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  1. "Les Cartes Secretes de la Juve" sont des documents "secrets" que la Guardia di Finanza recherche par l'intermédiaire des perquisitions dans les Cabinets d'avocats de Turin, Milan et Rome: Ceux-ci détiennent l'accord conclu entre les joueurs de la Juventus et le club au cours de la première période d'urgence liée à la Pandémie au Covid-19." Telle est la révélation de La Gazzetta dello Sport Celle-ci rappelle également que "la Juventus a été la première en Italie et en Europe" à trouver un accord avec ses propres joueurs pour la "réduction de l'indemnité égale aux salaires mensuels de mars, avril, mai et juin 2020 ", afin de rendre " les effets économiques et financiers résultant de l'accord conclu positifs pour environ 90 millions d'euros sur l'exercice 2019/2020 ". En cas de reprise des compétitions sportives de la saison en cours, le Club et ses membres négocieront de bonne foi les intégrations possibles de la compensation, sur la base de la reprise et de la conclusion effective de celle-ci". "Pour les magistrats Marco Gianoglio, Ciro Santorello et Mario Bendoni, qui mènent l'enquête "Prisma" sur les accusations de fausse comptabilité contre la Juve, l'accord serait contenu dans "de multiples accords privés diversement nommés insérés dans le cadre des deux manœuvres salariales pour les exercices 2019/2020 et 2020/2021 et non déposés auprès des organes compétents"." Comme Calcio&Finanza l'avait déjà révélé au moment de la transaction "il n'y avait pas non plus d'abandon de quatre mois de salaire, mais un report de trois des quatre salaires dus (l'abandon réel s'élevait à un peu plus de 33 millions au total), avec "l'apparition simultanée d'une dette inconditionnelle". Certains écrits auraient été "de garantir le paiement des intégrations même en cas de transfert du joueur", souligne l'ordre de recherche. "Par le passé, lors d'échanges entre le responsable juridique du club, Cesare Gabasio, et le directeur sportif de la Juventus, Federico Cherubini, il avait été question de "ce papier là qu'ils devait retirer, avant que cela nous pête à la gueule , dans notre budget". L'écrit en question aurait concerné l'accord avec Cristiano Ronaldo, mais n'a jamais été retrouvé." "Or, toujours selon les magistrats, une "pratique" s'est instaurée consistant à conserver des documents confidentiels en dehors du siège du club, destinés à être détruits une fois la fonction de garantie remplie. "Les nouvelles perquisitions concernent un avocat travaillant dans le cabinet turinois Weigmann, trois avocats travaillant dans le cabinet milanais Withers, et un avocat dans le cabinet milanais Lagance, ainsi qu'un dernier à Rome. Parmi les milieux perquisitionnés se trouvent également les bureaux de l'agent Alessandro Lucci, qui s'occupe entre autres des intérêts de Leonardo Bonucci, Juan Cuadrado et Dejan Kulusevski. Mais aucun d'entre eux ne fait l'objet d'une enquête." "Le parquet de Turin enquête sur les comptes de la Juventus depuis novembre 2021, avec en ligne de mire la question des plus-values, et certaines avec des valorisations économiques en effet-miroir suite à des échanges. Un focus a ensuite tenté de faire la lumière sur la "carte secrète de Ronaldo", jamais trouvée, mais c'est en partant à la recherche de celle-ci que l'on est arrivé à la perquisition de ce jour." ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  2. C’est une information de la Gazzetta Dello Sport, la Juve se montrant extrêmement stricte envers un Paulo Dybala en fin de contrat, celui qui l’avait soufflé à l’Inter, Giuseppe Marotta, est entré en piste pour lui proposer une offre qui a, auparavant séduit Antonio Conte, rejoindre l’ennemi-juré Révélation de la Gazzetta Dello Sport "L’Inter a déjà susurré à l’argentin la possibilité de lui offrir un contrat de 7,5 millions d’euros pour les cinq prochaines années, soit jusqu’au 30 juin 2022. A présent, la balle est dans le camps du joueur et de ses conseillers afin de prendre connaissance de leur orientation. En conséquence, il n’est pas possible d’aller plus loin actuellement, mais nous sommes entrés dans une phase décisive car le contrat de Dybala avec les Bianconeri expire dans un peu plus de cinq mois et le règlement lui permet de rechercher un nouvel employeur." "Cette affaire remet à nouveau les deux rivaux historique en face à face et cette fois-ci, il s’agit d’un talent que tout le monde aurait considéré comme Bianconero durant une longue partie de de sa carrière : Ceux qui fréquentent la Continassa continuent de jurer qu'ils ne peuvent l’imaginer Paulo loin de Turin. Et ce n’est pas uniquement pour une raison de fidélité au club, mais pour un choix de vie." Que s’est-il passé avec la Juve ? "Ces derniers mois, cependant, la température a fortement baissé, à tel point que le sentiment entre les parties à la table des négociations s'est évaporé. En novembre 2021, il y a eu une discussion entre le CEO Mauro Arrivabene et le Directeur Sportif Federico Cherubini. Tout semblait bouclé : 8 millions + 2 millions en bonus dont la possibilité d’atteindre rapidement 9 millions d’euros en cas d’objectifs atteint." "Pourtant ces dernières semaines, la Juve a décidé de tout postposer à une somme inférieure : Soit conserver le salaire actuel de 7,3 millions net pour le prochain triennal. De plus, Dybala aurait dû recevoir une augmentation lors de ce mois de janvier." Quel sera l’avenir ? "Il est tout à fait possible que le Club turinois lui propose un renouvellement pour 4 saisons." S’agit-il d’un signe de bonnes volonté ? "Des réflexions sont en cours à ce sujet, et le spectacle proposé n’est pas apprécié : Dybala n’ayant pas bien pris la claque en provenance d’Arrivabene. A présent, tout est redevenu silencieux, mais jusqu’à quand ? Maintenant, tout redevient silencieux. Jusqu'à quand ?" conclut le journal. Une interview dont il faut lire entre les lignes Peu avant de jouer l’Atalanta, Giuseppe Marotta a été interviewé par Dazn, celle-ci lui a demandé si lors du but de Paulo Dybala non célébré par le joueur, il était l’ami que la Joya recherché dans le stade: "Non c’est certain, j’étais à la maison. Pour vos donner une réponse, je dirais que lorsqu’un joueur s’approche d’une fin de contrat, c’est normal qu’il se retrouve accosté par tel ou tel club, nous avons un rempart offensif très fort, professionnel, nous sommes en place." Vous êtes le Roi des transferts gratuit, s’il se présente une possibilité, l’Inter pourrait-elle y penser ? "Notre vision du management est qu’il est un devoir de surveiller les opportunités du Mercato, nous devons avoir de hautes ambitions, même si nous ne parvenons pas à les atteindre : Nous tentons notre chance avec tout le monde, mais comme je vous l’ai dit, nous avons un secteur offensif au complet et je me dois de les respecter car ils nous donnent entière satisfaction : Inzaghi est content." Dans quelle mesure l'attrait de l’Inter a-t’il grandi vis-à-vis des Champions. Combien de temps vous-a-t’il fallu pour insuffler à Milan ce que vous aviez insuffler à Turin ? "Je ne parlerais pas de transferts de Turin à Milan. Je pense que c'est une question d'approche, la finale de l'EL, le Scudetto, la Supercoupe vous font prendre vivre des émotions intentions et vous conscientises sur les buts fixé. C'est aussi une carte de visite pour les autres joueurs qui veulent venir ici. De cette manière, nous élevons le niveau de qualité du groupe, qui est déjà très élevé." Où en sommes-nous dans la prolongation de la Direction ? "Nous n’avons pas d’agent, nous avons déjà trouvé l’accord, il suffit juste de l’officialiser dans un très brefs laps de temps. Nous sommes des dirigeants responsable, je suis heureux d’être dans l’un des clubs parmi les plus prestigieux au monde, mieux que cela…." Le Saviez-Vous ? Sky Sport confirme que la proposition turinoise est inférieure à l’offre Nerazzurra. De plus, le club turinois ne compte pas céder : Soit Dybala accepte les conditions turinoises, soit il est prié d’aller voir ailleurs en juin. Après Giuseppe Marotta et Antonio Conte, Paulo Dybala peut-il compléter le triptyque ? ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  3. Voici un condensé assez complet en provenance de nos confrères supporters de Fiorentina.it et de la presse italienne relatif au nouveau scandale qui salit le Calcio. "Des fausses communications du club côté en bourse, en passant à l’émission de factures pour des opérations inexistantes", telles sont les thèses criminelles émises par le Parquet de Turin à l’encontre de la Juventus. Six personnes font l’objet d’une enquête en plus de la Juventus, le Club, qui elle est visée en qualité de responsabilité administrative : Le président Andrea Agnelli, le vice-président Pavel Nedved, l'ancien directeur sportif Fabio Paratici, aujourd'hui en poste à Tottenham, Marco Re, l'ancien Directeur financier du club qui était également le responsable de la rédaction des documents comptable du club jusqu’en juillet 2020. Stefano Bertola et Stefano Cerrato l’ont depuis lors remplacé. Parmi les personnes visées, Federico Cherubini, l’actuel Directeur Sportif qui a succédé à Paratici, n’est pas visé, même s’il a fait l’objet d’un interrogatoire de 9 heures lui qui est considéré comme une personnalité disposant d’informations sur de tels agissements. L’enquête vise trois saisons : 2018-19, 2019-20 et 2020-21, pour un montant total de 282 millions d’euros provenant d’opérations interprétées comme des "valeurs frauduleusement augmentée". La Position de la Juve, le Club "La Juventus prend acte de l’ouverte de l’enquête envers le Club et chacun de ses membres actuels. Comme il se doit, elle collabore avec les enquêteurs confiante de pouvoir éclaircir chaque aspect. La Juventus retient avoir agi dans le respect des lois et des règles qui régissent la rédaction des relations financières." Andrea Agnelli était au courant Selon le rapport de perquisition signé par les Procureurs Mario Bendoni, Ciro Sartoriello et le Procureur adjoint Marco Gianoglio, la Juventus et sa direction avait conscience de bénéficier de profits déloyaux dans l’état financier du club en exposant sciemment des faits matériels qui ne correspondait pas à la vérité et en omettant de transmettre des états de fait financiers pertinents dont la divulgation est requise par la loi. Comme en 2006 L'enquête est née d’interceptions téléphoniques, qui ont débutée en mai 2021 pendant la période du Mercato, tout comme l’enquête de la Consob lancée en juillet de la même année: "Il ressort des conversations une "confirmation expresse concernant la gestion malsaine des plus-values", utilisée de manière déformée comme un outil pour "sauver les comptes." Selon les enquêteurs, la haute direction du Club et Andrea Agnelli étaient conscient du comportement de Fabio Paratici et des conséquences financières extrêmement négatives, qui n’était certainement pas lié exclusivement au contexte pandémique connue. Fabio Paratici en mode parrain Le mécanisme des plus-values a été nommé "Gestione Paratici" qui a été défini comme "correctif des risques pris en termes d'investissements et de coûts liés aux achats et aux salaires écrits". Paratici était le "sujet le plus haut placé au niveau du département Sportif jusqu’en juin 2021 et il était l’architecte de la planification préventive des plus-values". Les anomalies dans les transferts de joueurs de 2019 à 2021 concernent dans la plupart des cas, des opérations miroirs présentant avec récurrences des contreparties, c'est-à-dire des mouvements d’"opérations à somme nulle sans mouvement d'argent et avec un double effet positif sur le bilans du club". A titre d'exemple, certaines négociations impliquant des jeunes de la Juventus sont citées, comme l’acquisition de Marley Ake à Marseille pour 8 millions d'euros avec la vente simultanée de Franco Tongya pour le même montant. Il y a ensuite les opérations réalisées à proximité des dates de fins de contrats comme l'achat de Rovella au Genoa pour 18 millions et la vente de Portanova et Petrelli pour 10 et 8 millions. La conclusion des enquêteurs est que ces transactions étaient déconnectées de la réalité, des valeurs réelles du Mercato: Etant purement comptables, elles étaient donc fictives. La lecture des éléments fait état que la Juventus a inscrit dans son budget des plus-values en 2018-19 de 131. 564.000 €, de 119.721.000 € en 2019-20 et de 30.832.000 € en 2020-21. Les interceptions téléphoniques se sont avérées décisives. Des dizaines et des dizaines de conversations téléphoniques qui ont eu lieu ces derniers mois entre les dirigeants de la Juventus ont été écoutées par le parquet de Turin depuis mai 2021. "Les amortissements et toute la merde. Qu’il y a en dessous, on ne peut pas le dire", dit à un moment l'un des interceptés, et ceci pour le parquet de Turin serait une autre des expressions qui impliqueraient l'utilisation de plus-values, auxquelles la Juventus a eu recours avec une "planification préventive". À un moment donné, dans une autre conversation, ils disent : "Il a été demandé à faire des plus-values...Au moins Fabio qui devait réaliser des plus-values, est parvenu à faire des plus-values." Une référence limpide à Paratici. Risques encourus Que risque la Juventus, le Club ? Le législateur sportif laisse un large pouvoir d'appréciation à la phase judiciaire. Dans l’article 31, on passe de la "tape sur la main" à une "maxi amende". Le paragraphe 1 stipule : "Sans préjudice de l'application des sanctions plus graves prévues par le règlement de licence de l'UEFA ou d'autres règles spéciales, le club qui commet les actes visés dans le présent paragraphe est passible d'une amende avec avertissement". Toutefois : "Un comportement visant en tout état de cause à contourner les règles fédérales en matière de gestion du Club par la falsification de leurs documents comptables ou administratifs ou par toute autre activité illégale ou frauduleuse, qui tentent d'obtenir ou qui ont permis d’obtenir l'inscription à une compétition à laquelle elle n’aurait pas été admise sur base des dispositions en vigueur..." est retranscrit au second paragraphe 2 Les sanctions peuvent être donc lourdes de conséquences : On peut débuter par des points de pénalisations à l’exclusion du Championnat. Jusqu'à présent, un mur d’impossibilité d’établir des critères objectifs pour déterminer la valeur d’un joueur a été dressé, dabs ce type de dossier Pour être clair : l’interprétation des chiffres peut sans aucun doute porter à mettre en évidence des anomalies, mais pour arriver à la sanction la plus lourde, il faut établir un contexte accablant. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il reste une inconnue : Quelles sont les cartes en main à disposition du Parquet de Turin ? Cricri d’amour ? Ronaldo n'est plus là, mais il fait encore parler en Italie : Le Portugais fait partie des joueurs visés par le mandat de perquisition émis par les procureurs de Turin. Attention : Ronaldo ne fait pas partie des suspects, mais son nom apparaît dans l'une des interceptions de la Guardia di Finanza. Dans les conversations, on parle de la "fameuse "carte" qui ne devrait théoriquement pas exister." Selon les enquêteurs, il s’agirait d’un "écrit privé" qui faisait référence à la relation contractuelle de Cristiano Ronaldo et de ses arriérés salariaux : En effet, Cristiano a toujours été traité différemment des autres, il ne serait donc pas surprenant qu'il ait eu des accords "particulier" avec le club. Il reste à comprendre à quoi font référence ces "arriérés" qui sont mentionnés par les Procureurs et qui, selon l’acte d'accusation, met en évidence le fait que la Juventus avait l'intention de garder cela secrets et sans l’existence de documents. La DEA visée ? Il y a une autre écriture privée qui est mentionnée par les procureurs et qui concerne Merih Demiral et Christian Romero. Dans ces deux cas, il s'agit d'un "écrit certifiant l'existence d'une "obligation non-fédérale" à la charge du club sportif de l’Atalanta dans le cadre de la double opération de mercato" des deux défenseurs. Pour ceux-ci, il n'y a pas eu de communications ou de publications. Romero a été acheté par la Juventus en juillet 2019 en provenance du Genoa pour 26 millions d'euros, mais il n’a ensuite jamais joué sous le maillot des Bianconeri. Il s'est retrouvé prêté deux ans à l'Atalanta, le club de Bergame disposait d’un droit de rachat et non d’une obligation. Celui-ci l’avait racheté pour 16 millions, une somme déjà établie, lors de l’été 2021, pour le revendre ensuite à Tottenham pour 50 millions d'euros. Bon à savoir : Tottenham venait d'engager Fabio Paratici comme Directeur sportif à ce moment-là. La Dea, pour remplacer Romero a de nouveau fait appel à la Juventus et Demiral est arrivé en prêt avec droit de rachat. Ce chassé-croisé entre les deux clubs a alerté les enquêteurs Les transferts visés Ils sont très nombreux (42 sur 62), voici les cas les plus particuliers: Il s'agissait d'équipes étrangères "inférieures" telles que Lugano (Lungoyi-Monzialo) et Amiens (Nzouango-Fonseca) et d'équipes italiennes de Serie C telles que Pro Vercelli (De Marino-Parodi), Novara (Barbieri-Lamanna) et Pescara, relégué de Serie B (Brunori-Masciangelo). Ils sont aussi passé dans d’autres catégories avec Pise (Gori-Loria) et Parme (Minelli-Lanini). Sans oublier le retour à l’étranger avec Marseille (Aké-Tongya) et Bâle (Hajdari-Sene) Sans oublier la Serie A, avec des opérations impliquant plusieurs joueurs et Empoli (Lipari, Maressa et Olivieri ; Adamoli et Mancuso), le Genoa (Rovella ; Petrelli et Portanova) la Sampdoria (Mulè, Vrioni, Peeters ; Audero, Francofonte, Gerbi, Stoppa, Brentan). Le tout sans oublier les grands internationaux du calibre de Manchester City (Correia et Danilo, Moreno et Cancelo) et de Barcelone (Marques et Arthur ; Pereira et Pjanic). Mais il n’y a pas que la Vieille Dame Le plus sensationnel est l'accord entre Naples et Lille qui a amené Osimhen dans le club du Vésuve et envoyé Karnezis, Manzi, Palmieri et Liguori en France. Il y a également la Sampdoria et le Chievo avec Depaoli et Leris en Ligurie et Leverbe et Ivan à Vérone. En plus de la Sampdoria, deux autres clubs déjà vus avec la Juve ont surgi : Parme et Pescara (Pavone, Machin, Napoletano, Cipolletti, Palmucci, Brugman et Martella ; Galano, D'Aloia, Madonna et Brunori, encore). Enfin, le Corriere Dello Sport cite également la Roma parmi les équipes concernées. Pour la Repubblica, cette enquête fait trembler le Calcio Le parquet de Turin a ouvert une enquête sur les plus-values du marché du football de la Juventus. Sur les 322 millions d'euros comptabilisés ces trois dernières années, 282 millions proviennent d'opérations visées par une enquête gérée par La Guardia di Finanza. C'est ainsi que débute l'article de la Repubblica sur l'enquête de la Guardia di Finanza sur la Juventus. Le journal illustre donc la situation en détail : "Les services de certains agents sportifs sont également examinés par les Procureurs, qui soupçonnent que des mandats fictifs ont été préparés pour certaines négociations : d'après les appels téléphoniques, les paiements sembleraient ne pas correspondre aux opérations conclues. L'enquête du Ministère Public pour fausse comptabilité, fausses communications sociales et fausse facturation a débuté en mai sur la base d'articles de presse et concerne en grande partie des 'opérations miroir', c'est-à-dire des échanges de joueurs et la vente de jeunes de l'équipe des moins de 23 ans, la deuxième équipe de la Juventus qui évolue en Serie C". "L'enquête ne concernera pas seulement la Juventus mais aussi les clubs qui ont conclu des transactions suspectes avec les Bianconeri. "Trois mois d'interceptions dans la période clé du Mercato ont conduit les enquêteurs à croire qu’un véritable "système" a été mis en place pour équilibrer les comptes à la Juventus Spa, pour corriger les pertes et gérer les budgets dans les exercices allant de 2019 à 2021. Un système qui, pour les enquêteurs, porte une signature précise, celle de Fabio Paratici aujourd'hui à Tottenham, mais qui, jusqu'en mai dernier, occupait le rôle de "Manager à responsabilité stratégique soit de Chief Football Officer et de Managing Director de la Juventus." affirme la Repubblica. Si l'on commet un délit dans le monde des affaires, il faut généralement être deux, à savoir les deux parties qui gèrent les négociations: Dans ce cas-ci, la Juventus semble être l’actrice principales, mais il existe toute une série d'autres clubs qui, au moins une fois au cours des trois dernières années ont réalisé des échanges avec la Juventus sous la bannière des plus-values, lors des périodes faisant l'objet de l'enquête. La FIGC ne l’a pas bon Et à juste titre: L'enquête du parquet de Turin sur la Juventus a inévitablement remis sur le tapis la délicate question des plus-values. Le club de la Juventus n'est certainement pas le seul à avoir eu recours à cet instrument au fil des ans, mais les nouvelles à ce sujet poussent la FIGC à devoir reprendre rapidement le contrôle de la situation. Comme le rapporte Il Fatto Quotidiano, les plus-values ne sont certainement pas une nouveauté, étant donné qu'en Serie A elles s'élèvent à environ 700 millions d'euros par an, soit 20% en moyenne du chiffre d'affaires des clubs. Un choc frontal avec ce phénomène avait eu lieu, par exemple, à l'été 2018, lorsque le parquet de la FIGC alors dirigé par Giuseppe Pecoraro avait assigné le Chievo Verona et Cesena en justice : 3 points de pénalité pour les Veneti, mais rien pour les Romagnoli, déjà en faillite. A l’époque, les juges avaient estimé qu’il était en fait impossible de quantifier la valeur d'un joueur, liée au Mercato, et donc de prouver une faute. Les critères objectifs permettant de définir la valeur d'un joueur constituent, en fait, la principale pierre d'achoppement dans la tentative de limiter les gains en capital. Cette situation a connu un bouleversement uniquement vers la fin de l’année 2020 lorsque la Covisoc a ré-ouvert le dossier et l'a déposé sur la table du président Gravina, en demandant de s’y'intéresser, de même qu’au Parquet fédéral. Parallèlement, les contacts avec la Consob, qui a également ouvert une enquête vue que la Juventus est cotée en bourse, a débuté à la même période. Cela explique la liste bien connue des 62 opérations impliquant plusieurs clubs et joueurs, de la Juve à Naples en passant par le Genoa, de Pjanic à Osimhen en passant par Rovella. Le parquet de la FIGC a donc ouvert un dossier, bien que le président Gravina ait défini l'enquête comme "non persécutrice mais cognitive". Avec l'enquête du parquet de Turin, cependant, l'affaire devient encore plus sérieuse et si la détermination de la valeur d'un joueur reste un obstacle fondamentalement insurmontable, la FIGC pourrait trouver un autre moyen pour éradiquer ce fléau Le président fédéral Gabriele Gravina est déterminé à mettre un terme à ce phénomène par le levier des licences nationales et un système est à l'étude pour épurer la présentation des bilans par les clubs pour l'inscription aux championnats. Celui-ci ne prendraient plus en considération l’enregistrement des plus-values dans les flux financiers: Une plus-value de ce type est ce que l'on appelle les échanges, qui, d'une part, apportent des revenus au compte de résultat des deux clubs impliqués dans l'opération, mais qui, d'autre part, n'enregistrent aucun mouvement d'argent. Marco Donzelli (Président de la Codacons), veut faire de la Juventus un exemple "Si la Juventus a illégitimement profité des clubs rivaux avec des opérations de ce type, la régularité des derniers championnats de football serait compromise et, par conséquent, la Fédération et l'Autorité de la concurrence du marché devraient intervenir et sanctionner les responsables. Au-delà de la responsabilité individuelle, le club ne peut être exempté de toute sanction. Pour cette raison, et pour protéger des milliers de supporters, nous allons déposer une plainte auprès de l'autorité antitrust et du parquet fédéral pour demander la relégation du club bianconero en Serie B et la révocation des derniers championnats remportés à l'ombre de ces opérations potentiellement illégales". Notre avis Alors que l’Inter et le Milan ont extrêmement souffert financièrement ces dernières années, aucune des deux écuries milanaises n’est citée : Le fait d’être passé sous gestion asiatique et américaine ont permis aux deux géants milanais de ne pas se retrouver au cœur d’un vaste scandales. Reste à présent à savoir si les sanctions auront un effet rétroactif. Dans un tel cas, le Scudetto de la saison 2018/2019 pourrait se voir retirer à nouveau à la Juventus (Jamais deux sans trois) sans désignation du Champion, ce qui devrait être le scénario le plus probable si le club est jugé coupable. La relégation semble "peu" probable. Mais attention également au fait que s’il est considéré qu’il y ait un retrait de points avec désignation d’un Champion, et pour autant que l’Inter ne soit pas impliqué (ce qui semble bien être le cas) le 20ème Scudetto pourrait lui être attribué sur tapis vert, étant donné qu’un seul et unique petit point séparés les deux ennemis-jurés de la Serie A. La Juve en Serie B, l'Inter titrée serait donc un remake du Calciopoli, mais si la ‘tricherie’ n’a pas eu lieu sur le terrain, la Juventus se retrouve, à nouveau dans le collimateur de la justice à cause de sa Direction: Il serait peut-être temps de songer à passer la main les gars ! ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  4. L’Inter veut marquer le coup : Le club souhaite recruter Federico Cherubini, bras droit de Fabio Parataci à la Juve. Il s’agit-là du second dirigeant bianconero, prêt à rejoindre l’Inter. Qui est-il ? Cherubini est connu comme étant très proche de Parataci. A Turin, il s’occupait de l’U-23. Toutefois, la Juventus a décidé d’engager Filippo Fusco, ancien de Vérone, pour occuper ce poste. Néanmoins, Andrea Agnelli a tenu à promouvoir Federico en qualité de Vice-Directeur Sportif. Selon Sport Mediaset, il semblerait que malgré ses nouvelles fonctions, l’actuel "Head of Football Teams and Technical Areas" serait prêt à saluer la Vieille Dame pour rejoindre Beppe Marotta. Cherubini considéré comme l’un des plus grands experts dans le domaine de la jeunesse dans le football devrait rapidement rejoindre les rangs de l’Inter. Aucun risque pour Piero Ausilio L’actuel Directeur Sportif Nerazzurro conservera son poste. Marotta a souhaité recruter le dirigeant juventine pour un rôle intermédiaire. Federico Cherubini sera en charge de l’ensemble des joueurs du secteur "Giovanile" jusqu’à ce que ces derniers débutent leurs carrières professionnelles. Le nouvel Administrateur-Délégué de l’Inter commence à présent à placer ses hommes et à entrer encore plus dans le cœur de son aventure interiste. Ce recrutement, s’il est acté, sera un vrai coup de la part de la Direction Interiste, un signal fort envoyé par Steven Zhang à la Vieille Dame, un signal qui confirme la croissance à venir de la Beneamata. ®Antony Gilles - Internazionale.fr