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  1. Voici les mots de Massimo Moratti qui a interviewé sur les fréquences de Radio Kiss Kiss Napoli. "La défaite de l'Inter face à Empoli est absolument inattendue après la victoire en Super Coupe face au Milan. Les Nerazzurri sont pour l'instant hors de course pour le Scudetto. Cependant, ils ont le devoir de bien faire jusqu'au bout même si Napoli fait un tout autre championnat." "La champions? Si vous réussissez en Italie, vous êtes également fort en Europe. J'achèterais Osimhen de Napoli, il est exceptionnel." "Concernant les 15 points de moins infligés à la Juventus, on peut dire que ce n'est certainement pas une bonne année pour eux. Je n'aime pas commenter l'affaire des plus-values car je trouve ça assez risqué. Je dois dire qu'il est tout à fait normal qu'une société cotée en bourse soit particulièrement prudente." Moralité: il n'y a pas à dire, notre Massimo a toujours des bons mots en interview. Traduction alex_j via FCInterNews.
  2. Massimo Moratti, aux micros de TMW, ne craint pas ses idées concernant l'Inter. L'Inter peut-elle encore revenir dans le match pour le Scudetto ? "Je ne pense pas parce que Napoli a beaucoup de points d'avance. Mais dans le football, on ne sait jamais. Jouer de cette manière permet certainement d'espérer plus facilement." Milan Skriniar quitte bientôt l'Inter ? "Je préfère ne pas répondre, c'est un sujet désagréable." L'Inter a-t-elle tout fait pour garder Skriniar ? "Il faut être à l'intérieur de l'entreprise pour comprendre, c'est difficile de juger de l'extérieur. Honnêtement, je ne pense pas que l'Inter bluffait, ils voulaient le garder… Peut-être qu'ils ne pensaient pas que le joueur avait cette volonté." Un joueur comme lui est-il remplaçable ? "Je pense que oui. Il est très fort, mais ce n'est pas Walter Samuel." Les étendards n'existent-ils plus comme Zanetti ? "Les personnages de joueurs existent. Totti est aussi toujours resté à la Roma, d'autres personnalités préfèrent choisir quelle cause défendre et donc changer d'équipe." L'Inter devrait-il également garder Lukaku la saison prochaine ? "Cela dépend de sa condition physique. S'il va bien, il est fort. Au lieu de ça, il a des difficultés. Cet aspect doit être compris." Etes-vous favorable à un éventuel échange entre Brozovic et Kessie ? "Pour moi, Brozovic est bon pour l'Inter. Il avait un rôle précis et le jouait toujours très bien. Il est fort, nous sommes toujours du bon côté avec lui." Traduction alex_j via FCInter1908.
  3. Interrogé par BeIN Sports, Samuel Eto'o, aujourd'hui président de la Fédération camerounaise de football, a évoqué l'été 2009, celui de son transfert chez les Nerazzurri. "Pep Guardiola m'a donné une opportunité dont je serai toujours reconnaissant, celle d'entrer encore plus loin dans l'histoire du football. Il a permis à l'Inter de faire la meilleure affaire de son histoire, avec Zlatan Ibrahimovic pour 90M€ et Samuel dans le deal, était le plus beau deal de l'histoire du football. Quand je suis arrivé à l'Inter, j'ai dit à papa Massimo Moratti: 'Donnez-moi deux ans et je vous donne la Ligue des champions'. J'arrive dans cette merveilleuse famille, avec Marco Materazzi et Javier Zanetti. Autour de moi, donc, j'avais des tueurs. Quand on est entré dans le stade et qu'on regardait nos yeux, ils se disaient: 'Mieux vaut les laisser gagner et retourner dans ma famille. C'était mieux comme ça.'" "José Mourinho est loin de tout ce qu'on dit de lui. Saviez-vous pourquoi nous l'aimions tant ? Parce qu'il a toujours été honnête avec nous. Je me suis toujours senti protégé par lui, même si j'étais sur le banc pendant un mois. Samuel Eto'o sur le banc, c'est incroyable! Puis un jour je lui ai dit: 'José, Samuel ne va pas sur le banc'. Et il a répondu: 'Maintenant, j'ai mon joueur'. C'est là que tout est parti." Voici l'interview: Traduction alex_j via FCInterNews.
  4. Massimo Moratti a raconté que son père, Angelo, avait signé l'ancien attaquant brésilien, décédé hier, pour la saison 1958-1959. Pelé est mort. Pour ceux qui aiment et connaissent le football, il était un dieu vivant aux pieds fantastiques et inoubliables. Il a dit un jour qu'il était proche du Milan. Mais Massimo Moratti affirme qu'en réalité le footballeur brésilien était entré dans le radar du club des Nerazzurri. Explications. "Quand j'ai lu sur le Milan dans la Gazzetta, j'ai été vraiment surpris. Peut-être, mais pour l'amour du ciel, l'Inter a certainement été le premier club européen à avoir ce champion en main. Je me souviens parfaitement que nous avions signé Pelé pour la saison 1958-59, c'était le petit garçon capable de surprendre le monde en Suède, papa a immédiatement craqué et s'en est assuré, anticipant d'autres clubs intéressés. Contrat régulier, signé et uniquement à déposer. Mais dès qu'elle a été rendue publique au Brésil, les gens se sont déchaînés contre les dirigeants. Alors comment tu fais… Tu trouves un type cinglé qui va vraiment attaquer le président du Santos… Ce n'était plus une affaire de foot mais un cas de conscience. Papa a déchiré ce contrat. À contrecœur, il a dû se plier à la demande du président Santos." "À un âge plus avancé, nous sommes revenus. Mais soit à cause de la fermeture des frontières, soit pour une autre raison, cela ne s'est pas concrétisé. Bref, on est resté en contact et Pelé a suivi l'Inter de près pendant cette période, à tel point qu'à un moment il a fait l'éloge de notre Mariolino Corso, le qualifiant de seul Italien qui aurait figuré dignement dans son Santos et dans son Brésil. Mario a toujours été à juste titre fier de ces mots, tout comme nous tous qui l'avons élu parmi nos champions les plus aimés. Ce n'est pas un hasard si Mario a été appelé le pied gauche de Dieu…" Pour comprendre les mots de Moratti, il faut d'abord savoir que Pelé a été décrété comme "trésor national qui ne peut pas être exporté" par le président Janio Quadros en 1961. Cela explique donc qu'après cette date, les grosses écuries européennes pouvaient faire toutes les propositions qu'elles voulaient. D'ailleurs, Pelé aurait été approché par le Milan en 1963, soit deux ans après ce décret. Ensuite, il faut également avoir en tête la situation du Brésil à cette époque. Il y avait une grande pauvreté, les personnes noires étaient fortement discriminées, c'est toujours plus ou moins le cas actuellement même si les choses "s'améliorent", et il fallait une icone pour cimenter la population brésilienne. Pelé était parfait pour ce rôle. D'ailleurs, pour la coupe du monde de 1958 ou 1962, le président aurait dit que "la victoire en coupe du monde est plus importante qu'un sac de riz". En 1964, soit deux ans après la crise des missiles de Cuba, une dictature prit le pouvoir et nous comprenons qu'il est extrêmement difficile de défier une dictature qui a d'autres moyens de persuasions que les démocraties. Enfin, pour être complet, rappelons qu'il était plus courant pour les joueurs qui jouaient au Brésil d'être appelés dans l'équipe nationale, et l'équipe nationale était la chose principale, le sommet ultime qui aidait à construire la marque personnelle de chaque athlète. Ajoutons à cette question sportive, qui n'a commencé à changer que dans les années 1980, les bons contrats que Pelé avait au Brésil et cela s'explique : Pelé n'a pas joué en Europe parce qu'il n'avait pas les besoins financiers ou sportifs pour jouer dans un club européen. Traduction alex_j via FCInter1908, Sempreinter, connaissances personnelles.
  5. Massimo Moratti, ancien président de l'Inter, s'est entretenu avec sportpaper.it en vue du match contre Naples et au-delà. Peu de temps avant que le Calciopoli n'éclate, Moggi aurait signé pour l'Inter. Confirmation? "Je peux confirmer que Luciano voulait venir à l'Inter, cela sans aucun doute..." Qu'attendez-vous de Inter-Napoli, quel sera ce match ? Selon vous, si les Nerazzurri gagnent, ils seraient à nouveau des protagonistes au Scudetto ? "Ce sera un très bon match, intéressant, tout nouveau car le Napoli pourrait être différent de ce qu'il était après deux mois de trêve. Mais ils restent une équipe dangereuse. L'Inter doit profiter du fait que le championnat s'est arrêté, ils ont la chance de récupérer et de marquer quelques points." L'Inter travaille sur le renouvellement. Attendez-vous des extensions de Skriniar et Dzeko ? "Je ne sais pas, ça dépend du club, on verra ce qu'ils peuvent faire. Les Nerazzurri se sont bien comportés jusqu'à présent, ils ont gardé de bons joueurs et ils ont réussi à construire une vraie équipe." En parlant de Ligue des champions, elle recommencera en février. Voyez-vous les Nerazzurri comme favoris face au Porto de Sergio Conceicao ? "Eh bien, espérons-le. L'Inter a d'excellentes chances de se qualifier, ils l'ont toujours fait. Cela dépendra du moment, de la façon dont les joueurs arriveront et de la forme physique de Lukaku. Il y aura de nombreux facteurs." Selon vous, l'Inter fera-t-elle des signatures en janvier ? "Je n'attends rien, l'équipe est forte, je ne sais pas qui pourrait aider les Nerazzurri maintenant." Traduction alex_j via FCInternews et FCInter1908.
  6. Homme de main de Massimo Moratti de 1995 à 2014, Rinaldo Ghelfi est décédé hier. Rinaldo Ghelfi, le manager historique de l'Inter de l'ère Massimo Moratti, est décédé hier matin. Véritablement milanais, il a siégé au conseil d'administration du club jusqu'en 2014, date à laquelle Moratti, qui avait déjà vendu 70 % à Thohir, a démissionné du poste de président d'honneur et n'est resté qu'actionnaire. Ghelfi a été pendant des années l'homme des comptes des nerazzurri, celui qui gérait les finances du club. C'est dans son bureau que les négociations ou les renouvellements les plus importants ont été signés. Un qui est inoubliable est celui de José Mourinho au printemps 2009, mais les exemples sont nombreux. Personne réservée, il était impossible de lui arracher une déclaration même dans les moments de grande joie. Il a également occupé le poste de directeur général du club pendant quelques mois en 2005 et également celui de vice-président. Propriétaire d'un studio professionnel bien connu dans le centre, il a assisté pendant des années aux matches de l'Inter aux côtés de Massimo Moratti qui était pour lui un ami, plus que le président de son équipe favorite. Dans la soirée, le FC Internazionale a exprimé dans une note "ses condoléances pour le décès de Rinaldo Ghelfi. Le Club et toute la famille Nerazzurri pensent à lui et à tous ses proches". Le club de Monza de Silvio Berlusconi et Adriano Galliani a également exprimé ses condoléances sur Tweeter. "Adriano Galliani et tout l'AC Monza se joignent à la famille suite à la mort de Rinaldo Ghelfi, le directeur historique de l'Inter, dont il était vice-président et membre du conseil d'administration à l'époque Moratti, estimé de tous pour sa compétence et son sérieux." Traduction alex_j via la Gazzetta Dello Sport, Sempreinter, fanpage.it.
  7. Massimo Moratti s'est de nouveau exprimé sur l'actualité des Nerazzurri dans une interview avec Gianluca Rossi sur sa chaîne YouTube. Votre sentiment général sur l'équipe de Simone Inzaghi. "Il me semble que l'Inter va bien, il y a quelques problèmes mais ils vont bien... (rires, ndlr). Cependant, je pense que ce repos peut aider tout le monde. Pour les équipes, à partir de janvier, ce sera un nouveau championnat. Je ne pense pas qu'il y ait besoin de grosses signatures mais ils travaillent toujours dur." Juste entre nous : quel désastre Lukaku... Il était censé être l'homme du mercato et puis il n'est pas là. "Nous avons presque oublié que l'Inter doit se passer du joueur sur lequel elle a tout basé; une grosse arnaque car il n'a pratiquement jamais joué." Napoli est-il rattrapable ou est-ce l'année des Napolitains ? Peut-on encore faire quelque chose compte tenu de la Coupe du monde inédite à mi-saison ? "Oui, ce truc est vraiment bizarre. Mais le Napoli fait un championnat qui n'est pas lié à la Coupe du monde mais à ses capacités, à un excellent entraîneur, aux choix bien faits lors du mercato, à tout ce qui s'est passé qui leur permet d'être l'équipe en meilleure forme. S'il continue même à 70% sur cette voie, il remporte le championnat." Au pire moment, auriez-vous viré Simone Inzaghi ou non ? En supposant que le moment difficile est passé. "Je ne peux pas le dire. En dehors du discours humain qui pèse lourd dans ces cas là, il faut alors avoir cette alternative prête. Vous devez toujours être à l'intérieur du mécanisme, à l'extérieur des raisons d'un fan et vous pouvez avoir envie de le faire." Mais aimez-vous Inzaghi ? "Oui, entre autres choses, l'Inter joue aussi bien." Avez-vous des nouvelles sur l'avenir du club ? "Le sentiment est que Steven Zhang veut résister. Oui, c'est le sentiment et comme objectif, c'est le meilleur. Tout changement est un énorme choc pour le club, plus les propriétaires restent les mêmes, mieux c'est. J'espère que cette façon de penser est sérieuse." La passion est-elle toujours là ? "Oui, le football est fascinant en soi." Traduction alex_j via FCInternews.
  8. S'adressant au diffuseur italien Sky Sport Italia, Massimo Moratti a évoqué Sandro Mazzola et estimé que l'Inter actuelle était forte mais manque d'un joueur pour débloquer des matchs. Vos souvenir de Sandro? "Mazzola est un avant-centre, il l'était, rapide et intelligent. Il avait des dribbles et c'était difficile d'arrêter son tir, il voulait toujours gagner. Toute cette équipe de rêve voulait un attaquant qui était un diamant et c'était Mazzola pour l'Inter." Vous souvenez-vous de son premier but en Serie A contre la Juve et de son premier en Champions ? Il était prédestiné. "L'année après le match que la Juventus voulait gagner face à la Primavera de l'Inter. Il y avait Juve-Inter et il avait marqué le but qui nous a fait gagner le championnat à Turin, donc il était prédestiné de ce point de vue. Herrera était très bon. A l'époque il y avait Maschio qui était propriétaire mais il voulait laisser jouer Mazzola parce qu'il a vu quelque chose de décisif pour nous et c'est ainsi. Il a porté l'équipe plus que les autres, un champion qui serait alors un champion même maintenant." Selon vous, quel était le numéro de Mazzola ? "Vous avez raison, un numéro de maillot ne me vient pas à l'esprit pour Mazzola. Il était parfait pour le jeu de l'Inter et de n'importe quelle équipe mais chaque entraîneur le voyait parfait dans différents rôles. Il avait des qualités effrayantes dans la surface et c'était spectaculaire." Dans votre expérience de président, avez-vous déjà vu quelqu'un qui pourrait vous le rappeler ? "Non, il a des caractéristiques très particulières et il est difficile d'en trouver un semblable. Sa ténacité s'est transformée en style de jeu. Ensuite, il a joué pour l'Italie, élevé dans le monde... ça s'est très bien passé." Avez vous entendu ça? "Oui oui bien sûr, je lui ai souhaité bon anniversaire. Une équipe qui a eu ce succès était forte tactiquement mais aussi composée de joueurs intelligents et humbles." Mazzola a laissé un ADN important, beaucoup sont devenus des fans de l'Inter grâce à lui. "Le caractère, je souligne. Sa ténacité est restée mais aussi sa classe. Je me souviens d'un but en Hongrie : il a dribblé toute l'équipe, puis il s'est joué de tout le monde et a marqué. Infatigable, c'était sa façon de faire." L'Inter actuelle crée beaucoup et encaisse trop de buts, il faut trouver un équilibre. "L'analyse en ce sens nécessite des changements. Des changements ou interventions sont nécessaires pour éviter ces choses et comme cela se produit depuis un certain temps. L'intervention aurait pu avoir lieu encore plus tôt. Peu m'importe comment ils jouent, ils ont d'excellents joueurs. C'est impossible de comprendre pourquoi il joue de beaux matchs avec de bonnes ou de très bonnes équipes, puis quand il arrive au haut niveau, sinon avec Barcelone, ils perdent. Il y a quelque chose qui ne va pas. Il faut comprendre si c'est un groupe de joueurs qui ne se sentent pas à la hauteur de leurs adversaires, mais les joueurs sont là. Il manque un peu d'imagination, le joueur surprenant qui change la donne, fait des ruptures. J'espérais et j'espère beaucoup pour Lautaro qui a beaucoup de classe, Barella s'en sort très bien, mais être surprenant c'est autre chose. Là, il faut peut-être chercher quelque chose. Pour le reste c'est au niveau des autres équipes, mais malheureusement ça perd de sa qualité quand il y a le match décisif." Traduction alex_j via FCInterNews.
  9. Massimo Moratti a accordé une longue interview au Corriere della Sera et revenu sur sa vie, l’Inter de son père, le Calciopoli et certains joueurs emblématiques. Massimo Moratti, vous êtes né trois semaines après la fin de la guerre. Quelle est votre premier souvenir? "Un matin, j'avais quatre ans. Je sentais que c'était un jour important. Et mon frère Gian Marco allait à l'école avec une chaussette rouge et une autre bleue." Distraits. "Joyeux. Nous étions une famille joyeuse. Papa travaillait toute la journée, mais tous les soirs on se retrouvait à écouter la radio : Franca Valeri, Alberto Sordi…" Comment était ton père Angelo ? "Fantastique. Je n'ai jamais, de toute ma vie, trouvé un homme à son niveau. Et toute ma vie j'ai essayé de l'imiter; même en sachant que c'était impossible. Brillant, charmant, plein d'esprit, sympathique, humainement très riche... " Pas seulement humainement. "Mais c'est venu de la pauvreté. Mon grand-père avait la pharmacie de la Piazza Fontana à Milan. Mon père a quitté la maison à 14 ans, sa mère était morte, et il ne voulait pas vivre avec sa belle-mère, aussi dure que celle des contes de fées." Il y avait cinq enfants dans la maison : outre toi et Gian Marco, trois sœurs. "Notre mère Erminia était aussi une personne joyeuse. Elles plaisantaient tout le temps avec papa. Ils s'aimaient." Comment était Milan dans les années 50 ? "Encore à moitié détruite. Imaginez. Mais nous savions que l'avenir serait meilleur que le présent." Pour qui les Moratti ont-ils voté ? "Démocrates. Nous étions antifascistes et anticommunistes." N'y avait-il vraiment rien de mal à cela ? "Il y avait quelque chose qui n'allait pas. Nordahl." L'avant-centre milanais ? "Grand, grand, imparable. J'avais physiquement peur de lui. Je l'ai vu au San Siro et j'ai rêvé de lui la nuit. Nordahl était l'homme noir de mon enfance." Alors ton père a acheté l'Inter. "Mais on est allé le voir avant. Je me souviens du 6-5 du derby de 1949. Au stade, il y a eu une bagarre, des chapeaux ont volé." Quel était votre footballeur préféré ? "Benito Lorenzi, dit Veleno. En dehors du terrain, il était très gentil car il s'occupait des enfants de Valentino Mazzola, Sandro et Ferruccio. Mais sur le terrain, ça devenait terrible. Il provoquait la foule avant et après avoir marqué. C'est Lorenzi qui a surnommé Boniperti Marisa, malgré ses amis. Boniperti était très en colère." Le footballeur le plus fort que vous ayez jamais vu ? "Je vais vous en dire deux : Angelillo et Ronaldo. Deux histoires parallèles. Comme Herrera et Mourinho." C'est-à-dire? "Angelillo était une pure classe. Il a fait un championnat extraordinaire, avec 33 buts. Puis il est tombé éperdument amoureux d'une chanteuse, et s'est perdu. Nous l'avons vendu et avec le produit nous avons acheté Luisito Suarez : très intelligent." Et Ronaldo ? "Il est venu me voir quand il jouait pour le PSV, avec une petite amie néerlandaise... Quand il est arrivé à l'Inter, il était le joueur le plus fort du monde. Après les blessures, il n'est jamais revenu à ce niveau." Senti trahi lorsqu'il est allé au Real Madrid, après que l'Inter l'ait attendu ? "Non. Je m'étais identifié à lui, dans sa douleur. J'ai trouvé juste qu'il veuille changer, après avoir tant souffert." Herrera, comment l'as-tu trouvé ? "Un journaliste de la Gazzetta dello Sport nous l'a rapporté, je pense Franco Mentana, le père d'Enrico. Le Magicien et Mourinho avaient beaucoup de choses en commun." Quoi? "Ils ont beaucoup travaillé et étudié. Ils connaissaient la psychologie et la médecine. Quand José est arrivé, notre médecin a dit : enfin un coach qui m'aide." Brera dit que Herrera s'est également servi de certaines tablettes dans les vestiaires... "Brera a plaisanté. Mon père ne l'aurait jamais permis. Et le Magicien avait beaucoup de respect pour mon père, presque de la crainte." En 1964, l'Inter remporte sa première Coupe d'Europe. "A la première participation. En battant le Real Madrid 3 à 1, qui a toujours gagné. Mais Herrera a mis Burgnich sur Di Stefano et Tagnin sur Puskas... Une joie indescriptible." L'année suivante, il remporte la Coupe à San Siro, but de Jair. "Il pleuvait, le ballon est passé sous le ventre du gardien de Benfica. C'est aussi un moyen de gagner." Qui était ton héros ? "Mariolino Corso. Jamais vu un ailier avec une telle classe. J'ai adoré Recoba parce que j'ai vu l'imprévisibilité de Corso en lui." Mais ensuite, l'Inter l'a vendu. "Et mon père a acheté Cagliari quand il a appris qu'il était sur le point de vendre Riva à la Juve. Le lendemain matin, les dirigeants sardes ont informé Agnelli que l'affaire ne pouvait plus être conclue: le club avait un nouveau propriétaire. L'avocat n'a même pas demandé qui il était. Il a compris." Et Cagliari remporta sensationnellement le Scudetto. "Avec Domenghini que l'Inter avait vendu pour Boninsegna." Que s'est-il passé le 5 mai 2002, la défaite face à la Lazio qui vous a coûté le Scudetto ? "Les joueurs ont cru avoir reçu des signaux de leurs collègues de la Lazio, ils ne se seraient pas engagés pour ne pas favoriser la Roma. Mensonges ! J'en étais convaincu avant même le coup d'envoi, et je les ai prévenus : ‘Personne ne nous donnera rien.’ Pourtant, ils sont entrés sur le terrain avec une confiance excessive. Et ils n'ont jamais réussi à prendre le jeu en main. Je me sentais tellement responsable que je me suis dit : ‘Je ne quitterai pas le football avant d'avoir une revanche.’ " Sur le terrain, il y avait Cholo Simeone. "Et il a marqué contre nous. Grand combattant." Votre avant-centre était Bobo Vieri. "Un anticonformiste, toujours critique du management; mais pas un mauvais garçon. À l'Inter, il a fait tout ce qu'il pouvait faire; pourtant il n'a rien gagné." Puis vint Ibra. "Très beau. J'avais l'habitude de consulter les joueurs les plus importants pour la campagne de transfert, et avec Zlatan, nous avions un rituel. Il me disait: ‘On pourrait même se passer de Cambiasso l'année prochaine...’. Je rigolais. Ensuite, j'allais chez Cambiasso qui me disait: ‘L'année prochaine, autant se passer d'Ibra...’" Ibra et Cambiasso ne s'aimaient pas. "Mais sur le terrain, ils se donnaient à mort l'un pour l'autre." Et dans l'affrontement entre Ibra et Lukaku, avec qui seriez-vous rangé ? "Cela ressemblait à un match de boxe entre deux champions du monde. Lukaku est un trésor... Je me serais placé entre les deux, au risque d'en prendre une des deux." Mazzola a déclaré qu'il avait quitté l'Inter parce qu'elle avait consulté Moggi. "Ça ne s'est pas passé comme ça. C'est vrai que Moggi voulait venir à l'Inter, et je ne lui ai jamais dit explicitement que je ne voulais pas ; mais je ne l'aurais jamais pris." Pourquoi? "Parce que la Serie A a été manipulée; et nous étions les victimes. La Juve devait gagner; et si la Juve n'a vraiment pas gagné, c'était au tour du Milan. Dommage : car la plus grande forme de malhonnêteté est de tromper les sentiments des gens." Facchetti était en charge de l'Inter. "Un homme splendide. Une fois, je lui ai dit: ‘Giacinto, est-il possible que tu ne puisses pas trouver un arbitre, un seul, prêt à nous aider, à leur place?’. Il a répondu: ‘Vous ne pouvez pas me demander une telle chose’." La Juve a remporté deux championnats et un lui a été attribué. Le revendiquez-vous ? "Absolument oui. Je sais que les joueurs de la Juventus se fâchent. Cela m'amène à le revendiquer avec plus de conviction. Ce scudetto était la compensation minimale pour les vols que nous avons subis. Cela vaudrait beaucoup plus." Puis vinrent les championnats de Mancini et Mourinho. Comment avez-vous choisi Mou ? "En écoutant une de ses interviews télévisées, entre une demi-finale et une autre de la Ligue des champions 2004. Son Porto avait fait match nul avec le Deportivo La Corogne, le retour a été très difficile. Et il a dit : ‘Mais en tant que Deportivo, je pense déjà à la finale.’ J'ai beaucoup aimé sa bravade." Et ce fut le triplete : championnat, Coppa Italia, Champions. "Mission accomplie. J'étais fier que la même famille ait remporté la Coupe près d'un demi-siècle plus tard. Pour la première fois, je me sentis digne de mon père même s'il reste inaccessible. Aujourd'hui encore, il m'arrive de trouver des gens qui me parlent de lui, qui lui doivent quelque chose." Combien d'argent l'Inter vous a-t-elle coûté toutes ces années ? "Vous ne pouvez pas me demander cela. Je ne sais pas, et je ne te le dirais pas. Le football n'est pas une entreprise ; c'est passionné. Et les passions n'ont pas de prix." Maintenant, l'Inter est chinoise, peut-être pour un peu plus longtemps. "Les Zhang, à la fois le père et le fils, m'ont toujours semblé de bonne foi. Au début, ils m'ont demandé de parler aux joueurs, de les motiver. Mais aujourd'hui, il est impossible de tenir longtemps dans le football. Les pertes doublent ou presque doublent chaque année : 50 millions, 100 millions, 150 millions…" Comment cela finira-t-il ? "Peut-être qu'un fonds américain viendra. Mais attention aux spéculations. Le football n'est pas fait pour gagner de l'argent. Les Américains aimeraient en faire un spectacle. Show-business. Mais je ne sais pas si ce sera un jour possible en Italie." Qui remportera le championnat ? "Cela pourrait vraiment être l'année de Naples. Milan fait aussi peur. L'inter a une structure solide mais ensuite elle se perd au plus beau." Que pensez-vous de Berlusconi? "Je le considère comme un ami. En tant qu'entrepreneur, je le respecte beaucoup." Et en tant qu'homme politique ? "Je ne voudrais pas perdre son amitié." Est-il vrai que vous avez refusé de vous présenter à la mairie de Milan ? "Oui, trois fois. Et peut-être que j'avais tort. C'est un peu un regret. J'aurais bien aimé." Quand est-ce arrivé pour la première fois ? "En 1993. Je suis allé demander conseil au Milanais que j'estimais le plus." Qui? "Cardinal Martini. Une personne merveilleuse. Il m'a déconseillé." C'est la dernière fois ? "Le chef du Parti démocrate était Veltroni. Cette fois, le cardinal Martini m'a dit d'accepter. Pourtant j'ai abandonné, même si je me sentais coupable." Pourquoi ? "J'ai pensé à mes cinq enfants. Auraient-ils préféré un papa maire, ou un papa qui leur a appris un métier, qui leur a laissé une entreprise ? Et puis je n'ai pas voulu profiter de la popularité acquise grâce à l'Inter." Comment avez-vous rencontré votre femme Milly ? "Alla Capannina. Elle était belle. Je l'ai invitée à danser. C'était en 1966, elle avait vingt ans mais elle faisait plus jeune. Nous nous sommes mariés en 1971, nous avons toujours tout partagé. Sauf pour une chose." Qui est? "Quand j'ai acheté l'Inter, je n'ai rien dit. Elle l'a appris à la télé. J'ai donné l'ordre de bloquer les ascenseurs car j'avais peur qu'elle monte pour m'arrêter. Puis je suis allé à la maison. Je n'ai trouvé personne. J'ai trinqué avec la serveuse." Comment trouvez-vous Milan aujourd'hui ? "Toujours la meilleure ville au monde pour travailler". Pourquoi? "Parce qu'ils fonctionnent tous. Et parce que les Milanais ont le sens de la participation. Comme quand ils ont nettoyé la ville maculée par les black-blocs en un après-midi." Et le nouveau stade ? "Ne me convainc pas. Détruire San Siro serait un crime. On dit : ‘donc les clubs gagnent 30 millions par an.’ Mais que sont 30 millions par rapport à l'histoire ? Vous verrez qu'à la fin personne n'osera démolir notre temple." Traduction alex_j via Le Corriere della Sera.
  10. Malgré les déclarations de Giuseppe Marotta, Tuttosport est convaincu d’une vente réelle de l’Inter: "Jusqu’à présent, l’idée du club Nerazzurro a toujours été de rechercher un partenaire, mais il y a un air de déjà vu qui remonte au temps de Massimo Moratti qui avait finalement vendu ses actions à Erick Thohir. En ce sens, les fréquents voyage de Steven Zhang en Californie ces dernières semaines, officiellement pour des raisons non-liées à l’Inter apparaissent comme suspect, tout comme le fait que Suning veille à éviter de modifier les paramètres cristallisés du Club et en premier lieu la masse salariale." Suivi de l'avis de la Gazzetta Dello Sport « L'article du Financial Times a évidemment atterri sur le bureau du président Steven Zhang, que l’on décrit comme particulièrement très ennuyé par cette publication : La position de la Propriété est très claire, et peut-être sera-t-elle officiellement expliquée dans une dizaine de jours, lors de l'Assemblée des actionnaires prévue le 28 octobre: Pour l’Inter, il n’y a pas de mandat officiel signé jusqu’à présent, mais il est vrai que plusieurs pourparlers sont en cours avec plusieurs banques, dont l'une est Raine Group, qui est spécialisée dans le monde de la technologie et des télécommunications, et qui est celle qui a géré la vente de Chelsea au printemps dernier." "Si celle-ci a eu lieu, c'est parce qu'avec Goldman Sachs un accord n'a pas su être trouvé. Du côté du club, on affirme que les pourparlers n'ont pas pour objet la vente du club, c'est-à-dire la participation majoritaire. Le teaser, c'est-à-dire le document financier qui finit dans les mains des investisseurs potentiels, concerne toujours la recherche d'un partenaire, d'un actionnaire minoritaire, soit d’un compagnon de route pour aider Suning dans sa gestion de l'Inter." "Cette étape est considérée comme fondamentale pour l'avenir du club car il ne faut pas oublier que l'Inter a bénéficié d'un prêt de 275 millions d'euros de la part d'Oaktree en mai dernier, avec une échéance à trois ans. Et c'est de ce fonds que proviendra la prochaine injection de capital dans le club, pour une injection de 100 millions d'euros. Cette injection s’avère nécessaire car l'Inter brûle pour environ 10 millions par mois, on est donc très loin de l'idée d'autofinancement et le bilan au 30 juin 2022 qui sera soumis aux actionnaires fait état d’un déficit de 140 millions d'euros'" "D'une manière ou d'une autre, les rumeurs sont également "aidées" par les voyages constants de Steven Zhang aux États-Unis, le dernier il y a 10 jours, toujours officiellement i pour des raisons familiales, mais comme l'enseigne le passé, il est bon d'être prudent: Et ce n'est pas un mystère qu’une évaluation du club par les propriétaires a déjà été faite : 1,2 milliard d'euros. Si un acheteur arrive vraiment avec ce montant, l’Inter changerait de mains sans l'ombre d'un doute. C'est un chiffre élevé, mais qui pourrait être soutenu dans les prochains mois par l'affaire du Stade, soit l’autorisation d’une construction pour une installation de pleine propriété." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  11. Notre ancien président Massimo Moratti, qui s'exprimait lors de la présentation du livre d'Ivan Zazzaroni "Devenir Mourinho" organisée cet après-midi à Milan, a rappelé son lien particulier avec le Special One et a dévoilé quelques anecdotes sur l'aventure du Portugais sur notre banc. "Avec Mourinho, la fin était belle et j'étais content parce que la même chose est arrivée à mon père aussi. Pas seulement une grande émotion, c'était émouvant. Lorsque vous êtes dans une équipe de football, vous essayez toujours de chasser ce quelque chose pour peut-être vous faire pardonner certaines erreurs. Et quand son mandat a pris fin, j'ai essayé de comprendre comment recommencer. Mourinho a facilité les choses, mais gagner n'est jamais facile. Son sens des responsabilités et son soutien envers les joueurs ont fait la différence. C'est une personne qui sait tout, pas seulement sur le football. Il est une personne intelligente, pragmatique. Mourinho ne se repose jamais, il inculque toujours cette idée. Sa Roma est une bonne équipe." "Ai-je été amusé par sa polémique avec les arbitres ? Non, car moi aussi j'étais controversé par les arbitres. J'aimais ce fait parce qu'il était entré dans l'esprit de la société qui n'a jamais été la société du palais. Puis il a tout du spectaculaire, comme quand il a fait avec le geste des menottes. Mourinho est plus qu'un entraîneur. Il était humble, il a travaillé dur et en même temps il vous a donné quelque chose de plus. Mais pas seulement aux joueurs, mais aussi au club et au public." "Il y a eu des bas entre nous, c'est logique. Mais ils ont été compensés ou en tout cas ils ont servi à avoir les hauts et à se comprendre et se mettre au même au niveau. Mourinho est le seul entraîneur qui ne m'a jamais appelé pour avoir un footballeur. Cela ne s'est produit qu'une seule fois, lorsqu'il a dépensé pour Quaresma que je ne voulais pas prendre. Puis j'ai dit oui parce que j'en avais marre de l'entendre. Il avait fait des promesses au joueur et j'ai décidé de lui faire plaisir. Après ça plus jamais. Et j'ai eu de nombreux entraîneurs et tous demandaient des joueurs à toute heure." "Son adieu ? Je savais qu'il allait au Real Madrid, je ne voulais pas rompre le charme. Pour moi, l'idée d'aborder ce sujet ne m'a pas touché car je voulais le faire travailler tranquillement afin de tout gagner. Et en fait il a tout gagné." "J'ai comparé Mourinho à Herrera. J'ai été frappé par une interview avec lui des années plus tôt, alors qu'il était l'entraîneur du Porto. Il devait jouer une demi-finale de Ligue des champions et a déclaré qu'il ne pensait pas à ce match mais à la finale. Ça m'a vraiment beaucoup touché. Herrera et Mou sont non seulement bons dans la communication mais aussi dans le professionnalisme et le sérieux avec lesquels ils accomplissent leur travail. Mou n'est pas un manager mais un vrai professionnel et un coach complet. Il respecte l'environnement dans lequel il travaille et il ne cesse jamais d'apprendre. Les joueurs avec moi ne se sont jamais plaints de Mourinho." "Jaloux qu'il soit à Rome ? Non, je l'ai entendu souvent et j'étais au courant de cette opportunité. J'étais content qu'il puisse aller à Rome car pour lui c'est le bon endroit pour s'exprimer. A Rome, il rajeunit, car il peut construire son équipe en partant de la base. C'est un effort qui le pousse à être plus jeune. Quand la Roma a pris Mourinho, j'ai tout de suite pensé aux supporters de la Roma. La beauté de se réveiller heureux précisément parce que l'entraîneur est quelqu'un comme Mourinho. C'est une bonne chose. En tant qu'Interista, je ne suis pas jaloux du fait qu'il soit retourné en Italie et ait choisi d'entraîner la Roma." "Je suis sûr que s'il était resté, il aurait aussi bien réussi en troisième année. Après lui, j'ai pris Benitez et j'ai été surpris par moi-même car c'était un entraîneur avec qui Mourinho n'avait pas de grandes relations. J'ai rencontré Benitez, et comme l'a dit Mou, il ne m'a pas bien parlé. Nous avons tous les deux commencé du pied gauche. Puis j'ai pris Leonardo, il était très doué pour recréer le climat parfait. Nous avons failli remporter le championnat. Il était très doué pour s'adapter à la société après tout ce qui s'était passé. Bien sûr, Mourinho laisse le vide au moment où il s'en va." Traduction alex_j via FCInterNews.
  12. Massimo Moratti parle. Notre ancien président, en exclusivité pour Il Secolo XIX, a abordé diverses questions d'actualité concernant le football. "Thiago Motta contre Dejan Stankovic pour Bologne-Sampdoria ? C'est impressionnant, c'est merveilleux de voir qu'ils ont progressé et qu'ils entraînent aujourd'hui des clubs importants avec une grande tradition." Vous attendiez-vous à les voir sur le banc un jour ? "Ils ont deux caractères différents. Thiago est un peu plus renfermé, réfléchi, professionnel très sérieux. Dejan était un très bon garçon, bon enfant, plein de volonté. Ce sont des gens positifs, ils l'étaient sur le terrain et ils le sont comme entraîneurs." Dazn lui a dédié une série, "Sympathique", et à cette occasion vous avez dit que le plus sympathique de vôtre Inter était Stankovic. "Gentil d'un point de vue humain : il est fiable, tu sais qu'il est sincère, transparent, il t'a toujours tout donné. L'expérience avec le Red Star Belgrade a été très positive, j'espère qu'il sera utile à la Sampdoria qui en a besoin. J'espère vraiment pour lui et pour la Sampdoria que tout ira bien." Pourra-t-il faire comme Mihajlovic qui a sauvé la Sampdoria ? "Il y a l'origine serbe, le caractère fort, ils se sentent responsables de leur rôle et c'est très important. Je pense que Dejan lui ressemble de ce point de vue. Il faut être un peu patient, c'est la première fois comme entraîneur en Italie mais il a les qualités pour bien faire." Qu'est-ce qui vous a frappé chez Stankovic et Thiago en tant que footballeurs ? "J'ai aimé la passion qu'a mise Stankovic. Je me souviens de cet incroyable but contre le Genoa mais ce n'était pas le premier comme ça. Il avait la force de toujours savoir répondre correctement à chaque situation, grand combattant. Il a entraîné ses coéquipiers dans les moments difficiles. Mancini m'a conseillé, il était très fort. Motta était plus réfléchi, attentif à faire toutes les choses pragmatiquement parfaites au milieu de terrain pour être utile à l'équipe, c'était un joueur très intelligent." Stankovic a fait part d'un renouvellement signé avec une durée de 4 ans mais sans chiffres. "Oui, c'était mon insouciance... (rires) il nous a fait confiance et je pense qu'on a eu raison de lui faire confiance. Moi non plus je ne l'ai jamais regretté, je ne me souviens pas des chiffres mais des gars comme lui ont montré qu'ils méritaient ce qu'ils ont pris." Un footballeur de la Sampdoria que vous auriez aimé ? "Toute la Sampdoria du Scudetto (1991, ndlr). C'étaient des phénomènes merveilleux, fantastiques, ils reflétaient la sympathie d'un homme formidable comme Mantovani. Bien sûr, Mancini reste le meilleur exemple de classe et de talent dont il fait également preuve en tant qu'entraîneur. Et dans le passé j'aurais aimé prendre Quagliarella, mais je n'ai pas réussi." Un talent d'aujourd'hui qui vous enflamme ? "Je suis étonné de voir à quel point je vois des joueurs avec des noms très difficiles comme Kvaratskhelia du Napoli emmenés dans des endroits lointains. Il semble qu'il joue simple et il gère tout ce qu'il veut, très bien. Mais je dis Haaland! Branca me l'aurait fait acheter à 100 %, je le vois déjà dire 'président il est spécial' et je l'aurais amené à l'Inter." L'Inter qui a réagi en Ligue des champions. "Inzaghi a l'expérience pour sortir de cette situation. Maintenant il faut de la patience, la confiance est essentielle, que le club reste près de lui et le défende." Un favori pour le Scudetto ? "Napoli est devant... impressionnant comment ils jouent. Mais avec la Coupe du monde c'est une année étrange, il peut y avoir la surprise de ceux qui n'ont pas l'habitude de gagner." Qui allez-vous encourager entre Stankovic et Motta ? "Je les aime tous les deux. J'aimerais que Stankovic ait une satisfaction à ses débuts mais je suis content que Motta puisse encore prouver qu'il est bon. Je ne dis rien, je prévois de souffrir des deux côtés pendant le match." Traduction via FcInter1908.
  13. S'adressant à la chaîne Rai Radio, Massimo Moratti a partagé ses pensées sur la situation actuelle concernant la vente. Au cours des deux dernières années environ, le Suning a été constamment lié à une vente de l'Inter, bien qu'à travers toutes les rumeurs, ils aient conservé le contrôle du club, Steven Zhang ayant continué en tant que président. Moratti estime que rien ne presse, pour le moment, et de voir ce que le président actuel décidera et quels sont ses plans. D'après lui, il est inutile de tirer des conclusions hâtives sur l'avenir. "Les joueurs et l'entraîneur ne diront jamais qu'ils sont affectés par la situation au club ou peut-être qu'ils se le diront. Mais cela les affecte toujours, nous parlons toujours de gens normaux après tout." "L'Inter est toujours en mesure d'avancer, nous devons voir quelles sont les intentions de Steven Zhang. Je ne connais pas les comptes de l'Inter ni les comptes personnels de la famille Zhang. Nul doute que lorsqu'ils sont arrivés au club, ils allaient mieux." "Beaucoup de choses ont changé, je ne sais pas quelle pourrait être la solution. Nous devons comprendre s'il a l'intention de garder le club ou s'il sera contraint de vendre. Dans ce cas, la situation empirera encore." "Il faut gagner pour récupérer. La recette est de montrer une grande fierté et envie de jouer pour cette équipe qui est connue dans le monde entier. Les joueurs doivent ressentir le poids et aussi la force qui accompagne le fait de devoir défendre ce maillot et cette équipe." Traduction alex_j via Sempreinter.
  14. Ce lundi 3 octobre, la rédaction de Sport Mediaset a réalisé une interview exclusive avec l’ancien Président de l’Inter, Massimo Moratti Période Négative "On peut sans l’ombre d’un doute parler de crise, mais il faut voir quel est son degré de gravité. Finalement, nous ne sommes pas si loin des autres grandes équipes, si l’Inter se reprend, elle peut rapidement retrouver les positions de tête." Inzaghi confirmé ? "En ce moment, je pense qu’il peut être confirmé : Nous sommes encore qu’au début du championnat, il n’y a eu que très peu de match. Je ne connais pas le climat à l’intérieur de l’équipe et dans le club, mais j’imagine qu’il est encore temps pour parvenir à se reprendre." Est-ce que les déboires du Club peuvent altérer la sérénité de l’équipe et de l’entraineur ? "Oui, un peu, mais cela ne peut pas être considéré comme un alibi." Serait-ce juste que la Famille Zhang reste propriétaire de l’Inter ? "En ce qui concerne la Famille Zhang, s’ils ont l’intention de continuer avec l’Inter et qu’ils en ont les moyens, je continuerai avec eux tranquillement." ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  15. Lors d'une interview accordée à Inter-News.it, Massimo Moratti a discuté des Nerazzurri. M. Moratti, que pensez-vous du début de saison difficile de l'Inter avec trois défaites en sept matches ? "Les difficultés proviennent surtout du résultat négatif que l'équipe a obtenu lors du premier affrontement direct de cette saison contre la Lazio à l'Olimpico. C'est une équipe qui a des difficultés dans les affrontements directs. L'équipe a peut-être un peu perdu, pour le moment, de confiance. Et aussi l'absence de Romelu Lukaku est à prendre en considération. Tout cela, mis ensemble, semble impliquer que le manager est responsable, mais l'entraîneur n'est pas toujours responsable du manque de résultats." M. Moratti, pensez-vous que Simone Inzaghi pourrait être viré en cas de résultat négatif face à la Roma ? Et en cas d'adieu anticipé, qui pourrait être son remplaçant ? "Je pense que l'Inter a de la patience et du temps. En général elle pourrait prendre un risque mais je pense que l'Inter n'a pas l'intention de le licencier. Il y a du temps. Le remplaçant ? Ce n'est pas mon boulot de penser à un remplaçant (rires, ndlr)." Peut-être deux jeunes entraîneurs ? Mais avec de l'ADN Nerazzurri programmé dans leur cœur, comme Cristian Chivu ou Dejan Stankovic ? Qu'en penses-tu Moratti ? "Ce sont deux gars très bons et intelligents. Les appeler tout de suite à la tête de l'Inter ne semble pas être le cas. Ce sont encore de jeunes entraîneurs et ils n'ont pas beaucoup d'expérience mais ils peuvent progresser et s'améliorer beaucoup." M. Moratti, samedi à 18h, il y aura Inter-Roma au Meazza. Quel sera le match ? "Je vois un match difficile pour l'Inter. Et c'est quand même un beau match, car l'équipe d'Inzaghi est structurellement forte, tandis que la Roma de José Mourinho est surprenante. Alors il sera intéressant de voir laquelle des deux s'en sortira, en somme." Traduction alex_j via FCInter1908.
  16. Invité Centro Suono Sport 101.5, lors de l'émission Crossover, Massimo Moratti a souligné le poids important de cette Inter-Roma dans l'économie des deux équipes. "L'Inter doit bien faire car la dernière période a été difficile. L'absence de Lukaku pèse beaucoup car c'est le joueur le plus important de l'équipe. Le sentiment que l'Inter a subi le contrecoup de l'an dernier : il y a déception dans l'environnement inter. Les Nerazzurri ont besoin d'un électrochoc pour repartir. La Roma est définitivement mieux lotie et veut trouver une continuité. C'est une équipe plaisante et cela peut surprendre." "Les caractéristiques de José Mourinho sont toujours les mêmes : professionnalisme et grand souci du détail. Il a certainement l'ambition de faire mieux que la saison dernière. Je ne pense pas qu'il y ait de différences par rapport à sa première année. Avec moi, il n'a jamais été un entraîneur insistant sur les achats, il a beaucoup suivi le marché des transferts, mais nous avons travaillé ensemble. avec et pour le club." "Paulo Dybala est un grand joueur et n'importe quel fan des Nerazzurri l'aurait voulu, mais le club a fait d'autres choix." "Beaucoup d'Américains se passionnent pour le football et essaient d'investir en Italie parce qu'ils sont intéressés à développer le spectacle de l'événement sportif. Nous sommes destinés à l'arrivée d'autres propriétés étrangères et ce, de manière positive." Traduction alex_j via FCInterNews.
  17. Calcio e Finanza a dévoila le top 10 des pertes sur une saison de la Serie A. La Juve a battu notre triste record. La Juventus a battu le record de pertes de l'histoire du football italien. Le conseil d'administration du club de la Juventus a approuvé hier le bilan arrêté au 30 Juin 2022 qui a marqué la perte la plus élevée parmi les clubs italiens : 254,3 M€. Les bianconeri ont vu leurs pertes augmenter par rapport à l'exercice 2020-2021 qui s'était clôturé sur un résultat net négatif de 209,9 M€ et qui était, jusqu'à hier, la deuxième perte de l'histoire du football italien. La perte de 254,3 M€ sur l' exercice 2021-2022 a ainsi dépassé celle de l'Inter en 2020-2021, 245,6 M€. Dans les quatre premières positions du classement des pertes de l'histoire ne figurent désormais que les Bianconeri et les Nerazzurri. La Roma, qui a enregistré une perte de 204 M€ en 2019-2020 (la première saison touchée par l'urgence sanitaire) chute à la cinquième place. En sixième place une autre perte à cause du Covid, celui du Milan 2019-2020. Les Rossoneri ont terminé la saison dernière avec une perte de 194,6 M€ qui a été affecté par le manque de participation aux compétitions européennes et les dépenses incontrôlées de la direction post Berlusconi. Voici le top 10 des comptes dans le rouge en Serie A : Juventus 2021/22: -254,3 M€; Inter 2020/21: -245,6 M€; Juventus 2020/21: -209,9 M€; Inter 2006/07: -206 M€; Roma 2019/20: -204 M€; Milan 2019/20: -194,6 M€; Inter 2005/06: -181,4 M€; Inter 2008/09: -154,4 M€; Inter 2007/08: -148,3 M€; Milan 2018/19: -145,9 M€. L'Inter de Moratti est apparue quatre fois entre 2005 et 2009. Au cours de ces saisons influencées par le scandale du Calciopoli, les Nerazzurri ont dominé la Serie A et remporté cinq Scudetti consécutifs. Les Milanais sont les clubs les plus présents au classement (cinq fois les Nerazzurri et deux les Rossoneri), et donc pour clore le classement on retrouve le Milan en 2018-2019, des résultats issus des objectifs ratés réalisés malgré des campagnes de signatures pharaoniques (notamment à l'été 2017). Traduction alex_j via Calcio e finanza.
  18. Gabriel Omar Batistuta s'est exprimé en marge du Trento Sports Festival. Voici ce que l'ancien de l'Inter Milan a dit aux journalistes présents. Batigol sur sa parenthèse malheureuse à l'Inter. "Je dois m'excuser auprès de l'Inter. Mais j'ai donné un gros coup de main en recommandant l'achat de Lautaro." "C'est un club qui m'a courtisé plusieurs fois, il y avait une estimation mutuelle, j'ai vraiment apprécié Moratti, un homme très élégant dans la parole et dans son allure. Puis on s'est enfin rencontrés avec L'inter, mais je n'ai rien pu faire, c'était une de mes erreurs. Je n'ai pas marqué de buts, mais j'ai donné un grand coup de main quand l'Inter a acheté Lautaro." Sur Lauti. "On m'a consulté et j'ai donné mon avis, et là je me suis senti calmé. Lautaro fait ce que je voulais faire avec l'Inter. J'ai été blessé après un contact avec Emre, ça m'a fait du mal et j'ai eu beaucoup de colère parce que c'était même pas la moitié de moi sur le terrain. Et c'est la fin de ma carrière italienne." Dybala ? "Je ne l'aurais pas conseillé aux Nerazzurri." Manager de la Viola ? "Je me sens comme un footballeur, j'étais un footballeur et je mourrai en tant que footballeur. Je ne pense pas qu'on se souvienne de moi pour quoi que ce soit d'autre." "Tout le monde le sait, j'en ai presque marre de répéter. Je veux, je le veux, puis d'autres décideront. Ce serait une bonne chose. J'attends plus de la Fiorentina mais on peut toujours donner plus." Traduction batistuta9 et alex_j via FCInterNews et FCInter1908.
  19. S'adressant au média italien TuttoMercatoWeb , Massimo Moratti a apporté son soutien à Simone Inzaghi malgré la mauvaise passe et a estimé que la perte d'Ivan Perisic pèse plus que ce que la plupart ne l'avaient prévu. "Si je m'attendais un tel début? Peut-être pas, compte tenu de la saison dernière le fait que l'équipe et Inzaghi aient déjà fait un bon parcours ensemble. Certes, la blessure de Lukaku a été un facteur. Cela a un peu changé la situation et à partir de ce moment-là, ils ont semblé être désavantagés." "Cependant, il me semble que le problème est plus large que cela. Si cela concerne les relations internes entre les joueurs et l'entraîneur, alors c'est un vrai problème. Espérons que ce ne soit pas le cas car je pense qu'Inzaghi est un très bon homme et un excellent entraîneur et l'équipe est plus ou moins la même que la saison dernière." "Ne me demandez pas ce que je ferais, car j'ai fait ma part de changements d'entraîneur (rires). Mon avis n'est pas fiable. Sérieusement, oui, je resterais avec lui, notamment parce que si peu de matchs ont été joués. Trois défaites, c'est important, c'est vrai, mais je persévérerais avec un entraîneur qui a déjà montré qu'il est bon." "Ivan Perisic est un joueur de haut niveau, dont le départ pour Tottenham avait peut-être été un peu sous-estimé." Traduction alex_j via Sempreinter.
  20. Davide Santon, l'ancien enfant de l'Inter selon José Mourinho, a décidé de raccrocher définitivement les crampons. Voici ses déclarations à Tuttomercatoweb.com. Introduction. "Je suis obligé d'arrêter de jouer. Non pas pour ne pas avoir eu d'offres, pour rien d'autre, mais juste parce que mon corps avec tant de blessures dans le passé, n'en peut plus. Je ne veux pas, mais je dois." Un choix douloureux. "J'ai subi les premiers mois. J'ai eu le temps d'y penser, d'y réfléchir. Quand j'étais hors du XI à Rome, j'ai eu une première période où j'ai souffert. Je ne m'attendais pas à cette fin de carrière. Je voulais jouer, m'amuser, malheureusement j'ai tout eu tout de suite et je suis arrivé haut. Mais il faut accepter : j'ai beaucoup réfléchi, j'ai une famille, deux filles, maintenant je me consacre à ça et après je verrai si je reste dans le foot ou dans un autre domaine." Une parenthèse particulière de sa carrière. "La première période à l'Inter a été la meilleure quand on a tout gagné. J'ai eu des arrêts, des blessures, mais c'était beau : j'étais jeune et je n'avais pas réalisé qu'on entrait dans l'histoire. On n'a perdu que la Supercoupe d'Europe, c'était le meilleur moment. J'étais avec des champions extraordinaires dans le vestiaire." De nombreux techniciens qui l'ont fait grandir. "Mourinho, Benitez, Leonardo, Gasperini, Mancini, Conte qui m'a appelé en équipe nationale, Pioli, Spalletti, Pardew, De Boer, Fonseca, Di Francesco, Ranieri... Sans oublier ceux des premières années dans le secteur des jeunes à l'Inter, bien sûr. Avec Mourinho j'ai vécu la période la plus glorieuse mais je ne le range pas parmi les plus sereines : j'étais jeune, il y avait beaucoup de pression dans le milieu. Pendant l'année de la Champions, j'ai été absent six mois à cause de problèmes physiques, ce n'était pas une période de grande sérénité contrairement à ce qui se passe avec Pardew d'abord puis Carver. On a joué la Ligue des Champions, Tottenham nous a dépassé mais il n'y avait pas de grosses pressions , l'environnement était extraordinaire." Santon ne cache pas une pointe d'amertume lorsqu'il évoque le vrai regret de son aventure footballistique. "Quand je me suis blessé à dix-huit ans chez les U21, j'ai été blessé parce qu'ils m'ont fait entrer. J'ai senti que mon genou était cassé, ça faisait mal. A la fin de la première mi-temps je suis allé aux vestiaires, je me sentais mal, le deuxième coach m'a dit 'on a besoin de toi, tiens bon' et j'ai décidé de ne pas lâcher. J'ai joué toute la seconde mi-temps avec un genou cassé et je l'ai cassé pour de bon. D'une petite fracture c'est devenu une vraie fracture. Au lieu d'arrêter, d'écouter le corps, j'ai décidé de continuer." L'avenir n'est pas encore décidé, mais Santon a déjà des idées à ce sujet. "Le football est devenu un monde où il n'y a pas d'amour avec lequel j'ai grandi. J'avais Moratti comme président, il était comme un père, il montrait de l'affection pour le joueurs. Maintenant c'est le business, ils t'utilisent, te téléchargent et en prennent un autre. Je ne sais pas si ça m'appartient encore ou pas... Le truc que j'aimerais faire c'est coacher dans un secteur jeunesse. Je dois y réfléchir. Mais je ne sais pas si je dois continuer dans ce monde ou pas, peut-être même commentateur. Vous devez avoir le stimulus à l'intérieur, vous devez obtenir la bonne étincelle dans ce que vous faites et là je déciderai quoi faire, avec amour et désir." Traduction alex_j via FCInter1908.
  21. Massimo Moratti s'est exprimé au téléphone avec l'ANSA sur le match perdu contre le Bayern et le débuts d'André Onana. "J'ai vu un Bayern Munich qui était très, non, trop fort et une Inter pas encore au top physiquement. Mais c'est peut-être encore tôt dans la saison." "C'est un moment à surmonter, mais il faut dire que nous avons perdu contre des équipes fortes, pas contre des petites." "Ça peut arriver de perdre ces matches contre les grands, évidemment il y a du boulot à faire. Mais en championnat, on est encore proche du top et même en Ligue des champions il y a largement le temps de se rattraper." "Onana ? Il était très bon dans les buts! Il avait une grande aisance et une grande tranquillité pour ses débuts." Traduction alex_j via FCInter1908.
  22. Massimo Moratti, l’ancien Président de l’Inter, s’est livré à Tutti Convocati, retransmis sur les ondes de Radio 24 Comment imaginez-vous le Derby ? "Je vois que chaque semaine on attaque une équipe et qu'ensuite celle-ci gagne tout : il y a toujours un jugement opposé. J’aborde le Derby positivement, Milan n'est pas parvenu à gagner. Mais il reste une équipe redoutable, je l’ai vu jouer, L’Inter peut faire de très belles choses , mais tout dépendra de la formation qu’alignera Inzaghi : L’Inter a tout pour gagner, elle avait déjà tout l’année dernière et c’est ce qui me fait peur (il rit)." Si l’Inter ne gagne pas le Scudetto, soutiendrez-vous la Roma de Mourinho ? "C’est clair, c’est oui et c’est juste comme cela, c’est même amusant." Dybala ? "C’était difficile pour l’Inter de le recruter avec tout ce qu’elle avait déjà, cela ressemblait plus à une sensation journalistique, mais il aurait été utile car c’est un grand joueur. Mais ne pas prêter attention au budget était impossible." Lukaku ? "Je ne suis pas inquiet, il est juste un peu en retard et il se sent bien ici en Italie: Mais les défenses sont mieux préparées à son type de jeu." Les propriétaires étrangers ? "Que l’on soit ou pas ravi, c’est la réalité à présent: Ils sont plus ou moins majoritaires en Italie." La Roma, la "Belle" surprise de la saison, selon vous ? ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  23. Giuseppe Marotta, l’Administrateur-Délégué de l’Inter, s’est livré à l’Hôtel Gallia di Milano, celui-là même qui accueille les dernières heures du Calciomercato, sur l'état de santé du championnat transalpin : "Le Calcio était et est toujours dans une très grande contraction financière. Il y a peu de temps, il était encore décrit comme le modèle de référence de ces 40-50 dernières années, c’était un modèle de mécénat pure, où il y avait de grands entrepreneurs locaux, comme les Familles Moratti et Berlusconi, qui ont pris les rênes de grands clubs." "Aujourd’hui, les très grands clubs sont entre les mains de propriétés étrangères et, heureusement qu’elles sont arrivées, car sinon, notre Calcio aurait été encore bien plus en difficultés." Que nous apportent-elles ? "Très certainement un nouveau modèle de Business, je dirais à l’américaine. Elles proposent une mentalité différente avec un aspect financier, économique et de soutenabilité qui occupe un rôle bien plus important: Il faut prendre conscience de cela et meno male que ces propriétés sont arrivées." "Le contexte temporel est différent de celui de ces dernières années, on se retrouve, par exemple avec le Mondial en plein milieu de saison à jouer. C’est donc aussi vrai que cela change les stratégies, et il est clair que l’aspect "Player Trading" ne doit pas en subir une conséquence logique." "Comme vous le savez, nous faisons partie d'un cadre organisationnel de l’UEFA et il y a beaucoup de championnat qui sont conditionnés par ce système de CalcioMercato. Une compréhension logique de la manière de réglementer cela devrait être trouvée par le biais de l'Eca et elle l'est toujours." "Nous sommes à la quatrième journée du championnat et nous avons encore quelques jours de mercato, cela signifie que dans tous les clubs il y a des tensions, car des situations doivent encore être définies avec des joueurs qui protestent, peut-être même depuis les tribunes. C'est très dommageable, et cela le sera aussi en novembre avec deux mois d'inactivité partielle". Le Saviez-vous ? Un échange a eu lieu entre Beppe Marotta et l’ancien Président de la FIGC Carlo Tavecchio, qui occupe actuellement le poste de Président du Comité Régional Lombard des Amateurs. Ce dernier s’est adressé au Padrino : "Rappelez-vous que nous sommes Interiste. Il y a une hypocrisie chez les gens qui vous pousse à ne pas dire cela. Mais tout va, tout de même, assez bien: Il suffit de se montrer correct : Mais faites très attention, car nous arrivons à un moment particulier..." Tavecchio Nerazzurro, qui l’aurait cru ! ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  24. La Serie A dans les années 1990 était inondée d'argent, de drames et de résultats carrément déconcertants. Mais rien n'était plus dramatique ou déconcertant que notre Internazionale chérie pendant cette décennie. Tout au long des années 1990, notre Inter a terminé deux fois deuxième du championnat, remporté la Coupe UEFA trois fois, a failli être reléguée 1994, a battu le record de transfert deux fois, a eu 13 managers différents et n'a jamais remporté de trophée national. Incroyable non ? C'est ainsi que notre club favori a réussi à se tirer une balle dans le pied pendant une décennie entière. Voici la chronologie de l’Inter des années 90 rapportée par Eion Smith en Janvier 2019 sur le site Tale of Two Halves. L’Inter des allemands Sous la direction de Giovanni Trapattoni, l'Inter avait remporté le Scudetto en 1989 grâce à ses Allemands Lotthar Matthaus et Andreas Brehme et aux buts d'Aldo Serena. Le changement pour faire entrer l'Inter dans les années 90 consistait à remplacer le partenaire de Serena, l'Argentin Ramon Diaz, par un autre Allemand sous le nom de Jurgen Klinsmann. Malgré l'adaptation immédiate de Klinsmann à l'Italie (meilleur buteur de l'Inter avec 15 buts toutes compétitions confondues) et une victoire en Supercoppa au début de la saison, 1989-1990 verrait l'Inter terminer troisième du championnat et sortir tôt de la Coppa Italia et de la Coupe d'Europe. Une grande partie de cela peut être attribuée aux luttes de Klinsmann et Serena pour développer un partenariat cohérent ainsi que les champions Napoli et Milan (qui remporteraient la Coupe d'Europe) étant beaucoup trop forts. La Coupe du monde 1990 verra les trois Allemands de l'Inter revenir en tant que champions du monde et les espoirs étaient grands pour que l'équipe de Trapattoni puisse donner le coup d'envoi et remporter un autre Scudetto. Propulsée par un Matthaus inspiré du milieu de terrain, l'Inter était bien en lice pour le Scudetto avec le Milan et la Sampdoria. Cependant, les défaites en fin de saison contre la Sampdoria puis le Genoa ont anéanti leurs espoirs de titre et ont donné à la Samp leur premier et, à ce jour, le seul titre de Serie A. Une certaine consolation a été trouvée en Coupe UEFA alors que l'Inter a battu la Roma 2-1 au cumulé en finale. Les 16 buts de Matthaus ont été la clé de la troisième place de l'Inter en championnat tandis que les 18 de Klinsmann dans toutes les compétitions ont aidé à remporter la Coupe UEFA. Les choses semblaient bonnes pour l'Inter, mais tout était sur le point de changer très soudainement… comme d’habitude pourrait on dire. Trap-ée dans une ornière L'été 1991 a vu Trapattoni prendre la décision de quitter l'Inter pour la Juventus. Le choix du président Ernesto Pellegrini pour remplacer le légendaire patron ? Corrado Orrico. Une rapide recherche sur Google de M. Orrico vous dit que c’est mérité car il a presque fait un miracle au petit Lucchese la saison précédente. Le club toscan est passé si près de la promotion en Serie A en 1991 que cela a suffi à convaincre Pellegrini de céder les rênes de l'Inter à Orrico… mais… Ça ne s'est pas bien passé ! Orrico aurait fait passer Lotthar Matthaus de son habituel 8 à 5 et aurait complètement perdu le vestiaire. Les divisions au sein de l'équipe ont commencé à être profondes et certains résultats assez médiocres n'ont pas aidé les choses. La forme scintillante de Matthaus et Klinsmann avait disparu, les buts se tarissant et une défense apprivoisée en Coupe UEFA s'est terminée tôt par l'équipe portugaise de Boavista. Avec Orrico pataugeant, l'Inter pataugeait, il a été licencié au début de 1992 et remplacé par la légende de l'Inter Luis Suarez. Suarez a peu ajouté à l'équipe alors que les choses allaient d'une catastrophe à une autre. Le cas le plus éloquent est survenu lors du match nul 1-1 à Naples lors de la 25e journée lorsque Stefano Desideri a égalisé pour l'Inter et a commencé à célébrer en pointant Suarez sur la touche et en faisant signe qu'il était un "connard" à plusieurs reprises. Suarez a dû être retenu par Matthaus et d'autres comme cela s'est produit et Desideri a été suspendu par l'Inter. L'Inter terminerait la saison huitième avec une défaite à domicile en fin de saison contre un Cremonese déjà relégué, résumant parfaitement sa saison. Les Allemands out L'été 1992 a vu Pellegrini décidé de repartir à zéro avec l'Inter. Suarez et le trio allemand Brehme, Matthaus et Klinsmann sont partis. Le manager du Genoa Osvaldo Bagnoli et de nouvelles stars étrangères sous la forme de Darko Pancev, Igor Shalimov, Matthias Sammer et Ruben Sosa ainsi que la star d'Italia 90 Toto Schillaci sont venues. Cette décision fut inspirée, l'Inter domina une bonne partie de la Serie A en 1992-1993, grâce aux buts de l'Uruguayen Sosa. Ses 20 buts en championnat ont maintenu le rythme de l'Inter avec le Milan, qui était presque à son apogée sous Fabio Capello. Sammer était également impressionnant, mais une lutte pour s'adapter à la vie italienne l'a amené à partir en janvier, bien que l'ancien homme de Foggia, Shalimov, l’ait aidé. Cependant, l'Inter classique a frappé tout au long de la saison et leur a coûté le Scudetto. Une défaite 3-0 en début de saison à Ancône était l'une des quatre seules défaites de la saison, mais elle était particulièrement choquante étant donné qu'Ancône finirait deuxième relégué et encaissera 73 buts dans le processus. Une défaite 2-0 à Parme lors de leur avant-dernier match sonnerait finalement le glas de leurs espoirs de titre. Une autre préoccupation était la confiance dans les buts de Sosa. Schillaci n'a réussi que six buts en championnat malgré un jeu constant, tandis que la signature de la machine à buts du Red Star Pancev a été un désastre absolu. Bagnoli n'aimait pas le style de jeu de Pancev et les deux se sont constamment disputés tout au long de la saison, Pancev n'ayant réussi qu'un seul but en championnat. L'Inter avait besoin de renforts. Les Hollandais in Pellegrini n'était en aucun cas en mesure de dépenser autant que ses rivaux du Milan ou ses rivaux historiques, la Juventus, mais l'Inter a quand même pu faire sensation sur le mercato si nécessaire. 7 millions de livres sterling ont été posés par Pellegrini à l'été 1993 sur l'attaquant de l'Ajax Dennis Bergkamp et il a rapidement été rejoint par son compatriote Wim Jonk. Notons que l’Inter copia le Milan. Les espoirs étaient grands mais, dans une moindre mesure que Pancev, l'Inter a eu du mal à tirer le meilleur parti de ses nouvelles stars néerlandaises. Bergkamp serait en fait le meilleur buteur avec 18 en 93/94, mais seulement 8 en Serie A car l'état d'esprit défensif de Bagnoli a étouffé la créativité et les compétences du légendaire Néerlandais. L'Inter a également eu du mal dans la ligue avec une seconde moitié de saison d'horreur les entraînant dans un sérieux combat contre la relégation !! Et oui, pour la première fois de son histoire, l’Inter pouvait descendre. Rappelez-vous, c'était une équipe qui venait de dépenser des millions pour Dennis Bergkamp et ils luttaient contre la relégation. À l'approche de l'hiver, à seulement quatre points de l'AC Milan, l'Inter ne récolterait que 11 points de plus lors des 17 derniers matchs pour terminer un point au-dessus de la zone roue en 13e position. Les 16 buts de Ruben Sosa en championnat ont permis aux Nerazzurri de ne pas tomber avec une victoire en fin de saison contre Lecce qui s'est avérée particulièrement cruciale. La baisse de forme a coûté son poste à Bagnoli en février et il a été remplacé par Giampiero Marini. Heureusement pour Marini, l'Inter était toujours en lice en Coupe UEFA et le nouvel homme à la tête de la pirogue a mené l'équipe jusqu'en finale grâce aux 8 buts de Bergkamp dans la compétition. Ils affronteraient les Autrichiens du Casino Salzburg (aujourd'hui Red Bull Salzburg) et un seul but de Nicola Berti et Wim Jonk à chaque match suffirait à assurer une deuxième Coupe UEFA à l'Inter en quatre ans. 1994 verrait l'Inter remplacer Marini par l'ancien entraîneur de Naples Ottavio Bianchi et remplacer le gardien de but de longue date Walter Zenga par Gianluca Pagliuca de la Sampdoria pour un record mondial pour un gardien de but. Bianchi aiderait l'Inter à se stabiliser après la tourmente de la saison précédente, mais l'histoire de 1994-1995 n'a jamais vraiment eu à voir avec le football. L'Inter finirait sixième, luttant pour les buts, mais ce n'était pas la nouvelle. La nouvelle était dans la salle de conférence. Salut Massimo ! En mars 1995, il a été annoncé que Massimo Moratti remplacerait Ernest Pellegrini en tant que président de l'Inter. Le mandat de Pellegrini avait duré un peu plus d'une décennie et avait vu une victoire de Scudetto et la signature de quelques grands joueurs, mais les résultats des dernières années laissaient beaucoup à désirer. Moratti est venu avec de l'ambition. Il voulait rendre l'Inter aussi grande que Milan et la Juventus et ne connaissait qu'une seule façon de le faire : dépenser, dépenser, dépenser. Le premier été de Moratti en charge a vu les arrivées de Roberto Carlos, Paul Ince, Javier Zanetti, Marco Branca et l'adolescent le plus cher du monde Caio Ribeiro ainsi que le départ de Bergkamp pour Arsenal. Ça ne s'est pas bien passé au départ. Bianchi est devenu le premier de nombreux limogeages de Moratti, à peine quatre matchs dans la saison après une défaite à Naples tandis que son remplaçant, Luis Suarez de retour pour un autre mandat a duré sept autres. Avec l'Inter enracinée au bas de tableau, Moratti a opté pour le patron anglais/suisse Roy Hodgson dans ce qui serait l'un de ses premiers choix les plus astucieux. Hodgson a présidé à une reprise de forme qui a éloigné l'Inter des problèmes de relégation et dans la course pour une place européenne. Il comprenait une série de cinq victoires. L'Inter de Hodgson a également écrasé le club de Padoue 8-2 à domicile pour ajouter un moment fort à son mandat. Gratter la qualification pour la Coupe UEFA en septième était quelque chose à célébrer compte tenu des débuts de l'Inter, mais c'était la troisième saison consécutive où l'Inter était loin d'être en tête de la Serie A. Reconstruite et prête L'été 1996 a vu l'Inter commencer à se préparer pour une progression soutenue dans le classement. Roberto Carlos est parti pour le Real Madrid après s'être brouillé avec Hodgson sur sa place sur le terrain, mais il a été remplacé par Alessandro Pistone ainsi que les arrivées de Youri Djorkaeff, Aron Winter et Ivan Zamorano. Les hommes de Hodgson ont été constants toute la saison, ne perdant que cinq fois en championnat et obtenant des résultats pour terminer troisième pour leur meilleur résultat depuis 1993. La première saison de Djorkaeff l'a vu marquer 14 buts en championnat tandis que Maurizio Ganz a bien travaillé avec 11. Surtout, l'Inter a terminé juste six points derrière la Juventus, ce qui était un signe que les choses allaient bien sous Hodgson. Leur campagne européenne était également prometteuse. Après avoir éliminé Guingamp, Graz AK, Boavista, Anderlecht et Monaco, tout ce qui empêchait l'Inter de remporter une troisième Coupe UEFA dans les années 90 était l'équipe allemande de Schalke dirigée par Huub Stevens. C'était la dernière fois que la finale de la Coupe UEFA se disputait sur deux manches et c'était un drame, un vrai comme l’Inter sait les faire. Le match aller a été joué en Allemagne au Parkstadion de Schalke où les Allemands gagneraient grâce à un but de Marc Wilmots. Le match retour au Meazza a été une affaire tendue qui a été prolongée tardivement par un but de Zamorano. Malgré la perte de Salvatore Fresi sur un carton rouge à la 89 e minute, l'Inter est allée aux tirs au but. La foule attendait. Pagliuca était un sauveur de penalities, donc c'était sûrement dans le sac. Ben non, bien au contraire ! Ingo Anderbrugge, Olaf Thon et Martin Max ont marqué les trois premiers pour Schalke et seul Youri Djorkaeff a marqué pour l'Inter. Cela a laissé à Wilmots la tâche de faire rouler le ballon dans le coin pour faire tomber le rideau sur le règne de Hodgson à l'Inter. Après le match, l'Anglais a été bombardé par toutes sortes de critiques et Moratti l'a viré, vexé par la défaite finale. Luciano Castellani a repris les deux derniers matchs de la saison de Serie A, assurant à l'Inter la troisième place. En vérité, Moratti n'a été contrarié que pendant un petit moment car l'élan positif de la saison 96/97 et une impasse contractuelle à Barcelone signifiaient qu'il serait très rapidement remonter le moral. Son médicament… Il Fenomeno L'été 1997 a vu Luigi Simoni se faire confier le poste de manager après le départ de Roy Hodgson et, pour assurer une amélioration par rapport à la saison précédente, Moratti a battu le record du monde de transfert. Il n'y avait qu'un seul homme qui en valait la peine à l'époque : Ronaldo. Avec le meilleur joueur du monde, les espoirs étaient grands que l'Inter puisse construire sur les fondations que Hodgson avait posées et remporter le Scudetto. L'Inter a encore été renforcée par les signatures de Taribo West, Diego Simeone, Alvaro Recoba, Francesco Moriero, Paulo Sousa et Ze Elias. L'Inter commencerait la saison de manière incroyable, ne perdant aucun match jusqu'à son dernier match de 1997 à Udine. Ils ouvriraient 1998 avec une victoire sur les principaux rivaux au titre, la Juventus, mais l'Inter classique a frappé à certains des pires moments. Les défaites à domicile contre Bari et Bologne lors des 16e et 19e journées ont été extrêmement coûteuses pour leur titre. Cependant, la Juventus ne s'éloignerait jamais de l'Inter à aucun moment de la saison. Les matchs nuls étaient le problème de la Vieille Dame (ils finiraient la saison avec 11) et, alors que l'Inter trébuchait en février et mars, la Juve n'a jamais vraiment pu capitaliser et s'éloigner. Après la défaite de l'Inter à Parme début mars, les Nerazzurri ont remporté six victoires d'affilée pour se rapprocher d'un point de la Juve. Cela comprenait une victoire décisive 3-0 dans le derby contre une équipe de Milan en difficulté, une victoire à l'extérieur contre la Roma et une revanche sur l'Udinese. Avec seulement quatre matchs à jouer, l'Inter était à 65 points en deuxième position tandis que la Juve était en tête du peloton mais seulement un point devant. Le match 31 a vu l'Inter se rendre à Turin. L'arrivée de Ronaldo avait conduit à des duels individuels qui avaient retenu l'attention du monde entier. Lorsque la Juventus et l'Inter se sont affrontées, le récit est devenu Ronaldo contre Del Piero. Les deux attaquants étaient considérés comme les meilleurs du monde et étaient au sommet absolu. En janvier, on avait vu Ronaldo subir un traitement brutal de la part des défenseurs de la Juve, mais il aiderait pour le but vainqueur de Djorkaeff. Cette fois, ce ne serait pas la beauté qui gagnerait la partie. La Juventus a pris les devants alors que Del Piero a attrapé le ballon sous ses pieds dans la surface avant de scorer dans un angle fermé. Ce fut un moment de qualité individuelle et d'impudence de la part de l'Italien alors qu'une rencontre amère et décousue faisait rage autour de lui. Edgar Davids et Simeone étaient particulièrement désireux de se donner des coups de pied, mais aucune véritable controverse ne s'est produite en première mi-temps. Ce serait la seconde mi-temps où les choses tourneraient au vinaigre pour l'Inter. Alors que le jeu devenait de plus en plus capricieux et que le patron de la Juve, Marcello Lippi, était heureux de s'en tenir à un 1-0, l'Inter obtint un coup franc. Le long ballon pour Ronaldo reviendrait au remplaçant Ivan Zamorano qui a trébuché dans la surface. Cela fut OK pour Ronaldo qui l'a pris dans la foulée et l'a frappé à l'intérieur. Le Brésilien et le défenseur Mark Iuliano sont entrés en collision et Ronaldo est tombé. Tout le monde s'est arrêté pour un coup de sifflet de l'arbitre Piero Ceccarini… qui n’est jamais arrivé ! Dans les secondes qui s'étaient écoulées, la Juve en avait profité et Del Piero recevait le ballon dans la surface. Taribo West est venu et l'a poussé dans le dos. Ceccarini a indiqué l'endroit et a énervé toute l'équipe de l'Inter. Luigi Simoni a été renvoyé dans les tribunes, Pagliuca est sorti de son but alors que Zamorano et d'autres ont fait irruption et harangué l'arbitre. Ils ne pouvaient pas croire qu'aucune pénalité n'était donnée à l'autre bout du terrain, pour Ronaldo ! Del Piero verrait son penalty sauvé par Pagliuca mais l'Inter ne serait pas en mesure de capitaliser à cause d’Angelo Peruzzi. Le mal était pourtant fait. La Juve assurerait le titre dans l'avant-dernier match grâce à l'effondrement tardif de l'Inter à Bari et remporterait le titre par cinq points. Les fans de l'Inter ont été laissés là à fulminer sur ce qui aurait pu être un nouveau titre. L'Inter connaîtra le succès en 97/98, encore une fois en Coupe UEFA. Disposant de Neuchâtel Xamax, Lyon, Strasbourg, Schalke et Spartak Moscou, ils ont battu la Lazio 3-0 à Paris pour remporter leur troisième Coupe UEFA des années 90. C'est un match dont on se souvient le plus pour la performance sensationnelle de Ronaldo, son troisième but ainsi que celui de Javier Zanetti. Moratti se tire une balle dans le pied L'été 1998 a vu Ronaldo au bord de l'immortalité avant que la nuit fatidique précédant la finale de la Coupe du monde ne change un peu la donne. Il était toujours terriblement brillant, mais il n'était pas invincible. Cela a continué dans la saison 1998/99. Moratti a sanctionné un autre été de grandes entreprises pour tenter d'obtenir un Scudetto. Roberto Baggio, Nicola Ventola, Andrea Pirlo, Dario Simic, Sebastian Frey et Mikael Silvestre. L'Inter a eu du mal alors que les genoux de Ronaldo ont commencé à lui poser des problèmes. Le Brésilien ne commencerait que 19 matchs de championnat toute la saison (marquant 14 buts dans le processus) mais ne pourrait jamais soutenir pleinement une série de matchs. Alors que l'équipe se débattait sur le terrain, Moratti, avec son doigt sur la gâchette, est devenu très nerveux. Quatre défaites lors des 11 premiers matches de championnat, dont une défaite 5-3 à domicile contre la Lazio et Simoni a été licencié au grand désarroi des supporters de l'Inter. Il a été remplacé par le Roumain Mircea Lucescu qui a duré jusqu'au début de 1999 avant que Luciano Castellani puis Roy Hodgson ne reviennent pour essayer de sauver la saison. À ce moment-là, cependant, quatre managers et un chaos total avaient conspiré pour laisser l'Inter s'effondrer à la huitième place, un étonnant 24 points derrière ses rivaux du Milan. Une série de deux points en six matchs le tout couronné par une défaite 4-0 à la Samp ainsi qu'une défaite 2-0 contre la petite Salernitana. Même une course en C1 jusqu'aux quarts de finale ne pourrait pas sauver cette saison. Moratti voulait quelque chose de grand pour ramener l'Inter au sommet. Ce quelque chose est venu sous la forme de l'entraîneur Marcello Lippi. L'Inter a passé l'été 1999 à déchirer son équipe pour faire place à un autre été de dépenses. Silvestre, Pagliuca, Ventola, Djorkaeff, Winter, Ze Elias, Simeone, Sousa et West sont sortis. Le capitaine et légende du club Giuseppe Bergomi a également pris sa retraite cet été. La nomination de Lippi était conditionnée à une chose, signer Christian Vieri. Il faudrait un autre record du monde pour le faire, mais Moratti était heureux de conclure le contrat de 32 millions de livres sterling avec la Lazio pour l'attaquant. Vieri a été rejoint dans les arrivées par une foule de noms, Angelo Peruzzi, Luigi Di Biagio, Fabrizio Ferron, Christian Panucci, Grigoris Georgatos, Laurent Blanc, Cyril Domoraud, Adrian Mutu, Clarence Seedorf et Vladimir Jugovic. Dans l'esprit de Moratti, cela aurait dû être la saison, mais le règne de Lippi a été un désastre dès le départ. Il s'est immédiatement engrainé avec Roberto Baggio et a constamment cherché à le saper à chaque occasion, notamment en refusant de le jouer alors que tous les autres attaquants étaient absents pour longues blessures. Cette liste de blessés comprenait Ronaldo pendant la majeure partie de la saison, le Brésilien ne jouant que 8 matchs toute la saison en raison de problèmes de genou. Les 18 buts de Vieri sont survenus en seulement 24 matchs, tandis que les problèmes persistants avec Baggio signifiaient qu'une forte confiance était placée sur Alvaro Recoba et Zamorano, plutôt incohérents, au détriment des résultats. Il y avait de l'espoir à l'approche du millénaire alors que les hommes de Lippi entamaient une campagne de Coppa Italia qui les voyait affronter la Lazio en finale. La campagne décevante de la ligue avait vu Lippi commencer à ressentir le froid de Moratti et il avait précipité Ronaldo pour la finale. Le grand retour du Brésilien a duré six minutes avant qu'il ne s'effondre sur le gazon et soit absent pendant près de deux ans. Vieri avait déjà perdu une blessure à la cuisse qui lui coûterait également une place à l'Euro 2000, donc la pression était vraiment forte lorsque la finale de la coupe a été perdue. À l'approche de la dernière journée de la saison, l'équipe de Lippi devait gagner à Cagliari pour participer à un barrage pour la dernière place en Ligue des champions avec Parme. C'était littéralement le travail de Lippi sur la ligne. Au fil de l'histoire, il a refusé de jouer à nouveau avec Baggio et ne s'est tourné vers lui que tard lorsqu'il a réalisé que son équipe allait perdre des points. Baggio a marqué une fois et en a créé un autre pour assurer cette place en barrage. Lippi était désespéré de gagner, alors il a mordu la balle et a choisi Baggio dès le départ contre Parme. "The Divine Ponytail" a travaillé sa magie, marquant deux fois pour donner à l'Inter une victoire 3-1 et assurer une place en Ligue des champions, le travail de Lippi et son départ de l'Inter pour clôturer une décennie chaotique. Conclusion La période de sous-performance de l'Inter dans les années 1990 est une leçon sur les effets négatifs d'être un excité de la gâchette dans vos décisions. Le nombre d'entraîneurs et la saveur des joueurs du mois sont vraiment remarquables. C'est un club qui a battu le record de mercato deux fois en trois ans, mais qui n'a pu terminer deuxième que deux fois en Serie A et a failli être reléguée une saison. Pensez aux noms qui se sont révélés en bleu et noir, Ronaldo, Bergkamp, Blanc, Pirlo, Djorkaeff, Pagliuca, Jonk, Winter, Simeone, Zamorano, Pancev, Ince, Roberto Carlos, Brehme, Klinsmann, Matthaus. L'Inter était un endroit où certains des meilleurs et des plus prometteurs du monde allaient se faire payer et voir leur carrière patauger dans de nombreux cas. Les malheurs de l'Inter ont été une leçon sur la nature inconstante du football. Leur réponse à tout était de changer de manager et d'acheter plus de stars. Qu'est-ce que ça nous a apporté ? Une décennie de frustration. Traduction alex_j.
  25. En 1532, Niccolò Machiavel publia un traité désormais célèbre sur le leadership et la gouvernance. 'Il Principe' a conseillé que, dans un monde imparfait, l'homme doit faire tout ce qu'il faut pour réussir et prospérer. Machiavel a soutenu que la fin justifie toujours les moyens, et son œuvre est devenue un texte fondateur dans les domaines de la politique et de la philosophie modernes. Aujourd'hui, l'Italien est partout le doyen des cadres intermédiaires indolents et des politiciens sans scrupules. Sur le terrain de football, cependant, son église brutaliste compte au moins un fidèle, un grand fidèle. Son nom nous est bien familier : Marco Materazzi. Ceci est la traduction de ''The violence and victory of Marco Materazzi'' par Christopher Weir paru sur le site thesefootballtimes.co en 2018. Marco Materazzi n'est pas un type sympathique, bien sûr que non. Personne n'a été surpris lorsqu'il a battu Harald Schumacher et Samir Nasri au titre de "Footballeur le plus détesté" dans un sondage de France Football en 2016 et, une décennie après cette nuit infâme à Berlin, le Materaciste est toujours persona non grata sur les boulevards de Paris et les caves de Bordeaux. Materazzi, cependant, ne se soucie pas de ce que vous pensez de lui et de ce que vous pensez en général. Les médailles d'or de la Coupe du monde, de la Ligue des champions, de la Serie A et de la Coppa Italia protégeraient même l'ego le plus éphémère, sans parler de celui d'un homme qui se nourrit d'antipathie et de vengeance. Peu importe ce que vous pensez de lui en tant que personne, son bilan est inébranlable, indiscutable. Sa carrière, semée de violences et de victoires, est intouchable. Quarante-quatre minutes après le début du match à Guwahati, une marée rouge familière a commencé à monter. L'entraîneur de Chennaiyin, exaspéré par l'expulsion d'Harmanjot Khabra, n'a pas pu résister à une attaque sur les flancs contre son homologue. César Farías a pris cet appât avec joie, provoquant une mêlée sur le terrain entre les joueurs. Marco Materazzi causait toujours des problèmes; après un début assez moyen sur le sous-continent, l'Italien mènera les Blue Devils à leur premier titre de champion, ajoutant un autre trophée à son palmarès en or, cette fois en tant que manager. Même de l'autre côté de la ligne de touche, Il Principe (pas Milito, Machiavel, ndlr) n'arrête pas de déclencher des bagarres et de gagner des matchs. Fils de l'ancien entraîneur de la Lazio et du Sporting Giuseppe Materazzi, Materazzi est né à Lecce le 19 août 1973. Athlète grand et précoce, il a surmonté la mort de sa mère à l'âge de 15 ans pour rejoindre l'équipe de son père Messina Peloro à l'adolescence, avant qu'une chute ne l’incite de quitter pour une équipe amateur, Tor Di Quinto. Un bref flirt avec le basket a suivi, avant des piges formatrices avec Marsala et Trapani dans les échelons inférieurs du football italien. C'est ici que Materazzi trouvera sa soif intransigeante de victoire, dans un lieu où il apprendra rapidement que "si tu voulais la justice, tu devais la trouver toi-même". Ses performances agressives ont rapidement attiré l'attention de l'équipe de Pérouse, qui l'a enrôlé en 1995. De part et d'autre d'une courte période de prêt à Carpi, il a aidé les anciens employeurs de Jay Bothroyd à obtenir une promotion en Serie A, où des clubs plus établis ont commencé à flairer. Ne voulant pas vendre leur jeune actif à un rival national, Pérouse a accepté les avances d'Everton et de Walter Smith à l'été 1998. "Avec sa présence et son agressivité … il digérera la Premiership sans problème", s'est enthousiasmé l'Ecossais. Ce n'était pas exactement prophétique. Vingt-sept apparitions et quatre cartons rouges plus tard, le travail italien de Materazzi a été avorté. L'Echo de Liverpool était moins que emballant, David Prentice suggérant qu'il n'avait "convaincu personne de son pedigree en tant que défenseur international". Dans une interview ultérieure avec FourFourTwo , Materazzi resterait catégorique sur le fait qu'au moins un de ces cartons rouges était injuste. C'était révélateur d'un tempérament qui l'avait qualifié d’impétueux, et le tout a été fait pour un retour rapide à Pérouse en 2000. Ce serait dans son pays natal que le talent de Materazzi a finalement rattrapé son tempérament. Après s'être imposé dans le onze de départ de l'équipe, il a ensuite battu le record de Daniel Passarella pour les buts marqués par un défenseur en Serie A avec 12 réalisations en 2001. Sous la verve de Serse Cosmi et la fanfaronnade de la présidence de Luciano Gaucci, Pérouse finirait confortablement en milieu de tableau, les talents brusques de Materazzi attirant les regards des meilleures équipes italiennes. Ses performances sans fioritures à l'arrière ont été dorées par un mortier du gauche qui a envoyé des penalties et coups francs avec une précision dévastatrice, et même les observateurs de football les plus tièdes savaient qu'il avait dépassé son environnement. Au final, c'est l'Inter qui a raflé la mise, l’entrant Héctor Cúper éclaboussant le capitaine des Grifoni. Cúper avait emmené Valence au bord de la gloire européenne au cours des deux saisons précédentes, et l'Argentin a cherché à mettre fin à la sécheresse au Scudetto en renforçant l'équipe avec Francesco Toldo, Cristiano Zanetti et Sérgio Conceição. Aux côtés du vif colombien Iván Córdoba, Materazzi fournirait l'épine dorsale d'une redoutable défense interiste, tandis que le talismanique Christian Vieri terminait en attaque. Les choses se sont si bien passées pendant si longtemps, l'Inter menant la course jusqu'à la dernière journée avant de succomber contre une Lazio insipide. Cette erreur a ouvert la voie à la Juventus de Marcello Lippi pour remporter le trophée, Antonio Conte souhaitant le frotter personnellement contre sa bête noire. Après que son équipe de Pérouse ait battu la Juventus pour offrir le titre à la Lazio en 2000, Materazzi s'était précipité dans le vestiaire de l'équipe vaincue pour jubiler. Conte, furieux de cette transgression, lui a dédié la victoire du titre de la Juve. En tombant au tout dernier obstacle, les prémices d'une équipe de l'Inter endurcie s'enracinaient. Le "Grass Snake" perdait lentement sa peau de sous-performante, le leadership abrupt de Materazzi fournissant le venin. L'année suivante a rapproché l'Interisti d'un trophée, mais une fois de plus, les charges de Cúper ont été de peu en deçà. Alberto Zaccheroni, amené à remplacer l'Argentin peu performant l'année suivante, n'a pas pu inspirer son équipe au-delà d'une quatrième place malgré des buts d'Adriano et de Júlio Cruz. Frustré par l'absence de progrès sur le terrain, Massimo Moratti a nommé Roberto Mancini comme entraîneur en 2004. L'Italien avait fait des merveilles avec des situations financières impossibles, d'abord avec la Fiorentina puis la Lazio, amenant la première à une brillante victoire en Coppa Italia avant de stabiliser le Pétrolier Cragnotti à Rome. Après une solide troisième place et son premier trophée en près d'une décennie, l'année suivante amènerait l'Inter à un titre tant attendu, bien que dans les circonstances les plus controversées. Le scandale de Calciopoli a été un moment désastreux pour le football italien, mais c'est un moment dont l'Inter profitera énormément. Les empires du Milan et de la Juventus se sont effondrés d'un coup, et les Nerazzurri, bien qu'ils aient connu une saison presque identique en terminant troisième, se verront ensuite attribuer le titre aux dépens de l'équipe turinoise, et à juste titre. Ce ne serait cependant pas la plus grande nouvelle du football italien cette année-là. Materazzi avait fait ses débuts en Italie en 2001 et n'avait pas réussi à convaincre pour déloger les impénétrables Alessandro Nesta et Fabio Cannavaro. Cela est resté le cas jusqu'au dernier match de l'Italie lors de la Coupe du monde 2006 en Allemagne. Nesta, qui n'est pas étranger à la misère dans le football international, s'est arrêté sec contre la République tchèque avec une élongation présumée à l'aine. Alors que l'Italie devait affronter l'Australie de Guus Hiddink au deuxième match, la chance de Materazzi était enfin arrivée. Après avoir marqué contre les Tchèques, il sera titulaire face aux Socceroos. Il a bien failli le faire exploser, et pas qu’un peu. Au cours d'un match assez rude, Materazzi est expulsé pour une faute (imaginaire, ndlr) sur Mark Bresciano, avant que Francesco Totti n'assure le passage de l'Italie au tour suivant. Une victoire 3-0 sur des Ukrainiens ternes a permis une demie finale réussie contre l'Allemagne en demi-finale. Les hôtes étaient loin d'être à leur meilleur, mais à domicile et avec une nation derrière eux, les Italiens ont fait face à leur premier vrai test dans la compétition. Ce serait une rencontre passionnante, le curleur de dernière minute de Fabio Grosso suivi d'un tir d'Alessandro Del Piero réussissant à envoyer les Allemands au tapis. L'Italie, stimulée par l'inspirant Cannavaro et Materazzi de retour de suspension, s'est qualifiée pour la finale contre la France. Dirigée par l'inimitable Raymond Domenech, le Français s'était largement appuyé sur la verve de Franck Ribéry et la magie de Zinedine Zidane tout au long du tournoi. Ce dernier, qui devait prendre sa retraite après le match, avait attiré l'attention du monde du football avec ses performances de virtuose. Les fans étaient tous unis pour ce qui semblait être un chant du cygne parfait pour le Marseillais, une victoire en Coupe du monde étant une conclusion naturelle et parfaite. Le match, cependant, appartenait à Materazzi, et pratiquement à lui seul. Après avoir concédé le penalty sur lequel Zidane marquait une délicieuse Panenka, c'est la tête fulgurante de l'Italien qui rétablissait la parité entre les équipes. Un match ouvert a vu la France exercer un contrôle croissant, avant que le tristement célèbre coup de boule de Zidane ne mette un terme honteux à sa carrière et ne tourne le jeu en faveur de l'Italie. La séance de tirs au but qui en a résulté a vu Materazzi claquer son but avant que Grosso ne scelle la première victoire de l'Italie en Coupe du monde depuis 1982. On ne peut pas en dire beaucoup plus sur ce moment où Zidane a gâché les chances de son pays avec un geste de bravoure insensée. Le symbole de l'idylle difficile de la France ''black blanc beur'' avait, d'une seule action, brisé ses espoirs de Coupe du monde et envoyé des ondes de choc dans son pays d'origine, suscitant un débat sur des sujets aussi variés que la culture immigrée française à la masculinité. Pour Materazzi, cependant, ce fut son triomphe machiavélique le plus cru. Il avait fait ce qu'il devait faire, provoquant son adversaire dans un acte de folie qui le récompensait mille fois, lui et ses coéquipiers. Il semblait, enfin, qu'il avait appris à canaliser son agressivité. Alors que les innombrables vidéos YouTube montrant ses fautes les plus brutales continuent d'attirer les admirateurs, l'Italien est resté l'un des footballeurs les plus vilipendés du continent. Ses horribles attaques contre Bruno Cirillo et Juan Pablo Sorín ont laissé un goût amer dans la bouche de la plupart des fans de football et, même si l'incident avec Zidane ne ferait rien pour le rendre plus attachant, cela a au moins montré que Materazzi avait trouvé comment ajouter de la ruse à sa guillotine. De retour à la maison, l'Inter continuerait à dominer la Serie A, remportant un nombre incroyable de 17 matchs consécutifs lors de la saison 2006-2007. Zlatan Ibrahimović et Patrick Vieira, arrachés à la Juventus reléguée, ont ramené la fanfaronnade à San Siro, alors que l'Inter a enregistré près d'une centaine de points sur le chemin de son deuxième titre de champion consécutif. Materazzi, désormais un dieu parmi les fidèles Nerazzurri, est arrivé troisième dans le classement des buteurs derrière le Suédois et Hernán Crespo. Une campagne phénoménale a été couronnée lorsque Materazzi a remporté le prix du défenseur de l'année en Serie A en 2007. Le terrone de Lecce, si mal aimé et vilipendé tout au long de sa carrière, avait conquis le monde grâce à sa détermination et sa volonté. Une autre année et un autre titre de Serie A ont suivi, avant que José Mourinho ne remplace Mancini à la barre. Le Portugais avait pris d'assaut la Premier League avant de quitter Chelsea après un désaccord avec Roman Abramovich. Courtisé par presque toutes les grandes équipes d'Europe, c'est Massimo Moratti qui a obtenu sa signature. Avec son style pragmatique et son désir intransigeant de gagner, Materazzi a été accueilli avec une âme sœur de l'autre côté de la ligne blanche. "Conduite, intelligence, connaissances, expérience et empathie", tels étaient les mots du défenseur lorsque la Gazzetta Dello Sport lui a demandé de résumer les points forts de son entraîneur. "Il appuie sur tous les bons boutons, pas seulement sur ses joueurs." Ce serait certainement le cas. Au cours d'un séjour tumultueux de trois ans, Mourinho a réussi à attirer la colère de la plupart des entraîneurs et commentateurs italiens tout en apportant un succès sans précédent à la Curva Nord. L'Inter était insatiable, scellant un triplé avec une victoire sur le Bayern Munich en finale de la Ligue des champions en 2010. Pour Materazzi, ce fut une période où son implication dans l'équipe a décliné. En tant que figure de proue et ancien homme d'État, il est cependant resté indispensable au vestiaire de l'Inter. Nulle part son affection pour Mourinho ne peut être vue plus facilement que dans l'adieu émotionnel qu'ils ont partagé devant le Bernabéu lors de cette nuit fatidique à Madrid. Tout le monde savait que le Portugais prendrait le relais sur la sellette des Merengues, mais alors que beaucoup pensaient que les larmes de Materazzi étaient dues à la tristesse, il a un tout autre récit : "Je savais que s'il partait, nous ne serions plus jamais les mêmes", a-t-il avoué plus tard dans une interview avec Sport Mediaset. Un héritage construit sur la fureur et le succès violent serait bientôt démantelé, et Materazzi savait que ses jours étaient comptés. Suivre Mourinho, comme la plupart des managers l'ont constaté, est une tâche presque impossible. Pour Rafa Benítez, cependant, le banc de Giuseppe Meazza s'avérerait être un défi insurmontable. Le style détaché de l'Espagnol contrastait fortement avec le mode opératoire plus impliqué de son prédécesseur et, pour une équipe habituée à courir sur le terrain en sentant le sang, la transition de tueur à chaton était difficile à supporter. "Benítez avait peur de son ombre", s'est moqué Materazzi dans une interview avec FourFourTwo , rappelant le limogeage de l'ancien homme de Liverpool après seulement six mois à la tête de l’Inter. L'Inter récupérerait pour terminer deuxième cette année-là sous Leonardo, mais la décomposition avait commencé. La saison suivante a vu l'équipe s'effondrer sous trois managers consécutifs, qui ont tous eu du mal à motiver une équipe qui avait atteint le sommet et manquait de moyens pour une autre ascension. Materazzi était parti l'année précédente, et avec l'Inter privée de ses crocs, ils ne pouvaient que regarder la Juventus reprendre la suprématie nationale. Hors contrat et hors jeu, Materazzi a signé un contrat à court terme pour diriger l'équipe indienne de Chennaiyin en 2014. Ce que beaucoup considéraient comme un séjour lucratif dans le sous-continent s'est transformé en un titre en 2015. Encore une fois, l'un des joueurs les plus controversés du football étaient sorti vainqueur. Comme l'Inter aimerait avoir sa morsure et violence en défense aujourd'hui. Traduction alex_j.
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