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  1. Massimo Moratti s’est livré au Corriere Dello Sport sur la légendaire confrontation avec la Juventus, l'ennemi-juré de la Serie A. Quel est l’Inter-Juve que vous ne pourrez jamais oublier ? "Inter-Juve, pour nous les Interiste, c’est LA Partie, celle qui te procure de la souffrance, elle me faisait rester éveiller la nuit. Tu y penses en continue dans la semaine qui la précède : Que des émotions! il rit." Vous étiez un Président qui vivait le football comme un entraîneur ou un joueur, totalement investi... "Le football, au-delà de la passion, était une distraction des autres pensées: Avec le football, les rêves te viennent facilement, comme lorsque j’achète un joueur et que j’imagine qu’il inscrit le but de l’année dans les deux-secondes et demi qui suivent, tu t’attends toujours à de nouvelles merveilles. A sa façon, l’Inter-Juve de du 16 avril 2010 est inoubliable, un 2-0 avec un but de Maicon devenu iconique." J’aurais cru que vous alliez répondre “celle avec ce penalty non donné par Ceccarini" "C’est la partie qui a ruiné nos relations." Le Calciopoli a fait le reste…. "Le Calciopoli a exaspéré le concept de sympathie. Aujourd’hui, je vis cette partie avec plus de sérénité, moins dans le passé et plus dans le présent, l’émotion est gérable. Je suis un Tifoso moins souffrant…… avant de rentrer dans le stade." Que ce serait-il passé si, à votre époque, il y aurait eu la Var ? "Cela n'aurait rien changé, car derrière la Var, tu aurais eu des personnes qui aurait pensé de la même façon." Soutenez-vous le projet InterSpac ? "J'apprécie l’intention, ils ont eu beaucoup de courage. Je ne pense pas que ce type d'actionnariat soit réalisable en Italie, et les chiffres que le club présente aujourd’hui sont dramatiques. En Allemagne, tu peux arriver à obtenir 15 ou 20 % de l'actionnariat, mais avec des sommes accessibles et des risques limités pour les souscripteurs..." "J’ai énormément de tendresse envers les tifosi les plus méconnu et qui sont disposé à verser 1.000 €." Passons à la Super League... "Elle a été très mal présentée, à tel point que le projet a été immédiatement annulé. L’objectif des clubs était celui de trouver une façon d’encaisser plus d’argent et je peux aussi le comprendre, mais tu ne peux pas développer un plan de ce genre sans écouter la population, les passionnés, et en tuant le système." Etes-vous inquiet par l’état financier de Suning ? "Les problèmes en amont finissent par affecter les entreprises en aval. Le gamin (Steven Zhang) est bon et gentil, j'entends des gens dire que les choses s'améliorent lentement, du moins en termes de gestion quotidienne, et je veux rester optimiste." Durand ces dernières années, beaucoup ont tenté de vous faire revenir…. "C’est souvent arrivé, encore récemment même. Une défaite de l’Inter et un appel arrive: Mais c’est un chemin qu’il n’est plus possible à emprunter pour moi." Acheter ce qu’il doit être acheté, vendez un peu moins…. "Oui, je n’aimais pas vendre, toutefois Ronaldo et Ibra furent deux très grandes opérations, des authentiques investissements : Deux opposés. Le Ronaldo de 1998 ne pouvait pas être décrit par des traits humains, il avait été embrassé par Dieu." Et Ibra ? A 25 ans, se sentait-il déjà être un dieu sur terre ? "Oui, c’est un gars assez spécial, mais très sympathique. Comme un chanteur d’opéra, il voulait être respecté, l’équipe devait lui reconnaître le leadership, il voulait être le boss, même aujourd’hui à quarante ans, il ne semble pas avoir changé." L’Inter a laquelle vous êtes la plus liée est celle du Triplé ? "Ce serait une injure d’en désigner une autre que celle qui a tout gagner, mais l’équipe composée de Ronaldo, Zamorano, Recoba et Djorkaeff, reste également dans mon cœur." Échangez-vous encore avec Mourinho ? "C’est évident: Mourinho est brave et je suis fier qu’il soit allé à la Roma, où il fait de bonnes choses. Lorsque je l’ai recruté, il me rappelait énormément Herrera, j’aimais le fait que, comme Il Mago, il était différent, provocateur, habile dans la communication, très intelligent, en plus d’être un exceptionnel gagneur." Et les qualités de Mancini ? "Son mérite pourrait être aussi son défaut : son émotivité: Nous sommes toujours resté liés." "Roberto était un garçon qui conservait en lui toute l’émotivité du joueur. Nous venions de perdre face à la Lazio, et je l’ai retrouvé ce jour-là, en pleur dans le vestiaire, il était dans un coin, il était désespérément à la recherche continuelle de bien faire." "Vous vous attachez à Roberto de par la façon dont il vit le football, la partie, les faits de jeu. Mais l’émotivité devient un défaut lorsqu’elle prend le dessus sur tout le reste et c’est précisément cet aspect de son caractère qui l’avait amené à dire qu’il quitterait le club à la fin de la saison." Massimo Moratti, préférez-vous l’Inter de l’année dernière: Solide et hermétique? Ou l’Inter actuelle qui marque énormément, mais qui se prend aussi trop de but ? "L’Inter solide de l’année dernière a servi pour remporter un championnat attendu depuis tant de temps, elle a apporté des satisfactions aussi de par son caractère. Sous l’aspect footballistiques, celle-ci est bien plus amusante car tu as des joueurs de classes mondiales et tu ne sais jamais comment ça va se terminer, donc tu cela te fait vivre encore plus d’émotions, il rit." A propos, que répondre à Bonucci qui a très récemment déclaré que le dernier Scudetto était plus du démérite de la Juve que du mérite de l’Inter... "Bonucci aurait dû ajouter pour les “considérables démérites de la Juve", cela aurait été mieux pour lui. Je ne comprends pas une telle sortie. Le championnat a été remporté par l’équipe la plus forte et l’Inter était, l’année dernière, nettement plus forte que la Juve. Sinon, tout le monde va commencer à parler des Scudetti perdu par démérite et là, on n’en finira plus." Qui pour vous enthousiasmer dans cette bataille ? "Tout le monde devra y parvenir, mais ma pensée va objectivement vers Barella, un garçon qui donne toute son âme, et encore plus contre la Juve." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  2. Cette information est à prendre avec le plus de distance possible et avec des pincettes, à la vue surtout de l’acquisition par le Fonds d’investissement du Royaume d’Arabie Saoudite, PIF, du club anglais de Newcastle. Toutefois, selon le quotidien italien: Suning est prêt à céder l’Inter à la suite d’une très longue et dure négociation qui a été ralentie à cause du projet Super League “Pas uniquement le Newcastle: Pif veut aussi percer en Serie A et il veut plus particulièrement mettre les mains sur l’Inter. Dans le monde des finances, il se dit qu’un accord a déjà été trouvé : Suning serait disposé à céder la société Nerazzurra au fond souverain pour une somme avoisinant le milliard d’euros. Il se susurre qu’une rencontre s’est tenue, en septembre à Milan, entre les hautes sphères de l’Inter et des émissaires saoudiens arrivés en Italie, pour définir les derniers détails de la négociation. Ceux-ci auraient également assisté à la défaite de l’’équipe de Simone Inzaghi face au Real Madrid, 0-1, le 15 septembre dernier." Une négociation en phase très avancée "Les saoudiens et le Suning traiteraient depuis de nombreux mois et le coup d’accélérateur aurait eu lieu lors de ces dernières semaines. La propriété chinoise est à la recherche d’investisseur prêt à s’offrir l’Inter suite à la crise du Covid. La vente du club a été ralenti auparavant, car il y avait la projection de rentrer dans la Super League: Le tournoi pensé par le Real Madrid, la Juventus et le Fc Barcelone aurait garanti une augmentation des revenus, mais le projet est actuellement un naufrage, rien n’a été concrétisé et la propriété chinoise songe à nouveau à la vente" Le Calcio, mais pas que "Cette nouvelle, si elle vient à se confirmer, représenterait une affaire pour les tifosi de l’Inter en sachant que PIF avait présenté un chiffre d’affaire proche des 500 milliards de dollars en 2020. Le fond est présidé par son Altesse Royale, le Prince héritier saoudien Mohammad bin Salman Al Saud. Il suffit simplement de penser que le fond Qatari propriétaire du Paris-Saint-Germain, le Qatar Investment Authority, présente un chiffre d’affaire inférieur de plus de 100 milliards." "De plus, l’entrée dans le monde du football de la part des Saoudiens, qui ont déjà acquis les 80% de Newcastle pour 353 millions d’euros, pourrait ouvrir une nouvelle page de la rivalité entre les deux fonds d’investissements: L’acquisition de l’Inter s’inscrirait dans un projet plus vaste pour ce pays riche d’Arabie. La volonté de Pif est celle de nettoyer son image à travers le monde grâce à une série d’investissement aussi bien en Europe que sur le continent américain." "Le projet prévoit la création d’un réseau dans le monde du football via l’acquisition de plusieurs clubs : Newcastle en Angleterre, l’Inter en Italie, l’Olympique de Marseille en France et un autre club au Brésil. Le tout suivrait l’acquisition récente d’actions minoritaire de la Casa modénaise d’Hypercar Pagani (on parle de 30%). En Italie, Pif se montre également intéressé par l’investissement sur des gratte-ciels milanais et il serait également intéressé par la thématique du stade : Une évaluation d’un million d’euros inclurait également la construction d’une nouvelle enceinte." L'avis de Franco Vanni "Vu que je reçois plus de message que le jour-même de mon anniversaire, je m'exprime ici: Je n'ai aucune confirmation d'une offre de PIF pour l'Inter, juste des démentis. Cela va de: Il n'y a rien à "ce ne sont que des rumeurs diffusées pour favoriser l'accord avec Newcastle. Objectivement, cela ne veut pas dire qu'elles ne sont pas fondées." Le saviez-vous? La Premier League s’oppose au rachat de Newcastle : Selon la Repubblica, les 19 clubs du plus important championnat anglais sont sur le pied de guerre suite à l’autorisation de la Fédération Anglaise de céder Newcastle au Fonds PIF qui est directement lié à son Altesse Royale le Prince héritier Mohammed bin Salman. "En première ligne, on retrouve Liverpool, Arsenal et Manchester United, dont les propriétaires sont américains. Tous ont demandé une réunion avec la League pour revenir sur cette décision qui pourrait, selon eux, nuire à l’Image de la Premier League. De son côté, le président de Tottenham, aux origines juives, Adrian Levy, serait furieux et tenterait tout pour faire bloquer les sponsorisations de Newcastle." Seriez-vous pour ou contre le fait de voir l’Inter appartenir à une nouvelle Galaxie footballistique ? Exprimez-vous ! ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  3. Le président de l'UEFA Aleksander Ceferin a lancé aujourd'hui une nouvelle attaque envers les trois clubs promoteurs de la Super League. Il nous a avoué ne pas être dérangé de voir un jour les fossoyeurs quitter le giron UEFA, qualifiant même leurs présidents "d'incompétents". "Ca ne me dérangerait pas qu'ils partent : d'ailleurs c'est très drôle de les entendre dire vouloir créer une nouvelle compétition pour ensuite avoir envie cette saison de disputer la Champions League" à t-il dit en interview à Der Spiegel. "Les trois clubs sont gérés par trois personnes incompétentes. Ces derniers ont failli tuer le football. Florentino Perez... il se lamente à dire que son club ne peut survivre que par le biais d'une Super League puis dès la première occasion, tente de recruter Mbappé pour 180 millions d'euros". @KarimGipuzcoa - Internazionale.fr
  4. Le juge Manuel Ruiz de Lara a vu son ordonnance d'annulation de toutes les sanctions contre les 12 clubs à l'origine de la Super League européenne rejeté par l' UEFA. Le juge qui préside le tribunal de commerce de Madrid a rendu une ordonnance exigeant que l'UEFA publie une déclaration sur son site Internet stipulant que toutes les sanctions financières et sportives contre les de clubs seraient abandonnées avec effet immédiat. Cependant, il semble peu probable que l'UEFA se conforme à la décision car ils sont convaincus que toutes leurs actions seront justifiées par la Cour européenne. L'UEFA aurait affirmé qu'elle n'était pas particulièrement préoccupée par les rumeurs selon lesquelles les responsables de la Super League européenne envisageaient de réorganiser le tournoi pour s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une compétition fermée. Une source a déclaré au Times: "L'idée de la Super League est morte, les fans l'ont tuée et il n'y aura pas de résurrection." Le monde du football a été secoué plus tôt dans l'année lorsque 12 équipes visaient à former un tournoi séparatiste dans lequel les clubs les plus célèbres et les plus prestigieux du continent s'affronteraient sans craindre la relégation ou l'élimination. En guise de punition, neuf des 12 équipes impliquées ont conclu un accord avec l'UEFA qui les a amenées à accepter de payer 15 M€ au football des jeunes et de base, et de renoncer à 5% des revenus des compétitions de l'UEFA pour une seule saison. La décision d'ordonner à l'UEFA d'abandonner ces règles a été qualifiée de "blague" par Javier Tebas, président de la Liga et membre du comité exécutif de l'UEFA. Tebas a déclaré: "C'est le même juge que d'habitude, donc il allait toujours statuer de la même manière, il y a beaucoup de blagues dans ce tribunal." Bien que la décision de Madrid ait averti que toute violation de son injonction pourrait entraîner des amendes ou des accusations criminelles, l'UEFA est basée en Suisse qui ne fait pas partie de l'Union européenne et n'a donc pas à adhérer à la compétence du tribunal. La suite, au prochain numéro (c'est parti pour être un Dallas cette histoire).
  5. Dans un communiqué conjoint, la Juve, le Barça et le Real se sont réjouis de l'annulation de la procédure disciplinaire engagée par l'UEFA à leur encontre et des autres clubs, dont l'Inter. "Le FC Barcelone, la Juventus et le Real Madrid CF se félicitent de la décision du tribunal mettant en œuvre, avec effet immédiat, l'obligation de l'UEFA de renoncer aux mesures prises contre tous les clubs fondateurs de la Super League européenne, y compris l'arrêt de la procédure disciplinaire contre les trois clubs soussignés et la suppression des sanctions et restrictions imposée aux neuf clubs fondateurs restants pour qu'ils évitent les mesures disciplinaires de l'UEFA. La Cour soutient la demande faite par les promoteurs de la Super League européenne, rejette l'appel de l'UEFA et confirme son avertissement à l'UEFA que le non-respect de sa décision entraînera des amendes et une responsabilité pénale potentielle. L'affaire sera examinée par la Cour de justice européenne à Luxembourg, qui examinera la position monopolistique de l'UEFA sur le football européen. Nous avons le devoir de répondre aux problèmes très graves auxquels le football est confronté: l'UEFA s'est imposée comme le seul régulateur, l'opérateur exclusif et le propriétaire unique des droits des compétitions européennes de football. Cette position monopolistique, en conflit d'intérêts, nuit au football et à son équilibre compétitif. Comme le montrent de nombreuses preuves, les contrôles financiers sont inadéquats et ils ont été mal appliqués. Les clubs participant à des compétitions européennes ont le droit de gérer leurs propres compétitions. Nous sommes ravis qu'à l'avenir, nous ne soyons plus soumis aux menaces permanentes de l'UEFA. Notre objectif est de continuer à développer le projet de Super League de manière constructive et coopérative, en comptant toujours sur toutes les parties prenantes du football : supporters, joueurs, entraîneurs, clubs, ligues et associations nationales et internationales. Nous sommes conscients que certains éléments de notre proposition doivent être revus et, bien entendu, peuvent être améliorés par le dialogue et le consensus. Nous restons confiants dans la réussite d'un projet qui sera toujours conforme aux lois de l'Union européenne." La suite, au prochain numéro
  6. La Superligue européenne de football (anglais : European Super League ou The Super League) est un concept de compétition sportive fermée ou semi-fermée entre certains des clubs de football les plus puissants du continent européen. Elle fait l'objet de discussions depuis les années 1990. La Fédération internationale de football association (FIFA) et les six confédérations continentales, dont l'UEFA, rejettent systématiquement la formation d'une ligue dissidente. Le 18 avril 2021, ce projet voit concrètement le jour avec l'annonce par 12 clubs européens d'une compétition privée concurrente de la Ligue des champions de l'UEFA. Histoire Des années 1990 à 2020, projets, pressions des clubs et réformes de l'UEFA 1998, le projet de Media Partners En 1998, la société italienne de gestion de droits sportifs Media Partners étudie sérieusement l'idée d'une Superligue qui serait une compétition semi-fermée entre clubs européens, pour concurrencer le monopole de l'Union des associations européennes de football (UEFA). Seize clubs permanents et seize clubs qualifiés selon leurs résultats en championnat se répartissent en quatre poules de huit, jouant du mardi au jeudi. Le vainqueur remporterait près de 300 millions de francs, et la simple participation assurerait un gain de 130 millions de francs soit plus de 15 millions de plus que la somme remportée par le vainqueur de la Ligue des champions 1997, le Borussia Dortmund. La compétition est financée par plusieurs groupes audiovisuels dont News Corporation de Rupert Murdoch. Les clubs permanents sont trois clubs italiens (Juventus FC, Inter Milan et AC Milan), trois clubs anglais (Arsenal FC, Liverpool FC et Manchester United), deux clubs allemands (Bayern Munich et Borussia Dortmund), deux clubs français (Olympique de Marseille et Paris Saint-Germain), deux clubs espagnols (Real Madrid et FC Barcelone), un club belge (RSC Anderlecht), un club néerlandais (Ajax Amsterdam), un club grec (Panathinaikos) et un club portugais (Benfica). Lorenzo Sanz, président du Real Madrid, est l'un des plus fervents défenseurs du projet. Media Partners revoit ses règles d'entrée en septembre, proposant non plus 16 mais 18 clubs fondateurs choisis selon les résultats sportifs des 10 dernières années, et révocables tous les trois ans en fonction de leur performance en Superligue, ainsi que 18 champions nationaux. 36 clubs sont répartis en trois poules de 12, chaque équipe jouant les 11 autres une seule fois. La seconde phase est une phase à élimination directe, des huitièmes de finale aux demi-finales en matchs aller-retour et avec la finale en un match sec. Une autre compétition est aussi proposée, la ProCup, qui est une fusion de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe et la Coupe UEFA jouée intégralement sous un format à élimination directe ; les vainqueurs des coupes nationales sont qualifiés d'office ainsi que les meilleurs clubs des 10 dernières années non qualifiés pour la Superligue. L'UEFA menace les joueurs participant à cette compétition de suspension d'équipe nationale et crée une taskforce de quatorze personnes dont cinq représentants de grands clubs européens (Ajax Amsterdam, Bayern Munich, Juventus FC, Liverpool FC et Olympique de Marseille) en septembre 1998 afin de réfléchir à une réforme pouvant satisfaire les clubs. Une réforme des compétitions européennes est alors proposée, avec l'extension de la Ligue des champions aux troisièmes et quatrièmes des grands championnats avec deux phases de poules et la suppression de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe dont les participants sont reversés en Coupe UEFA ; le 23 octobre 1998 à Genève, les douze clubs européens les plus influents de l'époque (Ajax Amsterdam, FC Barcelone, Juventus FC, Liverpool, Manchester United, Real Madrid, Bayern Munich, Borussia Dortmund, Olympique de Marseille, AC Milan, Inter Milan et FC Porto) donnent leur accord sur cette réforme, mettant un terme au projet de Superligue. La Superligue, l'objectif de Florentino Pérez depuis 2009 En juillet 2009, Florentino Pérez, président du Real Madrid, remet l'idée au goût du jour et critique l'actuelle Ligue des champions, déclarant que "nous devons convenir d'une nouvelle Superligue européenne qui garantit que les meilleurs jouent toujours les meilleurs - ce qui ne se produit pas en Ligue des champions". Selon le plan de Perez, les meilleures équipes du continent continueraient à faire partie de leurs systèmes nationaux respectifs, mais auraient la possibilité de s'affronter à la fin de la saison régulière. En août 2009, le manager d'Arsenal, Arsène Wenger, prédit qu'une Superligue deviendrait réalité d'ici 10 ans en raison de la pression sur les revenus des clubs d'élite du continent. En février 2012, Clarence Seedorf prédit également le lancement d'une telle compétition et lui apporte son soutien. En avril 2013, le sélectionneur écossais Gordon Strachan déclare qu'il pense que les clubs du Celtic et des Rangers rejoindraient une future nouvelle Superligue européenne composée de 38 clubs répartis en deux divisions. En mars 2016, des représentants des clubs de Premier League (Arsenal, Chelsea, Liverpool, Manchester City et Manchester United) ont été vus quittant une réunion avec les représentants du magnat américain Stephen M. Ross qui ont discuté de la proposition d'une Super League européenne. En août 2016, l'UEFA réforme ses compétitions sous la menace de cette Superligue afin de contenter les grands clubs. La fédération européenne annonce que, pour le cycle commercial 2018–2021, l'Angleterre, l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne disposeront non plus de 3 mais de 4 places directes en phase de groupes de la Ligue des champions sans avoir à participer aux barrages. En novembre 2018, les Football Leaks de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel révèlent que des discussions secrètes entre clubs ont lieu sur la création d'une nouvelle compétition de clubs continentale, la Superligue européenne, qui commencerait dès 2021. Les 11 clubs fondateurs sont alors l'AC Milan, Arsenal, le FC Barcelone, le Bayern Munich, la Juventus, Manchester United, Chelsea, le Paris Saint-Germain, Liverpool et Manchester City. Les cinq clubs invités pour la saison inaugurale sont l'Atlético de Madrid, le Borussia Dortmund, l'Inter Milan, l'Olympique de Marseille et l'AS Roma. En octobre 2020, Sky Sports affirme que la FIFA propose une compétition de remplacement pour la Ligue des champions de l'UEFA appelée la Premier League européenne. Elle impliquerait jusqu'à 18 équipes dans un système de championnat puis de tournoi à élimination directe, sans relégation, similaire aux compétitions sportives des ligues majeures aux États-Unis comme la LNH, la NFL, la NBA et la MLB. Des clubs de Premier League anglaise ainsi que des clubs d'Espagne, d'Italie, de France et d'Allemagne ont été invités. Le FC Barcelone accepte la proposition de rejoindre la Superligue, la veille de la démission de son président Josep Maria Bartomeu16. Cependant, le 21 janvier 2021, la FIFA et les six confédérations continentales de football (AFC, CAF, CONCACAF, CONMEBOL, OFC et UEFA) publient une déclaration rejetant la formation de toute Superligue européenne dissidente. Tout club ou joueur impliqué dans une telle ligue serait banni de toute compétition organisée par la FIFA ou l'une des six confédérations. La proposition reste néanmoins en discussion avec des clubs tels que Manchester United et Liverpool ; le document de proposition indique qu'une telle ligue commencerait dès la saison 2022–2023, avec 15 membres permanents dont six clubs de Premier League, et chaque club serait payé jusqu'à 360 millions d’euros pour la rejoindre, suivi de 250 millions d’euros par saison. 2021, officialisation par les clubs européens Le 18 avril 2021, le New York Times rapporte que 12 clubs, 6 d'Angleterre, 3 d'Italie et 3 d'Espagne ont donné leur accord de principe de former une Superligue européenne. Le journal américain rapporte que chaque équipe gagnerait plus de 400 millions de dollars (290 millions de livres sterling) en participant à la compétition19. Ces révélations ont suscité une réaction négative de la part de l'UEFA, des associations de football et des ligues de football de premier rang d'Angleterre, d'Italie et d'Espagne, qui ont publié une déclaration commune assurant qu'elles ne permettraient pas à la Superligue de se poursuivre. L'UEFA a également rappelé que tout club impliqué dans une compétition de ce type serait banni de toutes les autres compétitions nationales, européennes et mondiales, et que leurs joueurs pourraient se voir refuser la possibilité de représenter leurs équipes nationales20. La Fédération française de football et la Ligue de football professionnel publient également une déclaration s'opposant au projet de Superligue ainsi que les instances allemandes. Plus tard dans la soirée, un communiqué de presse officiel annonce la formation de la Superligue, avec à sa présidence Florentino Pérez. Cette annonce tombe la veille d'une réunion du Comité exécutif de l'UEFA devant valider la réforme de la Ligue des champions de l'UEFA à partir de 2024, avec une augmentation des matchs et des revenus, suite à la pression de grands clubs européens. Douze clubs, le Real Madrid CF, le FC Barcelone, l'Atlético de Madrid, le Manchester United FC, le Manchester City FC, le Chelsea FC, l'Arsenal FC, le Tottenham Hotspur FC, le Liverpool FC, la Juventus FC, l'Inter Milan et l'AC Milan, sont nommés membres fondateurs, avec trois autres clubs qui devraient les rejoindre avant la saison inaugurale, prévue "aussitôt que possible". 20 équipes composent cette Superligue, ce qui permettrait à cinq clubs de se qualifier chaque année en fonction des résultats de la saison précédente. La compétition durerait d'août à mai, commençant par une phase de poules avec deux groupes de dix. Les trois meilleurs clubs de chaque groupe se qualifieraient automatiquement pour les quarts de finale; les clubs classés quatrième et cinquième participeraient à des barrages aller-retour pour rejoindre les quarts de finale. À partir de là, une phase à élimination directe en matchs aller-retour se conclut sur une finale en un seul match sur terrain neutre. D'autre part, une Superligue féminine pourrait aussi être organisée. Organisation interne À sa fondation, les dirigeants sont: Participants En tant que compétition fermée ou semi-fermée, quinze clubs dits "membres fondateurs" participeraient de manière permanente à la compétition. Cinq autres clubs seraient invités, pour atteindre le total de vingt participants chaque saison. Les quinze membres fondateurs Critiques L'idée d'une Superligue européenne est fortement critiquée par les fans et les commentateurs, soulignant son effet potentiellement dévastateur sur les ligues nationales, la Ligue des champions de l'UEFA et les petits clubs ; elle est considérée par certains comme une simple prise de pouvoir par les plus grands clubs pour plus d'argent et de contrôle sur le football. De la part de dirigeants de clubs En 1998 à propos du projet de Media Partners, Gervais Martel, président du RC Lens, déclare "Si cette compétition méprise les critères sportifs, je ne peux pas y souscrire. Mais les promoteurs de cette épreuve vont obliger l'Union européenne de football à sortir de sa léthargie. " De la part d'entraîneurs Alex Ferguson, entraîneur légendaire de Manchester United, déclare que s'engager dans cette Superligue équivaut à "s'éloigner de 70 ans du football européen" De la part de footballeurs actuels et précédents Le milieu de terrain de l'Allemagne et du Real Madrid, Toni Kroos critique les plans de 2020, affirmant que "l'écart entre les grands et les petits clubs se creusera encore plus. Tout ne doit pas toujours être plus rapide, avec de plus en plus d’argent" Philipp Lahm, coéquipier de longue date de Kroos, souhaite voir un tableau "cosmopolite" pour une potentielle Superligue : "Mais tout comme les joueurs d'Istanbul, de Varsovie et de Bratislava obtiennent leur chance lors de l'Euro, ne serait-ce pas mieux inclure des équipes de Bruges, Saint-Pétersbourg, Athènes, Copenhague et Prague dans une ligue européenne ?" En réaction à l'article du New York Times sur l'accord de principe le 18 avril 2021, avant même l'officialisation dans la nuit, Gary Neville, ancien défenseur de Manchester United et actuel copropriétaire de Salford City, critique vivement les propositions de la Superligue, déclarant qu'il se sentait "dégoûté" par les propositions, parlant de" scandale absolu"et appelant la Fédération anglaise de football à pénaliser lourdement les équipes impliquées. Plusieurs anciens joueurs britanniques s'insurgent contre ce projet : Danny Murphy, ancien joueur de Liverpool, se déclare "déçu et dégoûté", Micah Richards, ancien joueur de Manchester City, parle de "honte absolue", Roy Keane évoque "une question d'argent, de cupidité", Rio Ferdinand qualifie la Superligue de "guerre au football". De la part de supporteurs Les supporters ont également exprimé leur opposition; Football Supporters Europe a qualifié la proposition d'"illégitime, irresponsable et anticoncurrentielle de par sa conception" De la part de commentateurs spécialisés Lors du sommet Business of Football du Financial Times en février 2021, Simon Green, responsable de BT Sport, détenteur des droits de la Ligue des champions de l'UEFA au Royaume-Uni, considère qu'une Super League "ne vaudrait pas autant que les ligues existantes et La Ligue des champions en ce moment" De la part de dirigeants de pays Le Premier ministre britannique Boris Johnson déclare que le projet de Superligue européenne serait "très dommageable" pour le football et appelle les clubs soutenant cette décision à répondre de leurs actions aux supporters Le président français Emmanuel Macron exprime également des critiques et salue la position des clubs français pour avoir refusé de participer à une proposition de Superligue européenne "menaçant le principe de solidarité et le mérite sportif" ®Wikipedia Le18 Avril 2021, douze clubs ont décidé de créer cette League séparatiste. ce qui fut longtemps une menace est devenu "réalité"... ou une menace encore plus concrète. Il lui fallait donc dédier un topic. Exprimez vous sur cette ESL
  7. Antonio Conte demande des équipes de champions sans s'occuper de la crise que traverse football: les clubs n'y arrivent pas et choisissent d'autres coachs. Voici l'analyse du Corriere della Sera. Le football est moins riche, comme le reste du monde: douze clubs tentent d'éviter le marasme financier en plongeant à pieds joints dans la Super League, les salaires des joueurs sont payés par à-coups, présidents et directeurs sportifs annoncent le mercato le moins riche de l'histoire. Une catastrophe qui n'épargne personne... ou presque.... Antonio Conte. Il continue son chemin, comme si tout était comme avant, il y a quinze mois. Il a d'abord renoncé à l'Inter, presque indigné car Steven Zhang qui a dû faire face aux interdictions du gouvernement chinois ainsi qu'au Covid 19 lui a expliqué qu'il ne pouvait pas acheter les joueurs souhaités. Au contraire, il devait en vendre certains. Puis il a fait exploser l'accord avec le Real Madrid. Rejeté par Allegri qui a préféré la Juve, le président Perez s'est focalisé sur Conte qui avait déjà été proche du Real. Las, il se mange un veto du vestiaire et face aux demandes d'Antonio, même un président expérimenté comme Florentino qui en a vu de toutes sortes dans le football a levé les yeux au ciel... et a choisi Carlo Ancelotti. Le dernier non de Conte est pour Tottenham. Ils ont choisi Paratici comme directeur sportif et aurait voulu notre ancien entraîneur avec lui (confirmant que si Antonio n'est jamais revenu à la Juve, cela était du à Agnelli). Il y a réfléchi quelques jours, mais maintenant il semble déterminé à expédier un nouveau refus. La raison? Cela peut se résumer ainsi: j'ai quitté l'Inter parce qu'ils ne se renforcent pas, comment puis-je aller dans un club qui n'est pas compétitif en Premier League et qui sortira affaibli du marché? Pourtant, le président Levy a essayé par tous les moyens de le persuader: une belle offre et une tentative désespérée de garder Kane. Le fait que l'opération Conte-Tottenham saute a créé de l'anxiété même à la Lazio car Sarri ne signe toujours pas le contrat proposé car Paratici le veut à Londres. Mais cela peut encore changer. Alors, comment Conte passera-t-il la saison prochaine? S'il ne prend pas un banc qu'il juge digne de lui, il restera à la maison. Moralité : on hasarde de tout perdre en voulant trop gagner.
  8. Les départs pour Conte et Zidane, ainsi que les discussions sur le retour de Pochettino aux Spurs, incarnent le chaos du football moderne. Ce texte est la traduction de "Managerial carousel mirrors the desperate crisis enveloping Europe’s elite clubs" de Jonathan Wilson paru sur le site du guardian le 31 Mai 2021. À première vue, Antonio Conte quittant un club alors qu'il est en litige avec les propriétaires peu de temps après les avoir conduits à un titre de champion peut ne pas sembler particulièrement significatif. C'est ce qu'il fait. Son départ de l'Inter fait suite à des départs apparemment similaires de la Juventus et de Chelsea, et il a également quitté le poste de manager de l'Italie plus tôt. Mais c'est bien plus que Conte. Ce qui se passe à l'Inter est emblématique du chaos du football moderne et des luttes d'une industrie qui était devenue une scène pour les machinations de soft power de divers États et oligarques et avait besoin d'un rééquilibrage financier majeur avant même que la pandémie ne dommage les revenus. Et alors que la crise se profile, les investisseurs en difficulté commencent à flotter. Conte et l'Inter ne sont qu'une partie immergée de l'iceberg: cet été verra un grand remaniement de managers avec au moins deux autres clubs qui se sont engagés dans la Super League européenne ayant des postes à pourvoir. Il y aura des conséquences, et elles pourraient être profondes. Une période de flux est toujours une période d'opportunité. Mais le remaniement n'est que la conséquence la plus visible de grondements financiers bien plus profonds, dont les propositions de rupture n'étaient que l'éruption la plus évidente. En Mars, les dettes de l'Inter ont atteint 630 M€. Leur actionnaire majoritaire est le Suning, qui détient 68% des actions, lui-même est détenu à 23% par des investisseurs liés au gouvernement chinois. Mais alors que l'implication d'Abou Dhabi et du Qatar dans la propriété de clubs de football a jusqu'à présent été une garantie de sécurité, offrant des investissements qui ne dépendent pas des résultats sur le terrain, ce qui en fait une telle menace pour l'élite traditionnelle, le gouvernement chinois est plus soucieux d'équilibrer les comptes. Il a cherché à réduire les prêts exorbitants expliquant pourquoi les transferts lucratifs vers les clubs de la Super League chinoise ont pratiquement pris fin. Le Suning possédait le Jiangsu FC qui a remporté le titre chinois la saison dernière pour la première fois en 63 ans d'histoire avant d'être liquidé parce qu'il était considéré comme un trop grand fardeau financier pour le Suning. Cela n'arrivera pas à l'Inter, mais ils ont contracté un prêt d'urgence de 275 M€ auprès de la société d'actifs américaine Oaktree Capital Management au début du mois. Ils n'ont pas à chercher très loin pour voir les conséquences possibles de cela: Elliott Advisors Limited a pris la direction de Milan en 2018 après que leur propriétaire Li Yonghong n'ait pas remboursé ses prêts. Pour Conte, alors qu'il cherchait à investir davantage pour consolider un premier Scudetto en 11 ans et lancer une prestation sérieuse en Ligue des champions, cela signifiait qu'il lui était demandé de lever 80 M€ via des ventes des joueurs. Compte tenu de sa personnalité et de ses antécédents, la surprise aurait été qu'il envoie pas tout valser. Il sera remplacé par Simone Inzaghi, qui a quitté la Lazio ce Jeudi . Conte est une présence majeure sur ce manège managérial. Il peut être difficile, mais il a un record de succès soutenu, allant de Bari avec le titre de Serie B en 2009 à trois titres de champion avec la Juventus et un avec Chelsea et l'Inter. Le seul vrai doute, au-delà de son sang chaud, est son bilan en Europe. Le Real Madrid et Tottenham sont des destinations viables, notamment parce que sa capacité à s'imposer et son style de pressing agressif est exactement ce dont les deux ont besoin. Au cours des deux dernières saisons, le Real a semblé de plus en plus fatigué, jouant un football lent et ancien qui avait désespérément besoin de rajeunissement. Zinedine Zidane a essentiellement reconnu qu'il ne pouvait pas faire face à cette reconstruction lorsqu'il a démissionné après le succès de la Ligue des champions en 2018; trois ans plus tard, la situation a à peine changé à part que Cristiano Ronaldo est parti, tout le monde est plus âgé et la solution supposée d'acheter de jeunes talents espagnols a échoué de manière si catastrophique que, pour la première fois de l'histoire, il n'y aura pas de joueur du Real Madrid dans la Roja pour un tournoi majeur. Les dettes dépassent 900 M€ et le président du club, Florentino Pérez, est en guerre avec l'UEFA, après avoir été exposé comme un bouffon à travers l'Europe par sa victimisation en discutant de la Super League. Mais aussi ridicule que puisse être le bêlement de Pérez, cela révèle le fait fondamental que les finances du Real Madrid sont catastrophiques et qu'il a désespérément besoin de céder une douzaine de joueurs dans un marché déprimé juste pour pouvoir commencer leur reconstruction. Il y a une raison pour laquelle ils n'ont pas fait de signature majeure depuis Eden Hazard et Luka Jovic en 2019 et ce n'est pas qu'ils ont appris leur leçon après avoir éclaboussé 150 M£ sur deux attaquants qui ont totalisé 27 onze de départ en championnat et marqué six buts. Le salaire et le prestige offriraient une certaine compensation, mais il est difficile de penser à un pire moment pour occuper ce poste de manager au Real au cours des 70 dernières années. Et puis il y a Tottenham, leur nouveau stade spectaculaire qui risque de devenir un monument étincelant de l'orgueil de l'ère pré-pandémique, son coût menant à la réduction des investissements qui ont conduit à l'effondrement de l'équipe qui a conduit au licenciement de Mauricio Pochettino. Cela a conduit à la nomination de José Mourinho qui les a conduit à une septième place et à Harry Kane voulant partir. Comme l'enfer, la route vers la Conférence Europa est pavée des meilleures intentions. Le retour de Pochettino aurait du sens d'un point de vue à la fois sentimental et pratique, en particulier compte tenu d'une première saison relativement décevante au Paris Saint-Germain, bien que de nombreux problèmes aient été hérités. Cela ouvre potentiellement un autre poste vacant et il pourrait y en avoir un autre à Barcelone qui est hautement endettée mais qui a beaucoup de jeunes talents. Massimiliano Allegri revient à la Juventus pour remplacer Andrea Pirlo, mais cela laisse toujours Maurizio Sarri, l'homme qui l'a initialement remplacé, sans travail. Admirons ce jeu de chaises musicales. Mais comme les briques sont frénétiquement remaniées autour de la table, il se peut que ce qui compte vraiment est ce qui se passe en dessous et les ramifications des perturbations économiques de l'année écoulée qui sont elles-mêmes le résultat de problèmes beaucoup plus profonds dans la structure financière de football moderne.
  9. S'exprimant lors d'un événement organisé par Foglio Sportivo, Beppe Marotta s'est exprimé sur le départ de Conte et la Curva Nord. "Nous pourrions obtenir officieusement le nouvel entraîneur d'ici la fin de ce soir." "Antonio Conte est un gagnant, il parvient à remporter des victoires en dépensant beaucoup d'énergie. Il y met son esprit et son corps; à un certain moment, vous arrivez au point où vous pensez que vous devriez vous arrêter et réfléchir." "Conte a un ADN de gagnant, ce qui est typique de beaucoup de champions. Il a un syndrome gagnant. Il l'a fait à la Juventus et à l'Inter, dans une atmosphère où il y avait beaucoup de problèmes." "Le Scudetto est en grande partie dû à Conte." "Il y a eu une manifestation de la Curva Nord devant les bureaux hier. La chose la plus simple que je pensais pouvoir faire était de rencontrer trois représentants." "J'ai fait un résumé de la situation, la Curva a compris et vous l'avez vu quand ils ont publié une déclaration aujourd'hui (promettant leur plein soutien à Marotta et Ausilio)." "L'Inter n'avait pas gagné depuis 11 ans et c'était quelque chose d'extraordinaire de le gagner à nouveau. Ce n'était pas grâce à moi, tout le monde mérite d'être reconnu. L'entraîneur a fait un travail extraordinaire pour créer la bonne alchimie." "Le fait qu'on change de managers après avoir gagné est une pure coïncidence. En ce qui nous concerne, les journaux ont bien expliqué les choses: le monde du football est devenu un business, où il y a plus de mobilité parce que la pression a augmenté." "La Super League est un acte de grand désespoir, les 12 clubs impliqués étaient parmi les plus exposés à la situation insoutenable actuelle. Ils ont réalisé qu'ils étaient déjà en difficulté avant, puis les dettes ont augmenté avec le COVID-19." "Ce n'était pas une décision rationnelle, mais cela a envoyé un message: les institutions européennes doivent intervenir et créer un modèle durable. Vous ne pouvez pas avoir de plafond salarial dans le football, mais il y a une norme introduite pour la saison 2021-2022 qui se poursuivra en 2022-2023." "Aucun club ne peut augmenter ses coûts de fonctionnement par rapport à ses états financiers au 30 juin de cette année, et les années suivantes, vous devez les réduire de 15 à 20%. C'est un moyen de dissuasion que nous pouvons utiliser avec les joueurs."
  10. Lors du congrès annuel de la FIFA qui s'est tenu Vendredi, Gianni Infantino a abordé les accusations directes de Javier Tebas selon lesquelles il était "derrière'' l'ESL. "Nous devrions regarder les faits et non les rumeurs ou les potins ou les bruits de couloir, surtout ceux qui proviennent de certaines parties. Je connais de nombreux clubs, je parle avec des clubs depuis de nombreuses années et lorsque je parle avec des clubs européens, le sujet de la Super League est toujours un sujet de discussion; tout le monde dans le football le sait. Ne jouons pas à des jeux ici." "À la Fifa, il est de ma responsabilité de rencontrer et de discuter avec les acteurs du football. Tout le monde, grand, moyen, petit. Cela ne signifie en aucun cas que la Fifa était en retard, était de connivence, complotait sur un projet de Super League." L'UEFA a annoncé qu'elle allait lancer une "Convention sur l'avenir du football européen". À la suite de la brève crise provoquée par l'ESL, l'UEFA s'est engagée à rassembler les parties prenantes (des propriétaires de clubs aux joueurs, fans et agents) pour discuter d'une meilleure gouvernance du sport. La convention examinera quatre aspects principaux d'une réforme possible: la viabilité financière; compétitivité et solidarité; la bonne gouvernance; et le développement du football féminin. En outre, il a également abordé la question d'une coupe du Monde de football qui aurait lieu tous les deux ans au lieu de tous les quatre ans. A ce sujet, il a déclaré: "Nous devons entreprendre ces études avec un esprit ouvert. Cependant, nous n'allons pas prendre des décisions qui mettront en péril ce que nous faisons déjà. Nous connaissons la valeur de la Coupe du monde, croyez-moi." "Je voudrais replacer cette discussion dans un contexte beaucoup plus large, celui du calendrier des matches internationaux. Sommes-nous vraiment convaincus que jouer à des matchs de qualification tout au long de l'année est la bonne façon de dire que les fans veulent des jeux à enjeu? Tous ces points doivent être pris en compte. Mais nous mettrons l’élément sportif au premier rang des priorités, pas l’élément commercial."
  11. Publiquement, l'instance mondiale dirigeante du football a critiqué cette Super Ligue européenne séparatiste. En privé, cette instance s'était entretenu pendant des mois avec les fondateurs pour approuver la compétition. Note: plutôt dans la journée, internazionale.fr vous a livré une version condensée de l'article publié dans le NY Times. Cette fois ci, voici la traduction intégrale de l'article paru ce matin. Niché dans les pages et les pages du jargon financier et juridique qui constituent le contrat fondateur de la Super League, le projet raté qui, le mois dernier, menaçait brièvement les structures et l'économie séculaires du football européen, faisait référence à une exigence ''essentielle''. La condition a été jugée si importante que les organisateurs ont convenu que ce plan séparatiste ne pouvait pas réussir sans la satisfaire et était pourtant si secret qu'il fut infligé un nom de code dans les contrats partagés entre les fondateurs. Ces documents, dont des exemplaires ont été examinés par le New York Times, font référence à la nécessité pour les fondateurs de la Super League de conclure un accord avec une entité étiquetée obliquement W01 mais facilement identifiable comme la FIFA. Cet accord, selon les documents, était ''une condition essentielle pour la mise en œuvre du projet SL''. Publiquement, la FIFA et son président, Gianni Infantino, se sont joints à d'autres dirigeants du football, fans et politiciens pour critiquer ce projet qui aurait permis à un petit groupe d'équipes européennes d'élite accumuler une part toujours plus grande de richesse du sport. Mais en privé, selon des entretiens avec plus d'une demi-douzaine de dirigeants de football, dont un propriétaire de club de Super League, Infantino était au courant du plan et savait que certains de ses lieutenants les plus proches avaient engagé des pourparlers depuis des mois, au moins jusqu'à fin Janvier, sur le soutien de la FIFA à la ligue séparatiste. La Super League a peut-être été l'échec le plus humiliant de l'histoire du football moderne. Annoncé par 12 des clubs les plus riches tard un dimanche soir d'avril, il a été abandonné moins de 48 heures plus tard au milieu d'un orage de la part des supporters, des ligues, des équipes et des politiciens. Ses équipes fondatrices ont depuis présenté des excuses, certaines à plusieurs reprises, pour y avoir participé, et quelques-unes pourraient encore faire face à des conséquences financières et sportives importantes. Mais les discussions en coulisse qui ont conduit à une semaine de drame public ont mis à nu les tensions frémissantes entre la FIFA et l'instance dirigeante du football européen, l'UEFA, sur le contrôle de milliards de dollars de revenus annuels, exposé une série de relations effilochées parmi certains des leaders du sport qui peuvent être irréparables et a soulevé de nouvelles questions sur le rôle joué par la FIFA et Infantino dans le projet qui a ébranlé les fondations du football. La FIFA a refusé de répondre aux questions spécifiques liées à l'implication d'Infantino ou de ses collaborateurs dans la planification de la Super League. Au lieu de cela, il a souligné ses déclarations précédentes et son engagement envers des processus dans lesquels ''toutes les parties prenantes clés du football ont été consultées''. Les discussions de la Super League avec la FIFA ont commencé en 2019. Elles étaient dirigées par un groupe connu sous le nom de A22, un consortium de conseillers dirigé par les financiers espagnols Anas Laghrari et John Hahn et chargé de mettre sur pied le projet de Super League. Les responsables de l'A22 ont tenu des réunions avec certains des plus proches collaborateurs d'Infantino, dont le secrétaire général adjoint de la FIFA, Mattias Grafstrom. Lors d'au moins une de ces réunions, le groupe séparatiste a proposé qu'en échange de l'approbation de son projet par la FIFA, la Super League accepterait la participation d'une douzaine de ses équipes phares à une Coupe du monde annuelle des clubs soutenue par la FIFA. Les équipes ont également accepté de renoncer aux paiements qu'elles auraient engrangés en y participant, une aubaine potentielle pour la FIFA pouvant atteindre 1 milliard de dollars chaque année. Après leurs premières rencontres, les conseillers ont rapporté avoir trouvé un public réceptif. Obtenir le soutien de la FIFA n'était pas qu'une simple haie à sauter; le consentement de l'organisation était nécessaire pour éviter que le projet ne s'enlise dans des litiges coûteux et longs et pour éviter toute sanction pour les acteurs qui y ont participé. Mais c'était aussi un contrat d'assurance pour les joueurs. Lors d'une précédente discussion de la Superligue en 2018, la FIFA avait émis de sombres avertissements selon lesquels des joueurs pourraient être bannis de leurs équipes nationales pour avoir participé à une ligue non autorisée. Au milieu de l'année dernière, les conseillers de l'A22 disaient aux clubs que ''la FIFA était à bord'', selon un propriétaire de club. D'autres personnes interrogées, dont plusieurs ayant une connaissance directe des réunions qui ont parlé de manière anonyme parce qu'elles seraient confrontées à des poursuites judiciaires pour divulgation publique d'informations soumises aux règles de confidentialité, ont déclaré que la FIFA était au moins ouverte à l'idée d'une nouvelle ligue. Mais ils ont dit que l'organisation et ses dirigeants sont restés sans engagement, du moins officiellement, jusqu'à ce que plus de détails sur la structure du projet soient en place. Confiants de pouvoir obtenir le soutien dont ils avaient besoin, les organisateurs ont discuté de divers concepts pour leur nouvelle ligue avant d'arriver sur celui qu'ils ont présenté au monde ce 18 Avril. La Super League, comme on l'appellerait, aurait 15 membres permanents mais permettrait l’accès à cinq équipes supplémentaires chaque saison. A22 travaillait sur les itérations d'une superligue depuis trois ans. Laghrari, un cadre du cabinet de conseil Key Capital Partners qui connaît depuis son enfance le président du Real Madrid, Florentino Pérez, devait être le premier secrétaire général de la ligue. Pérez était depuis longtemps le moteur d'une superligue, mais maintenant, alors qu'il était confiant d'avoir la FIFA à bord, les étoiles ont commencé à s'aligner pour lui et son ami. Dans Infantino, Pérez et Laghrari avaient trouvé un président énergique désireux de refaire le business du football. Infantino a souvent parlé d'être ouvert à de nouvelles entreprises et propositions, il a défendu l'expansion de la Coupe du Monde et de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA ces dernières années, alors qu'il cherchait à affirmer la domination de la FIFA sur le jeu des clubs d'une manière qui ne ressemble aucunement à ses prédécesseurs. Pérez et Laghrari ont également trouvé des esprits semblables chez les hommes qui contrôlaient la plupart des meilleurs clubs européens. La plupart ont été attirés par un projet qui promettait d'ouvrir un robinet de nouveaux revenus tout en garantissant que les coûts seraient contrôlés, conduisant à d'énormes profits et à l'accès à une compétition des élites à perpétuité. Pourtant, même lorsqu'ils ont reçu des assurances des conseillers de l'A22 sur l'implication de la FIFA, certains propriétaires sceptiques ont fait leur propre diligence en contactant directement les hauts responsables de la FIFA. Et le mot qu'ils ont reçu, selon un responsable ayant une connaissance directe d'au moins une de ces conversations, était le même qu'ils entendaient de Madrid: si le plan était élaboré d'une certaine manière, la FIFA ne s'y opposerait pas. Ces entretiens ont donné aux clubs et à JPMorgan, la banque d'investissement américaine qui avait accepté de financer le projet, un niveau de confiance quant à sa viabilité. Leur confiance a cependant vacillé lorsque des fuites sur une potentielle superligue ont émergé dans des reportages en Janvier, accompagnées de murmures sur l'implication de la FIFA dans les pourparlers. Alarmé par ces informations, Aleksander Ceferin, le président de l'UEFA, a tenu une réunion en urgence avec Infantino au siège de l'UEFA à Nyon, au cours de laquelle il a directement demandé à Infantino s'il était impliqué dans le plan. Infantino a déclaré qu'il ne l'était pas, mais il a d'abord hésité lorsqu'on lui a demandé de s'engager dans une déclaration condamnant les propositions. Au milieu de pressions intenses et de demandes croissantes de commentaires, il a toutefois reculé. Le 21 Janvier, une déclaration a été publiée au nom de la FIFA et des six confédérations. Elle déclara qu'une ligue européenne ''fermée'' ne serait pas reconnue par la FIFA ou les confédérations et a réitéré la menace d'une interdiction de la Coupe du monde pour tout participant. La déclaration a choqué les organisateurs de la Super League, car leurs discussions avec la FIFA jusqu'à ce stade avaient été positives. Mais selon les personnes impliquées dans la planification, ils ont également senti un signal dans sa formulation: la FIFA a déclaré qu'elle ne reconnaîtrait pas une compétition fermée, mais la Super League prévoyait maintenant de compléter sa liste de 15 membres permanents avec cinq qualifications chaque saison. Les conseillers de l'A22, selon le propriétaire du club, ont insisté sur le fait qu'une échappatoire signifiait que tout n'était pas perdu. ''Ils ont signalé que la FIFA était toujours ouverte à quelque chose'', a-t-il déclaré. Le plan des fondateurs était de lier la Super League à la Coupe du monde des clubs de la FIFA, a déclaré le propriétaire. De cette façon, les clubs engageraient jusqu'à 12 des plus grandes équipes d'Europe dans la compétition mondiale d'Infantino en échange de la bénédiction de la FIFA pour leur nouvelle ligue. Pour adoucir l'accord, ils ont envisagé de renoncer à 1 milliard de dollars de paiements potentiels pour permettre à la FIFA de conserver cet argent en tant que paiement de solidarité qui pourrait être consacré à des projets de développement du football dans le monde entier. On ne sait pas si d'autres discussions ont eu lieu entre la FIFA et les clubs de la Super League dans les semaines qui ont précédé l'annonce de leur projet. Mais la FIFA a été la dernière des principales instances dirigeantes du football à publier une déclaration officielle sur la ligue proposée après celles des clubs, et elle ne l'a fait qu'après que l'UEFA, les meilleures ligues et les politiciens aient clairement exprimé leur opposition. Arrivé alors que Ceferin appelait les dirigeants de la ligue séparatiste ''des serpents et des menteurs'', la déclaration de la FIFA était beaucoup plus mesurée. Toute discussion sur l'exclusion des joueurs de la Coupe du monde a été discrètement abandonnée, et la FIFA a plutôt proposé un langage nuancé et conciliant. La FIFA a déclaré qu'elle était ''fermement en faveur de la solidarité dans le football et d'un modèle de redistribution équitable qui peut aider à développer le football en tant que sport, en particulier au niveau mondial''. Il a également réaffirmé qu'il ne pouvait qu' ''exprimer sa désapprobation à l'égard d'une ligue séparatiste européenne fermée en dehors des structures internationales de football.'' Pour ceux qui ont participé à cette ''séparation'', les mot, comme ils l'avaient fait en Janvier, étaient suffisamment vagues pour suggérer qu'il y avait encore de l'espoir pour leur projet, que la FIFA pourrait encore être disposée à apporter son soutien. En moins de 48 heures, cependant, leurs espoirs ont été déçus. L'opposition au plan avait alors atteint son paroxysme. Les fans en Grande-Bretagne protestaient dans les rues, et les politiciens avaient menacé de promulguer des lois pour bloquer cette ligue. Infantino, tout comme il l'avait fait en janvier, a de nouveau subi la pression de Ceferin pour se distancier des plans. Il l'a fait dans un discours prononcé au congrès de l'UEFA le 20 Avril dans lequel il s'est effectivement éloigné du projet de Super League. "Nous ne pouvons que désapprouver fermement la création de la Super League. Une Super League qui est une boutique fermée. Une rupture avec les institutions actuelles, des ligues, des associations, de l'UEFA et de la FIFA. Il y a beaucoup à jeter pour le gain financier à court terme de certains. Ils doivent réfléchir et assumer leurs responsabilités.'' Quelques heures plus tard, se rendant compte que la condition ''essentielle'' que leur contrat avait exigée ne se concrétiserait pas, les premiers clubs ont commencé à s'éloigner. À la tombée de la nuit, les six clubs anglais avaient annoncé leur sortie. À minuit, trois autres fondateurs avaient suivi. Aujourd'hui, seules trois équipes (le Real Madrid, la Juventus et Barcelone) restent des résistants, refusant de signer une lettre d'excuses exigée par l'UEFA comme condition de leur réintégration dans le football européen. S'ils ne signent pas, tous les trois s'exposent à des sanctions importantes, y compris une éventuelle interdiction de la Ligue des champions. Infantino, quant à lui, fait face à ses propres pressions, sans parler des accusations de trahison. Le chef de la ligue espagnole, Javier Tebas, l'a ouvertement appelé l'un des cerveaux derrière la ligue séparatiste et a déclaré qu'il l'avait dit à Infantino lorsque les hommes se sont brièvement rencontrés au Congrès de l'UEFA. "C'est lui qui est derrière la Super League, et je lui ai déjà dit en personne", a déclaré Tebas ce mois-ci. "Je l'ai déjà dit et je le répète: derrière tout cela, il y a le président de la FIFA, Gianni Infantino." Affaire à suivre...
  12. RMCSPORT/BFMTV - C'est la BOMBE lancée par le New York Times, les instigateurs de la Super League avaient eu des discussions avancées avec la Fifa, pour que la nouvelle compétition soit reconnue par l’instance mondiale du football. Avant de finalement capoter. La Fifa "désapprouve" le projet de Super League européenne et apporte "sans le moindre doute" son soutien à l'UEFA. Voilà les mots choisis par Gianni Infantino, le président de la Fifa, après les révélations du projet de Super League. Certains y avaient vu une réaction timide, tardive, voire suspecte. Et ils vont être confortés dans leur idée. Car, selon les informations publiées jeudi par le New York Times, la Fifa était au courant du projet et en avait même discuté avec des membres fondateurs de la Super League. Des discussions entamées dès 2019 "En privé, selon des entretiens avec plus d'une demi-douzaine de dirigeants de football, dont un propriétaire de club de Super League, Infantino était au courant du plan et savait que certains de ses lieutenants les plus proches avaient engagé des pourparlers depuis des mois - au moins jusqu'à fin janvier", écrit le journaliste Tariq Panja, déjà à l’origine des révélations sur la Super League. Les discussions avec la Fifa auraient même débuté en 2019, avec "certains des plus proches collaborateurs d’Infantino dont le secrétaire général adjoint de la FIFA, Mattias Grafstrom". Pour les fondateurs de la Super League, l’approbation de la Fifa est primordiale. D’abord parce que cela éviterait que le projet ne s’enlise dans des litiges financiers et juridiques. Mais ce serait aussi l’assurance pour les joueurs de ne pas être bannis des compétitions internationales. "Lors d'au moins une de ces réunions, le groupe séparatiste a proposé qu'en échange de l'approbation de son projet par la Fifa, la Super League accepte la participation d'une douzaine de ses équipes phares à une Coupe du monde des clubs, soutenue par la Fifa. Les équipes ont également accepté de renoncer aux paiements qu'elles auraient gagné en participant, une aubaine potentielle pour la Fifa qui aurait pu empocher jusqu'à un milliard de dollars (820.000 millions d’euros) chaque année", détaille le New York Times. "Au milieu de l'année dernière, les conseillers disaient aux clubs que 'la Fifa était à bord', selon un propriétaire de club de Super League", ou au moins ouverte à l'idée de la nouvelle ligue. En janvier, une déclaration de la Fifa change tout Mais que s’est-il passé pour que la Fifa se rétracte? "Le 21 janvier, une déclaration a été publiée au nom de l'instance internationale et des six confédérations régionales de football, indiquant qu'une ligue européenne 'fermée' ne serait pas reconnue par la Fifa. La menace d'une interdiction de la Coupe du monde pour tout participant a été réitérée", explique le NY Times. Une déclaration qui a alors surpris les défenseurs de la Super League. Lorsque l’idée de la Super League a été rendue publique fin avril, la Fifa a été le dernier des protagonistes à publier une déclaration officielle. Quand Aleksander Ceferin, le patron de l'UEFA, qualifiait les présidents impliqués dans le projet de "serpents" et de "menteurs", la déclaration de la Fifa était d'ailleurs beaucoup plus mesurée. Son président Gianni Infantino ne s’était également pas montré très favorable à l’idée d’infliger des sanctions aux clubs impliqués, préférant marteler le terme de "dialogue" dans une interview accordée à L’Equipe. "Il faut toujours faire attention quand on parle de sanctions. […] C'est vite dit qu'il faut punir. C'est même populaire - ou populiste - parfois", avait-il expliqué. ®RMC SPORT
  13. Dans une interview publiée dans le journal Quotidiano Nazionale, Massimo Moratti a fait part de ses réflexions sur l'impact de l'implication de l'Inter dans la Super League, sur la demande du président actuel Steven Zhang pour que les joueurs acceptent une réduction de salaire et est revenu sur José Mourinho. "Je dirais que l'Inter est entrée secrètement et est sortie secrètement. Je pense que c'était un test de superficialité car en 24 heures, cela s'est avéré être un grand échec. En Italie, les excuses ont mis fin à l'affaire, mais en Europe, je ne sais pas." "Ne pas pouvoir profiter des meilleurs moments est précisément dans l'ADN de l'Inter, car il y a toujours quelque chose. Mais c'est l'Inter, les fans le savent et savent le supporter. Peut-être voudraient-ils des repères traditionnels, c'est étrange de voir des maillots qui n'ont ni de rayures, ni nos couleurs." "Zhang ne l'a pas fait exprès. Il était en Chine et il était impossible de revenir. On s'attendait à ce qu'il ne retourne pas en Italie uniquement avec des valises pleines d'argent mais pour résoudre la situation. Le Scudetto est venu grâce à Zhang, il a choisi Conte et a fait des investissements importants. Peut-être qu'il espérait la Super League et au lieu de cela, il a maintenant la partie la plus désagréable, voir la réalité et expliquer que les choses ne vont pas si bien." "J'ai peur qu'il y ait une réduction des effectifs, à commencer par le mercato. Le groupe actuel doit être conservé, car d'un point de vue psychologique, physique et technique cette équipe a de la valeur." "J'aimerais que les célébrations de l'Inter durent indéfiniment, et heureusement, nous, les fans, pouvons encore en profiter en voyant de bons matches, même maintenant. C'est une bonne démonstration de responsabilité car l'équipe continue de jouer avec une grande détermination." "Pour la Juve, le match est important, mais je suis sûr que malgré le titre, l'Inter voudra honorer le Derby d'Italia. Ce n'est pas dans le caractère de Conte de vouloir rendre les Bianconeri heureux. J'espère que ce sera un match merveilleux et que l'Inter me fera un beau cadeau aux fans. Si vous gagnez beaucoup comme Andrea Agnelli, des erreurs peuvent encore se produire. Il est également possible que tout soit dû au fait de penser qu'ils sont forts et qu'ils peuvent se permettre un entraîneur très intelligent mais inexpérimenté comme Andrea Pirlo. Mais Andrea a les pieds sur terre et le fera à nouveau. La Juve redémarrera avec lui et redeviendra le protagoniste et l'adversaire très dangereux de l'Inter." "Je ne peux qu'espérer que Conte aura la patience nécessaire pour maintenir l'esprit d'appartenance manifesté sur le terrain, pour que tout cela le fasse décider de rester. Antonio a montré qu'il se soucie de l'Inter, les fans sont fiers de lui." "Concernant José, pour moi ce n'est pas une trahison, la Roma est un choix judicieux, j'aurais été désolé de voir José avec Milan ou la Juve. J'espère qu'il a regretté d'avoir quitté l'Inter si vite!"
  14. Dans une interview accordée à la Nacion, notre légende parle de son premier titre en tant que vice-président. Il évoque le bon travail de Conte, de la valeur de Lauti et à quel point le club a été près d'être vendu par le Suning. Est-ce que vous voulez évoquer la défaite en finale de la Ligue Europa et être dernier dans le groupe de la Ligue des Champions? "Oui, ainsi qu'avoir également perdu quelques matchs clés en Serie A l'année dernière. Tous les groupes, s'ils veulent vraiment grandir, doivent passer par ces moments et apprendre à les gérer. Les mauvais moments confirment que ce que vous faites ne suffit pas. Maintenant, une fois que vous avez le diagnostic, vous devez voir comment résoudre le problème. Et ce groupe a continué à progressé, ils ont compris que ce qu'ils avaient fait ne suffisait pas." Pourquoi dites-vous que vous êtes plus proche du terrain maintenant? Parce qu'Antonio Conte vous offre une place que d'autres techniciens ne vous proposaient pas? "C'est inconfortable de parler de moi, mais j'ai l'impression d'être un gars très local. Je l'ai toujours été, et plus maintenant avec des responsabilités de leadership en tant que vice-président. Je ne voudrais jamais être un gars "peu commun" comme on dit ici. Quand vous êtes dans un endroit, vous réalisez s'il y a de l'harmonie ou de la réceptivité de l'autre côté, et parfois il n'y en a pas. Je me souviens du premier déjeuner que j'ai eu avec Antonio, il venait de signer, et je m'étais déjà rendu compte que quelque chose commençait. Il a une énorme capacité et beaucoup de conviction pour transmettre ses idées. Oui, il m'a donné l'espace et la confiance nécessaires pour être proche du groupe." Qu'est-ce que Conte a réussi en tant que technicien? "Principalement dans la culture du travail. Il est infatigable. Et puis sa mentalité a fait prendre conscience à un groupe, dont beaucoup étaient jeunes, qu'ils pouvaient gagner. Il a insisté, surtout dans l'adversité, pour croire en un travail. Ce seul travail allait servir de sauvegarde. Quand rien ne va, s'il y a un travail de fond, il est celui qui peut vous sauver. Depuis son arrivée, il n'y a pas eu un jour où il n'a pas réfléchi à la façon d'améliorer l'équipe. Ses mérites vont encore plus loin que de remporter le titre après une décennie et d'interrompre le règne de la Juve. Il a également été chargé de valoriser les joueurs, de repositionner le club. Il a fait en sorte que le groupe le suive." Conte, en tant que joueur et entraîneur, a passé 16 ans à la Juventus, la grande rivale de l'Inter. Comment pensez-vous que les fans les uns des autres l'évaluent? "Je pense que le fan de la Juve ne devrait pas aimer tout ce qui a conduit l'Inter au titre, rien de moins. Le fan de l'Inter, au début, l'avait sûrement un peu étudié, évalué, mais je pense qu'il s'est immédiatement rendu compte, à partir de la façon de travailler d'Antonio, que le gars allait se donner complètement. Au-delà du fait qu'Antonio a beaucoup joué pour la Juventus, depuis son arrivée à l'Inter, pas un jour ne s'est passé sans être à 100% pour améliorer l'équipe. Ici, on dit "il a soutenu la cause", il a relevé le défi, il a relevé ce défi comme un homme 100% interista." Et vos souvenirs contre lui, sur le terrain? "Imaginez avec la rivalité entre l'Inter et la Juventus et les deux étant dans la même zone, au milieu de terrain. Nous nous sommes croisés mille fois en mille matchs, mais nous n'avons jamais eu de problèmes. Nous nous traitons toujours les uns les autres avec un grand respect. Il était intense, viscéral, mais il jouait son jeu, il ne s'intéressait à rien d'autre. Il avait un tempérament et une personnalité, mais il ne recherchait pas le conflit." Quelles ont été les clés de la saison et les mérites de l'équipe? "La clé était que la direction n'a jamais cessé de croire. Même au-delà du fait que nous ayons terminé derniers de notre groupe. Nous avons bien joué en Ligue des champions, mais lors des deux matches contre le Shakhtar Donetsk, nous avons raté d'un but, car nous avons fait match nul 0-0 à chaque fois. Mais le groupe n'est pas resté dans ces regrets, il est devenu plus fort et a dit "maintenant on vise le championnat". Et ce n'était pas facile à ce moment-là, nous étions deuxième ou troisième, Milan était très fort mais l'équipe est devenue plus forte, ils se sont rebellés et n'ont pas abandonné." Quels aspects du football voudriez-vous souligner, mis à part les buts de Lautaro et Lukaku? "La croissance de la phase défensive a été très bonne. La dynamique de l'équilibre du milieu a ajouté quelque chose, et tout l'ensemble a donné des assurances à l'équipe." Et vos mérites? "Mineurs. Peut-être, d'être toujours au service, mais surtout dans les moments difficiles, car tout le monde n'est pas là dans les mauvais moments. Travaillez en silence, aligné sur une seule idée et faites-la avancer. Soyez une équipe sur et en dehors du terrain. Quand je jouais, pour moi, tout se terminait avec le match. J'ai appris, il y a longtemps, que pour les 11 qui entrent sur le terrain, il y a une organisation qui doit ajuster tous les détails pour que ces 11, précisément, n'aient qu'à jouer." Pensez-vous que l'explosion de joie des fans sur la place du Duomo était un échappatoire de tant de mois sans pouvoir aller au stade? "Le public est absent des stades. Imaginez le nombre de personnes qui nous auraient suivis dans une campagne comme celle-ci. Nous prenons des dispositions pour qu'au dernier rendez-vous, à domicile contre l'Udinese, que certains puissent entrer. Quoi qu'il en soit, et à sa manière, le fan de l'Inter s'est fait sentir à tout moment. Et c'est aussi une grande satisfaction, car le championnat se gagne au-delà de toutes les difficultés qui se sont présentées. Jusqu'à 80% du campus a été touché par le virus. Bien sûr, cela est également arrivé à d'autres clubs, mais à l'Inter, nous en avons vraiment souffert. Nous étions la dernière équipe à avoir joué la saison dernière en raison de notre participation à la finale de la Ligue Europa, et sans presque aucune pré-saison, tout de suite, l'équipe a commencé la saison 2020-2021. Et l'équipe le voit: ça va, ça va, ça va et ça va, et c'est grâce à l'excellent travail du personnel d'Antonio. L'avantage d'avoir un entraîneur comme Antonio, c'est que cela vous oblige à vous élever, à être meilleur. Et je ne parle pas seulement des joueurs, mais de tout le monde autour. Cela vous force, cela vous oblige. C'est ainsi que vous réalisez ce que vous êtes, c'est ainsi que vous apprenez. Pour moi, de mon rôle de leader, il a été très important d'avoir un gars qui m'oblige constamment à être attentif aux moindres détails." Il y a 44 buts entre Lukaku et Lautaro Martínez, jusqu'à présent. L'Inter a-t-elle le meilleur attaquant d'Europe? "Nous avons l'une des meilleures paires d'attaque. Les deux se complètent très bien. Lauti et Lukaku jouent ensemble depuis deux ans maintenant et vous vous rendez compte qu'ils se sentent à l'aise, ils se cherchent, ils s'entraident. C'est agréable de les voir jouer. Et l'équipe est également importante pour eux, car il y a beaucoup de travail derrière pour que l'équipe sache comment vous trouver pendant les matchs. Il semble qu'ils ont joué par automatisme, et c'est peut-être vrai, mais parce qu'il y a un énorme travail derrière cela." Comment analysez-vous l'évolution de Lautaro? "Les affaires courantes de Lautaro me font très plaisir. Lorsque vous achetez un jeune joueur en Argentine, vous rêvez qu'il ait l'évolution que Lautaro a eue. Nous sommes allés à la recherche d'un garçon de 20 ans et nous ne nous sommes pas trompés. La première année, il s'adaptait, jouait ce qui était nécessaire; la deuxième année a consolidé et confirmé ses vertus, et cette troisième année a été d'une importance totale. Et là, il y a aussi un mérite de l'entraîneur, car il l'a mis au défi de se renforcer. Vous souvenez-vous quand Conte a dit que tout allait dépendre de Lautaro pour être un bon joueur ou un joueur d'élite? Eh bien, Lauti a sagement pris ses conseils pour grandir, pour atteindre l'élite. Et nous parlons d'un garçon de 23 ans, qui a encore beaucoup à améliorer et à donner. Le plafond de Lautaro Martínez n'est même pas en vue. L'Inter lui a donné le temps, l'a accompagné, et il ne l'a pas gaspillé. C'est pourquoi cela me rend également très heureux." Inter a-t-elle déjà assimilé que dans chaque mercato, il y aurait mille rumeurs autour de Lautaro? "Lorsque vous avez de bons joueurs, ils veulent les acheter. C'est comme ça, ici il y a beaucoup de joueurs qui ont pris de la valeur et aujourd'hui l'Inter possède un patrimoine économique important. Les jeunes sont nombreux: Alessandro Bastoni a 22 ans; Hakimi, également 22 ans; Nicolo Barella, 24 ans; Skriniar, 26 ans; Lukaku a 27 ans, Lautaro 23. Il y a six ou sept joueurs qui aujourd'hui, je me demande, qui ne voudraient pas d'eux dans leur équipe." Qui est Lukaku en dehors du terrain? "Un gamin très disposé avec tout le monde, généreux. Détendez-vous, membre de la famille, il fait partie de ces joueurs qui forment un groupe et sont des leaders silencieux." Les rumeurs selon lesquelles le Suning cherchait des acheteurs ont-elles été très gênantes pendant la saison? "Il est vrai qu'au milieu de la saison le club pouvait être vendu. Il a traversé et traverse de grands problèmes financiers. Nous ne sommes pas les seuls à avoir des problèmes, bien sûr, car la pandémie a engendré de nombreux déficits. Mais c'est vrai, en tant que club, nous devons encore nous améliorer. Le travail de l'entraîneur et des joueurs était très bon, et c'est visible, finalistes de la Ligue Europa et champions de Serie A en deux ans, mais en même temps, le club doit aspirer à plus. Le club doit améliorer beaucoup de mécanismes, c'est la réalité." Est-ce que les chiffres sont toujours dans le rouge? "Les problèmes financiers persistent. Et cela peut prendre quelques années pour retrouver votre équilibre. Il faudra que les gens retournent dans les stades, que vous, en tant qu'institution, puissiez satisfaire les sponsors. Ce n'est que lorsque nous retrouverons la normalité et la stabilité que nous grandirons à nouveau. J'y ai lu que les pertes de l'Inter avaient été de 102 M€. Aujourd'hui, la situation est compliquée, il n'y a aucune raison de la cacher, mais au moins, avec le bonheur d'avoir remporté le championnat, bien que cela doive être le point de départ pour passer à l'étape suivante. Cela ne devrait être la base que si vous voulez vraiment construire un projet qui dure dans le temps. Mais cela dépendra beaucoup de nous en tant que société sportive; il faudra être très clair sur le parcours." De quoi dépend la rentabilité d'un grand club? "De la gestion. Soyez efficace, ordonné, soigné et créatif. Les revenus TV sont importants, mais vous ne pouvez pas simplement dépendre uniquement de ça. Vous devez avoir une stratégie qui vous permet de vous développer à l'échelle mondiale, de valoriser la marque et de toujours inclure des projets sociaux. Tout cela doit vous conduire à être durable dans le temps, ce qui est le défi le plus difficile, et pour tous les clubs." Et la construction du nouveau stade? "C'est un sujet dont on parle depuis deux ou trois ans et on attend toujours des définitions. C'est un projet commun avec Milan, mais les permis dépendent de la commune et d'une commission qui ne finit jamais son analyse. Quand tout semble ok et que nous commençons, quelque chose se passe toujours. La pandémie, probablement, n'a pas aidé pour toutes les problèmes qu'elle a amenés." Comment le fan a-t-il assumé la gestion du club par différentes firmes étrangères? "Le fan attend, observe, analyse et quand il voit beaucoup de choses qu'il n'aime pas, il se fait entendre. Et ça va comme ça." Comment cela s'est-il passé avec la Super League européenne? "Cela a si peu duré, c'est quelque chose qui ne l'était pas. La réponse a été donnée par le fan de football. Et pas seulement les fans des 12 clubs fondateurs, mais tous les fans de football. C'était une erreur et il faut apprendre de ses erreurs. Cela aidera sûrement la FIFA, l'UEFA et toutes les grandes organisations de football, ainsi que les clubs, à se rassembler et à essayer de trouver des moyens d'améliorer le football; vos compétences, vos revenus..." Lorsque le logo a changé, de nombreux fans ont eu peur. Ils craignaient la dépersonnalisation du club. "Beaucoup de choses ont été dites, mais le nom n'a pas changé. Vous pouvez innover parce que vous ne devez pas ignorer que le monde change. Mais là chose dont vous ne pouvez pas vous échapper, c'est la tradition, ce que vous ne pouvez jamais oublier, c'est votre histoire. Vous ne pouvez pas laisser le passé disparaître. Tout est accepté sauf ça. Votre identité et vos valeurs ne peuvent jamais être perdues." N'y a-t-il pas de plans de changements à l'horizon? "Pas pour le moment, et j'espère que non. Et si quelque chose comme ça se produit, nous allons sûrement nous asseoir pour en discuter." Dédicace: Fabio, merci pour ton aide.
  15. Le message est clair et sans équivoque, il ne laisse aucune place au doute : Les Tifosi sont contre la Super League. Révélation de la Gazzetta Dello Sport En effet, un sondage a été réalisé entre le 21 avril et le 23 avril par SWG à la suite de la création et l’autodestruction du nouveau tournoi Les premiers mots des intervenants contactés, à travers le monde du ballon rond, ont été "ennuyeux", "mortel", "source de division". Il y a d'ailleurs une image de la population moyenne encore plus prononcé que celle des tifosi: "Ceux qui soutiennent les équipes concernés se sont sentis trahi, d’autres ne sent sentaient plus apte à rêver. " Ce sentiment a été approfondi à travers une autre question du sondage: Etes-vous favorable ou contraire à la Super League ? La majorité est fortement contre, une condition qui uni d’ailleurs toute tifoseries confondues : 67% pour les interistes 60% pour les milanistes 65% pour la moyenne des tifosi qui supportent d’autres équipes Seul 4% s’est montré favorable à ce tournoi d’élite 40% se sont montrés contraire. Les juventines sont les plus ouverts à l’idée, même si la grande majorité des supporters bianconeri la conteste Le sondage a été plus loin afin de connaitre et de comprendre les raisons des votes des participants... A la question : La création de la Super League aurait été 65% des sondés ont répondu qu’il s’agissait d’un manque de respect envers les tifosi et les passionnés, tenu à l’écart de tout. Suivi de: Une forme d’avidité et d’égoïsme de la part d’une petite franche qui désire s’enrichir Une forme de chantage, d’intimidation pour mettre la pression sur des réformes qui favoriserait certains Une nécessité pour augmenter les recettes des grands clubs et se sauver de la crise financières Au-delà du potentiel bénéfice économique, le temps et la façon d’agir en a laissé de marbre plus qu’un : Les tifosi veulent faire entendre leur voix: ils ont été écoutés et suivi, d’où la question suivante: Qui sort grandi de cette histoire ? La réponse la plus cliquée est "personne". Les tifosi le Football comme sport : car l’idée du mérite et de la magie que tous les passionnés aiment se doit d’être préservé Le public doit à présent être reconquis 28% des Italiens se sentent moins proche du football actuel comparé à celui d’antan Pour les tifosi les plus attachés à leurs équipe, ce qu’il s’est passé ne les a que très peu secoué : seulement 1 sur 10 se dit refroidis par toute cette histoire ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  16. Sur Tweeter, Swiss Ramble, relayé par the Guardian, a fait une analyse complète de l'état financier des 12 clubs formant la Super League. internazionale.fr vous livre l'analyse et traduction intégrale. Bonne lecture et bon courage. Introduction A peine une Super League européenne (ESL) a-t-elle été annoncée que les plans ont été mis de côté, du moins pour le moment. Mais quels ont été les facteurs qui ont poussé les 12 clubs séparatistes à ce mouvement profondément impopulaire? Comme d'habitude, tout était une question d'argent, une combinaison de peur et de cupidité. La question de savoir si le football est fauché est discutable, mais il ne fait aucun doute que nombre des 12 clubs de l'ESL sont confrontés à de graves problèmes financiers. Dans une certaine mesure, cela aide à expliquer pourquoi Dirty Dozen chercherait plus de revenus. Mais ça n'excuse pas ce plan horriblement mal conçu. Pertes financières des clubs Il n'est pas nécessaire de chercher trop loin pour voir la gravité de la situation financière avec les pertes avant impôts des 12 clubs ESL totalisant 667 M£, avant même que le Liverpool n'annonce ses résultats. Trois d'entre eux ont perdu plus de 100 M£: Milan 169 M£, Man. City 125 M£ et Barça 112 M£. Bien sûr, la perte de 2019-2020 est due à l'impact du COVID-19, mais certains luttaient déjà avant, en particulier les clubs italiens, qui ont signalé de lourds déficits, au cours des 3 dernières années Milan 402 M£, Inter 130 M£ et la Juve 104 M£. Il convient également de noter que ces pertes auraient été encore plus importantes sans l'impact significatif des ventes des joueurs. Au cours des 3 dernières années, 5 clubs ont généré des bénéfices supérieurs à 200 M£: la Juve 341 M£, le Barça 337 M£, Chelsea 316 M£, le Real 223 M£ et l'Atletico 210 M£. Hors bénéfices sur les ventes de joueurs (et bonus à payer), les pertes d'exploitation sont énormes, s'élevant à 1,2 milliard de livres sterling en 2019-2020 (hors Liverpool). Encore une fois, la pandémie a frappé, mais les clubs ont constamment perdu de l'argent sur leurs activités récurrentes au cours des dernières années. Cela est particulièrement évident en Italie, où les pertes d'exploitation du Milan et la Juve au cours des 3 dernières années sont supérieures à 400 M£. C'est identique en Espagne, en particulier le Barça 381 M£. En général, les clubs anglais ont une meilleure tête, même si le déclin de Arsenal est préoccupant. Revenus des clubs À première vue, les clubs de l'ESL devraient bien se porter, car les revenus ont augmenté régulièrement, par exemple. de 1,5 milliard de livres (43%) en 5 ans de 3,4 à 4,9 milliards de livres. Les revenus gagnés par les clubs de l'élite sont vraiment impressionnants: Barça 627 M£, Real 627 M£, Man. United 509 M£, Liverpool 490 M£ et Man. City 482 M£. Cependant, il y a eu une forte baisse des revenus en 2019-2020, en raison de la pandémie, les 12 clubs ayant enregistré une baisse de 739 M£ (13%): Man. United 118 M£, Barça 114 M£ et Tottenham 68 M£. Les chiffres seront encore pires en 2020-2021 après une saison complète à huis clos. Les revenus de diffusion ont été à l'origine d'une grande partie de la croissance des revenus, passant de 500 M£ (36%) au cours des 5 dernières années, passant de 1,4 à 1,9 milliard de livres sterling, le Barça a gagné 218 M£, suivi de Liverpool 204 M£, du Real 196 M£, de Man. City 190 M£. L'importance de la qualification européenne est claire, par exemple, la Milan a seulement 56 M£. Cependant, les revenus de la télévision ont été gravement impactés en 2019-2020, en raison d'une combinaison de remises aux diffuseurs et de report des revenus jusqu'en 2020-2021 (la saison étant prolongée au-delà de la clôture comptable), entraînant une baisse de 597 M£ (24%). Les clubs anglais ont été particulièrement touchés. L'Europe est extrêmement importante pour les clubs de l'ESL, en particulier en Espagne et en Italie. Les revenus les plus élevés des 5 dernières années sont la Juve 446 M€, le Real 416 M€, le Barça 392 M€, Man. City 386 M€ et l'Atletico 355 M€. Cependant, lorsque les clubs ne se qualifient pas pour la Ligue des champions, cela fait vraiment mal au portefeuille. C'est au cœur de la proposition ESL avec ses places garanties pour les 15 Clubs Fondateurs. Le secrétaire général, Anas Laghari, a déclaré qu'il y avait une réelle frustration parmi les propriétaires face à l'imprévisibilité du système instable actuel, préférant la certitude d'un modèle américain. Sur le plan intérieur, l'accord sur les droits télévisuels de la Premier League éclipse les autres ligues, d'une valeur de 3,6 milliards d'euros par an, bien devant la Liga 2,0 milliards d'euros, la Bundesliga 1,4 milliard d'euros, la Serie A 1,3 milliard d'euros et la Ligue 1 0,8 milliard d'euros. Cela explique pourquoi les clubs non anglais ont été plus enthousiastes à propos de la Super League. Cependant, les droits télévisuels semblent stagner. La Premier League a dû annuler son lucratif accord chinois après un non-paiement, tandis que le nouvel accord avec Mediapro en France s'est effondré. Le nouvel accord de Bundesliga est 5% inférieur à l'ancien, tandis que la Serie A a rejeté l'offre de Sky jugée étant trop faible La journée de match est la source de revenus la moins importante, n'ayant augmenté que de 98 M£ (14%) au cours des 5 dernières années, mais valant toujours 786 M£ par an pour les 12 clubs: Barça 111 M£, Real 95 M£ et Tottenham 94 M£. En d'autres termes, ces revenus seront perdus en 2020-2021 à cause des matchs à huis clos. En 2019/20, les revenus des journées étaient déjà en baisse de 155 M£ (16%), car les matchs ont été joués sans fans pendant les 3 derniers mois de la saison. Les clubs les plus touchés financièrement étaient le Real 33 M£, le Barça 29 M£ et la Juve 21 M£. Les revenus commerciaux ont également stimulé la croissance, passant de 0,9 milliard de livres (65%) de 1,3 à 2,2 milliards de livres. En fait, quatre des clubs de la Super League gagnent plus de 250 M$ grâce à cette source de revenus: Real 336 M£, Barça 298 M£, Man. United 282 M£ et Man. City 250 M£. En fait, les revenus commerciaux ont assez bien résisté à la pandémie, de nombreux clubs augmentant leurs revenus en 2019-2020, en particulier en Angleterre avec Arsenal 31 M£, Liverpool 28 M£ et Tottenham 27 M£, principalement en raison de nouveaux accords de sponsoring, bien que le nouveau stade ait également aidé les Spurs. Cependant, cela dissimule certains points préoccupants concernant les revenus commerciaux de certains clubs. Aucune croissance chez Man. United au cours des 4 dernières années (et TeamViewer en fait beaucoup moins que Chevrolet). L'Inter en baisse d'un tiers (50 M£) en 2019-2020 (résiliation des sponsorings chinois), et le Milan a régulièrement diminué. Problème de salaires? Bien sûr, bon nombre des problèmes financiers sont auto-infligés, la majeure partie de la croissance des revenus allant simplement à des salaires plus élevés, qui ont augmenté de 1,2 milliard de livres (60%) en 5 ans, passant de 1,9 à 3,1 milliards de livres. Les trois charges salariales les plus élevées sont le Barça 389 M£, Man. City 351 M£ et le Real 332 M£. En conséquence, le ratio salaires sur chiffre d'affaires est passé à 64% pour les clubs de Super League. Ce n'est pas trop mal, mais il y a un large éventail parmi les 12 avec le Milan à 108% étant le pire, suivi de Man. City 73% et la Juve 71%. Tottenham sont à l'autre bout avec 46%. C'est un autre élément clé du plan Super League avec une limite de 55% des revenus pour les salaires des joueurs, les transferts et les frais d'agent, soit beaucoup moins que l'actuel 64% pour les seuls salaires, augmentant ainsi la rentabilité. L'impôt sur le revenu a également été égalisé à 45%, supprimant un désavantage espagnol. La dette importante Un autre problème financier majeur pour les 12 clubs de la Super League est la dette de 5,6 milliards de livres sterling, selon la définition de l'UEFA: dette financière (3,5 milliards de livres sterling) et dette de transfert (2,1 milliards de livres sterling). De plus, la quasi-totalité de la dette financière provient des banques (3,3 milliards de livres sterling), contre seulement 0,2 milliard de livres sterling des propriétaires. Si nous incluons d'autres dettes, telles que les sommes dues au personnel, aux autorités fiscales, aux fournisseurs et aux autres créanciers, la dette totale s'élève à 7,4 milliards de livres sterling. Tottenham dispose de 1,2 milliard de livres sterling (nouveau stade), suivi du Barça de 1,0 milliard de livres sterling (dont 180 M£ de salaires), l'Atletico 804 M£ et Man. United 771 M£. Une des raisons pour lesquelles le Barça a plus de problèmes d'endettement que les clubs anglais est qu'elle est en grande partie à court terme, c'est-à-dire qu'elle doit être remboursée dans les 12 prochains mois: 641 M£ pour Barcelone (y compris 236 M£ de prêts bancaires), tandis que pour Tottenham et Man. United, ce n'est que 332 M£ et 130 M£ respectivement. À moins que l’argent ne soit fourni sans intérêt par le propriétaire d’un club (comme le cas de Chelsea), la dette a un prix. L'année dernière, les paiements d'intérêts les plus élevés étaient le Barça 23 M£, Man. United 20 M£, l'Inter 15 M£ et Tottenham 14 M£. Le Real augmentera avec des prêts importants requis pour le réaménagement du stade. Les fans de Man. United seront conscients que leur club a payé des sommes énormes pour le privilège d'avoir les Glazers comme propriétaires. Depuis le rachat par emprunt, ils ont dépensé plus d'un milliard de livres sterling en financement: 704 M£ d'intérêts, 234 M£ de remboursement de dette et 125 M£ de dividendes. En moyenne 42 M£ au cours des 5 dernières années. À l'opposé, certains clubs ont exigé un financement substantiel de leurs propriétaires pour couvrir les pertes. Par exemple, depuis 2014, plusieurs propriétaires du Milan ont investi environ 850 M€, tandis que les actionnaires de la Juve ont fourni plus de 500 M€ de capital depuis 2007 (dont 298 M€ en 2020). Course en avant Il est clair que les clubs de la Super League sont confrontés à des défis financiers difficiles, mais c'est en grande partie de leur faute. Ils ont bénéficié d'avantages substantiels par rapport aux autres, mais ont décidé d'aller chercher encore plus d'argent, plutôt que de s'attaquer aux problèmes structurels, leur devise étant apparemment l'avidité est bonne. L'écart de revenus entre les 12 clubs de Super League et les autres dans leurs ligues nationales est énorme. Par exemple, le classement le plus bas des Big Six en Angleterre, Arsenal, a presque deux fois plus que le deuxième plus élevé. Même histoire en Espagne pour le club classé 3e. Plus proche en Italie, mais la Juve a des kilomètres d'avance. Les 6 clubs anglais de l'ESL représentent 57% du chiffre d'affaires total de la Premier League, tandis que les 3 clubs espagnols couvrent 56% et les 3 clubs italiens 40%. En termes de revenus moyens, les clubs ESL espagnols sont 7 fois plus élevés que les autres, les clubs italiens 4 fois et les clubs anglais 3 fois. C'est une histoire similaire pour les salaires, peut-être le meilleur indicateur financier de succès sur le terrain. Sans surprise, les 12 clubs de la Super League occupent les premières places dans leurs ligues nationales. L'écart avec les autres clubs est particulièrement marqué en Espagne et en Italie (du moins pour la Juve). En conséquence, les salaires moyens des clubs de Super League espagnole sont de 307 M£, soit 7 fois plus que les 47 M£ des 14 autres clubs de la Liga. En Italie, c'est 4 fois plus (188 M£ contre 52 M£), tandis qu'en Angleterre, c'est seulement 3 fois plus (273 M£ contre 107 M£). Concernant les mercatos et coefficient UEFA En ce qui concerne les dépenses de transfert (brutes) sur 5 ans, c'est à peu près la même chose en Espagne et en Italie, bien que le Barça et la Juve soient bien en avance avec environ 1 milliard de livres sterling chacun. Il y a plus de variations en Angleterre, en grande partie en raison des achats relativement faibles de joueurs chez Arsenal et Tottenham. Néanmoins, les dépenses de transfert brutes moyennes comparatives sont identiques aux salaires: l'Espagne 7 fois plus que les autres clubs au niveau national (673 M£ contre 95 M£); Italie 4 fois plus (638 M£ contre 162 M£); et l'Angleterre 3 fois plus (702 M£ contre 232 M£). Ce n’est pas comme si les autorités du football n’avaient pas tenté d’apaiser les clubs de la Super League par le passé. Par exemple, l'UEFA a introduit un classement par coefficient pour distribuer les revenus de la Ligue des champions qui leur bénéficient clairement, par exemple aux plus riches: Real 35 M€ et Barça 34 M€. De même, le dernier accord de Premier League a vu une baisse de 7% des droits nationaux, mais une augmentation de 34% des droits à l'étranger. Celles-ci étaient auparavant réparties de manière égale, mais cela a été modifié, de sorte que l'augmentation est répartie en fonction de la place où les clubs terminent, au profit des Big Six, généralement. En outre, le nouveau format de la Ligue des champions fera passer le nombre de clubs de 32 à 36, dont 2 places par coefficient de l'UEFA, soit un filet de sécurité pour les grands clubs. Ce cochon de tirelire gonflé d'une compétition augmentera considérablement le nombre de matchs dans une tentative flagrante de gagner plus d'argent de la télévision. Il n'est pas étonnant que d'autres clubs aient si mal réagi, car la Super League aurait pu avoir un impact énorme sur leurs revenus, par exemple réduire l'accord télévisé de la Premier League si les clubs étaient radiés. Les clubs en dehors des Big Six gagnent entre 67% et 88% de la diffusion. Et qu'en est-il des propriétaires qui ont versé de l'argent dans des clubs de Premier League, tels que Everton (348 M£ au cours des 5 dernières années), Aston Villa 337 M£ et Brigton 175 M£? La Super League leur aurait effectivement fermé la porte au nez. Cela pourrait aussi signifier que Mike Ashley ne pouvait pas vendre Newcastle. L'European Super League Selon les médias, chaque club de Super League recevrait un bonus de bienvenue, de 270 M€ (11 clubs) ou 135 M€ (4 clubs) d'un pot de 3,5 milliards d'euros financé par JP Morgan à dépenser dans les stades, les terrains d'entraînement ou la couverture des pertes liés au COVID-19. En fait, un prêt contre des revenus futurs à rembourser. Le revenu annuel serait réparti de 4 manières: (a) part égale pour 15 clubs fondateurs 32,5%; (b) part égale pour les 20 clubs: 32,5%; (c) paiement au mérite 20%, distribué comme Premier League; (d) profil du club 15%. De plus, le Real et le Barça obtiennent 60 M€ les 2 premières années. En supposant un chiffre d'affaires de 4 milliards d'euros (bien supérieur à 3,25 milliards d'euros de l'UEFA), il a été estimé que les 15 clubs fondateurs gagneraient entre 241 M€ et 175 M€. Les 5 qualifiés recevraient 80 à 94 M€. Ces chiffres sont évidemment modélisés, mais cela donne une idée du prix. Pour mettre cela en perspective, c'est presque deux fois plus que les plus hauts revenus de la Ligue des champions 2019-2020: PSG 127 M€, Bayern 125 M€, Barça 100 M€ et Man. City 95 M€. Ce n'est pas une tentative pour justifier la Super League, mais cela explique l'attraction. La Super League a fait valoir que les paiements de solidarité aux clubs non participants seraient plus de 3 fois supérieurs à ceux de l'UEFA. Ils sont actuellement de 130 M€ (4% de 3,25 milliards d'euros), ce qui implique des paiements annuels d'environ 400 M€ (en ligne avec les 10 milliards d'euros annoncés sur 23 ans). Tout cela semble merveilleux, mais l'hypothèse d'un accord de diffusion de 4 milliards d'euros (deux fois l'argent de la Ligue des champions) semble agressive, d'autant plus que la Super League n'avait pas de partenaire de diffusion aligné. En fait, les principaux acteurs se sont retirés (Sky, BT, DAZN et Amazon). En outre, les clubs devraient rembourser le financement de JP Morgan de 3,5 milliards d'euros, qui coûterait 264 M€ par an (taux d'intérêt de 2 à 3%). Il y a aussi le fait gênant que la banque d'investissement ait depuis retiré son soutien après la réponse extrêmement négative. Conclusion Bien que les fans puissent penser qu'il s'agit d'un cas de "tout est bien qui finit bien", il ne serait pas surprenant que les principaux clubs aient une autre chance de former une Super League à un moment donné. Le souci est que la prochaine fois, ils pourraient en fait élaborer un plan cohérent avec de bien meilleures relations publiques.
  17. En effet, malgré le naufrage de la Super League, Il Sole 24Ore nous confirme que Suning, assisté par la Goldman Sachs Usa, serait en processus avancé pour obtenir un financement à hauteur de 250 millions d’euros. Pour parvenir à ce résultat, Suning négocie avec trois fonds d’investissement américain : Fortress, King Street Capital Management, et Bain Capital Credit. Si la démarche entreprise par le Suning s’avère complexe, étant donné qu’il aura aussi la lourde tâche de signer un nouveau Main-Sponsor qui devra remplacer Pirelli, il ne faut absolument pas oublier la Direction actuellement mise en place à Milan. Comme le révèle Tuttosport, en juin 2022, nous ferons face à la fin des contrats actuel de : Giuseppe Marotta Antonio Conte Dario Baccin Piero Ausilio Et un effort du Suning devra être consenti pour confirmer ce bloc dirigeant, comme ce fut le cas, l’été dernier à la Via Bellini. Suning devra se montrer décidé, car il devra également gérer les prolongations de contrat des joueurs interistes : Lautaro Martinez Alessandro Bastoni Marcelo Brozovic Danilo D’Ambrosio Mais surtout Nicolò Barella qui doit être blindé Antonio Conte souhaite continuer son aventure à l’Inter, mais il veut avoir la garanti que des investissements seront consentipour performer en Europe: Pour passer la phase de groupe et créer un groupe capable de soulever le précieux trophée. S’il est spécialiste des trophées nationaux, son objectif est de soulever un titre continental, à l’instar de Josè Mourinho ou Josep Guardiola qui dispose d’une armoire à trophée européenne bien garnie Pensez-vous que Suning sera se montrer convaincant ? Ou l’Inter risque-t ’elle de tout perdre en l’espace d’un été ? ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  18. L'Inter ne sera pas autorisée à jouer en Serie A si elle rejoint une autre ligue séparatiste à l'avenir, comme l'explique la Gazzetta dello Sport. La Gazzetta a confirmé que la Fédération italienne de football (FIGC) avait adopté une nouvelle législation pour empêcher les équipes de rejoindre des compétitions telles que la Super League européenne. L'article 16 du règlement normatif de la FIGC stipule désormais qu'il sera interdit aux équipes de jouer en Serie A si elles jouent dans des compétitions qui ne sont pas reconnues par la FIFA, l'UEFA ou la FIGC. La loi a été adoptée à l'unanimité lors de la réunion du conseil fédéral d'aujourd'hui, Beppe Marotta votant également pour.
  19. La Fédération italienne a été radicale : Selon la Gazzetta Dello Sport, la Conseil Fédéral a modifié l’article 16 de la NOIF, soit les Normes d’Organisation Interne Féderale "A la fin de l’inscription au Championnat, les clubs doivent s’engager à ne pas participer à des compétions de types privées et non reconnue par la Fifa, l’UEFA et la FIGC. La participation à ces compétitions organisées par des organisations privées non-reconnue mettra un terme à l’affiliation." - Gabriele Gravina Selon la Rosea, cette nouvelle règle légifèrera aussi en matière de tournois amicaux Il Padrio a voté "La modification a été votée à l’unanimité : Giuseppe Marotta, l’Administrateur Délégué de l’Inter et Conseiller Fédéral a également voté pour le Oui." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  20. En effet, après la bombe relative à la Super League suivi de l’introduction d’une clause de loyauté pour participer à la Serie A, la Gazzetta Dello Sport nous révèle que le Conseil Fédéral souhaite marquer un tournant historique pour le Championnat de première division italienne: Les Play-Offs Ceux-ci permettraient de diminuer le nombre d’équipes professionnel, voici la déclaration de Gabriele Gravina: "Je suis seulement déçu de m’être trompé dans le temps, car cela faisait deux ans que j’en parlais. La Premier League songe aussi aux Play-Offs. J’espère qu'il sera possible de favoriser une réflexion aussi à l’intérieur de cette entité." "Si vous me demandez si je suis ou pas favorable aux Play-Offs, je vous répondrais que j'y suis extrêmement favorable. Mais il est clair qu’il faudra échanger avec toutes les parties pour ce projet: Cela doit également partir du fait que chaque composante devra renoncer à quelque chose, Il n’est pas possible de faire des réformes en n’observant uniquement ceux que font les autres." L’exemple belge à suivre ? Voici ce que nous dit Wikipédia : Pour information : Les points au classement sont divisés par 2 pour débuter les Play-Offs. Chaque victoire vaut trois points. La D1B = la Serie B en Italie. Les équipes se rencontrent deux fois de suite, comme en phase classique Quand on pense que de nombreux spécialistes critiquaient le Championnat de Division 1 belge depuis des années…. ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  21. Massimo Moratti a ainsi parlé aux micros de Radio Marte de notre équipe, de la Super League et de l'éventuelle victoire du Scudetto. "Ce titre viendrait après un certain temps, il faudrait gagner ce titre pour maintenir notre standing international. Je ne parlerai pas des points perdus par superstition car ils ne sont jamais comptés. On attend que les mathématiques nous donnent raison, il me semble que l'équipe est absolument dans une situation très positive." "Conte est très bon. Il a créé un environnement et une façon de jouer qui ont rendu l'équipe très forte et adaptée à ce championnat. Il est arrivé en tant qu'ancien Juventino mais c'est un professionnel très sérieux et très compétent. Cela a donné des résultats qui ne sont jamais faciles. Concernant la course de la Ligue des champions, ce soir, nous aurons des idées plus claires. Il me semble que Naples et l'Atalanta sont les deux meilleures équipes. L'Atalanta est maintenant une réalité, plus une surprise." "Pour la Super League, il est désormais facile pour tout le monde de dire que nous n'aurions pas adhéré. La même demande m'a été faite il y a des années, c'est une situation ancienne: j'ai refusé! La solution actuelle tient à un besoin fort de certains clubs de joindre les deux bouts et cela a toujours été un problème. Disons que ce n'était pas le bon moment. Avec le temps, cela guérira peut-être mais ce n'est pas facile. Déjà à l'époque, les gens essayaient de faire certaines choses avec le fair-play financier, mais ce sont des objectifs difficiles à atteindre. La Super League était une illusion." "Qui est-ce que je prendrais pour l'Inter aujourd'hui? Kantè." "Pourquoi Orsato n'arbitre plus l'Inter? Honnêtement, je n'ai pas remarqué et je ne sais pas pourquoi. C'est un bon arbitre, peut-être qu'ils le feront arbitrer le dernier match." "Quelque chose a-t-il changé avec le VAR? Parfois, il vous met en position d'avoir des doutes mais beaucoup de choses ont changé, les arbitres sont plus détendus, je pense." "Revenir à l'Inter? Non, j'espère que Zhang résoudra les problèmes avec brio."
  22. S'exprimant de La Domenica Sportiva sur Rai2, Marco Bellinazzo, journaliste d' Il Sole 24 Ore, est revenu sur la question toujours brûlante de la Super League et la gestion du Suning. Sur la Super League. "Les chiffres étaient certes importants et gros, mais pour la manière dont ils étaient présentés à l'opinion publique, c'était inacceptable. Mais à la base de cette idée, il y avait des besoins financiers importants et une perspective importante. Avec la Super League, nous voulions revenir à l'implication du jeune public pour ramener le public de football à 3-4 milliards de personnes." Sur le Suning. "Il y avait un gros problème pour la propriété en début d'année, cela a conduit à de nombreuses discussions et également sur la vente de l'Inter. En réalité, c'est un cas où les résultats sportifs conditionnent les choix industriels: voir qu'un propriétaire local (chinois, ndlr) est sur le point de remporter le premier titre dans un championnat européen de premier plan, le gouvernement chinois a décidé d'être un peu plus 'détendu' concernant les choix sur Suning." "Le groupe, compte tenu également du problème lié au Covid, a désormais d'un besoin financier conséquent qu'il aurait partiellement résolu avec la Super League. Mais il devra désormais régler cela avec un partenaire financier qui devra prêter de l'argent et entrer également en tant qu'actionnaire minoritaire en reprenant la part du Lion Rock. Steven Zhang devra prendre une décision sur la façon de gérer l'Inter dans un processus sportif et économique plus complexe après que l'hypothèse de la Super League soit techniquement terminée."
  23. Le PM est pressé de s'expliquer sur la nature de sa réunion avec Ed Woodward, le PDG de Manchester United, quelques jours avant le lancement malheureux des plans de l'ESL. Boris Johnson est exhorté à révéler s'il avait manifesté son soutien à la Super League européenne lorsqu'il a rencontré Ed Woodward à Downing Street quelques jours avant son dévoilement. Après l'annonce officielle du plan de l'ESL, le Premier ministre a déclaré qu'il était fermement opposé à l'idée que ce qu'il disait équivalait à un "cartel", et a déclaré avoir découvert la nouvelle en même temps que tout le monde. Or, il a été révélé plus tard qu'Ed Woodward avait été invité à une réunion avec le chef de cabinet du Premier ministre, Dan Rosenfield, au n°10 (n°10 Downing Street est là où le PM travaille, ndlr) quelque jours avant l'annonce, et s'était brièvement entretenu avec Johnson. Après que le Sunday Times ait rapporté que des sources avaient déclaré que Woodward était parti avec la fausse impression que Johnson était en faveur de la proposition, le Parti travailliste a déclaré que le Premier ministre avait des "questions à répondre". Jo Stevens, la secrétaire à la culture, a écrit au secrétaire du cabinet, Simon Case, pour renouveler son appel pour que les procès-verbaux et la correspondance concernant la réunion soient rendus publics. Elle a demandé quand la réunion avait été organisée, pourquoi, qui d'autre était présent et si Johnson ou d'autres personnalités du gouvernement avaient récemment rencontré des représentants des cinq autres clubs qui étaient sur le point de rejoindre la Super League avant de se retirer à la suite d'une violente réaction du public. Stevens a déclaré: "Encore une fois, l'intégrité et l'honnêteté de Johnson sont en question. Le public a le droit de savoir exactement ce qui a été promis à Manchester United par les fonctionnaires et le Premier ministre." "Si Johnson a donné son soutien à la Super League européenne et a ensuite publiquement mis en cause le plan, le peuple britannique mérite une explication et des excuses complètes, claires et immédiates." Des sources gouvernementales ont vigoureusement nié que Johnson avait connaissance du plan et ont déclaré que la conversation du Premier ministre avec Woodward était une courte rencontre fortuite alors qu'ils se rencontraient dans un couloir du n°10. Le parti travailliste s'était tenu prêt à soutenir les plans visant à introduire une législation, si cela était nécessaire, et les clubs avaient refusé de répondre aux souhaits d'un nombre écrasant de fans. Keir Starmer le leader travailliste a déclaré: "Si le gouvernement est déterminé à faire quelque chose à ce sujet, nous le soutiendrons. Il n'y aura pas de blocage au parlement pour agir si une action est nécessaire." Moralité: affaire à suivre!
  24. S'adressant exclusivement au Daly Mail ce dimanche après la semaine la plus éprouvante de sa vie professionnelle, Aleksander Ceferin a remercié les fans anglais, Boris Johnson et assure que "the Dirty Dozen" seront punis. Sur les fans anglais. "Écoutez, honnêtement, j'ai été complètement impressionné par la réaction des fans, de toute la communauté du football et pas seulement de la communauté du football, mais je dirais de la société. Je n'ai jamais vu ça. L'UEFA a fait sa part, les clubs qui étaient avec nous ont fait leur part. Et bien sûr, le gouvernement britannique a fait le plus gros. Mais de loin, la plus grande partie a été faite par les fans.'' Sur le gouvernement anglais. "J'ai été impressionné par la réaction du gouvernement britannique. J'ai eu plusieurs conversations téléphoniques avec le premier ministre Johnson et le secrétaire d'État Dowden au cours de ces 48 heures folles. Ils étaient du bon côté de l'histoire au bon moment. Et c'est impressionnant. Cet effort conjoint a montré que tout n'est pas à vendre, que vous ne pouvez pas venir avec des milliards et dire: 'Je me fiche de la tradition, de l'histoire des choses que vous aimez, parce que j'ai assez d'argent, je vais tout acheter.' Certainement pas! Cela ne se passe pas comme ça." Sur les sanctions contre "the Dirty Dozen" "Voyons voir. Chacun doit assumer les conséquences de ce qu'il a fait et nous ne pouvons pas prétendre qu'il ne s'est rien passé. Vous ne pouvez pas faire quelque chose comme ça et dire simplement: 'J'ai été puni parce que tout le monde me déteste.' Ils se sont mis eux-mêmes dans les ennuis. Ce qu'ils ont fait n'est pas correct et nous verrons dans les prochains jours ce que nous devons faire." "Mais pour moi, c'est une nette différence entre les clubs anglais et les six autres. Ils se sont retirés les premiers, ils ont admis avoir commis une erreur. Il faut avoir de la grandeur pour dire: 'Je me suis trompé.' Pour moi, il y a trois groupes de ces 12 - les Six anglais, qui sont sortis en premier, puis les trois autres (Atletico Madrid, Milan, Inter) après eux et ensuite ceux qui sentent que la Terre est plate et ils pensent que la Super League existe encore. Et il y a une grande différence entre ceux-ci. Mais tout le monde sera tenu pour responsable. De quelle manière, nous verrons." "Je ne veux pas parler de processus disciplinaire, mais il doit être clair que chacun doit être tenu responsable d'une manière différente. Est-ce disciplinaire? Est-ce la décision du comité exécutif? Nous verrons. Il est trop tôt pour le dire." Pour celles et ceux qui s'interrogent sur le pourquoi du "épargner les clubs anglais", il ne faut pas perdre de vue que Jonson est intervenu pour des raisons de politique intérieure d'une part, et pour l'organisation de la Coupe du monde de 2030 d'autre part où le Royaume Uni et la République d'Irlande souhaitent candidater. Concernant cela, voici la réponse du Chevalier Blanc Ceferin. "Tout d'abord, je suis très reconnaissant au gouvernement britannique, à toutes les autorités, pour la manière dont ils ont montré qu'ils protégeaient le football." "Bien sûr, je ne peux rien dire maintenant. Je peux seulement dire que votre infrastructure et tout le reste sont prêts à l'héberger à tout moment. Me mettre de côté n'est pas acceptable, car ce sont toutes mes fédérations. Nous verrons, nous attendons. Mais vraiment j'apprécie cette protection du football, je l'apprécie beaucoup. La seule chose que j'ai dite, je vais insister sur le fait que nous n'avons qu'un seul candidat. Si deux partent, cela diviserait les votes européens, cela signifie que les deux pourraient perdre. Nous parlerons le moment venu avec chacun d'eux. Encore une fois, votre infrastructure et votre approche du football sont les bonnes."
  25. Bloomberg livre une analyse assez détaillée sur le rachat de l'Inter. Les financements locaux compliquent singulièrement la tâche et refroidissent les repreneurs éventuels. Introduction Niché dans la campagne à environ une heure de route au nord de Milan se trouve un terrain de football appelé le Suning Training Center. Pour l'Inter Milan, l'humble parcelle s'est avérée être une riche source de revenus car les comptes de la société révèlent que le Suning a contribué à augmenter ses revenus en payant des millions pour coller son nom sur le centre, dont 25 M€ de frais d'inscription en 2016. Les contributions financières du Suning reviennent hanter l'Inter et le Suning lui même qui explore des moyens de recruter un autre investisseur à la suite d'un renflouement parrainé par l'état chinois revenu à la maison. Pour la poignée de prétendants potentiels, il n'y a aucune certitude que les soi-disant revenus de parrainage local sont une source de revenus durable en cas de changement de propriétaire, ce qui complique l'évaluation de l'actif total, selon des personnes familières du dossier. Autrement dit, si le Suning s'en va, ces parrainages locaux resteront-ils? Entre 2017 et 2019, le club a récolté plus de 260 M€ de revenus auprès d'entités chinoises, soit l'équivalent d'un quart du chiffre d'affaires total, grâce à des accords de sponsoring régionaux. Au-delà des frais d'inscription, les comptes révèlent que le complexe d'entraînement à lui seul a généré une part de revenu annuel de 16,5 M€, plus des bonus. Coup de froid Comme de nombreux clubs légendaires à travers l'Europe, l'Inter Milan a une base de fans fidèles et un nom mondialement reconnu, mais n'a pas les poches suffisamment profondes pour soutenir une équipe coûteuse qui se chiffre à des centaines de millions chaque année. C'est pourquoi un groupe de 12 clubs de football d'Italie, d'Espagne et d'Angleterre avait envisagé ce mois-ci une ligue séparatiste qui aurait injecté des fonds indispensables dans des clubs comme l'Inter Milan. Mais le plan a été de courte durée après un tollé public des fans et des organisateurs de football, et les équipes ont recommencé à se retirer. La société de capital-investissement BC Partners avait déjà renoncé à un accord suite à des doutes sur la stabilité à long terme des paiements chinois, ont déclaré des personnes proches des négociations, demandant à ne pas être identifiées lors de délibérations privées. Outre le terrain d'entraînement, l'Inter Milan a reçu des contributions annuelles totalisant 45 M€ "chinois" indépendants pour des services tels que "le tourisme et l'éducation" ainsi que des droits de marque et des médias dans certaines régions d'Asie. Les acheteurs potentiels qui envisageaient un investissement dans l'Inter Milan ont décidé de ne pas poursuivre après avoir évalué la partie des revenus liée aux entités chinoises, ont déclaré les sources. Un acheteur potentiel a déclaré que son groupe avait identifié une dette totale au club d'environ 500 M€ et qu'il ne procéderait qu'en cas de restructuration complète de la dette et des fonds propres. Un représentant de Suning n'a pas commenté le parrainage local et la vente potentielle d'actions de l'Inter Milan, tandis qu'un responsable du club a refusé de commenter, tout comme un porte-parole de BC Partners. La pression monte sur l'Inter Milan pour consolider ses finances suite à l'effondrement du projet de Super League, qui tenait la promesse d'injecter plus de 300 M€ cash dans l'équipe. Le club n'a pas versé de salaires réguliers à ses joueurs ces derniers mois, soulignant sa situation tendue. Oaktree Capital Group est en pourparlers avancés avec l'Inter pour fournir 150 M€ pour consolider les finances du club, selon des personnes proches du dossier. Les entreprises ont tenu plusieurs réunions le mois dernier et un éventuel accord avec l'Inter pourrait conduire Oaktree à un moment donné à devenir un actionnaire minoritaire de l'équipe. Un représentant d'Oaktree a refusé de commenter. Argent chinois L'Inter Milan reste dans une situation financière difficile, en particulier après que certains des paiements de parrainage locaux se sont taris à la fin 2020. Les comptes du club montrent que le chiffre d'affaires ajusté a glissé à 372 M€ l'an dernier contre 417 M€ en 2019, après la fin des contrats avec trois entités chinoises indirectes, Fullshare Holding Limited, King Dawn Investments Limited et Beijing Yixinshijie, qui apportèrent les 45 M€ chaque année. Tout retard dans la résolution de la situation financière et des structures de propriété risque de se répercuter sur la planification de la saison prochaine, y compris d'éventuels transferts de joueurs. La course en tête a donné au club la première chance de remporter le Scudetto pour la première fois en onze ans. Sans regret La situation financière difficile de l'Inter Milan provient en partie d'une équipe coûteuse qui comprend des joueurs de premier plan comme Romelu Lukaku et Christian Eriksen. La pandémie a également pesé lourdement sur les clubs, qui jouent dans des stades vides, les privant d'une importante source de revenus. LionRock Capital, propriétaire minoritaire du club avec une participation de 30%, est de plus en plus impatient face à la situation et à la réticence du Suning à conclure un accord avec un nouveau propriétaire, a déclaré une personne familière avec le dossier. La société a activement fait pression pour obtenir un financement externe, mais se rend compte des limites de cet effort, a déclaré cette personne. Si le Suning se retire finalement de l'Inter, ce sera une autre étape dans le retrait des propriétaires chinois dans le football européen. "Presque tout ce qui appartient aux Chinois a été soit un désastre sportif, soit un désastre financier", a déclaré Keith Harris, un financier britannique expert en OPA incluant Chelsea et Manchester City. "Leur départ peut apporter du sang neuf dont beaucoup ont besoin et ne sera pas nécessairement pleuré par beaucoup."