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  1. IM TOGETHER: Our Scudetto Season Review est le film de la saison 2020/2021 qui est sorti le 15/06/2021 en avant-première sur la chaîne YouTube officielle de l'Inter et sur Inter TV. Ce film raconte l'année extraordinaire des Nerazzurri, caractérisée par des moments comme l'introduction du nouvel écusson. Voici des citations de Romelu Lukaku, sorties exclusivement pour le film de la saison. Les sentiments de Lukaku après la finale de la Ligue Europa et le début de la saison 2020/2021. "Après Séville, c'était le moment le plus difficile, je pense le plus difficile de ma carrière. Le matin trois ou quatre jours plus tard pourtant, je me suis réveillé en me disant que cette année on gagnerait avec cette équipe et que je ferais tout pour gagner. A la première séance d'entraînement, j'ai vu que beaucoup de joueurs avaient une faim incroyable, et dès le premier jour je me suis dit : cette année on va le faire." La défaite lors du premier Derby. "Nous savions que nous étions l'équipe la plus forte dans ce match, nous nous sommes créés beaucoup plus d'occasions qu'eux, mais cette bataille a donné à l'équipe l'énergie nécessaire pour entamer la route vers le Scudetto." Le concept de l'équipe. "Nicolò, Lautaro, Brozovic et moi sommes tous un peu fous, on a besoin de ça parce que ça nous donne de l'énergie. J'ai besoin de Nicolò, chaque équipe a besoin de joueurs prêts pour la guerre. Cette équipe est différente de toutes les autres que j'ai connues, nous sommes vraiment une belle bande de frères, nous partons tous à la guerre ensemble, quand l'un souffre il y en a toujours un autre qui est là pour aider son partenaire. On n'abandonne jamais, on joue toujours pour gagner." Sa compréhension avec Lautaro. "Quand j'ai rencontré le père de Lautaro, nous avons parlé pendant dix minutes. Je lui ai dit que dans deux ans, nous gagnerions quelque chose ensemble. Ses compétences sont parfaites pour moi car c'est un joueur qui sait aspirer le défenseur, il a une accélération incroyable, il est toujours en mouvement et à chaque fois qu'il reçoit le ballon j'ai toujours une solution. On sait que l'équipe est plus importante et quand l'un de nous est en forme un jour, on fait tout pour lui faire plaisir. Cette année, nous avons vu que notre duo s'est beaucoup amélioré et nous espérons continuer comme ça et gagner encore plus." Le discours à son retour de Crotone. "Vous avez tous fait beaucoup, vous avez fait de cette équipe des champions et il faut continuer comme ça. Je suis vraiment fier de jouer avec vous." Le jour du Scudetto. "J'ai dit à mes coéquipiers plus tôt dans la journée que l'Atalanta ferait match nul contre Sassuolo, je ne sais pas pourquoi je l'ai ressenti. Je pense que l'expérience de l'année dernière a vraiment aidé l'équipe, ayant cette mentalité de ne pas abandonner. Je suis vraiment content pour l'Inter et pour tous les fans du monde entier car cela fait des années depuis le dernier trophée et soulever ce Scudetto est un sentiment magnifique."
  2. SempreInter retrace le passage d'Antonio Conte chez nous. Rétrospective. Introduction Le 2 mai 2021, l'Inter a remporté le titre de Serie A pour la première fois depuis la campagne 2009-2010. L'équipe d'Antonio Conte a terminé avec 12 points d'avance sur notre rival local, le Milan AC. En plus d'avoir le droit de se vanter en Italie, les Nerazzurri seront désormais dans le premier pot pour la campagne 2021-2022 de la Ligue des champions, ce qui signifie qu'ils éviteront d'autres vainqueurs de championnat. Cependant, l'Italien ne les mènera pas dans la compétition européenne d'élite la saison prochaine après avoir quitté son poste le 26 mai 2021. Revenons donc sur le temps de Conte à l'Inter. S'appuyer sur une équipe déjà forte pour vaincre la vieille dame Au cours de son séjour de deux ans au Giuseppe Meazza, Conte a constitué une équipe de haut niveau. Cependant, il était aussi quelque peu chanceux que les fondations soient déjà en place depuis le règne de Luciano Spalletti. Cela en dit long sur l'équipe dont l'Italien a hérité qu'à la fin de son mandat, il considérait Stefan de Vrij comme faisant partie intégrante de ses plans. Le Néerlandais a mis sa plume sur son contratavec les Nerazzurri en 2018, et il a disputé 32 matchs de Serie A lors de la saison 2020-21 victorieuse de l'Inter. En raison de sa forme, le défenseur a fait partie de l'équipe néerlandaise de 26 joueurs pour l'EURO 2020. L'équipe de Frank de Boer a une cote de 112/1 en tant que vainqueur de l'Euro 2020. Une équipe offensive En route pour remporter le titre de Serie A, l'Inter a terminé deuxième attaque de la Serie A. Les Nerazzurri ont trouvé le chemin des filets à 89 reprises, un but de moins que l'Atalanta, troisième. Il est juste de dire que l'équipe de Conte a pris d'assaut la Serie A, adoptant une approche axée sur l'attaque pour mettre fin au règne de la Juventus. Même offensivement, le manager de 51 ans a créé une équipe victorieuse en fusionnant des joueurs expérimentés avec de nouvelles recrues. Romelu Lukaku, qui a signé pour environ 66 M£ en août 2019, a marqué 41 buts combinés avec son partenaire d'attaque argentin, Lautaro Martinez. Le joueur de 23 ans a rejoint l'Inter en 2018, mais le triomphe du titre 2020-2021 était son premier avant-goût du succès. Incapable de conquérir l'Europe Séparément, Conte et l'Inter ne sont pas étrangers à la victoire en Ligue des champions. En tant que joueur, l'Italien de 51 ans a remporté le trophée européen avec la Juventus en 1995-1996, la Vieille Dame battant l'Ajax aux tirs au but pour remporter son deuxième titre européen. Les Nerazzurri, quant à eux, ont remporté la Ligue des champions en 2009-2010, lorsqu'un doublé de Diego Milito a vu l'équipe de Jose Mourinho battre le Bayern Munich en finale. Ensemble, cependant, Conte et Inter ont été incapables de conquérir l'Europe. Même si gagner la Ligue des champions n'est pas une tâche facile, il y a certaines attentes parmi les fidèles de Giuseppe Meazza. Malheureusement, l'homme de 51 ans n'a pas atteint ces objectifs. Cela dit, cela en dit long sur la difficulté de la compétition qu'une équipe comme l'Inter, vainqueur du titre, soit tombée à la quatrième place du groupe B au cours de la saison 2020-2021. Lors des six matches de groupe des Nerazzurri, l'équipe de Conte n'a remporté qu'un seul match, celui au Borussia Park contre le Borussia Mönchengladbach. Les difficultés européennes sous Conte n'étaient pas nouvelles pour l'Inter, car les Nerazzurri n'ont pas non plus atteint les sommets du tournoi européen de premier plan en 2019-2020. Lors de la première saison de Conte au Giuseppe Meazza, les champions en titre de Serie A ont terminé troisièmes du groupe F, derrière le Borussia Dortmund et Barcelone. En conséquence, l'Inter a été reversée en Ligue Europa mais a perdu la finale contre Séville. Créant un groupe craint en Italie Il ne fait aucun doute que Conte a été au cœur du succès de l'Inter lors de la saison 2020-2021. L'Italien a constitué une équipe bien équilibrée composée d'une solidité défensive et d'une menace offensive en route pour mettre fin au règne de neuf ans de la Juventus. Bien qu'il ne soit pas clair si le manager de 51 ans aurait pu ramener les Nerazzurri au succès européen, il a ramené le club au sommet du football national, devenant ainsi un héros au Giuseppe Meazza.
  3. C’est l’information de ce début de semaine. En effet, le FC Séville est tombé sous le charme de….Joao Mario. A tel point que, pour pouvoir prendre le meilleur dans le Derby l’opposant au Betis Séville, le club ibérique a proposé un échange aux Nerazzurri : Papu Gomez! Révélation plus D’Estadio Deportivo L'entraîneur Julen Lopetegui est prêt à offrir une ancien joueur ciblé par l’Inter afin de parvenir à un accord: Les Andalous seraient prêts à expédier Papu Gomez à l’Inter en échange de Joao Mario. Et si Mario continue à casser les bonbons Voici ce que nos révèle Pressing: Conte est séduit par l’idée de ramener Papu en Italie. L’ancien de l’Atalanta dispose d’un contrat avec Séville jusqu’en 2024 voudrait revenir en Serie A. Disposant déjà d’une bonne expérience, il est très estimé par l’entraineur Nerazzurro et l’opération pourrait être financée par la vente, à titre définit de Joao Mario en provenance du Sporting Lisbonne. Les portugais souhaitent le racheter pour une somme avoisinant les 7-8 millions d’euros, soit une somme similaire à celle qui avait permis à l’argentin de rejoindre l’Andalousie Pour rappel, Papu Gomez avait quitté l’Atalanta à la suite d’une sortie médiatique contre son entraineur Gian Piero Gasperini..... Seriez-vous séduit par l’arrivée d’Il Papu ? ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  4. Romelu Lukaku s’est livré à la RTBF, la radio-télévision belge, à quelques heures de la confrontation face à l’Islande, dans le cadre de l'Uefa Nations League Coupe de l’UEFA "La défaite m’a fait aller de l’avant car, derrière, elle tu retrouves une certaine énergie : Je suis un très mauvais perdant, je l’admets, mais c’est ma grande force." Absent de la cérémonie protocolaire "Je ne pouvais pas aller prendre la médaille et je ne le regrette pas. Ce n’est pas un manque de respect vis-à-vis de Séville, mais mettez-vous à ma place : Vous travaillez toute votre vie pour arriver à un tel moment. En finale vous vous inclinez sur un match qui est de 50-50. Mais cet épisode m’a donné une importante énergie, celle de vouloir faire mieux: Je vois le positif dans le négatif." ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  5. Comme nous le savons toutes et tous, notre équipe favorite affrontera le FC Séville en finale de la Ligue Europa ce vendredi. Nous avons présenté la tactique employée par Lopetegui dans un précédent papier, nous présentons succinctement ce club. Le parcours du FC Séville Contrairement à l'Inter, le FC Séville est sorti des poules de la C3 en terminant premier devant l'APOEL Nicosie (1-0/0-1), Qarabag (2-0/3-0) et le F91 Dudelange (3-0/5-2). Le club espagnol a ensuite éliminé respectivement le CFR Cluj (1-1/0-0 – but à l'extérieur), l'AS Roma (2-0), Wolverhampton (1-0) et Manchester United (2-1). FC Séville : Histoire et palmarès Le club de Séville fut fondé le 25 Janvier 1890, a remporté 1 titre de la Liga (saison 1945-1946), 5 coupes d'Espagne (1935, 1939, 1948, 2007 et 2010) et détient le record de C3, 5 au total (2006, 2007, 2014, 2015, 2016). C'est le club le plus vieux d'Espagne dévoué seulement au football. Séville est régie par un système de gestion présidentielle, mais avec un conseil d'administration qui discute et approuve les décisions importantes. Actuellement, son président est José Castro Camona, homme d'affaire dans le secteur de l'immobilier et les énergies renouvelables. Tout au long de son histoire, Séville a eu 29 présidents, le premier étant Edward Farquharson Johnston, un Écossais. Ceux qui ont occupé la présidence pendant les plus longues périodes sont Ramón Sánchez Pizjuán, Eugenio Montes Cabezas, Luis Cuervas Vilches et José María del Nido Benavente. En 1992, Séville est devenue une association sportive par capitaux, à la suite de l'entrée en vigueur de la loi qui les régissait. Le système d'élection du président a été modifié pour être élu parmi les membres éligibles par les actionnaires du club. Comme nous le remarquons, le FC Séville a un palmarès national plutôt modeste et est présent sur la scène européenne "que" depuis les années 2000. Nous pouvons également noter que le club a passé la majorité de son temps en Liga malgré quelques périodes en Segunda Liga. Depuis la saison 2001-2002, le club est toujours présent en première division, ce qui montre une certaine constance et une bonne gestion. En Champions League, le FC Séville a déjà connu deux fois les quarts de finale, en 1957-1958, sorti par le Real de Madrid et en 2017-2018, sorti par le Bayern de Munich. Cela constitue leur meilleure performance pour la C1. Autrement, ils ont atteint les 8e de finale en 2007-2008, sorti par Fenerbahce, en 2009-2010, sorti par le CSKA Moscou, et en 2016-2017, sorti par Leicester. Enfin, ils ont terminé troisième des poules en 2015-2016 avant d'être reversés en C3. Nous remarquons que malgré une présence régulière en Europe depuis la saison 2004-2005, le FC Séville ne peut être considéré comme un (très) grand d'Europe. Pour être complet, son classement Elo au 19/08/2020 est de 1849 et se classe 10e. Sur la figure ci-dessous, nous pouvons voir l'évolution de son classement Elo sur les années (panel du haut) et sur les quatre dernières années (panel du bas). Nous voyons que le FC Séville a connu une belle période dans les années fin 50-début 60, ainsi que deux pics dans les années 2000 qui correspondent aux victoires en C3. La panel nous montre clairement que les années post-Emery, après mi-2016, sont assez délicates même si son classement remonte sous Lopetegui. Cinq C3 en bois ? Derrière ce titre un brin provocateur, se cache en fait une question de fond. Si le FC Séville a remporté légitimement ses 5 C3, beaucoup s'interrogent sur la qualité de cette dernière et n'hésitent pas à dire que ses trophées européens sont "en bois" dénigrant en fait le niveau C3. Pour appuyer leurs arguments, les détracteurs citent les clubs vaincus par Séville en finale et il est vrai que, à part Liverpool et, un degré moindre le Benfica, les autres noms ne font pas rêver. Pour aller dans leurs sens, entre 2001 et 2015, nous pouvons admettre que les noms des finalistes ne sont pas très excitants : Deportivo Alaves, Glasgow Rangers et Celtic, Fulham FC et Dnipro. En revanche, à partir de 2015, nous retrouvons des noms plus "prestigieux" comme Liverpool, l'Ajax, Marseille et Arsenal, tout comme les vainqueurs, Manchester United, Atletico Madrid et Chelsea. A cet argument, on peut répondre qu'en 1981, la finale opposait Ipswich Town au AZ Alkmaar et celle de 1987 opposait l'IFK Göteborg au Dundee FC. En 1985, n'oublions pas que l'Inter se faite éliminer par le Real Madrid (2-0/0-3) en demie finale alors que Videoton avait sorti le FK Sarajevo (3-1/1-2) dans l'autre demie. Le Real avait ensuite battu Videoton (3-0/0-1) en finale. Baser une réponse argumentée sur l'historique de la C3 serait trop fastidieux bien qu'intéressant. Ceci dit, il faut rappeler que l'ancienne C3, c'est à dire celle avant les différentes réformes de l'UEFA, était forte car les deuxièmes et troisièmes des pays les plus forts jouaient cette compétition. Depuis ces réformes, la C2 a disparu (saison 1998-1999, remportée par la Lazio contre le Real Majorque) et la C1 a tout vampirisé. Ce implique que les quatre premiers des quatre meilleurs championnats jouent la C1, il ne reste que les "seconds couteaux" pour la Ligue Europa ou les forts clubs ayant sous-performé en C1. Pour ne rien arranger, les primes étant nettement plus importantes pour la C1 que la C3, les gros clubs, surtout italiens, délaissaient cette compétition. Pour remédier à cela, l'UEFA décida que le vainqueur de la C3 jouerait en C1 la saison prochaine. Cette règle a été mise en place lors de la saison 2015-2016. C'est pour cela que le FC Séville a pu jouer en C1 la saison 2016-2017 alors qu'il n'avait terminé que 7e en Liga. Pour terminer, il faut également mentionner que les clubs les plus riches phagocytent tous les meilleurs talents asséchant les clubs "secondaires" et concentrant les ressources par la même occasion. Pour s'en convaincre, il suffit de compter le nombre de clubs qui ont gagné la C1 depuis l'arrêt Bosman (1996) alors qu'ils ne l'avaient pas gagnée avant. La réponse est simple, deux : Dortmund en 1997 et Chelsea en 2012. Analyse avec le classement Elo Nous voyons que l'argument, "ils ont gagné 5 C3 en bois" ou "la C3 est une coupe en bois", a un peu de plomb dans l'aile. Mais que dit une analyse avec le classement Elo ? Sur la figure ci-dessous, on effectue un zoom sur les années 2000. Comme attendu, nous voyons clairement une progression entre 2000 et 2006. Ceci est conforme avec la montée en puissance progressive du FC Séville. Nous remarquons que le Elo atteint pratiquement 1900 et légèrement au-dessus de 1900 un an plus tard. Il est intéressant de constater que l'Inter avait un Elo similaire après ses victoires en C3 en 1991 (AS Roma) et 1998 (Lazio). Pour être complet, l'Inter et Séville démarrèrent leurs campagnes européennes à 1700 Elo environ. Ainsi, avec un point initial similaire, en vertu du calcul Elo, les performances de Séville et de l'Inter sont assez similaires. On peut donc conclure que les 2 premières C3 du FC Séville ne sont pas réellement en bois. Néanmoins, il faudrait également analyser le Elo des clubs rencontrés. Leur parcours de leur C3 2005-2006 fut, Mayence, Besiktas, Lokomotiv Moscou, Lille, Zenit Saint Petersbourg, Shalke et Middlesbrough alors que celui de 2006-2007 les avait vu affronter Atromitos, Slovan Bratislava, Steaua Bucarest, Shakhtar Donetsk, Tottenham Hotspurs, Osasuna et l'Espanyol de Barcelone. Il est clair que le parcours 2006-2007 est moins prestigieux que celui de 2005-2006. Mais, en regardant la Liga, Séville a terminé 3e au lieu de 5e et a remporté la Copa del Rey. Donc, le club a gagné des points dans les compétitions nationales. Paradoxalement, les années Unai Emery, qui sont tant vantées, ne sont pas si extraordinaires concernant le classement Elo. A part un pic à un peu plus de 1900 Elo à la fin de la saison 2014-2015, il n'est pas si stratosphérique pour le reste, 1850 Elo environ. Cela peut s'expliquer, en partie par les parcours européens : Titograd, Wroclaw, Fribourg, Maribor, Betis Séville, FC Porto, FC Valence et Benfica en 2013-2014, Rijeka, Mönchengladbach, Villarreal, Zenit, Fiorentina et Dnipro pour la saison 2014-2015. Le FC Séville avait également atteint les quarts de finale de la Copa del Rey en 2014-2015 contre les 32e de finale en 2013-2014. Par contre, malgré qu'ils aient battu un Liverpool en reconstruction avec Klopp, le classement a dropé à moins de 1850 points. Ceci peut s'expliquer par la 7e place en Liga et le fait que le FC Séville n'a jamais gagné à l'extérieur lors de cette saison. Sur la figure ci-dessous, nous voyons l'évolution des points Elo du FC Séville sous Unai Emery. Nous voyons qu'il a bien redressé le club sans le maintenir à un top niveau sur une saison supplémentaire. Nous remarquons cette même tendance pour les autres clubs managés. Quoi qu'il en soit, l'analyse par classement Elo confirme l'analyse intuitive précédente : les C3 gagnées par le FC Séville ne peuvent pas être considérées comme en bois. Nous pouvons dire que 3 sont de bonne qualité et 2 sont correctes mais sans plus. C'est donc un club très solide de C3 mais qui a du mal pour soit franchir un cap en C1 ou pour s'y maintenir durablement. Ce n'est donc pas un monstre européen. L'Inter favorite ? C'est une question que tout fan interiste qui se respecte se pose. Vu le passé du FC Séville, vu son état de forme actuel, vu son parcours et vu son classement Elo, nous pouvons admettre que les chances sont équilibrées avec un léger avantage pour l'Inter. En effet, en toute objectivité, nous pouvons admettre que nous avons vu une montée en puissance après cette cadence suicidaire de 3 matchs par semaine (merci la fédération italienne) qui a tué et la Louve, le Napoli et la Juventus. Le FC Séville a été assez poussif contre Wolverhampton et un Manchester United assez moyen. De plus, l'influence d'Antonio Conte est indéniable. L'Inter est sur une dynamique positive et elle doit en profiter pour gagner. Gagner cette C3 vendredi pourrait envoyer un signal très fort à l'Europe et l'Italie en particulier. Quel club italien a gagné une C1 ou une C3 depuis 2010 ? Aucun ! L'Inter, en gagnant la Ligue Europa vendredi pourrait donner un nouvel élan, un nouveau tempo à ce football moribond. A voir également
  6. C'était le grand soir, celui que l'on attendait tous. Et si la rencontre fut de très bonne qualité dans l'ensemble, que ça soit dans l'intensité ou le duel tactique, cela n'a pas tourné en notre faveur. Première surprise dans le onze sévillan, avec la titularisation de Luuk de Jong en lieu et place de En-Nesyri. Le néerlandais auteur du but victorieux contre Manchester a la confiance de Lopetegui. Côté Inter, pas de changements dans les titulaires, Conte reconduit tout le monde. Et tout commence très vite, sans round d'observation. Après une première alerte sur notre but, Lukaku parfaitement lancé dans la profondeur par Barella, prend l'avantage sur Diego Carlos. Imbattable dans cet exercice, le belge oblige le brésilien a faire faute dans la surface. Dernier défenseur il ne prendra pourtant qu'un jaune. L'arbitre a peut être eu peur de tuer la rencontre après même pas cinq minutes. Un choix lourd de conséquences par la suite. Lukaku convertit sans souci le pénalty (1-0). Le FC Séville prend ensuite les choses en main et à la 12' le centre de Navas trouve de Jong, qui s'est bien démarqué de Godin. Il n'en faut pas plus pour ce dernier pour placer une tête plongeante puissante, imparable pour Handanovic (1-1). Le match est d'une belle intensité et les deux équipes se rendent coup pour coup. La tension est palpable et elle est aussi très audible à cause du huis clos. A la 15' minute nouveau fait de jeu avec une main de Diego Carlos encore lui, dans la surface. Mais l'arbitre ne veut rien savoir et ne prend pas la peine d'aller vérifier à la vidéo. Furieux, Conte se montre très véhément et se fait avertir. Pas de temps mort dans ce match très engagé mais agréable à visionner. Alors que D'Ambrosio tutoie le cadre, quelques minutes après Séville à un coup franc intéressant. Tiré par Banega, il trouve au second poteau de Jong qui s'est joué une nouvelle fois de son marquage. Sa tête est parfaite, mélange subtil de puissance et de précision pour trouver le petit filet opposé (1-2). Et c'est quasiment la même configuration deux minutes après que Brozovic, lui aussi sur coup franc, trouve Godin qui trompe Bounou (2-2). Alors que Ocampos sollicite Handanovic, à nouveau suite à une tête sur coup de pied arrêté, l'arbitre met fin à cette première période de grande intensité. La seconde le sera moins. Si Gagliardini et Young se signalent, c'est bien le FC Séville qui semble prendre l'avantage petit à petit. Reguilon, Suso, Ocampos sont maladroits à la conclusion mais les andalous se trouvent plus facilement qu'en première mi-temps. A la 65' Lukaku a la possibilité d'inscrire un doublé, et de dépasser Ronaldo (record égalé à 34 buts sur une première saison) mais il perd son face à face contre Bounou, irréprochable dans sa sortie. Peu de temps après et de nouveau suite à un coup de pied arrêté, notre défense dégage mal le ballon. Diego Carlos tente la retournée et son tir est hors cadre. Malheureusement Lukaku dévie le ballon dans les filets d'Handanovic (2-3). Un quart d'heure pour réagir et tout tenter. Antonio Conte fait alors ses premiers changements et la triplette Sanchez-Eriksen-Moses rentre. Choix presque gagnant si Jules Koundé n'était pas resté sur sa ligne pour sauver son club d'un tir de Sanchez... Les physiques souffrent. Le FC Séville joue le temps et fait preuve de roublardise. Les minutes passent et nous restons impuissants. Les espagnols remportent donc leur sixième C3 en autant de finales. Cela clôt un beau parcours en Europa qui s(achève sur un csc malheureux de Lukaku et laisse des regrets, comme souvent lors d'une finale. Tableau Récapitulatif Résumé Vidéo Séville 3-2 Inter Buteurs: 12' & 33' de Jong 19' - 74' Lukaku csc ; 5' Lukaku - 35' Godin Inter: Handanovic ; Godin (90' Candreva), De Vrij, Bastoni ; D'Ambrosio (78' Moses), Barella, Brozovic, Gagliardini (78' Eriksen), Young ; Lukaku, Lautaro Martinez (78' Sanchez) Banc: Padelli, Sanchez, Moses, Sensi, Ranocchia, Valero, Eriksen, Esposito, Pirola, Biraghi, Skriniar, Candreva Coach: Antonio Conte Séville: Bounou ; Jesus Navas, Koundé, Diego Carlos (86'Gudelj), Reguilón ; Jordán, Fernando, Banega ; Suso (78' Vazquez), de Jong (85' En-Nesyri), Ocampos (71' Munir) Banc: Vaclík, Sánchez, Sergi Gómez, Munir, Gudelj, Escudero, Oliver Torres, Vázquez, José Alonso, Genaro, Pablo Pérez, En-Nesyri Coach: Julen Lopetegui Arbitre: Makkelie Var: Kamphuis Avertis: Diego Carlos - Banega ; Barella - Bastoni - Gagliardini ®gladis32 - internazionale.fr
  7. Encore deux petits jours avant la finale. Antonio Conte a répondu à quelques questions du site uefa.com, une mise en bouche pour monter petit à petit en pression. La première saison à l'Inter "Nous avons à écrire la fin. Il reste encore une rencontre à jouer et pour nous c'est la plus importante. C'est une finale où nous avons la chance de gagner un trophée. Je pense que la saison a été globalement positive. Nous avons réussi à nous qualifier pour cette finale malgré la petite déception des phases de poules en Champions League. Nous voyons le verre à moitié plein car ce coup dur nous a permis d'avoir un excellent parcours ici, en Europa League. Je pense que cette équipe, avec beaucoup de jeunes inexpérimentés, en avait besoin." L'association Lukaku & Martinez "Je connaissais déjà très bien Lukaku car c'est un joueur que je suivais depuis longtemps. Je connaissais ses caractéristiques. J'ai essayé de le recruter plusieurs fois dans mes anciens clubs. Quant à Lautaro c'est un joueur que j'avais admiré à la télévision, même si la saison passée il n'a pas beaucoup joué. J'ai vu ses qualités et ses capacités. Il était inévitable qu'en faisant travailler les deux et en travaillant très dur, la compréhension entre eux allait se développer. Ils sont égoïstes comme un attaquant mais ils sont aussi altruistes pour jouer pour l'équipe et aider les autres à marquer." Diego Godin "Il a eu besoin de temps pour s'adapter à notre style de jeu, qui était complètement différent de ce à quoi il était habitué. Il a dû ré-apprendre en allant vers l'avant, en défendant avec 50m d'espace derrière lui. Il a eu la force, l'humilité et le professionnalisme pour ça et élargir son jeu. Il le mérite, tout le crédit lui revient. Il a pris ce nouveau challenge et maintenant il en voit les résultats." La Finale "Ce sera une rencontre difficile. Nous jouons l'équipe qui a le plus d'expérience et le plus de titres dans cette dernière décennie sur cette compétition. Nous devons être prudents mais aussi jouer notre jeu, avec enthousiasme et courage, comme nous l'avons fait jusqu'à présent. Seules les meilleures équipes arrivent en finale, nous devons donc le montrer sur le terrain si nous voulons le trophée. Nous devons avec cette envie ramener un trophée en Italie et à l'Inter. Séville aura la même idée. Pour moi il est toujours important de pouvoir dire aux joueurs à la fin d'un match que nous n'avons aucun regret. Si nous sommes la meilleure équipe, nous soulèverons la coupe. Si ce n'est le cas, nous aurons tout donné et nous applaudirons nos adversaires." ®gladis32 - internazionale.fr
  8. Le Séville de Julen Lopetegui est en pleine forme. Après avoir terminé 4e de la Liga, ils chercheront à gagner cette 6e C3 en défiant l'Inter qui a pulvérisé le Shakhtar Donetsk. Dans cette analyse tactique, nous examinons les tactiques derrière le succès de Séville et ce que nous pouvons attendre d’eux. Formation Séville utilise généralement une formation en 4-3-3 qui leur permet de passer à un 3-4-3 ou à un 4-1-4-1 avec des variations minimes, étant très adaptable et modifiable même en cours de match. Nous pouvons généralement voir le milieu de terrain défensif descendre entre les arrières centraux pour former une ligne à 3 ou les ailiers revenir au milieu de terrain pour défendre et former un milieu de terrain en 4 + 1. Cette adaptabilité permet à Lopetegui de mettre en œuvre facilement différentes tactiques. Peu importe à quoi ressemble la formation sur papier, Séville essaie généralement d'utiliser des tactiques similaires. Leurs principes ne changent pas d'un match à l'autre, cherchant à exploiter les ailes, d'où Navas et Reguilón ou Escudero en arrières latéraux et Ocampos et Suso en ailiers qui créent la plupart des occasions de l'équipe. Ils essaient également d'utiliser des transitions rapides pour profiter du rythme qu'ils ont sur les ailes et à l'avant (surtout quand Youssef En-Nesyri est leur attaquant). Ils utilisent leurs milieux de terrain centraux pour lancer leurs transitions rapides. Séville cherche rarement à avoir une longue possession dans le dernier tiers adverse et à tenter des attaques en position. Ci-dessous, nous voyons la position moyenne et les passages de Séville (notons l'erreur : il faut lire 3-4-3 et non 4-3-3). Nous voyons les arrières jouer en tant que milieux de terrain larges, le milieu défensif proche des arrières centraux et les attaquants isolés et ne participant pas à la construction. Pour aider la lecture et éviter de surcharger les images, voici la composition des équipes du match Séville - Osasuna dont les cinq images suivantes sont issues. La construction De l'arrière, Séville forme généralement une ligne à trois avec le milieu de terrain défensif descendant entre les arrières centraux. Les arrières latéraux montent et les ailiers et les milieux de terrain centraux utilisent des rotations pour générer des espaces. Face à une pression intense, Séville ne craint pas de jouer de longues balles à En-Nesyri ou Luuk De Jong et d'essayer de gagner des secondes balles. En général, Séville ne prend pas de risques excessifs et le principal objectif qu’ils ont en construisant est d’attirer l'adversaire afin qu’ils puissent exploiter leurs transitions rapides et leurs ailiers. C’est grâce à leur patience que Séville a la quatrième possession la plus élevée du championnat (56,9%). Voyons cela dans un exemple. Sur l'image ci-dessous, nous pouvons voir Séville construire lors de leur match contre Osasuna. La première chose que nous remarquons est le milieu de terrain défensif Fernando qui passe entre les arrières centraux (Kundé et Gomez)) et forme une ligne à trois, libérant les arrières latéraux (Navas et Escudero) pour obtenir des positions plus avancées. Sur le côté droit de l'attaque, on voit l'arrière droit, l'ailier droit et le milieu de terrain central droit (Navas, Ocampos et Vázquez) se regrouper et surcharger la zone pour attirer les joueurs et générer des espaces de l'autre côté. Sur le côté gauche, en opposition, Séville cherche à séparer ses joueurs pour générer des espaces pour jouer. Le milieu de terrain central gauche (Óliver Torres) reste au centre et l'arrière gauche (Escudero) se déplace vers la ligne de touche, de sorte que l'ailier gauche (Rony Lopes) a de l'espace pour venir recevoir le ballon. Avec ce mouvement de soutien, Lopes attire l'arrière droit d'Osasuna, générant un espace que lui ou Escudero peut attaquer pour avancer. Dans ce cas, Escudero reçoit le ballon et c'est Lopes qui attaque l'espace qu'il a généré. Un autre mouvement fréquemment utilisé par Séville pour progresser est la rotation entre le milieu de terrain central et l'ailier. Lorsque l’un des arrières centraux a le ballon, l’ailier entre à l’intérieur et court vers le ballon pour le recevoir, tandis que le milieu de terrain central attaque le demi-espace généré par le mouvement de l’ailier. Cela laisse au détenteur du ballon deux options : une courte passe à l'ailier ou une longue passe en arrière au milieu de terrain central. Cela crée également des doutes dans la défense adverse car les joueurs doivent être coordonnés pour suivre leurs opposants directs ou rester dans leurs zones. Voyons un exemple de cela sur l'image suivante. Lorsque le défenseur central droit (Koundé) a le ballon, le milieu de terrain central droit (Vázquez) et l'ailier droit (Ocampos) échangent leurs positions, chacun occupant l'espace généré et précédemment occupé par l'autre. Dans ce cas, l’arrière gauche d’Osasuna doute entre suivre son opposant direct ou rester à sa place et laisser faire une passe facile à jouer pour Ocampos; suivre Ocampos, une longue passe à Vázquez aurait été une bonne option. Avoir trois joueurs à l'arrière pour la construction est un moyen pour Séville de donner plus de liberté aux joueurs plus avancés et de se sentir en sécurité au cas où il y aurait une contre-attaque. Transitions rapides et peu de jeu de position Comme nous l’avons dit précédemment, la haute possession de Séville s’explique principalement par leur patience à construire, car ils ne sont pas une équipe qui semble avoir de longues possessions dans le dernier tiers du terrain. La principale force de Séville réside dans ses transitions rapides. Lorsqu'ils récupèrent le ballon ou attirent l'adversaire, Séville cherche à déplacer rapidement le ballon vers les zones libres sur les flancs et à progresser ou à contre-attaquer à partir de là en utilisant le rythme et la capacité de ses arrières latéraux et ailiers à porter le ballon vers l'avant. La première chose à noter est que même si les deux arrières latéraux sont généralement très "attaquants", Navas est extrêmement direct et peut souvent être vu dans des positions très avancées. Les arrières latéraux Navas et Reguilón sont les deux meilleurs centreurs de la Liga (6,61 et 5,34 centres par 90) et les septième et cinquième meilleurs coureurs progressifs, respectivement (3,44 et 3,63 courses par 90). Étant donné que Navas est également cinquième pour les passes progressives (11,81 par 90), nous pouvons voir à quel point les arrières latéraux sont importants dans la tactique offensive de Séville. Dans l'image ci-dessous, nous voyons comment Navas commence sa course de chevauchement dès que la passe à l'ailier est faite, créant une situation de supériorité. Notez comment l'arrière latéral (Escudero, coin inférieur gauche) commence à courir aussi mais reste dans une position moins avancée. La tendance de Navas à se précipiter dès qu’il le peut est l’une des raisons pour lesquelles le défenseur central droit Koundé est un joueur si important dans la tactique de Lopetegi. Le jeune Français est rapide et doué pour défendre avec l’espace, il joue donc le rôle d’arrière droit lorsque Navas ne peut pas récupérer sa position à temps. Le milieu de terrain défensif restant près des arrières centraux pour former une ligne à trois est également un moyen de libérer les arrières latéraux sans perdre la forme défensive. L’absence d’un vrai numéro 10 dans la tactique de Séville ne signifie pas que leurs milieux de terrain n’ont pas l’esprit offensif. Avec Banega, Torres, Jordan et Vázquez, leur milieu de terrain est plein de talent, mais ils préfèrent les utiliser dans des positions plus profondes pour faire avancer le ballon qu'entre les lignes pour recevoir et aider. Ceci est compréhensible vu les performances des joueurs de l'aile. Quoi qu’il en soit, il y a l’un des milieux de terrain centraux de Séville qui se démarque de tout le monde: Banega. Le meneur de jeu argentin, qui quitte le club à la fin de la saison pour Al Shabab Riyadh, est sixième de la Liga pour les passes par 90 (68,13, 86% de précision), deuxième des passes au dernier tiers par 90 (12,95) et troisième des passes progressives par 90 (12,99). Sa capacité à dominer et à dicter depuis le milieu de terrain a été essentielle au cours des dernières années pour Séville, et il leur manquera certainement la saison prochaine. Dans l'exemple suivant, nous voyons comment Séville utilise ses milieux de terrain centraux pour lancer ses transitions. Torres, l'homme en possession, vient de récupérer le ballon et est entouré de rivaux. Même si son coéquipier est sous pression, l'arrière gauche et l'ailier gauche (Escudero et Lopes) commencent à courir vers l'avant, et Torres le sait automatiquement et fait une passe dans la course d'Escudero. Lopes continue sa course jusqu'à ce qu'il atteigne la surface, et Escudero trouve de l'espace libre pour porter le ballon jusqu'au bord de la surface et tirer. Séville lance souvent des contre-attaques juste après avoir récupéré le ballon et le rythme de ses joueurs est sa principale menace car ça peut aller très vite. Le joueur qui a le plus profité de ces transitions rapides et du jeu avec les espaces est Ocampos. L'ailier argentin est le huitième meilleur buteur de la ligue (10 buts), neuvième en tirs tirés (55, 2,43 pour 90), neuvième en touches dans la surface par 90 (4,24), cinquième en dribbles par 90 (8,75), dixième en points progressifs par 90 (3,27) et quatrième en duels offensifs par 90 (16,79). Grâce à son rythme, son physique et son agressivité pour attaquer les espaces avec et sans ballon, Ocampos connaît une saison de relance après quelques hauts et bas en Ligue 1. La tendance de Séville à attaquer avec les ailes est clairement visible dans les statistiques. Seulement 33% de leurs attaques proviennent du centre, seul Getafe ayant un pourcentage inférieur (32%). Ils mènent la ligue pour les centres (20,79 pour 90) et sont deuxième pour les dribbles (29,42 pour 90), générant 19,21 touches dans la surface pour 90 (troisième meilleur) qui mènent à 11,55 tirs pour 90 (quatrième meilleur). Avec ces statistiques, il est évident que les tactiques d’attaque de Séville sont efficaces. En fait, ils ont légèrement sous-performé leurs objectifs attendus, donc seule leur mauvaise finition les empêche de faire encore mieux. Défense : agressive mais pas de pression constante Les tactiques défensives de Séville sont un mélange de pression et d’attente. Ils ne pressent pas tout autour du terrain mais s'assurent que les rivaux ne soient pas à l'aise et les font jouer dans certaines zones pour ensuite presser très agressivement et récupérer le ballon. Cela se fait par un milieu qui rejoint l'attaquant dans la pression, faisant jouer les défenseurs centraux adverses du côté souhaité. Une fois que cela se produit, la pression est très intense et efficace. Cela conduit Séville à être la deuxième meilleure équipe en passes par action défensive (7,17), une mesure qui vise à mesurer l'intensité et l'efficacité de la pression des équipes. Nous voyons ce genre de pressing dans l'exemple suivant. Osasuna n'utilise pas beaucoup de joueurs pour construire de l'arrière (seulement 6 joueurs), alors Séville voit cette faille et presse en conséquence. L'attaquant passe en premier, forçant l'arrière central à passer arrière droit. Ensuite, l'ailier droit et l'arrière gauche pressent sur leurs opposants directs, tandis que l'un des milieux de terrain centraux reste au centre pour éviter toute passe au milieu. Cela se traduit par une récupération qui se termine par un tir. Nous pouvons voir que Séville n’a pas mis toute l’équipe en avant (2 à gauche, 3 au centre et 1 à droite), donc c’est plus une question d’organisation que de nombre de joueurs. Si les rivaux échappent à la pression de Séville, ils ont toujours au moins quatre joueurs prêts à défendre, laissant le temps aux autres de récupérer leurs positions. Le milieu de terrain défensif est toujours près des arrières centraux et au moins un des milieux de terrain centraux reste près de (ou dans) sa moitié. Lorsqu'il n'y a aucune opportunité de presser, Séville défend dans un bloc moyen-bas, formant une formation 5-4-1 avec le milieu de terrain défensif entre les arrières centraux. L'attaquant préfère rester dans une position légèrement avancée pour effectuer des courses vers l'arrière dès que l'équipe récupère le ballon. Le rythme d'En-Nesyri est crucial dans cette dernière tâche. Nous pouvons voir cette formation dans l'image ci-dessous. Cette configuration défensive permet aux défenseurs de quitter leur position pour suivre les attaquants rivaux pour venir en profondeur pour recevoir le ballon. Prenons l'exemple ci-dessous : João Felix vient en profondeur pour recevoir le ballon au milieu de terrain et au lieu de laisser un milieu de terrain pour le marquer, le défenseur central droit (Koundé) le suit et l'oblige à renvoyer le ballon. Même si l’un des arrières centraux quitte son poste, il y a toujours une solide ligne à quatre en place. La tactique défensive de Séville a l'avantage d'être suffisamment flexible pour s'adapter en termes de pression ou d'attente, et elle a été très efficace car c'est la quatrième équipe qui concède le moins de tirs (8,66 pour 90) et le cinquième meilleur des buts en contre. Conclusion Séville a trouvé un style de jeu très solide. Leurs tactiques défensives se sont avérées flexibles et utiles à la fois pour presser haut et bas, tandis que leurs transitions rapides sont un excellent moyen de profiter des espaces derrière les lignes de l'adversaire. Avec de légères améliorations dans leur finition, Séville pourrait être un candidat sérieux à la C3 et perturber les meilleures équipes de C1. A voir également