consécutive où l'Inter était loin d'être en tête de la Serie A. Reconstruite et prête L'été 1996 a vu l'Inter commencer à se préparer pour une progression soutenue dans le classement. Roberto Carlos est parti pour le Real Madrid après s'être brouillé avec Hodgson sur sa place sur le terrain, mais il a été remplacé par Alessandro Pistone ainsi que les arrivées de Youri Djorkaeff, Aron Winter et Ivan Zamorano. Les hommes de Hodgson ont été constants toute la saison, ne perdant que cinq fois en championnat et obtenant des résultats pour terminer troisième pour leur meilleur résultat depuis 1993. La première saison de Djorkaeff l'a vu marquer 14 buts en championnat tandis que Maurizio Ganz a bien travaillé avec 11. Surtout, l'Inter a terminé juste six points derrière la Juventus, ce qui était un signe que les choses allaient bien sous Hodgson. Leur campagne européenne était également prometteuse. Après avoir éliminé Guingamp, Graz AK, Boavista, Anderlecht et Monaco, tout ce qui empêchait l'Inter de remporter une troisième Coupe UEFA dans les années 90 était l'équipe allemande de Schalke dirigée par Huub Stevens. C'était la dernière fois que la finale de la Coupe UEFA se disputait sur deux manches et c'était un drame, un vrai comme l’Inter sait les faire. Le match aller a été joué en Allemagne au Parkstadion de Schalke où les Allemands gagneraient grâce à un but de Marc Wilmots. Le match retour au Meazza a été une affaire tendue qui a été prolongée tardivement par un but de Zamorano. Malgré la perte de Salvatore Fresi sur un carton rouge à la 89 e minute, l'Inter est allée aux tirs au but. La foule attendait. Pagliuca était un sauveur de penalities, donc c'était sûrement dans le sac. Ben non, bien au contraire ! Ingo Anderbrugge, Olaf Thon et Martin Max ont marqué les trois premiers pour Schalke et seul Youri Djorkaeff a marqué pour l'Inter. Cela a laissé à Wilmots la tâche de faire rouler le ballon dans le coin pour faire tomber le rideau sur le règne de Hodgson à l'Inter. Après le match, l'Anglais a été bombardé par toutes sortes de critiques et Moratti l'a viré, vexé par la défaite finale. Luciano Castellani a repris les deux derniers matchs de la saison de Serie A, assurant à l'Inter la troisième place. En vérité, Moratti n'a été contrarié que pendant un petit moment car l'élan positif de la saison 96/97 et une impasse contractuelle à Barcelone signifiaient qu'il serait très rapidement remonter le moral. Son médicament… Il Fenomeno L'été 1997 a vu Luigi Simoni se faire confier le poste de manager après le départ de Roy Hodgson et, pour assurer une amélioration par rapport à la saison précédente, Moratti a battu le record du monde de transfert. Il n'y avait qu'un seul homme qui en valait la peine à l'époque : Ronaldo. Avec le meilleur joueur du monde, les espoirs étaient grands que l'Inter puisse construire sur les fondations que Hodgson avait posées et remporter le Scudetto. L'Inter a encore été renforcée par les signatures de Taribo West, Diego Simeone, Alvaro Recoba, Francesco Moriero, Paulo Sousa et Ze Elias. L'Inter commencerait la saison de manière incroyable, ne perdant aucun match jusqu'à son dernier match de 1997 à Udine. Ils ouvriraient 1998 avec une victoire sur les principaux rivaux au titre, la Juventus, mais l'Inter classique a frappé à certains des pires moments. Les défaites à domicile contre Bari et Bologne lors des 16e et 19e journées ont été extrêmement coûteuses pour leur titre. Cependant, la Juventus ne s'éloignerait jamais de l'Inter à aucun moment de la saison. Les matchs nuls étaient le problème de la Vieille Dame (ils finiraient la saison avec 11) et, alors que l'Inter trébuchait en février et mars, la Juve n'a jamais vraiment pu capitaliser et s'éloigner. Après la défaite de l'Inter à Parme début mars, les Nerazzurri ont remporté six victoires d'affilée pour se rapprocher d'un point de la Juve. Cela comprenait une victoire décisive 3-0 dans le derby contre une équipe de Milan en difficulté, une victoire à l'extérieur contre la Roma et une revanche sur l'Udinese. Avec seulement quatre matchs à jouer, l'Inter était à 65 points en deuxième position tandis que la Juve était en tête du peloton mais seulement un point devant. Le match 31 a vu l'Inter se rendre à Turin. L'arrivée de Ronaldo avait conduit à des duels individuels qui avaient retenu l'attention du monde entier. Lorsque la Juventus et l'Inter se sont affrontées, le récit est devenu Ronaldo contre Del Piero. Les deux attaquants étaient considérés comme les meilleurs du monde et étaient au sommet absolu. En janvier, on avait vu Ronaldo subir un traitement brutal de la part des défenseurs de la Juve, mais il aiderait pour le but vainqueur de Djorkaeff. Cette fois, ce ne serait pas la beauté qui gagnerait la partie. La Juventus a pris les devants alors que Del Piero a attrapé le ballon sous ses pieds dans la surface avant de scorer dans un angle fermé. Ce fut un moment de qualité individuelle et d'impudence de la part de l'Italien alors qu'une rencontre amère et décousue faisait rage autour de lui. Edgar Davids et Simeone étaient particulièrement désireux de se donner des coups de pied, mais aucune véritable controverse ne s'est produite en première mi-temps. Ce serait la seconde mi-temps où les choses tourneraient au vinaigre pour l'Inter. Alors que le jeu devenait de plus en plus capricieux et que le patron de la Juve, Marcello Lippi, était heureux de s'en tenir à un 1-0, l'Inter obtint un coup franc. Le long ballon pour Ronaldo reviendrait au remplaçant Ivan Zamorano qui a trébuché dans la surface. Cela fut OK pour Ronaldo qui l'a pris dans la foulée et l'a frappé à l'intérieur. Le Brésilien et le défenseur Mark Iuliano sont entrés en collision et Ronaldo est tombé. Tout le monde s'est arrêté pour un coup de sifflet de l'arbitre Piero Ceccarini… qui n’est jamais arrivé ! Dans les secondes qui s'étaient écoulées, la Juve en avait profité et Del Piero recevait le ballon dans la surface. Taribo West est venu et l'a poussé dans le dos. Ceccarini a indiqué l'endroit et a énervé toute l'équipe de l'Inter. Luigi Simoni a été renvoyé dans les tribunes, Pagliuca est sorti de son but alors que Zamorano et d'autres ont fait irruption et harangué l'arbitre. Ils ne pouvaient pas croire qu'aucune pénalité n'était donnée à l'autre bout du terrain, pour Ronaldo ! Del Piero verrait son penalty sauvé par Pagliuca mais l'Inter ne serait pas en mesure de capitaliser à cause d’Angelo Peruzzi. Le mal était pourtant fait. La Juve assurerait le titre dans l'avant-dernier match grâce à l'effondrement tardif de l'Inter à Bari et remporterait le titre par cinq points. Les fans de l'Inter ont été laissés là à fulminer sur ce qui aurait pu être un nouveau titre. L'Inter connaîtra le succès en 97/98, encore une fois en Coupe UEFA. Disposant de Neuchâtel Xamax, Lyon, Strasbourg, Schalke et Spartak Moscou, ils ont battu la Lazio 3-0 à Paris pour remporter leur troisième Coupe UEFA des années 90. C'est un match dont on se souvient le plus pour la performance sensationnelle de Ronaldo, son troisième but ainsi que celui de Javier Zanetti. Moratti se tire une balle dans le pied L'été 1998 a vu Ronaldo au bord de l'immortalité avant que la nuit fatidique précédant la finale de la Coupe du monde ne change un peu la donne. Il était toujours terriblement brillant, mais il n'était pas invincible. Cela a continué dans la saison 1998/99. Moratti a sanctionné un autre été de grandes entreprises pour tenter d'obtenir un Scudetto. Roberto Baggio, Nicola Ventola, Andrea Pirlo, Dario Simic, Sebastian Frey et Mikael Silvestre. L'Inter a eu du mal alors que les genoux de Ronaldo ont commencé à lui poser des problèmes. Le Brésilien ne commencerait que 19 matchs de championnat toute la saison (marquant 14 buts dans le processus) mais ne pourrait jamais soutenir pleinement une série de matchs. Alors que l'équipe se débattait sur le terrain, Moratti, avec son doigt sur la gâchette, est devenu très nerveux. Quatre défaites lors des 11 premiers matches de championnat, dont une défaite 5-3 à domicile contre la Lazio et Simoni a été licencié au grand désarroi des supporters de l'Inter. Il a été remplacé par le Roumain Mircea Lucescu qui a duré jusqu'au début de 1999 avant que Luciano Castellani puis Roy Hodgson ne reviennent pour essayer de sauver la saison. À ce moment-là, cependant, quatre managers et un chaos total avaient conspiré pour laisser l'Inter s'effondrer à la huitième place, un étonnant 24 points derrière ses rivaux du Milan. Une série de deux points en six matchs le tout couronné par une défaite 4-0 à la Samp ainsi qu'une défaite 2-0 contre la petite Salernitana. Même une course en C1 jusqu'aux quarts de finale ne pourrait pas sauver cette saison. Moratti voulait quelque chose de grand pour ramener l'Inter au sommet. Ce quelque chose est venu sous la forme de l'entraîneur Marcello Lippi. L'Inter a passé l'été 1999 à déchirer son équipe pour faire place à un autre été de dépenses. Silvestre, Pagliuca, Ventola, Djorkaeff, Winter, Ze Elias, Simeone, Sousa et West sont sortis. Le capitaine et légende du club Giuseppe Bergomi a également pris sa retraite cet été. La nomination de Lippi était conditionnée à une chose, signer Christian Vieri. Il faudrait un autre record du monde pour le faire, mais Moratti était heureux de conclure le contrat de 32 millions de livres sterling avec la Lazio pour l'attaquant. Vieri a été rejoint dans les arrivées par une foule de noms, Angelo Peruzzi, Luigi Di Biagio, Fabrizio Ferron, Christian Panucci, Grigoris Georgatos, Laurent Blanc, Cyril Domoraud, Adrian Mutu, Clarence Seedorf et Vladimir Jugovic. Dans l'esprit de Moratti, cela aurait dû être la saison, mais le règne de Lippi a été un désastre dès le départ. Il s'est immédiatement engrainé avec Roberto Baggio et a constamment cherché à le saper à chaque occasion, notamment en refusant de le jouer alors que tous les autres attaquants étaient absents pour longues blessures. Cette liste de blessés comprenait Ronaldo pendant la majeure partie de la saison, le Brésilien ne jouant que 8 matchs toute la saison en raison de problèmes de genou. Les 18 buts de Vieri sont survenus en seulement 24 matchs, tandis que les problèmes persistants avec Baggio signifiaient qu'une forte confiance était placée sur Alvaro Recoba et Zamorano, plutôt incohérents, au détriment des résultats. Il y avait de l'espoir à l'approche du millénaire alors que les hommes de Lippi entamaient une campagne de Coppa Italia qui les voyait affronter la Lazio en finale. La campagne décevante de la ligue avait vu Lippi commencer à ressentir le froid de Moratti et il avait précipité Ronaldo pour la finale. Le grand retour du Brésilien a duré six minutes avant qu'il ne s'effondre sur le gazon et soit absent pendant près de deux ans. Vieri avait déjà perdu une blessure à la cuisse qui lui coûterait également une place à l'Euro 2000, donc la pression était vraiment forte lorsque la finale de la coupe a été perdue. À l'approche de la dernière journée de la saison, l'équipe de Lippi devait gagner à Cagliari pour participer à un barrage pour la dernière place en Ligue des champions avec Parme. C'était littéralement le travail de Lippi sur la ligne. Au fil de l'histoire, il a refusé de jouer à nouveau avec Baggio et ne s'est tourné vers lui que tard lorsqu'il a réalisé que son équipe allait perdre des points. Baggio a marqué une fois et en a créé un autre pour assurer cette place en barrage. Lippi était désespéré de gagner, alors il a mordu la balle et a choisi Baggio dès le départ contre Parme. "The Divine Ponytail" a travaillé sa magie, marquant deux fois pour donner à l'Inter une victoire 3-1 et assurer une place en Ligue des champions, le travail de Lippi et son départ de l'Inter pour clôturer une décennie chaotique. Conclusion La période de sous-performance de l'Inter dans les années 1990 est une leçon sur les effets négatifs d'être un excité de la gâchette dans vos décisions. Le nombre d'entraîneurs et la saveur des joueurs du mois sont vraiment remarquables. C'est un club qui a battu le record de mercato deux fois en trois ans, mais qui n'a pu terminer deuxième que deux fois en Serie A et a failli être reléguée une saison. Pensez aux noms qui se sont révélés en bleu et noir, Ronaldo, Bergkamp, Blanc, Pirlo, Djorkaeff, Pagliuca, Jonk, Winter, Simeone, Zamorano, Pancev, Ince, Roberto Carlos, Brehme, Klinsmann, Matthaus. L'Inter était un endroit où certains des meilleurs et des plus prometteurs du monde allaient se faire payer et voir leur carrière patauger dans de nombreux cas. Les malheurs de l'Inter ont été une leçon sur la nature inconstante du football. Leur réponse à tout était de changer de manager et d'acheter plus de stars. Qu'est-ce que ça nous a apporté ? Une décennie de frustration. Traduction alex_j.
  3. Ceci est la traduction de ''The Heartbreak of Ronaldo at Internazionale'' par Blair Newman (non, rien à voir avec Victor) paru sur le site These Football Times le 18/09/2018. L'article retrace le bref passage de Ronaldo chez nous. Ronaldo était plus force de la nature que footballeur. Il était un dribbleur irrépressible, un coureur puissant et un finisseur d'une précision infaillible. En Italie, le terme « fantasista » est strictement réservé aux meneurs de jeu, mais il s'appliquait aussi à cet attaquant brésilien, qui était une pure fantaisie. En effet, sa combinaison de vitesse fulgurante et de carrure trapue était quelque chose que l'on ne voyait généralement que dans la réalité virtuelle. Il était l'attaquant PlayStation que chaque joueur a créé, à un moment ou à un autre, juste pour nous faire sentir ce que cela ferait d'être aussi aussi imparable sur un terrain. Les opposants ne pouvaient que regarder et espérer, les défenseurs étaient rendus obsolètes. Ronaldo, à son apogée, était une hallucination collective d'un football devenue réalité. Cependant, le 12 avril 2000, il avait l'air terriblement humain. Après des mois d'absence pour cause de blessure, il est revenu sur le terrain ce jour-là afin d'essayer de renverser un match. L'Inter Milan menait la Lazio par deux buts à un lors du match aller de la finale de la Coppa Italia et ils avaient besoin de leur superstar. Mais, alors qu'aucun simple marqueur ne pouvait l'empêcher de marquer, seul son propre corps le pouvait. Ronaldo a cherché à courir vers la défense de la Lazio. Les attentes ont augmenté alors que cette icône, cette force irrésistible, a commencé à prendre de l'ampleur. Le ballon était, collait à ses pieds et la surface de réparation était proche, ce qui signifiait, selon toute vraisemblance, qu'un but se profilait à l'horizon. Pour les fans de l'Inter, ces moments étaient porteurs d'espoir. Mais dès que les rêves d'un égaliseur sont apparus, ils se sont à nouveau évanouis au milieu d'un spectacle déchirant. Après avoir fait signe de tourner à droite, le genou droit de Ronaldo s'est plié. Il tomba rapidement au sol en serrant sa jambe droite, pleurant de douleur. Immédiatement, les joueurs de la Lazio qui, quelques secondes auparavant, l'avaient craint ont cherché à l'aider, agitant les bras en l'air pour une assistance médicale. Alors que Ronaldo a été emporté sur une civière, l'espoir des Interisti a été définitivement anéanti. L'Inter a perdu 2-1. Le Milan était l'équipe à battre en Italie du début au milieu des années 1990. Après avoir conservé la Coupe d'Europe en 1990 sous Arrigo Sacchi, Fabio Capello a pris les rênes en 1991 et a mis en place un style de jeu fonctionnel mais passionnant qui les a vus remporter trois Scudetti successifs et démanteler la Dream Team du Barcelone de Johan Cruyff 4-0 en 1994. Et, après un titre de la Juventus de Marcello Lippi en 1995, ils sont revenus au sommet de la hiérarchie de la Serie A l'année suivante. Non seulement le Milan de Capello avait l'une des meilleurs défenses de tous les temps, composée de Franco Baresi et Paolo Maldini, mais ils ont été douchés de stars étrangères grâce aux millions de Silvio Berlusconi. Marcel Desailly patrouillait sans relâche au milieu de terrain, Zvonimir Boban créait et Dejan Savićević faisait sa magie entre les lignes. Les Rossoneri avaient tout pour plaire, et leurs grands rivaux citadins ne pouvaient que les regarder avec envie. L'Inter était «l'autre» équipe milanaise pendant cette période, leur forme vacillant de manière erratique alors qu'ils rebondissaient de course au titre au néant du milieu de tableau avec une vitesse déconcertante. Cependant, en 1995, Massimo Moratti est devenu président du club et, dans le but de rajeunir ce géant malade (rappelons qu'on a failli descendre en 1994, ndlr), a dépensé beaucoup d'argent sur le marché des transferts. Paul Ince a été l'un des premiers à arriver, signant de Manchester United, et au cours des deux années suivantes, l'Anglais a été rejoint par un cortège de nouveaux joueurs passionnants. L'Inter a fait venir Youri Djorkaeff, Iván Zamorano, Aron Winter, Nwankwo Kanu , Benoît Cauet et Diego Simeone dans leurs tentatives de concourir à nouveau pour le Scudetto. Et puis il y a eu Ronaldo. À seulement 20 ans, le Brésilien était déjà de renommée internationale au moment où l'Inter a payé des frais de transfert record de 13,2 millions de livres sterling pour l'emmener de Barcelone en juin 1997. Dans toutes les compétitions au cours de son année avec les géants catalans, il a marqué 47 buts en 49 matchs, s'appuyant sur les 54 en 57 sorties du PSV Eindhoven au cours des deux années précédentes. En plus de cela, il avait été couronné Joueur mondial de l'année de la FIFA en 1996, devenant ainsi le plus jeune détenteur de ce prix. Ronaldo n'était pas simplement une signature; il était une déclaration. À une époque où bon nombre des meilleurs joueurs du monde entier se retrouvaient en Serie A, les meilleurs avaient choisi l'Inter comme prochaine destination. Le malheur était passé, la morosité était levée. Moratti avait financé l'accord pour mettre fin à l'attente, l'Inter ne serait plus "l'autre" équipe de Milan. Ils ne ressentiraient plus le besoin de maudire Berlusconi. Les rôles, semblait-il, tournaient. Les six premiers mois ont été étonnamment prévisibles, ce qui est étrange pour l'Inter. Ronaldo a marqué des buts. Et l'Inter a gagné des matchs, régulièrement. Les Nerazzurri sont restés invaincus lors des 12 premiers matches de 1997-1998 et, à mi-parcours de la saison, avaient un point de retard sur la Juventus dans la course au titre. De plus, ils avaient battu leurs rivaux turinois au Meazza grâce à une frappe de Djorkaeff. Le fournisseur du but? Ronaldo ! Ignorant Paolo Montero et évitant Ciro Ferrara, son centre a laissé son coéquipier français avec la plus facile des finitions. Luigi Simoni, nommé entraîneur-chef à l'été 1997, avait galvanisé l'équipe, construisant une unité de contre-attaque rapide et réactive avec Ronaldo comme centre d'attaque. "Il Fenomeno" était le seul joueur de l'Inter chargé de ne pas s'occuper de la phase défensive, agissant comme un phare pour les transitions offensives de l'Inter avec son rythme, sa force et sa course agressive. L'adaptation si rapide de Ronaldo aux limites tactiquement détaillées et défensivement résolues du calcio était remarquable, tout comme sa capacité à réaliser les fantasmes d'un club, propriétaires et fans inclus, qui aspirait si désespérément à une période de succès. Sa prise en charge du fardeau était d'autant plus impressionnant compte tenu du calibre de ceux qui avaient échoué avant lui; lorsqu'il a conservé son statut de joueur mondial de l'année de la FIFA en 1997, il a vu la concurrence de Roberto Carlos et Dennis Bergkamp, deux anciens joueurs de l'Inter qui ont connu une meilleure fortune personnelle après avoir quitté le club. Après une mi-saison mouvementée, les hommes de Simoni ont remporté six matches de championnat consécutifs, Ronaldo marquant dans chacun. Cette séquence de forme comprenait une victoire 3-0 sur Milan au cours de laquelle le joueur a trouvé le chemin des filets avec un superbe lobe. Ce fut l'un des nombreux moments exceptionnels de son superbe premier mandat. Mais, cruellement, la première saison de Serie A de Ronaldo et de l'Inter se terminerait dans l'acrimonie plutôt que dans la célébration. Essentiellement, la course au Scudetto s'est résumée à un match : le Derby d'Italie entre la Juventus et l'Inter. Ils se sont rencontrés au Stadio delle Alpi avec quatre matches à jouer et avec un seul point les séparant au sommet de la Serie A. Les tensions étaient fortes tout au long du match alors que des défis robustes et de jolis plongeons ont ponctué ce choc spécial des titans du football italien; Simeone a été clouté par Edgar Davids, tandis que Ronaldo a été à plusieurs reprises nié du ballon par des marqueurs intransigeants. Alessandro Del Piero a donné l'avantage à la Juventus en première mi-temps avec un beau tir. Cela a forcé une riposte de l'Inter, qui savait que la défaite signifierait un écart de quatre points. Mais, malgré tous leurs efforts, un but égalisateur ne viendrait pas. Et, à seulement 20 minutes de la fin, il y a eu une éruption de controverses. Ronaldo, faisant irruption dans la surface de réparation de la Juventus, a été mis en échec sans pitié par Mark Iuliano après avoir poussé le ballon au-delà du défenseur central italien. Mais le penalty n'est pas venu. L'arbitre Piero Ceccarini a laissé le match se poursuivre et, alors que l'équipe locale lançait une contre-attaque, il s'est retrouvé à fuir les protestations bruyantes. Quelques secondes plus tard, il a sifflé, cependant, pointant vers l'endroit après que Del Piero ait été stoppé par un coup de pied inopportun de Taribo West. Simoni et ses joueurs ont eu du mal à contenir leur indignation et, même si le pénalty a été sauvé par Gianluca Pagliuca, le sentiment d'avoir été trompé s'est poursuivi alors que la Juventus a remporté le match et, par la suite, a remporté le titre. Loin des affaires intérieures controversées, Ronaldo a ébloui la compétition continentale, aidant l'Inter à la finale de la Coupe UEFA où il a battu la Lazio à lui tout seul. Il était injouable pour l'équipe romaine, frappant la barre avec un tir de loin avant de sceller une victoire 3-0 après avoir tranquillement contourné Luca Marchegiani pour marqué dans le but vide. Pourtant, malgré la finale victorieuse, la saison 1997-1998 de l'Inter a été imprégnée d'un sentiment d'injustice. Qu'est-ce qui aurait pu être ? C'est la question que tous les fans de l'Inter doivent se poser en silence lorsqu'ils réfléchissent aux années Ronaldo. Sa première campagne avait été enivrante. Même les défenses italiennes les plus acharnées se sont retrouvées dans son sillage. Son style de dribble, une avalanche d'enjambements, de feintes, de rebondissements exécutés d'un coup et à la vitesse de l'éclair, était envoûtant. Son explosivité était une véritable merveille, mais même alors, son corps était apparemment dans une lutte constante pour se suivre. En 1998-1999, les blessures ont commencé. Il n'a joué que 28 fois et marqué 15 buts, soit moins de la moitié de ce qu'il avait réussi lors de son premier voyage en Serie A. L'Inter a glissé à la huitième place du championnat. Les entraîneurs allaient et venaient, et une normalité décevante a repris. Ronaldo s'est rompu un tendon au genou droit le 21 novembre 1999 lors d'un match de championnat contre Lecce. Il est parti déterminé à revenir plus fort, mais à ce stade, le poids des espoirs du club, l'éclat des médias et les accords de sponsoring lucratifs étaient trop lourds à gérer. Il est revenu lors de la finale de la Coppa Italia 2000, émergeant avec impatience du banc des remplaçants, suppliant son corps de se conformer à ses exigences. Mais sa remontée d'un enfer très personnel n'a duré que sept minutes. Écrasé par l'une de ses propres feintes, il y avait un désespoir troublant dans le traumatisme du joueur. Auparavant, le nom de Ronaldo évoquait une aura féroce. Le monde avait regardé avec impatience chacun de ses contacts. Maintenant, le monde regardait toujours, mais cette fois avec horreur. Il était enclin, il était fragile et, à 23 ans, son avenir était incertain. D'innombrables opérations ont suivi dans le but de le ramener à son meilleur niveau, mais il manquerait l'intégralité de la saison 2000-2001 alors que l'Inter terminait cinquième. Ronaldo remonterait, mais pas avec l'Inter. Et l'Inter finirait par mettre fin à sa longue attente d'un Scudetto, mais pas avec Ronaldo. Le partenariat entre le joueur et le club a finalement été une attente insatisfaite mais, ne serait-ce que pour une courte période, il a produit des résultats spectaculaires. Nous sommes le 3 mars 1998 et Ronaldo est là où il aime être: la surface de réparation adverse. C'est le quart de finale aller de la Coupe UEFA et l'Inter affronte Schalke. Johan de Kock regarde attentivement, se chuchotant sans doute : « Gardez les yeux sur la balle ». Olaf Thon arrive pour aider son coéquipier. Ronaldo voit venir l'Allemand et récupère le ballon. De Kock sort une jambe gauche effrayée, mais Ronaldo traîne à nouveau le ballon hors de vue. Puis, avec Thon empiétant par derrière, il muscade de Kock. Trois secondes, trois mouvements subtils, deux défenseurs sans ballon. Ronaldo continue. Les fans de l'Inter regardent avec espoir. Traduction alex_j via thesefootballtimes.co.
  4. Qui sera le quatrième attaquant à entrer dans l'Inter Hall of Fame? Il y en a 31 parmi lesquels choisir et ils ont chacun de bonnes raisons d'être pris en considération. Nous parlons bien sûr des attaquants en lice pour entrer au Hall of Fame, avec la phase de vote en cours. Ils aspirent à rejoindre le trio de Ronaldo, Giuseppe Meazza et Diego Milito, qui seront toujours des légendes de l'Inter. Les candidats couvrent toutes les époques de l'histoire du club et ont tous laissé une marque indélébile sur l'Inter. Samuel Eto'o pourrait-il suivre Milito? Alors que l'attaquant camerounais n'a joué pour le club que pendant deux saisons, il a inscrit 53 buts en 102 apparitions et a joué un rôle clé dans les matchs cruciaux de la Ligue des champions contre Chelsea et Barcelone en 2010. Cependant, il y a beaucoup plus à choisir! Nous remontons dans le temps pour nous souvenir de certains des joueurs qui ont fait de la ligne d'attaquant de l'Inter l'une des meilleures d'Europe. Cela inclut Adriano l'empereur, qui n'était pas seulement un joueur de classe mondiale, mais était également adoré par les fans qui l'ont toujours soutenu. Ensuite, il y a Christian Vieri, le neuvième meilleur buteur de l'histoire du club avec 123 réalisations à son actif. Son complice depuis de nombreuses années, Alvaro Recoba, qui invoquait régulièrement la magie avec son pied gauche, figure également sur la liste. L'Argentine a deux représentants des équipes de l'Inter qui ont remporté le Scudetto et la Coppa Italia dans les années 2000: Julio Cruz et Hernan Crespo. Alors que Ronaldo était le roi à la fin des années 1990, c'est son partenaire de frappe Ivan Zamorano qui a remporté le premier match de la finale de la Coupe UEFA 100 % italienne à Paris en 1998, contre la Lazio. Marco Branca et Maurizio Ganz ont mené la ligne pour les Nerazzurri avant le duo Sud Américain, avec Ruben Sosa et Dennis Bergkamp lors du succès de la Coupe UEFA en 1994. Plus tard, Jurgen Klinsmann a rejoint l'Inter en tant que champion en titre et a renvoyé le club vers sa première Coupe UEFA en 1991. Il y a certainement une place sur la liste pour Aldo Serena, qui faisait partie de l'équipe du record en 1988-1989. Alessandro Altobelli, le deuxième meilleur buteur du club derrière Meazza, est également en lice, avec sa série de buts entre 1977 et 1988 aidant les Nerazzurri à remporter le Scudetto une fois et la Coppa Italia deux fois. L'attaquant restera dans les mémoires pour son but lors du succès de l'Italie à la Coupe du monde 1982, mais ses 209 buts pour l'Inter lui vaudront-ils une place au HoF ? En remontant plus loin dans le temps, Roberto Boninsegna, Jair da Costa, Istvan Nyers et Benito Lorenzi avaient tous des attributs différents, mais leur sens du but a aidé à définir différentes périodes de l'histoire du club. Aux côtés de Pietro Anastasi, Carlo Muraro, Angelo Domenghini, ces quatre-là ont une chance de gagner une place au HoF. Les 143 buts de Lorenzi avec l'Inter le placent au sixième rang du classement des buteurs de tous les temps, avec Nyers juste derrière lui en septième position après avoir inscrit 133 buts en 182 apparitions pour le club. Le jeu maraudeur de Jair a aidé l'Inter à remporter la Coupe d'Europe pour la deuxième fois, le Brésilien remportant le vainqueur lors de la finale de 1965. Les 173 buts de Boninsegna pour les Nerazzurri entre 1969 et 1976 signifient qu'il occupe le troisième rang des buteurs. Gino Armano, Mauro Bicicli, Renato Cappellini, Leopoldo Conti, Pietro Ferraris II, Umberto Guarnieri et Umberto Visentin III sont quelques-uns des noms qui remontent à plusieurs générations aux débuts du club, mais trois en particulier méritent d'être mentionnés. Luigi Cevenini III était un buteur implacable qui a réussi 158 buts en 190 apparitions, se classant cinquième au classement des buteurs. Ermanno Aebi le rejoint dans le top 10 avec 106 buts en seulement 142 matchs. Enfin, les lunettes d'Annibale Frossi sont entrées dans l'histoire, tout comme ses buts qui ont aidé l'Italie à remporter le succès olympique en 1936. L'attaquant est devenu un entraîneur à succès et un journaliste estimé. Traduction alex_j via le site officiel.
  5. Cette série d'articles nous rappelle les joueurs dont nous avons (peut-être) oubliés, qu'un jour, ils ont porté notre maillot noir et bleu. A travers eux on refait l'histoire, on discute et on dissèque leur temps à l'Inter ainsi que le reste de leur carrière. Retrouvez l'ensemble des articles de cette série ici : Les visages oubliés de l'Inter. Nous arrivons à la dernière partie de notre série consacrée aux joueurs oubliés de l'Inter. Cette semaine arrive le tour de l'attaquant néerlandais Dennis Bergkamp qui a passé deux ans avec les Nerazzurri. Bergkamp a pris la voie traditionnelle de commencer sa carrière en club avec l'Ajax alors qu'ils faisaient la transition de Rinus Michels à Johann Cruyff. Après s'être fait sa place dans l'équipe première, Bergkamp est devenu le pilier d'une équipe qui a remporté l'Eredivise, la Coupe KNVB, la Coupe UEFA (1992, ndlr) et également la Coupe des vainqueurs de Coupes (1987 et finaliste en 1988, ndlr). Individuellement, il est devenu une machine à marquer. Bergkamp a marqué plus de 20 buts toutes compétitions confondues au cours de ses trois dernières saisons avec l'Ajax, ce qui fera attirer l'attention sur lui. Comme pour de nombreux joueurs sortis de l'académie de l'Ajax, une offre qui ne pouvait pas être refusée est arrivée. L'Inter a dépensé 7,1 M£ pour transférer Dennis aux côtés de son coéquipier Wim Jonk. Il est dit que Bergkamp a refusé le Real Madrid et la Juventus pour signer avec l'Inter car il estimait que le style de jeu interiste lui convenait mieux. Cela semblait certainement exact alors que Bergkamp a fait un bon et cohérent début avec l'Inter, faisant partie d'une attaque à trois aux côtés de Salvatore Schillachi et Ruben Sosa. L'entraîneur de l'Inter, Osvaldo Bagnoli, a rapidement commencé à bricoler avec l'équipe et la pression a commencé à monter à mesure que les résultats étaient de plus en plus mauvais. En Serie A, l'Inter plongea à mi-saison. Cela aboutit au limogeage de Bagnoli qui a été remplacé par Gianpiero Marini, vainqueur de la Coupe du monde 1982. L'Inter a terminé à une choquante 13e place pour la saison 1993-1994, juste à un point de la relégation, mais pour Bergkamp, tout n'était pas si mal. Sur la scène européenne, l'Inter a réussi à remporter la Coupe UEFA, battant l'Autsria Salzbourg en matchs aller et retour, Bergkamp étant nommé joueur du tournoi après ses huit buts. Malgré un début difficile à l'Inter alors qu'ils peinaient durement en Serie A, Bergkamp a réussi 18 buts toutes compétitions confondues et de nombreux fans Nerazzuri espéraient qu'il y avait plus à venir. La campagne suivante a cependant apporté un désastre à l'attaquant néerlandais alors qu'il commençait à devenir une cible pour les médias italiens lorsque l'Inter pataugeait. Ottavio Bianchi a pris les devants pour la campagne 1994-1995 et la forme de l'Inter en Serie A n'a vu qu'une amélioration minime. Bergkamp est sorti d'une Coupe du Monde avec un certain nombre de blessures et a eu du mal à faire son entrée dans la formation de départ. Les médias ont commencé à spéculer sur son avenir et l'ont ciblé pour avoir l'air absent ou peu concerné sur le terrain et ont critiqué sa réticence à participer à des interviews après les matchs. Après un certain nombre de performances médiocres, les médias ont commencé à le qualifier d'« âne ». Un titre nommant leur « âne de la semaine » attribué au pire joueur de la journée a été changé en « Bergkamp de la semaine ». L'Inter s'est ralliée pour terminer la saison à la sixième place mais n'a pas réussi à conserver sa Coupe UEFA. Sur une note personnelle, Bergkamp a produit un maigre retour consistant à cinq buts en championnat et sont donc venues des questions sur son avenir. À l'été 1995, Massimo Moratti a achevé sa prise de contrôle du club et a concrétisé sa vision d'une refonte totale de ce dernier. Il y a eu de nombreuses pertes chez les entraîneurs et joueurs, car Moratti a provoqué des changements substantiels et Bergkamp est devenu l'un d'entre eux. L'Inter a vendu le Néerlandais à Arsenal pour 7,5 M£, réalisant un bénéfice. Bergkamp n'a jamais regardé derrière lui. Malgré sa peur de prendre l'avion, lui faisant manquer certains matchs à l'extérieur, Bergkamp a été un énorme succès dans le nord-ouest de Londres. Il a fait partie de la célèbre équipe des Invincibles d'Arsenal en 2003/2004 et a remporté trois FA Cup. Bergkamp a également marqué un but d’anthologie en Premier League pour détruire le Newcastle de Nikos Dabizas en 2001. À sa retraite en 2006, Bergkamp a vu son image ajoutée au mur des légendes au tout nouveau Emirates Stadium d'Arsenal. Pour son pays, il a terminé avec un record impressionnant de 37 buts internationaux en 73 sélections pour les Oranje. Comme beaucoup d'autres au cours de cette série, Dennis Bergkamp a connu le succès après son départ de l'Inter. Sa carrière à Arsenal et à l'Ajax et ses exploits pour son pays font de Bergkamp l'un des attaquants les plus doués et les plus respectés du football moderne. Sa capacité à jouer et à contribuer aux buts l'a amené à plaider pour que les attaquants soient plus que de simples "empileurs". Encore une fois, il arrive au mauvais endroit et au mauvais moment : un changement managérial dans un monde pré-Moratti et faire partie de l'équipe qui a obtenu le pire classement en Serie A n'a pas aidé à sa réputation. Si Bergkamp avait été un "Moratti-player", il aurait peut-être réussi à rester un an de plus et à faire ses preuves. Un autre cas fou d'un joueur qui ne correspondait tout simplement pas aux rayures bleues et noires à un instant donné. ®alex_j - internazionale.fr
  6. Le rôle d'un gardien de but de réserve est, peut-être, une tâche ingrate: s'entraîner toute la semaine, sachant que vous passerez presque certainement le match enraciné sur le banc de touche. Lorsqu'une chance se présente, elle est souvent due au malheur des autres. Mais après tout, le malheur des uns fait le malheur des autres. A la veille de l'Euro 2000, Francesco Toldo a eu sa grande chance. Avant le tournoi, il semblait inconcevable que quelqu'un d'autre que Gianluigi Buffon soit entre les poteaux Azzurri. Pourtant, lors de leur dernier match d'échauffement contre la Norvège, quelques jours à peine avant l'ouverture du tournoi contre la Turquie, Buffon s'est cassé un doigt et a été exclu de la campagne. Comme Angelo Peruzzi avait déjà refusé d'être remplaçant, Toldo a été placé sous les feux de la rampe. Ses circonstances avaient été nettement différentes quelques semaines plus tôt. L'entraîneur italien et légende des gardiens Dino Zoff avait dit à Toldo qu'il ne serait que le troisième choix, destiné à ne jouer aucun, ou peu de, rôle lors de l'Euro 2000. Ce n'était pas la première fois que Toldo n'avait pas été convaincu. "A Milan, ils n'ont jamais vraiment cru en moi. Ils m'ont prêté à Vérone, Trento et Ravenne avant que la Fiorentina n'intervienne. Je n'ai jamais eu la chance de prouver ce que je pouvais faire, mais à la Fiorentina, j'ai eu cette occasion." En trois ans à Milan, il n'a jamais fait une apparition, mais avec La Viola, il s'est imposé comme l'un des meilleurs stoppeurs italiens de sa génération. Malgré cela, la promotion de Toldo du côté des Azzurri en 2000 a laissé beaucoup de gens déçus. Christian Vieri avait également été exclu du tournoi et, comme c'est souvent le cas, l'Italie n'était que peu considérée par la majorité. Mais, de façon typique, ils ont défié toutes les pronos sur la plus grande scène. Trois victoires en trois matches de groupe ont vu la confiance monter en flèche. La phase de groupes de Toldo était cependant loin d'être fluide et évidente. Lors du premier match contre la Turquie, gardé en mémoire pour le spectaculaire coup de pied d'Antonino Conte, le gardien de la Fiorentina était fautif. Il n'a pas réussi à stopper un but de son futur coéquipier de l'Inter, Okan Buruk. Toldo a été sauvé par un penalty de Filippo Inzaghi (victoire 2-1, ndlr). Le match suivant a vu l'Italie affronter la Belgique, co-hôte, à Bruxelles. Toldo a effectué une série d'arrêts avec un score de 1-0, ce qui s'est avéré crucial. Le bel effort de Stefano Fiore a scellé la place de l'Italie dans les huit équipes qualifiées. Dans leur dernier match de groupe, l'Italie était la deuxième équipe qui bâta la solide équipe suédoise. Une fois de plus, Toldo a prouvé la différence. Il a produit un certain nombre d'arrêts de qualité pour stopper les tirs Freddie Ljungberg et Henrik Larsson. Un but tardif d'Alessandro Del Piero a complété le "smash and grab" (victoire 2-1 avec le but de Del Piero à la 88e, ndlr). Les quarts de finale ont vu l'Italie affronter la Roumanie. Après avoir été à 2-0 à la mi-temps, les Azzurri ont fait face à une pression croissante malgré l'expulsion de Gheorghe Hagi lors de son dernier match pour le pays. Toldo a bien fait de stopper Adrian Mutu, entre autres, pour préserver une clean sheet. Cependant, beaucoup pensaient que la course de l'Italie allait s'arrêter. Une demi-finale contre les Pays-Bas, qui avaient battu la France en phase de groupes à Amsterdam était considérés comme un pont trop loin pour les hommes de Zoff. Mais ce devait être la meilleure heure pour Toldo. Les gardiens de but brillent souvent lorsque leur équipe est dos au mur. Rarement, cependant, une équipe est sur la défensive pendant 120 minutes, très rarement. Mais en vérité, les Néerlandais ont dominé l'Italie. Dennis Bergkamp a touché le poteau tôt avant que Gianluca Zambrotta ne soit expulsé pour deux cartons jaunes consécutifs. À peine quatre minutes plus tard, Patrick Kluivert a obtenu un penalty discutable, mais Toldo a produit un arrêt impressionnant pour stopper la tentative Frank de Boer. Un deuxième pénalty a suivi mais à cette occasion, Kluivert n'a tiré que pour voir son effort renvoyé par le poteau. Toldo fut bel et bien battu mais au fur et à mesure que le match avançait, il est resté fort pour stopper les tentatives de Giovanni van Bronckhorst, Marc Overmars et le remplaçant Clarence Seedorf. Toldo jouait dans ce qui s'est avéré être un 13e international chanceux pour l'Italie près de cinq ans après ses débuts en Croatie (8 Octobre 1995, 1-1 contre la Croatie, ndlr). En 13 matchs, Toldo n'avait concédé que six buts, un record remarquable. Alors que l'arbitre Markus Merk sifflait pour la fin des prolongations, Toldo avait déjà produit des miracles pour maintenir l'Italie dans le tournoi. Désormais, lors des tirs au but, il a eu la chance de devenir un héros national. Le premier coup de pied était une réplique de la première mi-temps alors que Toldo sauvait le tir de De Boer. Toldo n'avait besoin de rien faire quand Jaap Stam a explosé. Alors que les Pays-Bas s'effondraient, l'Italie était presque irréprochable, caractérisée par le remarquable cucchiaio de Francesco Totti. Au fur et à mesure que Paul Bosvelt s'avança, il devait marquer pour garder les co-hôtes dans leur propre tournoi. Mais Toldo en a fait un autre pour sceller et bien sauver la plus improbable des victoires. Du jour au lendemain, Toldo était le toast de l'Italie. Mais tu ne l'aurais pas su. Alors qu'il recevait son prix d'homme du match, il a été interrogé sur ses exploits lors des différentes fusillades: "Je ne sais pas comment j'ai arrêté ces tirs", a-t-il répondu, et il a quitté la scène. Ses exploits avaient organisé une confrontation à Rotterdam contre la France, qui avait écarté les Azzurri de la Coupe du monde deux ans plus tôt. Contrairement à leur performance contre les Pays-Bas, l'Italie a surclassé les champions du monde et a mené à juste titre par Marco Delvecchio. Toldo n'avait pas grand-chose à faire avant la 94e minute lorsque le remplaçant Sylvain Wiltord glissa le ballon sous le gardien désespéré des Azzurri. L'Italie a été terrassée. À seulement sept minutes des tirs au but, David Trezeguet a brisé le cœur des Italiens en marquant le but en or. Une fois de plus, Toldo avait été battu de près et n'aurait rien pu faire de plus. Le rêve de l'Italie était cruellement terminé alors que la France célébrait des victoires consécutives dans des tournois majeurs. Après ses exploits héroïques et ses clean sheets, Toldo a été nommé à juste titre dans l'équipe du tournoi. Mais lui et ses coéquipiers avaient raté le prix ultime. Avance rapide de six ans et lorsque l'Italie a mis fin à ses 24 ans d'attente pour un titre international, c'est un autre héros improbable qui a volé la vedette. La défense de l'Italie a été cruciale en Allemagne en 2006. Le capitaine Fabio Cannavaro a produit des performances remarquables et irait remporter le Ballon d'Or. Fabio Grosso a fait la une des journaux pour son but dramatique en demi-finale contre l'Allemagne ainsi que pour le penalty de la victoire en finale. Mais lors de leur dernier match de groupe contre la République tchèque, l'Italie était dans les cordes, sonnée. Incertain de sa place dans les 16 derniers, l'équipe de Marcello Lippi a subi un coup cruel. L'élégant Alessandro Nesta a subi une récidive à la cuisse qui l'exclurait du reste du tournoi. En avançant Marco Materazzi, collectivement les fans des Azzurri ont pris une profonde inspiration mais leurs craintes n'étaient pas fondées. Hé oui, Materazzi a marqué contre la République tchèque pour sceller la qualification de l'Italie mais a ensuite été sévèrement expulsé contre l'Australie après un incident qui l'a vu commettre une faute sur son propre joueur. Le défenseur de l'Inter est ensuite revenu avec son partenaire Cannavaro contre l'Allemagne en demi-finale alors que l'Italie résistait à un barrage pour atteindre la finale à Berlin. L'Italie a de nouveau affronté la France dans une finale majeure. Dans un match serré et tactique, Materazzi jouerait le premier rôle dans ce drame. Il a commis une faute sur Florent Malouda pour le penalty précoce de la France et a rapidement égalisé, belle tête. En prolongation, il était au centre d'une dispute avec Zinedine Zidane qui a vu l'icône française se retirer du football avec son infâme coup de tête. Materazzi s'est arrangé pour tirer son penalty lors de la séance alors que l'Italie devenait quatre fois championne du monde. Comme Toldo, Materazzi avait tiré le meilleur parti du malheur de quelqu'un d'autre pour devenir un élément central d'une campagne réussie des Azzurri. Toldo et Materazzi sont ensuite devenus coéquipiers de l'Inter. Après l'arrivée de Julio Cesar en 2005, Toldo a joué en deuxième violon du Brésilien mais était heureux de prendre du recul et de rester avec le club plutôt que de partir. En mai 2010, il s'est retiré du match. Alors que Materazzi pleurait avec Jose Mourinho dans les rues de Madrid, Toldo était, comme pour une grande partie de sa carrière, en arrière-plan: il était un remplaçant pour la dernière étape du triplé historique de l'Inter. Toldo avait sans aucun doute plus de talent que ne le suggèrent ses 28 sélections internationales, même si avec l'émergence du légendaire Buffon, il était au mauvais endroit au mauvais moment. Pourtant, lors d'un été doux en 2000, Toldo était certainement au bon endroit au bon moment. Et comme Materazzi six ans plus tard, il a profité de son improbable opportunité. Ce texte est une traduction de "Francesco Toldo: Italy’s unlikely hero" par Richard Hinman publié sur gentlemanultra le 20 Avril 2017.
  7. Lors d'une émission Twitch sur la chaîne d'Alessandro Cattelan, Nicola Berti a évoqué Nicolo Barella, la Juventus et ses souvenirs. Sur Nicolo Barella. "Nous sommes un peu similaires, j'aime beaucoup Barella. Il est beaucoup plus technique que moi, puis il a l'esprit de compétition, l'envie, l'intensité. Il est mon idole absolue." La Juventus va revenir? "La Juve ne peut plus nous rattraper. Quelques matchs de plus sont nécessaires et ensuite nous commencerons à nous rapprocher un peu plus de ce que nous attendions depuis tout ce temps. Ne soyons pas trop confiants, cependant. Le fait que nous ne jouions plus contre la Juventus avant l'avant-dernière journée est mieux, mais je veux que la course au titre se termine plus tôt, je ne veux pas souffrir jusqu'à la fin." Sur cette Inter. "À part la première partie de la saison où l'équipe a été éliminée de la Ligue des champions, je dirais que ça s'est très bien passé." Le meilleur joueur avec qui il a joué. "Ronie (Ronaldo), bien sûr." Berti a parlé des buts préférés qu'il a marqués pour l'Inter. "Mes buts préférés? Ceux marqués dans le derby de Milan. Il y a ce but dans lequel j'ai dit aux Rossoneri que je marquerais un but et je l'ai fait. Les derbies ont-ils été les plus beaux rendez-vous? À l'époque, nous ne nous parlions pas pendant une semaine, puis nous faisions la paix les uns avec les autres en équipe nationale. Pendant la Serie A, il y avait un défi avant les matchs: je me souviens que nous nous sommes échauffés dans les gymnases, pas sur le terrain, et les joueurs frappaient des balles de l'autre côté pour ennuyer les autres. Avec d'autres équipes, nous avons failli nous chauffer avant les matches." Berti a continué à se remémorer certains de ses anciens coéquipiers. "Bergkamp? Nous avons remporté une Coupe UEFA ensemble, il m'a fourni des passes décisives. Il était phénoménal techniquement mais ne s'intégrait pas bien." "Ruben Sosa? Il était très gentil et techniquement très fort." "Igor Shalimov? J'entends souvent parler de lui, il est entraîneur en Russie." "Darko Pancev? Pour moi, il était très fort, il est venu la mauvaise année. Il a été incompris, il a rejoint une équipe qui n'a pas bien fait, mais pour moi, il était plus fort que Pippo Inzaghi." "Djorkaeff? J'entends toujours parler de lui tout le temps. L'autre jour, je l'ai appelé avec des amis pour son anniversaire et j'ai chanté la chanson que les fans de Nerazzurri lui chantaient." Le meilleur entraîneur avec lequel il a travaillé? "Giovanni Trapattoni. J'ai passé plusieurs années avec lui et j'ai remporté le Scudetto du record (en 1989, ndlr). Trapattoni était comme un père, il sait parler et a beaucoup d'humour."
  8. Cet article est une traduction partielle de l'interview de Dennis Bergkamp donnée au média fourfourtwo qui se focalise principalement sur les parties interiste. L'intégralité de l'interview en anglais est disponible ici https://www.fourfourtwo.com/features/dennis-bergkamp-one-one-i-never-expected-be-arsenal-11-years#:yyoqtY4ih1HMJA Dennis Bergkamp a passé 2 saisons à l'Inter, 1993-1995, où il a fait 74 apparences pour 22 buts. Les questions sont en italiques alors que les réponses sont entre guillemets. Une centaine de buts, meilleur buteur de la ligue néerlandaise pendant trois saisons consécutives ... vous êtes passé d'un excellent buteur à l'Ajax à un marqueur de beaux buts pour le reste de votre carrière. Qu'est ce qui a changé? "Mon rôle a changé. À l'Ajax, vous saviez que vous auriez cinq occasions par match. À l'Inter, vous aviez de la chance si vous en aviez une. Et à Arsenal, j'étais toujours plus à l'aise de jouer derrière un attaquant, juste à l'extérieur de la surface. Ce n'était pas ma qualité d'aller dans la surface au bon moment et de tirer. J'ai toujours été étonné par des joueurs comme Ian Wright. Il était incroyable à ça." J'ai entendu Johan Cruyff essayer de vous persuader de ne pas rejoindre l'Inter. Pourquoi? "Il ne l'a jamais dit de cette manière, mais il voulait que je le rejoigne à Barcelone. Il n'arrêtait pas de me dire toutes les équipes où ne pas aller, laissant Barcelone comme la seule restante! J'ai toujours eu l'impression que j'irais en Italie, le plus grand championnat de l'époque. Je ne voulais pas aller à Milan car Gullit, Van Basten et Rijkaard y étaient déjà. C'était soit à la Juventus ou à l'Inter. Nous avions eu une meilleure impression des gens de l'Inter. Ils ont fait beaucoup de promesses et j'ai découvert plus tard que c'est quelque chose qu'ils ont fait beaucoup. Ils m'ont dit: "Nous allons jouer plus offensifs." Ils l'ont fait, mais seulement pour le premier mois! Ce n'était pas ce que j'espérais. Mais l'Italie était bonne pour mon développement. J'ai appris à être plus professionnel, à jouer contre deux ou trois défenseurs et à jouer avec des joueurs qui sont là pour eux plutôt que pour l'équipe." Quels étaient les problèmes entre vous et vos coéquipiers à l'Inter? "En fait, je m'entendais bien avec eux. Il y avait quelques joueurs qui étaient là depuis 10 ou 15 ans. Des gars comme Bergomi, Ferri et Battistini étaient Inter, et ils étaient tous très gentils avec moi. J'avais aussi une bonne relation avec Nicola Berti. C'est un bon gars. Je n'ai jamais eu de problème avec personne. La seule chose qui m'a déçu, c'est Ruben Sosa: sur le terrain, nous aurions pu tirer le meilleur parti l'un de l'autre car nous étions les deux attaquants. Peut-être qu'il m'en voulait un peu mais nous n'avons jamais matché sur le terrain. En dehors du terrain, nous n'avons eu aucun problème." Qu'avez-vous ressenti quand une partie des médias italiens a renommé son prix "Donkey of the week" en "Bergkamp of the week"? Avez-vous trouvé la presse anglaise plus cool que les médias italiens? "Ils s'attendaient à ce que je leur parle chaque jour en détail! J'ai dit: "S'il y a un match dimanche, bien sûr lundi je vais vous parler du match. Mais je ne vais pas en reparler mardi et mercredi. Je vais donc parler aux médias deux fois en une semaine, ce qui est beaucoup par rapport à l'Angleterre, et encore plus par rapport à la Hollande!" Mais ils étaient en colère. Ils voulaient que je parle tout le temps et j'ai dit non. J'ai aussi besoin de ma vie privée, et en Angleterre, la presse la respecte. Les tabloïds anglais m'ont d'abord critiqué quand je n'ai pas marqué lors de mes sept ou huit premiers matchs. C'est suffisant. Peu importe si les gens me martèlent sur le football. Mais en Italie, ils ont inventé des histoires ridicules. Une fois, j'ai eu une coupe de cheveux et ils ont dit que mes cheveux tombaient parce que je ne pouvais pas faire face!" Il me semble que Massimo Moratti a dit à Bruce Rioch: "Vous aurez de la chance si Bergkamp marque 10 buts pour vous!" À quel point ces mots vous ont-ils stimulé? "Je suis surpris d'entendre cela, parce que je m'entendais très bien avec lui, il aime le football et il était désolé de me voir partir. À la fin de ma deuxième année à l'Inter, Massimo Moratti a déclaré: "Il y aura des changements – s'il te plait, reste." J'ai décidé que je ne voulais pas attendre. Mais il n'y avait pas de mauvais sentiments." Si votre famille supportait Manchester United quand vous étiez jeune et que votre joueur préféré jeune était Glenn Hoddle, pourquoi diable avez-vous rejoint Arsenal? "Mon père était un fan de Denis Law, pas un fan de Manchester United. Et je n'étais pas un fan de Tottenham, j'étais fan de Hoddle. Mon plan était toujours de venir en Angleterre après l'Italie. J'ai adoré la passion, la foule. Mon agent connaissait David Dein parce que Glenn Helder était à Arsenal, et ils ont discuté au téléphone. Bruce Rioch et Dein ont fait beaucoup de promesses; parlé de jouer de manière plus offensive. Je ne pouvais pas prendre ça au sérieux à cause de l'expérience à l'Inter. Mais je pensais: Arsenal? D'ACCORD. Ils avaient remporté la Coupe des vainqueurs de coupe, ils avaient Ian Wright, ils avaient une équipe bien établie avec huit ou neuf joueurs qui jouaient toujours. Je me sentais stable, et je pensais: "Cela me convient. C'est un grand club et c'est la façon dont je veux jouer au football. Et Highbury est sympa. Voyons voir ce qui se passe." Je ne m'attendais pas à être là-bas pendant 11 ans, mais dès le premier jour, c'était exactement comme je le voulais." Avec tous les joueurs que la Hollande avait dans les années 90, à quel point étiez-vous déçu de ne rien gagner? Quel a été le plus gros problème: les entraîneurs, les joueurs ou l'esprit d'équipe? "En 1992, nous étions très proches, mais une équipe arrivait en fin de cycle. Voulaient-ils vraiment gagner cet Euro? Que feraient-ils? Être champions d'Europe encore une fois? Ils auraient pu avoir plus faim. Si seulement nous avions franchi une étape supplémentaire, nous aurions été facilement là. En 1994, la Coupe du monde a été une expérience fantastique, mais au final, j'ai senti que nous n'étions tout simplement pas assez bons pour la gagner. Mais nous n'aurions certainement pas dû perdre contre le Brésil. Nous étions meilleurs qu'eux. En 1996, eh bien, nous connaissons les problèmes. Tous les problèmes que les joueurs de l'Ajax ont apportés dans l'équipe. Mais en 1998, nous aurions vraiment dû gagner. Nous étions la meilleure équipe. Nous aurions dû battre le Brésil, et nous aurions donné à la France un très bon match en finale. Ils ne voulaient pas nous jouer, d'après ce que je comprends. Et la même chose en 2000 avec l'Euro: nous aurions dû battre l'Italie facilement et arriver en finale. Aux Pays-Bas, nous pratiquons les tirs au but tout le temps maintenant! Donc à la fin, nous avions de très bons joueurs, mais nous ne pouvions pas aller plus loin. Parfois, je pense que nous avions besoin d'un peu moins de similitude. Nous étions tous des joueurs techniques, pensant, passant et jouant de la bonne manière." Quel était le meilleur défenseur contre lequel vous ayez jamais joué? "Je pense que les meilleurs sont des joueurs comme Sol Campbell, Jaap Stam - des défenseurs durs et sérieux avec du rythme qui peuvent lire le match. J'ai toujours aimé jouer contre des joueurs comme Sinisa Mihajlovic ou Marco Materazzi... des joueurs avec une grande gu**** qui font des tacles sales, marchent sur les orteils et vous donnent un coup de coude lorsque personne ne regardait. Cela m'a fait avancer. A ma place, vous essaierez vraiment d'avoir un bon match contre ces joueurs, et contre les défenseurs en général qui auraient un air comme: "Regardez-moi, je suis fantastique." Je ne peux pas supporter ça. Je préfère les défenseurs comme Martin Keown qui font leur travail et qui ont peut-être une grande gu**** dans les vestiaires mais d'une manière amusante. Il était fier quand un joueur ne marquer pas de but. Et il était assez trash: '' Allez, allez, vas-y... tu crois que tu peux me passer, moi? Ah ouai?'' ®alex_j - internazionale.fr
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