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  1. S'adressant à la chaîne Rai Radio, Massimo Moratti a partagé ses pensées sur la situation actuelle concernant la vente. Au cours des deux dernières années environ, le Suning a été constamment lié à une vente de l'Inter, bien qu'à travers toutes les rumeurs, ils aient conservé le contrôle du club, Steven Zhang ayant continué en tant que président. Moratti estime que rien ne presse, pour le moment, et de voir ce que le président actuel décidera et quels sont ses plans. D'après lui, il est inutile de tirer des conclusions hâtives sur l'avenir. "Les joueurs et l'entraîneur ne diront jamais qu'ils sont affectés par la situation au club ou peut-être qu'ils se le diront. Mais cela les affecte toujours, nous parlons toujours de gens normaux après tout." "L'Inter est toujours en mesure d'avancer, nous devons voir quelles sont les intentions de Steven Zhang. Je ne connais pas les comptes de l'Inter ni les comptes personnels de la famille Zhang. Nul doute que lorsqu'ils sont arrivés au club, ils allaient mieux." "Beaucoup de choses ont changé, je ne sais pas quelle pourrait être la solution. Nous devons comprendre s'il a l'intention de garder le club ou s'il sera contraint de vendre. Dans ce cas, la situation empirera encore." "Il faut gagner pour récupérer. La recette est de montrer une grande fierté et envie de jouer pour cette équipe qui est connue dans le monde entier. Les joueurs doivent ressentir le poids et aussi la force qui accompagne le fait de devoir défendre ce maillot et cette équipe." Traduction alex_j via Sempreinter.
  2. Ce lundi 3 octobre, la rédaction de Sport Mediaset a réalisé une interview exclusive avec l’ancien Président de l’Inter, Massimo Moratti Période Négative "On peut sans l’ombre d’un doute parler de crise, mais il faut voir quel est son degré de gravité. Finalement, nous ne sommes pas si loin des autres grandes équipes, si l’Inter se reprend, elle peut rapidement retrouver les positions de tête." Inzaghi confirmé ? "En ce moment, je pense qu’il peut être confirmé : Nous sommes encore qu’au début du championnat, il n’y a eu que très peu de match. Je ne connais pas le climat à l’intérieur de l’équipe et dans le club, mais j’imagine qu’il est encore temps pour parvenir à se reprendre." Est-ce que les déboires du Club peuvent altérer la sérénité de l’équipe et de l’entraineur ? "Oui, un peu, mais cela ne peut pas être considéré comme un alibi." Serait-ce juste que la Famille Zhang reste propriétaire de l’Inter ? "En ce qui concerne la Famille Zhang, s’ils ont l’intention de continuer avec l’Inter et qu’ils en ont les moyens, je continuerai avec eux tranquillement." ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  3. Lors d'une interview accordée à Inter-News.it, Massimo Moratti a discuté des Nerazzurri. M. Moratti, que pensez-vous du début de saison difficile de l'Inter avec trois défaites en sept matches ? "Les difficultés proviennent surtout du résultat négatif que l'équipe a obtenu lors du premier affrontement direct de cette saison contre la Lazio à l'Olimpico. C'est une équipe qui a des difficultés dans les affrontements directs. L'équipe a peut-être un peu perdu, pour le moment, de confiance. Et aussi l'absence de Romelu Lukaku est à prendre en considération. Tout cela, mis ensemble, semble impliquer que le manager est responsable, mais l'entraîneur n'est pas toujours responsable du manque de résultats." M. Moratti, pensez-vous que Simone Inzaghi pourrait être viré en cas de résultat négatif face à la Roma ? Et en cas d'adieu anticipé, qui pourrait être son remplaçant ? "Je pense que l'Inter a de la patience et du temps. En général elle pourrait prendre un risque mais je pense que l'Inter n'a pas l'intention de le licencier. Il y a du temps. Le remplaçant ? Ce n'est pas mon boulot de penser à un remplaçant (rires, ndlr)." Peut-être deux jeunes entraîneurs ? Mais avec de l'ADN Nerazzurri programmé dans leur cœur, comme Cristian Chivu ou Dejan Stankovic ? Qu'en penses-tu Moratti ? "Ce sont deux gars très bons et intelligents. Les appeler tout de suite à la tête de l'Inter ne semble pas être le cas. Ce sont encore de jeunes entraîneurs et ils n'ont pas beaucoup d'expérience mais ils peuvent progresser et s'améliorer beaucoup." M. Moratti, samedi à 18h, il y aura Inter-Roma au Meazza. Quel sera le match ? "Je vois un match difficile pour l'Inter. Et c'est quand même un beau match, car l'équipe d'Inzaghi est structurellement forte, tandis que la Roma de José Mourinho est surprenante. Alors il sera intéressant de voir laquelle des deux s'en sortira, en somme." Traduction alex_j via FCInter1908.
  4. Invité Centro Suono Sport 101.5, lors de l'émission Crossover, Massimo Moratti a souligné le poids important de cette Inter-Roma dans l'économie des deux équipes. "L'Inter doit bien faire car la dernière période a été difficile. L'absence de Lukaku pèse beaucoup car c'est le joueur le plus important de l'équipe. Le sentiment que l'Inter a subi le contrecoup de l'an dernier : il y a déception dans l'environnement inter. Les Nerazzurri ont besoin d'un électrochoc pour repartir. La Roma est définitivement mieux lotie et veut trouver une continuité. C'est une équipe plaisante et cela peut surprendre." "Les caractéristiques de José Mourinho sont toujours les mêmes : professionnalisme et grand souci du détail. Il a certainement l'ambition de faire mieux que la saison dernière. Je ne pense pas qu'il y ait de différences par rapport à sa première année. Avec moi, il n'a jamais été un entraîneur insistant sur les achats, il a beaucoup suivi le marché des transferts, mais nous avons travaillé ensemble. avec et pour le club." "Paulo Dybala est un grand joueur et n'importe quel fan des Nerazzurri l'aurait voulu, mais le club a fait d'autres choix." "Beaucoup d'Américains se passionnent pour le football et essaient d'investir en Italie parce qu'ils sont intéressés à développer le spectacle de l'événement sportif. Nous sommes destinés à l'arrivée d'autres propriétés étrangères et ce, de manière positive." Traduction alex_j via FCInterNews.
  5. Calcio e Finanza a dévoila le top 10 des pertes sur une saison de la Serie A. La Juve a battu notre triste record. La Juventus a battu le record de pertes de l'histoire du football italien. Le conseil d'administration du club de la Juventus a approuvé hier le bilan arrêté au 30 Juin 2022 qui a marqué la perte la plus élevée parmi les clubs italiens : 254,3 M€. Les bianconeri ont vu leurs pertes augmenter par rapport à l'exercice 2020-2021 qui s'était clôturé sur un résultat net négatif de 209,9 M€ et qui était, jusqu'à hier, la deuxième perte de l'histoire du football italien. La perte de 254,3 M€ sur l' exercice 2021-2022 a ainsi dépassé celle de l'Inter en 2020-2021, 245,6 M€. Dans les quatre premières positions du classement des pertes de l'histoire ne figurent désormais que les Bianconeri et les Nerazzurri. La Roma, qui a enregistré une perte de 204 M€ en 2019-2020 (la première saison touchée par l'urgence sanitaire) chute à la cinquième place. En sixième place une autre perte à cause du Covid, celui du Milan 2019-2020. Les Rossoneri ont terminé la saison dernière avec une perte de 194,6 M€ qui a été affecté par le manque de participation aux compétitions européennes et les dépenses incontrôlées de la direction post Berlusconi. Voici le top 10 des comptes dans le rouge en Serie A : Juventus 2021/22: -254,3 M€; Inter 2020/21: -245,6 M€; Juventus 2020/21: -209,9 M€; Inter 2006/07: -206 M€; Roma 2019/20: -204 M€; Milan 2019/20: -194,6 M€; Inter 2005/06: -181,4 M€; Inter 2008/09: -154,4 M€; Inter 2007/08: -148,3 M€; Milan 2018/19: -145,9 M€. L'Inter de Moratti est apparue quatre fois entre 2005 et 2009. Au cours de ces saisons influencées par le scandale du Calciopoli, les Nerazzurri ont dominé la Serie A et remporté cinq Scudetti consécutifs. Les Milanais sont les clubs les plus présents au classement (cinq fois les Nerazzurri et deux les Rossoneri), et donc pour clore le classement on retrouve le Milan en 2018-2019, des résultats issus des objectifs ratés réalisés malgré des campagnes de signatures pharaoniques (notamment à l'été 2017). Traduction alex_j via Calcio e finanza.
  6. Gabriel Omar Batistuta s'est exprimé en marge du Trento Sports Festival. Voici ce que l'ancien de l'Inter Milan a dit aux journalistes présents. Batigol sur sa parenthèse malheureuse à l'Inter. "Je dois m'excuser auprès de l'Inter. Mais j'ai donné un gros coup de main en recommandant l'achat de Lautaro." "C'est un club qui m'a courtisé plusieurs fois, il y avait une estimation mutuelle, j'ai vraiment apprécié Moratti, un homme très élégant dans la parole et dans son allure. Puis on s'est enfin rencontrés avec L'inter, mais je n'ai rien pu faire, c'était une de mes erreurs. Je n'ai pas marqué de buts, mais j'ai donné un grand coup de main quand l'Inter a acheté Lautaro." Sur Lauti. "On m'a consulté et j'ai donné mon avis, et là je me suis senti calmé. Lautaro fait ce que je voulais faire avec l'Inter. J'ai été blessé après un contact avec Emre, ça m'a fait du mal et j'ai eu beaucoup de colère parce que c'était même pas la moitié de moi sur le terrain. Et c'est la fin de ma carrière italienne." Dybala ? "Je ne l'aurais pas conseillé aux Nerazzurri." Manager de la Viola ? "Je me sens comme un footballeur, j'étais un footballeur et je mourrai en tant que footballeur. Je ne pense pas qu'on se souvienne de moi pour quoi que ce soit d'autre." "Tout le monde le sait, j'en ai presque marre de répéter. Je veux, je le veux, puis d'autres décideront. Ce serait une bonne chose. J'attends plus de la Fiorentina mais on peut toujours donner plus." Traduction batistuta9 et alex_j via FCInterNews et FCInter1908.
  7. S'adressant au média italien TuttoMercatoWeb , Massimo Moratti a apporté son soutien à Simone Inzaghi malgré la mauvaise passe et a estimé que la perte d'Ivan Perisic pèse plus que ce que la plupart ne l'avaient prévu. "Si je m'attendais un tel début? Peut-être pas, compte tenu de la saison dernière le fait que l'équipe et Inzaghi aient déjà fait un bon parcours ensemble. Certes, la blessure de Lukaku a été un facteur. Cela a un peu changé la situation et à partir de ce moment-là, ils ont semblé être désavantagés." "Cependant, il me semble que le problème est plus large que cela. Si cela concerne les relations internes entre les joueurs et l'entraîneur, alors c'est un vrai problème. Espérons que ce ne soit pas le cas car je pense qu'Inzaghi est un très bon homme et un excellent entraîneur et l'équipe est plus ou moins la même que la saison dernière." "Ne me demandez pas ce que je ferais, car j'ai fait ma part de changements d'entraîneur (rires). Mon avis n'est pas fiable. Sérieusement, oui, je resterais avec lui, notamment parce que si peu de matchs ont été joués. Trois défaites, c'est important, c'est vrai, mais je persévérerais avec un entraîneur qui a déjà montré qu'il est bon." "Ivan Perisic est un joueur de haut niveau, dont le départ pour Tottenham avait peut-être été un peu sous-estimé." Traduction alex_j via Sempreinter.
  8. Davide Santon, l'ancien enfant de l'Inter selon José Mourinho, a décidé de raccrocher définitivement les crampons. Voici ses déclarations à Tuttomercatoweb.com. Introduction. "Je suis obligé d'arrêter de jouer. Non pas pour ne pas avoir eu d'offres, pour rien d'autre, mais juste parce que mon corps avec tant de blessures dans le passé, n'en peut plus. Je ne veux pas, mais je dois." Un choix douloureux. "J'ai subi les premiers mois. J'ai eu le temps d'y penser, d'y réfléchir. Quand j'étais hors du XI à Rome, j'ai eu une première période où j'ai souffert. Je ne m'attendais pas à cette fin de carrière. Je voulais jouer, m'amuser, malheureusement j'ai tout eu tout de suite et je suis arrivé haut. Mais il faut accepter : j'ai beaucoup réfléchi, j'ai une famille, deux filles, maintenant je me consacre à ça et après je verrai si je reste dans le foot ou dans un autre domaine." Une parenthèse particulière de sa carrière. "La première période à l'Inter a été la meilleure quand on a tout gagné. J'ai eu des arrêts, des blessures, mais c'était beau : j'étais jeune et je n'avais pas réalisé qu'on entrait dans l'histoire. On n'a perdu que la Supercoupe d'Europe, c'était le meilleur moment. J'étais avec des champions extraordinaires dans le vestiaire." De nombreux techniciens qui l'ont fait grandir. "Mourinho, Benitez, Leonardo, Gasperini, Mancini, Conte qui m'a appelé en équipe nationale, Pioli, Spalletti, Pardew, De Boer, Fonseca, Di Francesco, Ranieri... Sans oublier ceux des premières années dans le secteur des jeunes à l'Inter, bien sûr. Avec Mourinho j'ai vécu la période la plus glorieuse mais je ne le range pas parmi les plus sereines : j'étais jeune, il y avait beaucoup de pression dans le milieu. Pendant l'année de la Champions, j'ai été absent six mois à cause de problèmes physiques, ce n'était pas une période de grande sérénité contrairement à ce qui se passe avec Pardew d'abord puis Carver. On a joué la Ligue des Champions, Tottenham nous a dépassé mais il n'y avait pas de grosses pressions , l'environnement était extraordinaire." Santon ne cache pas une pointe d'amertume lorsqu'il évoque le vrai regret de son aventure footballistique. "Quand je me suis blessé à dix-huit ans chez les U21, j'ai été blessé parce qu'ils m'ont fait entrer. J'ai senti que mon genou était cassé, ça faisait mal. A la fin de la première mi-temps je suis allé aux vestiaires, je me sentais mal, le deuxième coach m'a dit 'on a besoin de toi, tiens bon' et j'ai décidé de ne pas lâcher. J'ai joué toute la seconde mi-temps avec un genou cassé et je l'ai cassé pour de bon. D'une petite fracture c'est devenu une vraie fracture. Au lieu d'arrêter, d'écouter le corps, j'ai décidé de continuer." L'avenir n'est pas encore décidé, mais Santon a déjà des idées à ce sujet. "Le football est devenu un monde où il n'y a pas d'amour avec lequel j'ai grandi. J'avais Moratti comme président, il était comme un père, il montrait de l'affection pour le joueurs. Maintenant c'est le business, ils t'utilisent, te téléchargent et en prennent un autre. Je ne sais pas si ça m'appartient encore ou pas... Le truc que j'aimerais faire c'est coacher dans un secteur jeunesse. Je dois y réfléchir. Mais je ne sais pas si je dois continuer dans ce monde ou pas, peut-être même commentateur. Vous devez avoir le stimulus à l'intérieur, vous devez obtenir la bonne étincelle dans ce que vous faites et là je déciderai quoi faire, avec amour et désir." Traduction alex_j via FCInter1908.
  9. Massimo Moratti s'est exprimé au téléphone avec l'ANSA sur le match perdu contre le Bayern et le débuts d'André Onana. "J'ai vu un Bayern Munich qui était très, non, trop fort et une Inter pas encore au top physiquement. Mais c'est peut-être encore tôt dans la saison." "C'est un moment à surmonter, mais il faut dire que nous avons perdu contre des équipes fortes, pas contre des petites." "Ça peut arriver de perdre ces matches contre les grands, évidemment il y a du boulot à faire. Mais en championnat, on est encore proche du top et même en Ligue des champions il y a largement le temps de se rattraper." "Onana ? Il était très bon dans les buts! Il avait une grande aisance et une grande tranquillité pour ses débuts." Traduction alex_j via FCInter1908.
  10. Massimo Moratti, l’ancien Président de l’Inter, s’est livré à Tutti Convocati, retransmis sur les ondes de Radio 24 Comment imaginez-vous le Derby ? "Je vois que chaque semaine on attaque une équipe et qu'ensuite celle-ci gagne tout : il y a toujours un jugement opposé. J’aborde le Derby positivement, Milan n'est pas parvenu à gagner. Mais il reste une équipe redoutable, je l’ai vu jouer, L’Inter peut faire de très belles choses , mais tout dépendra de la formation qu’alignera Inzaghi : L’Inter a tout pour gagner, elle avait déjà tout l’année dernière et c’est ce qui me fait peur (il rit)." Si l’Inter ne gagne pas le Scudetto, soutiendrez-vous la Roma de Mourinho ? "C’est clair, c’est oui et c’est juste comme cela, c’est même amusant." Dybala ? "C’était difficile pour l’Inter de le recruter avec tout ce qu’elle avait déjà, cela ressemblait plus à une sensation journalistique, mais il aurait été utile car c’est un grand joueur. Mais ne pas prêter attention au budget était impossible." Lukaku ? "Je ne suis pas inquiet, il est juste un peu en retard et il se sent bien ici en Italie: Mais les défenses sont mieux préparées à son type de jeu." Les propriétaires étrangers ? "Que l’on soit ou pas ravi, c’est la réalité à présent: Ils sont plus ou moins majoritaires en Italie." La Roma, la "Belle" surprise de la saison, selon vous ? ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  11. Giuseppe Marotta, l’Administrateur-Délégué de l’Inter, s’est livré à l’Hôtel Gallia di Milano, celui-là même qui accueille les dernières heures du Calciomercato, sur l'état de santé du championnat transalpin : "Le Calcio était et est toujours dans une très grande contraction financière. Il y a peu de temps, il était encore décrit comme le modèle de référence de ces 40-50 dernières années, c’était un modèle de mécénat pure, où il y avait de grands entrepreneurs locaux, comme les Familles Moratti et Berlusconi, qui ont pris les rênes de grands clubs." "Aujourd’hui, les très grands clubs sont entre les mains de propriétés étrangères et, heureusement qu’elles sont arrivées, car sinon, notre Calcio aurait été encore bien plus en difficultés." Que nous apportent-elles ? "Très certainement un nouveau modèle de Business, je dirais à l’américaine. Elles proposent une mentalité différente avec un aspect financier, économique et de soutenabilité qui occupe un rôle bien plus important: Il faut prendre conscience de cela et meno male que ces propriétés sont arrivées." "Le contexte temporel est différent de celui de ces dernières années, on se retrouve, par exemple avec le Mondial en plein milieu de saison à jouer. C’est donc aussi vrai que cela change les stratégies, et il est clair que l’aspect "Player Trading" ne doit pas en subir une conséquence logique." "Comme vous le savez, nous faisons partie d'un cadre organisationnel de l’UEFA et il y a beaucoup de championnat qui sont conditionnés par ce système de CalcioMercato. Une compréhension logique de la manière de réglementer cela devrait être trouvée par le biais de l'Eca et elle l'est toujours." "Nous sommes à la quatrième journée du championnat et nous avons encore quelques jours de mercato, cela signifie que dans tous les clubs il y a des tensions, car des situations doivent encore être définies avec des joueurs qui protestent, peut-être même depuis les tribunes. C'est très dommageable, et cela le sera aussi en novembre avec deux mois d'inactivité partielle". Le Saviez-vous ? Un échange a eu lieu entre Beppe Marotta et l’ancien Président de la FIGC Carlo Tavecchio, qui occupe actuellement le poste de Président du Comité Régional Lombard des Amateurs. Ce dernier s’est adressé au Padrino : "Rappelez-vous que nous sommes Interiste. Il y a une hypocrisie chez les gens qui vous pousse à ne pas dire cela. Mais tout va, tout de même, assez bien: Il suffit de se montrer correct : Mais faites très attention, car nous arrivons à un moment particulier..." Tavecchio Nerazzurro, qui l’aurait cru ! ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  12. La Serie A dans les années 1990 était inondée d'argent, de drames et de résultats carrément déconcertants. Mais rien n'était plus dramatique ou déconcertant que notre Internazionale chérie pendant cette décennie. Tout au long des années 1990, notre Inter a terminé deux fois deuxième du championnat, remporté la Coupe UEFA trois fois, a failli être reléguée 1994, a battu le record de transfert deux fois, a eu 13 managers différents et n'a jamais remporté de trophée national. Incroyable non ? C'est ainsi que notre club favori a réussi à se tirer une balle dans le pied pendant une décennie entière. Voici la chronologie de l’Inter des années 90 rapportée par Eion Smith en Janvier 2019 sur le site Tale of Two Halves. L’Inter des allemands Sous la direction de Giovanni Trapattoni, l'Inter avait remporté le Scudetto en 1989 grâce à ses Allemands Lotthar Matthaus et Andreas Brehme et aux buts d'Aldo Serena. Le changement pour faire entrer l'Inter dans les années 90 consistait à remplacer le partenaire de Serena, l'Argentin Ramon Diaz, par un autre Allemand sous le nom de Jurgen Klinsmann. Malgré l'adaptation immédiate de Klinsmann à l'Italie (meilleur buteur de l'Inter avec 15 buts toutes compétitions confondues) et une victoire en Supercoppa au début de la saison, 1989-1990 verrait l'Inter terminer troisième du championnat et sortir tôt de la Coppa Italia et de la Coupe d'Europe. Une grande partie de cela peut être attribuée aux luttes de Klinsmann et Serena pour développer un partenariat cohérent ainsi que les champions Napoli et Milan (qui remporteraient la Coupe d'Europe) étant beaucoup trop forts. La Coupe du monde 1990 verra les trois Allemands de l'Inter revenir en tant que champions du monde et les espoirs étaient grands pour que l'équipe de Trapattoni puisse donner le coup d'envoi et remporter un autre Scudetto. Propulsée par un Matthaus inspiré du milieu de terrain, l'Inter était bien en lice pour le Scudetto avec le Milan et la Sampdoria. Cependant, les défaites en fin de saison contre la Sampdoria puis le Genoa ont anéanti leurs espoirs de titre et ont donné à la Samp leur premier et, à ce jour, le seul titre de Serie A. Une certaine consolation a été trouvée en Coupe UEFA alors que l'Inter a battu la Roma 2-1 au cumulé en finale. Les 16 buts de Matthaus ont été la clé de la troisième place de l'Inter en championnat tandis que les 18 de Klinsmann dans toutes les compétitions ont aidé à remporter la Coupe UEFA. Les choses semblaient bonnes pour l'Inter, mais tout était sur le point de changer très soudainement… comme d’habitude pourrait on dire. Trap-ée dans une ornière L'été 1991 a vu Trapattoni prendre la décision de quitter l'Inter pour la Juventus. Le choix du président Ernesto Pellegrini pour remplacer le légendaire patron ? Corrado Orrico. Une rapide recherche sur Google de M. Orrico vous dit que c’est mérité car il a presque fait un miracle au petit Lucchese la saison précédente. Le club toscan est passé si près de la promotion en Serie A en 1991 que cela a suffi à convaincre Pellegrini de céder les rênes de l'Inter à Orrico… mais… Ça ne s'est pas bien passé ! Orrico aurait fait passer Lotthar Matthaus de son habituel 8 à 5 et aurait complètement perdu le vestiaire. Les divisions au sein de l'équipe ont commencé à être profondes et certains résultats assez médiocres n'ont pas aidé les choses. La forme scintillante de Matthaus et Klinsmann avait disparu, les buts se tarissant et une défense apprivoisée en Coupe UEFA s'est terminée tôt par l'équipe portugaise de Boavista. Avec Orrico pataugeant, l'Inter pataugeait, il a été licencié au début de 1992 et remplacé par la légende de l'Inter Luis Suarez. Suarez a peu ajouté à l'équipe alors que les choses allaient d'une catastrophe à une autre. Le cas le plus éloquent est survenu lors du match nul 1-1 à Naples lors de la 25e journée lorsque Stefano Desideri a égalisé pour l'Inter et a commencé à célébrer en pointant Suarez sur la touche et en faisant signe qu'il était un "connard" à plusieurs reprises. Suarez a dû être retenu par Matthaus et d'autres comme cela s'est produit et Desideri a été suspendu par l'Inter. L'Inter terminerait la saison huitième avec une défaite à domicile en fin de saison contre un Cremonese déjà relégué, résumant parfaitement sa saison. Les Allemands out L'été 1992 a vu Pellegrini décidé de repartir à zéro avec l'Inter. Suarez et le trio allemand Brehme, Matthaus et Klinsmann sont partis. Le manager du Genoa Osvaldo Bagnoli et de nouvelles stars étrangères sous la forme de Darko Pancev, Igor Shalimov, Matthias Sammer et Ruben Sosa ainsi que la star d'Italia 90 Toto Schillaci sont venues. Cette décision fut inspirée, l'Inter domina une bonne partie de la Serie A en 1992-1993, grâce aux buts de l'Uruguayen Sosa. Ses 20 buts en championnat ont maintenu le rythme de l'Inter avec le Milan, qui était presque à son apogée sous Fabio Capello. Sammer était également impressionnant, mais une lutte pour s'adapter à la vie italienne l'a amené à partir en janvier, bien que l'ancien homme de Foggia, Shalimov, l’ait aidé. Cependant, l'Inter classique a frappé tout au long de la saison et leur a coûté le Scudetto. Une défaite 3-0 en début de saison à Ancône était l'une des quatre seules défaites de la saison, mais elle était particulièrement choquante étant donné qu'Ancône finirait deuxième relégué et encaissera 73 buts dans le processus. Une défaite 2-0 à Parme lors de leur avant-dernier match sonnerait finalement le glas de leurs espoirs de titre. Une autre préoccupation était la confiance dans les buts de Sosa. Schillaci n'a réussi que six buts en championnat malgré un jeu constant, tandis que la signature de la machine à buts du Red Star Pancev a été un désastre absolu. Bagnoli n'aimait pas le style de jeu de Pancev et les deux se sont constamment disputés tout au long de la saison, Pancev n'ayant réussi qu'un seul but en championnat. L'Inter avait besoin de renforts. Les Hollandais in Pellegrini n'était en aucun cas en mesure de dépenser autant que ses rivaux du Milan ou ses rivaux historiques, la Juventus, mais l'Inter a quand même pu faire sensation sur le mercato si nécessaire. 7 millions de livres sterling ont été posés par Pellegrini à l'été 1993 sur l'attaquant de l'Ajax Dennis Bergkamp et il a rapidement été rejoint par son compatriote Wim Jonk. Notons que l’Inter copia le Milan. Les espoirs étaient grands mais, dans une moindre mesure que Pancev, l'Inter a eu du mal à tirer le meilleur parti de ses nouvelles stars néerlandaises. Bergkamp serait en fait le meilleur buteur avec 18 en 93/94, mais seulement 8 en Serie A car l'état d'esprit défensif de Bagnoli a étouffé la créativité et les compétences du légendaire Néerlandais. L'Inter a également eu du mal dans la ligue avec une seconde moitié de saison d'horreur les entraînant dans un sérieux combat contre la relégation !! Et oui, pour la première fois de son histoire, l’Inter pouvait descendre. Rappelez-vous, c'était une équipe qui venait de dépenser des millions pour Dennis Bergkamp et ils luttaient contre la relégation. À l'approche de l'hiver, à seulement quatre points de l'AC Milan, l'Inter ne récolterait que 11 points de plus lors des 17 derniers matchs pour terminer un point au-dessus de la zone roue en 13e position. Les 16 buts de Ruben Sosa en championnat ont permis aux Nerazzurri de ne pas tomber avec une victoire en fin de saison contre Lecce qui s'est avérée particulièrement cruciale. La baisse de forme a coûté son poste à Bagnoli en février et il a été remplacé par Giampiero Marini. Heureusement pour Marini, l'Inter était toujours en lice en Coupe UEFA et le nouvel homme à la tête de la pirogue a mené l'équipe jusqu'en finale grâce aux 8 buts de Bergkamp dans la compétition. Ils affronteraient les Autrichiens du Casino Salzburg (aujourd'hui Red Bull Salzburg) et un seul but de Nicola Berti et Wim Jonk à chaque match suffirait à assurer une deuxième Coupe UEFA à l'Inter en quatre ans. 1994 verrait l'Inter remplacer Marini par l'ancien entraîneur de Naples Ottavio Bianchi et remplacer le gardien de but de longue date Walter Zenga par Gianluca Pagliuca de la Sampdoria pour un record mondial pour un gardien de but. Bianchi aiderait l'Inter à se stabiliser après la tourmente de la saison précédente, mais l'histoire de 1994-1995 n'a jamais vraiment eu à voir avec le football. L'Inter finirait sixième, luttant pour les buts, mais ce n'était pas la nouvelle. La nouvelle était dans la salle de conférence. Salut Massimo ! En mars 1995, il a été annoncé que Massimo Moratti remplacerait Ernest Pellegrini en tant que président de l'Inter. Le mandat de Pellegrini avait duré un peu plus d'une décennie et avait vu une victoire de Scudetto et la signature de quelques grands joueurs, mais les résultats des dernières années laissaient beaucoup à désirer. Moratti est venu avec de l'ambition. Il voulait rendre l'Inter aussi grande que Milan et la Juventus et ne connaissait qu'une seule façon de le faire : dépenser, dépenser, dépenser. Le premier été de Moratti en charge a vu les arrivées de Roberto Carlos, Paul Ince, Javier Zanetti, Marco Branca et l'adolescent le plus cher du monde Caio Ribeiro ainsi que le départ de Bergkamp pour Arsenal. Ça ne s'est pas bien passé au départ. Bianchi est devenu le premier de nombreux limogeages de Moratti, à peine quatre matchs dans la saison après une défaite à Naples tandis que son remplaçant, Luis Suarez de retour pour un autre mandat a duré sept autres. Avec l'Inter enracinée au bas de tableau, Moratti a opté pour le patron anglais/suisse Roy Hodgson dans ce qui serait l'un de ses premiers choix les plus astucieux. Hodgson a présidé à une reprise de forme qui a éloigné l'Inter des problèmes de relégation et dans la course pour une place européenne. Il comprenait une série de cinq victoires. L'Inter de Hodgson a également écrasé le club de Padoue 8-2 à domicile pour ajouter un moment fort à son mandat. Gratter la qualification pour la Coupe UEFA en septième était quelque chose à célébrer compte tenu des débuts de l'Inter, mais c'était la troisième saison consécutive où l'Inter était loin d'être en tête de la Serie A. Reconstruite et prête L'été 1996 a vu l'Inter commencer à se préparer pour une progression soutenue dans le classement. Roberto Carlos est parti pour le Real Madrid après s'être brouillé avec Hodgson sur sa place sur le terrain, mais il a été remplacé par Alessandro Pistone ainsi que les arrivées de Youri Djorkaeff, Aron Winter et Ivan Zamorano. Les hommes de Hodgson ont été constants toute la saison, ne perdant que cinq fois en championnat et obtenant des résultats pour terminer troisième pour leur meilleur résultat depuis 1993. La première saison de Djorkaeff l'a vu marquer 14 buts en championnat tandis que Maurizio Ganz a bien travaillé avec 11. Surtout, l'Inter a terminé juste six points derrière la Juventus, ce qui était un signe que les choses allaient bien sous Hodgson. Leur campagne européenne était également prometteuse. Après avoir éliminé Guingamp, Graz AK, Boavista, Anderlecht et Monaco, tout ce qui empêchait l'Inter de remporter une troisième Coupe UEFA dans les années 90 était l'équipe allemande de Schalke dirigée par Huub Stevens. C'était la dernière fois que la finale de la Coupe UEFA se disputait sur deux manches et c'était un drame, un vrai comme l’Inter sait les faire. Le match aller a été joué en Allemagne au Parkstadion de Schalke où les Allemands gagneraient grâce à un but de Marc Wilmots. Le match retour au Meazza a été une affaire tendue qui a été prolongée tardivement par un but de Zamorano. Malgré la perte de Salvatore Fresi sur un carton rouge à la 89 e minute, l'Inter est allée aux tirs au but. La foule attendait. Pagliuca était un sauveur de penalities, donc c'était sûrement dans le sac. Ben non, bien au contraire ! Ingo Anderbrugge, Olaf Thon et Martin Max ont marqué les trois premiers pour Schalke et seul Youri Djorkaeff a marqué pour l'Inter. Cela a laissé à Wilmots la tâche de faire rouler le ballon dans le coin pour faire tomber le rideau sur le règne de Hodgson à l'Inter. Après le match, l'Anglais a été bombardé par toutes sortes de critiques et Moratti l'a viré, vexé par la défaite finale. Luciano Castellani a repris les deux derniers matchs de la saison de Serie A, assurant à l'Inter la troisième place. En vérité, Moratti n'a été contrarié que pendant un petit moment car l'élan positif de la saison 96/97 et une impasse contractuelle à Barcelone signifiaient qu'il serait très rapidement remonter le moral. Son médicament… Il Fenomeno L'été 1997 a vu Luigi Simoni se faire confier le poste de manager après le départ de Roy Hodgson et, pour assurer une amélioration par rapport à la saison précédente, Moratti a battu le record du monde de transfert. Il n'y avait qu'un seul homme qui en valait la peine à l'époque : Ronaldo. Avec le meilleur joueur du monde, les espoirs étaient grands que l'Inter puisse construire sur les fondations que Hodgson avait posées et remporter le Scudetto. L'Inter a encore été renforcée par les signatures de Taribo West, Diego Simeone, Alvaro Recoba, Francesco Moriero, Paulo Sousa et Ze Elias. L'Inter commencerait la saison de manière incroyable, ne perdant aucun match jusqu'à son dernier match de 1997 à Udine. Ils ouvriraient 1998 avec une victoire sur les principaux rivaux au titre, la Juventus, mais l'Inter classique a frappé à certains des pires moments. Les défaites à domicile contre Bari et Bologne lors des 16e et 19e journées ont été extrêmement coûteuses pour leur titre. Cependant, la Juventus ne s'éloignerait jamais de l'Inter à aucun moment de la saison. Les matchs nuls étaient le problème de la Vieille Dame (ils finiraient la saison avec 11) et, alors que l'Inter trébuchait en février et mars, la Juve n'a jamais vraiment pu capitaliser et s'éloigner. Après la défaite de l'Inter à Parme début mars, les Nerazzurri ont remporté six victoires d'affilée pour se rapprocher d'un point de la Juve. Cela comprenait une victoire décisive 3-0 dans le derby contre une équipe de Milan en difficulté, une victoire à l'extérieur contre la Roma et une revanche sur l'Udinese. Avec seulement quatre matchs à jouer, l'Inter était à 65 points en deuxième position tandis que la Juve était en tête du peloton mais seulement un point devant. Le match 31 a vu l'Inter se rendre à Turin. L'arrivée de Ronaldo avait conduit à des duels individuels qui avaient retenu l'attention du monde entier. Lorsque la Juventus et l'Inter se sont affrontées, le récit est devenu Ronaldo contre Del Piero. Les deux attaquants étaient considérés comme les meilleurs du monde et étaient au sommet absolu. En janvier, on avait vu Ronaldo subir un traitement brutal de la part des défenseurs de la Juve, mais il aiderait pour le but vainqueur de Djorkaeff. Cette fois, ce ne serait pas la beauté qui gagnerait la partie. La Juventus a pris les devants alors que Del Piero a attrapé le ballon sous ses pieds dans la surface avant de scorer dans un angle fermé. Ce fut un moment de qualité individuelle et d'impudence de la part de l'Italien alors qu'une rencontre amère et décousue faisait rage autour de lui. Edgar Davids et Simeone étaient particulièrement désireux de se donner des coups de pied, mais aucune véritable controverse ne s'est produite en première mi-temps. Ce serait la seconde mi-temps où les choses tourneraient au vinaigre pour l'Inter. Alors que le jeu devenait de plus en plus capricieux et que le patron de la Juve, Marcello Lippi, était heureux de s'en tenir à un 1-0, l'Inter obtint un coup franc. Le long ballon pour Ronaldo reviendrait au remplaçant Ivan Zamorano qui a trébuché dans la surface. Cela fut OK pour Ronaldo qui l'a pris dans la foulée et l'a frappé à l'intérieur. Le Brésilien et le défenseur Mark Iuliano sont entrés en collision et Ronaldo est tombé. Tout le monde s'est arrêté pour un coup de sifflet de l'arbitre Piero Ceccarini… qui n’est jamais arrivé ! Dans les secondes qui s'étaient écoulées, la Juve en avait profité et Del Piero recevait le ballon dans la surface. Taribo West est venu et l'a poussé dans le dos. Ceccarini a indiqué l'endroit et a énervé toute l'équipe de l'Inter. Luigi Simoni a été renvoyé dans les tribunes, Pagliuca est sorti de son but alors que Zamorano et d'autres ont fait irruption et harangué l'arbitre. Ils ne pouvaient pas croire qu'aucune pénalité n'était donnée à l'autre bout du terrain, pour Ronaldo ! Del Piero verrait son penalty sauvé par Pagliuca mais l'Inter ne serait pas en mesure de capitaliser à cause d’Angelo Peruzzi. Le mal était pourtant fait. La Juve assurerait le titre dans l'avant-dernier match grâce à l'effondrement tardif de l'Inter à Bari et remporterait le titre par cinq points. Les fans de l'Inter ont été laissés là à fulminer sur ce qui aurait pu être un nouveau titre. L'Inter connaîtra le succès en 97/98, encore une fois en Coupe UEFA. Disposant de Neuchâtel Xamax, Lyon, Strasbourg, Schalke et Spartak Moscou, ils ont battu la Lazio 3-0 à Paris pour remporter leur troisième Coupe UEFA des années 90. C'est un match dont on se souvient le plus pour la performance sensationnelle de Ronaldo, son troisième but ainsi que celui de Javier Zanetti. Moratti se tire une balle dans le pied L'été 1998 a vu Ronaldo au bord de l'immortalité avant que la nuit fatidique précédant la finale de la Coupe du monde ne change un peu la donne. Il était toujours terriblement brillant, mais il n'était pas invincible. Cela a continué dans la saison 1998/99. Moratti a sanctionné un autre été de grandes entreprises pour tenter d'obtenir un Scudetto. Roberto Baggio, Nicola Ventola, Andrea Pirlo, Dario Simic, Sebastian Frey et Mikael Silvestre. L'Inter a eu du mal alors que les genoux de Ronaldo ont commencé à lui poser des problèmes. Le Brésilien ne commencerait que 19 matchs de championnat toute la saison (marquant 14 buts dans le processus) mais ne pourrait jamais soutenir pleinement une série de matchs. Alors que l'équipe se débattait sur le terrain, Moratti, avec son doigt sur la gâchette, est devenu très nerveux. Quatre défaites lors des 11 premiers matches de championnat, dont une défaite 5-3 à domicile contre la Lazio et Simoni a été licencié au grand désarroi des supporters de l'Inter. Il a été remplacé par le Roumain Mircea Lucescu qui a duré jusqu'au début de 1999 avant que Luciano Castellani puis Roy Hodgson ne reviennent pour essayer de sauver la saison. À ce moment-là, cependant, quatre managers et un chaos total avaient conspiré pour laisser l'Inter s'effondrer à la huitième place, un étonnant 24 points derrière ses rivaux du Milan. Une série de deux points en six matchs le tout couronné par une défaite 4-0 à la Samp ainsi qu'une défaite 2-0 contre la petite Salernitana. Même une course en C1 jusqu'aux quarts de finale ne pourrait pas sauver cette saison. Moratti voulait quelque chose de grand pour ramener l'Inter au sommet. Ce quelque chose est venu sous la forme de l'entraîneur Marcello Lippi. L'Inter a passé l'été 1999 à déchirer son équipe pour faire place à un autre été de dépenses. Silvestre, Pagliuca, Ventola, Djorkaeff, Winter, Ze Elias, Simeone, Sousa et West sont sortis. Le capitaine et légende du club Giuseppe Bergomi a également pris sa retraite cet été. La nomination de Lippi était conditionnée à une chose, signer Christian Vieri. Il faudrait un autre record du monde pour le faire, mais Moratti était heureux de conclure le contrat de 32 millions de livres sterling avec la Lazio pour l'attaquant. Vieri a été rejoint dans les arrivées par une foule de noms, Angelo Peruzzi, Luigi Di Biagio, Fabrizio Ferron, Christian Panucci, Grigoris Georgatos, Laurent Blanc, Cyril Domoraud, Adrian Mutu, Clarence Seedorf et Vladimir Jugovic. Dans l'esprit de Moratti, cela aurait dû être la saison, mais le règne de Lippi a été un désastre dès le départ. Il s'est immédiatement engrainé avec Roberto Baggio et a constamment cherché à le saper à chaque occasion, notamment en refusant de le jouer alors que tous les autres attaquants étaient absents pour longues blessures. Cette liste de blessés comprenait Ronaldo pendant la majeure partie de la saison, le Brésilien ne jouant que 8 matchs toute la saison en raison de problèmes de genou. Les 18 buts de Vieri sont survenus en seulement 24 matchs, tandis que les problèmes persistants avec Baggio signifiaient qu'une forte confiance était placée sur Alvaro Recoba et Zamorano, plutôt incohérents, au détriment des résultats. Il y avait de l'espoir à l'approche du millénaire alors que les hommes de Lippi entamaient une campagne de Coppa Italia qui les voyait affronter la Lazio en finale. La campagne décevante de la ligue avait vu Lippi commencer à ressentir le froid de Moratti et il avait précipité Ronaldo pour la finale. Le grand retour du Brésilien a duré six minutes avant qu'il ne s'effondre sur le gazon et soit absent pendant près de deux ans. Vieri avait déjà perdu une blessure à la cuisse qui lui coûterait également une place à l'Euro 2000, donc la pression était vraiment forte lorsque la finale de la coupe a été perdue. À l'approche de la dernière journée de la saison, l'équipe de Lippi devait gagner à Cagliari pour participer à un barrage pour la dernière place en Ligue des champions avec Parme. C'était littéralement le travail de Lippi sur la ligne. Au fil de l'histoire, il a refusé de jouer à nouveau avec Baggio et ne s'est tourné vers lui que tard lorsqu'il a réalisé que son équipe allait perdre des points. Baggio a marqué une fois et en a créé un autre pour assurer cette place en barrage. Lippi était désespéré de gagner, alors il a mordu la balle et a choisi Baggio dès le départ contre Parme. "The Divine Ponytail" a travaillé sa magie, marquant deux fois pour donner à l'Inter une victoire 3-1 et assurer une place en Ligue des champions, le travail de Lippi et son départ de l'Inter pour clôturer une décennie chaotique. Conclusion La période de sous-performance de l'Inter dans les années 1990 est une leçon sur les effets négatifs d'être un excité de la gâchette dans vos décisions. Le nombre d'entraîneurs et la saveur des joueurs du mois sont vraiment remarquables. C'est un club qui a battu le record de mercato deux fois en trois ans, mais qui n'a pu terminer deuxième que deux fois en Serie A et a failli être reléguée une saison. Pensez aux noms qui se sont révélés en bleu et noir, Ronaldo, Bergkamp, Blanc, Pirlo, Djorkaeff, Pagliuca, Jonk, Winter, Simeone, Zamorano, Pancev, Ince, Roberto Carlos, Brehme, Klinsmann, Matthaus. L'Inter était un endroit où certains des meilleurs et des plus prometteurs du monde allaient se faire payer et voir leur carrière patauger dans de nombreux cas. Les malheurs de l'Inter ont été une leçon sur la nature inconstante du football. Leur réponse à tout était de changer de manager et d'acheter plus de stars. Qu'est-ce que ça nous a apporté ? Une décennie de frustration. Traduction alex_j.
  13. En 1532, Niccolò Machiavel publia un traité désormais célèbre sur le leadership et la gouvernance. 'Il Principe' a conseillé que, dans un monde imparfait, l'homme doit faire tout ce qu'il faut pour réussir et prospérer. Machiavel a soutenu que la fin justifie toujours les moyens, et son œuvre est devenue un texte fondateur dans les domaines de la politique et de la philosophie modernes. Aujourd'hui, l'Italien est partout le doyen des cadres intermédiaires indolents et des politiciens sans scrupules. Sur le terrain de football, cependant, son église brutaliste compte au moins un fidèle, un grand fidèle. Son nom nous est bien familier : Marco Materazzi. Ceci est la traduction de ''The violence and victory of Marco Materazzi'' par Christopher Weir paru sur le site thesefootballtimes.co en 2018. Marco Materazzi n'est pas un type sympathique, bien sûr que non. Personne n'a été surpris lorsqu'il a battu Harald Schumacher et Samir Nasri au titre de "Footballeur le plus détesté" dans un sondage de France Football en 2016 et, une décennie après cette nuit infâme à Berlin, le Materaciste est toujours persona non grata sur les boulevards de Paris et les caves de Bordeaux. Materazzi, cependant, ne se soucie pas de ce que vous pensez de lui et de ce que vous pensez en général. Les médailles d'or de la Coupe du monde, de la Ligue des champions, de la Serie A et de la Coppa Italia protégeraient même l'ego le plus éphémère, sans parler de celui d'un homme qui se nourrit d'antipathie et de vengeance. Peu importe ce que vous pensez de lui en tant que personne, son bilan est inébranlable, indiscutable. Sa carrière, semée de violences et de victoires, est intouchable. Quarante-quatre minutes après le début du match à Guwahati, une marée rouge familière a commencé à monter. L'entraîneur de Chennaiyin, exaspéré par l'expulsion d'Harmanjot Khabra, n'a pas pu résister à une attaque sur les flancs contre son homologue. César Farías a pris cet appât avec joie, provoquant une mêlée sur le terrain entre les joueurs. Marco Materazzi causait toujours des problèmes; après un début assez moyen sur le sous-continent, l'Italien mènera les Blue Devils à leur premier titre de champion, ajoutant un autre trophée à son palmarès en or, cette fois en tant que manager. Même de l'autre côté de la ligne de touche, Il Principe (pas Milito, Machiavel, ndlr) n'arrête pas de déclencher des bagarres et de gagner des matchs. Fils de l'ancien entraîneur de la Lazio et du Sporting Giuseppe Materazzi, Materazzi est né à Lecce le 19 août 1973. Athlète grand et précoce, il a surmonté la mort de sa mère à l'âge de 15 ans pour rejoindre l'équipe de son père Messina Peloro à l'adolescence, avant qu'une chute ne l’incite de quitter pour une équipe amateur, Tor Di Quinto. Un bref flirt avec le basket a suivi, avant des piges formatrices avec Marsala et Trapani dans les échelons inférieurs du football italien. C'est ici que Materazzi trouvera sa soif intransigeante de victoire, dans un lieu où il apprendra rapidement que "si tu voulais la justice, tu devais la trouver toi-même". Ses performances agressives ont rapidement attiré l'attention de l'équipe de Pérouse, qui l'a enrôlé en 1995. De part et d'autre d'une courte période de prêt à Carpi, il a aidé les anciens employeurs de Jay Bothroyd à obtenir une promotion en Serie A, où des clubs plus établis ont commencé à flairer. Ne voulant pas vendre leur jeune actif à un rival national, Pérouse a accepté les avances d'Everton et de Walter Smith à l'été 1998. "Avec sa présence et son agressivité … il digérera la Premiership sans problème", s'est enthousiasmé l'Ecossais. Ce n'était pas exactement prophétique. Vingt-sept apparitions et quatre cartons rouges plus tard, le travail italien de Materazzi a été avorté. L'Echo de Liverpool était moins que emballant, David Prentice suggérant qu'il n'avait "convaincu personne de son pedigree en tant que défenseur international". Dans une interview ultérieure avec FourFourTwo , Materazzi resterait catégorique sur le fait qu'au moins un de ces cartons rouges était injuste. C'était révélateur d'un tempérament qui l'avait qualifié d’impétueux, et le tout a été fait pour un retour rapide à Pérouse en 2000. Ce serait dans son pays natal que le talent de Materazzi a finalement rattrapé son tempérament. Après s'être imposé dans le onze de départ de l'équipe, il a ensuite battu le record de Daniel Passarella pour les buts marqués par un défenseur en Serie A avec 12 réalisations en 2001. Sous la verve de Serse Cosmi et la fanfaronnade de la présidence de Luciano Gaucci, Pérouse finirait confortablement en milieu de tableau, les talents brusques de Materazzi attirant les regards des meilleures équipes italiennes. Ses performances sans fioritures à l'arrière ont été dorées par un mortier du gauche qui a envoyé des penalties et coups francs avec une précision dévastatrice, et même les observateurs de football les plus tièdes savaient qu'il avait dépassé son environnement. Au final, c'est l'Inter qui a raflé la mise, l’entrant Héctor Cúper éclaboussant le capitaine des Grifoni. Cúper avait emmené Valence au bord de la gloire européenne au cours des deux saisons précédentes, et l'Argentin a cherché à mettre fin à la sécheresse au Scudetto en renforçant l'équipe avec Francesco Toldo, Cristiano Zanetti et Sérgio Conceição. Aux côtés du vif colombien Iván Córdoba, Materazzi fournirait l'épine dorsale d'une redoutable défense interiste, tandis que le talismanique Christian Vieri terminait en attaque. Les choses se sont si bien passées pendant si longtemps, l'Inter menant la course jusqu'à la dernière journée avant de succomber contre une Lazio insipide. Cette erreur a ouvert la voie à la Juventus de Marcello Lippi pour remporter le trophée, Antonio Conte souhaitant le frotter personnellement contre sa bête noire. Après que son équipe de Pérouse ait battu la Juventus pour offrir le titre à la Lazio en 2000, Materazzi s'était précipité dans le vestiaire de l'équipe vaincue pour jubiler. Conte, furieux de cette transgression, lui a dédié la victoire du titre de la Juve. En tombant au tout dernier obstacle, les prémices d'une équipe de l'Inter endurcie s'enracinaient. Le "Grass Snake" perdait lentement sa peau de sous-performante, le leadership abrupt de Materazzi fournissant le venin. L'année suivante a rapproché l'Interisti d'un trophée, mais une fois de plus, les charges de Cúper ont été de peu en deçà. Alberto Zaccheroni, amené à remplacer l'Argentin peu performant l'année suivante, n'a pas pu inspirer son équipe au-delà d'une quatrième place malgré des buts d'Adriano et de Júlio Cruz. Frustré par l'absence de progrès sur le terrain, Massimo Moratti a nommé Roberto Mancini comme entraîneur en 2004. L'Italien avait fait des merveilles avec des situations financières impossibles, d'abord avec la Fiorentina puis la Lazio, amenant la première à une brillante victoire en Coppa Italia avant de stabiliser le Pétrolier Cragnotti à Rome. Après une solide troisième place et son premier trophée en près d'une décennie, l'année suivante amènerait l'Inter à un titre tant attendu, bien que dans les circonstances les plus controversées. Le scandale de Calciopoli a été un moment désastreux pour le football italien, mais c'est un moment dont l'Inter profitera énormément. Les empires du Milan et de la Juventus se sont effondrés d'un coup, et les Nerazzurri, bien qu'ils aient connu une saison presque identique en terminant troisième, se verront ensuite attribuer le titre aux dépens de l'équipe turinoise, et à juste titre. Ce ne serait cependant pas la plus grande nouvelle du football italien cette année-là. Materazzi avait fait ses débuts en Italie en 2001 et n'avait pas réussi à convaincre pour déloger les impénétrables Alessandro Nesta et Fabio Cannavaro. Cela est resté le cas jusqu'au dernier match de l'Italie lors de la Coupe du monde 2006 en Allemagne. Nesta, qui n'est pas étranger à la misère dans le football international, s'est arrêté sec contre la République tchèque avec une élongation présumée à l'aine. Alors que l'Italie devait affronter l'Australie de Guus Hiddink au deuxième match, la chance de Materazzi était enfin arrivée. Après avoir marqué contre les Tchèques, il sera titulaire face aux Socceroos. Il a bien failli le faire exploser, et pas qu’un peu. Au cours d'un match assez rude, Materazzi est expulsé pour une faute (imaginaire, ndlr) sur Mark Bresciano, avant que Francesco Totti n'assure le passage de l'Italie au tour suivant. Une victoire 3-0 sur des Ukrainiens ternes a permis une demie finale réussie contre l'Allemagne en demi-finale. Les hôtes étaient loin d'être à leur meilleur, mais à domicile et avec une nation derrière eux, les Italiens ont fait face à leur premier vrai test dans la compétition. Ce serait une rencontre passionnante, le curleur de dernière minute de Fabio Grosso suivi d'un tir d'Alessandro Del Piero réussissant à envoyer les Allemands au tapis. L'Italie, stimulée par l'inspirant Cannavaro et Materazzi de retour de suspension, s'est qualifiée pour la finale contre la France. Dirigée par l'inimitable Raymond Domenech, le Français s'était largement appuyé sur la verve de Franck Ribéry et la magie de Zinedine Zidane tout au long du tournoi. Ce dernier, qui devait prendre sa retraite après le match, avait attiré l'attention du monde du football avec ses performances de virtuose. Les fans étaient tous unis pour ce qui semblait être un chant du cygne parfait pour le Marseillais, une victoire en Coupe du monde étant une conclusion naturelle et parfaite. Le match, cependant, appartenait à Materazzi, et pratiquement à lui seul. Après avoir concédé le penalty sur lequel Zidane marquait une délicieuse Panenka, c'est la tête fulgurante de l'Italien qui rétablissait la parité entre les équipes. Un match ouvert a vu la France exercer un contrôle croissant, avant que le tristement célèbre coup de boule de Zidane ne mette un terme honteux à sa carrière et ne tourne le jeu en faveur de l'Italie. La séance de tirs au but qui en a résulté a vu Materazzi claquer son but avant que Grosso ne scelle la première victoire de l'Italie en Coupe du monde depuis 1982. On ne peut pas en dire beaucoup plus sur ce moment où Zidane a gâché les chances de son pays avec un geste de bravoure insensée. Le symbole de l'idylle difficile de la France ''black blanc beur'' avait, d'une seule action, brisé ses espoirs de Coupe du monde et envoyé des ondes de choc dans son pays d'origine, suscitant un débat sur des sujets aussi variés que la culture immigrée française à la masculinité. Pour Materazzi, cependant, ce fut son triomphe machiavélique le plus cru. Il avait fait ce qu'il devait faire, provoquant son adversaire dans un acte de folie qui le récompensait mille fois, lui et ses coéquipiers. Il semblait, enfin, qu'il avait appris à canaliser son agressivité. Alors que les innombrables vidéos YouTube montrant ses fautes les plus brutales continuent d'attirer les admirateurs, l'Italien est resté l'un des footballeurs les plus vilipendés du continent. Ses horribles attaques contre Bruno Cirillo et Juan Pablo Sorín ont laissé un goût amer dans la bouche de la plupart des fans de football et, même si l'incident avec Zidane ne ferait rien pour le rendre plus attachant, cela a au moins montré que Materazzi avait trouvé comment ajouter de la ruse à sa guillotine. De retour à la maison, l'Inter continuerait à dominer la Serie A, remportant un nombre incroyable de 17 matchs consécutifs lors de la saison 2006-2007. Zlatan Ibrahimović et Patrick Vieira, arrachés à la Juventus reléguée, ont ramené la fanfaronnade à San Siro, alors que l'Inter a enregistré près d'une centaine de points sur le chemin de son deuxième titre de champion consécutif. Materazzi, désormais un dieu parmi les fidèles Nerazzurri, est arrivé troisième dans le classement des buteurs derrière le Suédois et Hernán Crespo. Une campagne phénoménale a été couronnée lorsque Materazzi a remporté le prix du défenseur de l'année en Serie A en 2007. Le terrone de Lecce, si mal aimé et vilipendé tout au long de sa carrière, avait conquis le monde grâce à sa détermination et sa volonté. Une autre année et un autre titre de Serie A ont suivi, avant que José Mourinho ne remplace Mancini à la barre. Le Portugais avait pris d'assaut la Premier League avant de quitter Chelsea après un désaccord avec Roman Abramovich. Courtisé par presque toutes les grandes équipes d'Europe, c'est Massimo Moratti qui a obtenu sa signature. Avec son style pragmatique et son désir intransigeant de gagner, Materazzi a été accueilli avec une âme sœur de l'autre côté de la ligne blanche. "Conduite, intelligence, connaissances, expérience et empathie", tels étaient les mots du défenseur lorsque la Gazzetta Dello Sport lui a demandé de résumer les points forts de son entraîneur. "Il appuie sur tous les bons boutons, pas seulement sur ses joueurs." Ce serait certainement le cas. Au cours d'un séjour tumultueux de trois ans, Mourinho a réussi à attirer la colère de la plupart des entraîneurs et commentateurs italiens tout en apportant un succès sans précédent à la Curva Nord. L'Inter était insatiable, scellant un triplé avec une victoire sur le Bayern Munich en finale de la Ligue des champions en 2010. Pour Materazzi, ce fut une période où son implication dans l'équipe a décliné. En tant que figure de proue et ancien homme d'État, il est cependant resté indispensable au vestiaire de l'Inter. Nulle part son affection pour Mourinho ne peut être vue plus facilement que dans l'adieu émotionnel qu'ils ont partagé devant le Bernabéu lors de cette nuit fatidique à Madrid. Tout le monde savait que le Portugais prendrait le relais sur la sellette des Merengues, mais alors que beaucoup pensaient que les larmes de Materazzi étaient dues à la tristesse, il a un tout autre récit : "Je savais que s'il partait, nous ne serions plus jamais les mêmes", a-t-il avoué plus tard dans une interview avec Sport Mediaset. Un héritage construit sur la fureur et le succès violent serait bientôt démantelé, et Materazzi savait que ses jours étaient comptés. Suivre Mourinho, comme la plupart des managers l'ont constaté, est une tâche presque impossible. Pour Rafa Benítez, cependant, le banc de Giuseppe Meazza s'avérerait être un défi insurmontable. Le style détaché de l'Espagnol contrastait fortement avec le mode opératoire plus impliqué de son prédécesseur et, pour une équipe habituée à courir sur le terrain en sentant le sang, la transition de tueur à chaton était difficile à supporter. "Benítez avait peur de son ombre", s'est moqué Materazzi dans une interview avec FourFourTwo , rappelant le limogeage de l'ancien homme de Liverpool après seulement six mois à la tête de l’Inter. L'Inter récupérerait pour terminer deuxième cette année-là sous Leonardo, mais la décomposition avait commencé. La saison suivante a vu l'équipe s'effondrer sous trois managers consécutifs, qui ont tous eu du mal à motiver une équipe qui avait atteint le sommet et manquait de moyens pour une autre ascension. Materazzi était parti l'année précédente, et avec l'Inter privée de ses crocs, ils ne pouvaient que regarder la Juventus reprendre la suprématie nationale. Hors contrat et hors jeu, Materazzi a signé un contrat à court terme pour diriger l'équipe indienne de Chennaiyin en 2014. Ce que beaucoup considéraient comme un séjour lucratif dans le sous-continent s'est transformé en un titre en 2015. Encore une fois, l'un des joueurs les plus controversés du football étaient sorti vainqueur. Comme l'Inter aimerait avoir sa morsure et violence en défense aujourd'hui. Traduction alex_j.
  14. C’est une révélation de Calcio&Finanza qui relaye la Repubblica qui s’est attardée à la thématique suivante : Combien les clubs ont-ils coûté à leurs propriétaire entre 2011 et 2021 ? Capolista ! Ce qui est certain, c'est qu'aucun club européen n'a coûté plus cher à ses propriétaires que l'Inter. En une décennie, Massimo Moratti, Erick Thohir et la Famille Zhang ont sorti un total de 997 millions d'euros, soit une moyenne de cent millions par saison, par le biais d'augmentations de capitaux, de paiements de capitaux et de prêts. Voici le Top 10 arrêté à la saison 2020/2021 Si l’Inter est en tête, elle est collée par le Milan Ac, comme le prouve la base de donnée de Swiss Ramble sur laquelle le quotidien s’est basé : Le Milan culmine à 915 millions d’euros. On retrouve à la troisième place un club de Premier League : Le Chelsea de Roman Abramovich et ses quelques 791 millions d’euros. La Juve est à la 7ème position avec 417 millions d’euros, dépassée étonnement par Everton et ses 506 millions d’euros. Touetois, si l'enquête aurait pris en compte la saison 2021/22, les Bianconeri se retrouverait devant le Milan, vu qu’Exor et ses partenaires ont injecté 400 millions d’euros pour une nouvelle augmentation de capital. A noter que pour l’Italie, Les trois clubs dont la propriété a été la plus dépensière ont tous remporté la Serie A au cours de la décennie en question. En remontant jusqu'en 1992, cette Streak n’a été interrompue que par la Lazio et la Roma. Dans l'ère Zhang, soit entre 2015/16 et 2020/21, la propriété a également injecté 553 millions d'euros dans les caisses, presque toujours avec des prêts d'actionnaires. C'est bien plus que la somme dépensée par Moratti (175 millions d'euros) et Thohir (275 millions d'euros) au cours des cinq années précédentes. Pour Milan, le rebond a eu lieu en 2018 avec l’arrivée du Fonds Eliott aux commandes, lui qui a injecté 658,8 millions d'euros en quatre saisons. Il faut souligner que ce rapport ne tient pas compte de l'endettement des clubs, ni des montants dépensés pour acheter des actions, mais uniquement de l'argent dépensé pour couvrir les pertes, qui ont été énormes dans le football italien. Au cours de la décennie étudiée, l'Inter a d’ailleurs toujours clôturé ses bilans dans le rouge, brûlant 762 millions d'euros. La seule saison positive remonte à la saison 2013/14, grâce à un revenu extraordinaire de 139 millions d'euros correspondant à la "plus-value des cessions des droits télés", des sponsors et de la marque à Inter Media and Communication S.r.l.. Tous les bilans étaient également dans le rouge pour le Milan, avec des pertes totales plus importantes que l’Inter en dix ans : 872 millions d'euros. Pour la Juve, qui avait réussi à maintenir ses comptes en ordre de 2014 à 2017, les ennuis ont commencé en 2018. En une décennie, au total, elle a perdu 381 millions d'euros. Pour tous les clubs, la pire année est 2020/21, en raison du Covid. ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  15. Giuseppe Marotta a été interviewé ce matin par Radio Anch'io Lo Sport. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il joue à présent carte sur table, signe que les différentes négociations sont sur le point d’aboutir ? Allez-vous annoncer le retour de Lukaku aujourd’hui ? "Absolument pas. D’une façon plus générale, je dirais que j’ai le devoir de créer une équipe compétitive dans le respect de la soutenabilité. Cela passe par un chassé-croisé de sondages, de négociations, et un Dirigeant dans le milieu du football doit tenter toutes les voies possibles sans avoir la crainte de ne pas atteindre l’objectif. Lukaku est une piste envisagée mais il y a encore des difficultés et nous devons évaluer s’il y a des points extrêmes pour y parvenir." Vous dirigez-vous plus vers des joueurs d’expérience ou vers une croissance des jeunes ? "Nous sommes confrontés à d’importantes difficultés en Italie. Nous étions parmi les premiers en Europe en termes de budget et de victoire au début des années 2000. A présent, la seule équipe italienne dans le top 10 est la Juve et elle navigue entre la huitième et neuvième place. Nos possibilités de dépenses sont donc limitées et le Calcio a subi un profond changement car nous sommes passé des Mécénats tels que Silvio Berlusconi et Massimo Moratti, au modèle de gestion d'entreprise actuel: Le Calcio n’avait pas fait dans la dentelle, mais à présent, la soutenabilité financière est le cœur des entreprises." "Notre championnat est un championnat de transition: Lukaku en est l’exemple, il était arrivé il y a deux ans, il a été attiré par Chelsea est était parti, nous avions dû faire en fonction. Faire jouer les jeunes est une réalité importante, mais la pression est encore trop importante pour leur donner du temps de jeu dans les grandes réalités que nous sommes." Y-a-t ’il le risque que Lautaro imite ce qu’a fait Lukaku, il y a un an ? "Nous avons un objectif de référence, qui signifie que nous devrons conclure notre campagne de transfert avec un solde positif et des coûts salariaux contenus. Notre intérêt est de maintenir une équipe forte car cela fait partie de l’Histoire du Club: Vu sous cet angle, Lautaro est indispensable pour continuer à poursuivre nos objectifs." Votre avis sur la bataille entre la Lega et la FIGC sur l’indice de liquidité... "Le rapport avec la FIGC a toujours été positif. ll y a de la satisfaction pour l'acceptation partielle du recours et cela démontre la validité de nos objections concernant une mesure inappropriée. Nous sommes en faveur de la transparence, mais avec des moyens et un timing différents. Surtout en raison des effets rétroactifs sur la gestion actuelle. La voie empruntée par la Fédération est la bonne, mais nous devons tenir compte de la situation dans laquelle se trouvent les clubs". Quand les nouvelles réformes arriveront-elles ? "Je pense qu’elles arriveront bientôt. Nous devons éliminer le mot "Querelle" qui est devenu la grammaire de toute une classe dirigeante. Nous avons besoin d'une vision commune, de nouvelles formes de revenus, de la valorisation des ressources comme celle des droits télés à l’étrangers. Par rapport à l'Espagne, nous percevons un quart des revenus, par rapport à l'Angleterre environ un huitième. C’est question d'entreprises de médias : il n'y a pas de préclusion, mais une analyse approfondie de cette proposition est nécessaire." "Des réformes sont donc nécessaires: Celle de nos championnats professionnels car ils sont trop imposant. Le monde semi-professionnel peut aussi venir en aide aux réalités provinciales: Aujourd'hui, la Serie A verse 120 millions en mutualité aux championnats de moindre importances. Nous sommes également en queue de peloton en termes d'infrastructures. Au cours des dix dernières années, 153 nouveaux stades ont été construits en Europe, dont seulement deux en Italie. Ce système doit être renouvelé". Ce besoin de liquidités incitera-t-il certains clubs à vendre quelques grands joueurs ? "Aujourd'hui, le Management doit allier théorie et pratique. Si le Trading était par le passé marginal, aujourd’hui aucune équipe ne peut rester debout sans disposer d’actifs sur le marché des transferts: C’est ici que la compétence et la créativité prennent le dessus. Nous ne pouvons pas être une Serie A considérée comme un mouvement d'investissement, nous avons besoin de la compétence des managers et des entraîneurs. Je suis fier de dire que nous en avons eu la preuve avec Carlo Ancelotti, qui confirme que le Made in Italy reste le meilleur en Europe en termes d’entraîneur/manager." Inzaghi aura-t’ il à sa disposition toutes ces nouvelles recrues pour le début de la mise au vert ? "Oui, il aura ses nouvelles recrues, mais je ne connais pas encore leur identité : Mkhitaryan sera officialisé dans les prochains jours tout comme Onana. Nous évaluons un peu le tout, car nous voulons aussi valoriser nos jeunes Champions de Primavera d'Italie dans lesquels il y a tant de talents. Nous augmenterons le risque techniquement, mais nous savons que nous nous devons de compter sur les jeunes. Nous avons l'obligation de constituer une équipe hautement compétitive, car c'est notre devoir de le faire. Pour la reprise de la compétition, nous essaierons de mettre à la disposition d'Inzaghi une équipe qui ait l'apparence d’être hautement compétitive." Pouvez-vous rassurer les Tifosi pour Milan Skriniar. Est-ce que la Clé se nomme Bremer ? "C’est beaucoup plus difficile de remplacer un attaquant qu'un défenseur, car les premiers cités sont très peu nombreux et exiges des dépenses qui font peur: Il est fort probable que la Défense soit le secteur dans lequel nous serons obligés d'agir, mais avec Ausilio et Baccin nous sommes déjà en train d'émettre des hypothèses d'alternatives valables en cas de départ d'un de nos défenseurs. Bremer est un joueur de classe mondiale et de nombreuses équipes de haut niveau pourraient l'utiliser. Il est certain que toute notre attention est concentrée sur lui." Est-ce une semaine décisive pour Dybala et Lukaku ? C’est difficile d’apporter une réponse précise. Ce sont nos objectifs, mais nous devrons aussi faire avec la réalité économique: Je ne vous cache pas qu'on a sauté sur ces occasions car ils nous seront utiles. Si nous pouvons y parvenir, nous le ferons, sinon, nous passerons à d'autres objectifs. Ce n'est pas l'opération individuelle qui compte, mais c’est un travail d’équipe: Ce groupe représente une bonne valeur objective, à part Perisic qui est parti." Comment ça s'est passé avec Gnonto ? "C'est une plainte que je formule de manière concrète: En Italie, d'un point de vue législatif, l'instrument appelé apprentissage fait défaut. Nous sommes maintenant arrivés à ce constat qui permet aux joueurs atteignant l’âge de 16 ans de pouvoir partir à l'étranger sans salaire et de manière incontrôlée". Un défenseur partira : De Vrij, Skriniar ou Bastoni selon-vous ? ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  16. Wesley Sneijder, qui aurait dû remporter le Ballon d’Or 2010 est non seulement un génie du foot, un mec simple et humble qui ne refuse jamais d’être accosté par les tifosi, c’est aussi et surtout un très gros blagueur ! Yuto Nagatomo en sait quelque chose "J’adorais faire des blagues à Nagatomo: Quand il est arrivé à l’Inter, il ne parlait pas très bien l’italien. En avant-match, un jour, Moratti est entré dans le vestiaire et nous nous sommes levé pour le saluer. Nagatomo était à côté de moi et je lui ai dit : "Lorsque tu salueras le Président, en signe de respect, tu devras lui dire "Ciao Bastardo"que l’on peut littéralement et poliment possible traduire par "Salut enfoiré". "Le Président a fait le tour du vestiaire et lorsqu’il est arrivé à notre niveau, Yuto lui a dit "Ciao Bastardo" en s’inclinant. Même Moratti était plié de rire !" ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  17. Giuseppe Marotta, l’Administrateur-Délégué de l’Inter s’est livré dans une très longue interview à DAZN: "Je me souviens d'une métaphore de la vie en évoquant un chef-d'œuvre du cinématographique de notre Italie : "Nuovo Cinema Paradiso". Le protagoniste y devient un réalisateur établi à Rome depuis un petit village de Sicile où il aidait le projectionniste : Ma vie y est ressemble." "Comme l'écrit Coelho, si vous voulez que les miracles se réalisent, vous devez penser qu'ils existent et vous devez y croire : c'est un peu comme la persévérance avec laquelle vous entreprenez votre activité. J'ai fait miennes ces caractéristiques en partant des principes les plus basiques : Le contact avec des personnes humbles vous donne des valeurs dont vous avez besoin". Qui était le premier entraîneur que vous avez recruté ? C’était à Eugenio Fascetti à Varese. A cette époque-là, il y avait quelqu’un au-dessus de moi, mais le Président m’avait informé que si je voulais devenir le Directeur Sportif, je me devais de lui proposer un entraîneur. J'ai parlé au directeur de la formation à Coverciano en lui demandant quel était le meilleur entraîneur : il m'a orienté vers Fascetti et j’ai décidé de le choisir C'était un mauvais choix, il a récolté moins que ce qu’il avait semé…. J'aurais aimé travailler avec Sacchi, lui qui a tout changé." Et pour Inzaghi? "Je l’ai appelé sans savoir qu’il était au restaurant avec Lotito: Il était clairement un peu dans l’embarras. Mon intuition et celle d’Ausilio était de lui faire signer rapidement un accord tout en respectant un président comme Lotito, qui ne le voyait pas comme un manque de courtoisie. Lorsqu'un entraîneur ou un joueur reste de longue années dans un Club, c’est parfois bon d’engranger de l’expérience et de grandir ailleurs." Et vos débuts ? "Je voulais être joueur, entraîneur, manager et même journaliste : j'ai éliminé joueur car j'étais pauvre et entraîneur parce que c'était difficile d'y arriver. Il me restait donc deux options: Manager ou journaliste. J'ai fait les deux, j'ai travaillé avec un journal local pour écrire l'Edito du lundi. Je prenais du plaisir à revivre ce qu’il s’était passé le dimanche, cela m’a servi d’entrainement." Et l’opération Ronaldo ? "Quand vous achetez un joueur, vous devez faire une évaluation à 360 degrés : j'ai fait mes propres considérations. C'est vraiment "légendaire" de lire qu’il y a eu une fracture sur cette opération : Il y a juste un un choc d’opinion." Est-ce vrai que vous avez songé, durant une période, à recruter Messi à l’Inter ? "Cela m’a été rapporté, mais ce n’était pas sous ma gestion." Est-ce celle de Moratti ? "Je dirais juste qu’il s’agit de l’Inter du passé." Confirmez-vous qu’avant Inzaghi, vous aviez tenté de recruter Allegri ? "Pour vous dire la vérité, il y avait eu un contact. Celui-ci s’explique aussi par le fait que je n’imaginais pas un seul instant Inzaghi de disponible. Max était libre à ce moment-là et il présentait un profil important." Est-ce vrai, qu’il y a quelques mois, il vous aurait été possible de retourner à la Juve ? "Non, c’est faux, il n’y a jamais rien eu de concret." Est-ce vrai qu’avec Agnelli, vous n’êtes pas resté en très bon terme ? "C’est faux, j’entretiens d’excellents rapports encore avec Agnelli à ce jour." Est-ce vrai que Cassano a été le talent le plus dur à gérer ? "C’est vrai, mais dans cette Sampdoria, il nous a offert des choses difficiles à trouver pour une équipe provinciale." Le footballeur que vous aimez comme un fils ? "Cassano, même si aujourd'hui les relations sont plus tendues : je l'aimais, il est parvenu à franchir un palier important malgré les difficultés de la vie. Il a été dépeint comme un gars qui a réussi au sommet: Il m'a fasciné. Ce que je ressens ne doit pas nécessairement être réciproque." Votre souvenir de Varese… "Je me souviens qu'à 11 ans, j'étais ramasseur de balles lors d’une rencontre historique dans l’Histoire de Varese : Une victoire sur le score de 5-0 contre la Juventus, le capitaine était Armando Picchi, un pilier de l'Inter. C'est le début d'une histoire qui me fait remonter le temps". Vous n’avez jamais eu envie de monter sur le terrain pour jouer ? "Quand il y avait un joueur absent lors des matchs d’entrainement, j'étais le joker qui comblait ce vide. Je me débrouillais assez bien : j'apprenais avec de nombreux bons joueurs. J'étais un 10 gaucher dans un football un peu plus lent : j'étais un bon milieu de terrain, un bon passeur. Ma grande idole était Gianni Rivera, ce grand numéro 10." Votre onze de rêve "En jouant avec un 4-4-2, je dirais Buffon dans les buts, car c'est une icône du football, puis à droite Lichtsteiner, Luca Pellegrini en libéro, c’était l’un de mes recrutement, l'autre défenseur central Chiellini et comme arrière gauche Maldera que j'ai toujours aimé. Au milieu du terrain, je mets Pirlo, un leader silencieux qui n'aime pas parler mais qui communique beaucoup du regard, Vidal, un autre joueur qui m'a beaucoup donné." "Je mets Del Piero comme numéro 10, mais aussi ce merveilleux Recoba : Avec lui, Venezia qui été condamné à la relégation avait eu la force de se sauver. Dans mon histoire, il a été le joueur le décisif pour changer le cours de l’Histoire. Par affection, j’opterais pour Anastasi, j'ai une relation émotionnelle avec lui parce que j'étais le ramasseur de balles à l'époque. Ensuite, je pourrais citer Lodetti et Suarez." Le but le plus important dans votre carrière ? "Le plus décisif, c'est sûrement celui de Sanchez : Tu marques et tu gagnes... J'ai gagné d'autres finales, mais jamais à la dernière seconde! Son but dans mon palmarès est celui qui laisse l’empreinte la plus forte. Si je dois regarder le caractère spectaculaire du but, je me souviens de celui de Cassano contre la Juve." Le but de vos rêves ? "Celui d’un milieu de terrain qui avance, dribble tout le monte et la met au fond des filets avec sa tête." Del Piero et la Juventus ? "Les anciens grands joueurs représente la beauté et les problèmes : Ces grands joueurs ne font jamais partie des clubs, ce sont devenus des grandes icônes et des légendes qui représentent l'Histoire. Alex doit être considéré comme tel". Votre meilleur coup sur le Mercato ? "Vu les aller et retour, je dirais Pogba : Arrivé gratuit et revendu à son ancien club pour 110 millions d’euros. Les dirigeants de United l'ont admis, c'est quelque chose d'unique dans le football." Votre premier transfert "L’acquisition de Rampulla au cours de la saison 1979-1980, il avait débuté face au Milan, c’était ma première opération." Votre négociation la plus compliqué ? "Je dois revenir 40 ans en arrière, c'était en 1982. J'avais 25 ans et j'étais insouciant : il y avait Mastalli, un joueur très fort. Je l'ai vendu en même temps à deux clubs composé de deux personnalités charismatiques : Sibilia et Massimino. J'ai fait signerdeux contrats et j'ai eu du mal à gérer les deux parties : ensuite, Sibilia m'a pardonné et a laissé tomber". Le président le plus compétent en matière de football que vous ayez connu ? "Sans l'ombre d'un doute Zamparini. C'était un président très impliqué dans le monde du football." Palerme ? "Lorsque je suis arrivé à la Samp en 2001, il était en train de reprendre le Genoa : Entre nous, c'était une grande compétition: Cela voulait déjà dire que l'une des trois places pour monter en Serie A allait déjà être occupés par lui. Je l'ai encouragé à déménager à Palerme, une autre place importante." La chanson de votre vie ? "J'ai toujours aimé Battisti, c'est lui qui a fait une série de chansons qui m'ont formé. Je suis allé au lycée classique de Varèse, c'était une école très stricte. J'avais des camarades de classe célèbres comme Maroni : j'étais passionné de sport, il venait à l'école avec les journaux traditionnels, moi avec la Gazzetta. J'y ai connu de belles heures." De quoi sera fait votre avenir... "J'ai beaucoup reçu dans la première phase de ma vie de "footballeur", quand j'ai commencé en bas de l'échelle. Maintenant, il est normal que je donne aussi quelque chose aux autres. J'ai toujours des rêves, et même si vous ne pouvez pas les réaliser, vous devez avoir la force et la capacité d'en créer de nouveaux. Je pense être sur d'avoir presque tout donné dans le rôle de Manager." "Ma prochaine expérience, celle que j'aimerais avoir et j'ai encore le temps pour tout vous dire, concerne mes activités politico-sportives. Je veux contribuer à la croissance de notre mouvement sportif, et principalement celui du Calcio. Selon moi en Italie, le sport est encore trop peu apprécié et considéré". Quelles sont les caractéristiques pour être un grand leader ? "L'Humilité: J'ai passé la moitié de ma vie à écouter : Aujourd'hui, je parle trop même car je suis à l'âge où je sens que je peux transmettre. Les premiers contacts avec mes collègues étaient ceux d'un garçon qui voulait apprendre et se taisait par respect et pour voler des secrets. L'exemple est une autre vertu : si vous exigez quelque chose, vous devez le montrer. La confiance est une relation que vous devez établir avec vos collègues de travail. Et puis, si tu veux gagner, tu dois avoir du courage." ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  18. Steven Zhang s’est livré à la presse suite à la conquête de la Coupe d’Italie, 11 ans après l’Inter du Triplé de Massimo Moratti: "Je veux remercier tous ceux qui travaillent pour l’Inter, ce titre est le fruit d’un travail de tant d’années, c’est une Coupe pour tout le monde, je la dédie à tous les Interistes du Monde et à l’équipe qui a tant travaillé afin de rendre cela possible." L’avenir ? "L’objectif est de continuer à être compétitif et de continuer avec cette équipe. C’est une grande satisfaction sur et en dehors du Club pour le travail réalisé et pour les résultats atteint : La coupe de ce soir est une nouvelle étape." Le Scudetto ? "Un Club comme l’Inter n’en a jamais assez, nous sommes affamé et nous voulons toujours tout gagner. Lorsque je suis arrivé ici, il y a six ans, la Juve était l’équipe la plus forte sur et hors du terrain. Mon objectif est de rester à ce niveau de qualité aussi pour les saisons à venir, le titre de ce soir est la preuve que nous faisons bien les choses, et même si ce résultat dépend aussi un peu de la Chance, mais nous devons continuer à aller de l’avant de cette façon." "Je suis Honoré d’échanger et de côtoyer quotidiennement un tel groupe, non seulement sur le terrain, mais aussi en dehors. Je remercie tout le personnel qui nous a offert une grande soirée de fête. Cette coupe restera dans l’Histoire, à présent nous allons tout tenter Fino alla fine: Je suis convaincu qu’il nous est encore possible de gagner le Scudetto." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  19. Ceci qui suit est la traduction intégrale de ''The puzzling genius Alvaro Recoba'' par Dan Williamson paru le 28/01/2017 sur le site These Football Times. L'article retrace le passage de Recoba à l'Inter entre ombres et lumières, fulgurances et blessures. Alvaro laissa un goût frustrant d'un potentiel énorme inexploité. Il reste quelques minutes et l'Inter est menée 1-0 à domicile face à Brescia lors de la première journée de la saison 1997-1998. Avec les millions du propriétaire Massimo Moratti, les Nerazzurri venaient de battre le record du monde des transferts pour amener Ronaldo au Giuseppe Meazza. Avant le match, toutes les caméras et l'attention étaient portées sur Il Fenômeno, et on attendait beaucoup d'une équipe qui avait passé la plus grande partie d'une décennie à décevoir et à vivre dans l'ombre de ses célèbres voisins. Avec un résultat choc sur les cartes, une autre nouvelle recrue sud-américaine, quoique moins en vue que le Brésilien, est entrée dans la mêlée : l'attaquant uruguayen Álvaro Recoba. Huit minutes après avoir remplacé Maurizio Ganz, et à dix minutes de la fin, Recoba a capté une passe de Benoît Cauet, envoyant le ballon dans la lucarne de 30 mètres. Cinq minutes plus tard, alors que les Nerazzurri ont désormais l'ascendant, un coup franc est accordé à 35 mètres du but et c'est Recoba qui s'en charge. Montrant qu'il y avait plus d'une corde à son arc, Recoba a utilisé plus de courbure et de précision que de puissance, fouettant le ballon par-dessus le mur et dans le coin opposé. Le soulagement était palpable et même Gianluca Pagliuca s'est précipité de son but pour se joindre aux célébrations. Avec Moratti, Ronaldo et l'élan d'un retour spectaculaire, on s'attendait à ce que l'Inter sorte enfin de l'ombre du Milan et remporte le Scudetto pour la première fois depuis 1989. Les débuts de Recoba ont laissé entendre qu'une nouvelle période dorée possible dans l'histoire du club coïnciderait également avec l'ascension d'une nouvelle étoile. Comme une grande partie du continent sud-américain, l'Uruguay a souffert d'une dictature militaire dans la seconde moitié du XXe siècle et c'est dans ce contexte qu'Álvaro Alexander Recoba est né en mars 1976. Surnommé El Chino en raison de ses traits orientaux, Recoba a rejoint club local de Montevideo Danubio en tant que jeune joueur, faisant ses débuts à l'âge de 17 ans. Recoba s'est rapidement forgé une réputation de joueur avec un bon pied gauche, habile aux dribbles et à battre un adversaire avec rythme et ruse. Au cours de ses deux années dans l'équipe première de Danubio, Recoba a marqué 11 buts en championnat en 34 apparitions avant de traverser la ville pour Nacional, le club le plus titré d'Uruguay. En tant que jeune homme, El Chino a augmenté son taux de buts, inscrivant 17 buts en championnat en 33 matches entre 1996 et 1997. À l'âge de 21 ans et avec quatre campagnes nationales à son actif, Recoba était apparemment prêt pour son grand départ à l'étranger. Après ses débuts avec deux buts, l'avenir s'annonçait radieux. Recoba a de nouveau quitté le banc lors du deuxième match de l'Inter de la saison 1997-1998, bien que les Nerazzurri aient perdu 4-2 à Bologne. Il ne réapparaîtra qu'après le Nouvel An, sortant à nouveau du banc pour marquer lors d'un match nul à l'extérieur à Empoli. Ce devait être son dernier but de la campagne et il n'a débuté qu'un seul match de championnat dans le reste de la saison. La ligne avant était composée de Ronaldo, Youri Djorkaeff, Iván Zamorano et d'autres joueurs endurcis au plus haut niveau de la compétition européenne, et Recoba était encore un jeune homme essayant de s'adapter à une nouvelle culture et à un nouveau niveau de football. L'Inter a terminé deuxième et remportant la Coupe UEFA. Peut-être qu'après une période de rodage, Recoba serait prêt à montrer sa promesse incontestable au cours de sa deuxième année. Cependant, ses débuts difficiles dans le nord industriel de l'Italie se sont poursuivis dans sa deuxième saison, où il n'a fait qu'une seule apparition avant Noël. Le manager Luigi Simoni a été limogé en novembre après un départ moyen, récoltant seulement 17 points sur 33 possibles, et remplacé par Marcello Lippi. Lippi, qui avait remporté le titre et la Ligue des champions avec la Juventus, devait faire de même avec l'équipe très talentueuse héritée de son prédécesseur. Au départ, il est apparu que Recoba ne faisait pas partie des plans de Lippi car il a été prêté à Venezia pour le reste de la campagne 1998-1999. Acquérant de l'expérience grâce au football en équipe première, Recoba a commencé tous les matchs restants de l'Arancioneroverdi, marquant dix buts alors que Venezia terminait 11e. Ironiquement, Venezia n'a terminé qu'à quatre points de son club parent, qui n'a pas réussi à se qualifier pour la compétition européenne dans ce qui s'est avéré être une saison misérable. Recoba était de retour au Meazza pour la saison 1999-2000 et est devenu un ''habitué'' sous Lippi, faisant 27 apparitions en championnat. Après le 21 novembre, il n'a raté aucun match et a terminé avec deux chiffres pour le championnat. L'Inter a terminé quatrième de la Serie A, se qualifiant ainsi pour les tours préliminaires de la Ligue des champions, et a atteint la finale de la Coppa Italia. Ils ont été éliminés des éliminatoires de la Ligue des champions 2000-2001 par Helsingborg, refusant à Recoba, alors âgé de 24 ans, la chance de dîner à la meilleure table d'Europe. Recoba a également dû faire face à un nouveau manager, car Lippi a payé le prix de la défaite d'Helsingborg, avec Marco Tardelli. Après la débâcle d'Helsingborg, l'Inter a chuté en Coupe UEFA, atteignant les huitièmes de finale, Recoba marquant trois buts respectables en huit matchs dans la compétition. Sur le front intérieur, il a été fortement impliqué dans le championnat, participant aux 16 premiers matchs. La seconde moitié de la saison n'a pas été aussi réussie, bien qu'il ait réussi cinq autres buts pour finir alors que l'Inter terminait cinquième. Finir à 24 points du champion Roma n'a pas suffi à l'ambitieux Moratti, qui s'est débarrassé de Tardelli et l'a remplacé par l'Argentin Héctor Cúper. Recoba avait maintenant terminé quatre saisons à l'Inter, et même s'il n'avait pas encore convaincu, Moratti l'a récompensé avec un contrat à long terme qui aurait fait de lui le joueur le mieux payé du football mondial. Le nouveau contrat s'est avéré être un faux levé de soleil dans l'ascension de Recoba, et la controverse n'était pas trop loin. En juin 2001, l'Uruguayen a été interdit par la Fédération italienne de football dans ce qui est devenu le "scandale des passeports", qui a vu Recoba et plusieurs autres Sud-Américains interdits pour avoir utilisé de faux passeports pour contourner les limites imposées aux joueurs étrangers. Heureusement pour Recoba, l'interdiction initiale d'une saison a été réduite à quatre mois en appel, ce qui lui a permis de revenir sur le terrain en décembre 2001. Il est apparu dans cinq des dix matchs suivants, marquant un but, et à partir de février, il a consolidé sa place dans l'équipe, apparaissant dans chaque match jusqu'à la fin de la saison, ajoutant cinq buts à son total. L'Inter a terminé troisième, à seulement deux points de la Juventus. Après cinq saisons, et avec le scandale des passeports derrière lui, était-il temps pour Recoba de briller ? En 2002-2003, après quatre ans d'absence, l'Inter était de retour en Ligue des champions, même s'il devait le faire sans Ronaldo, parti pour la Liga et le Real Madrid cet été. Recoba est apparu dans les trois quarts des matchs de phases, marquant deux fois, alors que l'Inter progressait vers les quarts de finale. Valence est venu puis éliminé. Recoba est apparu dans les deux demi-finales contre le Milan, qui a battu les Nerazzurri sur la règle des buts à l'extérieur et continuerait à battre la Juventus en finale. Sur le plan national, l'Inter a de nouveau joué le deuxième violon de la Vieille Dame, alors que la Juventus a terminé avec sept points d'avance en tête de la Serie A. Recoba a réussi neuf buts en championnat en 27 matches de championnat, un ratio respectable de un sur trois. Si la carrière de Recoba a été ponctuée de hauts et de bas, alors la saison 2003-2004 peut définitivement être classée dans cette dernière. Dans une campagne ravagée par les blessures, El Chino n'a réussi que 18 apparitions en championnat, bien qu'il ait marqué huit buts, ce qui lui a suffi pour terminer deuxième du classement des buteurs de l'Inter derrière Christian Vieri. L'Inter a terminé quatrième et une fois de plus n'a pas gêné le sommet de la Serie A, malgré un bon départ avec deux victoires et deux clean sheets lors des deux premiers matches. Cependant, les cinq matchs suivants n'ont pas abouti à une victoire et Cúper a perdu sa place au profit d'Alberto Zaccheroni en raison de la série qui comprenait une défaite dans le derby. La situation en Ligue des champions n'était pas bien meilleure, car l'Inter a été éliminé en phase de groupes à la suite d'une raclée humiliante 5-1 par Arsenal au Meazza. La saison 2004-2005 a de nouveau été caractérisée par des hauts et des bas pour l'Inter et Recoba. Sous un autre nouveau manager Roberto Mancini, le club a terminé troisième et a remporté la Coppa Italia, la première pièce d'argenterie depuis la Coupe UEFA neuf ans plus tôt. Cependant, une défaite embarrassante 5-0 contre Milan en quarts de finale de la Ligue des champions a jeté le froid sur la victoire en coupe. Recoba n'a réussi que trois buts en 13 matches de championnat, mais a également produit un moment de magie, qualifiant le but de favori de sa carrière. En janvier 2005, la Sampdoria vint au Giuseppe Meazza et avait une avance de deux buts. Une fois de plus, Recoba est sorti du banc, évoquant des souvenirs de ses débuts pour mener une riposte. Recoba a placé Obafembi Martins pour le premier but, avant que Vieri n'arrache l'égalisation. Alors que le match était à 2-2, le ballon est passé à l'Uruguayen à 20 mètres du but, et il l'a frappé d'une demi-volée avec son pied gauche. Le ballon a explosé dans le coin inférieur droit du gardien de but, la rotation l'a éloigné de ses bras tendus, et le visage de Recoba a explosé de joie et de soulagement. La saison et le match de la Sampdoria ont été sa carrière dans un microcosme : frustration, blessures et moments de victoire de classe mondiale qui pourraient faire lever tout un stade. Si Recoba a été une fois du mauvais côté d'un scandale lorsqu'il a été interdit pour possession d'un faux passeport, lui et son équipe ont été les bénéficiaires d'un autre à la fin de la saison 2005-2006. L'Inter a terminé troisième du championnat, 15 points derrière la Juventus et 12 derrière Milan. Cependant, les deux premiers ont été impliqués dans ce qui est devenu le Calciopoli, où plusieurs équipes et arbitres ont été accusés d'être impliqués dans un scandale de matchs truqués. La Juventus a été rétrospectivement reléguée, Milan avait 30 points ancrés et l'Inter a été déclaré championne par défaut. Après neuf ans en Italie, Recoba a enfin mis la main sur le Scudetto. Cependant, le succès a dû être doux-amer pour El Chino, car le titre a sans doute été remporté en dehors du terrain plutôt que sur celui-ci. Il avait maintenant 30 ans et son influence sur l'équipe diminuait. L'écriture était sur le mur pour Recoba lors de la saison 2006-2007. Après la disparition de ses rivaux les plus féroces, l'Inter a dominé la ligue, amassant un incroyable 97 points, ne perdant qu'un seul match toute la saison et terminant avec 22 points d'avance sur les challengers les plus proches, la Roma. Cependant, El Chino n'a réussi que 15 apparitions en championnat et en Ligue des champions, inscrivant un seul but. La saison suivante, et ce qui allait s'avérer être sa dernière en Italie, a vu Recoba prêté au Turino où il a réussi 22 apparitions, marquant un but, alors qu'Il Toro terminait 15e du championnat. Recoba est resté en Europe après son départ d'Italie, rejoignant l'équipe grecque Panionios pendant 18 mois avant que d'autres blessures, associées à ses salaires élevés, ne conduisent le club à résilier son contrat. Agé de 33 ans, il était maintenant temps pour l'Uruguayen de rentrer chez lui dans cette tradition séculaire adoptée par de nombreux footballeurs sud-américains. Il a re-signé pour Danubio en janvier 2010, passant 18 mois avec son club d'enfance avant de retourner chez un autre ancien employeur, Nacional, à l'été 2011. Recoba passera cinq ans avec le club, et bien que l'âge et les blessures aient limité ses apparitions, son influence était toujours là. Il a aidé Nacional à remporter deux titres de champion d'Uruguay, l'un des moments forts étant un coup franc typiquement époustouflant lors d'une victoire cruciale du Clásico contre Peñarol. Recoba, âgé de 40 ans, a mis un terme à sa longue et illustre carrière en avril 2016 avec un match de bienfaisance mettant en vedette certains des meilleurs talents sud-américains de sa génération, dont Carlos Valderrama, Juan Román Riquelme et d'anciens collègues Javier Zanetti et Iván Zamorano. Le match a également été regardé par le président uruguayen Tabaré Vázquez, montrant à quel point El Chino est considéré avec affection dans son pays natal, qu'il a représenté 68 fois. Alors, comment résumeriez-vous le séjour de Recoba en Italie, et en fait sa carrière dans son ensemble ? Il est arrivé sur la péninsule italienne en tant que jeune prometteur, s'annonçant avec un début qui rend Roy des Rovers réaliste. On pourrait dire que ces 18 minutes contre Brescia ont marqué un point culminant dans sa carrière, car le reste de ses jours a contenu blessures, déception, scandale et potentiel insatisfait ponctué de moments fugaces de pure brillance. L'Inter est devenu la force italienne dominante pendant son séjour, remportant six trophées majeurs, bien que l'influence de Recoba sur l'un de ces triomphes soit limitée. On se souviendra de lui avec tendresse, mais les discussions seront toujours accompagnées de la mise en garde du ''et si''. Cependant, Recoba ne le voit pas de cette façon. S'exprimant après son match d'adieu, il a déclaré : ''J'ai eu la chance de jouer avec tant de champions, et je serai éternellement reconnaissant. J'ai toujours été heureux au cours de ma carrière, car je faisais mon passe-temps comme mon travail et j'ai toujours voulu divertir les gens. Je n'ai pas de regrets." En tant que fans de football, nous déplorons souvent le potentiel non exploité à fondu, mais si l'homme lui-même est satisfait de sa carrière, cela peut suffire, car il a certainement de quoi être fier. Enfin, qui sommes nous pour juger ? Traduction alex_j (qui n'a rien d'autre à faire de ses soirées) via thesefootballtimes.co.
  20. Ceci est la traduction de ''The Heartbreak of Ronaldo at Internazionale'' par Blair Newman (non, rien à voir avec Victor) paru sur le site These Football Times le 18/09/2018. L'article retrace le bref passage de Ronaldo chez nous. Ronaldo était plus force de la nature que footballeur. Il était un dribbleur irrépressible, un coureur puissant et un finisseur d'une précision infaillible. En Italie, le terme « fantasista » est strictement réservé aux meneurs de jeu, mais il s'appliquait aussi à cet attaquant brésilien, qui était une pure fantaisie. En effet, sa combinaison de vitesse fulgurante et de carrure trapue était quelque chose que l'on ne voyait généralement que dans la réalité virtuelle. Il était l'attaquant PlayStation que chaque joueur a créé, à un moment ou à un autre, juste pour nous faire sentir ce que cela ferait d'être aussi aussi imparable sur un terrain. Les opposants ne pouvaient que regarder et espérer, les défenseurs étaient rendus obsolètes. Ronaldo, à son apogée, était une hallucination collective d'un football devenue réalité. Cependant, le 12 avril 2000, il avait l'air terriblement humain. Après des mois d'absence pour cause de blessure, il est revenu sur le terrain ce jour-là afin d'essayer de renverser un match. L'Inter Milan menait la Lazio par deux buts à un lors du match aller de la finale de la Coppa Italia et ils avaient besoin de leur superstar. Mais, alors qu'aucun simple marqueur ne pouvait l'empêcher de marquer, seul son propre corps le pouvait. Ronaldo a cherché à courir vers la défense de la Lazio. Les attentes ont augmenté alors que cette icône, cette force irrésistible, a commencé à prendre de l'ampleur. Le ballon était, collait à ses pieds et la surface de réparation était proche, ce qui signifiait, selon toute vraisemblance, qu'un but se profilait à l'horizon. Pour les fans de l'Inter, ces moments étaient porteurs d'espoir. Mais dès que les rêves d'un égaliseur sont apparus, ils se sont à nouveau évanouis au milieu d'un spectacle déchirant. Après avoir fait signe de tourner à droite, le genou droit de Ronaldo s'est plié. Il tomba rapidement au sol en serrant sa jambe droite, pleurant de douleur. Immédiatement, les joueurs de la Lazio qui, quelques secondes auparavant, l'avaient craint ont cherché à l'aider, agitant les bras en l'air pour une assistance médicale. Alors que Ronaldo a été emporté sur une civière, l'espoir des Interisti a été définitivement anéanti. L'Inter a perdu 2-1. Le Milan était l'équipe à battre en Italie du début au milieu des années 1990. Après avoir conservé la Coupe d'Europe en 1990 sous Arrigo Sacchi, Fabio Capello a pris les rênes en 1991 et a mis en place un style de jeu fonctionnel mais passionnant qui les a vus remporter trois Scudetti successifs et démanteler la Dream Team du Barcelone de Johan Cruyff 4-0 en 1994. Et, après un titre de la Juventus de Marcello Lippi en 1995, ils sont revenus au sommet de la hiérarchie de la Serie A l'année suivante. Non seulement le Milan de Capello avait l'une des meilleurs défenses de tous les temps, composée de Franco Baresi et Paolo Maldini, mais ils ont été douchés de stars étrangères grâce aux millions de Silvio Berlusconi. Marcel Desailly patrouillait sans relâche au milieu de terrain, Zvonimir Boban créait et Dejan Savićević faisait sa magie entre les lignes. Les Rossoneri avaient tout pour plaire, et leurs grands rivaux citadins ne pouvaient que les regarder avec envie. L'Inter était «l'autre» équipe milanaise pendant cette période, leur forme vacillant de manière erratique alors qu'ils rebondissaient de course au titre au néant du milieu de tableau avec une vitesse déconcertante. Cependant, en 1995, Massimo Moratti est devenu président du club et, dans le but de rajeunir ce géant malade (rappelons qu'on a failli descendre en 1994, ndlr), a dépensé beaucoup d'argent sur le marché des transferts. Paul Ince a été l'un des premiers à arriver, signant de Manchester United, et au cours des deux années suivantes, l'Anglais a été rejoint par un cortège de nouveaux joueurs passionnants. L'Inter a fait venir Youri Djorkaeff, Iván Zamorano, Aron Winter, Nwankwo Kanu , Benoît Cauet et Diego Simeone dans leurs tentatives de concourir à nouveau pour le Scudetto. Et puis il y a eu Ronaldo. À seulement 20 ans, le Brésilien était déjà de renommée internationale au moment où l'Inter a payé des frais de transfert record de 13,2 millions de livres sterling pour l'emmener de Barcelone en juin 1997. Dans toutes les compétitions au cours de son année avec les géants catalans, il a marqué 47 buts en 49 matchs, s'appuyant sur les 54 en 57 sorties du PSV Eindhoven au cours des deux années précédentes. En plus de cela, il avait été couronné Joueur mondial de l'année de la FIFA en 1996, devenant ainsi le plus jeune détenteur de ce prix. Ronaldo n'était pas simplement une signature; il était une déclaration. À une époque où bon nombre des meilleurs joueurs du monde entier se retrouvaient en Serie A, les meilleurs avaient choisi l'Inter comme prochaine destination. Le malheur était passé, la morosité était levée. Moratti avait financé l'accord pour mettre fin à l'attente, l'Inter ne serait plus "l'autre" équipe de Milan. Ils ne ressentiraient plus le besoin de maudire Berlusconi. Les rôles, semblait-il, tournaient. Les six premiers mois ont été étonnamment prévisibles, ce qui est étrange pour l'Inter. Ronaldo a marqué des buts. Et l'Inter a gagné des matchs, régulièrement. Les Nerazzurri sont restés invaincus lors des 12 premiers matches de 1997-1998 et, à mi-parcours de la saison, avaient un point de retard sur la Juventus dans la course au titre. De plus, ils avaient battu leurs rivaux turinois au Meazza grâce à une frappe de Djorkaeff. Le fournisseur du but? Ronaldo ! Ignorant Paolo Montero et évitant Ciro Ferrara, son centre a laissé son coéquipier français avec la plus facile des finitions. Luigi Simoni, nommé entraîneur-chef à l'été 1997, avait galvanisé l'équipe, construisant une unité de contre-attaque rapide et réactive avec Ronaldo comme centre d'attaque. "Il Fenomeno" était le seul joueur de l'Inter chargé de ne pas s'occuper de la phase défensive, agissant comme un phare pour les transitions offensives de l'Inter avec son rythme, sa force et sa course agressive. L'adaptation si rapide de Ronaldo aux limites tactiquement détaillées et défensivement résolues du calcio était remarquable, tout comme sa capacité à réaliser les fantasmes d'un club, propriétaires et fans inclus, qui aspirait si désespérément à une période de succès. Sa prise en charge du fardeau était d'autant plus impressionnant compte tenu du calibre de ceux qui avaient échoué avant lui; lorsqu'il a conservé son statut de joueur mondial de l'année de la FIFA en 1997, il a vu la concurrence de Roberto Carlos et Dennis Bergkamp, deux anciens joueurs de l'Inter qui ont connu une meilleure fortune personnelle après avoir quitté le club. Après une mi-saison mouvementée, les hommes de Simoni ont remporté six matches de championnat consécutifs, Ronaldo marquant dans chacun. Cette séquence de forme comprenait une victoire 3-0 sur Milan au cours de laquelle le joueur a trouvé le chemin des filets avec un superbe lobe. Ce fut l'un des nombreux moments exceptionnels de son superbe premier mandat. Mais, cruellement, la première saison de Serie A de Ronaldo et de l'Inter se terminerait dans l'acrimonie plutôt que dans la célébration. Essentiellement, la course au Scudetto s'est résumée à un match : le Derby d'Italie entre la Juventus et l'Inter. Ils se sont rencontrés au Stadio delle Alpi avec quatre matches à jouer et avec un seul point les séparant au sommet de la Serie A. Les tensions étaient fortes tout au long du match alors que des défis robustes et de jolis plongeons ont ponctué ce choc spécial des titans du football italien; Simeone a été clouté par Edgar Davids, tandis que Ronaldo a été à plusieurs reprises nié du ballon par des marqueurs intransigeants. Alessandro Del Piero a donné l'avantage à la Juventus en première mi-temps avec un beau tir. Cela a forcé une riposte de l'Inter, qui savait que la défaite signifierait un écart de quatre points. Mais, malgré tous leurs efforts, un but égalisateur ne viendrait pas. Et, à seulement 20 minutes de la fin, il y a eu une éruption de controverses. Ronaldo, faisant irruption dans la surface de réparation de la Juventus, a été mis en échec sans pitié par Mark Iuliano après avoir poussé le ballon au-delà du défenseur central italien. Mais le penalty n'est pas venu. L'arbitre Piero Ceccarini a laissé le match se poursuivre et, alors que l'équipe locale lançait une contre-attaque, il s'est retrouvé à fuir les protestations bruyantes. Quelques secondes plus tard, il a sifflé, cependant, pointant vers l'endroit après que Del Piero ait été stoppé par un coup de pied inopportun de Taribo West. Simoni et ses joueurs ont eu du mal à contenir leur indignation et, même si le pénalty a été sauvé par Gianluca Pagliuca, le sentiment d'avoir été trompé s'est poursuivi alors que la Juventus a remporté le match et, par la suite, a remporté le titre. Loin des affaires intérieures controversées, Ronaldo a ébloui la compétition continentale, aidant l'Inter à la finale de la Coupe UEFA où il a battu la Lazio à lui tout seul. Il était injouable pour l'équipe romaine, frappant la barre avec un tir de loin avant de sceller une victoire 3-0 après avoir tranquillement contourné Luca Marchegiani pour marqué dans le but vide. Pourtant, malgré la finale victorieuse, la saison 1997-1998 de l'Inter a été imprégnée d'un sentiment d'injustice. Qu'est-ce qui aurait pu être ? C'est la question que tous les fans de l'Inter doivent se poser en silence lorsqu'ils réfléchissent aux années Ronaldo. Sa première campagne avait été enivrante. Même les défenses italiennes les plus acharnées se sont retrouvées dans son sillage. Son style de dribble, une avalanche d'enjambements, de feintes, de rebondissements exécutés d'un coup et à la vitesse de l'éclair, était envoûtant. Son explosivité était une véritable merveille, mais même alors, son corps était apparemment dans une lutte constante pour se suivre. En 1998-1999, les blessures ont commencé. Il n'a joué que 28 fois et marqué 15 buts, soit moins de la moitié de ce qu'il avait réussi lors de son premier voyage en Serie A. L'Inter a glissé à la huitième place du championnat. Les entraîneurs allaient et venaient, et une normalité décevante a repris. Ronaldo s'est rompu un tendon au genou droit le 21 novembre 1999 lors d'un match de championnat contre Lecce. Il est parti déterminé à revenir plus fort, mais à ce stade, le poids des espoirs du club, l'éclat des médias et les accords de sponsoring lucratifs étaient trop lourds à gérer. Il est revenu lors de la finale de la Coppa Italia 2000, émergeant avec impatience du banc des remplaçants, suppliant son corps de se conformer à ses exigences. Mais sa remontée d'un enfer très personnel n'a duré que sept minutes. Écrasé par l'une de ses propres feintes, il y avait un désespoir troublant dans le traumatisme du joueur. Auparavant, le nom de Ronaldo évoquait une aura féroce. Le monde avait regardé avec impatience chacun de ses contacts. Maintenant, le monde regardait toujours, mais cette fois avec horreur. Il était enclin, il était fragile et, à 23 ans, son avenir était incertain. D'innombrables opérations ont suivi dans le but de le ramener à son meilleur niveau, mais il manquerait l'intégralité de la saison 2000-2001 alors que l'Inter terminait cinquième. Ronaldo remonterait, mais pas avec l'Inter. Et l'Inter finirait par mettre fin à sa longue attente d'un Scudetto, mais pas avec Ronaldo. Le partenariat entre le joueur et le club a finalement été une attente insatisfaite mais, ne serait-ce que pour une courte période, il a produit des résultats spectaculaires. Nous sommes le 3 mars 1998 et Ronaldo est là où il aime être: la surface de réparation adverse. C'est le quart de finale aller de la Coupe UEFA et l'Inter affronte Schalke. Johan de Kock regarde attentivement, se chuchotant sans doute : « Gardez les yeux sur la balle ». Olaf Thon arrive pour aider son coéquipier. Ronaldo voit venir l'Allemand et récupère le ballon. De Kock sort une jambe gauche effrayée, mais Ronaldo traîne à nouveau le ballon hors de vue. Puis, avec Thon empiétant par derrière, il muscade de Kock. Trois secondes, trois mouvements subtils, deux défenseurs sans ballon. Ronaldo continue. Les fans de l'Inter regardent avec espoir. Traduction alex_j via thesefootballtimes.co.
  21. Dans une interview accordée à la Gazzetta, Massimo Moratti, Roberto Boninsegna, Ernesto Pellegrini et Adriano Galliani ont partagé des anecdotes de Peppino Prisco. Extrait. Un homme incroyable. "Entre autres, c'est lui qui m'a poussé à racheter le club. Mais je voudrais souligner la profondeur de l'homme en rappelant une invitation à dîner chez lui. Les images de l'Inter étaient partout, alors que toutes les reconnaissances qu'il avait eues en tant qu'officier des Alpini restaient dans un coin seulement. Un officier capable de revenir de Russie avec un contingent, certes très réduit, de soldats qui lui étaient confiés." "J'ai remarqué que cette médaille de bravoure militaire et ces mentions solennelles devaient être placées bien en vue, mais il a immédiatement déplacé la discussion vers le football. C'est un aspect qui m'a impressionné à l'époque et qui continue de m'impressionner aujourd'hui." Une anecdote de Roberto Boninsegna. "Une fois, nous avions remporté un match très important 1-0 et Peppino se tenait dans le coin, ne célébrant pas avec nous. 'Pourquoi ?' Je lui ai demandé. 'Ce n'est pas le bon jour pour faire la fête. Milan n'a perdu que 4-0'." Une anecdote de Ernesto Pellegrini. "Si je dois choisir un souvenir, j'aime me souvenir de la fois où il est allé chez l'ophtalmologiste pour une visite. Il entra et vit d'abord les chaises Rossoneri à l'entrée et resta debout. Puis, au bout d'un moment, il a demandé au médecin : 'Excusez-moi, mais pourquoi avez-vous les fauteuils Rossoneri ?' 'Je suis une fan de Milan', a-t-elle répondu. Il ne broncha pas et décida de s'asseoir. Puis, au bout d'un moment, il dit de nouveau au médecin : 'Vous savez ce que je dis ? En gros, je les aime : ils sont très confortables pour mon cul.'" Enfin, Adriano Galliani a partagé une citation sur la philosophie de l'Inter. "Inoubliable cette fois à Arcore avec moi et Berlusconi pour se souvenir des origines de l'Inter. 'L'Inter est la démonstration que même si vous êtes né d'origine modeste, vous pouvez devenir grand dans la vie.' Il est élégant et intelligent." Sacré Peppino. Il faudrait répertorier toutes ses anecdotes . Traduction alex_j hilare via sempreinter.
  22. Pour la première fois, un sondage sera organisé pour choisir parmi quatre personnes ou institutions qui ont marqué l'histoire du club hors du terrain. Chaque édition de l'Inter Hall of Fame voit un prix spécial décerné en reconnaissance d'une personne ou d'une institution qui a marqué l'histoire du club sur le plan sportif et également en intégrant des initiatives sociales qui vont au-delà du soutien à l'équipe. Lors de la première édition du HoF, le prix spécial a été décerné à la famille Moratti pour toutes les années de service à la cause des Nerazzurri, y compris une impressionnante collection de trophées qui ont propulsé le club au sommet à deux époques différentes. Pour le deuxième, notre ancien gardien Astutillo Malgioglio pour son travail avec les BUU (Brothers Universally United) pour promouvoir les plus vulnérables, faibles et marginalisés. Ernesto Pellegrini est sorti vainqueur de l'édition 2020, après avoir été président du club lors de la campagne du Scudetto du record et avec sa fondation offrant quotidiennement des repas chauds à des centaines de personnes en situation précaire Le prix spécial du HoF 2021 sera choisi par les fans pour la première fois via un sondage sur Socios.com car les détenteurs de fan-token $INTER pourront choisir entre quatre candidats. Le sondage se déroulera du 21 au 27 Février et le gagnant de ce prix spécial sera annoncé en même temps que les autres joueurs entrant HoF de l'Inter 2021 avant la rencontre contre Salernitana au Meazza le 4 Mars 2022. Trois joueurs (Gianluca Pagliuca, Marco Materazzi et Wesley Sneijder) ont déjà été annoncés, le quatrième restant à venir. Il y a quatre candidats, englobant des personnalités historiques, des institutions et des fans spéciaux. Il s'agit de Peppino Prisco, légendaire avocat et directeur de l'Inter, le Policlinico de Milan, pour les efforts du personnel de santé contre le Covid-19, Claudio Bertazzi, le président de l'Inter Club Desenzano del Garda, et Enzo Bernasconi, membre de l'Inter Club Tri Basei. Peppino Prisco En Décembre dernier, l'Inter a célébré les 100 ans de la naissance de Peppino Prisco et le vingtième anniversaire de sa disparition. Prisco a fait partie d'un siècle de l'histoire des Nerazzurri, gagnant la réputation de "le plus grand fan de l'Inter de tous les temps". Membre des Alpini (sous-lieutenant) en Russie, avocat averti, vice-président et surtout supporter, Prisco était aimé des Interisti comme des partisans de l'opposition pour sa personnalité attachante, ses blagues et son sourire constant. Il a été décrit comme "toujours et uniquement au service de l'Inter". Un hommage sera publié sur le forum. Policlinico de Milan Pour le rôle clé que l'hôpital a joué dans la bataille contre le Covid-19 à Milan. La bataille a commencé dès les premiers jours de la pandémie, aboutissant à la gestion des hubs de vaccination, dont celui du Palazzo delle Scintille, le plus grand d'Italie, et celui de Fiera-Portello, avec un grand effort sur les enfants. Au total, l'hôpital a coordonné l'administration de plus de 2 millions de doses de vaccin en Italie. À cela s'ajoute la création et la gestion du Padiglione del Policlinico à Fiera, la plus grande unité de soins intensifs d'Europe pour les patients atteints des cas les plus graves du Covid-19. En 2021, malgré la pandémie en cours, près de 6 000 bébés y sont nés ayant acquis une réputation de plaque tournante pour les mères touchées par le Covid-19. Tout cela s'est déroulé sans que l'hôpital n'interrompe ses activités régulières d'assistance, de soins et de recherche. Bravo ! Claudio Bertazzi, président de l'Inter Club Desenzano del Garda Sans alternative viable, Claudio Bertazzi est président de l'Inter Club Desenzano del Garda depuis 40 ans. Son histoire incarne le lien étroit entre la vie personnelle, la passion du football et l'engagement envers le club et le développement d'initiatives sociales conformes aux principes d'inclusion et de promotion des supporters de l'Inter au niveau national. Enzo Bernasconi, membre de l'Inter Club Tri Basei En 2020, Enzo Bernasconi, membre de l'Inter Club Tri Basei, a combiné sa passion pour l'Inter et l'impact social dans une entreprise unique. Il a parcouru 1 277 kilomètres à vélo entre San Siro et Terranova da Sibari en Calabre, la ville natale de Salvatore et Caterina, les grands-parents de Diego Milito, qui ont ensuite émigré en Argentine. Le voyage à travers l'Italie visait non seulement à relier physiquement les lieux clés de l'attaquant qui a propulsé l'Inter vers la gloire européenne, mais aussi à collecter des fonds pour soutenir Inter Campus Bolivie et le Comité Casari, qui travaille depuis de nombreuses années pour aider les enfants de Cochabamba. C'est une initiative sportive et solidaire pour relier Milan au reste du monde, de l'Italie à l'Amérique du Sud. Un article concernant Inter Campus Bolivia sera publié. A vos votes ! Traduction alex_j via le site officiel.
  23. Massimo Moratti, Président Historique de l’Inter s’est livré au cours d’une très longue interview au Corriere Dello Sport sur la réception de la Roma de José Mourinho, une première pour le portugais qui n’avait plus foulé la pelouse version "Nerazzurra" depuis un certain mois de mai 2010 Comment imaginez-vous le retour de Mourinho au Giuseppe Meazza ? "Je l’admets, cela va me faire une drôle d’impression de le voir se diriger du vestiaire, monter les escalier et s’asseoir sur le banc, mais pas celui de l’Inter. Je sais que je serai ému car des flash-backs me reviendront en tête, lorsque nous étions protagonistes : José a offert tant de choses à l’Inter, et elles ne s’oublieront jamais même si le temps passe." A vous entendre, vous transmettez la sensation que le rapport ne s’est jamais interrompu entre vous...... "Ces derniers jours nous n’avons pas discuté, et ce n’est pas un hasard, peut être que nous parlerons ensemble après le match ou dans les prochains jours. Nous nous téléphonons régulièrement et il est toujours très affectueux et très gentil envers moi. Nous sommes resté liés, c’est vrai, et pas uniquement pour ce que nous avons gagné, mais aussi pour la personne que Mourinho est." Ne vous êtes-vous jamais demandé quelle aurait été l’histoire de l’Inter, si après le triomphe en Ligue des Champions à Madrid, le 22 mai 2022, Mourinho n’avait pas quitté l’Inter pour signer au Real ? "Il est impossible de s’exprimer sur certains sujet, c’est comme ça que cela s’est passé, il avait aussi l’envie de tenter l’expérience au Real Madrid. Avec le temps et à tête reposée, je me dis que cela s’est terminé de la meilleure des façons pour tout le monde : Lui était satisfait des résultats obtenus lors de cette saison et il avait accepté un nouveau défi. Nous car nous avions obtenu le maximum, à savoir goûter à un succès attendu depuis tant d’années, le Triomphe en Coupe des Clubs Champions : S’il fallait en venir à une séparation, il n’y avait pas de meilleur épilogue." Quelques tifosi en ont pourtant voulu au portugais de ne pas être revenu cette nuit-là à Milan, pour fêter la victoire en Ligue des Champions, à l’aube au Meazza...... "De l’eau a coulé sous les ponts, il avait déjà pris sa décision bien avant la finale, mais nous n’en avions pas parlé car lors de ce mois de mai, nous étions en course pour les trois titres et nous ne voulions pas rompre le charme. Notre accolade sur le terrain du Bernabeu après la victoire sur le Bayern et notre dîner deux jours après chez moi, ont éclairci tout le reste." Ce soir, il s’agira aussi des "retrouvailles" entre José et le Peuple Nerazzurro...... "Il sera accueilli avec beaucoup d’affection et de sympathie, je n’ai aucun doute à ce sujet. S’il entraîne à présent la Roma, il a écrit l’Histoire avec nous, et quelle histoire." L’Unique équipe italienne à avoir réalisé le Triplé...... "Cela continue à toujours bien sonner avec le temps...... il rit. Et c’est pour cela que ce sera un plaisir de revoir Mourinho au Meazza. Pour vous dire la vérité, je suis moi aussi curieux de le voir avec sa nouvelle vareuse. Jusqu’à présent, au Meazza, je l’ai vu au Meazza comme adversaire du Milan, jamais de l’Inter." Allez-vous le soutenir ? "Non, non je ne suis pas fou. Même si j’ai beaucoup de sympathie pour lui, je supporte l’Inter, José le sais et il le comprendra." Mourinho pourrait-il être touché par le fait de faire face à son ancien public ? "Je crois que oui, car il y a à l’Inter et chez les interistes un vrai lien, mais personne ne se fera de cadeau." Ses récentes sorties sur les arbitres vous rappellent-elles celles vécues lors de ses deux années à l’Inter ? "Tu sais quoi ? Le temps a beau passé, mais José se défendra toujours...... et il le fait assez bien (il rit)". Peut-être parce que les arbitres italiens ne lui sont pas sympathique ? "Je ne le dirais pas de cette façon car je ne crois pas que c’est le cas. José est tout simplement une personne qui n’est pas hypocrite, lorsqu’il défend son club, il le fait en mettant les mains dans le cambouis et en disant toujours ce qu’il pense. Ensuite, c’est Mourinho et lorsqu’il fait quelque chose, il le fait pour le bien." Comme ce geste du 20 janvier 2010 lorsqu’il a protesté en mimant les menottes face à Tagliavento qui venait d’expulser Samuel et Cordoba ? "J’ai souris ce jour-là et je souris encore maintenant lorsque j’y repense. Au-delà de la raison pour laquelle il a fait ce geste, il faut vraiment avoir un esprit spécial, comme le sien, pour protester de cette façon à chaud, c’était génial, vraiment génial." Au-delà des protestations arbitrales, passées et actuelles, le portugais ne parvient plus à la Roma à obtenir de grands résultats...... "Au début de saison, je pensais qu’il avait une bonne équipe mais qu’il ne disposait pas d’un noyau complet pour disputer le titre et je ne me suis pas trompé. A présent, il me semble que l’équipe s’est améliorée et il peut disputer une bonne seconde partie de saison. Pour lui, c’est une nouvelle aventure dans une place chaude et ce n'est jamais simple : Il faut lui donner du temps, mais il fera de belles choses." Vous êtes convaincu par le fait qu’il peut aussi gagner dans la Capitale ? "Selon moi, oui, sa carrière parle pour lui. C’est évident qu’il faut lui donner le temps de tout construire, mais je n’ai aucun doute sur ses capacités et sur le fait que c’est un gagneur." En attendant, il est parvenu à rentrer dans le cœur des tifosi Giallorossi...... "C’est normal, c’est quelqu’un qui vous veut du bien, il est aussi doué, sérieux et professionnel. Il séduit tout le monde car il ne prend pas les choses qui se présentent à lui de façon superficielle, il donne tout pour obtenir les résultats qui lui ont été demandé, voire plus." Friedkin a bien fait de l’engager alors ? "Je pense qu’il a pris l’un des meilleurs entraîneurs en circulation, et son retour a aussi été important pour le Calcio, c’est un entraîneur intelligent, sa présence est médiatique et ses capacités professionnelles sont une valeur ajourée pour la Serie A." Quelle est l’atout Plus du Special One ? "Au-delà de sa capacité à bien faire jouer l’équipe et à faire ressortir le meilleur de chacun, comme par exemple Zaniolo, je dirais qu’il excelle dans le fait de créer un rapport exceptionnel avec le groupe et qu’il sait toujours quelle chose dire." Avez-vous une anecdote ? "Lors de l’année du Triplé, lors du Derby retour, nous étions devant au score (1-0) mais Sneijder avait été expulsé et je voyais de la nervosité sur le terrain. J’étais parti au vestiaire pour tranquilliser les garçons et je les ai tous vu concentré et à l’écoute de Mourinho. Il expliquait ce qu’l fallait faire pour doubler la mise et tuer le match, même à dix, il y avait un calme olympien, on n’entendait pas une mouche voler." "D’autres entraîneurs pour motiver l’équipe aurait chargé l’arbitre mais José parlait uniquement de tactique, avec le sang-froid d’un pilote qui sait qu’il doit faire face à une situation des plus difficile. Pandev doublait la mise et nous l’avons emporté. Je ne me souviens plus en revanche de ce qu’a dit Mourinho en conférence de presse sur l’arbitrage, il rit." Quel match sera Inter-Roma ? "C’est difficile de le dire, les Giallorossi se présente suite à un match nul face au Genoa caractérisé par de nombreuses polémiques, l’Inter se présente après avoir jeté le Derby par la fenêtre d’une façon que je ne m’attendais pas, surtout vu comment s’était déroulé la rencontre." Si vous aviez été Président, qu’auriez-vous fait ? "Je laisse tomber certains discours, je suis resté surpris par la perte du rythme que l’Inter imposait depuis 65-70 minutes et le Milan en a profité. Les Derbys sont dangereux pour une équipe qui a l’avant et cette fois, nous avons pris une leçon nous. Une défaite de ce genre est riche d’enseignements et il faut surtout renouer immédiatement avec la victoire car ce mois de février est composé de match de haut niveau." Avez-vous peur que le Derby ait miné les certitudes du groupe ? "Je ne crois pas, l’équipe existe, elle est forte, composé de bons joueurs et d’un excellent entraîneur. Inzaghi s’est, pour moi, intégré très rapidement au Monde Nerazzurro et il est capable d’apporter encore plus à un groupe qui a gagné avec Conte. Tout le monde pensait avoir vu à ce moment-là l’Inter a son meilleur niveau. Pourtant sans Romelu Lukaku, Achraf Hakimi et Christian Eriksen, elle est parvenue à faire mieux, le mérite en revient à Inzaghi qui a des capacités importantes. De temps en temps, des erreurs peuvent se produire, comme dans le derby, mais je pense qu'il fait beaucoup mieux que ce que beaucoup attendaient." Serez-vous un Tifoso serin et optimiste ? "Je le suis et les autres tifosi doivent l’être aussi, je suis convaincu que l’Inter vivra une belle fin de saison." Reste-t ’elle la favorite pour le Scudetto ? "Je ne parle pas de favorite, je dis qu’elle peut l’emporter, mais que ce ne sera pas facile, le Napoli m’impressionne énormément, il dispose d’un axe central redoutable et il me semble qu’il a surmonté sa période de difficulté." Pensez-vous à la seconde étoile ? "Elle serait si belle sur ce Maillot Nerazzurro, j’en suis convaincu." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  24. 13 Avril 1997, l'Inter de Hodgson affronte le Milan de Sacchi revenu à son chevet. Voici le récit de ce derby. Pour sa première année complète à la présidence du club, Massimo Morrati voulait faire oublié la triste 7e place de la saison 1995-1996. Pour y parvenir, il fait venir Roy Hodgson. La saison 1996-1997 se termina mieux que les précédente, 3e avec une finale de C3 contre le Shalke 04. Du côté rouge et noir de Milan, les choses étaient en plein désarroi au début de la saison 1996-1997. Fabio Capello avait quitté le club après avoir remporté un Scudetto pour prendre la relève en tant qu'entraîneur du Real Madrid. Le nouveau manager Oscar Tabarez a eu du mal à remplir son rôle et a été remplacé avant Noël par le légendaire manager Arrigo Sacchi. Malgré le retour de la légende milanaise sur le banc, les Rossoneri n'ont réussi qu'à terminer onzième du championnat et ont peiné tout au long de la saison. Au vingt-septième round de la saison 1996-1997, les Nerazzurri se préparaient à accueillir les Rossoneri dans le Derby Della Madonnina. L'Inter a bien commencé sa saison, capable de suivre Parme et la Juventus pour les premières places. Cependant, dans la seconde partie, après une série de matches nuls, les Nerazzurri risquaient d'être décrochés par les leaders de la Serie A. À l'approche du week-end du derby, le Milan venait de se faire démolir 1-6 par la Juventus et n'avait réussi à remporter que trois de ses dix matches précédents. Le onze de départ des Nerazzurri était: Gianluca Pagliuca, Giuseppe Bergomi, Massimo Paganin, Salvatore Fresi, Alessandro Pistone, Paul Ince, Ciriaco Sforza, Youri Djorkaeff, Javier Zanetti, Ivan Zamorano et Maurizio Ganz. Pour les visiteurs, Sacchi avait aligné: Sebastiano Rossi, Alessandro Costacurta, Pietro Vierchowood, Francesco Baresi, Crancesco Coco, Stefano Eranio, Marcel Desailly, Zvonimir Boban, Jesper Blomquist, Roberto Baggio et George Weah. Comme le dit le dicton, tous les records disparaissent lorsqu'il s'agit d'une rencontre de derby passionnée. Les deux équipes se sont concentrées sur le calme, le sang froid et ont méthodiquement construit des mouvements d'attaque. Le rythme de George Weah a causé des problèmes de défense de l'Inter dès le début. Baggio plongeant plus profondément et faisant des passes parfaites au-dessus pour trouver les courses de Weah. Cela a déclenché tôt des sonnettes d'alarme. Les premières opportunités de but des deux équipes sont venues de situations de contre-attaque. Elles ont joué un football basé sur le marquage, ne laissant pas un pouce d'espace à leurs adversaires. Au fur et à mesure du match, l'Inter a commencé à dominer la possession et s'est appuyé sur des séquences de passes rapides autour de la surface de réparation pour débloquer la situation. Vers la 32e minute, Maurizio Ganz a été percuté dans la surface par Franco Baresi. Youri Dorjaeff a confortablement converti le penalty pour donner une avance rapide à l'Inter. Désireux de retrouver le chemin de la victoire, Milan a continué à chercher l'égalisation avant la mi-temps, mais l'héroïsme de Pagliuca a gardé son bute intacte et vers la 43e minute, la tête de Zamorano a donné à l'Inter une confortable avance de 2-0 avant la mi-temps. Après la reprise du jeu dans la seconde moitié du match, Sacchi a remplacé Baresi et Blomqvsit et les Rossonerri ont avancé en nombre à la recherche de l'égalisation. Cependant, au lieu de combler l'écart, les Rossoneront concédé un troisième but à Maurizio Ganz suite à une opportunité de contre-attaque à la cinquante-septième minutes. Bien que Sacchi et Milan aient fait tout leur possible pour rechercher des buts, les Rossonerri ont continué à lutter. Roberto Baggio a marqué un but de consolation à la quatre-vingt-huitième minute pour amener les visiteurs à moins de deux buts, mais le match s'est terminé par une victoire catégorique 3-1 pour les Nerazzurri. Traduction alex_j via sempreinter et connaissances personnelles.
  25. Interviewé par Radio Kiss Kiss Napoli, le Président Historique de l’Inter s’est livré sur son affection pour Alvaro Recoba, pour José Mourinho et sur les performances napolitaines cette saison "Mes joueurs m’appelaient papa pour m’amadouer, pour leur octroyer des primes (il sourit). Du point de vue footballistique, j’avais beaucoup d’affection pour le potentiel des joueurs et Alvaro Recoba était l’un de ceux-ci. A l’Inter, il ne jouait pas énormément et Zamparini me l’avait demandé. Pour le convaincre, j’avais dit à El Chino qu’il irait dans la ville la plus belle du Monde et qu’il reviendrait bien plus fort. Il s’y est très bien adapté et a sauvé Venise." "Recoba et Ronaldo m’appelaient Papa, j’entretiens d’excellent rapport avec Mourinho, et nous sommes toujours en contact : L’estime est intact depuis le temps du Triplé. J’irai surement voir au stade la rencontre entre l’Inter à la Roma." Le Napoli ? "Il retrouve, à présent, son équilibre et il peut revenir et avoir sa chance pour le Scudetto. Le mérite en revient aussi à la bravoure de Spalletti, mais l’Inter reste toutefois la plus forte actuellement en Italie." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
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