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  1. SempreInter retrace le passage d'Antonio Conte chez nous. Rétrospective. Introduction Le 2 mai 2021, l'Inter a remporté le titre de Serie A pour la première fois depuis la campagne 2009-2010. L'équipe d'Antonio Conte a terminé avec 12 points d'avance sur notre rival local, le Milan AC. En plus d'avoir le droit de se vanter en Italie, les Nerazzurri seront désormais dans le premier pot pour la campagne 2021-2022 de la Ligue des champions, ce qui signifie qu'ils éviteront d'autres vainqueurs de championnat. Cependant, l'Italien ne les mènera pas dans la compétition européenne d'élite la saison prochaine après avoir quitté son poste le 26 mai 2021. Revenons donc sur le temps de Conte à l'Inter. S'appuyer sur une équipe déjà forte pour vaincre la vieille dame Au cours de son séjour de deux ans au Giuseppe Meazza, Conte a constitué une équipe de haut niveau. Cependant, il était aussi quelque peu chanceux que les fondations soient déjà en place depuis le règne de Luciano Spalletti. Cela en dit long sur l'équipe dont l'Italien a hérité qu'à la fin de son mandat, il considérait Stefan de Vrij comme faisant partie intégrante de ses plans. Le Néerlandais a mis sa plume sur son contratavec les Nerazzurri en 2018, et il a disputé 32 matchs de Serie A lors de la saison 2020-21 victorieuse de l'Inter. En raison de sa forme, le défenseur a fait partie de l'équipe néerlandaise de 26 joueurs pour l'EURO 2020. L'équipe de Frank de Boer a une cote de 112/1 en tant que vainqueur de l'Euro 2020. Une équipe offensive En route pour remporter le titre de Serie A, l'Inter a terminé deuxième attaque de la Serie A. Les Nerazzurri ont trouvé le chemin des filets à 89 reprises, un but de moins que l'Atalanta, troisième. Il est juste de dire que l'équipe de Conte a pris d'assaut la Serie A, adoptant une approche axée sur l'attaque pour mettre fin au règne de la Juventus. Même offensivement, le manager de 51 ans a créé une équipe victorieuse en fusionnant des joueurs expérimentés avec de nouvelles recrues. Romelu Lukaku, qui a signé pour environ 66 M£ en août 2019, a marqué 41 buts combinés avec son partenaire d'attaque argentin, Lautaro Martinez. Le joueur de 23 ans a rejoint l'Inter en 2018, mais le triomphe du titre 2020-2021 était son premier avant-goût du succès. Incapable de conquérir l'Europe Séparément, Conte et l'Inter ne sont pas étrangers à la victoire en Ligue des champions. En tant que joueur, l'Italien de 51 ans a remporté le trophée européen avec la Juventus en 1995-1996, la Vieille Dame battant l'Ajax aux tirs au but pour remporter son deuxième titre européen. Les Nerazzurri, quant à eux, ont remporté la Ligue des champions en 2009-2010, lorsqu'un doublé de Diego Milito a vu l'équipe de Jose Mourinho battre le Bayern Munich en finale. Ensemble, cependant, Conte et Inter ont été incapables de conquérir l'Europe. Même si gagner la Ligue des champions n'est pas une tâche facile, il y a certaines attentes parmi les fidèles de Giuseppe Meazza. Malheureusement, l'homme de 51 ans n'a pas atteint ces objectifs. Cela dit, cela en dit long sur la difficulté de la compétition qu'une équipe comme l'Inter, vainqueur du titre, soit tombée à la quatrième place du groupe B au cours de la saison 2020-2021. Lors des six matches de groupe des Nerazzurri, l'équipe de Conte n'a remporté qu'un seul match, celui au Borussia Park contre le Borussia Mönchengladbach. Les difficultés européennes sous Conte n'étaient pas nouvelles pour l'Inter, car les Nerazzurri n'ont pas non plus atteint les sommets du tournoi européen de premier plan en 2019-2020. Lors de la première saison de Conte au Giuseppe Meazza, les champions en titre de Serie A ont terminé troisièmes du groupe F, derrière le Borussia Dortmund et Barcelone. En conséquence, l'Inter a été reversée en Ligue Europa mais a perdu la finale contre Séville. Créant un groupe craint en Italie Il ne fait aucun doute que Conte a été au cœur du succès de l'Inter lors de la saison 2020-2021. L'Italien a constitué une équipe bien équilibrée composée d'une solidité défensive et d'une menace offensive en route pour mettre fin au règne de neuf ans de la Juventus. Bien qu'il ne soit pas clair si le manager de 51 ans aurait pu ramener les Nerazzurri au succès européen, il a ramené le club au sommet du football national, devenant ainsi un héros au Giuseppe Meazza.
  2. Lautaro Martinez s’est livré à Libero dans un entretien à cœur ouvert et sans le moindre filtre. Voici la déclaration du Champion d’Italie argentin : FC Barcelone "Oui c’est vrai, il y a eu une réelle possibilité concrète. Mais nous avions fini tard la saison, il y a eu les problèmes liés au Covid et j’ai décidé de rester et je te dirais par chance, car c’était la bonne décision." Le Real Madrid "Croyez-moi, je n'en sais absolument rien. J’ai vu que cette chose est apparue, mais je me félicite du moment présent et je ne pense à rien d’autre. Je veux bien terminer la saison." La prolongation "Je ne sais pas si c’est déjà le bon moment, mais nous y travaillons avec le club, mon agent parle avec la Direction et un accord sera trouvé. Je suis serein, je vis au jour le jour. En plus, je suis trop content d’être ici et de faire partie de ce projet." Le club et la thématique des salaires "Il est clair, vu le moment que nous traversons, que je discuterai avec le club pour trouver une solution. Nous devons tous comprendre cela." Êtes-vous en colère ? "Mais pourquoi, nous sommes vraiment très serein, nous sommes concentré sur ce qu’il se passe sur le terrain." Antonio Conte "Il n’y a jamais eu de tensions avec lui, à la limite des discussions, car elles sont utiles pour grandir et lui cherche toujours à exploiter le maximum de chacun, même à l’entrainement. Il vit le football d’une façon particulière, il m’ a appelé après la Coppa America et nous nous sommes immédiatement compris. Il m’a beaucoup fait grandir, j’espère qu’il restera, nous avons tous fait de très grands pas en avant avec lui. Il me plait, mais s’il vient à partir, je resterai un joueur de l’Inter et je continuerai à travailler pour l’Inter." Son arrivée à l’Inter "L’Atletico Madrid et le Borussia Dortmund me voulaient. Un jour j’ai parlé avec Ausilio, Zanetti et Milito et j’ai compris que Milan représentait la solution idéale pour moi. La bonne ville au bon moment. Et je ne me suis pas trompé. J’y aime tout depuis le premier jour, le club et les tifosi." Le jeu de l’Inter "Nous cherchons toujours à jouer avec la balle au sol, nous tentons de la faire circuler sur le terrain de la même façon que nous la faisons circuler à l’entrainement et nous étudions énormément nos adversaires. Et même si on nous dit que nous jouons mal, nous avons tout de même 13 points d’avance sur le second… Imaginez comment jouent les autres !" Romelu Lukaku "Il est plus fort que moi, je lui donne seulement un coup de main. C’est le meilleur, je le ferais venir avec moi à Bahia Blanca pour jouer au Basket, comme ça nous l’emporterons aussi." Christian Eriksen "Il s’est tellement entrainé, il a étudié et il s’est mis à disposition, c’est un grand professionnel." Moment-clé "Cela a été très difficile après l’élimination en Ligue des Champions, nous avons parlé et nous nous sommes regardés tous dans les yeux. Nous avons trouvé la clé du problème." Le Saviez-Vous ? Notre Toro a été questionné par Fabrizio Biasin : Quel est le défenseur de Serie A qui t’a fait le plus souffrir cette saison ? La réponse est éloquente : "Stefan De Vrij à Appiano Gentile !" ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  3. Lautaro Martinez a été l’un des grand artisans du Scudetto interiste. Le premier de sa carrière, ce qui lui a valu d’être interviewé sa presse nationale Son interview à Espn Argentina "Quand je suis parti de la maison, de Bahia Blanca, j’avais tant de rêves et d’objectifs en tête. Je savais que cela allait me couter tant d’efforts, mais tous ces efforts, un jour, allaient porter leurs fruits. Cet objectif me rend fier du point de vue personnel et familial: Comme je l’ai toujours dit, ma famille est très importante pour moi. Aujourd’hui, je vis en Italie, j’ai 23 ans, j’ai une fille : La vérité est que la vie m’a changé et m’ donné le smyle." "Je continue sur ce chemin car mes parents m’ont vu grandir ainsi : Je vais de l’avant en cherchant à corriger mes défauts et m’améliorer : Ce qu’il se passe ces derniers jours, avec la victoire de mon premier titre, m’a provoqué une grande émotion." La carrière de Lautaro "Je rêvais de cela depuis que j’étais enfant : Gagner un titre avec l’Inter, un aussi grand club en Italie, être les meilleurs, car cette année, je crois que nous étions les meilleurs, est une émotion à vivre : J'en suis très fier." "Aujourd’hui, je suis en compétition avec Cristiano Ronaldo et d’autres joueurs, je suis tous les jours avec Zanetti et je suis équipier, en équipe nationale de Messi. J’ai 23 ans et c’est bien de pouvoir faire ce que j’aime. Je m’amuse et je profite à chaque instant. Je profite du fait de pouvoir endosser le maillot de l’Inter, de l’Argentine, ce sont des rêves." "J’ai fait la fête à la maison avec ma famille: Ma fille, ma femme, et sans autres personnes. Pour moi c’était une fête extraordinaire, mais il y a aussi les Tifosi qui te soutiennent quotidiennement et qui te sont très proche. C’était particulier car c’est mon premier titre et c'est quelque chose que l’on n’oublie pas." Les Tifosi et le Real Est-ce que les Tifosi de l’Inter sont similaires à ceux du Racing ? "Ici, le football se vit d’une façon similaire l’Argentine : C’est la même passion. Cela faisait onze ans que l’Inter ne parvenait plus à gagner un titre et je crois que ce qu’il s’est passé m’a confirmé ce que je pensais." Le Real Madrid ? "Concrètement, il n’y a rien eu. Lorsque j’étais chez les jeunes du Racing, ils m’ont voulu à deux reprises. La première fois c’était lorsque Solari entrainait l’équipe B. Je ne me sentais pas à partir loin de Bahia Blanca." "La seconde fois, je jouais peu et ils m’ont proposé un contrat : J’ai dit non car je ne me sentais pas prêt et je voulais devenir un joueur important dans le football argentin. Ensuite, j’ai décidé de rejoindre l’Inter car je me suis senti prêt : C’était le bon moment pour faire le saut en Europe." Barcelone "J’étais proche de Barcelone, c’était quelque chose d’important pour moi, mais finalement, les Blaugrana ont connu des problèmes économique et j’ai décidé de rester à l’Inter. J’ai abordé cette année en cherchant à grandir et par chance, j’ai gagné ensuite le Scudetto." "J’ai parlé avec Messi et et c’était une belle opportunité pour moi, j’ai été vraiment proche de Barcelone, mais je suis resté à l’Inter et j’ai continué à m’entrainer : Par chance, j’ai eu le temps de prendre ma décision et elle a été bénéfique vu que j’ai remporté un titre à présent. Messi était très serein, il me demandait quelle était ma situation et pas grand-chose d’autres, car nous parlions de lui." Diego Milito "Je suis triste qu’il soit parti du Racing car je crois que Diego était très important pour le club : Pour nous, ses équipiers, il était important comme footballeur, même aussi lorsqu’il a terminé sa carrière. Je n’ai pas aimé lorsque l’annonce est parue, j’ai toujours eu de bons rapports avec lui." "Je me souviens que lorsque Milito était arrivé en 2014, je l’observais énormément. Il était sur le terrain une heure avant l’entrainement pour s’entrainer sur ses contrôles, sur les phases de conclusions, sur les un contre un : J’ai beaucoup appris de Diego en l’observant énormément : Il n’était pas le plus rapide, mais il avait un grand contrôle orienté qui lui permettait de prendre le meilleur sur le défenseur." Pour être une légende du Racing, vous devez revenir et remporter le titre ? "Je l’espère, c’est un rêve que j’ai dans le coin de ma tête: Je suis parti et le Racing est devenu champion. Diego y est parvenu avant même son départ, je dois le remporter à deux reprise pour l’égaler." Gabriel Batistuta Que pensez-vous lorsque Batistuta déclare que vous êtes son héritier ? "J’en suis fier, les comparaison ne me plaisent pas, mais cela fait plaisir qu’une personnalité telle que lui dise ce genre de chose. Je continue à travailler et à grandir et j’espère qu’un jour, je pourrais arriver à faire ce qu’il est parvenu à réaliser, même un peu plus. J’étais très petit lorsqu’il jouait, je ne l’ai vu que très peu, mais, objectivement, j’ai regardé tellement de vidéos." La Serie A "Je crois que le championnat italien est l’un des plus difficile du monde à jouer : Il est très tactique, j’ai dû travailler énormément lorsque je suis arrivé en Italie. Les entraineurs travaillent beaucoup sur l’aspect tactique, c’est très difficile lorsque tu as ton adversaire qui recule et qu'ils défendent avec 5 joueurs. Je devais grandir et jouer plus rapidement. J’ai compris comment prendre le temps pour tromper l’adversaire ou pour réaliser une passe en profondeur : Tu as très peu de temps pour penser à la passer." Son interview à Tyc Sport "Je suis content du moment que je vis actuellement et pour le Scudetto que nous avons remporté. Une équipe, l’avait remporté depuis beaucoup de temps. Cela faisait 10 ou 11 ans que l’Inter n’avait plus remporté de titre : Je pense que nous avons réalisé un travail optimal durant ce championnat. Nous sommes méritoirement champion vu ce que nous avons proposé durant l’année et vu notre avantage sur les poursuivants." "Je pense que le Calcio te fait grandir énormément car tu travailles beaucoup sur la tactique. Cela m’a fait grandir de faire face à des équipes qui jouaient avec 5 défenseurs en me laissant très peu d’espace. J’ai obtenu, cette année, un bon temps de jeu à chaque match et c’était très important : J’ai grandi physiquement et footballistiquement et j’en suis fier. Je considère cette année comme l’une des meilleures en termes de croissance footballistique lorsque l’on analyse les questions tactiques et physiques." "Le calcio est très difficile, les défenseurs sont grands et rugueux. Toutes les équipes évoluent quasiment avec cinq défenseur et il est très difficile de trouver de l’espace. J’ai énormément travaillé pour savoir me démarquer pour recevoir le ballon, dribbler ou tirer au but." Romelu Lukaku "Nous avons réalisé un excellent travail ensemble, le fait que nous soyons proche aide. Nous avons grandi grâce à l’entraineur : Pour nous c’est important d’en avoir un comme lui : Il te fait t’améliorer quotidiennement, il a envie de faire grandir les joueurs sous les aspect tactiques, physiques et footballistiques. Les résultats : Les buts et les assits sont le fruit du travail quotidien." La vie privée "J’ai une famille à 23 ans : Cela a changé ma vie et mon mental : Je ne me sens pas être une autre personne, mais je suis tout de même différent de celui que j’étais avant : Je ressens que je suis plus mur dans de nombreux aspect de la vie quotidienne : Cette année a été difficile pour nous, mais nous avons obtenu quelque chose de très positif : L’arrivée de ma fille m’a fait énormément de bien." Milito Bis "J’ai beaucoup appris de Diego : Lorsqu’il est arrivé, je commençais à être convoqué par Diego Cocca pour m’entrainer en équipe premier. Je suis reconnaissant envers Diego pour tous ses appels et ses paroles. Les personnes ne le savent pas, mais il m’a toujours appelé lorsque les choses ne tournaient pas bien, lorsque je vais bien, il ne me sonne pas (il sourit). Il me parle, me conseille, me donne son opinion, je lui suis très reconnaissant pour toute ce que j’ai vécu et partagé aussi avec lui lorsque de la période où nous partagions le vestiaire." Messi "Chaque fois que l’on se voit, on échange, on se connais, on joue ensemble depuis quelques temps en équipe nationale : Il sait comment je bouge tout comme je sais comment il peut le faire lui." La Coppa America 2019 "Le travail défensif m’a été très utile. Dès l’instant où l’entraineur (Conte) est arrivé à l’Inter, il m’a demandé de réaliser tant de choses en phase défensives et aujourd’hui j’y parviens naturellement car j’ai grandi énormément sous cet aspect : J’en suis très satisfait." Le Saviez-vous ? Selon Partidazo de Cope , le Real Madrid serait en pleine négociation directement avec le joueur argentin: Il n’y aurait, pour l’heure, aucun contact avec l’Inter. ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  4. Lautaro Martinez est devenu un attaquant complet à l'Inter après les avoir aidés à remporter le Scudetto, selon son ancien mentor Diego Milito à Sky Sport Italia plus tôt cette semaine. "Je suis ravi que Lautaro ait remporté la Serie A. Il a fait d'énormes progrès et maintenant il est un attaquant complet." "Je le connais depuis qu'il est petit et j'ai une réelle admiration pour lui; c'est un grand joueur et une personne formidable, son développement me rend très heureux." "Lautaro a encore beaucoup à faire mais je pense qu'il a déjà fait beaucoup." "Il était temps que l'Inter remporte à nouveau le scudetto après 11 ans, nous sommes tous extrêmement heureux. Cela allait toujours prendre du temps après que l'Inter soit passée longtemps sans même se battre pour le titre, mais une équipe comme elle a l'obligation d'être au moins en lice, donc je pense que ce titre est très important." "Je pense que l'Inter a maintenant un poids sur ses épaules après cette victoire. C'est un grand club qui doit toujours essayer de gagner, ils ont réussi à le faire cette année et j'espère que c'est le début d'un cycle vertueux. C'est un scudetto très important et il est également pleinement mérité." "Pupi était très heureux après que l'Inter ait battu Crotone (samedi) mais il attendait le match d'Atalanta le lendemain. Je sais à quel point l'Inter compte pour Zanetti, à quel point il se soucie des couleurs et du club." "Son amour pour l'Inter a toujours été clair." "Je pense que c'est une chose très positive pour le football italien que Mourinho soit de retour." "J'aurais aimé qu'il revienne à l'Inter mais nous ne voulons que le meilleur pour Jose et nous aimerions qu'il fasse bien partout, sauf lorsqu'il joue contre l'Inter et (l'ancien club de Milito, ndlr) à Genoa." "C'est un entraîneur très calme, très proche de ses joueurs sur le plan personnel. Mourinho sait gérer chaque instant et comprendre ce que les joueurs vivent; il obtient 100% de tous ses joueurs et il est l'un des meilleurs au monde." "Les supporters m'ont tellement donné que je leur serai toujours redevable. Ils continuent de m'envoyer des messages après toutes ces années et cela pour moi est extrêmement précieux. Mon cœur sera toujours noir et bleu, je suis content pour eux."
  5. Le Scudetto et le futur à prévoir : Telles sont les deux thématiques abordées par Piero Ausilio, quelques jours après une consécration historique, lors d’une entrevue exclusive à Sky Sport Les festivités ? "C’est seulement le début. Conte avait dit que les garçons avaient droit à un repos bien mérité et nous nous sommes tous retrouvés ici, car nous avions envie de nous retrouver tous ensemble de nous prendre entre les bras, d’offrir des sourires et de la satisfaction. Dans mon cas, vu les difficultés de ces dernières années, c’était aussi bien plus qu’un soulagement (il sourit)." Peux-tu nous raconter un peu quel a été ton parcours et celui de l’Inter ? "C’était un parcours difficile, jamais facile. Nous avions changé trois fois de propriété en très peu d’année : Je mets quiconque au défi de l’emporter en si peu de temps. Me concernant, je fais référence à la période de Suning, de la Famille Zhang, il a fallu du temps d'adaptation: Il fallait le temps de connaitre notre réalité, de réorganiser la société en un laps de temps réduit à travers des choix dans le management qui ont permis à certains, d’avoir la chance de faire preuve de continuité, comme ce fut le cas pour moi et pour d’autres collègues qui sont restés. Et il y a eu le choix de Marotta. Il y a eu par-dessus tout, le choix de prendre de très bons entraineurs. Nous avions débuté un parcours cette année, même lors de ces deux dernières années: Il a été redéfini et est devenu conquérant avec l’arrivée de Conte." Quand aviez-vous compris qu’il s’agirait de la bonne année ? "Je ne l’ai jamais dit, mais vu comment c’était terminé la saison dernière, j’avais de bons ressentis, mais je ne pouvais pas les dévoiler publiquement. Mais je ressentais quelque chose de spécial pour une raison très simple : Le travail que j’ai vu, nous a permis de conclure sur une très belle seconde place en réduisant l’écart avec la Juve tout en disputant la finale de l’Europa League : La saison qui venait de s’écouler était donc très positive." "Nous avions entamé celle-ci sans jamais avoir eu le temps de nous reposer. Après seulement une semaine, Conte et les garçons ont dû se préparer à la nouvelle saison : C’était une période difficile à suivre pour nous tous… C’est la raison pour laquelle la victoire finale qui vient d’arriver la rend plus belle : Elle est arrivée au terme d’un long parcours débuté la saison dernière. Cette saison est devenue victorieuse." Quel est l’impact de cette victoire dans la programmation de la saison prochaine ? Le Groupe est déjà un projet solide : Comment le maintenir, qu’est-ce qui peut lui être utile ? "Pour l’instant, le moment de la programmation n’est pas arrivé, et c’est pour une raison sérieuse : Il reste encore quatre matchs. Nous avons remporter le Championnat, mais nous devons encore l'honorer. Nous sommes des professionnels et nous devons penser à conclure au mieux cette saison." "Nous aurons le temps de programmer la saison à venir avec l’entraineur et la propriété. Nous sommes encore si proche du succès aujourd’hui, que nous voulons en profiter et continuer à le partager dans les prochains jours avec nos tifosi." Comment se crée un cercle vertueux et gagnant ? "Jusqu’à cette année, je m’occupais seulement de l’aspect vertueux…(Il sourit). Je peux te dire comment on travaille avec le Settlement Agreement, avec des prêts sans obligation d’achat et avec le Fair-Play-Financier, je suis un grand expert de tout cela. Finalement, cette année, nous sommes parvenu à l’emporter, je peux te dire comment on travaille avec cet aspect." "Mais je dois rester clairvoyant et me dire que je dois être capable de maintenir le niveau de qualité de l’équipe tout en tenant compte du contexte économique, vu que cette période de difficulté est visible aux yeux de tous." Spalletti a débuté ce parcours, Conte a transformé l’équipe, mais il semble lui aussi s’être transformé et cela semble s'être avéré utile pour réaliser une bien meilleure saison....La rencontre qui s’est tenu à la Villa Bellini a-t ’elle été utile pour améliorer la saison ? "Villa Bellini a fait l’objet d’une grande propagande et son propriétaire aura beaucoup à gagner, vu la grande importance qu’a pris ce bien immobilier. Il s’agit simplement d’une rencontre qui, en réalité, peut aussi avoir lieu périodiquement entre nous. Nous étions durant quinze jours en Allemagne pour préparer l’Europe League et nous avons parlé, échangé nos point de vue." "Je n’oublie pas Spalletti, je n’oublie pas les personnes avec qui j’ai travaillé. C’est avec lui que le parcours pour faire revenir l’Inter en Ligue des Champions a débuté. L’instant clé à la base de tout a été le but de Vecino qui a changé la destinée de l’Inter et de son nouveau projet." "Ensuite Conte est arrivée en amenant le tout jusqu’à l’excès : Il y avait plusieurs équipes en début d’année, et la nôtre a démontré ses qualités, nous avons des joueurs importants, mais c’est lui qui a fait la différence. La différence s’est faite avec lui comme cela s’est déjà produit, de façon similaire, dans tous les clubs qu’il a entrainé et qui ont été victorieux. Par chance, il est avec nous et nous tenons fermement à lui." Il est donc mieux d’avoir un grand entraineur, plutôt qu’un joueur supplémentaire en plus comme l’a déclaré Marotta…. "Je pense que oui, c’est une valeur ajourée. Je pense que n’importe quelle équipe se doit être organisée à partir de l’entraineur. Un entraineur doit avoir de la mentalité et il doit en avoir encore plus s’il est à l’Inter : Il doit avoir le mental, la capacité de savoir tout gérer : Les pressions que tu rencontres à l’Inter ne sont pas les mêmes que celles de toutes les autres équipes : Durant toutes ces dernières années, la Victoire nous échappé, ce qui ajoutait une pression ultérieur et seul un entraineur comme Conte avait la capacité de savoir les gérer." "Je pense dire, sans vouloir me montrer présomptueux qu’à l’Inter, il y a tant de professionnalisme dans son staff, dans son staff médical, dans la communication entre les dirigeants, mais Conte reste la valeur ajoutée la plus importante." Quand allez-vous parler de son futur ? "Je n’en ai pas l’envie, j’aimerai plutôt acheter une villa et y organiser un meeting, ce serait un bel investissement. (Sur un ton plaisantin). Je ne crois pas qu’il y aura un meeting avec toute l’officialité que cela exige. Mais ce sera une rencontre comme cela se fait dans tous les autres clubs pour organiser la nouvelle saison, peut-être en toute confidentialité, peut-être sans faire usage de trop de médiumnité." Parlons de la Roma, je ne peux pas m’empêcher de vous questionne sur Mourinho : Quel est l’impact de ce qu’a fait la Roma "Une réponse ne peut jamais être prise pour acquise, il va y avoir beaucoup de mouvement. C’est un grand entraineur qui fera du bien à la Roma et qui apportera des résultats positif pour l’ensemble de la Serie A, pour notre système. C’est un personnage positif qui fait parler, c’est aussi une personnalité divertissante et cela va tous nous divertir. Je suis content, comme nous le sommes tous de notre côté du système." Milito s’est exprimé hier : N’aviez-vous jamais songé à un retour du Mou à l’Inter ? "Non, il n’y a jamais eu la possibilité. Je ne sais pas vous en communiquer la raison, mais il n’y avait pas eu cette opportunité : Il a toujours travaillé pour son propre bien. Nous avions début un parcours compliqué, très difficile au début et nous n’étions également pas prêt à accueillir Mourinho." "Nous avons porté en avant un parcours différent et nous l’avons conclus et défini comme un parcours positif: Nous l’avons rendu victorieux avec Conte. Avec sincérité, je dois vous dire qu’il n’y a jamais eu d’opportunité pour un retour." Comment Conte sera-t ’il convaincu qu'il pourra s'agir de l’année de la confirmation pour lui et pour l’Inter, qui devra faire preuve d’amélioration également en Coupe d’Europe ? "Je pense que Conte aura l’envie de se confirmer. Nous avons seulement l’envie de nous améliorer et de continuer à la faire grandir. Mais il faut être réaliste et honnête avec l’entraineur et les tifosi et nous ferons face à des thématiques au moment opportun." "La situation financière fait face aux conséquences de la pandémie, les recettes sont inférieures aux attentes. Nous jouons dans un stade qui propose un moyenne de 60.000 spectateurs par match et depuis plus d’un an, il n’y a plus de tifosi et nous devons vivre avec cela car les recettes sont réinvesties dans l’équipe. Lorsqu’elles te font défaut, tu as besoin de faire preuve d’imagination et d’idées ben plus qu’avec ce que tu as de disponible." Les négociations relatives aux prolongations de contrat ont été suspendu : Cela vaut-il aussi pour Lautaro et Bastoni ? "Beaucoup a été fait, surtout dans le cas de Bastoni. Nous devons simplement formaliser quelque chose dont nous avons déjà échangé et nous en sommes quasiment à la fin. Cela ne nous coute rien d’attendre jusqu’à la fin de la saison. Ensuite, nous devrons tout systémiser en fonction du projet financier du club." "Bastoni est l’une des premières situation à régler, Nous étions à un bon niveau avec Lautaro et je ne pense pas qu’il y aura de problème, mais comme il a changé d’agent, nous devons reprendre ce travail depuis le début ou quasi." Certains joueurs disposent d’un salaire important, certains raisonnements vont-ils s’avérer utile pour le mercato en sortie pour ces joueurs ? Cela va de Lukaku à Bastoni, en passant par Skiniar, Lautaro, Perisic et Young... "Vous voulez pratiquement détruire l’Inter…vous m’avez nommé dix joueurs. Je comprends qu’on me question sur ce type de chose. C’est vraiment prématuré, ce sont des sujets que nous n’avons pas abordé. Je veux faire les choses pour le bien de l’Inter, mais cela ne veut pas dire que je vais vendre un certain nombre de joueur." "Je vais faire face à la situation à 360° Lorsque je parle de recettes, cela passe aussi par les recettes commerciales, les droits télés : Celles-ci ne concernent pas l’abattement des salaire. Il faut procéder à une analyse générale de toutes les départements du Club. Ensuite, nous aurons tous des travaux à accomplir." Les tifosi aimeraient tout de même savoir si Lukaku va rester, ou Lautaro, ou Eriksen "Je suis le Directeur Sportif. Gagner me plait et je voudrais continuer à gagner. Je sais qui sont les joueurs les plus importants et les plus fondamentaux et j’essaierai de faire en sorte que les meilleurs restent pour correspondre à la qualité technique et aux besoins économiques du club." "En ce moment je cherche à profiter. J’ai souffert depuis tellement de temps et durant quinze jours je ne veux plus penser à rien : Je ne veux pas que l’on me retire cette satisfaction. Hier je suis allé voir une rencontre de Serie B, j’ai profité d’une marque de gentillesse de Galliani: Je suis allé voir le Monza et je vais profiter des quatre matchs de l’Inter. Ensuite nous commencerons à parler du Mercato et de tout ce que vous voulez." Comment est Zhang loin des caméras, avez-vous une anecdote ? "Il est touché. Il n’avait pas bien cerné l’émotion de pouvoir vivre et de gagner avec l’Inter, depuis la Chine. Dimanche, il était bouleversé, fier et orgueilleux de ce qu’il est parvenu à faire. Je me suis permis de lui expliquer que ce qu’il a obtenu n’est pas donné à tout le monde, ce n’est pas donné à tous d’être l’Inter et ce n’est pas donné à tout de gagner en si peu de temps avec un si jeune âge. Suning a tellement investi dans le football, et certains investisseurs ont tellement investi pour ne parvenir qu’à gagner très peu." Comment est-ce perçu, ce retour si positif qu'est celui d'avoir récupéré un joueur tel qu’Eriksen, comment avez-vous surmonté cette période où il jouait peu "C’est un professionnel de folie, il nous a aussi surpris. C’est un joueur avec un curriculum vitae, avec ses qualités, ensuite il y a des raisons qui étaient liée à un nouvel environnement, un nouveau football, ce qui n’est jamais facile: Ce n’est pas le premier joueur à venir de l’étranger à faire face à quelques difficultés, il y mit un peu de temps à les cerner." "Lorsqu’il était arrivé à Milan, le championnat a été suspendu durant deux-trois moi. Ensuite, on a dû jouer tous les deux-trois jours. Il n’avait pas su énormément s’entrainer sous les ordres de Conte. Mais nous l’avons retrouvé et nous sommes fier de la contribution qu’il a apporté pour la cause interiste, et pour son résultat final." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  6. Certains joueurs sont simplement destinés à être aimés, que ce soit au sommet de leur carrière ou plus tard, lorsque les gens se sont rendu compte qu'ils n'appréciaient pas pleinement ce qu'ils regardaient. Bien sûr, les gens voient ces joueurs et les évaluent très bien, personne ne doute de leurs capacités, mais très peu voient tout à fait à quel point ils sont bons et à quel point ils sont importants pour leur équipe, ou une équipe. Il y en a quelques-uns qui, pour une raison quelconque, ne sont pleinement appréciés que lorsqu'il est tard, voire trop tard. Certains joueurs de classe mondiale sont exclus des conversations pour une raison quelconque, mais celui dont nous allons parler était tout simplement le meilleur joueur du monde, seulement dans une mauvaise génération. En 2010, Lionel Messi et Cristiano Ronaldo venaient de marquer 80 buts entre eux pour le Barça et le Real, et ils volaient haut, ensemble, au sommet de la hiérarchie footballistique, mais ils n'étaient pas les meilleurs joueurs du monde à l'époque, à cette époque. Malgré les buts et l'adulation, aucun d'eux n'a pu mettre le doigt sur la saison de Wesley Sneijder pour l'Inter. Le Néerlandais était le joueur clé d'une équipe de l'Inter qui a dominé le football italien, et a décroché le Triplete sous Jose Mourinho. Il a été le catalyseur du jeu offensif de l'Inter, menant des joueurs comme Samuel Eto'o, le léthal Diego Milito, Goran Pandev et Dejan Stankovic. L'équipe de Mourinho a joué presque exclusivement sur la contre-attaque, que ce soit dans un 4-2-3-1, un 4-3-1-2 ou même un 4-4-1-1 quand ils avaient besoin de jouer plus bas. Dans l'un des trois systèmes, Sneijder a toujours été le point focal du flanc, étant l'homme qui a amené l'Inter au niveau suivant, offensivement parlant comprenons nous. Sa capacité à choisir une passe courte ou longue était la clé, surtout lors de la rupture, essayant de jouer contre Eto'o ou Pandev sur les flancs, et son partenariat avec Milito a si bien fonctionné. Le meneur de jeu était la star de cette équipe, mais reprenons quelques années en arrière et découvrons comment il s'est retrouvé en tant qu'homme clé de Jose Mourinho pour les Nerazzurri . Sneijder a gravi les échelons à l'Ajax, et dès son plus jeune âge il a impressionné les joueurs et les entraîneurs. Il était clair pour tous de voir que ce jeune enfant avait quelque chose de spécial à son sujet, entrant dans la première équipe avec son camarade jeune diplômé Rafael van der Vaart, et jouant aux côtés de Zlatan Ibrahimovic et du futur coéquipier de l'Inter, Maxwell. Comme c'est le cas avec presque tous les jeunes talentueux de l'Ajax, les grands clubs européens finiront par l'appeler, et cela s'est concrétisé lorsque l'Ajax a vendu Sneijder au Real Madrid pour 27 M€, ce qui faisait de lui le deuxième footballeur néerlandais le plus cher de tous les temps. Los Blancos ont beaucoup fait confiance au joueur, et ses débuts à Madrid n'auraient pas pu être mieux. Quatre buts lors de ses trois premiers matches signifiaient que Sneijder devenait un héro du début de saison pour le Real Madrid, rejoignant les Néerlandais Royston Drenthe et Arjen Robben dans le cadre de trois des quatre plus grosses transactions réalisées par Madrid cet été. Mais malgré sa bonne forme et sa volonté de rester, le nouveau patron Manuel Pellegrini l'a transféré car il ne jouerait tout simplement pas de matches parce que Kaka, Karim Benzema et Cristiano Ronaldo venaient d'être achetés. Sneijder a admis qu'il ne voulait pas partir, mais ce qui s'est passé ensuite était sans aucun doute la meilleure chose qui lui soit jamais arrivée. Mourinho avait été déterminé à l'emmener au Meazza tout au long de l'été 2009, et quand Jose veut un joueur à ce point, vous savez qu'il va faire des merveilles avec lui. Sneijder a rejoint l'Inter pour un montant de 15 M€, ce qui, selon les normes d'aujourd'hui, est l'un des hold-ups du siècle, mais à l'époque, c'était un énorme changement. Le milieu de terrain avait un point à prouver. Il a été lâché sans doute par le plus grand club du monde, mais était sur le point de devenir l'homme principal de l'Inter. C'était sa chance de prouver que les sceptiques avaient tort et d'avoir enfin une équipe construite autour de lui et de ses qualités. Mourinho avait passé la première saison en Italie à essayer de rassembler les pièces d'une équipe qui pourrait sérieusement se battre pour la Ligue des champions. Le milieu de terrain de l'Inter était très solide sur le plan défensif, mais il manquait un lien créatif, quelqu'un qui pouvait transformer la défense en attaque avec une passe. Sneijder était ce joueur. Il avait la capacité de changer la "chance" de cette équipe. La flexibilité de l'Inter a été favorisée par un afflux de nouvelles signatures. Le duo du Genoa Diego Milito, l'un des finisseurs les plus cool d'Europe, et Thiago Motta, qui a ajouté de la profondeur au milieu de terrain. À leurs côtés, le Brésilien Lucio, partenaire Walter Samuel, fut sollicité du Bayern Munich pour seulement 8 M€. Un recrutement intelligent, en quelques sortes. À mi-saison, Pandev a rejoint l'Inter en provenance de la Lazio. Mais le plus gros coup était de faire entrer Eto'o dans l'échange qui a vu Ibrahimovic rejoindre Barcelone. Combinez tout cela avec Sneijder étant effectivement le chef d'orchestre de Mourinho, et vous aviez une équipe qui avait tout ce qu'il fallait pour réussir. Dans la première moitié de la campagne de Serie A 2009-2010, l'Inter n'a perdu que deux fois et dans les deux cas, Sneijder n'était pas présent. La première défaite est survenue face à la Sampdoria lorsque Mourinho a opté pour un 4-2-3-1 avec Esteban Cambiasso et Patrick Vieira au milieu de terrain. L'absence de Sneijder s'est fait sentir dans l'équipe et quand il est revenu pour le prochain match contre l'Udinese, il a enroulé une frappe dans le coin inférieur à la 92e minute pour garder l'Inter en tête du classement alors qu'Octobre se pointait. L'influence du Néerlandais sur le côté s'est poursuivie avec deux passes décisives lors de la victoire 5-0 à l'extérieur contre Genoa, mettant en place à la fois Vieira et Mario Balotelli, et contre Catane à domicile, où son coup franc d'environ 30 mètres s'est avéré être décisif. À la suite de ces deux brillantes performances, il a été victime d'une blessure qui lui a fait manquer six matchs de la fin Octobre à Décembre. Sa blessure signifiait qu'il ne pouvait jouer que deux matchs dans ces trois mois, deux matchs nuls 1-1 contre la Roma et l'Atalanta, et il a aggravé sa blessure avec les Pays-Bas, ce qui lui a de nouveau fait manquer plus de matchs avant l'hiver. Pause. Après la pause, l'Inter et Sneijder ont continué dans la même forme dans laquelle ils étaient, invaincus lors des 11 premiers matchs de 2010, même si cinq d'entre eux étaient des matchs nuls (dont trois 0-0, merci la défense). Cependant, alors qu'ils naviguaient en Serie A, Mourinho et son groupe de frères ont tourné leur attention vers un prix plus important, un prix qui avait échappé à l'Inter pendant 45 ans : la Ligue des champions. L'Inter avait été dotée d'un groupe plutôt facile à l'exception des champions en titre, le FC Barcelone, mais lorsqu'ils ont terminé deuxième du groupe F, ils ont tiré au sort contre l'ancien employeur de Mourinho, Chelsea, ce qui promettait d'être une partie équilibrée et incroyable. Le match aller au Meazza a vu les Nerazzurri sortir avec une victoire 2-1, avec Milito et Esteban Cambiasso sur la feuille. Bien que Sneijder n'ait pas inscrit de but ou fait d'assists, il était toujours crucial pour la performance de l'équipe. Ses passes et ses coups de pied arrêtés ont créé le danger, mais c'est au match retour où son influence s'est vraiment fait sentir. Le magnifique ballon traversant du Néerlandais sur Branislav Ivanovic a permis à Eto'o de faire glisser le ballon devant Petr Cech et de permettre d'affronter en quart de finale contre le CSKA Moscou. Ses performances en Ligue des champions ont conduit beaucoup à le placer parmi les premiers du Ballon d'Or aux côtés de Messi et Ronaldo. Les merveilleuses performances de Sneijder en Serie A alors que les Nerazzurri n'ont perdu que 12 points sur 33 dans la dernière ligne droite de la saison. Milito a terminé en tant que joueur de l'année en Serie A et deuxième du classement Capocannoniere avec 22 buts (sept derrière Antonio Di Natale) et cette équipe Bleue et Noire volait haut, très haut. Le CSKA a été expédié avec deux victoires 1-0 qui n'ont peut-être pas été les plus jolies, mais un but vital à l'extérieur de Sneijder les a envoyés en demi-finale pour affronter Barcelone, une revanche du choc de la phase de groupes. Le Barça a pris les devants grâce à Pedro Rodriguez, mais cela a été aussi bon que cela a été pour eux lorsque Sneijder a intensifié et conduit l'Inter à une victoire 3-1. Il a marqué à peine 10 minutes plus tard pour égaliser avant de relancer complètement le jeu et même construisant le troisième but important, non, capital de Milito. Des performances comme celle-ci ont rendu Sneijder spécial. L'Inter avait le dos au mur pendant une grande partie du match, mais il avait toujours la capacité et la présence d'esprit de créer et de marquer. Après ce match, les gens ont commencé à vraiment croire qu'il avait une chance de remporter le Ballon d'Or, d'autant plus qu'il venait d'orchestrer la défaite de deux de ses rivaux à Xavi et Messi. Alors que l'Inter terminait la Coppa Italia et le Scudetto pour leur cinquième titre consécutif, ils ont jeté leur dévolu sur la Ligue des champions. Un doublé de Milito a rendu la Old Big Ears à notre équipe Bleue et Noire pour la première fois en près d'un demi-siècle, mais alors que l'Argentin a été élu homme du match officiel de l'UEFA, c'est Sneijder qui fut vu homme du match par les fans, ce qui en dit long sur la façon dont les fans l'ont évalué. C'est là que ça devient poétique. Mourinho, qui avait été fortement lié au poste du Real Madrid, venait de remporter son deuxième titre en Ligue des champions avec deux clubs différents, au domicile du club qui le courtisait depuis des mois. C'était un envoi approprié et une introduction emphatique à la vie à Madrid, mais c'était une autre sorte de poésie pour Sneijder car ce jeu symbolisait le chemin parcouru depuis son départ du Real Madrid. Il avait été contraint de quitter le club pour faire de la place à Kaka et envoyé à l'Inter où il avait été autorisé à devenir le joueur de classe mondiale que tout le monde savait qu'il serait. Il était le point focal du chef-d'œuvre de Jose et a montré à quel point il était bon au Santiago Bernabeu, dans l'arrière-cour du Real Madrid. Gagner la Ligue des champions à Madrid signifiait beaucoup pour Sneijder, mais cela lui a également permis de remporter le Ballon d'Or. Nous savons tous que ce que vous gagnez est tout aussi important que votre qualité de jeu, et il n'y avait rien de plus que Sneijder aurait pu faire pour être en pole position. Pourtant, bien qu'il ait guidé les Pays-Bas en finale de la Coupe du monde, en terminant deuxième, il n'a pas remporté le prix, ce prix individuel qu'est le Ballon d'Or. En fait, il n'est même pas arrivé deuxième ou troisième. Il est arrivé quatrième. Même Xavi, qui a terminé troisième, a déclaré qu'il était ridicule que son rival ne soit pas dans les trois premiers. Les performances de Sneijder à la Coupe du monde ont été assez bonnes pour lui gagner ce titre seul: marquant cinq fois, remportant l'Homme du match en quatre matchs et étant nommé deuxième meilleur joueur du tournoi. Qu'aurait-il pu faire de plus? Nous savons tous à quel point il était bon pour l'Inter et pour les Pays-Bas, mais le voir briser le monopole de Messi et Ronaldo aurait été cool à voir. Sneijder restera à jamais dans les mémoires comme l'homme qui aurait dû remporter le Ballon d'Or 2010, mais à ceux qui n'ont pas eu le plaisir de le regarder en direct ou en live, en particulier lors de la saison 2009-2010, allez sur YouTube et retrouvez des "vieux" Inter clips pendant cette saison. Il était magnifique, tout comme toute l'équipe. C'était vraiment dommage que le Néerlandais n'ait pas obtenu la reconnaissance qu'il méritait, mais les fans de football n'oublieront jamais à quel point il était bon à ce moment-là. La saison 2009-2010 était la sienne et il a gouverné l'Italie, l'Europe et le Monde en l'espace de 12 mois. C'était une campagne de classe mondiale d'un joueur de classe mondiale. Cet article est une traduction de "Remembering Wesley Sneijder’s poetic campaign at Inter" écrit par de Tom Scholes et publié sur gentlemanultra.com le 18 Décembre 2017.
  7. C’est une révélation de la Gazzetta Dello Sport, la campagne de lancement de la nouvelle marque "Inter Milano" est postposée au mois d’avril "L’Inter célèbre le 113ème anniversaire de sa fondation et elle l’a fait en primant les lauréats du Hall Of Fame. Les lauréats de cette troisième édition sont Julio Cesar, Beppe Bergomi, Esteban Cambiasso et Diego Milito." Les quatre ont, en effet, été honoré ce mardi soir au siège du Club "Le Club Nerazzurro continue à travailler sur le projet relatif à sa nouvelle identité. La révolution qui comprend également l’arrivée d’un nouveau logo était prévue pour cette période mais elle a été postposée en avril, dans la semaine d’Inter-Cagliari, soit celle du 5 au 11 avril." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  8. Julio Cesar, Esteban Cambiasso, Diego Milito et Beppe Bergomi ont été choisis par les supporters lors d'un sondage l'année dernière pour l'intronisation dans le Hall of Fame. Cependant, ils ont dû attendre hier soir pour que tout devienne officiel. Voici leurs déclarations à Inter TV. "Tout le monde sait que l'Inter fera partie de mon histoire, mais aussi de l'histoire de toute ma famille. Je suis nostalgique de revoir tous ces trophées, c'est normal." "Mon trophée numéro un? La Ligue des champions, c'est la Ligue des champions, mais vous n'oublierez jamais votre premier titre et c'est pour cette raison que je dirai la Supercoppa Italiana 2005. J'étais le deuxième gardien derrière Francesco Toldo et même alors, j'ai ressenti l'importance de décrocher un trophée pour ce grand club. C'était une très belle chose, un trophée que nous avons remporté contre une équipe très forte de la Juventus, et à Turin! J'ai immédiatement réalisé que j'avais rejoint un beau club et qu'il y avait beaucoup à gagner. Les gens ont dit que l'Inter avait construit de bonnes équipes et n'avait jamais gagné, mais ensuite le Calciopoli a éclaté au grand jour." "Je dois remercier les fans qui ont voté pour moi pour entrer au Hall of fame et je remercie l'Inter pour tout. Si aujourd'hui je suis une personne reconnue, c'est parce que l'Inter m'a donné un excellent coup de main." "J'ai porté ce maillot et c'est vraiment un honneur d'être ici. Faire partie de ce Hall of fame est une fierté, je garderai cette journée dans mon cœur avec moi pour le reste de ma vie." "Un trophée dont je me souviens le plus? Vous n'oublierez jamais votre premier et c'était la Coppa Italia en 1981-1982. J'ai même marqué mon premier but, le 6 septembre contre le Milan." "Mais si je devais en dire un, je dirais la Coupe UEFA, car cela signifiait qu'après une longue période, l'Inter revenait pour remporter un trophée international." "J'ai contribué à beaucoup de ces célèbres vidéos que nous regardons et c'est un plaisir de revivre ces moments. Les fans de l'Inter m'ont choisi parmi de nombreux grands champions, c'est un honneur." "Un moment préféré de mon passage à l'Inter? Je dirais probablement mon but contre Chelsea dans l'UEFA Champions League 2010. Surtout pour le moment où je l'ai marqué, quand on commençait à voir les spectres des éliminations précédentes des saisons passées. Marquer ce but a été une grande libération, j'ai bien fait de créer un espace pour moi-même. Ce but était un exemple de ma mentalité de ne jamais abandonner." "De nombreuses années ont passé mais les émotions sont toujours là. C'est un jour spécial pour moi: j'écoutais des noms comme Sandro Mazzola, Ronaldo… c'est merveilleux pour moi d'être intronisé au Hall of Fame. C'est une vraie fierté et je dois remercier tous les fans. Je suis ému parce que c'est incroyable d'être aux côtés des grandes légendes de ce club." "J'ai eu la chance de marquer des buts magnifiques et importants, pour l'Inter et pour moi. Pour être rapide, je dirais les buts de la finale de la Ligue des champions, plus le deuxième que le premier." "Chaque trophée a un goût particulier pour moi, mais je dirais le Scudetto parce que c'était un trophée très dur, jusqu'à la fin. À un moment donné, nous aurions pu perdre notre rêve de le gagner lorsque la Roma nous ait passés devant mais nous avons fini par jouer pour le titre le dernier jour de la saison et ce fut une lutte incroyable. C'était difficile de gagner et pour moi, ce titre de champion 2009-2010 a une valeur particulière."
  9. 113 années d’Histoire, 113 années de buts, l’Inter célèbre aujourd’hui l’anniversaire de la fondation du Club à travers une vidéo Hero qui voit le but comme protagoniste, comme élément constant de l’Histoire Nerazzurra Du premier but inscrit en 1908, quand un groupe de rebelle et d’innovateurs a ouvert les portes de Milan aux joueurs étrangers, la vidéo retrace les buts qui ont menés à la victoire, aux records uniques, inscrits par d’extraordinaires et immortels champions. Des buts qui ont fait la joie de millions de tifosi! Pour les Frères et Sœurs du monde qui ont marqué l’Histoire du club aussi hors du terrain, là où l’Inter a réaffirmé sa propre identité et ses propres valeurs, là où elle a combattu les discriminations et s’est affirmé comme un Club "Not For Every One" unique. Une vidéo qui célèbre le passé mais avec le regard tourné sur le futur! Les célébrations continueront ce soir à 21 heures lorsqu’à l’Inter HQ seront remis les prix de la troisième édition du Hall of Fame de l'Inter: Julio Cesar, Giuseppe Bergomi, Esteban Cambiasso et Diego Milito seront honorés. Leurs histoire sera retracée en compagnie d’invités d’exceptions et de surprises Il y aura également un prix spécial qui sera remis à une personnalité qui se sera distinguée pour ses valeurs telles que l’implication, la fraternité, l’unité, qui depuis toujours font partis de l’Histoire du Club. L’évènement sera retransmis sur les différents canaux officiels du club : Inter TV, YouTube, Facebook et Inter.it. A partir d’aujourd’hui un maillot commémoratif, réalisé pour fêter en compagnie des tifosi le 113ème anniversaire est mis en vente en édition limitée sur le store.inter.it, celui-ci se verra autographié par l’ensemble des joueurs de l’équipe première sur son recto, tandis que son verso verra retranscrit les inscriptions. ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  10. Les chiffres parlent mieux que les faits et ceux-ci mettent en exergue une ancienne légende : Antonio Conte est-il toujours cet entraineur défensif ? En effet, son Inter a pulvérisé le Milan et est entrée dans l’Histoire comme étant l’une des plus prolifique de l’histoire. Révélation de la Gazzetta Dello Sport "Il y en a encore qui place une étiquette de jeu défensif sur la tête d’Antonio Conte, il y en a encore qui restent campé sur leurs positions. Mais les paroles ne suivent pas les faits : les statistiques racontent une réalité complétement différente. Cette Inter, après 23 journées est l'une des celles qui a le plus inscrit de but dans son histoire." La Grande Inter d’Herrera ? "Elle est derrière, même lors du Scudetto de l’Etoile." L’Inter des records de Trap ? "Elle a été surclassé, elle qui avait vu en fin de saison Aldo Serena devenir le Capocannoniere. La situation est similaire pour l’Inter de Roberto Mancini : Si en 2006-2007, elle était invaincue après 23 journées, elle avait inscrit moins de buts." L’Inter de Conte marque plus que l’Inter de Josè Mourinho "La dernière référence la plus proche est celle de Josè Mourinho : Milito et ses équipiers étaient parvenu à inscrire 49 buts, soit 8 de moins, avec la moyenne actuelle, nous en sommes à trois matchs de différence." "Pour retrouver une formation Nerazzurra avec un rempart offensif meilleur, il faut reculer d’une vie en arrière, lors de la saison 1950-1951, il y a donc 70 ans avec Benito Lorenzi et Stefano Nyers qui martyrisaient toutes les défenses lors du Giro d’Italia, mais cette équipe-là n’avait pas remporté le championnat." Conte se surclasse lui-même "La vérité est que Conte se surclasse lui-même, car jamais, ni à la Juve, ni à Chelsea, il n’a voyagé avec un rythme offensif aussi important, pas même la saison dernière avec l’Inter, alors qu’il proposait tout de même une moyenne de 2,1 buts par match, une moyenne qui lui avait permis de terminer sa saison à la Juve avec 102 points." Comment l’expliquer ? "Avant tout, il faut analyser les caractéristiques des joueurs : Lukaku, en Serie A est difficilement contré par la majorité des défenseurs, vu sa carrure. Lautaro, lorsqu’il est en confiance, parvient à présent à inscrire de nombreux buts dans un même match." "Hakimi est un ailier à qui Conte à expliquer le secret du milieu à 5, mais il reste toujours un joueur habitué à entretenir un rapport particulier avec la cage de l’adversaire." "A présent, on peut commencer à dire pareil avec Perisic sur l’aile gauche, un joueur, qui dans son aventure interiste, à déjà terminé la saison à deux reprises avec un nombre de buts à deux chiffres en fin de saison." Pour vous, Antonio Conte est-il un entraineur à vocation défensive ou à vocation offensive ? ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  11. Diego Milito, ex attaquant de l'Inter et protagoniste du Triplete historique, a décidé de quitter son poste de secrétaire technique du Racing Avellaneda à cause de certaines divergences avec les membres du conseil administratif, en particulier Victor Blanco. Il l'a annoncé lui-même par le biais d'une vidéo: "Je souhaite vous annoncer ma décision de mettre un terme à mon expérience de secrétaire technique. Le motif est simple, je ne partage pas les idées du président. Cela peut sembler un choix fort pour certains mais ce n'est pas le cas. Je n'ai rien de personnel contre Victor, je le respecte et je sais qu'il donne tout pour l'institution. Je ne partage juste pas ses idées sur la manière de gérer le club".
  12. Le débat mérite d’être lancé. Comme le révèle la presse transalpine, Antonio Conte avait raison de miser sur Romelu Lukaku, un joueur considéré comme l’un des leaders du vestiaire, si pas LE leader. "L’Inter, plus qu’un leader, a trouvé en Lukaku un potentiel capitaine. Vu comment il se comporte envers un équipier en difficulté, le Totem belge a une nouvelle fois démontré, et depuis le premier jour de son aventure interiste, son engagement. Un engagement qui a été encensé par les tifosi et ses équipiers. Pour Conte, ce n’était pas utile, vu comment il avait insisté pour le recruter : Et il avait raison, étant donné la croissance extraordinaire de Big Rom lors de ces 15 mois." Une épaule sur qui s’appuyer Preuve en est le cas Eriksen, dans l’œil du cyclone, le danois semble se rapprocher d’un départ imminent de l’Inter. Mais pour Big Rom, il est important de lui venir en aide. Interviewé par Kanal 5, voici sa déclaration vis-à-vis du danois "Eriksen a toutes les qualités pour devenir un Fuoriclasse et je veux l’aider. Il y a des joueurs qui ont besoin de plus de temps pour s’adapter au Calcio. J’ai été chanceux de m’y habituer rapidement. Il a encore du travail à faire avec la langue. S’il apprenait l’italien, tout lui serait plus facile. Il pourrait mieux communiquer et contribuer mieux au travail d’équipe." En effet, pour rappel Romelu, qui connait pas moins de six langues avait demandé, dès son premier jour à la Pinetina de lui parler en italien. S’il a pu compter sur l’aide de son frère Jordan, qui était à la Lazio depuis 2016, il a perfectionné, à présent, son italien: A tel point qu’il donne le sentiment d’être déjà en Italie depuis des années." La Machine Lukaku Des records à l’Inter, Lukaku en a déjà fait tomber quelques-uns. Personne comme lui, débutant en Serie A, n’avait inscrit autant de buts lors des dix premières journées. Cette saison, l’Inter a marqué, entre la Serie A et la Ligue des Champions 11 buts depuis le début de saison, Lukaku en a également inscrit 11 à lui seul. Seul l’intouchable Ronaldo lui résiste. Au meilleurs de leurs performances: Milito en avait inscrit 7, Eto’o 5, Vieri 5 et Ibrahimovic 5 La barre des 30 A présent et comme le souligne Sky Sport, Big Rom pourrait de nouveau inscrire son nom dans l'Elite Nerazzurra: Le Diable Rouge a inscrit 28 but en 42 matchs, en cas de doublé lors du prochain match, il passera sous la barre des 30 buts en moins de 50 matchs. Ronaldo, Vieri, Ibra, trois phénomènes... Mais Ronaldo est le seul et l’unique à avoir atteint les 30 buts en 41 matchs…. En cas de doublé face au Torino, Big Rom rejoindra le Roi Vieri à la seconde place. En équipe Nationale, Big Rom est également intouchable et est devenu le Meilleur Buteur de l'histoire de la Belgique, lui qui présente l’éloquente statistique de 57 buts en 89 sélections. Sans oublier le dernier record européen d’atteint Encensé par Martinez Interviewé par TalkSport, Roberto Martinez, le sélectionneur National belge a très bien connu Romelu Lukaku, vu qu’il était son entraîneur à Everton: "Mon rapport avec Romelu a débuté lorsqu’il était encore jeune, il venait d’arriver en prêt à Everton. Nous avons ensuite réalisé un énorme effort financier à tel point qu’il est encore le transfert le plus cher du club actuellement. J’ai pu voir le joueur sous différents angles : Dans les bons moments, mais aussi dans les mauvais. Et j’ai pu constater que Romelu n’avait jamais perdu son exceptionnelle qualité : Marquer des buts." "A présent, on voit une réelle maturité dans son jeu. A Manchester United, il était si désespéré de remporter un titre, il avait pris beaucoup de responsabilité sur ses épaules et il a, à mes yeux, pris beaucoup de coups injustes." "En partant en Italie, il a été plongé dans un nouveau projet et il a pris ses responsabilités, comme ce fut le cas en Angleterre, de façon positive. A présent, c’est un joueur qui est dans le meilleure moment de maturité de sa carrière." Selon vous, vu ses qualités humaines et sportives, Big Rom a-t’il les épaules pour être Le Leader du Vestiaire et, à fortiori, un Capitaine de l’Inter à en devenir ? ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  13. C’est un fait, depuis son arrivée à l’Inter, Romelu Lukaku est LA révélation de l’Inter, l’Homme qui ne déçoit pas. Si lors de sa première saison, celui-ci faisait preuve de certaines difficultés techniques, tel que le premier contrôle : Travail et Abnégation lui auront permis de corriger le tir. Un joueur épanoui C’est la Statistique marquante de ce début de carrière à l’Inter. Si Lukaku rêvait d’être entraîné par Antonio Conte, une fois réuni, ce duo a directement fait des étincelles: En effet, Il n’aura fallu à Lukaku "que" 56 matchs pour atteindre le palier des 40 buts inscrits. Il est le seul joueur à avoir réaliser une telle performance devant des légendes telles que Ronaldo et Vieri. A titre de comparaison, pourtant habitué au championnat italien, l’ancien capitaine déchu de l’Inter, Mauro Icardi, aura atteint ce pallier en 82 rencontres, soit 26 de plus que le Diable Rouge. Et ce n’est pas tout : Big Rom est loin d’être un diamant brut affiné, il dispose encore d’une belle marge de progression : Antonio Conte l’a défini comme telle et nul doute qu’il lui permettra encore de grandir et de devenir l’un des plus redoutables attaquant du circuit C’est la seconde réflexion de Sport Mediaset, si l’Inter a dominé sa rencontre face au Genoa en proposant une première période caractérisée par 70% de possession de balle, la complicité entre certains joueurs n’est plus à démontrer. Si l’entente avec Lautaro Martinez n’est plus à démontrer, celle avec Nicolò Barella est également à mettre en évidence. Monté au jeu pour remplacer Christian Eriksen, c’est justement le dynamiteur italien qui est l’auteur de la passe décisive du 41 buts inscrit par le numéro 9 belge en 57 rencontres, soit une moyenne de 0,72 buts par rencontre, une statistiques qui le place également devant Vieri, Ronaldo, Icardi, Eto’o, Adriano et Milito. Et dire qu’à présent, Big Rom aura comme fournisseur de centres un certain Achraf Hakimi... Comment considérez-vous l’intégration de Romelu Lukaku en Serie A ? ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  14. Hernan Crespo, l’ancien buteur de l’Inter s’est livré à Tuttosport sur le parcours entrepris par son compatriote, Lautaro Martinez: "Je suis vraiment convaincu par la décision prise sur Lautaro Martinez, celle de rester à l’Inter. La saison dernière a été perturbée à cause de la pandémie. Il a été le premier joueur sur qui la Direction et le Staff technique ont décidé de miser énormément, après le départ de Maurito Icardi." "El Toro n’existait pas, il a décidé de faire face à ce défi avec Classe et Grinta en démontrant ses qualités. Il fait de même en ce début de saison en marquant, délivrant des assists et en continuant à bien jouer." "Cela me fait plaisir : El Pupi Zanetti et Diego Milito, qui l’a vu grandir au Racing Club m’ont parlé fort en bien de lui. C’est un joueur qui dispose encore d’une énorme marge de progression." ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  15. Dans le cadre de la rencontre de Ligue des Champions opposant l’Inter au Borussia Mönchengladbach, Inter Tv a interviewé Lautaro Martinez: But "Celui face au Slavia Prague est le plus beau, mais celui contre Dortmund est le plus significatif, car j’avais aussi ouvert le score." Poste "J’ai changé à plusieurs reprise de position sur le terrain. Mais j’ai toujours aimé attaquer et être attaquant. Je me suis toujours inspiré de Falcao, il m’a toujours séduit. Il a également joué en Argentine et j’ai eu le plaisir de le suivre." Ligue des Champions "En 2010, j’ai le souvenir d’avoir vu la rencontre, en Famille, à la maison, en Argentine. Cette victoire avait une signification importante car il y avait tant d’argentins dans l’équipe." Diego Milito "Diego, dans notre pays, est une personne et un joueur très important. J’ai pu aussi jouer avec lui au Racing Avellaneda et je me suis énormément diverti. On se souvient de lui, pas uniquement pour ces buts, mais surtout pour le doublé en Finale de la Ligue des Champions." "L’Inter a tellement de tifosi en Argentine car tellement de joueurs sont passé par ce club. Cela lie fortement les couleurs Nerazzurre à celle de mon pays." ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  16. Lautaro Martinez, le numéro 10 Nerazzurro, s’est livré à l’UEFA à deux jours des débuts de l’Inter en Ligue des Champions, édition 2020/2021: Pourquoi les joueurs argentins rencontrent-ils autant de succès ? "En Argentine, nous naissons avec passion, dévotion et cœur. Nous tentons à porter ces aspects dans les championnats où nous partons jouer. On peut aussi le remarquer dans le championnat argentin et en équipe nationale. Nous cherchons toujours à le faire." "Le talent est la première chose avec laquelle vous naissez bien sûr, mais vous devez aussi l’alimenter. La grinta arrive à la seconde place et elle occupe un rôle important, car c’est avec elle que l’on cherche à se battre contre tout les obstacles qui peuvent se dresser sur notre parcours." Lionel Messi "Je connais plus Leo par notre expérience en commun en équipe nationale, que pour l’avoir affronté comme adversaire. Je l’ai déjà dit dans le passé, je le répète à présent et je le redirais dans le futur : C’est le meilleur joueur du monde. Le fait qu’il soit argentin est un motif de fierté pour nous." "Je cherche toujours à apprendre de lui. Pour moi, il est à un autre niveau, il lit le jeu de façon différente, il a toujours un coup d’avance sur tous les autres." Inter vs Bayern 2010 "Je me souviens de l’avoir regardé à la maison, en Famille, en Argentine. C’était une victoire significative, car il y avait de nombreux argentins dans l’équipe et c’était une victoire importante pour le club." Diego Milito a-t ’il inscrit les deux buts ? "Oui, c’est vrai. Diego est une personne et un joueur très important dans notre pays. J’ai eu la chance de jouer avec lui (au Racing de Avellaneda). En Argentine, nombreux sont des tifosi de l’Inter, car dans ce club évoluent ou ont évolué de nombreux joueurs argentins." Javier Zanetti "C’est un homme très important pour le club et aussi pour nous les joueurs, car il nous transmet tout de son vécu à l’Inter. Il l’a fait avec moi, lorsque je suis arrivé en Italie la première fois. Chaque fois que j’ai besoin de quelque chose, il est toujours là pour m’aider. Il me demande comment je vais et il prend soin de moi. Il s’assure à ce que j’aille toujours bien sûr et hors du terrain." "Lorsque je suis arrivé, il m’a surtout aidé avec la langue, il me l’a expliqué, c’était vraiment important et je lui serais toujours reconnaissant. Il m’a tant aidé depuis mon arrivé à l’Inter." ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  17. Notre légendaire ancien milieu de terrain Esteban Cambiasso a partagé sa conviction que Massimo Moratti était un homme qui n'est jamais satisfait malgré tout le succès que l'Inter a eu sous sa direction. "Nous sommes sortis contre l'United avec le sentiment frustrant que des petits détails manquaient, et que le club et l'entraîneur ont un plan pour les combler. L'année précédente, cependant, Mancini avait joué pour son avenir en tant qu'entraîneur après le match retour contre Liverpool parce que ses déclarations avaient irrité Moratti. Maintenant que nous pouvons donner un jugement, il faut reconnaître que les mérites de Mancini dans la création des fondations gagnantes étaient excellents! Mais il est aussi vrai qu'après quatre saisons, la relation avec l'équipe était un peu érodée... disons... un mariage avec une passion décroissante et Moratti l'avait perçu. Bien que nous ayons réussi à gagner le Scudetto, le changement était dans l'air. Moratti est comme ça, le genre de personne qui n'est jamais complètement satisfaite des objectifs atteints." Sur le départ de Zlatan. "Je connais peu de professionnels à son niveau. Il voulait changer d'équipe et il l'a dit. Mais sur le terrain, il s'est entraîné à une intensité maximale jusqu'à la dernière séance avec nous. Bien sûr, en regardant la situation dans son ensemble, le fait que nous soyons en Californie était précieux car il y avait deux ou trois journalistes et un groupe de fans derrière. Si nous avions été à Brunico ou à Pinzolo, les médias n'auraient parlé que de la négociation, et à long terme, cela aurait été difficile à gérer." Sur l'arrivée du special one. "On sentait qu'un champion serait remplacé par un autre champion. Mourinho était la fraîcheur. Jose ne nous a jamais dit de viser un autre Scudetto ou la Ligue des champions. Non. Mais il était évident qu'il était venu pour tout gagner, et qu'il nous considérait capables de le faire." Sur Diego Milito. "Il faut admettre qu'il y avait un certain scepticisme car Diego avait marqué beaucoup de buts la saison précédente. Mais pour le Genoa, un club qui ne vise pas à remporter de trophées! Les gens se demandaient comment il allait s'adapter à la pression nettement plus élevée qu'il y a à l'Inter. J'étais serein parce que Diego avait joué pour le Racing en Argentine. C'est un super club et il connaissait déjà le stress de jouer pour gagner." ®Alex_J - Internazionale.fr
  18. Il aura fallu qu’une seule et très particulière saison, qui n’est pas encore officiellement terminée, pour que Romelu Lukaku entre dans le cœur d'une bonne partie des tifosi de l’Inter, pour qu’il se révèle être un Leader sur et hors du terrain de l’équipe. Les doutes l’entourant, quant à son adaptation à la Serie A, se sont donc littéralement envolés étant donné qu’il a atteint et rejoint un certain Diego Milito dans le nombre de buts inscrits en une saison. Un Exploit qui fait oublier le souvenir de Mauro Icardi. Maurito, lors de ses six saisons à l’Inter, avait signé au maximum 29 buts en une saison en 2017-2018. A Gelsenkirchen, mercredi soir face à Getafe, Romelu a paraphé son 30e but de la saison, dépassant ainsi le précédent record saisonnier de l’ancien capitaine. Icardi annihilé Lukaku Goleador égale le Milito de l’année du Triplé, mais surtout il se montre être un Leader de l’Equipe, chose qu’Icardi, malgré le brassard de Capitaine, n’a jamais été. Lukaku a pris immédiatement sur épaules ses responsabilités, et il a répondu sur le terrain aux exigences tactiques de Conte, devenant ainsi Le Leader. Il aura fallu très peu de mois pour comprendre pourquoi Conte, le 22 juillet 2019, avait haussé le ton lors d’un sommet avec la Direction et la Propriété, afin qu’ils réalisent un effort pour le recruter. Saut de qualité Avec Lukaku, l’Inter a su faire ce saut de qualité que Mauro Icardi n’a pas été capable de faire. Immédiatement second du championnat, la meilleure place pour l’argentin était quatrième. Quart de finaliste en Europa League contre des huitièmes de finale pour Maurito et le parcours n’est pas encore terminé. Lukaku, comme l’équipe, veut la Coupe, et elle pourrait peut-être se disputer justement face à Manchester United. Le saviez-vous ? Critiqué régulièrement par les tifosi sur son manque de technique et sur ce manquement "gentillement" confirmé par Antonio Conte sur ce qu'il doit encore amélioré, Romelu a vu le compte Twitter officiel anglais de l'Inter "prendre sa défense". ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  19. Un prince, mais aussi un roi. Le nom de Diego Milito se trouve sur toutes les pages les plus importantes de notre épopée triomphale de 2010. Un triplé, trois trophées extraordinaires et trente buts en cette saison sensationnelle. Quatre de ces buts ont été décisifs pour la finale de la Coppa Italia, la dernière journée de la Serie A et en Ligue des Champions alors qu'il marquait un doublé en finale contre le Bayern Munich. Diego rejoint deux des attaquants les plus sacrés de l'histoire des Nerazzurri : Ronaldo et Giuseppe Meazza. Un trident qui embrasse toute notre histoire, et qui ferait trembler toute défense. À l'Inter de 2009 à 2014, Milito a joué 171 matchs et marqué 75 buts. "Mes sincères remerciements à tous les fans Nerazzurri. C’est un grand honneur de voir mon nom aux côtés de ceux qui ont contribué à écrire l’Histoire de l’Inter. Je ne cesserai de remercier les fans Nerazzurri pour leur incroyable affection qu’ils me montrent encore aujourd'hui. Forza Inter pour toujours!"
  20. Romelu Lukaku entre un peu plus dans l’Histoire de l’Inter. S’il est depuis l’été dernier, le joueur le plus cher de l’Histoire du Club, le joueur rend la pareille sur le terrain. En effet, en inscrivant un énième but face à Bologne en Serie A, Romelu Lukaku est devenu le quatrième joueur de l’Histoire à atteindre la barre des 20 buts lors de ces 30 premiers matchs sous les couleurs de l'Inter. Il rentre donc dans ce cercle très fermé qui est composé de Giuseppe Meazza, István Nyers, Il Fenomeno Ronaldo en surclassant pour l'occasion deux idoles Nerazzurre : Christian Vieri et un certain Diego Milito... Une performance diabolique qui se doit d’être soulignée ! ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  21. Lorsque Zanetti et Milito se retrouvent face à face, quelque chose de spécial est toujours à prévoir. Et cela s’applique en particulier lorsque c'est le dixième anniversaire du Triplete. Lors d'un événement live sur le compte Instagram officiel du Club, le capitaine historique et El Principe ont parlé de l'incroyable épopée qui a abouti au triomphe en Ligue des Champions à Madrid grâce à un Milito en forme : "C'était un rêve pour moi de rejoindre un club comme l'Inter, j'ai rejoint une famille. C’est ce que l’Inter est pour moi et je suis fier d’en avoir fait partie. Ce 22 mai est une journée spéciale pour nous tous. Le groupe était extraordinaire et le reste dix ans après. Nous restons en contact aujourd'hui. Je me souviens toujours de tout parfaitement, c'est comme si tout s'était passé hier. Étant donné la difficulté et l'importance de cet exploit, ce que nous avons réalisé restera gravé dans l'Histoire." Zanetti a rappelé avec émotion les dernières étapes au Bernabeu, lorsque le rêve était sur le point de se réaliser : "Lorsque tu es sortis et que tu as reçu une standing ovation cette nuit-là, et lorsque Julio Cesar s'est saisi du ballon, des larmes me sont venues aux yeux. J'ai regardé Walter Samuel, qui a dit "Allez, nous avons encore trois minutes à jouer", mais je me sentais déjà incroyablement ému à cause de ce que nous avions accompli. Toutes les différentes composantes - l'équipe, le Club et les fans - étaient en phase, nous permettant de réaliser cet exploit. Nous étions aussi un groupe soudé hors du terrain. Tous nos matchs sont présentés aujourd'hui et je ressens toujours les émotions que j'ai ressenties à Madrid." Parmi les deux phases les plus difficiles, il y a eu les demies-finales contre Barcelone. Elles étaient très spéciales pour Milito étant donné qu'il jouait contre son frère Gabriel : "Après avoir surmonté Barcelone, nous savions que nous devions gagner ce trophée. Je me souviens de la première étape, mon frère était sur le banc et mon père fut joyeux quand j'ai marqué notre troisième but. Il s'est excusé auprès de lui par la suite. Je me souviens aussi de la façon dont nous avons célébré le match entre la Roma et la Sampdoria, nous n'y jouions même pas, mais c'était l'un des matchs les plus difficiles à passer. Nous étions tous découragés lors de notre retour en train après notre nul à Florence, mais tu as vraiment encouragé tout le monde et tu as toujours été positif. Perdre n'était plus une option et nous avons toujours été de l'avant." Zanetti a également rappelé les phases finales de cette campagne : "Au cours du dernier mois, tous nos matchs étaient essentiellement des matchs à élimination directe. Il y avait une énorme pression. Aujourd'hui est un jour qui appartient à tous nos fans, qui ont toujours été là pour nous. Je me souviens quand on m'a montré ce qui se passait au Duomo alors que nous étions encore à Madrid, je voulais partir immédiatement et embrasser nos fans un par un." Et puis il y avait la force d'un groupe extraordinaire: "Je savais que je rejoignais un groupe de grands champions et que vous aviez tous un rêve à réaliser ensemble, tel que capturé par la chorégraphie du Bernabeu", a déclaré Milito. "Les fans méritaient ces triomphes, ils nous ont toujours poussés. Ce n’a pas été facile, nous nous souviendrons toujours du match à Kiev. La mentalité de Mourinho était également vitale. Après la finale, j'étais heureux pour tous nos supporters et pour Massimo Moratti car ils méritaient tous de vivre cette joie." Avant la fin de la conversation, Javier Zanetti a parlé de Gigi Simoni le jour de son décès : "Avant de raccrocher, je veux prendre un moment pour me souvenir de Gigi Simoni, qui était quelqu'un avec qui j'ai joué, et envoyer mes sincères condoléances à sa famille."
  22. "Papa, pourquoi tu te tiens à l'arrière comme ça ? Sur toutes les photos, on te voit à peine". Mon fils Leandro me pose toujours cette question. Je venais de marquer deux buts au Bayern Munich, il avait 3 ans : je l'ai mis sur mon épaule et j'ai descendu les marches vers la coupe, vers la gloire. Sur cette scène, il y avait beaucoup d'agitation et j'étais donc là, au fond dans un coin, à moitié couvert, avec Leandro qui me tenait les mains au-dessus de la tête, presque au-dessus des yeux, pendant que Pupi soulevait la Ligue des Champions. Il avait une position privilégiée. Leandro a maintenant 12 ans, il est gaucher, il est attaquant et joue au Racing. Et c'est un super fan interiste. Je sais que vous voulez savoir ce que j'ai fait la nuit avant Madrid, si j'ai eu sommeil, si j'ai rêvé de la finale. Mais pour y arriver, à Bernabeu, je pars de Quilmes, de Viejo Bueno où j'ai grandi, au sud de Buenos Aires. On peut dire que j'ai grandi comme Leandro, avec la balle sous le bras. Quel est le goût du football argentin ? Ce à quoi on s'attend : c'est plein de pression, depuis les jeux des petits. Il y a un esprit de compétition très élevé. Nous partons de rien, nous voulons gagner à tout prix. J'ai également joué second attaquant au Racing. J'y ai appris à développer mes qualités, j'ai toujours été amoureux du jeu, j'étais heureux d'entrer dans les ficelles de la manœuvre offensive avec mes mouvements. Des qualités qui m'ont permises de partir pour ce beau voyage en Europe, à Gênes. A 24 ans, j'ai quitté pour la première fois la maison de mes parents et ma petite amie, qui est devenue plus tard ma femme, et qui a pris l'avion avec moi pour l'Italie. Elle avait 21 ans, elle a tout abandonné pour partir avec moi. L'enthousiasme, ça ne rate jamais. À Marassi, à Saragosse avec mon frère, puis de retour à Gênes. Et puis Inter. L'installation fut facile. Je connaissais déjà Cambiasso, l'ancien coéquipier de mon frère en équipe nationale U20. Cuchu est devenu mon colocataire, j'ai partagé de nombreux moments avec lui pendant cinq ans : sérieux, intelligent, mais heureusement je m'endormais toujours avant lui ! Et puis il y a eu Zanetti : j'avais joué avec son frère Sergio en Argentine. Je me suis senti chez moi et sans aucun doute le rituel de l'asado (viande), avec Samuel comme chef cuisinier, y a contribué. Je sais, la légende le dit et tous mes coéquipiers sont prêts à dire que je ne faisais que manger, mais croyez-moi : parfois, j'ai aussi aidé Walter ! Il était naturel pour nous de rester à la Pinetina même après l'entraînement Nous nous sommes bien amusés, nous avons passé des soirées à rire et à manger. C'était un groupe vraiment uni, avec des séances d'entraînement où l'on pédalait fort, parce que la philosophie devait être : on s'entraîne comme on joue. La personnalité de cette équipe était incroyable. Et Mourinho était proche de tout le monde. Je vous avais promis Madrid, je fais encore quelques détours avant d'arriver à Bernabeu. Le premier est Kiev, simplement parce que je devais revoir le but de Sneijder à la télévision. Je me souviens de ces moments comme si je regardais un film : je ne voulais pas que le ballon dépasse la ligne de but, alors je suis allé le récupérer. Je pensais que la seule chose que je pouvais faire était de donner un coup de pied très fort au gardien de but, puis quelque chose se produirait. Après avoir tiré, je suis tombé sur le sol. Le temps que je me remette sur pied et que je voie Sneijder exulter comme un fou, je n'avais pas réalisé qu'il avait marqué ! Oui, j'ai beaucoup de souvenirs de ces moments, ce sont des moments que j'aime appeler très spéciaux. Et en fait, je me souviens bien de l'horloge du Camp Nou : elle ressemblait à du sel. Je l'ai regardé alors qu'une vie était déjà passée sur le terrain et il indiquait « 15 minutes » : interminable, mais quel courage ce soir-là de la part de tous ! J'ai aussi pris le climat très pesant dans le train Florence-Milan, qui nous a ramenés à la maison après un 2-2 mortel. Mais Pupi nous a aussi donné de l'optimisme ce jour-là. Et il avait raison, en partie grâce à cette incroyable soirée... de pizza chez moi pendant que nous regardions Roma-Sampdoria. Vous connaissez déjà l'histoire, mais c'est quand même un passage amusant de cette saison exceptionnelle : les Roms devant, nous tous tristes. Les pizzas arrivent, ma femme met Augustina, ma petite fille, dans mes bras et Pazzini dessine. A partir de ce moment, je n'ai pas laissé tomber Augustina une seule seconde, et la Samp a gagné ! Gagner la Ligue des Champions était mon rêve, le rêve de tout le monde. Ce n'était pas différent des autres, je peux dire que j'étais calme et concentré, je savais que ce serait difficile mais nous étions convaincus et déterminés. Le rituel était le même que d'habitude, avec le « mate » dans la chambre de Walter Samuel. Ce soir-là, pour nous détendre mais aussi nous motiver, nous, les Argentins, avons regardé "Iluminados por el fuego", un film sur nos compatriotes héros de la Guerra de las Malvinas. Des frissons. Puis tout le monde s'est endormi. La balle de Julio était longue, je l'ai regardée, je suis allé au duel avec Michelines, qui était énorme. Ici aussi, je vois tout, image par image. Wesley était prêt pour la passe : je savais que le ballon venait toujours avec lui. Je suis donc parti tout droit, en profondeur. J'ai fait un bon contrôle, j'ai vu Badstuber arriver sur ma droite. J'ai fait une feinte, on appelle ça une « amague », et après je courais pour exulter. Pour le deuxième but, il faut rembobiner la bande et remonter à 2001 : Racing-Lanus 2-0, avant-dernier match de championnat. Je pense à cette action depuis 9 ans : je pointe le défenseur au Cilindro de Avellaneda, en faisant un crochet, mais avec le ballon qui reste sur ma droite. Presque un tir extérieur, barre transversale, Chatruc marque dans le dos. À Madrid, ma feinte sur Van Buyten était la même que ce jour-là : j'étais juste meilleur pour garder la balle à la bonne distance afin d'ouvrir le plat du pied au deuxième poteau. À ce moment, j'ai idéalement embrassé les fans des Nerazzurri du monde entier. J'étais heureux, je le suis toujours, quand je pense à ce que nous avons fait, tous ensemble. L'empreinte que nous avons laissée dans l'histoire de ce club, notre Inter. Et je vous le dis : jamais, jamais de ma vie, je n'avais vu un stade rempli de gens à l'aube, à six heures du matin. Le retour de Barcelone avait déjà été fantastique, avec l'accueil à l'aéroport. Mais ce matin-là, San Siro était l'endroit le plus magique du monde : il n'y avait que nous, il y avait le peuple Interista. J'étais dévasté. Mais j'ai été submergé par le bonheur.
  23. De toutes les images durables du triomphe de l'Inter en finale de la Ligue des Champions 2010, une se démarque des autres. Voici l'histoire de la fascinante Inter de Mourinho... À l'intérieur du Santiago Bernabeu, une victoire 2-0 sur le Bayern Munich a provoqué des scènes de joie : Diego Milito courant vers les fans les bras tendus. Esteban Cambiasso faisant des tours d'honneur avec le vieux historique de Giacinto Facchetti. Javier Zanetti mettant le trophée en équilibre sur sa tête. À l'extérieur cependant, une histoire différente va se raconter. Les joueurs de l'Inter étant montés dans le bus plus tard dans la soirée, leur manager, José Mourinho, s'est glissé dans sa propre voiture. Et puis il en sauta de nouveau, courant pour embrasser Marco Materazzi. Les deux hommes se sont repliés l'un dans l'autre et ont pleuré. L'Inter venait d'entrer dans l'histoire, devenant la première équipe italienne à remporter un triplé en Serie A, en Coppa Italia et en Ligue des Champions. Et maintenant, nous savions que c'était exactement ça, l'Histoire. Le temps de Mourinho avec le club était terminé, il ne reviendrait pas. Examiner un grand club à travers le prisme d'une saison spécifique peut sembler un exercice arbitraire. Il y a toujours une évolution dans n'importe quelle d'équipe, toujours un report d'une année à l'autre. Pourtant, les vainqueurs du Triplete 2010 se sentent comme une exception, comme un chapitre glorieux dans le livre des records de l'Inter, un chapitre qui a une fin clairement définie, avec Mourinho partant vers le soleil couchant, et des nerazzurri qui ne seront plus couronnés champions nationaux ou européens depuis. Il y a aussi un début évident dans le mercato estival de 2009. L'Inter a recruté une foule de joueurs qui mèneraient au triplé : Milito, Thiago Motta, Samuel Eto’o, Lúcio et Wesley Sneijder. Mourinho est arrivé un an plus tôt, les menant à un titre de Serie A lors de sa première saison, mais c'était une exigence minimale. Le succès national a été facile pour l'Inter suite au scandale du Calciopoli en 2006, qui a vu la Juventus reléguée, et de nouvelles sanctions infligées à Milan, la Fiorentina et la Lazio. Cependant il y avait peu de preuves dans cette première saison de Mourinho qui pouvaient indiquer qu'il mènerait cette équipe au plus haut. L'Inter a terminé derrière le Panathinaikos en phase de groupes de la Ligue des Champions et s'est effondrée en huitième. Il avait demandé au club deux ailiers pour recréer le 4-3-3 qui lui avait si bien servi à Porto et Chelsea, mais Mancini et Ricardo Quaresma, tous les deux, n'ont pas été à la hauteur du montant de leur achat. Quelle part de l'évolution tactique qui a suivi était prévue ? Quelle part est due aux circonstances ? Mourinho était déterminé à faire en sorte que l'Inter presse plus haut sur le terrain, déclarant que son objectif était de monter la ligne défensive de 20 mètres. La signature de Lucio, un défenseur central mobile, était une étape délibérée, mais ailleurs, la politique de transfert de l'Inter semblait être dictée par les opportunités. Les nerazzurri ne souhaitaient pas vendre Zlatan Ibrahimovic, meilleur buteur de la Serie A en 2008-2009, mais Barcelone a fait une offre - 46 millions d'euros plus Samuel Eto’o - qu'ils ne pouvaient pas refuser. Avec Milito en provenance de Gênes, Mourinho avait maintenant deux attaquants prolifiques au lieu d'un, avec de l'argent restant pour un renfort supplémentaire. Sneijder est arrivé le 28 août et est entré directement dans le onze de départ pour aider l'Inter à démolir le Milan 4-0 un jour plus tard. De manière détournée, l'Inter aurait peut-être encore une fois dû remercier Barcelone. Le triplé des catalans en 2009 a incité le Real Madrid à sortir le chéquier et à signer les deux précédents vainqueurs du Ballon d'Or - Cristiano Ronaldo et Kaká - laissant Sneijder et Arjen Robben comme surplus. Des joueurs de classe mondiale étaient arrivés à l'Inter pour une fraction de leur valeur réelle. Ce contexte importait autant que leur talent. Ce sont des joueurs qui sont arrivés avec des écornures sur les épaules, motivés à prouver que leurs anciens employeurs avaient tort. Tactiquement, Mourinho a fait des faux pas. L’Inter a commencé par un 4-3-1-2 centré sur la créativité individuelle de Sneijder. Ce fut un triomphe à la maison et presque un désastre en Europe, où son étroitesse a été exposée à plusieurs reprises. Ils annulèrent leurs trois premiers matchs de groupe de la Ligue des Champions et semblaient la quitter avant cinq minutes d'éclat du néerlandais et une dernière victoire à l'extérieur au Dynamo Kiev. Émotionnellement, Mourinho a compris comment se mettre dans la peau de ses joueurs. Eto’o était tombé en disgrâce à Barcelone en partie parce qu’il n'avait pas suivi l’instruction de Pep Guardiola consistant à céder le centre de l’attaque à Leo Messi. Pourtant, Mourinho a réussi à persuader le Camerounais de faire exactement cela : passer sur l'aile gauche alors que l'Inter s'adaptait à la mi-saison en un 4-2-3-1. Il y avait des douleurs croissantes. Pendant des périodes importantes de sa plus grande saison, l'Inter n'était pas vraiment très bonne. Entre le 16 janvier et le 10 avril, les Nerazzurri ont remporté cinq des 14 matchs de Serie A, la Roma les dépassant pour leur prendre la première place. Pourtant, il y avait un esprit de défi qui a surmonté toutes les lacunes. Mourinho était le bon manager au bon moment pour Sneijder, Eto’o et Goran Pandev, lors d'un mercato d'hiver inspiré, alors libéré de son contrat avec la Lazio. Si ces joueurs arrivaient en se sentant méprisés, alors Mourinho a réaffirmé cette émotion, affirmant que les vainqueurs des quatre derniers titres de Serie A, déjà interistes, luttaient contre les forces nébuleuses des préjugés de l'establishment. Il a dénoncé la « prostitution intellectuelle » dans les médias italiens et mima le geste des menottes aux poignets alors que les commentaires allaient à l'encontre de l'Inter lors d'un match nul contre la Sampdoria. Ses attaques contre les officiels de Serie A étaient si implacables que des rapports ont fait état d'arbitres menaçant de boycotter les matchs de l'Inter. Tout cela était absurde, une distraction transparente, mais ce qui importait, était que ses joueurs acceptent. Sneijder a dit qu'il « tuerait et mourrait » pour Mourinho. Dejan Stankovic a déclaré qu'il « se serait jeté dans le feu » pour lui. Eto’o a parlé de ses actions, remplaçant en tant qu'arrière auxiliaire pendant plus d'une heure après que Thiago Motta ait été expulsé lors du match retour de la demi-finale de la Ligue des champions à Barcelone. L'Inter a eu sa part de chance. L'éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull avait obligé Barcelone à se rendre à Milan en bus pour la première étape de cette manche, où les catalans se sont effondrés pour une défaite disproportionnée 3-1. Pourtant, uniquement se concentrer sur cela serait ignorer ce qui a rendu cette équipe spéciale. L'histoire moderne des nerazzurri a été celle de la sous-performance, de devenir fragile lorsque la pression augmentait. L'Inter était l'équipe qui a perdu le titre de champion lors de la dernière journée de 2002, et qui n'avait jamais menacé de remporter la meilleure compétition de clubs d'Europe pendant les 15 ans de la présidence de Massimo Moratti à ce jour, malgré des dépenses somptueuses pour les transferts. L'Inter de Mourinho a bouleversé les stéréotypes : une équipe qui a livré son meilleur football dans les moments les plus tendus. Même avec un Sneijder expulsé après 26 minutes lors du derby en janvier contre le Milan, alors leurs plus proches rivaux au classement, l'Inter a tout de même gagné 2-0. En avril, juste au moment où les éventements menaçaient de nous sortir de la course au titre, les joueurs se sont retrouvés bloqués à 0-0 après 75 minutes contre une équipe de la Juventus qui s'était cloîtrée dans un bunker défensif composé de Fabio Cannavaro, Giorgio Chiellini et Gigi Buffon. Maicon a pulvérisé ce mur avec l'un des meilleurs buts marqués cette saison. Puis vint le Camp Nou, le carton rouge de Thiago Motta et Sergio Busquets jaillissant entre ses doigts. Combien d'autres équipes auraient pu résister, même avec un avantage de deux buts, pendant 62 minutes face à la meilleure attaque du monde ? Les choses sont devenues un peu tendues vers la fin, mais Julio César n'avait eu à faire qu'un arrêt notable avant que Gerard Piqué ne sorte de l'impasse avec six minutes restantes à jouer. La finale contre le Bayern a été plus simple. Milito a marqué les buts décisifs, tout comme il l'avait fait lors de la finale de la Coppa Italia et de la victoire du Scudetto sur Sienne lors de la dernière journée de la saison de Serie A. Sneijder a fourni sa passe décisive sur le premier match - sa sixième du tournoi, plus que tout autre joueur. Il a ensuite emmené les Pays-Bas en finale de la Coupe du Monde et, d’une manière ou d’une autre, il a terminé quatrième du Ballon d’Or. C'était peut-être un épilogue approprié, une preuve supplémentaire que personne n'a donné à cette équipe et à ces joueurs le respect qu'ils méritaient. Si Mourinho était revenu, il aurait pu l'utiliser pour renforcer cette mentalité nous-contre-le-monde. Au lieu de cela, il n'est même jamais rentrer à Milan pour célébrer. « Je n'avais pas encore signé de contrat avec le Real Madrid » , a-t-il expliqué quelques années plus tard, « mais j'avais déjà décidé. J'avais refusé deux fois auparavant et je ne pouvais pas le faire une troisième fois. Je savais que si je retournais à Milan, je changerait d'avis. » Materazzi n'avait commencé qu'une poignée de matchs cette saison-là, mais il avait un esprit de parenté, un joueur qui a absolument adhéré à l'approche du portugais. Que se sont-ils dit lors de ce moment désarmant et tendre en dehors du Bernabéu, quand ils ont su que l'aventure était finie ? « Je lui ai dit : Tu es une merde » , raconte Materazzi dans une interview à La Repubblica. « Tu pars et tu nous laisses avec [Rafa] Benítez. Je ne te le pardonnerai jamais. » « Je lui ai, finalement, pardonné. » alex_j - internazionale.fr
  24. Depuis que le légendaire manager argentin Helenio Herrera a conduit l'Internazionale à leurs deux premières Coupes d'Europe dans les années 1960, notre club milanais a eu un lien presque inextricable avec le continent sud-américain. L'Inter a dû attendre 35 longues années pour ajouter une autre Coupe d'Europe dans son armoire à trophées et lorsqu'elle a été remportée en 2010, il y avait une forte influence sud-américaine ; six joueurs du onze de départ de Jose Mourinho venaient de là, pendant que l'attaquant argentin Diego Milito marqua les deux buts pour une victoire 2-0 contre le Bayern Munich. Avançons rapidement jusqu'à aujourd'hui. Il reste un fort contingent sud-américain dans l'équipe avec deux Uruguayens, un Argentin et un Chilien, tous en lice pour une place sur le terrain. La liste des stars sud-américaines pour représenter l'Inter dans le passé est longue, en particulier depuis le début du siècle, alors que le Meazza a accueilli certains des meilleurs joueurs de l'histoire. Alors sans plus tarder, voici l'ultime XI combiné sud-américain de l'Inter depuis 2000 Gardien : Julio Cesar Nationalité: brésilienne Apps internationales: 87 Honneurs: Serie A (x5), Coppa Italia (x3), Ligue des Champions Apps Inter: 300 Le transfert de Julio Cesar de Flamengo à l'Inter en 2005 était loin d'être simple. Notre club comptant déjà le nombre max de joueurs non européens, César a dû être prêté au Chievo pour une demi-saison avant de finalement nous rejoindre six mois plus tard, après aucun match joué à Vérone. Malgré ce délai, Cesar a certainement rattrapé le temps perdu en s'établissant rapidement comme le gardien titulaire, position qu'il a conservée tout au long de son séjour de sept ans à Milan. Il a joué pour la dernière fois pour son club d'enfance, Flamengo. Arrière droit: Maicon Nationalité: brésilienne Apps internationales: 76 Honneurs: Serie A (x4), Coppa Italia (x2), Ligue des Champions Apps Inter: 236 Défenseur canonnier forgé dans le moule traditionnel brésilien, Maicon était un autre achat sud-américain rentable qui a connu un grand succès sous nos célèbres rayures noires et bleues. À son apogée, Maicon était le meilleur arrière droit du football mondial - une déclaration validée par le fait qu'il ait gardé Dani Alves hors de l'équipe brésilienne - et en plus de ses qualités défensives, il a également marqué 20 buts pour notre club. Il a passé les dernières années de sa carrière sur les ailes des clubs brésiliens Avaí et Criciúma. Défenseur central: Lucio Nationalité: brésilienne Apps internationales: 105 Honneurs: Serie A, Coppa Italia (x2), Ligue des Champions Apps Inter: 136 Mourinho a fait signer des contrats exceptionnels au cours de sa carrière de manager brillamment réussie, mais peu peuvent égaler son achat de Lucio au Bayern Munich en 2009. Le défenseur intransigeant - qui avait également un penchant pour des incursions osées dans l'autre moitié - a conclu une entente brillante avec Walter Samuel au cœur de la défense centrale et a joué un rôle essentiel lors du Triplé historique. Défenseur central: Walter Samuel Nationalité: argentine Apps internationales: 56 Honneurs: Serie A (x5), Coppa Italia (x3), Ligue des Champions Apps Inter: 236 L'autre moitié du duo défensif hermétique de Mourinho, Walter Samuel, a rejoint l'Inter en 2005 après avoir eu du mal à gérer la pression au Real Madrid des Galactiques. Au cours de ses cinq premières années au Meazza, Samuel a remporté la Serie A chaque saison et au total, il a passé neuf années réussies à Milan, avant de terminer sa carrière en passant deux ans au FC Bâle. Arrière gauche: Ivan Cordoba Nationalité: colombienne Apps internationales: 73 Honneurs: Serie A (x5), Coppa Italia (x4), Ligue des Champions Apps Inter: 455 Un petit défenseur qui était à l'aise pour jouer à quatre arrières, Ivan Cordoba était connu pour posséder un sacré saut malgré sa taille, 1m73. Cordoba a passé toute sa carrière européenne à l'Inter qu'il quitta en 2012 après 12 ans de bon et loyaux services. Le n°2 interiste de longue date a également l’honneur d’être le seul homme de l’histoire à avoir dirigé l’équipe nationale colombienne sur un trophée majeur - la Copa America 2001. Milieu défensif: Javier Zanetti Nationalité: argentine Apps internationales: 143 Honneurs: Serie A (x5), Coppa Italia (x4), Ligue des Champions, Coupe UEFA Apps Inter: 858 (Record) Après 19 ans, 858 apparitions, 21 buts et 11 trophées majeurs, Javier Zanetti a finalement mis un terme à sa brillante carrière à l'Inter en 2014 à l'âge de 41 ans. En signe de respect pour son No.4, le maillot a été retiré peu après. Non seulement Zanetti était un professionnel exemplaire, mais il s'est également réinventé de manière impressionnante en tant que joueur au fil de sa carrière, se transformant d'un ailier maraudeur en un milieu de terrain défensif et même un arrière central de fortune. Comme une reconnaissance de la part du club, Zanetti est désormais vice-président de l'Inter. Milieu central: Esteban Cambiasso Nationalité: argentine Apps internationales: 52 Honneurs: Serie A (x5), Coppa Italia (x4), Ligue des Champions Apps Inter: 420 Un autre Argentin qui a fait partie des meubles de l'Inter. Esteban Cambiasso est venu en Italie par un transfert gratuit après quatre saisons relativement peu satisfaisantes au Real Madrid, où il a été principalement utilisé comme remplaçant. À l'Inter, cependant, il était un titulaire régulier incontesté et de plus en plus apprécié par l'équipe pendant ses années sous Roberto Mancini et plus tard Mourinho. Tout comme son compatriote Samuel, Cambiasso est parti en 2014, passant une saison à Leicester City avant de filer à l'Olympiakos en 2015. Milieu de terrain: Juan Sebastian Veron Nationalité: argentine Apps internationales: 73 Honneurs: Serie A, Coppa Italia (x2) Apps Inter: 74 Bien qu'il n'ait jamais été sous contrat avec l'Inter, en prêt pendant 2 ans, Juan Sebastian Veron y a connu une période de rédemption après trois années difficiles en Angleterre avec Manchester United et Chelsea. Veron ou ‘le petit sorcier’ comme on l’appelait souvent, a aidé l’Inter à remporter deux coupes d'Italie consécutives et a également mis la main sur un Scudetto avant de rentrer chez lui en Argentine pour jouer pour l'Estudiantes. Milieu offensif: Alvaro Recoba Nationalité: uruguayenne Apps internationales: 69 Honneurs: Serie A (x2), Coppa Italia (x2), Coupe de l'UEFA Apps Inter: 260 Un talent suprême dont la carrière a malheureusement été compromise par des problèmes de blessures, Alvaro Recoba n'a peut-être pas réalisé autant que prévu, mais il a certainement fourni aux fans de l'Inter de nombreux moments de magie pendant ses 11 ans. Recoba est devenu célèbre pour avoir mis de spectaculaires frappes de loin - à la fois dans le jeu et en coups francs, qui devaient devenir sa marque de fabrique - avec son pied gauche extra-spécial. Malgré ses nombreux problèmes de blessures, Recoba a réussi à continuer jusqu'en 2015, lorsqu'il a pris sa retraite après avoir joué pour le Nacional. Attaquant : Ronaldo Nationalité: brésilienne Apps internationales: 98 Honneurs: Coupe de l'UEFA Apps Inter: 99 Surnommé « Il Fenomeno», l'Inter a jugé bon d'effacer le record du monde des transferts en 1997 en signant Ronaldo pour 19,5 M£. A ce moment-là, après avoir marqué 47 buts en seulement 49 matchs pour Barcelone, il était sans aucun doute la top-propriété du football mondial. Ronaldo a également conservé cette même veine qu'il avait montrée en Catalogne à Milan, marquant 34 buts lors de sa première saison avant le désastre qui le frappa lors de la Coupe du monde 1998. Des blessures ont détruit le reste de son temps à l'Inter, mais il a tout de même réussi un respectable 59 buts en 99 matchs avant son transferts en 2002 au Real Madrid. Attaquant: Diego Milito Nationalité: argentine Apps internationales: 25 Honneurs: Serie A, Coppa Italia (x2), Ligue des Champions, Apps Inter: 171 Un homme qui mérite une sélection dans cette équipe rien que pour ces deux buts contre le Bayern Munich. Ses deux buts contre les Bavarois ont permis à l'Inter de gagner 2-0 en finale de la Ligue des Champions et mettre fin à une disette de 35 ans pour décrocher le titre suprême du football européen. La saison 2009-2010 a sans aucun doute été la meilleure de Milito sous le maillot de l'Inter, bien qu'il ait connu une autre campagne prolifique en 2011-12 lorsqu'il a marqué 24 buts en championnat. Après cinq ans au club, il a rejoint le Racing Club en Argentine où il a pris sa retraite en 2016. Aujourd'hui il nous envoie des pépites comme Lautaro Martinez.
  25. Diego Milito a évoqué la campagne victorieuse du triplé lors d'une interview au magazine Sportweek. Il commence par son arrivée au Meazza : "Je ne me souviens pas du jour, je peux dire que je connaissais bien Milan car j'y allais souvent rendre visite à mes compatriotes et amis qui deviendraient coéquipiers, Zanetti, Cambiasso et Samuel. Cet été là, avant de retourner en Argentine pour les vacances, je me suis arrêté en ville pour chercher un endroit où vivre afin de gagner du temps et me concentrer ensuite uniquement sur le football. J'ai dit à mon père que j'étais heureux de penser que dans quelques mois, je serais moi aussi en Ligue des Champions. Mais à ce moment-là, je n’imaginais même pas que j’irais en finale et que je le verrais moi-même." Première rencontre à l'Inter : "L'ensemble du personnel de direction : Président Massimo Moratti, Marco Branca, Lele Oriali. Moratti m'a serré la main et, avec un grand sourire, ma souhaité la "bienvenue". Au cours de mes cinq années à l'Inter, il s'est comporté comme un père. Pour tout le monde, pas seulement pour moi. C’est pourquoi je dis toujours que ma plus grande joie, le soir de Madrid, lorsque j’ai remporté la Ligue des champions, a été de voir le bonheur dans ses yeux." Le Special One : "Il m'avait déjà appelé au téléphone pour me parler de l'équipe, du système. Puis il m'a demandé si je voulais le numéro 22. C'était celui que je portais à Gênes. J'ai dit, coach, si c'est gratuit, je le prendrai avec plaisir. Il a dit que c'était en fait le numéro d'Orlandoni, le troisième gardien de but. Mais il m'a dit de ne pas m'inquiéter, qu'il allait lui parler. Orlandoni était super, il était fondamental dans nos victoires, toujours une attitude positive, il a gardé le moral de l'équipe. Mourinho a su diriger une équipe comme nous, trouver un compromis entre tout le monde pour atteindre les objectifs. Il a fait ressortir le meilleur de chacun en alternant entre être gentil et méchant. Il m'a même crié dessus pendant les matchs, il savait que les réprimandes, même les plus fortes, dirigées vers moi, étaient mille fois plus fortes." Javier Zanetti : "Extraordinaire. Un exemple d'attachement au travail. J'ai réfléchi sur moi via lui, nous semblions être les mêmes en tout. Un vrai capitaine. Je me souviens du retour en train après Fiorentina - Inter (2-2). Koldrup, un défenseur, avait marqué presque à la fin et la Roma nous avait dépassés au classement. Zanetti est passé entre nous, nous étions tristes, la tête baissée, et il était plein d'énergie, nous allons gagner le Scudetto, a-t-il répété. Nous gagnerons le Scudetto, a-t-il dit. Nous allons gagner ! Et puis ce Roma-Samp que nous avons regardé à la maison. Si la Roma avait gagné, elle aurait eu le titre en poche. Nous les avons regardés assis sur le canapé, je me suis presque allongé avec Agustina, née un mois plus tôt, allongée sur ma poitrine. Ma femme est passée, et m'a dit tu veux me donner le bébé ? Non, laisse-la ici, lui ai-je répondu. Je l'ai gardée avec tout le match, ça s'est terminé 1-2." Esteban Cambiasso : "Il est le joueur tactique le plus intelligent avec lequel j'ai jamais joué. C'était un meneur sur le terrain, il lisait le jeu avant les autres. Il connaissait ses forces et ses faiblesses, et cela en fait un grand footballeur. Il savait qu'il n'était pas rapide, il savait qu'il avait des ennuis avec un jeu ouvert et c'est pourquoi il a toujours gardé l'équipe serrée. Au camp d'entraînement, nous étions ensemble dans une pièce. On regardait la télé tout le temps, les films argentins, puis je m'endormais un peu plus tôt. Avec lui et Zanetti, nous allions boire du maté dans la chambre de Samuel parce que c'est lui qui le préparait." Walter Samuel : "L'une des meilleures personnes que j'ai rencontrées en dehors du terrain, dotée d'une bonté particulière. Mais sur le terrain, il se transformait, en quelqu'un de dur, graveleux et diabolique. Combien de fois j'ai joué contre lui, en Argentine ou à l'entraînement, à l'Inter et en équipe nationale. Ils avaient raison de l'appeler le Mur, redoutable sur le plan tactique, pour lui c'était une question d'honneur de ne pas céder." Une équipe soudée : "Nous sortions dîner ensemble. Bien sûr, il était plus facile de passer du temps avec d'autres personnes mariées comme moi qu'avec Balotelli, par exemple. Il était très jeune, il avait des routines différentes. Nous allions dans les restaurants, il allait dans les clubs. Mais nous étions vraiment une équipe formidable et unie, je me souviens des barbecues à la Pinetina à la fin de l'entraînement, tous ensemble, y compris les Italiens et Eto’o, mangeant et riant le soir." Les brésiliens : "J'avais une relation spéciale avec Julio. J'habitais près de San Siro, il était à l'étage au dessus du mien. Nos femmes étaient amies et nous allions à Appiano Gentile ensemble. Ensuite, bien sûr, nous nous moquions les uns des autres, je lui disais comment je marquerais un but, il disait qu'il me les arrêterait tous." Toldo, Materazzi et Eto'o : "On a dit que l'Inter n'était pas très italien, ce qui les a fait se sentir encore plus importants et impliqués au sein de l'équipe. Matrix et Toldo nous ont gardés de bonne humeur, ils étaient des leaders dans une équipe qui en avait beaucoup. Et autant de personnages, Muntari par exemple. C'était vraiment un gars original et à l'entraînement, il était dur. Je suis fier d'avoir joué avec Samuel Eto'o. Je suis plutôt un attaquant de surface, il peut jouer près de moi et plus loin, s’adaptant au sale boulot. Pour l'Inter, il s'est rendu disponible, se sacrifiant même en tant qu'arrière." Les moments les plus importants : "Kiev, en Ligue des champions. Nous étions menés 1-0 à quatre minutes de la fin, nous étions en novembre et sortis de la Ligue des champions. Mou nous avait chargé à la mi-temps car il était le seul à être capable de le faire. Sur le terrain nous n'avons pas abandonné, et Sneijder et moi avons renversé la situation en prolongation. Encore une fois, la Ligue des Champions, les quarts de finale contre Chelsea. Ils étaient l'équipe à battre, nous avions prié pour que le tirage au sort les éloigne de nous. Quand ils sont venus, Eto’o a marqué et nous avons joué l'un de nos meilleurs matchs. Enfin, la demi-finale contre Barcelone, 3-1 à domicile, 0-1 à l'extérieur, avec dix hommes. Très dur et excitant." Le rêve du Triplete : "Oui. Pour nous, c'était un rêve, et cela nous a donné la force de le réaliser. Mou nous a dit que nous devions rêver, c'est bien que vous le fassiez, mais vous n'avez pas à transformer le rêve en obsession. Nous avons réussi et nous avons gagné." Ses buts marquants : "Le but où il y avait l'esquive contre Van Buyten et le toucher de balle sur la sortie de Butt, sympa, oui. Mais celui contre la Roma, en finale de Coppa Italia, un centre du pied droit au deuxième poteau, je le mettrais au même niveau." Scudetto ou C1 ? "J'ai beaucoup aimé le Scudetto. Ce fut une lutte d'un an, à un certain point, il semblait nous avoir échappé." Pour terminer, Milito a parlé de ses commentaires après la finale de la Ligue des Champions où il avait suggéré qu'il pourrait quitter le club : "C'était une erreur. Pendant mes années à l'Inter, j'ai eu des offres, mais lorsque vous vous sentez bien dans un endroit, vous ne devriez pas le quitter. Et je ne l'ai pas fait." ®alex_j - internazionale.fr