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  1. Après le match nul 2-2 des Pays-Bas contre l'Écosse lors d'un match (pas si) amical, Stefan de Vrj a déclaré aux journalistes. "A l'Inter, nous avons gagné le Scudetto après deux ans de travail acharné avec ce système, le 3-5-2. Il faut beaucoup le travailler et pendant longtemps : c'est la seule façon de faire fonctionner parfaitement le système." "Avec les Pays Bas, ce soir, c'était la première fois que nous jouions en 3-5-2 et vous avez vu beaucoup de bonnes choses, mais aussi beaucoup de choses qui pourraient être améliorées. Il faut être synchronisé avec l'ensemble de la défense dans ce système, la communication devient critique. Vous ne pouvez pas toujours avancer et vous ne pouvez pas simplement briser la ligne défensive, vous devez d'abord vous positionner correctement."
  2. Après les avoir guidés vers un 19e titre de Serie A, Antonio Conte est apparu en tant qu'invité sur Sky Sport Italia mais ne serait pas attiré par les questions entourant son avenir au-delà de cet été, alors qu'il s'approche de la fin de sa deuxième saison chez nous. "Nous n'avons pensé au présent que parce que nous ne pouvions pas le faire autrement, nous voulions atteindre notre objectif. Maintenant que Steven Zhang est arrivé à Milan, il reste quatre matchs, mais je veux aussi profiter de ce moment. Dans d'autres victoires, je me suis retrouvé pris dans d'autres situations et je n'ai pas apprécié ce moment, cette fois je veux en profiter après de nombreux sacrifices. Ensuite, il y aura du temps pour parler et comprendre la situation, mais en ce moment, et en vertu d'expériences passées dans lesquelles je n'ai rien ou peu apprécié, je veux en profiter au maximum avec l'équipe et ma famille. Nous l'avons mérité et je veux que personne ne nous dérange." "Nous sommes certainement très heureux et satisfaits car ramener le Scudetto à l'Inter avec quatre matchs restant témoigne du bon travail que nous avons accompli. Maintenant, il y a plus de sérénité. Il est inévitable que nous voulons continuer à bien faire, peut-être en donnant des opportunités à ceux qui ont moins joué, non pas parce qu'ils ne l'ont pas mérité mais à cause de mes choix. Nous essaierons de faire de notre mieux jusqu'à la fin. J'attends une grande mentalité de la part des garçons." "Honnêtement, la meilleure chose qui m'est arrivée à l'Inter au cours de ces deux années a été de trouver un groupe qui me faisait aveuglément confiance, à moi et à mes dirigeants, c'était la meilleure chose. La croissance des joueurs a apporté ce résultat. Ils m'ont demandé ce dont l'Inter avait besoin pour retrouver le succès et j'ai dit que j'aurais besoin du développement individuel de chaque joueur, à la fois physiquement et mentalement. Les garçons ont grandi aujourd'hui, ce sont maintenant des joueurs qui ont gagné. L'Inter joue au football moderne, elle sait tout faire, de la construction à la contre-attaque. Les joueurs ont appris à tout faire, à lire le jeu. Une équipe doit savoir lire les moments et interpréter différents styles. Nos vertus étaient nombreuses et nous les avons augmentées avec le travail. J'aime voir cette équipe jouer, seul un aveugle ne verrait pas la beauté du but marqué à Crotone par exemple. Ce sont toutes des situations éprouvées en formation. Tant de buts que nous marquons, je ne veux pas dire qu'ils sont des copies conformes, mais ils se pratiquent à l'entraînement. Je n'ai pas supprimé les tweets me demandant de partir! Je pense que ces tweets provenaient de fans adverses qui espéraient que je m'en irais, évidemment cela leur convenait comme ça." "Cela m'excite de voir Sanchez faire certains mouvements, vous pouvez voir la qualité du joueur. Je peux proposer une idée mais cela demande de la qualité. C'est l'équipe qui gagne. Darmian, Perisic, Hakimi, vous les considérez comme des arrières latéraux mais pour moi ce sont des attaquants, ce qui me donne un joueur de plus en défense et deux en phase offensive, ce sont basiquement des attaquants supplémentaires. Darmian est né en tant qu'arrière latéral, mais il est le prototype d'un joueur moderne. Il y parvient avec une grande qualité. Quand j'étais joueur, ce que je détestais, c'était lorsqu'un entraîneur mentait pour me garder heureux. J'ai toujours dit la vérité, même si c'est mauvais, peut-être au début ça fait mal mais à la fin le joueur comprend et apprécie ceux qui disent des choses en face. Les joueurs savent que je prends toujours des décisions pour le bien de l'équipe." "Pour Perisic, mon idée initiale était de l'utiliser comme ailier, et il avait les compétences. Le joueur doit également être disposé à le faire. Cette année, il est de retour avec un objectif différent. C'est un footballeur avec des qualités incroyables, j'attends toujours de grandes choses de lui car il a une grande personnalité. Au moment où il l'a compris, je l'ai fait jouer, je ne l'ai pas oublié. Il a les qualités pour être encore plus décisif." "Certes, cette année, il y a eu aussi un changement d'un point de vue tactique. Au cours de ces deux années, je pense qu'avec les garçons nous avons essayé différentes situations, nous avons continué comme nous l'avions terminé l'année dernière en pressant sur différentes zones du terrain. L'année dernière, nous avions grandi, terminant juste un point derrière la Juventus et en finale de la Ligue Europa. Une équipe qui veut gagner a besoin d'un bon équilibre entre les phases défensive et offensive. À mon avis, pendant le match, il y a le moment où vous pressez haut et le moment où vous attendez dans votre propre moitié de terrain, vous devez être prêt à interpréter cela. Cette année, nos adversaires ont trouvé des moyens de contrer et, à mon avis, l'entraîneur doit comprendre qu'en tout, il faut un bon équilibre dans les deux phases. Nous avons changé au cours de l'année, dans certains matchs, nous avons joué avec deux milieux de terrain agressifs et dans d'autres avec deux joueurs de balle. Contre Sassuolo, nous avons eu du mal car ils construisent avec beaucoup de joueurs, ils s'entraînent à faire ce type de possession de balle. Mais nous avons profité de ce type de situation. Je pense que toute grande équipe ne doit pas avoir un seul style, elle doit respecter l'adversaire et en même temps ne pas être submergée. La maturité tactique a été au cœur de notre croissance au cours de cette saison." "La comparaison avec Giovanni Trapattoni me rend heureux et c'est un grand honneur d'être comparé avec un grand entraîneur et un homme comme Trapattoni. Vous savez que j'ai eu la chance de le rencontrer à la Juventus, s'il n'avait pas été là, je n'aurais pas fait ce voyage à la Juventus et en tant qu'entraîneur. Gagner avec l'Inter n'est pas facile. Ceux qui ont joué pour l'Inter et qui ont été entraîneurs comprennent que c'est une situation compliquée, il faut comprendre la dynamique. Je ne me suis jamais perdu et cela a également été apprécié par ceux qui se plaignaient de mon passé. J'ai déménagé comme n'importe où ailleurs. J'ai été appelé par l'Inter pour les ramener au sommet, je l'ai fait en deux ans et cela me remplit de satisfaction. Ce n'était pas une chose facile."
  3. Dans une interview accordée à la Gazzetta dello Sport, Cristiano Zanetti a fait des suggestions ambitieuses pour le mercato. Pour le milieux de terrain en vue de la C1. "Sergej Milinkovic-Savic de la Lazio serait parfait pour l'Inter." "Je dirais la même chose de Paul Pogba à Manchester United également." "Ce sont probablement tous les deux cibles irréalistes pour l'Inter, mais ce sont des joueurs 'totaux' qui peuvent vraiment faire la différence. L'équipe actuelle de l'Inter n'est pas complète, il est juste que nous nous attendions à ce que le club intervienne au milieu de terrain. Ils ont de bons joueurs, mais s'ils veulent passer au niveau supérieur en Europe, ils ont besoin d'un super milieu de terrain, le meilleur joueur classique." Le style de jeu des Nerazzurri. "C'est à quoi ressemble Conte, je ne vois pas de grandes différences avec la Juventus qu'il a entraînée. Je pense que l'Inter est le reflet de la façon dont les équipes jouent aujourd'hui en Italie: jouer bas et contrer rapidement. C'est une stratégie qui porte souvent ses fruits en Serie A." "Sans rien enlever à nos défenseurs dans ce championnat, c'est une autre histoire en Ligue des champions. Vous affrontez des joueurs très forts et plus qu'heureux de défendre dans des situations individuelles, alors que les équipes italiennes ont tendance à fermer la boutique." "L'Inter se débrouille très bien en Italie: 11 points d'avance sur le Milan et 12 points d'avance sur la Juventus. Ceci en dit long sur leur niveau. Mais j'attends plus d'eux en Europe et il ne s'agit pas seulement d'avoir plus de chance, ils doivent aussi changer quelque chose sur le plan tactique."
  4. Voila un an que les coachs de Serie A utilisent Virtual Coach, une application sur tablette qui analyse en temps réel les stats du match suggérant des ajustements tactiques. Bien évidemment, la décision finale revient à l'entraîneur. Cet article paru dans France Football du 30 Mars 2021 est retranscris pour internazionale.fr, bonne lecture! Introduction Une belle fierté de la Serie qui a la réputation d'être tactique qu'est cette application Virtual Coach. Elle se présente comme un outil pour gagner ces parties d'échecs que sont les matchs de la Serie A. Virtual Coach est né sur le campus de l'Ecole Polytechnique de Milan. Gilberto Pastorella, 32 ans, mathématicien, y reçoit et rembobine jusqu'à la génèse: "En 2002 est né le labo Mox qui est un centre de recherche spécialisé dans les modèles mathématiques qui avait travaillé avec le monde du sport. En 2010, vint la création de Moxoff qui travaille dans les mathématiques avancées pour l'industrie. En 2017 est née Math&Sport qui une spin-off spécifique au monde du sport." Adriano Bacconi cherchait des "fous" pour réaliser Virtual Coach alors qu'il a inventé le métier d'analyste vidéo: "C'était en 1993 avec le Brescia de Mircea Lucesnu et un an plus tard, les clubs de l'élite utilisaient mon logiciel et j'ai fini dans le staff de Marcelo Lippi au Mondial 2006." Son expérience fut indispensable pour créer cette application qui collecte les données, les analysent, via des algorithmes et envoient ses résultats via des notifications. Un service pour les 20 clubs de l'élite Cependant, cet outil envoie ses notifications en temps réel, contrairement au autres. Préparer ses matchs c'est bien, mais les choses peuvent évoluer différemment et il faut adapter la tactique. De plus, les outils déjà existants se focalisent sur un joueur sans tenir compte de ce que font les 21 autres! Les stats de Virtual Coach sont recueillies par des caméras spéciales placées dans les 4 coins du stade. Les stats sont calculées 20 fois par seconde, soit une fréquence de 20Hz. Selon Bacconi: "La fiabilité est très élevée. Plus de deux ans pour établir plus d'une centaine de stats, et c'est évolutif. Les datas brutes sont récupérées par des mathématiciens et ils trouvent une formule qui donne un indicateur pertinent. Dans les années 90, les gestes techniques étaient analysés alors que maintenant, c'est la matrice spatio-temporelle. Demain, ce sera un mix des deux: quelle pression le joueur a-t-il subie quand il a effectué ce geste?" Pour lui, Virtual Coach augmente la compétitivité de la Serie A et, par ricochet celle des équipes italiennes en coupes d'Europe Pas à la portée de tous Les équipes de Math&Sport se sont rendues dans les centres d'entraînement pour "former" les staffs à ce nouvel outil. Cependant, les retours sont nuancés reconnait Bacconi: "Un coach qui dit qui sait l'utiliser ou qu'il l'utilise passe pour un coach sexy ou moderne. D'autres voient leur zone de confort remise en question: Pourquoi l'intelligence artificielle devrait m'expliquer le foot alors que j'ai gagné des matchs sans elle? En fait, il faudra élargir les staffs avec un analyste de données statistiques et qui sache utiliser nos indicateurs les plus évolués." En effet, le contenu n'est pas la portée de tous même si la tablette reste un outil commun. Pastorella en connecte une pour assister à Roma – Spieza se déroulant à 500 km de là: "Il y a moins d'une seconde de décalage avec le terrain, on est en avance sur le signal télé. Il y a 4 fonctions principales. La première consiste à regarder le match vue de haut pour voir le placement des joueurs; la deuxième est les indicateurs avec la possibilité d'en ressortir 3 par formation sur chaque côté du terrain virtuel; la troisième est le relevé automatique de certains types d'actions pour faciliter les montages vidéos; la quatrième sont les notifications quand certaines données évoluent significativement." Comme des ingénieurs de F1 L'application est fluide avec transitions fluides et la fonction replay est disponible afin de revoir une action. Une fonction mémo permet de prendre des notes. Quand on demande de comparer les indicateurs des deux Français de Roma – Spezia: ils indiquent que Lucien Agoumé porte plus le ballon tandis que Veretout effectue plus de sprint. Un vrai coach est capable de voir ça à l'œil nu, mais il a maintenant la stat qui confirme son jugement. Autre exemple, lors de Bologne – Genoa, les indicateurs révélaient que Pinamonti ne se rendait plus aussi disponible qu'en première mi-temps. Davide Nicola le vit vis les notifications et remonta les bretelles de Pinamonti. Quoi qu'il en soit, l'entraîneur prend la décision finale. Lors de Milan – Atalanta, tout s'active au coup d'envoi, les pions apparaissent sur l'écran avec 4 visions possibles: une pour les courses des joueurs, celle reliant les joueurs les plus excentrés, la forme de l'équipe et celle illustrant la pression subi par chaque élément (plus le cercle est large, plus le joueur est libre). Il est également possible de visualiser l'espace à disposition des 22 acteurs pour effectuer des tirs, des passes qui est représenté par des figures géométriques. Tous ces indicateurs rendraient jaloux les ingénieurs de F1. Clochette et notification Comme trop de notification tue la notification, un système basé sur les variations les plus significatives a été élaboré. Dans le cas de Milan – Atalanta, la première intervient à la 13e minute: "Anomalie. La longueur de l'équipe sur la dernière action est parmi les plus élevées depuis le début de la rencontre." Traduction, le Milan est trop étiré et ses défenseurs ne participent pas à l'attaque. Trois minutes plus tard, ça concerne le Dea: "Le temps de conduite de balle en phase de possession augmente, de 32 à 44 secondes." Traduction, la Dea temporise. A la 21e minute, côté Dea: "Freuler augmente de 25% se disponibilité à recevoir un espace en zone 2C." 2C car le terrain est divisé en plusieurs zones. En remontant ces infos, Gasperini peut prendre les décisions qui s'imposent. Postés en tribune, un membre du staff est muni d'une tablette et parfois, l'adjoint en a aussi une. En collaboration avec la RAI, certaines données sont diffusées en direct alors qu'une version épurée est en cours de développement pour les passionnés. La Lega Serie A veut faire de Virtual Coach un emblème et montrer une image plus moderne car malgré les problèmes structurels et infrastructurels du football italien, il est toujours le plus novateur sur le plan tactique et ce coach virtuel est une énième confirmation. Voici une vidéo présentant l'outil Virtual Coach
  5. Après une victoire convaincante contre la Vieille Dame, cette analyse introduit la construction de l'Inter, discute de la structure défensive et de la façon dont elle a cherché à attaquer la Juventus. Il est expliqué comment tout s'est mal passé pour la Juventus. Compositions L'Inter est toujours alignée avec son 3-5-2 qui passait en un 5-3-2 très discipliné en défense et un 3-3-4 en attaque, avec les arrières latéraux Ashley Young et Anchraf Hakimi agissant comme ailiers, et Nicola Barella liant le jeu entre les milieux de terrain, Marcelo Brozovic et Arturo Vidal, aux attaquants. Du côté de la Juve, étaient absents Paulo Dybala et Matthijs de Ligt. Ils sont indispensables car Dybala est le lien entre le milieu de terrain et l'attaque cette saison pendant que Ligt a renforcé sa réputation comme l'un des espoirs défensifs les plus brillants. La Juventus s'est alignée dans un 4-4-2 qui passait en 3-4-3 en attaque (voire 2-3-5), avec Aaron Ramsey rentrant plus au centre, et Federico Chiesa rejoignant la ligne avant de Cristiano Ronaldo et Alvaro Morata. L'Inter verrouille le centre Passer le ballon de la défense au milieu a été difficile pour la Juventus. Lautaro Martínez et Romelu Lukaku ont été chargés de filtrer les milieux de terrain de la Juventus. Dans l'exemple ci-dessous, il ne s'agit que de Rodrigo Bentancur. Aaron Ramsey est trop loin de l'action, mais a souvent été surveillé par Barella. Leonardo Bonucci a la balle mais il n'a pas d'option de passes au milieu de terrain, juste l'arrière droit Danilo et ses coéquipiers les plus avancés. La Juventus avait rarement des options de passes dans ce match, grâce au monitoring intelligent de l'Inter. La Juventus a eu du mal à créer des occasions dans ce match et ce pour de nombreuses raisons. La première est le manque de service aux joueurs du milieu de terrain. Ci-dessous, nous voyons une fois de plus que Lukaku et Martínez filtrent Bentancur, avec Barella surveillant de près Ramsey alors que nous voyons le jeu se déplacer sur le côté droit du terrain vers Chiellini. La Juventus a été obligée de faire des passes latérales qui n'ont jamais menacé l'Inter. Une fois la balle déplacée de chaque côté du terrain, les flancs les plus larges des joueurs faisaient le pressing. Par exemple, Lukaku et Barella cherchent à changer de direction ci-dessous. Si la Juventus devait avancer, l'arrière droit Hakimi pouvait presser. Une défense de fer L'Inter a des joueurs tactiquement astucieux et polyvalents. Ci-dessous, nous voyons un exemple de cela. Chiellini entre dans le camp de l'Inter, alors Hakimi presse le plus proche ailier, Frabotta. Lorsque Hakimi presse, l'espace laissé derrière lui pouvait être occupé par Ramsey. Pour éviter toute menace, Barella a marqué Ramsey et le suivait alors que Ramsey s'enfonçait dans le dernier tiers. La Juventus a souvent essayé de surcharger les joueurs d'un côté du terrain pour se créer des occasions. Pour défendre, l'Inter est resté dans son 5-3-2. Young s'approche de Ronaldo, qui a le ballon. Bastoni marque Rabiot, tandis que Barella et Brozovic prêtent une attention particulière aux options de passes centrales. La forme défensive de l'Inter peut être illustrée par les lignes jaunes ci-dessous. La Juve touchée en contre Le thème récurrent de la Juventus était de surcharger un côté du terrain. Bien que ce soit une tactique solide, ce ne devrait pas être la seule à utiliser. Ci-dessous, Barella lance l'une des nombreuses contre-attaques. Lorsque la Juventus tentait ces surcharges, elle laisserait le flanc opposé vulnérable. Pour aggraver le tout, la Juventus a également déployé une ligne défensive très élevée composée de Giorgio Chiellini, 36 ans, et de Leonardo Bonucci, 33 ans, des joueurs peu connus pour leur vitesse. La Juventus a bêtement surchargé le côté gauche du terrain et poussé Frabotta sur le flanc opposé pour ajouter de la largeur. Dès que la possession a été perdue, l'Inter a puni la Juventus avec ses contres rapides. Ci-dessous, nous voyons un cinq contre cinq dans la moitié de terrain de l'Inter alors qu'ils construisent la défense. Barella a eu la liberté de se déplacer là où il était nécessaire en tant que principale ouverture de l'Inter, il aidait donc à relier le jeu d'un milieu de terrain plus profond comme Brozovic dans l'exemple ci-dessous, à l'attaque. Lukaku colle le défenseur tandis que Hakimi est dans l'aile au milieu du terrain. L'Inter peut attirer les joueurs de la Juventus dans la vaste zone car ils savent que Barella trouvera de l'espace pour recevoir le ballon. La Juventus a souvent basculé entre un bloc bas étroit et compact à une pression agressive dans la moitié de terrain de l'Inter. Cependant, comme nous l'avons vu, ces différents styles de défense ne se complètent pas très bien. Les joueurs semblaient être dans une indécision qui s'est avérée désastreuse sur le terrain. Une construction impeccable Ci-dessous, nous voyons un exemple de construction de l'Inter et comment la Juventus n'a jamais menacé de gagner le ballon devant. Dans la phase de préparation, l'Inter passait d'une ligne à 5 arrières à une ligne à 4, tandis qu'un défenseur entrait dans le milieu de terrain. Dans cet exemple, c'est Stefan de Vrij. Désormais, l'Inter a trois options de passes au milieu de terrain en plus de ses coéquipiers arrière Young et Hakimi. Antonio Conte a mis en place son équipe de manière à ce qu'ils aient toujours des options de passe lorsqu'ils tentent de jouer hors de leur défense. En jouant de l'arrière, l'Inter utilisait les flancs pour presser la Juve tandis que ses milieux de terrain se déplaçaient dans l'espace laissé derrière. Ci-dessous, nous voyons ça. Brozovic est sur le point de recevoir le ballon. Il a une option de passe immédiate à Hakimi, qui a perdu son marqueur, Frabotta. Brozovic a attiré trois joueurs de la Juventus, laissant un espace pour Barella et Vidal. L'Inter ne restait pas sur les flancs plus longtemps que nécessaire et chercherait à déplacer le ballon au centre, vers un joueur comme Vidal dès que possible afin de lancer une attaque. L'Inter à l'attaque L'Inter déployait les arrières latéraux Hakimi et Young devant, les chargeant d'étirer la ligne arrière de la Juventus afin qu'un milieu de terrain comme Brozovic ou Vidal puisse exploiter les trous avec des courses dans la surface. Ci-dessous, nous voyons comment Hakimi avait capté l'arrière latéral gauche Frabotta, tout en incitant Ramsey à quitter son poste de milieu de terrain pour aider à défendre. La ligne d'attaque de l'Inter, illustrée par les lignes noires, va en 1 contre 1 contre la ligne défensive de la Juventus, illustrée par les lignes jaunes, tout en entraînant tout le milieu de terrain de la Juventus plus profondément dans sa propre moitié de terrain. L'Inter a six joueurs devant, mais la Juventus en avait besoin de sept pour se défendre en raison de la facilité avec laquelle l'Inter exploitait les zones. Lorsque la Juventus restait serrée, l'Inter avait l'un des arrières latéraux replié plus au centre, tandis que l'autre restait vers les flancs. Ci-dessous, nous voyons Young sur l'aile gauche, tandis que Hakimi se déplace au centre. Sur le ballon, Brozovic cherche à jouer vers Barella qui peut exploiter le bon espace. La Juventus a eu du mal à défendre les grands espaces et les zones centrales, en particulier lorsque l'Inter a attaqué les deux en même temps. Pour défendre, la Juve aurait dû charger Ramsey et Chiesa de marquer Hakimi et Young. Conclusion Conte a battu Pirlo tactiquement dès le début. La Juventus n'a pas semblé prête à se défendre contre l'Inter lors des contre-attaque, ni lorsque l'Inter a pu profiter de longues périodes de possession. De plus, la Juventus sortait rarement de sa propre moitié alors qu'elle n'avait qu'à dépasser Lukaku et Martínez, la première ligne du bloc intermédiaire de l'Inter. La Juventus n'a malheureusement pas joué comme les champions de Serie A. Conte a été vivement critiqué pour ses mauvais remplacements cette saison, et à juste titre. Cela peut être la seule vraie lacune de l'Inter. Tant que Conte ne bricolera pas trop son équipe au moment de faire des changements, l'Inter restera tout autant favorite pour le titre que le Milan.
  6. Ce Dimanche, l'Inter affronte la Juventus dans un match qui s'annonce capital pour la lute du Scudetto. Cet article présente une rapide analyse tactique de la Juve de Pirlo en se basant sur ses matchs contre la Samp et la Louve. Phase offensive: construction La sous-phase de construction de sa phase offensive est la partie la plus structurée et la plus complexe du jeu de possession. Pirlo veut que son équipe joue de l'arrière et pendant la phase de préparation, il souligne qu'une "sortie propre est essentielle". Il modifiera ses mécanismes de construction en fonction d'une analyse de l'adversaire, pour s'assurer que son équipe peut jouer à partir de l'arrière aussi efficacement que possible. Lors de la construction, il y a 3 options pour les joueurs: "Mener", "Filtrer", "Augmentez le temps et l'espace disponibles". Pirlo veut surmonter la pression de l'adversaire en utilisant la verticalité pour trouver le troisième homme qui, d'après Xavi, est "impossible à défendre". Il y parvient en utilisant une structure en losange pour progresser. Le joueur à la base du losange est le porteur du ballon, il a des options de chaque côté, ainsi qu'une option verticale. Ce "sommet" semblera positionné entre les lignes, et la priorité principale sera de trouver ce "sommet" par un jeu vertical et les mouvements du troisième homme. Ci-dessous, nous pouvons voir un diagramme représentant la structure en losange que Pirlo veut implémenter. La base du losange peut, bien sûr, être le gardien, que Pirlo veut utiliser pour se préparer, en particulier contre une pression haute. Nous pouvons voir un exemple d'une progression en losange de Pirlo dans l'image ci-dessous contre la Sampdoria de Claudio Ranieri. Ci-dessous, nous pouvons voir un autre exemple contre la Roma de Paulo Fonseca. Dans la première phase de construction, Pirlo veut avoir exactement un avantage d'un joueur. Avoir un joueur supplémentaire a l'avantage évident de fournir un avantage numérique pour fournir la progression propre que Pirlo souhaite. Cependant, il ne veut pas plus d'un joueur afin de ne pas "gaspiller" des joueurs supplémentaires, car il souhaite qu'ils occupent des zones plus avancées. La principale priorité lors de la construction est de jouer dans les zones centrales. Cela rend le pressing de l'adversaire plus compliqué et il y a plus d'options lorsque le ballon est au centre, ce qui rend la construction centrale plus pénible pour l'adversaire. En effet, sur les ailes par exemple, le ballon est envoyé vers le centre, tandis qu'au centre, le ballon peut être joué dans n'importe quelle direction. Pirlo souligne qu'il ne veut pas que son équipe abuse du jeu vertical. Il veut plutôt utiliser des rotations et des échanges pour désorganiser l'adversaire afin de créer des ouvertures pour une progression verticale. L'organisation offensive de Pirlo se produit à deux vitesses. Lorsque le ballon est "derrière", le jeu est lent et méthodique. Lorsqu'un joueur libre le reçoit entre les lignes, le jeu devient beaucoup plus rapide et plus direct vers le but adverse. Lorsque le porteur du ballon est dans l'espace, Pirlo veut que les autres joueurs attaquent en profondeur, tandis que le porteur du ballon dribble. Si la structure du losange est correctement formée, le sommet se préparera pour un 1-2. Si le porteur du ballon est sous pression, les autres joueurs reviennent pour lui apporter leur soutien. Pirlo souhaite que ses joueurs maintiennent la structure en possession, ce qui garantit que la progression du ballon est aussi propre que possible tout en fournissant des structures de contre-pressing favorables pendant la transition défensive. Si un joueur qui n'a pas la possession du ballon est libre, il doit constamment chercher à le recevoir entre les lignes. Pirlo veut que son équipe recherche des passes en diagonale et cherche toujours à trouver ce fameux troisième homme. Phase offensive, Principe de développement 1: largeur Pirlo veut qu'un seul joueur soit sur chaque aile, occupant la position la plus large possible. Il ne veut qu'un seul joueur sur chaque aile afin de positionner les autres joueurs au centre. Cela oblige l'arrière adverse à faire un choix. Rester large et laisser de l'espace au centre, ou dans le demi-espace, ou se déplacer au centre et laisser le joueur dans la largeur avec du temps et de l'espace. Si la balle est d'un côté, le joueur large opposé doit rester haut et large afin de garder une option de changement disponible, ce que Pirlo souhaite que son équipe utilise souvent. "Nous dérivons vers la droite pour attaquer à gauche." Nous pouvons voir un exemple de cette largeur extrême sur les deux flancs dans l'image ci-dessous. Phase offensive, Principe de développement 2: trouver des joueurs dans la zone de finition Pirlo définit la "zone de finition" comme une zone mobile qui se trouve entre les lignes défensive et médiane de l'adversaire. Trouver des joueurs dans cet espace est l'objectif principal de la phase offensive. Les joueurs positionnés dans la zone de finition doivent constamment chercher à échapper à la couverture de leur adversaire et recevoir dans l'espace. Au moins deux joueurs doivent être constamment positionnés dans cette zone, les autres se joignant souvent. Si le porteur du ballon est dans l'espace et fait face au but, au moins deux joueurs doivent immédiatement attaquer en profondeur. Phase offensive, Principe de développement 3: attaquer constamment en profondeur Ce que Pirlo veut dire quand il se réfère à "attaquer en profondeur", c'est faire des courses derrière. Ceci est fréquemment mentionné dans sa thèse et semble être la principale méthode de création aléatoire de Pirlo. La ligne défensive de l'adversaire doit être constamment sous pression. Nous pouvons voir que le recrutement et la sélection des joueurs de Pirlo conviennent à cela. On peut s'attendre à ce que des joueurs tels que Cristiano Ronaldo, Dejan Kulusevski, Álvaro Morata et Aaron Ramsey prospèrent dans ce système offensif. Pirlo cite trois raisons pour son insistance sur des attaques constantes en profondeur: Forcer la ligne défensive de l'adversaire plus profondément - soit en repoussant la ligne de milieu de terrain, donnant ainsi aux joueurs plus de temps, soit en augmentant la taille de la zone de finition si la ligne de milieu de terrain ne descend pas plus profondément. Gardez les défenseurs adverses constamment, mentalement engagés. Créez des occasions de but. "Attaquez l'espace, recevez le ballon… marquez!" Pirlo jouera soit avec un ou deux attaquants centraux. S'il joue avec deux, ils font des mouvements opposés, l'un descendant plus profondément, tandis que l'autre attaque en profondeur. S'il joue avec un seul - et que le joueur est dans la zone de finition - l'attaquant dans la largeur du côté faible attaquera en profondeur. Phase offensive: Attaquer la ligne défensive Un autre principe clé du jeu offensif de Pirlo est l'occupation des cinq zones verticales (les deux ailes, les demi-espaces et le centre), ainsi la ligne avant doit être composée d'au moins cinq joueurs, avec potentiellement plus de jonction. Pour faciliter cela, Pirlo veut que son équipe attaque en 2-3-5 ou 3-2-5. Dans ses deux premiers matchs, il a utilisé le 3-2-5. Le 3-2-5 permet à l'équipe d'avoir une structure 3-2 lui permettant de créer les angles de passage diagonaux souhaités par Pirlo, tout en assurant également la solidité en transition défensive. Dans l'image ci-dessous, nous pouvons voir ce 3-2 contre la Sampdoria. Même lorsqu'ils se sont alignés à quatre arrière sur la feuille de match contre la Roma, Danilo à l'arrière droit, s'est déplacé dans les trois arrière tandis que Juan Cuadrado à l'arrière gauche poussait plus haut pour devenir le joueur haut et large sur la gauche. Phase défensive La phase défensive se présente pas de particularités. La Juve effectue un pressing haut et revient, en général, avec un 4-4-2 afin de limiter des espaces. Ceci dit, une fois acculée dans sa surface, le positionnement des joueurs mérite attention. Dans ce cas Pirlo veut créer des surcharges défensives de type 2 contre 1, avec un joueur fournissant une couverture, tandis que l'autre presse le porteur du ballon. Lorsqu'il défend des zones larges, Pirlo évoque la possibilité qu'un milieu de terrain central tombe dans la ligne défensive afin de donner aux défenseurs larges un meilleur accès aux ailes sans créer de faiblesses. Pirlo a divisé la surface de réparation en six zones, comme illustré dans le diagramme ci-dessous. Pirlo veut que chaque défenseur occupe une zone en fonction de la position du ballon. Par exemple, lorsque le ballon est sur le côté droit côté défense, le côté central du côté le plus proche se déplacera dans la zone 1, tandis que le côté le plus éloigné du centre occupera la zone 2. Le côté opposé arrière couvrira la zone 3. Si son équipe n'a pas assez de joueurs dans la surface, un milieu de terrain central descendra dans la zone 5, tandis que le joueur large de l'autre côté occupera la zone 5, avec des orientations vers la zone 6, dépendant du contexte. L'exemple donné par Pirlo est clairement adapté à la formation avec quatre défenseurs, mais nous pouvons voir une structure défensive très similaire dans l'exemple illustré ci-dessous, où la Juventus défend le ballon à sa gauche. Danilo joue le rôle d'arrière latéral (FSFB), occupant la zone 2. Leonardo Bonucci est l'arrière central (NSCB), occupant la zone 3. Adrien Rabiot en tant que milieu de terrain central (CM) est tombé dans la zone 6, tandis que Cuadrado agit comme l'ailier du côté éloigné (FSW) et occupe la zone 5. Gianluca Frabotta joue le rôle d'arrière latéral (NSFB) et rencontre l'adversaire à l'extérieur.
  7. Comment cette rencontre a-t-elle pu nous échapper ? Ici nous allons nous concentrer sur la seconde mi-temps. Quarante-cinq minutes où nous avons montré deux visages totalement opposés. Tentative d'explication : Dès la 45' nous pouvons voir que l'intention et l'intensité sont passées un cran au dessus. Les joueurs sont plus agressifs et laissent moins respirer les romains. L'équipe est plus compacte avec notamment un Barella plus libre et plus offensif. Effet domino, Brozovic joue plus haut et oblige Veretout a jongler entre le marquage de l'italien et du croate. Les phases de jeu sont plus fluides, la profondeur plus vite trouvée et les lignes sautent. Nous avons une prédominance à jouer sur le côté de Hakimi, l'homme en forme du moment. Il met à mal la défense romaine depuis le début sauf qu'en première mi-temps il jouait à contre-temps et n'était pas précis dans ses centres. Il rectifie de suite le tir en seconde période. Notre premier but arrive sur un coup de pied arrêté certes, mais il fait suite à de longues minutes de domination et d'installation dans le terrain adverse. La Roma tente de limiter la casse et joue plus bas. Elle n'arrive pas aligner plus de quatre passes et son jeu long et vite verrouillé. Brozovic est un pion essentiel, sorte de piston qui alterne l'aide aux défenseurs axiaux et surnombre lorsqu'il monte aux abords de la surface. Le second but en est l'illustration. Après un changement de côté il fait le lien entre Lautaro et Hakimi, avec au départ Barella qui joue beaucoup plus haut. Le marocain s'est chargé du reste pour la finition. Que s'est-il passé ensuite ? L'AS Roma a repris le ballon petit à petit, ou plutôt nous leur avons laissé. L'agressivité s'est perdue et le mental s'est certainement reposé sur les acquis des deux buts marqués. Lentement nous nous sommes éteints et les premiers changements sont arrivés. Le mano à mano entre Conte et Fonseca s'est fait entre la 73' et la 82'. C'est d'abord Bruno Peres qui a remplacé Spinazzola. Le brésilien, plus rapide, joue plus haut et tente de faire reculer Hakimi. Antonio Conte réagit en changeant son modulo quatre minutes après, avec l'arrivée de Perisic à la place de Lautaro. Dans cette configuration, sorte de 5-4-1, nous reculons d'instinct. Paulo Fonseca continue son chantier pour rendre son équipe plus offensive avec l'entrée de Cristante à la place de Veretout. Il accentue la pression sur notre milieu qui subit directement la montée d'un cran sur la pelouse de l'équipe adverse. Pour finir à la 82' Gagliardini succède à un Vidal perdu depuis la première minute, et surtout, Kolarov remplace Hakimi. Ce changement est fondamental. Young passe à droite tandis que le serbe tente de survivre physiquement aux assauts successifs de Villar, Karsdrop et Pellegrini. Notre milieu est aux abois, toute l'équipe est déséquilibrée et il n'y a plus aucune agressivité sur le porteur du ballon. Ajoutez à cela un Perisic qui ne sait pas où se placer exactement dans ce modulo et vous avez la recette pour prendre le bouillon. Le but viendra après une action conclue par Mancini, défenseur central, où Kolarov dégage le ballon en corner. Corner vite joué pour encore nous laisser moins respirer. Brozovic se retrouve à marquer deux joueurs, Villar a alors toute latitude pour centrer parfaitement dans la surface. Mancini, encore lui, finit le travail et égalise. Nous avons eu besoin de vingt minutes pour renverser le score, avec un jeu construit et très correct. Mais ensuite a eu lieu le blackout total où tous les joueurs se sont perdus. Ce match laisse énormément de frustration, qui plus est face à une Rome prenable. Dire qu'il faut retenir la leçon est trop simple. Cela fait des années que nous montrons plusieurs profils en 90 minutes, c'est limite devenu une routine chaque weekend. Pourquoi cette irrégularité dans nos performances perdurent-elles depuis si longtemps, c'est une énigme et une équation qu'il faudra régler obligatoirement pour gagner des trophées. La régularité au plus haut niveau c'est la clef de la réussite. ®gladis32 - internazionale.fr
  8. Le 3-5-2 de Conte dépend du duo offensif Romelu Lukaku et du jeune Lautaro Martinez. Conte a su tirer le meilleur parti de ce duo, ayant marqué 37 buts la saison dernière, avec 23 buts pour le Belge devenant le troisième buteur de la Serie A 2019-2020 et 14 buts par Martinez. Après ce début de saison 2020-2021 (analyse arêtée fin Octobre, ndlr), les deux attaquants ont continué à briller l'un à côté de l'autre en tant que principal duo offensif. Dans ce court rapport d'analyse tactique, on analyse le duo Lukaku-Martinez. Cette analyse montre comment ce partenariat a bénéficié l'un de l'autre avec l'aide du nouveau système et de la nouvelle tactique de Conte. Système à deux buteurs La saison dernière, Martinez a joué comme deuxième attaquant aux côtés de Lukaku dans la configuration de Conte qui repose toujours sur la présence de trois milieux de terrain. Le manager les a mis côte à côte afin de profiter au maximum des avantages de chacun simultanément. Les avoir tous les deux double les chances de l'équipe de conserver le ballon et de continuer dans un état offensif en soutenant le mouvement de l'autre et en offrant plus d'options pour une passe. Ici, nous pouvons clairement le voir, lors du match d'ouverture de la saison 2020-2021. La première occasion pour Martinez est venue d'un coup parfait entre les deux joueurs. Nous pouvons voir ici que lorsque Lukaku a reçu le ballon dans les espaces entre le milieu et la ligne défensive, puis s'est déplacé vers le demi-espace sur le côté droit. La bonne entente entre les deux a incité Martinez à pénétrer profondément dans l'espace créé par le mouvement de Lukaku. Lukaku l'a utilisé de manière optimale en gardant le ballon, puis a attendu que Martinez se déplace dans la profondeur pour lui faire la passe dans une zone plus dangereuse. L'une des caractéristiques de leur partenariat est leur mouvement sur un contre après avoir sorti le ballon des zones de pression et terminé les attaques de manière optimale. Ci-dessous, nous pouvons voir comment Lukaku et Martinez se déplacent sur la contre-attaque alors qu'ils s'éloignent des demi-espaces pressés par les adversaires, afin de submerger leur défense en appuyant sur l'un d'eux puis en passant à l'autre. Barella a parcouru une grande distance avec le ballon et a attendu pendant que Lukaku se déplaçait vers la droite et Martinez se déplaçait vers la gauche, puis a passé le ballon à Martinez, qui a marqué à la droite du gardien. L'harmonie entre le duo apparaît pour créer de la confusion chez les adversaires à l'intérieur de la surface. Par exemple, lorsque Sanchez a passé le ballon vers la droite en direction de Hakimi, Lukaku et Martinez ont gardé une distance étroite entre eux lorsque Sanchez a fait sa passe à Hakimi qui a passé à Lukaku qui a marqué. Comment se complètent-ils? Lukaku se caractérise par sa force physique et sa vitesse, en particulier dans le dernier tiers du terrain. Lautaro se caractérise par une vitesse avec une flexibilité et une précision qui lui permettent de concrétiser de nombreuses attaques. La force physique du Lukaku lui donne l'avantage sur les défenseurs pour recevoir des balles envoyées de l'arrière, calmer le jeu et attendre que Lautaro vienne et lui passe le ballon directement. Ici, par exemple, Lukaku est arrivé dans les espaces entre le milieu et la ligne défensive de manière à ce qu'il reçoise une passe dans cet espace, il l'a donc utilisée de manière optimale en gardant le ballon, puis a attendu que Martinez fasse son mouvement puis il lui a passé le ballon dans une zone plus dangereuse. Il devient clair que l'homme ciblé dans les transitions est Lautaro, Lukaku recule afin de récupérer le ballon ou d'avoir une meilleure occasion de passes, alors que Lautaro se déplace vers des zones plus dangereuses afin de pouvoir marquer des buts. Ici, lorsque l'équipe était en transition, Lukaku était dans les zones inférieures du terrain tandis que Lautaro était devant se déplaçant rapidement vers le bord de la surface et a finalement marqué. Conclusion Conte a réussi à construire une équipe solide pour des titres, en particulier le scudetto. Parmi le plus grand duo qu'il a ajouté à son équipe se trouve ce beau duo offensif Lukaku et Martinez, dont les résultats sont rapidement venus, à la fois en termes de niveau de compréhension entre les deux et de résultats comptables.
  9. Marco Materazzi a partagé sa conviction que l'Inter était désormais plus performante maintenant qu'elle a une possession moins significative. Voici son interview accordée à la Gazzetta dello Sport. "On ne peut pas dire que c'est une brillante Inter. Mais je suis old school quand je vois commencer la phase de construction avec le libéro qui doit nécessairement être Beckenbauer!" "Maintenant, l'Inter met ses adversaires plus en difficulté qu'elle ne le faisait quand elle avait 70% de possession. Aussi parce que si vous faites transférer Lebron James sur un terrain de football, il est juste de l'utiliser pour ses caractéristiques." Une Inter trop physique? "Si vous excluez l'Espagne, dans tous les championnats, la physique fait la différence. Si vous avez Skriniar, De Vrij et Bastoni derrière vous, vous n'avez pas de possession basse, c'est une solide colonne vertébrale, vous construisez une équipe autour d'eux." Possible de voir une Inter plus brillante? "Avec Sensi et Brozovic probablement oui, si vous jouez avec Vidal, Barella et Nainggolan, vous êtres plus nombreux au milieu de terrain, mais sans sacrifier la qualité." Comment éviter cette nervosité dans le dernier quart d'heure? "Avec la qualité, mais vous l'obtenez aussi de l'entraîneur, qui fait des changements, non par force, mais qui ne met pas d'attaquant pour mettre Hakimi comme il l'a fait contre Naples. Il a besoin d'un attaquant. Cependant, vous devez avoir un attaquant sur le banc et dimanche Sanchez ne sera pas là. Eriksen doit venir et jouer comme il l'a fait lorsqu'il est venu contre le Shakhtar mais n'a pas toujours fait ça." Sur Christian Eriksen. "J'ai toujours pensé à deux choses. La première est que si vous avez des qualités en Angleterre, vous devez également les montrer en Italie. La seconde est que les transferts de janvier sont toujours inconnus et qu'en janvier je pense que ça bougera à nouveau, même si cela dépend des opportunités et des plans du club." Conte a vraiment un plan B? "Surtout en Europe, la ligne à quatre arrières est la meilleure solution mais l'Inter est déjà sortie. J'insiste, la qualité passe avant tout, bien plus que les autres chose! Changer de système, au moins de temps en temps, peut aider." Sur la réaction de Conte à l'idée que l'Inter est obligée de remporter le scudetto cette saison après son élimination de la C1. "En fait, pour moi, c'était obligé même avant cela!!"
  10. Fabrizio Biasin, a partagé sa conviction qu'il y avait neuf problèmes qui conduit à l'Intexit (sortie de l'Inter de toutes compétitions européennes). Voici sa déclaration sur Facebook. "Il y a au moins neuf choses qui ne vont pas avec 'Intexit', l'élimination de l'Inter de toutes les compétitions européennes pour la saison 2020-2021:" "1) Vous ne pouvez pas être éliminés dans un groupe avec un Real Madrid moins compétitif qu'il ne l'a été au cours des dix dernières années et deux équipes absolument battables." "2) Vous ne pouvez pas terminer votre phase avec une seule victoire en six matchs, aucun but marqué contre la même équipe que vous avez battue 5-0 il y a moins de quatre mois, puis critiquer les arbitres." "3) Vous ne pouvez pas gérer les 90 minutes d'un match décisif avec l'attitude de la personne qui considère le nul comme un résultat acceptable dans l'ensemble. Entre 0-0 et la défaite, il n'y avait pas de différence, donc attendre les 10 dernières minutes du match pour mettre votre joueur avec plus de classe et d'expérience (Eriksen) était impardonnable." "4) Vous ne pouvez pas vous présenter aux interviews d'après-match avec une attitude agressive et renvoyer les critiques à l'expéditeur." "5) Vous ne pouvez pas penser qu'une phrase comme "Le Shakhtar a déjoué" puis se se transformer en alibi. Au contraire, elle devient un acte d'accusation. Les Ukrainiens ont étudié le match et vous ont surpris, vous n'avez pas trouvé la clé du succès pendant le match." "6) Vous ne pouvez pas penser que le monde est constamment contre vous. Vous ne pouvez surtout pas vous protéger en jouant le rôle de défenseur des couleurs Nerazzurri en luttant contre un prétendu "anti-interisme". La vérité, au contraire, c'est que tout le monde vous lèche le cul quand vous gagnez, tout le monde vous traîne dans la boue quand vous perdez. C'est ainsi que cela arrive à tout grand manager. L'autre vérité est que le véritable défenseur de l'interisme ne répond pas mal à un journaliste au professionnalisme irréprochable (Anna Billò) ou à un monument du football (Fabio Capello). Cela nuit à votre image." "7) Vous ne pouvez pas ne pas savoir que ce qui jusqu'à hier était une 'tentative' de gagner le championnat, devient maintenant une 'obligation'. C'est le cas, car seule un Scudetto transformera une saison actuellement nulle en une bonne saison." "8) Vous ne pouvez pas penser qu'essayer d'y parvenir ne passe pas par deux compromis inévitables. Le premier est de faire un pas vers vos joueurs, en essayant de les exploiter non seulement d'un point de vue physique mais aussi technique. Le second est à la recherche d'une paix intérieure qui vous permette de vous réjouir d'une victoire et de digérer une défaite. Transformer les victoires et les défaites en prétextes pour toujours trouver un ennemi n'est pas la solution." "9) Personne ne veut penser que le contrat et le salaire sont les seules raisons pour lesquelles il est obligatoire de« rester ensemble. Si vous croyez vraiment en l'Inter, allez-y, cherchez un accord. C'est pour le club, mais aussi pour vous-même." Pour conclure: "On pourrait continuer, mais le fait est que je n'ai pas dit que toutes ces notes s'adressaient à Antonio Conte, un manager extraordinairement bon qui a tout pour bien faire et un seul véritable ennemi, lui-même. S'il le réalise, il est encore temps d'écrire l'histoire dans ce club. Sinon il risquera de rentrer dans l'histoire comme celui qui est parti uniquement parce qu'il a échoué."
  11. A la veille de Inter - Torino, Antonio Conte a répondu aux questions des journalistes du Suning Training Center. Après la trêve internationale, comment l'Inter entre dans le match contre le Torino? "Nous arrivons avec trois joueurs affectés par Covid-19. En ce qui concerne le reste, à part Pinamonti, les autres sont de retour et sont tous disponibles. Certains ont joué un rôle important pour leurs équipes nationales et d'autres étaient moins occupés." Qu'attendez-vous de ces matchs après la trêve? Vous avez le Torino et ensuite le Real Madrid? "La situation est difficile mais pas seulement pour nous. Pour les équipes qui participent à des compétitions européennes, la difficulté augmente car tous les trois jours, nous devons jouer des matchs difficiles. Nous affronterons la situation de la meilleure façon possible avec toutes nos forces, et nous espérons que les blessures et le sort nous seront favorables." Eriksen pourrait-il même jouer un peu plus profondément, comme Pirlo? S'acclimate-t-il à son environnement? "Je fais toujours des choix pour le bien de l'Inter et je cherche à le faire correctement. Christian a eu de nombreuses opportunités depuis le début de l'année et a souvent joué. Quand cela sera approprié, il pourra jouer dans les onze de départ ou le prochain match. En ce qui concerne la question, j’estime personnellement que c’est un rôle qui le pénaliserait trop. Eriksen a un rôle et un style de jeu importants, tant à gauche qu'à droite; si vous enlevez cela et le faites jouer plus profondément devant la défense, vous courez le risque de le faire jouer contre nature. Mais, c'est une décision technique." L'Inter est l'équipe la plus compétitive, selon de nombreux observateurs. Est-il important que l'équipe soit convaincue de sa force? "Nous devons travailler; nous savons quelles sont nos forces et nos faiblesses et c'est quelque chose qui ne peut être comprise de l'extérieur. Nous devons penser à nous-mêmes. J'espère que tout le monde est toujours honnête, en particulier les personnes qui nous font part de leurs opinions. Cependant, nous pouvons être fiers car être considéré comme compétitif signifie que nous avons accompli quelque chose d'extraordinaire en un an." La serie A est équilibrée en ce qui concerne le classement. Pensez-vous que cela restera ainsi jusqu'à la fin ou certaines équipes pourraient-elles commencer à s'échapper? "J'espère que cela restera équilibré jusqu'à la fin, car cela signifiera que plus d'équipes pourront être impliquées dans le titre et places européennes. Le travail, l'organisation et les mentalités s'avéreront alors plus décisifs. De cette façon, j'espère que cette année sera plus équilibrée et qu'il y aura une chance pour que ces valeurs émergent davantage." Statistiquement, l'Inter occupe la première place concernant les passes jouées en profondeur dans la moitié de terrain adverse ainsi que pour la position moyenne la plus élevée sur le terrain. Que pensez-vous de ces statistiques? "Ce sont des statistiques importantes qui montrent que l'équipe a remporté moins de points qu'elle ne méritait. Nous connaissons également nos statistiques défensives; nous avons très peu de tirs sur notre but, mais nous subissons un taux de conversion tir / but élevé. Nous devons être plus efficaces dans la zone et essayer de concéder moins de tirs pour pouvoir faire mieux." Quelles sont les choses qui vous font penser que vous pouvez vivre un renouveau différent? "En ce qui concerne les résultats, je suis d'accord, nous aurions pu faire mieux. En ce qui concerne le terrain, je veux voir le même type de choses, mais devenir meilleur pour obtenir de meilleurs résultats. Si vous dominez, jouez bien et ne gagnez pas, c'est toujours une chose négative; les résultats changent les pensées et les sentiments des gars." D'ici à Noël, les sept équipes impliquées dans les compétitions européennes auront dix matchs à jouer. Pouvez-vous déjà apprécier la valeur des pauses? Est-il possible que l'Inter et l'Atalanta aient été pénalisées en ayant moins de temps pour se préparer après avoir fini après tout le monde? "L'Atalanta et nous-mêmes avons fini très tard. Nous étions les dernières équipes italiennes à terminer, donc il n'y avait pas beaucoup de temps pour se reposer et se préparer. Nous avons dû mettre des joueurs dans des matchs officiels sans avoir entrepris de matches amicaux. C'est un facteur qui compte pour mes équipes où l'organisation est fondamentale. Il y a beaucoup d'équilibre pour les autres équipes. De nombreux clubs se sont renforcés après la fin de la saison, ce qui rend la serie A plus attractive. Cela rend également le résultat moins trivial puisque tout le monde doit transpirer et travailler dur."
  12. Après le match nul 1-1 contre l'Atalanta de Bergamme, certains journalistes et joueurs italiens se sont montrés assez critiques contre cette performances. Morceaux choisis. Fabrizio Biasin: "Regarder Christian Eriksen sur le banc, tout le match est triste" Le journaliste italien Fabrizio Biasin a évoqué le difficile 1-1 de l'Inter contre l'Atalanta dans un article sur sa page Twitter. "Lautaro marque, les changements commencent, Atalanta se réveille. Un match nul à Bergame est juste, après un début de saison aussi compliqué. Et de toute façon, voir Eriksen regarder les autres pendant 90 minutes est mauvais pour le cœur!" Fabio Ravezzani: " Antonio Conte a perdu son élan mais je le garderais" Le journaliste italien Fabio Ravezzani a discuté de l'avenir de l'entraîneur de l'Inter Antonio Conte dans un post sur sa page Twitter. "L'Inter n'a cette fenêtre que s'elle veut changer d'entraîneur. Décision difficile. Bien sûr, Conte a perdu de son élan et si vous pensez que le problème est la défense à 3 joueurs et le mauvais usage d'Eriksen, alors Allegri est la solution. Mais je resterais avec Conte, malgré tout." Fabio Ravezzani: "Inter Risque peu et refuse d'être agressive" Toujours sur sa page Twitter, il a déclaré. "L'Inter risque très peu et refuse d'être agressive, pressant, asphyxiant (ce qui se passe depuis longtemps). Ils marquent grâce à leurs qualités supérieures, gaspille la chance de le doubler, puis se donne à l'Atalanta jusqu'à l'égalisation. Toujours le même match. Mauvais!" Giovanni Capuano: "Le nul contre Atalanta est emblématique de l'Inter d'Antonio Conte actuellement" Le journaliste Giovanni Capuano a commenté le 1-1 prudent de l'Inter contre l'Atalanta dans un article sur sa page Twitter. "Atalanta-Inter est le manifeste de l'Inter de Conte. Pas mal, mais ils manquent de malice et de vice!" Tancredi Palmeri: "L'Inter progresse en termes d'équilibre mais manque de personnalité" Le journaliste italien Tancredi Palmeri a évoqué 1-1 tendu contre l'Atalanta dans un article sur sa page Twitter. "65 minutes d'un horrible Atalanta-Inter réécrit par les 25 dernières minutes de schizophrénie! L'Inter a fait de grands progrès sur le plan de l'équilibre, mais cette fois, elle a donné quelque chose au niveau de la personnalité, ressentant de la peur dans les 10 dernières minutes. Atalanta s'enflamme mais sans bouger." Fernando Orsi: "Aucune excuse pour l'Inter et Antonio Conte pour ce début de saison" L'ancien gardien de but de la Lazio, Fernando Orsi, a commenté le match nul 1-1 lorsqu'il s'est exprimé sur l'émission de radio italienne "Tutti Convocati" après le match. "Normalement à la fin d'un match comme celui-ci, Conte aurait été en colère contre tout le monde, comme après le match de Madrid. Ce ne sont pas la Juventus et l'Inter que nous attendions à ce moment de la saison." "La Juve dépend de Cristiano Ronaldo, tandis que l'Inter manque de quelque chose de Conte, mais peut-être qu'il a moins faim qu'auparavant." "Les résultats de la Juventus sont plus justifiables après la nomination de Pirlo. L'Inter n'a pas d'excuses au contraire, Conte en est à sa deuxième année! Il était plus convaincant ;ors de la première. L'équipe de l'année dernière était une équipe avec une faim incroyable." "Je ne sais pas si l'équipe a déjà pensé à Conte, mais le résultat est une Inter plus différente, plus calme. Quelques faux pas, c'est bien, mais si certains résultats se répètent, il faut se poser des questions. Congédiement? N'exagérons pas!" Giancarlo Marocchi: "L'Inter est prudente contre Atalanta mais quelque chose ne va toujours pas" L'ancien milieu de terrain de la Juventus, Giancarlo Marocchi, a discuté du match nul 1-1 prudent de l'Inter contre Atalanta lors d'une interview sur Sky Sports Italia. "Nous prétendons que deux équipes solides se sont battues pour les trois points, mais personne ne les a pris. Ils ont eu du mal pendant la phase de construction. L'Inter était très prudente, ils ont réussi à avancer et puis il y a toujours quelque chose qui ne fonctionne pas. Parce que sur le but d'Atalanta, c'était un quatre contre un."
  13. Dans une interview accordée à Il Giornale, notre légende Luis Suarez a partagé sa conviction que l'Inter n'est pas encore devenue une grande équipe tout en reconnaissant qu'il est temps de s'améliorer. Il souligne également que l'Inter a des difficultés. Voici ses déclas. "L'Inter semble trop prévisible et scolastique. Ils ne sont pas encore devenus une grande équipe. Ils doivent encore manger du panettone. Je les trouve trop fluctuants pendant les matchs et avec leurs résultats. Alors il est clair qu'il est encore temps de s'améliorer et de revenir au top. Mais à ce jour, je vois des difficultés." Son opinion sur Antonio Conte. "Les entraîneurs comptent ce qu'ils comptent, ce sont eux qui vous font gagner et ceux qui déterminent tels joueurs pour tel match. L'entraîneur ne doit pas faire de dégâts, donc moins il fait de dégâts, plus il est considéré comme bon par tout le monde, par le club, par les joueurs eux-mêmes et par les médias." Donc Conte fait plus de dégâts que de bien? "Pour l'instant, oui, il fait plus de dégâts que de bien! L'Inter ne va pas bien et si je regarde qui est venu l'année dernière et lors du récent mercato, les résultats ne sont pas optimaux pour moi! Depuis son arrivée, il n'a pas encore réussi à trouver la bonne équipe pour créer une équipe de haut niveau. Il est clair que si nous voulons être satisfaits, c’est une autre affaire, mais l’Inter ne peut pas être satisfaite de ça." Utopique de penser au scudetto? "Je pense que c'est difficile, mais étant une année étrange, sans les fans et avec tant de résultats étranges de la part de tant d'équipes, alors tout peut arriver. L'Inter pourrait bien sûr gagner, mais ils ne me semblent pas les mieux armés, du moins d'après leur début. Une équipe qui veut remporter le titre ne peut pas commencer avec tous ces handicaps et problèmes défensifs. Ils doivent changer de vitesse et trouver la bonne continuité, mais ils doivent le faire en peu de temps." Sur l'avenir en C1. "Je pense que c'est très difficile, mais comme les résultats sont également très étranges, j'espère que l'Inter pourra gagner les trois derniers matchs. La situation est délicate mais on peut y remédier. S'ils le font dans ce mois et demi, cela signifiera que l'équipe aura fait ressortir une fierté et une âme qui pourront ensuite être utilisées pour progresser dans la ligue. Cependant, tout reste incertain, il est difficile de faire des prédictions." La défaite contre le Milan. "Malheureusement, je n'ai pas vu le derby car il s'est passé le même jour que Barcelone a joué. Je rappelle que je suis les matchs des Blaugrana en tant que commentateur. Je sentais que l'Inter ne méritait pas de perdre mais ils l'ont fait. Maintenant, il y a trop de matches où vous ne méritez pas de perdre ou de faire nul, mais vous ne gagnez pas. Nous devons changer de braquet." Conte à l'Inter à la fin de la saison? "Je ne sais pas parce qu'il a des réactions étranges, il change toujours d'humeur. Un jour il est en colère, un autre il est heureux, tu ne le comprends pas. Cela dépend de lui, l'an dernier il m'a semblé qu'il ne voulait pas rester alors tout a changé après cette rencontre mais il est différent du passé." "Il est clair qu'il n'est pas facile de commenter de l'extérieur mais il ne me semble pas qu'il vit dans une situation normale. J'espère qu'il restera jusqu'à la fin car cela signifiera que l'Inter a connu une bonne saison, ce que j'espère évidemment." Resterait-il avec Conte ou le remplacerait-il à la fin de la saison? "Je continuerais avec lui mais il faut aussi comprendre ce qu'il veut faire. Si le club a préparé un cycle avec lui il est alors inutile de le changer aux premières difficultés. Plusieurs fois, les entraîneurs paient toujours parce qu'il est plus facile et plus logique de changer d'entraîneur quand les choses ne vont pas bien que les joueurs. Mais les joueurs doivent aussi prendre leurs responsabilités et élever leur niveau pour faire renaître l'Inter. Cela ne peut pas toujours être la faute de l'entraîneur."
  14. Aujourd'hui, l'Inter affronte l'Atalanta de Gasperini. Le match est prévu à 15h00 au stade Gewiss. Antonio Conte a répondu aux questions au Suning Training Center et a dit ce qui suit: Après Madrid, vous affrontez l'Atalanta. Comment y allez-vous? "On y va comme les autres équipes. C'est notre septième match en 20 jours: clairement il y a un peu de fatigue, mais il y a aussi l'envie de jouer un bon match. On va essayer de de comprendre qui est plus ou moins fatigué et à gérer ce genre de situation sur 90 minutes." Quelle est l'ambiance après le match contre Madrid? Lukaku sera-t-il à Bergame? "L'ambiance est ce qu'elle est. Lukaku s'est entraîné avec nous aujourd'hui, donc il sera probablement appelé pour le match contre l'Atalanta." L'année dernière contre Atalanta, vous avez joué l'un de vos meilleurs matchs de la saison. Comment allez-vous l'aborder maintenant? "L'année dernière, nous avons très bien fait lors de plusieurs matchs. Affronter l'Atalanta n'est jamais facile, c'est une grande équipe formée par un entraîneur exceptionnellement bon qui leur a donné de la crédibilité au fil des ans. Ils mettent une pression constante sur quiconque ayant le ballon et ils sont bons offensivement, donc ce n'est pas facile de les affronter. Nous aurons besoin d'une belle performance pour ramener les points de Bergame." La position de l'Inter en championnat est-elle préoccupante? "Nous devons continuer sur notre chemin. Si nous le méritons, c'est juste que notre position s'améliore, donc cela dépend de ce que nous faisons." Il y a quelques semaines, vous aviez dit que vous préfériez un 5-4 plutôt qu'un 0-0. Quelle serait votre préférence pour demain, étant donné que lors des derniers matchs, l'Inter a été enclin à ramener à la maison moins qu'il ne le méritait? "Habituellement, de bonnes performances signifient que nous gagnons les trois points, donc je n'ai pas besoin de penser qu'il faut mal jouer pour les obtenir: généralement, vous gagnez en jouant bien." Vous avez souvent été sur le point d'obtenir des résultats. Comment pouvez-vous obtenir ce petit plus pour obtenir un bon résultat? "Pour l'instant, ce petit plus manque. Nous devons encore travailler dur, nous devons faire de notre mieux pour éliminer ces petites erreurs qui peuvent s'avérer décisives." Atalanta vs Inter et Torino vs Crotone demain sont les premiers matchs qui se dérouleront dans les zones rouges. Cette période particulière fait-elle des ravages sur les équipes et les matches? "Il va sans dire que tout affecte le jeu. Par rapport à avant, nous avons été durement touchés, tant les joueurs que leurs familles. Lorsque nous nous entraînons, nous devons tout prendre en compte. La situation est difficile pour tout le monde, mais il faut continuer comme on est. En plus de l'aspect sportif, il y a l'aspect humain, qui ne peut être négligé, ce qui en fait un travail difficile pour ceux qui doivent gérer ces situations. " Comment la gestion des matchs évolue-t-elle avec cinq remplacements à votre disposition? "Vous devez également voir si vous avez tous les joueurs disponibles pour effectuer les changements. Si toute l'équipe est disponible, vous pouvez décider quoi faire en fonction de votre stratégie pour le jeu. Mais la stratégie ne peut pas être mise en œuvre si les joueurs ne sont pas disponibles en raison du COVID-19, ou s'ils sont revenus de 20/25 jours ou ont été blessés. Si tel est le cas, il est difficile de mettre ces choses en pratique."
  15. Luigi Garlando a évoqué la piètre performance de l'Inter contre Parme dans un éditorial publié dans la Gazzetta dello Sport. "Démembrée des larges épaules de Lukaku, l'Inter découvre à quel point la vie est dure!! Menée de deux buts, elle revient dans les dernières minutes avec son fol élan." "Deux buts de Gervinho, non signé par l'Inter, qui auraient été très pratiques. Il reste un mystère: comment un club avec des ambitions comme l'Inter ait un banc aussi limité pour l'attaque?" L'Atalanta de Gian Piero Gasperini a beaucoup plus d'options offensives. "Dans l'après-midi, l'Atalanta a attaqué avec Muriel, Zapata, Gomez, Ilicic et quelques autres sur le banc." Le match contre le Real Madrid. "L'équipe a besoin d'un bon résultat mardi pour restaurer la confiance dans son environnement. Conte ne peut pas continuer à répéter: «Je suis heureux. Nous jouons toujours le jeu. Regardez les statistiques »!" "Les grandes équipes gagnent toujours les matchs qu'elles dominent, et souvent les autres aussi." La mauvaise attaque de l'Inter. "Une attaque trop lente, trop longue et très triste, comme en seconde période à Kiev. Eriksen a ralenti le pressing sans donner de lumière. Enigme non résolue." "Le fait que l'absence d'un seul joueur, Lukaku, provoque autant de dommages pour une équipe est une sérieuse limitation de cette dernière." Comment Antonio Conte pourrait modifier légèrement son système. "À ce stade, Conte pourrait également revoir ses idées! Liverani a failli gagner au Meazza en révisant son système. Avec Ranocchia et De Vrij comme purs défenseurs centraux, qui ne participent pas à la manœuvre, l'Inter a donné deux hommes à Parme." Une solution possible. "Vidal a failli marquer le troisième but grâce à un coup offensif, ce qui est son pain et son beurre! Bien plus que d'être un milieu de terrain défensif." "Un 4-3-1-2 avec Hakimi et Young comme arrières latéraux, Barella, Brozovic, Nainggolan au milieu et Vidal à l'appui de Lukaku-Lautaro pourrait être une hypothèse intéressante. Conte doit inventer quelque chose." L'Inter devra rebondir lors de son prochain affrontement contre le géant espagnol, mardi. Un match essentiel dans la compétition étant donné que les deux équipes ont mal commencé en C1.
  16. C’est désormais acquis : Antonio Conte devra se passer des services de Romelu Lukaku face à Parme. Avec l’absence également d’Alexis Sanchez préservé pour Madrid, la Gazzetta Dello Sport nous informe qu’Antonio Conte pourrait adapter son dispositif tactique "Pour Alexis, les efforts se concentrent plus sur un retour face à Madrid plutôt que face à Parme. Hier après-midi, les entraînements ont débutés pour défier Parme. La solution le plus anticipée est celle de titulariser Pinamonti avec Lautaro. Il s’agirait de la variante la plus simple, car elle ne dénaturerait pas trop la philosophie de l’équipe, un aspect à ne pas sous-évaluer étant donné le peu de temps à disposition." "Mais Conte dispose d’au moins deux autres solutions de rechange. L’une des deux imaginée réside au 3-4-2-1. Un dispositif testé en début d’année avec un double Trequartista, et l’insertion d’un joueur entre Christian Eriksen et Radja Nainggolan. La troisième option confirmerait une attaque à deux avec un Ivan Perisic plus proche de Lautaro sur l’échiquier. Un poste déjà occupé par l’ailier face au Shakhtar lors du remplacement du Toro." Quel dispositif anticipez-vous pour défier les parmesans ? ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  17. Notre attaquant légendaire, Alessandro Altobelli, a partagé sa conviction que l'Inter avait actuellement la meilleure équipe de toute la Serie A, malgré son début pire que prévu. Voici ses déclas à Il Giornale. "Si nous regardons l'équipe, l'Inter est incomparable, mais il semble y avoir une grande différence entre la théorie et la pratique. L'Inter est actuellement incapable d'exprimer son potentiel sur le terrain et je pense qu'il y a un problème de confiance mais aussi de tactique." "L'année dernière, tant en championnat qu'en coupes européennes, ils ont fait beaucoup mieux. Sans parler du championnat où l'Inter a perdu sa solidité défensive. Conte, en ce moment, doit essayer de s'appuyer sur un 11 bien étudié pour obtenir ce que tout le monde s'attend à voir sur le terrain." Conte différent de son attitude habituelle? "Oui, c’est vrai, j’ai remarqué cela. A la Juventus, dans toutes ses expériences et même l'année dernière, il bougeait beaucoup plus, il criait, il hurlait peut-être aussi parce que jusqu'à il y a quelques mois il y avait aussi des fans et c'était plus difficile de se faire entendre. L'autre soir, j'étais à San Siro pour Inter-Borussia Monchengladbach et même maintenant s'il parle doucement, vous pouvez l'entendre dans les gradins, peut-être qu'il n'est plus nécessaire de crier. Je ne le vois pas détendu mais comparé au Conte de l’année dernière, il manque un peu de mordant." Une tactique trop rigide? "Ayant été voir le match, je peux dire que lors du même match contre Gladbach il a changé plusieurs fois de formation mais au final, ce n'est pas tant une question de formation car ce sont les joueurs qui vous font gagner ou perdre les matchs. En ce moment, beaucoup ne s’expriment pas au mieux. Lautaro Martinez et surtout Lukaku font des choses exceptionnelles. Même la malchance fait rage avec trop d'infections et de blessures. Je le répète, je pense qu'il a ses idées tactiques mais au final, ce sont les joueurs qui déterminent votre résultat." L'impact du Covid. "Espérons le moins possible. L'Inter a dû se passer de nombreux joueurs, ainsi que la Juventus avec CR7 et autres, Naples et surtout le Genoa. Malheureusement, toutes les équipes devront vivre avec cette situation absurde qui ne facilitera certainement pas le travail des entraîneurs." Sur le derby perdu. "Quand l'Inter est menée 2-0 après 16 minutes, quelque chose ne fonctionnait pas. Je ne dis pas qu’elle était mal préparée, mais j’ai vu une équipe un peu insouciante et pas concentrée. Je ne peux pas dire qu’ils ne se sont jamais remis car ils ont eu une très bonne seconde période. Aux points, peut-être qu'ils auraient mérité la victoire et pas seulement le nul, mais si vous faites beaucoup d'erreurs en défense et en attaque, vous le payez. Le Milan a joué son match et à la fin, il l'a même ramené les trois points." L'Inter digne d'être en course pour le scudetto? "Il est difficile de répondre à cette question, je pense que nous revenons à la normalité. L'Inter a certainement de bonnes chances de réussir. L'équipe a les joueurs pour gravir les échelons car il n'est pas normal d'avoir cinq points de retard sur le Milan après quatre journées et d'avoir fait match nul contre 'Gladbach, mais le football est comme ça et si je devais parier quelque chose sur les Nerazzurri, évidemment, je le ferais parce qu'en tant que groupe, ils n'ont rien à envier à personne." Conte, a-t-il fait des erreurs? "Bien sûr, je pense que D’Ambrosio et Kolarov jouent dans une défense à trois alors qu’ils sont deux arrières latéraux, qui peuvent jouer arrière central mais qui ont dû être adaptés. Ce sont des erreurs pour lesquelles vous payez malheureusement cher. Avec la vente de Godin, l'ostracisme dans certaines circonstances contre Skriniar, il me semble que la meilleure défense de la saison dernière a été démantelée trop tôt mais je pense qu'il est temps de rattraper les erreurs." Conte manager la saison prochaine? "Cela dépendra beaucoup de cette saison, s’il ne gagne pas le Scudetto ou ne termine pas dans le top deux et que l’Inter est virée de la Ligue des champions, tout peut arriver. Les entraîneurs dépendent des résultats et évidemment Conte serait limogé si la saison se terminait mal." Sur Vidal et Eriksen contre 'Gladbach. "Lorsque vous avez Vidal devant la défense, il perd un petit truc à cause de son âge et de ce qu'il est. Conte l'a fait jouer là mais je le vois mieux au milieu de terrain. Au final, jouer devant la défense vous vous exposez à plus de risques et quelqu'un comme lui, qui est très impulsif, a commis deux erreurs. Quant à Eriksen, par contre, je peux dire que l'ayant vu en direct, je l'ai étudié de près. Je le vois découragé, il ne risque rien. Il fait le strict minimum, il fait la passe courte de peur de se tromper, cet Eriksen ne sert à rien ni à l'Inter ni à lui-même, il doit jouer plus serein, plus calme. Il doit avoir une personnalité et un caractère qu'il ne montre pas pour le moment." Lukaku digne remplaçant d'Icardi? "Icardi a eu de belles saisons à l'Inter marquant 124 buts. L'Inter a peu dépensé pour lui et l'a bien vendu. Maintenant je peux dire que le club l'a plus que dignement remplacé par Lukaku, qui ne fait regretter personne. Romelu est un joueur extraordinaire, il mérite tous les compliments et je suis sûr qu'il fera encore mieux."
  18. Comme nous le savons tous, l'Inter affrontera le Borussia Mönchengladbach lors des phases de poules. Voici une rapide présentation du club de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Palmarès Club fondé le 1er aout 1900, il est l'un des plus titrés de la Bundesliga. Il a remporté 5 titres de champion (1970, 1971, 1975, 1976 et 1977), 3 coupes d'Allemagne (1960, 1973, 1995), 2 Coupes de l'UEFA (1975 et 1979), finaliste de la Coupe des Clubs Champions (1977) et finaliste de la coupe UEFA (1973 et 1979). Nous remarquons que les années de gloire du club sont les années 70. de pios 2010, le club connaît un revival Le mot Borussia est la forme latinisée de Prusse, un nom qui est souvent donné aux clubs de l'ancien Royaume de Prusse. L'équipe est surnommée die Fohlen ("les poulains"). Ce surnom lui a été donné par l'un des plus grands entraîneurs du club, Hennes Weisweiler (1964-1975). Le manager actuel est Marco Rose qui est passé par le Lokomotive Leipzig et le Red Bull Salzbourg avant de rejoindre le Gladbach en 2019. Marco Rose Marco Rose s'est attiré l'attention du monde footballistique lorsque son équipe du Red Bull Salzbourg, populaire auprès des analystes, a atteint la Ligue Europa et a scalpé la Lazio, le Borussia Dortmund et la Real Sociedad avant de chuter en demi-finale contre Marseille à cause d'un but à la 117e minute. Rose, qui a appris son métier auprès de Jürgen Klopp à Mayence, avait déjà montré qu'il était un prédateur dans les compétitions européennes, après avoir guidé son équipe des U19 de Salzbourg en UEFA Youth League 2016-2017 où il a réussi à battre les équipes de jeunes de Manchester City, Barcelone, PSG et Atletico Madrid. Sa réputation n'a fait que grandir depuis. Il prêche un football offensif mais pas de manière "tireurs fous". Son Salzbourg a beaucoup marqué tout en pressant au bon moment. Pour y parvenir, il endormait l'équipe adverse la laissant dans un faux sentiment de sécurité pour mieux la frapper telle la foudre. Au Gladbach, il a tenté d'imposer des philosophies similaires, mais avec quelques améliorations notables. À Salzbourg, Rose a surtout employé un 4-3-1-2 en losange, bien que René Maric ait parlé de sa polyvalence: capable de revenir avec un 4-4-2 plat, un 4-3-3, ou un 4-3-2-1 selon les circonstances. Sous Dieter Hecking, Gladbach jouait principalement dans un 4-4-2 losange ou dans un 4-3-1-2. Rose a depuis utilisé principalement un 4-2-3-1, bien qu'il reste tactiquement flexible pour parfois déployer des formations de défense à 3, revenir sur un 4-4-2 losange ou son fameux 4-3-1-2. Le 4-2-3-1 de Rose Bien changeant fréquemment de système, Marco Rose a le plus souvent utilisé un 4-2-3-1. Comme la plupart des systèmes 4-2-3-1, Rose incite ses arrières à monter pour devenir devenir des points focaux en attaque. Heureusement, Rose a deux très bons joueurs pour ce rôle, Stefan Lainer et Oscar Wendt. De manière pratique, Lainer a été une figure de proue de la formation de Salzbourg tout au long du séjour de Rose ce qui implique que le joueur et le manager ont une grande compréhension. Rose n'a pas eu peur de changer de joueurs, cependant, quelques chiffres clés ne mentent pas. Au 17 Avril 2020, le gardien Yann Sommer est l'un des deux seuls joueurs à avoir disputé les 25 matchs, l'autre étant Marcus Thuram qui s'est affirmé lors de sa première saison avec le club. Thuram s'est avéré très capable de jouer à l'avant aux côtés d'Alassane Plea dans le cadre d'une attaque à deux, ou comme ailier gauche. À l'arrière, Matthias Ginter et Nico Elvedi ont formé une paire d'arrière central les cools de la ligue, tandis que l'international autrichien Stefan Lainer a également été un élément clé de la ligne à quatre. Oscar Wendt a été l'arrière gauche le plus fréquemment utilisé, tandis que les deux milieux de terrain Denis Zakaria et Christoph Kramer avaient une belle compréhension. Rapide analyse de Gladbach - Leverkusen (23 / 05 / 2020) : 1-3 Compositions Avec Denis Zakaria toujours blessé, Tobias Strobl est aux côtés de Florian Neuhaus dans le double pivot du 4-2-3-1 de RoseRamy Bensebaini a débuté arrière gauche. Les quatre attaquants comprenaient Marcus Thuram, Breel Embolo, Alassane Pléa et Jonas Hoffman. Notons que Bosz a choisi un 3-4-3 alors que le Bayer joue habituellement en 4-2-3-1 pour contrer la verticalité et horizontalité que Gladbach tenterait de créer quand ils passent en 2-3-5 lors de la possession. Gladbach au pressing avec un 4-2-3-1 Pendant son séjour au Red Bull Salzburg, Rose a gagné le surnom de «Press Master», en utilisant un 4-4-2 en losange resserré pour reprendre agressivement la possession dans les zones dangereuses. Il a tenté de mettre en œuvre ce système en Allemagne mais il a connu un succès relatif, les arrières se trouvant isolés dans la profondeur. Il est passé à un de 4-2-3-1 lors de la perte de la balle. Le but du pressing était de limiterer les options de passes des trois arrières de Leverkusen afin de les forcer à utiliser la profondeur et d'utiliser un ailier supplémentaire (Weiser ou Sinkgraven) pour les piéger dans un certain espace. Le but final de ce pressing était de forcer un turn-over de possession. pendant la construction de Leverkusen. Dans certaines séquences, ils ont réussi mais il n'ont pas réussi à capitaliser lorsqu'ils regagnaient la possession dans des positions avantageuses. Une fois que Bender reçoit le ballon, Embolo le presse immédiatement tandis que Pléa couvre l'option de passe immédiate de Bender vers la droite, Tapsoba. Le double pivot de Gladbach recouvre le double pivot de Leverkusen afin de couper les passes verticales. Dragović reçoit la balle de Bender et passe immédiatement à Daley Sinkgraven, ce qui pousse l'arrière droit de Gladbach Stefan Lainer à faire pression sur Sinkgraven (voir l'image ci-dessous). Alors qu’ils éprouvaient souvent des difficultés lors des duels physiques contre les défenseurs de Gladbach, les attaquants de Leverkusen ont utilisé leur vitesse et leurs mouvements pour prendre des positions offensives dangereuses derrière la défense adverse. Pour leur deuxième but, Havertz descend dans l'axe pour recevoir une passe, tandis que Bellarabi fait une course derrière Nico Elvedi et Bensebaini. Une passe de Havertz permet à Bellarabi de contourner tout le bloc défensif et de filer vers le but. Elvedi ne peut pas le rattraper le terrain et est obligé de faire un tacle hasardeux provoquant un pénalty que Havertz convertit. Les changements de Rose Pour la seconde période, Marco Rose apporta plusieurs changements. Ses changements tactiques les plus notables sont survenus pendant la possession, Gladbach passant d'un 2-3-5 à un 3-4-2-1. Ce changement a été effectué pour combler le manque d'équilibre lors des transitions défensives: si le ballon était donné au centre et que Leverkusen attaquait rapidement, les arrières centraux de Gladbach seraient séparés et les arrières latéraux trop haut (pas le temps de revenir), exposant ainsi la défense. Contrairement à Zakaria, Strobl ne redescend pas naturellement dans la ligne défensive pour créer une ligne à trois. Cela fut changé en 2ème mi-temps, car Strobl agit presque exclusivement en tant que troisième défenseur central, offrant plus d'équilibre et de largeur à la ligne défensive. Jonas Hoffman serait alors le pivot, alors que Pléa et Stindl agissaient en tant que milieux offensifs sous Thuram. Attirer pour mieux attaquer L’un des principes du jeu basé sur la possession de Gladbach est d’attirer la pression adverse pour ouvrir des espaces. Ils utilisent leur double pivot dans les profondeurs et les arrières centraux s'écartent pour attirer la pression adverse et ainsi les forcer à étirer leurs lignes. La partie la plus importante de ce schéma est Yan Sommer qui est le premier attaquant dans ce système. L'international suisse utilise son excellent jeu de pieds pour contourner les lignes de pression et trouver des attaquants isolés. Contre Leverkusen, il a réussi 8 longues passes sur 12. Incapable de jouer à travers le pressing de Leverkusen, Gladbach a utilisé les longues passes de Sommer pour marquer leur seul but dans ce match. Sommer a fait une longue passe à Thuram, éliminant la première et la deuxième ligne de Leverkusen. Thuram a ensuite frappé le ballon à Strobl qui disposait de suffisamment de temps et d'espace entre la ligne défensive et médiane de Leverkusen car le double pivot de Leverkusen fut attiré. Strobl a ensuite fait une passe à Pléa, qui a trouvé Thuram qui a marqué. Rapide analyse de Dortmund - Gladbach (19 / 09 / 2020) : 3-0 Composition La composition de départ du BvB était assez prévisible, leur 3-4-3 devant être maintenu. La nouvelle recrue Jude Bellingham a débuté au milieu de terrain avec Axel Witsel, tandis que Gio Reyna, 17 ans, complétait la ligne d'attaque. Mönchengladbach, démontrant sa flexibilité, a également choisi de se mesurer à Dortmund dans un 3-4-3. Gêné par certains problèmes de condition physique, la ligne d'attaquants de Gladbach était composée de Jonas Hofmann, Lars Stindl et la nouvelle recrue Hannes Wolf. La décision de Gladbach de refléter leur 3-4-3 a été prise afin d'entraver le jeu de Dortmund, et pour la plupart du match, Gladbach a réussi à le faire. Nous pouvons voir la dynamique impliquée dans le pressing de Gladbach ci-dessous, avec cette scène typique où Gladbach presse haut. Les attaquants de Gladbach appuient sur la ligne arrière de Dortmund en 3 contre 3, les attaquants intérieurs appuyant sur les arrières centraux. Ces joueurs pressent dans le but d'empêcher la progression centrale, et ainsi ils surveillent l'espace verticalement derrière eux ou à l'intérieur. Nous pouvons voir ici que le joueur coupe la voie vers le milieu central, ce qui permet au milieu de Gladbach de protéger le demi-espace. Si le ballon est envoyé en profondeur, Gladbach peut utiliser son ailier pour presser l'ailier de Dortmund. Les milieux de terrain centraux pressant les milieux de terrain centraux adverses si nécessaire deviennent également une option si un attaquant de Dortmund descend très profondément dans le demi-espace. Lorsque le ballon est dans les zones centrales, Gladbach peut être légèrement plus passif tout en restant en sécurité. Nous pouvons voir que l'attaquant central ne fait pas pression sur le défenseur central mais aide à couvrir l'axe centrale avec ses milieux de terrain. Une fois que la balle est transmise vers les ailes, le schémas ci-dessus peut se produire. Nous pouvons voir un exemple où le pressing de Gladbach force Dortmund à rester à l'arrière et permet à son milieu de terrain de rester équilibré. Hofmann presse sur le large défenseur central tout en coupant la voie vers le milieu central. Cela permet à Kramer qui est derrière lui de rester dans une position plus profonde et de surveiller Sancho. Sinon Dortmund aurait peut-être eu l'occasion de forcer Kramer à presser haut ou de libérer un joueur. Construction de Gladbach et ajustements Malheureusement dans ce match, Gladbach a eu du mal à se créer des occasions, la meilleure étant celle de Jonas Hofmann, en première mi-temps. En possession, Gladbach a utilisé le même système que le BvB avec un 3-4-3 devenant parfois plus un 3-2-5 (forte projection vers l'avant). L'arrière lattéral chercherait à fournir de la largeur pour permettre à un attaquant d'entrer dans le demi-espace, tandis que Lars Stindl occuperait l'un de ses rôles préférés en tant que faux neuf ou de surcharge. Nous pouvons voir cette structure générale ci-dessous avec le arrière central Matthias Ginter sur le ballon dans une large zone. Nous pouvons voir ici un exemple de Gladbach créant des surcharges au milieu de terrain en utilisant Stindl, avec l'Allemand ici descendant juste derrière l'un des milieux de terrain de Dortmund alors qu'il est également occupé par les attaquants. Les attaquants de Gladbach sont restés plus hauts et ont permis à Stindl de jouer ce rôle, leur objectif étant de bloquer la défense de Dortmund plus profondément et de donner à Stindl plus d'espace. Gladbach a eu du mal à se créer des occasions et à faire progresser le ballon de manière constante, et donc à 2-0, ils sont passés à un 4-2-3-1 pour engager plus de joueurs en avant. Le but présumé était d'aider à créer plus de surcharges, Thuram étant ici comme un dix et créant un 3v2 contre les milieux de Dortmund, ce qui conduit Neuhaus à élargir le jeu. Cette formation a eu peu de temps pour changer radicalement la physionomie du match. En termes de défense de cette surcharge au milieu de terrain, le changement tactique a eu peu d'effet car Gladbach avait toujours ces deux milieux de terrain centraux. Nous pouvons voir un exemple ci-dessous où Kramer est capable d'équilibrer la surcharge et de jouer pour gagner le ballon et permettre à Gladbach de contrer. Le passage à une ligne arrière à quatre signifiait qu'ils avaient moins d'occasions de presser haut, mais cela a eu un effet minime dans le jeu. Conclusion Cette courte présentation du Borussia Mönchengladbach nous a montré que c'est une équipe portée sur l'attaque avec un pressing généralement haut, assez agréable à regarder jouer, assez flexible sur le système choisi même si Rose privilégie son 4-2-3-1. C'est donc une équipe dont nous devons nous méfier même si, contre les plus grosses écuries, elle tend à ne pas sur-performer et éprouve certaines difficultés. ®Alex_j
  19. Cet article présente une très rapide analyse de la tactique employée par Luciano Spalletti durant son passage chez nous. Structure Jusqu'à la phase de poule de la C1 2018-2019, Spalletti donna la primeur à un 4-2-3-1 avec le prolifique attaquant Mauro Icardi comme point focal du jeu offensif dans le dernier tiers. Semblable à son temps au Zenit, l'Inter a utilisé deux milieux défensifs et un numéro 10. Deux parmi Marcelo Brozovic, Matias Vecino et Roberto Gagliardini fournissent une solide protection centrale dans les rôles de milieux défensifs, tandis que Radja Nainggolan fournit un soutien central idéal à Icardi seul devant. Les arrières latéraux montent souvent en avant en attaque, d'autant plus qu'ils se sont appariés avec deux milieux défensifs qui s'aventurent rarement devant. Sime Vrsaljko et Kwadwo Asamoah sont deux arrières latéraux très offensifs qui peuvent fournir des centres dans la surface de réparation. Le retour de l'Inter en Ligue des champions 2018-2019 les verra se heurter à Tottenham, qui pourrait mettre en place une ligne arrière à trois que Spalletti, connu pour mettre en mirroir les formations adverses, pourrait reproduire. Stefan de Vrij serait très probablement au centre de ces trois arrières, avec Danilo D'Ambrosio et Milan Skriniar à côté de lui. Vrsaljko et Asamoah seraient les choix évidents pour marauder en avant tandis que Nainggolan et Ivan Perisic soutiendraient Icardi formant un triangle offensif assez étroit. Les attaques Avoir Icardi seul en pointe signifie qu'il peut souvent occuper deux défenseurs centraux avec un positionnement intelligent. Cela peut ouvrir de l'espace à l'intérieur, pour Perisic en particulier pour couper vers l'intérieur de sa gauche et tirer, ou passer et se combiner avec Icardi dans l'axe. C'est selon. Le positionnement en pointe d’Icardi peut également créer des situations individuelles pour Perisic contre l’arrière latéral adverse. Comme le Croate est efficace avec les deux pieds, il peut également battre son vis-à-vis à l'extérieur, offrant aors des centres à Icardi qui est dans la surface. Quelle que soit la manière dont Perisic décide d’attaquer son opposant direct, le poind d'Icardi sur la défense centrale est essentielle aux attaques de l’Inter. Lorsqu'elle reste haute, la ligne arrière de l'Inter a également la possibilité de faire soit des passes très longues de l'arrière ou des passes plus courtes devant, comme Icardi peut récupérer ces deux types de passes. Les mouvements vers l'intérieurs de Perisic et Matteo Politano peuvent attirer les arrières latéraux opposés dans une structure étroite, créant un espace pour Icardi pour faire des slaloms sur le côté de la défense centrale (ci-dessus). À partir de là, les points d'appui de Nainggolan et son milieu de terrain du côté opposé signifient que l'Inter peut obtenir un certain nombres de joueurs dans la surface adverse. Faiblesse Si Spalletti choisit de mettre en miroir une possible ligne à trois arrières, l'Inter laisse souvent de l'espace derrière pour les balles passant au-dessus de sa ligne défensive (ci-dessous). Lorsque Tottenham a utilisé trois arrières, Lucas Moura s'est apparié avec Harry Kane en attaque, avec Dele Alli soutenant depuis le milieu. La ligne défensive à cinq que l'Inter a établie pourrait être exploitée par Moura, dont la vitesse de plus de 10 à 15 mètres ne peut tout simplement pas être égalée par De Vrij, Skriniar ou D'Ambrosio. De Vrij en particulier serait crucial s'il était utilisé comme central dans une ligne arrière de trois, et pas seulement pour l'organisation défensive qui serait de sa responsabilité. Si Harry Kane occupait le Néerlandais alors que Tottenham progressait dans le dernier tiers, il pourrait avoir du mal à organiser et à suivre le finisseur le plus meurtrier de Tottenham en même temps. Quelle que soit la formation choisie par Spalletti, cela pourrait être l’une des batailles cruciales du match. Le joueur clé: MI9 Maintenant dans sa sixième saison avec l'Inter, le capitaine du club est devenu le principal talisman offensif du club. Bien qu'il soit constamment lié à des départs, il a maintenant été à deux reprises meilleur buteur de Serie A. Il a marqué plus de 20 buts en championnat au cours de trois des quatre dernières saisons. Icardi ne semble pas le plus agressif des attaquants, mais sa capacité à récupérer les centres vaut celle d’un avant-centre traditionnellement puissant. Marquant souvent des buts de la tête, Icardi est une menace dans les airs (ci-dessus). De même, si le ballon est introduit dans la surface de réparation à partir d'une construction centrale, le joueur de 25 ans est un tireur mortel. Il peut courir derrière l’épaule du dernier défenseur pour terminer dans un contre un, ou tirer dans des zones très encombrées, en utilisant les défenseurs comme écran de la vision du gardien de but. La marque de fabrique d’Icardi est de simuler son tir, en espérant que son marqueur tentera de bloquer le premier effort trompeur. Si le défenseur tombe dans le panneau, Icardi recule simplement dans la direction opposée (ci-dessous), laissant son marqueur au sol. De là, il n'a plus que le gardien à battre, ce qu'il fait souvent. Au début de ses années à l'Inter, Icardi était très concentré sur le fait de courir derrière ou de toujours tourner après la réception. Cela n’a pas toujours fonctionné, s’il devait être marqué par deux adversaires ou si l’espace était indisponible. Au fur et à mesure de son développement, Icardi a démontré des améliorations se combiner avec des partenaires courant dans la profondeur et utiliser les talents d'attaque de ceux qui l'entourent tels que Perisic à gauche ou son nouveau coéquipier Nainggolan de profondeur. Continuer votre lecture avec d'autres analyses tactique :
  20. Comme nous le savons toutes et tous, nos Nerazzurri ont perdu contre Séville en finale de la Ligue Europa après qu'un doublé de Luuk de Jong et un but de Diego Carlos ont ont eu raison d'un penalty de Romelu Lukaku et l'égalisation de Diego Godin. Nous présentons une analyse de cette funeste finale qui aurait due être une fête. Introduction Lors de la demi-finale écrasante du Shakhtar Donetsk, il était clair qu'Antonio Conte avait mis ses hommes en place pour faire pression sur les géants ukrainiens. Le plan a été exécuté à la perfection et les Italiens ont pu marquer cinq buts. Il était clair que c'était la bonne façon de faire les choses mais le match contre Séville a vu l'Inter tout simplement tomber dans de mauvaises habitudes, incapable de vraiment faire un usage notable du ballon et permettant aux Andalous de jouer le jeu à leur rythme. C'était un geste risqué de la part de Conte et l'Inter a été dûment punie non pas une ou deux mais trois fois... et sur phases arrêtées! Appeler cette rencontre un match à deux mi-temps ne rendrait pas du tout justice au match. L'Inter était lente, léthargique, sans imagination et ne ressemblait pas à une équipe qui avait si facilement démantelé et écrasé le Shakhtar l'autre soir. L'Inter frappe fort Les Italiens ont rapidement pris les devants lorsque Diego Carlos a accroché Romelu Lukaku à la 4e minute. Le penalty a été facilement transformé par l'international belge qui a égalé le record de Ronaldo de 34 buts en une seule saison. Comme nous le voyons sur l'image dessous, Lukaku part face au but, son homologue également et nous savons qu'il est injouable dans cette position. Carlos n'a qu'une seule alternative, la faute. Dans les premières minutes, l'Inter semblait avoir un plan. Les joueurs pressaient Séville, empêchant les Espagnols de s'installer et de jouer de l'arrière ou même de chercher des passes entre les lignes. Ce plan initial était un excellent signe de ce que nous pouvions attendre des Nerazzurri. Une pression rapide a forcé Séville à faire des erreurs. Les hommes de Julen Lopetegui ont été trop rapides pour lâcher le ballon, le frappant plus haut sur le terrain une fois que les attaquants de l'Inter ont commencé à les verrouiller. L'Inter, en revanche, a fait preuve de beaucoup de sang-froid et passait le ballon avec une grande confiance. L'Inter en difficulté Cependant, une fois que Séville a commencé à posséder le ballon davantage et s'est installé dans le rythme du match, l'Inter est retournée dans sa petite coquille et a attendu que les Espagnols commettent une erreur. Cette politique d'attente et de surveillance sera sa chute car sa seule et fatale erreur! Une fois que les Sévillans ont commencé à passer de l’arrière et que l’Inter a mis un terme à son pressing haut, Séville a commencé à voir davantage le ballon et s'approprièrent le match. Séville a égalisé en raison d'une possession soutenue, ce qu'ils ont fait contre Manchester United avec Luuk de Jong mettant la touche finale. Ashley Young n'a pas verrouillé Jesus Navas à temps et lui a laissé trop d'espace pour percer. Du coup, Bastoni ne pu le bloquer. En effet, lorsque Banega a fait la passe à Navas, Bastoni s'est avancé pour le presser. Young était focalisé sur Suso, il n'aurait donc pas pu couvrir l'espace de Bastoni. Gagliardini s'est concentré sur Fernando, donc il n'a pas réalisé l'ouverture de l'espace. Le joueur qui a fait la course est Jordan et Barella était censé le marquer, mais Barella ne marque plus son homme. De Vrij est allé couvrir l'espace de Bastoni. La compacité horizontale de l’Inter n’était pas idéale et la défense a perdu son orientation. En fin de compte, Séville a créé une situation 2 contre 2 dans la surface. De Jong laissé sur place Godin et a marqué pour égaliser. Il faut noter également que la ligne défensive étant restée un peu profonde, les autres joueurs auraient dû réagir à cela et corriger le cas échéant! Lukaku aurait dû être positionné sur la même ligne que Lautaro Martinez alors l'Inter aurait pu mieux fermer la ligne de dépassement. Pourquoi? Quand les Sévillans ont construit à partir de leur aile gauche, Reguilón a fourni la profondeur et Lucas Ocampo a repiqué vers l'intérieur. Ensuite, Éver Banega redescent légèrement aux côtés des défenseurs centraux afin qu'ils puissent construire une ligne arrière trois, et donc formant un 3 contre 2 contre nos deux avants, Romelu Lukaku et Lautaro Martínez. La formation "sans ailes" de l'Inter a été exploitée par Séville. L'Inter a bien appuyé sur le côté gauche et n'a pas permis à Séville de progresser cette aile. Mais Séville a trouvé une issue de secours via des changements de jeu lors de la construction. Bien que l'Inter puisse matcher Séville en 1 contre 1 sur l'aile gauche, Séville s'en est sorti avec des changements. L’autre problème de l’Inter a été de créer des opportunités contre le bloc profond de Séville. Séville a formé un bloc étroit et serré avec un 4-4-1-1. Séville a comblé tous les espaces entre les lignes et n'a pas autorisé l'Inter à utiliser ces espaces. Transition coupée La transition de la défense au milieu de terrain est devenue difficile à cause de Banega qui s'est assuré que Godin ne pouvait pas passer le ballon à Brozovic. Le Croate n'a pas pu recevoir le ballon de la défense car Banega était toujours là pour forcer Godin à passer le ballon à quelqu'un d'autre. Dans ce cas, Roberto Gagliardini est devenu l'option principale de la construction. Et c'est là qu'intervient Suso, l'Espagnol s'assurant que le milieu de terrain n'a pas assez d'espace autour de lui pour déclencher un mouvement d'attaque. De même, des groupes comme Fernando et Joan Jordan ont coupé toutes les lignes vers Lukaku et Lautaro Martinez. Avec des balles directes inexistantes, l'Inter a été contrainte de jouer de côté, ce qui n'a pas aidé sa cause. Le match allait être une bataille entre deux hommes, Benga et Brozovic, qui sont normalement très bons pour donner le rythme du match. Cette fois-ci, cependant, c'est l'Argentin qui savourait clairement la perspective de jouer contre ses anciens employeurs. Banega était prêt pour la bataille et a fait 64 passes tout au long du match, le plus grand nombre de passes dans la rencontre, et a également fait 13 challenges. Banega a eu une influence apaisante au milieu du terrain et grâce à son excellent contrôle, le milieu de terrain expérimenté a pu affronter deux ou même trois hommes en même temps et s'est toujours imposé. Brozovic, par contre, n’était pas vraiment sur le bon tempo. Le Croate a réalisé 59 passes mais n'a pas pu vraiment marquer son autorité sur le terrain comme son homologue. Le joueur de 27 ans a été contraint d'aller plus profond dans sa propre moitié de terrain afin de voir davantage le ballon, ce qui a affecté sa capacité à déclencher des attaques. Cependant, il était toujours capable de faire deux passes clés et a fourni une aide pour le but de Diego Godin. Les phases arrêtées Bien que les coups de pied arrêtés soient monnaie courante, dans des matchs comme ceux-ci, les plus petits détails sont importants. Et, il s'est avéré que l'Inter a perdu la rencontre en raison de son incapacité à gérer correctement les coups de pied arrêtés. Lors de sa défense sur coups francs, l'Inter utilisait le marquage en zone. Bien que cela ne devrait pas être considéré comme une mauvaise tactique, jouer contre une équipe comme Séville cela peut être calamiteux. Dans l'un des coups de pied arrêtés, Banega a effectué un centre vers le poteau arrière et les joueurs de Séville ont surchargé cette zone avec Jules Koundé, Luuk De Jong et Lucas Ocampos. Cela signifiait que les défenseurs de l'Inter étaient en retard pour réaliser le danger et De Jong était capable de s'élever au-dessus de Gagliardini pour marquer de la tête. Comme nous pouvons le voir, Luuk de Jong avait beaucoup d'espace pour effectuer sa tête à la perfection. Au moins un des défenseurs aurait pu avoir plus de jugeote. Cela a continué à être un problème, car le troisième but de Séville découlait de la propension de l'Inter à continuer à défendre trop bas. Quatre joueurs de Séville ont eu une chance d'attaquer le ballon et Diego Carlos a eu beaucoup d'espace pour faire le spectacle. Alors que la touche de Lukaku détournait le ballon dans le filet, l’attaque aurait pu être étouffée rapidement lorsque la première tête était dégagée. Les joueurs de l'Inter ont choisi de se défendre dans la surface des six mètres plutôt que de fermer finalement l'espace. Comme nous pouvons le voir, il y a quatre joueurs de Séville qui anticipent le dégagement de la tête tandis que les défenseurs de l'Inter restent dans les six mètres. Cet espace était tout ce dont les Espagnols avaient besoin. Sans rien enlever au mérite de Diego Carlos, l'Inter aurait dû faire mieux ici! Occasions manquées et changements tardifs Bien qu'ils n'aient pas eu beaucoup d'occasions, lorsque il y en a eu, l'Inter ne les a pas saisies. Lukaku a raté une belle chance en face à face contre Yassine Bounou et un autre jour, un autre match, il aurait mis le ballon le fond. D'une manière générale, l'Inter a mal joué ses contres. Antonio Candreva a eu une chance d’égaliser en fin de match. Le centre de Brozovic a trouvé Candreva qui courait du milieu de terrain vers la surface. Candreva a mal jaugé le ballon n'a pas pu le frapper correctement. L'Inter a encore mal joué ce moment offensif. C'était très surprenant de voir Antonio Conte ne pas mettre Christian Eriksen au début de la seconde mi-temps quand il était devenu clair que l'équipe avait besoin de plus de créativité et d'imagination. Le Danois est rentré très tard dans le match aux côtés d'Alexis Sanchez et, à ce moment-là, Séville défendait dans un bloc profond et avait cessé de presser l'Inter haut sur le terrain. Conclusions Bien que l'Inter ait pu être l'équipe la plus forte sur le papier, sa partition globale était moyenne. Il semblait qu'Antonio Conte voulait que ses joueurs marque rapidement, puis défendent en profondeur tout en s'appuyant sur le rythme et la ruse de Romelu Lukaku et Lautaro Martinez en contre. Cependant, les mouvements de contre-attaque étaient rares en raison de la forme compacte que Julen Lopetegui avait mise en place. Cette tactique restreignait l'espace entre les lignes et l'Inter était incapable de tirer pleinement parti de ses attaquants. Enfin, l'introduction d'Eriksen si tard dans le jeu n'a pas arrangé les choses non plus, car au moment où le Danois est entré sur le terrain, Séville avait déjà réduit tout l'espace dans le dernier tiers et Conte n'avait pas de réponse à cela. Continuer votre lecture avec d'autres analyses tactique :
  21. Après la défaite de notre équipe favorite contre Séville, pas d'article concernant une analyse post-mortem. Au lieu de cela, nous vous proposons un retour dans le passé avec une présentation de la méthode déployée par Helenio Herrera, le Catenaccio. Considéré comme l'un des meilleurs entraîneurs de tous les temps, Helenio Herrera est synonyme de "Catenaccio". La tactique utilisée par Herrera, en particulier à l'Inter Milan entre les années 1960 et 1968, est considérée comme notoire, négative et cynique par beaucoup, encore maintenant ! La Serie A est considérée principalement comme une ligue se concentrant sur la défense et la base de ce cela a commencé avec l'Inter Milan de Herrera. Bien qu'il n'ait peut-être pas lancé la tendance à pratiquer un football pragmatique et défensif, il a définitivement jeté les bases de son succès. La tactique consistant à utiliser des hommes supplémentaires en défense a en fait été lancée par Karl Rappan à l'époque du Servette de Genève. Il a expérimenté la tactique dans un club qui se battait pour sa survie. Dans un tel cas, il était nécessaire de renforcer la défense. Cependant, il a plus tard obtenu un grand succès avec quand il a imposé la même stratégie lorsqu'il était entraîneur de l'équipe de Suisse dans les années 1930. L'idée n'a pas été vraiment bien reçue à ce moment-là et n'a été que peu utilisée ici et là. Ce n’est qu’au début des années 60 que le Catenaccio a pris le devant de la scène en tant que philosophie ou modèle de football. Fait intéressant, ce n’est pas Herrera qui a initialement introduit cette idée en Italie. C'est plutôt le manager de Salernitana, Giuseppe Viani, qui a obtenu un certain succès en utilisant de telles tactiques après avoir supervisé son équipe pour une promotion. Cela en a inspiré d'autres, en particulier Nero Rocco, qui a utilisé le système au Milan et avec lequel ils ont décroché la Coupe d'Europe sous ses ordres en 1963. Cela ne faisait que retarder l'inévitable car La Grande Inter est devenue le top sujet en Europe. Le Catenaccio deviendrait légendaire et ne sera certainement jamais oublié. Helenio Herrera a été le premier pour de nombreuses choses. Herrera a introduit l’idée de collecter des crédits pour la performance de l’équipe. Le club italien a obtenu d'énormes distinctions sous le directeur argentin et a été appelé "Grande Inter". Herbert Chapman, inventeur de la formation en WM (un 3-2-2-3, ce qui forme un W et un M) et Karl Rappan avec Herrera sont devenus les personnes les plus notables dans le domaine des tactiques de football. La Grande Inter de Herrera est devenue la première ère déterminante du football car elle a été la première de la ligne dans laquelle le Milan de Sacchi, le Barca de Pep et d'autres équipes dominantes ont traversé. Selon le célèbre livre de Jonathan Wilson, "Inverting the Pyramid", Helenio avait cité ce qui précède. On lui a souvent reproché de pousser ses joueurs à un point où il ferait n'importe quoi pour réussir. Hererra était un pur pragmatiste et était très pratique sur les choses qui étaient censées arriver et comment il pouvait les changer pour en tirer le résultat le plus bénéfique pour lui et son équipe. Les joueurs étaient cependant très dévoués et croyaient en ses idées théoriques. Après avoir décroché le premier Scudetto avec l'Inter, les joueurs, qui manquaient un peu de compétences linguistiques, l'ont joyeusement appelé "Signor Mr". Il a dit: "Mais j'ai simplement mis en œuvre des choses qui ont ensuite été copiées par chaque club : travail acharné, perfectionnisme, entraînement physique, régimes et trois jours de concentration avant chaque match." Herrera était un homme discipliné selon sa fille. Ses matins commençaient par le yoga et sa nourriture se limitait principalement au parmesan et à l'huile d'olive. Pendant son passage à Barcelone, Herrera a trouvé un livre sur le mysticisme qui contenait des détails sur les exercices physiques du XVIe siècle. Cela lui a donné l'idée de retraites de football. Comme mentionné précédemment, Herrera est redevenu le premier en quelque chose quand il a introduit ces retraites dans le football. Pour la première fois dans l'histoire, des joueurs de football ont été envoyés pour se détendre dans des endroits verts et sereins pour atteindre la paix intérieure. Ils étaient encouragés à être dans des espaces silencieux, à penser de l'intérieur, à étudier les tactiques et à mener une vie solennelle. L'idée de passer des vacances en équipe et les programmes de rééducation après des blessures ou une baisse de forme a été initiée par Helenio Herrera quand il était à Barcelone en 1959. L'année suivante, Herrera a pris en charge l'Inter et le reste est de l'histoire, disent-ils. Sa contre-attaque défensive a été très critiquée et n'a pas été appréciée pour la façon dont son équipe a pu créer et occuper avec brio des espaces dans le territoire adverse lors des contre-attaques. Herrera était obsédé par la mentalité des joueurs et de toutes les personnes impliquées dans l'équipe. Il voulait que tout le monde donne tout. La mentalité positive et gagnante était plus importante pour Helenio Herrera. Même dans les conférences de presse, les joueurs n'étaient pas autorisés à exprimer ce qu'ils ressentaient. Ils étaient encouragés à livrer des messages positifs aux médias. Ils seraient condamnés à une amende s'ils s'étaient écartés du scénario pré-établi. Comme indiqué précédemment, les régimes alimentaires des joueurs ont été soigneusement surveillés et contrôlés. Sur le terrain d'entraînement, Herrera a été le premier manager à s'écarter des méthodes précédentes. Il a apporté des exercices dont personne n'avait jamais pensés auparavant. Il a eu une vision qu'aucun n'a jamais eue auparavant. Il a parlé de sa philosophie pendant les exercices, explique les attaques rapides comme l'éclair, des profondeurs et la valeur du chevauchement des arrières latéraux. Les joueurs étaient des athlètes bien entraînés, une vie propre et un esprit sain, comme l'indique le livre "Road to Lisbon: A Novel." Herrera a même été le premier manager à motiver ses joueurs comme aucun autre. Il épinglait des citations et des phrases de motivation sur les murs de la loge et s'assurait que tout le monde les voyait facilement. Le style de Herrera à Barcelone était scintillant et il parlait de sa confiance en lui. Il a déployé les milieux offensifs dans les espaces larges du milieu de terrain, ce qui leur a donné la créativité au milieu de terrain. Au cours de la saison 1958-59, Barcelone avait remporté la ligue par quatre points en amassant 96 buts en 30 matchs. La saison suivante, Herrera a remporté son deuxième titre de champion avec le Barça uniquement grâce à la différence de buts, mais il a perdu la C1 contre le Real Madrid, score total de 6-2. Cela a incité aux dirigeants de Barcelone à le limoger et il a choisi l'Inter. La tactique à l'Inter était très rigide et précise. Les joueurs défendraient en profondeur et une fois que les défenseurs gagneraient le ballon, il serait donné à Jair qui exploserait dans le bon passage ou à Suarez qui était le chef d'orchestre. Suarez était habile à trouver les joueurs dans les vastes zones. Corso et Mazzola étaient souvent déployés derrière l'attaquant. Picchi était le libéro de l'équipe, le défenseur central libre et bas, dont son nom. Le positionnement du libéro est plus libre et fluide que celui des autres défenseurs puisqu'il était le dernier homme avant le but de Sarti. Facchetti était l'un des joueurs clés de l'équipe de Grande Inter, il était celui qui a soutenu Herrera lorsque beaucoup l'ont accusé d'être de le gourou de la négativité. "J'ai inventé le Catennacio. Le problème est que la plupart de ceux qui m'ont copié m'ont mal copié. Ils ont oublié d'inclure les principes d'attaque que mon Catennacio incluait." Il y avait des ajustements dans l'équipe ici et là à chaque fois qu'un joueur se blessait ou qu'il y avait un changement dans l'approche. Le changement de philosophie n'a cependant jamais été visible. L’équipe d'Herrera a prouvé que ses détracteurs avaient tort et a joué aussi bien qu’elle a obtenu des distinctions et personne n’a pu les remettre en question. Ils ont remporté la Serie A en 1963, 1964 et 1966 et deux championnats d'Europe consécutifs dans les années 1964 et 1965. La tactique de la Grande Inter tournait principalement autour des facteurs suivants: Le libero, Picchi; L'arrière latéral, Facchetti; Les ailiers, Jair et Corso; Le 10, Suarez. Picchi, le joueur qui a enseigné à tout le monde le rôle de Libero, était l'épine dorsale du Catennacio. Leurs performances défensives collectives ont fourni aux joueurs attaquants la plate-forme pour être impitoyable dans les attaques. Picchi peut être appelé à bien des égards le balayeur ou le libéro, c'est lui qui représente le terme "verrou". L'utilisation du verrou signifiait que la moitié centrale offensive était conservée, mais les ailiers sont retirés dans la ligne défensive. La moitié centrale est restée le point focal offensif de l'équipe et c'était Luis Suarez dans la plupart des cas. Bien que Picchi ait manqué un peu de flair, il s'est assuré que son gardien de but ne soit pas dérangé par sa discipline de position. Selon Kenneth Wolstenholme, l'auteur de The Pros, "Si un joueur dépassait la ligne de quatre, soit en dribblant, soit en créant un espace avec un une-deux avec un collègue, il serait confronté à Picchi. Tout joueur qui courrait pour récupérer une longue passe serait confronté à… Picchi. Tout lob haut ou centre qui flottait dans la surface de l'Inter serait enlevé par… Picchi." Facchetti, souvent reconnu comme le premier arrière offensif de son genre, Giacinto Facchetti est l'un des meilleurs joueurs jamais produits par l'Italie. Il a montré de l'excellence dans le jeu et ce que les défenseurs pouvaient faire au lieu simplement défendre. Les arrières latéraux de cette époque et avant étaient contraints à une zone spécifique et ont simplement été invités à passer le ballon aux avants. Peut-être le premier défenseur à avoir jamais possédé les compétences nécessaires pour avancer, il faut dire que Herrera l'a utilisé avec brio. Facchetti était un ailier au début de sa carrière avant qu'Herrera ne fasse subir à Facchetti sa métamorphose. Son instinct offensif et ses exploits de but à l'avant étaient dus au fait qu'il était un ailier avant. Le rythme de travail de Facchetti et son désir de travailler pour l’équipe ont été évalués au-dessus de ses compétences techniques, ce qui a amené Herrera à le convertir en un arrière latéral idéal... cet idéal arrière latéral montant dans son plan directeur. Sur Facchetti, Herrera a déclaré: "J'avais Picchi comme balayeur, oui, mais j'avais aussi Facchetti, le premier arrière à marquer autant de buts qu'un attaquant." "En attaque, tous les joueurs savaient ce que je voulais: du football vertical à grande vitesse, avec pas plus de trois passes pour atteindre la surface adverse. Si vous perdez le ballon en jouant verticalement, ce n’est pas un problème, mais si vous le perdez latéralement, vous le payez avec un but." Jair da Costa était un ailier brésilien offensif capable de jouer en tant que deuxième attaquant lorsque son équipe en avait besoin. C'était un "express" extrêmement rapide à droite, possédant une technique brillante. Il était également connu pour son incroyable capacité de frappe. C'était un brillant spécimen d'ailier parfait pour l'Inter. En 119 apparitions pour la Grande Inter, le Brésilien a marqué 39 buts. Mario Corso, quant à lui, a passé la majeure partie de sa carrière chez nous. Semblable à Jair, Corso était ultra rapide sur les flancs avec un rythme sur le ballon. Étant gaucher, il était réputé pour ses passes astucieuses et sa capacité à distribuer le ballon. Il était capable de jouer sur les deux flancs, mais sa capacité de franchissement d'un pied gauche plus fort le limitait au flanc gauche dans la plupart des occasions. Cependant, certains de ses traits n'étaient pas similaires à ceux de son partenaire. Jair était un ailier typique alors que Corso ne l’était pas. L'Italien est connu pour sa capacité à lui donner un rôle gratuit et joué entre les lignes. Son pied gauche lui a valu le surnom de "pied gauche de Dieu" car il était très mortel. Il était également un très bon tireur de coups francs. On se souvient de Luis Suarez pour différentes choses. Seul Espagnol à avoir remporté le Ballon d’Or jusqu’à ce jour, il a été la catapulte de l’équipe de La Grande Inter. Surnommé "l'architecte", Suarez était au centre des choses pour l'Inter. Il a été utilisé comme attaquant à Barcelone, mais à son arrivée à l'Inter, Helenio avait des idées différentes. Herrera le mette plus en arrière et le déploya en tant que créateur de jeu en profondeur. Il avait la vision de trouver des joueurs devant lui. Son large éventail de passes en a fait un pivot dans les plans de Herrera. La Grande Inter d'Herrera avait annulé presque toutes les vulnérabilités en tant qu’unité défensive et était brillante au niveau compteurs. Les versions qui sont venues plus tard n’ont jamais été à la hauteur de ce que l’équipe d'Herrera avait utilisé. Cependant, le centre de la défense était souvent un problème lorsqu'ils affrontaient une équipe offensive et cela s'est avéré coûteux lorsque le Celtic a battu l'Inter en finale de la C1 en 1967 et a montré au monde qu'une équipe offensive peut se frayer un chemin dans une équipe défensive. Malgré le grand succès remporté par Herrera avec son équipe de l'Inter, il y avait un sentiment amer au milieu de tout cela. Le Celtic de Jock Stein a mis fin à la suprématie de l’Inter en Europe lors de la finale de 1967 avec Bill Shankly citant la victoire du football ce jour-là. L'Inter a été brillante sur le terrain sans aucun doute, mais ce n'était pas sans sa juste part de "délits" en dehors du terrain. Les rapports de vandalisme, de hooliganisme et de corruption étaient toujours répandus lorsque l'Inter jouait. Leurs adversaires n'ont jamais été autorisés à dormir et à se reposer paisiblement dans leurs hôtels avant les jours de match alors qu'il y avait de nombreux rapports de favoritisme dans l'arbitrage. Des fautes grossières sont passées inaperçues sur le terrain tandis que le niveau d’obsession de ses joueurs augmentait à tel point que beaucoup d’entre eux vomissaient avant la finale de 1967 contre le Celtic. Il a été dit qu'Armando Picchi avait demandé au gardien Sarti de laisser entrer le ballon après un point pendant le match, affirmant qu'il était inutile de continuer à défendre et que le Celtic finirait par marquer. Les joueurs n'ont pas cru que Picchi lui-même disait cela, mais c'était l'agonie mentale que les joueurs ont dû subir pour se conformer aux exigences d'Helenio Herrera. Il a quitté l'Inter pour entraîner la Roma après cette saison et il était difficile de trouver une période stellaire par la suite. Dans les dernières étapes de sa vie, Herrera s'est impliqué dans le journalisme et a commencé à écrire pour les journaux. Il ne pourrait jamais reproduire les mêmes niveaux de succès en raison des exigences et de la concentration qui ont été nécessaires pour créer un tel modèle. Même à l'Inter, comme c'était le cas lors du match contre le Celtic, l'Inter a décliné et cela était dû aux méthodologies adoptées par l'Argentin. Le fait que les joueurs n'étaient pas autorisés à voir quelqu'un d'autre que leurs coéquipiers entre les matches était contre-efficace. La nervosité et la tension qu'elle créait avant les matches seraient insupportables même pour les joueurs les plus forts. De tels échecs ne doivent pas et ne peuvent pas nuire au succès et à la grandeur d'Helenio Herrera. Il a laissé un héritage qui ne pouvait être reflété par personne et, ce faisant, il a laissé une identité pour le football et sa culture non seulement en Italie mais dans toutes les régions du monde. Cela s'est justifié lorsque l'Inter Milan de Jose Mourinho a remporté le triplété avec un style similaire. Beaucoup peuvent mal comprendre ses idées et se méprendre sur sa philosophie, mais il était un type de manager très différent et le premier du genre. Dans La Grande Inter, le Franco-Argentin a non seulement créé une équipe dominante mais aussi une équipe qui a révolutionné le jeu. Helenio Herrera est l'une de ces âmes qui ne peuvent jamais être mises en parallèle et l'homme est à juste titre l'un des plus grands entraîneurs de tous les temps. A bien noter : Contrairement à la croyance populaire, Herrera N'A PAS MIS UN BUS. La connotation peut être attachée à la mise en place de lignes parallèles de joueurs conçues pour étouffer le jeu adverse au détriment de la mobilité. Quelque chose dont Jose Mourinho, pour le meilleur ou pour le pire, est un maître. Herrera n'a pas fait ça. Certes, l'équipe a mis en place des lignes organisées pour maintenir une forme fixe. Mais Herrera n'a pas sacrifié la fluidité pour cela. Au lieu de cela, il a innové et créé un poste qui peut être décrit comme un demi-arrière. Sur la droite, le Brésilien Jair da Costa était converti en attaquant. Son rôle était de charger en avant chaque fois que la possession était gagnée. En fait, Jair était le débouché pour Suarez, Corso, Zaglio et Pichhi chaque fois qu'ils gagnaient le ballon. Parmi ceux-ci, Suarez, Corso et Pichhi étaient des passeurs particulièrement accomplis connus pour leur autonomie. Cela complétait parfaitement la capacité de Jair à avancer. L’aile gauche était peut-être l’un des premiers exemples mondiaux d’ailier inversé. Bien que naturellement gaucher, Giacinto Facchetti était réputé pour la finition. Il a marqué 59 buts sur 450 matches pour l'Inter. Ce serait sans égal, même aujourd'hui. Facchetti et Jair étaient les deux joueurs qui ont fourni l'équilibre et la poussée à la machine Inter. Ils ont veillé à ce que l'équipe reste organisée avec des hommes derrière le ballon lorsque l'opposition a le ballon, mais aussi que cela ne les gêne pas lorsqu'ils décident d'aller de l'avant.
  22. Après la défaite de notre équipe favorite contre Séville, toujours pas d'article concernant une analyse post-mortem qui se résumerait à: "comment espères-tu gagner une finale quand tu te prends trois buts sur phases arrêtées?". Nous vous proposons de continuer une analyse tactique, celle de l'Inter du Special One, tactique découlant du Catenaccio d'Helenio Herrera. Schéma tactique Mourinho a une fois vanté la Serie A comme la "Ligue tactique" et il était à son apogée lorsqu'il a géré l'Inter en termes de batailles tactiques. Il a réussi quelques coups de maître tout au long de la campagne. La tactique de l'ère Mourinho à l'Inter tournait autour de la discipline défensive et des contre-attaques rapides. Il s'est installé à ses côtés dans une structure qui complète sa philosophie tactique. La configuration de base en 4-2-3-1 était visible dans la plupart des matchs de la saison. La base de l'Inter a été construite avec une ligne à quatre qui était physiquement forte et tactiquement habile. Lucio et Walter Samuel formaient les deux centraux tandis que le capitaine du club et légende Javier Zanetti était placé à l'arrière gauche. À droite, Maicon donnait la largeur car il a souvent monté vers les attaquants et est devenu le point focal sur ce flanc. Au centre, le double pivot Stankovic / Motta et Cambiasso était employé. Deux attaquants Eto’o et Pandev ont été déployés largement et Sneijder en 10 a complété le trio offensif derrière l’attaquant Diego Milito. Transitions L’une des tactiques clés du plan d’attaque de Mourinho était la transition et la rapidité avec laquelle ces transitions ont été effectuées. L'équipe défend en profondeur et une fois le ballon récupéré, l'équipe prend rapidement forme dans un 4-2-3-1. Et cela se fait avec une grande rapidité et le 4-2-3-1 passe à un 4-3-3. Les deux ailiers Pandev et Eto’o sont assez importants dans ces séries de mouvements car leurs mouvements décident de la forme de l’équipe. Eto’o se voit attribuer un rôle d’ailier inversé et il repique dans l'axe pour rejoindre Milito. Dans le cas de Pandev, cela ne se produit pas car il est utilisé pour rester dans la largeur à gauche. D'autre part, dans l'aile droite, Maicon bombarde en avant pour fournir de la profondeur. C'est la raison pour laquelle Pandev reste à gauche. Comme Zanetti n'attaque pas par rapport à Maicon, Pandev est déployé en amont. Alors que Maicon court vers Cambassio, déployé dans la moitié droite du pivot, se déplace dans l'espace libéré par Maicon pour fournir un soutien défensif. Ces mouvements de soutien afin de maintenir la structure étaient typiques de Mourinho car il est toujours du genre à se concentrer sur la conservation de la structure. Lors du match contre Chelsea lors de leur victoire 2-1 au Meazza, Mourinho a mis Balotelli et l'a déployé pour réduire les menaces posées par les arrières latéraux de Chelsea. Dans ce match, l'Inter a débuté dans un 4-3-1-2 avec Sneijder commençant derrière Eto’o et Milito. Le trio Cambassio, Motta et Stankoic a été déployé devant les quatre arrière. À partir de l'image ci-dessous, nous pouvons identifier la formation de départ de l'Inter. Au cours du match, lorsque Chelsea a commencé à attaquer sur les ailes, le milieu était très central. Mourinho a immédiatement identifié la situation. Les arrières étaient les armes de Chelsea dans ce cas et Mourinho a fait appel à Balotelli. On pourrait penser que Mourinho a peut-être échoué en introduisant Super Mario. Mais Mourinho l'a amené à s'occuper de Malouda. L'équipe était passée à un 4-3-3 et défendait sous cette forme. Mou a réussi car son remplaçant offensif lui a valu la bataille défensive puis le match, le stratège portugais avait réussi un coup de maître. Wesley Sneijder, qui a réalisé le meilleur temps de sa carrière, a joué comme un classique 10 derrière l'attaquant. Ses mouvements ont décidé de la transition pendant l'attaque et la défense. Il était également habile à reculer pour aider la défense afin de regagner le ballon. Dans certains cas, il a été déployé au milieu de terrain central, mais il a eu la pleine liberté lorsque l'équipe était en 4-2-3-1. Deux pivots lui ont assuré la liberté car il était l’un des joueurs les plus importants de la transition. Une défense catenacciesque Mourinho n'était pas malheureux lorsqu'il a sacrifié ses options d'attaque pour s'assurer que sa défense excellait. Dans la plupart des cas, même le Sneijder le plus offensif a été déployé au milieu de terrain central lorsque son équipe défendait. Les deux ailiers descendaient lors de la phase défensive pour former deux lignes de quatre. Cependant, cela devenait une ligne de quatre et une ligne de cinq lorsque Sneijder a rejoint le milieu de terrain à quatre. L'équipe défendait avec un 4-5-1 / 4-4-1-1. En Serie A, Mourinho s'est assuré que son équipe était très astucieuse sur le plan défensif. Il a collecté 17 clean sheets en 38 matchs et cela montre que Mourinho a été capable de produire des résultats en étant strict sur le plan défensif. Mourinho n'avait pas peur de s'accrocher à des victoires à la 1-0. Au cours des deux saisons sous Mourinho, l'Inter a concédé moins de buts que toute autre équipe. Dans le match contre la Fiorentina qu'ils ont marqué tôt par Samuel Eto’o, ils ont défendu "mochement" dans la dernière demi-heure avec un 5-4-1. Et la Fiorentina n'a pas pu perforer la défense de l'Inter. La plupart des matchs se sont déroulés de cette façon alors que Mourinho cherchait à marquer des buts grâce à des contres rapides à une touche et à des coups de pied arrêtés et à défendre toute la journée sans risque pour son équipe. Le graphique ci-dessous montre comment les joueurs de l'Inter se sont positionnés au cours des 30 dernières minutes du match. Les contres Cambiasso a excellé sous José avec ce système. Souvent déployé comme l'un des milieux de terrain dans le double pivot, il est plus sûr sur le ballon. Lorsque l'équipe joue un trio au centre, il derrière faisant ainsi le lien entre la ligne de défense et l'attaque. Le rôle de Cambiasso à l'Inter était associé à la récupération et aux longues balles pour trouver des joueurs devant. Il a été exhorté à jouer les balles très rapidement afin que les joueurs offensifs puissent être dangereux avant que les adversaires puissent se regrouper défensivement. La contre-attaque ne dépendait pas seulement de la capacité de Cambiasso à effectué une longue passe, mais aussi des compétences offensives de Sneijder. Le travail de Sneijder était principalement basé sur la récupération du ballon au milieu de terrain et de trouver Milito ou les ailiers grâce à son jeu brillant. Sneijder a été en mesure de montrer qu'il possédait les même qualités que le défenseurs pour récupérer la balle, ce qui était indispensable pour un 10 classique. Dans la plupart des matchs, Sneijder s'est avéré être le facteur X. À de nombreuses reprises, le Néerlandais a également été déployé en tant que deuxième attaquant lorsque l'équipe était en 4-4-2. Sa capacité à prendre n'importe quelle position dans le dernier tiers est devenue très importante pour l'équipe car il est devenu la partie intégrante des plans de contre-attaque. Barça – Inter, un match épique Mourinho a déployé son équipe en mode ultra défensif et le match s'est terminé 1-0 en faveur de Barcelone, mais la victoire 3-2 sur les deux matchs a envoyé l'équipe de Mourinho en finale. Thiago Motta a été expulsé et l'Inter a dû jouer à 10. Peu d'entraîneurs auraient gardé la même équipe et beaucoup auraient voulu retirer l'un de leurs joueurs offensifs pour un milieu de terrain ou un défenseur. Mais Mourinho n’a pas fait cela. Mourinho a joué un 4-2-3-1 déséquilibré et quand Motta a été expulsé, il a placé Chivu dans la moitié de terrain gauche pour le faire jouer aux côtés de Cambiasso. Eto’o était placé dans l’aile gauche tandis que Diego Milito avait des fonctions défensives sur l’aile droite. Sneijder a été placé au milieu de terrain central et l'équipe a joué dans une structure défensive 4-5-0. Nous pouvons remarquer ci-dessous comment l'Inter a défendu sous cette structure et Barcelone n'a eu aucun espace entre les lignes pour jouer dans le dernier tiers. Peu de managers auraient eu la conviction et la confiance dans l’équipe pour maintenir des adversaires tels que le puissant Barcelone à 1-0 avec seulement 10 joueurs. Le match n'a pas été gagné par la brillance individuelle de n'importe quel joueur. Il a été remporté par une performance collective de joueurs de l'Inter et on ne peut qu'imaginer comment Jose a géré son équipe pour résister à autant de pression et de concentration en 90 minutes. Pour conclure Mourinho a remporté la Serie A en marquant plus de buts et en concédant moins que les autres équipes. Peut-être qu'on peut pondérer le mérite de Mourinho et de son équipe en affirmant que le type de football adopté par Mourinho était ennuyeux et ultra défensif. Mais on ne peut nier que son équipe était bien entraînée et forte à la fois physiquement et mentalement pour remporter le triplé à la fin. Si l’on suit le fameux dicton "L'attaque nous fait gagner les matchs, la défense gagner les titres", alors l’Inter de Mourinho est la meilleure en ce sens! La spécialité de l'équipe était de savoir comment Mourinho était capable de résoudre un problème défensif qu'il avait avec les joueurs offensifs. Il a pu contrer toute menace par la polyvalence de ses joueurs. À certaines occasions, il était évident que Zanetti, étant un milieu de terrain central, était un arrière gauche. Cela montre comment Mourinho a pu résoudre les points d'interrogation avec des réponses correctes. Si l’on devait critiquer les principes de Jose et l’approche de l’Inter, alors la citation ci-dessous devrait être une réponse: "La façon dont nous jouons n’est pas importante. Si vous avez une Ferrari et que j'ai une petite voiture, pour vous battre dans une course, je dois casser votre volant ou mettre du sucre dans votre réservoir."
  23. Le Séville de Julen Lopetegui est en pleine forme. Après avoir terminé 4e de la Liga, ils chercheront à gagner cette 6e C3 en défiant l'Inter qui a pulvérisé le Shakhtar Donetsk. Dans cette analyse tactique, nous examinons les tactiques derrière le succès de Séville et ce que nous pouvons attendre d’eux. Formation Séville utilise généralement une formation en 4-3-3 qui leur permet de passer à un 3-4-3 ou à un 4-1-4-1 avec des variations minimes, étant très adaptable et modifiable même en cours de match. Nous pouvons généralement voir le milieu de terrain défensif descendre entre les arrières centraux pour former une ligne à 3 ou les ailiers revenir au milieu de terrain pour défendre et former un milieu de terrain en 4 + 1. Cette adaptabilité permet à Lopetegui de mettre en œuvre facilement différentes tactiques. Peu importe à quoi ressemble la formation sur papier, Séville essaie généralement d'utiliser des tactiques similaires. Leurs principes ne changent pas d'un match à l'autre, cherchant à exploiter les ailes, d'où Navas et Reguilón ou Escudero en arrières latéraux et Ocampos et Suso en ailiers qui créent la plupart des occasions de l'équipe. Ils essaient également d'utiliser des transitions rapides pour profiter du rythme qu'ils ont sur les ailes et à l'avant (surtout quand Youssef En-Nesyri est leur attaquant). Ils utilisent leurs milieux de terrain centraux pour lancer leurs transitions rapides. Séville cherche rarement à avoir une longue possession dans le dernier tiers adverse et à tenter des attaques en position. Ci-dessous, nous voyons la position moyenne et les passages de Séville (notons l'erreur : il faut lire 3-4-3 et non 4-3-3). Nous voyons les arrières jouer en tant que milieux de terrain larges, le milieu défensif proche des arrières centraux et les attaquants isolés et ne participant pas à la construction. Pour aider la lecture et éviter de surcharger les images, voici la composition des équipes du match Séville - Osasuna dont les cinq images suivantes sont issues. La construction De l'arrière, Séville forme généralement une ligne à trois avec le milieu de terrain défensif descendant entre les arrières centraux. Les arrières latéraux montent et les ailiers et les milieux de terrain centraux utilisent des rotations pour générer des espaces. Face à une pression intense, Séville ne craint pas de jouer de longues balles à En-Nesyri ou Luuk De Jong et d'essayer de gagner des secondes balles. En général, Séville ne prend pas de risques excessifs et le principal objectif qu’ils ont en construisant est d’attirer l'adversaire afin qu’ils puissent exploiter leurs transitions rapides et leurs ailiers. C’est grâce à leur patience que Séville a la quatrième possession la plus élevée du championnat (56,9%). Voyons cela dans un exemple. Sur l'image ci-dessous, nous pouvons voir Séville construire lors de leur match contre Osasuna. La première chose que nous remarquons est le milieu de terrain défensif Fernando qui passe entre les arrières centraux (Kundé et Gomez)) et forme une ligne à trois, libérant les arrières latéraux (Navas et Escudero) pour obtenir des positions plus avancées. Sur le côté droit de l'attaque, on voit l'arrière droit, l'ailier droit et le milieu de terrain central droit (Navas, Ocampos et Vázquez) se regrouper et surcharger la zone pour attirer les joueurs et générer des espaces de l'autre côté. Sur le côté gauche, en opposition, Séville cherche à séparer ses joueurs pour générer des espaces pour jouer. Le milieu de terrain central gauche (Óliver Torres) reste au centre et l'arrière gauche (Escudero) se déplace vers la ligne de touche, de sorte que l'ailier gauche (Rony Lopes) a de l'espace pour venir recevoir le ballon. Avec ce mouvement de soutien, Lopes attire l'arrière droit d'Osasuna, générant un espace que lui ou Escudero peut attaquer pour avancer. Dans ce cas, Escudero reçoit le ballon et c'est Lopes qui attaque l'espace qu'il a généré. Un autre mouvement fréquemment utilisé par Séville pour progresser est la rotation entre le milieu de terrain central et l'ailier. Lorsque l’un des arrières centraux a le ballon, l’ailier entre à l’intérieur et court vers le ballon pour le recevoir, tandis que le milieu de terrain central attaque le demi-espace généré par le mouvement de l’ailier. Cela laisse au détenteur du ballon deux options : une courte passe à l'ailier ou une longue passe en arrière au milieu de terrain central. Cela crée également des doutes dans la défense adverse car les joueurs doivent être coordonnés pour suivre leurs opposants directs ou rester dans leurs zones. Voyons un exemple de cela sur l'image suivante. Lorsque le défenseur central droit (Koundé) a le ballon, le milieu de terrain central droit (Vázquez) et l'ailier droit (Ocampos) échangent leurs positions, chacun occupant l'espace généré et précédemment occupé par l'autre. Dans ce cas, l’arrière gauche d’Osasuna doute entre suivre son opposant direct ou rester à sa place et laisser faire une passe facile à jouer pour Ocampos; suivre Ocampos, une longue passe à Vázquez aurait été une bonne option. Avoir trois joueurs à l'arrière pour la construction est un moyen pour Séville de donner plus de liberté aux joueurs plus avancés et de se sentir en sécurité au cas où il y aurait une contre-attaque. Transitions rapides et peu de jeu de position Comme nous l’avons dit précédemment, la haute possession de Séville s’explique principalement par leur patience à construire, car ils ne sont pas une équipe qui semble avoir de longues possessions dans le dernier tiers du terrain. La principale force de Séville réside dans ses transitions rapides. Lorsqu'ils récupèrent le ballon ou attirent l'adversaire, Séville cherche à déplacer rapidement le ballon vers les zones libres sur les flancs et à progresser ou à contre-attaquer à partir de là en utilisant le rythme et la capacité de ses arrières latéraux et ailiers à porter le ballon vers l'avant. La première chose à noter est que même si les deux arrières latéraux sont généralement très "attaquants", Navas est extrêmement direct et peut souvent être vu dans des positions très avancées. Les arrières latéraux Navas et Reguilón sont les deux meilleurs centreurs de la Liga (6,61 et 5,34 centres par 90) et les septième et cinquième meilleurs coureurs progressifs, respectivement (3,44 et 3,63 courses par 90). Étant donné que Navas est également cinquième pour les passes progressives (11,81 par 90), nous pouvons voir à quel point les arrières latéraux sont importants dans la tactique offensive de Séville. Dans l'image ci-dessous, nous voyons comment Navas commence sa course de chevauchement dès que la passe à l'ailier est faite, créant une situation de supériorité. Notez comment l'arrière latéral (Escudero, coin inférieur gauche) commence à courir aussi mais reste dans une position moins avancée. La tendance de Navas à se précipiter dès qu’il le peut est l’une des raisons pour lesquelles le défenseur central droit Koundé est un joueur si important dans la tactique de Lopetegi. Le jeune Français est rapide et doué pour défendre avec l’espace, il joue donc le rôle d’arrière droit lorsque Navas ne peut pas récupérer sa position à temps. Le milieu de terrain défensif restant près des arrières centraux pour former une ligne à trois est également un moyen de libérer les arrières latéraux sans perdre la forme défensive. L’absence d’un vrai numéro 10 dans la tactique de Séville ne signifie pas que leurs milieux de terrain n’ont pas l’esprit offensif. Avec Banega, Torres, Jordan et Vázquez, leur milieu de terrain est plein de talent, mais ils préfèrent les utiliser dans des positions plus profondes pour faire avancer le ballon qu'entre les lignes pour recevoir et aider. Ceci est compréhensible vu les performances des joueurs de l'aile. Quoi qu’il en soit, il y a l’un des milieux de terrain centraux de Séville qui se démarque de tout le monde: Banega. Le meneur de jeu argentin, qui quitte le club à la fin de la saison pour Al Shabab Riyadh, est sixième de la Liga pour les passes par 90 (68,13, 86% de précision), deuxième des passes au dernier tiers par 90 (12,95) et troisième des passes progressives par 90 (12,99). Sa capacité à dominer et à dicter depuis le milieu de terrain a été essentielle au cours des dernières années pour Séville, et il leur manquera certainement la saison prochaine. Dans l'exemple suivant, nous voyons comment Séville utilise ses milieux de terrain centraux pour lancer ses transitions. Torres, l'homme en possession, vient de récupérer le ballon et est entouré de rivaux. Même si son coéquipier est sous pression, l'arrière gauche et l'ailier gauche (Escudero et Lopes) commencent à courir vers l'avant, et Torres le sait automatiquement et fait une passe dans la course d'Escudero. Lopes continue sa course jusqu'à ce qu'il atteigne la surface, et Escudero trouve de l'espace libre pour porter le ballon jusqu'au bord de la surface et tirer. Séville lance souvent des contre-attaques juste après avoir récupéré le ballon et le rythme de ses joueurs est sa principale menace car ça peut aller très vite. Le joueur qui a le plus profité de ces transitions rapides et du jeu avec les espaces est Ocampos. L'ailier argentin est le huitième meilleur buteur de la ligue (10 buts), neuvième en tirs tirés (55, 2,43 pour 90), neuvième en touches dans la surface par 90 (4,24), cinquième en dribbles par 90 (8,75), dixième en points progressifs par 90 (3,27) et quatrième en duels offensifs par 90 (16,79). Grâce à son rythme, son physique et son agressivité pour attaquer les espaces avec et sans ballon, Ocampos connaît une saison de relance après quelques hauts et bas en Ligue 1. La tendance de Séville à attaquer avec les ailes est clairement visible dans les statistiques. Seulement 33% de leurs attaques proviennent du centre, seul Getafe ayant un pourcentage inférieur (32%). Ils mènent la ligue pour les centres (20,79 pour 90) et sont deuxième pour les dribbles (29,42 pour 90), générant 19,21 touches dans la surface pour 90 (troisième meilleur) qui mènent à 11,55 tirs pour 90 (quatrième meilleur). Avec ces statistiques, il est évident que les tactiques d’attaque de Séville sont efficaces. En fait, ils ont légèrement sous-performé leurs objectifs attendus, donc seule leur mauvaise finition les empêche de faire encore mieux. Défense : agressive mais pas de pression constante Les tactiques défensives de Séville sont un mélange de pression et d’attente. Ils ne pressent pas tout autour du terrain mais s'assurent que les rivaux ne soient pas à l'aise et les font jouer dans certaines zones pour ensuite presser très agressivement et récupérer le ballon. Cela se fait par un milieu qui rejoint l'attaquant dans la pression, faisant jouer les défenseurs centraux adverses du côté souhaité. Une fois que cela se produit, la pression est très intense et efficace. Cela conduit Séville à être la deuxième meilleure équipe en passes par action défensive (7,17), une mesure qui vise à mesurer l'intensité et l'efficacité de la pression des équipes. Nous voyons ce genre de pressing dans l'exemple suivant. Osasuna n'utilise pas beaucoup de joueurs pour construire de l'arrière (seulement 6 joueurs), alors Séville voit cette faille et presse en conséquence. L'attaquant passe en premier, forçant l'arrière central à passer arrière droit. Ensuite, l'ailier droit et l'arrière gauche pressent sur leurs opposants directs, tandis que l'un des milieux de terrain centraux reste au centre pour éviter toute passe au milieu. Cela se traduit par une récupération qui se termine par un tir. Nous pouvons voir que Séville n’a pas mis toute l’équipe en avant (2 à gauche, 3 au centre et 1 à droite), donc c’est plus une question d’organisation que de nombre de joueurs. Si les rivaux échappent à la pression de Séville, ils ont toujours au moins quatre joueurs prêts à défendre, laissant le temps aux autres de récupérer leurs positions. Le milieu de terrain défensif est toujours près des arrières centraux et au moins un des milieux de terrain centraux reste près de (ou dans) sa moitié. Lorsqu'il n'y a aucune opportunité de presser, Séville défend dans un bloc moyen-bas, formant une formation 5-4-1 avec le milieu de terrain défensif entre les arrières centraux. L'attaquant préfère rester dans une position légèrement avancée pour effectuer des courses vers l'arrière dès que l'équipe récupère le ballon. Le rythme d'En-Nesyri est crucial dans cette dernière tâche. Nous pouvons voir cette formation dans l'image ci-dessous. Cette configuration défensive permet aux défenseurs de quitter leur position pour suivre les attaquants rivaux pour venir en profondeur pour recevoir le ballon. Prenons l'exemple ci-dessous : João Felix vient en profondeur pour recevoir le ballon au milieu de terrain et au lieu de laisser un milieu de terrain pour le marquer, le défenseur central droit (Koundé) le suit et l'oblige à renvoyer le ballon. Même si l’un des arrières centraux quitte son poste, il y a toujours une solide ligne à quatre en place. La tactique défensive de Séville a l'avantage d'être suffisamment flexible pour s'adapter en termes de pression ou d'attente, et elle a été très efficace car c'est la quatrième équipe qui concède le moins de tirs (8,66 pour 90) et le cinquième meilleur des buts en contre. Conclusion Séville a trouvé un style de jeu très solide. Leurs tactiques défensives se sont avérées flexibles et utiles à la fois pour presser haut et bas, tandis que leurs transitions rapides sont un excellent moyen de profiter des espaces derrière les lignes de l'adversaire. Avec de légères améliorations dans leur finition, Séville pourrait être un candidat sérieux à la C3 et perturber les meilleures équipes de C1. A voir également
  24. L'Inter a fait une bonne saison en Serie A avec Antonio Conte en terminant 2e derrière la Juventus. Néanmoins, dans la saison à venir, Conte pourrait défier la Juventus avec une très bonne équipe. Cette analyse tactique succincte nous donne un aperçu des tactiques de Conte avec l'Inter lors de cette saison. Rappelons que Conte a remporté la Serie A à trois reprises en tant que manager de la Juventus, ainsi que la Premier League avec Chelsea. Lors de ses deux victoires de haute volée pour le titre, il a institué la défense à trois qui l'a bien servi. Formation C'est pourquoi il utilise également une défense à trois à l'Inter. Rappelons que l'Inter a la deuxième meilleure attaque, après la Dea, et a la meilleure défense. Cette analyse nous montrera les facteurs clés de ces statistiques. Ce qui est crucial pour la constance, c'est que Conte a construit sa défense autour du vétéran Diego Godin, d'un Milan Škriniar plutôt constant et du talentueux joueur de balle Stefan de Vrij. Le 3-5-2 de l'Inter voit généralement deux hommes à l'avant avec deux milieux de terrain dynamiques devant un milieu de terrain assis. Ceux-ci sont appariés de deux anciens ailiers offensifs en tant qu'arrières latéraux. Flexibilité Mais comme beaucoup d'autres équipes, l'Inter est très flexible dans sa tactique. C'est pourquoi le système peut changer en cours de partie ou selon l'adversaire avant un match. Le gros avantage de l'Inter de Conte est la flexibilité de ses attaquants. Avec Romelu Lukaku, Lautaro Martínez et Alexis Sánchez, Conte a trois attaquants complètement différents. Martínez et Lukaku, bien sûr, sont des attaquants purs et durs. Sánchez est plus flexible. Si Conte veut une vraie paire d'attaquants avec un avant plus large, il peut changer de forme dans le match pour un 3-4-2-1 avec un milieu de terrain qui avance plus loin. Construction et jeu Le milieu de terrain assis, un rôle dans lequel Marcelo Brozović a été assez convaincant, est là pour plonger plus profondément et aider à se renforcer, en particulier contre les équipes qui cherchent à presser les défenseurs centraux. L'Inter attaque généralement de manière dynamique, plutôt que par une patiente construction impliquant le pivot, bien que son rôle dans la diffusion du jeu ou en aidant les défenseurs centraux à faire sortir le ballon ne doit pas être sous-estimé. Dans l'image ci-dessous, Brozović s'enfonce profondément dans une poche d'espace pour offrir une option de passe à son défenseur central. En recevant le ballon, il a beaucoup de temps et plusieurs options de passes. C'est un moyen efficace de briser la pression élevée des adversaires. De plus, lors de la possession, les arrières latéraux sont chargés de tenir la largeur. La principale méthode de progression directe de l'Inter consiste en des passes directes à travers les lignes et mises en disponibilité. Ils font ça sur tout le terrain. D'un défenseur central au huit et du huit au six et du six vers l'attaquant, rendant le 8 disponible. Dans l'image ci-dessous, Alessandro Bastoni (arrière central) a passé à Nicolò Barella (numéro huit). Barella passe à Brozović, qui peut passer à Martínez, rendant Barella disponible. L'utilisation de triangles entre les joueurs est cruciale pour cela. Casser les lignes Avec Lukaku et Martínez, l'Inter a deux excellents attaquants complémentaires qui réussissent bien sur les balles directes. Lukaku en particulier peut être utilisé pour gagner des balles aériennes, tenir le ballon ou s'enfoncer. L'Inter peut jouer et va jouer très verticalement, surtout si les arrières centraux peuvent faire sortir le ballon et ensuite chercher à jouer sur les attaquants directement. A l'Inter, De Vrij joue au centre de la ligne de trois. Sous Conte, de Vrij est le défenseur central qui cherche à briser les lignes et passe au milieu de terrain. L'image suivante fournit un exemple de De Vrij brisant l'attaque, le milieu de terrain et même la ligne défensive avec une seule passe lors du match contre Barcelone. Bien-sur, ce n'est pas toujours le cas. S'il n'y a pas de moyen direct d'impliquer les attaquants, De Vrij utilise sa capacité de dribble pour passer la première ligne. Après cela, il est capable de jouer un ballon de rupture d'une position de milieu de terrain. L'image suivante donne un exemple de cette procédure contre la Louve. De Vrij a passé la ligne d'attaque de l'adversaire avant de faire une passe en profondeur à Lukaku. S'il n'y a toujours pas d'option pour jouer vers un attaquant après avoir dribblé dans la zone du milieu de terrain, parce le chemin est bloqué, De Vrij utilise sa vue d'ensemble pour changer le point du jeu. Ensuite, il fait une longue passe à l'un des arrières latéraux. Ils peuvent généralement utiliser beaucoup d'espace devant eux. Jeu en liaison directe Comme mentionné ci-dessus, l'Inter crée souvent de manière centralisée grâce aux balles directes pour les attaquants. Lorsqu'ils sont plus proches du but, ils utilisent une passe directe en profondeur, mise à disposition d'un attaquant, puis une liaison. En fait, le premier but de Lukaku contre Lecce est basé sur ce principe. Le ballon est libre, Brozović le passe à Lukaku, qui relie Martínez pour tirer à distance. Il renverse le jeu, Lukaku le suit et met le ballon au fond des filets. Lukaku est très important dans cette phase du jeu car il est capable de garder le ballon en attendant les options de passe tout en étant dos au but adverse. Par conséquent, il utilise sa force ainsi que sa vision d'ensemble. Au total, 74,95% de ses passes sont réussies. Comme les passes à Lukaku viennent de l'arrière, il doit attendre que ses coéquipiers lui proposent des options de passes. Ils courent souvent du fond dans des poches d'espace. Nous pouvons le voir avec l'image ci-dessous: Martínez ouvre beaucoup d'espace en courant au centre. Maintenant, c'est aux milieux de terrain centraux d'exploiter l'espace des deux côtés à côté de Lukaku. Le Belge a deux options pour jouer. Dans ce cas, il y a plus d'espace sur son côté droit alors il décide de passer à Barella. De plus, contrôler les longues balles venant de la défense n'est pas un problème pour Lukaku. Souvent, il utilise sa tête pour lier directement avec ses coéquipiers qui le soutiennent depuis le milieu de terrain. Il remporte en moyenne 42,8% de duels aériens, ce qui est un assez bon pourcentage pour un avant-centre. L'attaque Sinon, l'Inter cherche à utiliser la largeur pour créer des occasions. L'Inter attaque dans une formation 3-3-4 avec soit les deux arrières latéraux rejoignant les quatre devant, soit une permutation entre un arrière latéral avec un milieu de terrain. Au moins un ailier cherche souvent à pousser haut et à isoler son adversaire. Le milieu de terrain intérieur poussera ensuite vers l'extérieur pour créer des surcharges dans les larges zones du terrain, assisté par un attaquant qui descendant. L'autre attaquant et le milieu de terrain sont alors disponibles pour effectuer des courses contre les défenseurs centraux. Ceci est fait, soit pour récupérer la balle pour des tirs à l'entrée de la surface, soit pour faire des courses plus profondes dans la surface. L'Inter cherchera également à attaquer de cette façon des deux côtés, car les deux arrières latéraux ont la capacité d'attaquer et de défendre leur flanc très habilement. Contre le Milan, Conte a également retiré un attaquant pendant le match pour faire venir l'ailier Matteo Politano. Il a effectivement joué à l'avant mais large sur la droite, ce qui a permis à l'Inter de surcharger ce flanc et de cibler le côté gauche de la défense du Milan, créer plus d'espace au niveau central en forçant le Milan à s'adapter. C'est un bon exemple de la façon dont Conte ajuste intelligemment un modèle de base pour exploiter des faiblesses spécifiques de l'adversaire. Puisque Politano ne fait plus partie de l'équipe de l'Inter, Sánchez peut jouer dans ce rôle. La défense Défensivement, le 3-5-2 de l'Inter deviendra un 5-3-2 pendant le match sous des périodes de pression soutenue, et Conte est également heureux de commencer avec cette ligne plus profonde contre certaines équipes, comme il l'a fait à Barcelone en Ligue des Champions. Là, nous pouvons voir une forme défensive compacte avec cinq défenseurs et trois milieux tout près de la ligne de défense. De plus, les attaquants travaillent défensivement pour aider l'équipe à reprendre possession en réduisant l'espace pour les adversaires. En règle générale, l'Inter se tournera vers le joueur qui presse pour celui plus haut sur le terrain et elle essaiera souvent de garder l'adversaire dans de larges zones en laissant un peu d'espace aux arrières latéraux adverses et en les laissant comme les options les plus faciles pour une passe. Cela permet à l'Inter de blinder le milieu du terrain, ce qui les rend difficiles à jouer, et signifie également que lorsqu'ils pressent fortement, il y a souvent de l'espace derrière les arrières adverses dans lequel ils peuvent attaquer. C'est un stratagème similaire à celui utilisé par Conte à Chelsea, et il est particulièrement efficace contre les équipes qui jouent en 4-3-3, car l'Inter peut facilement faire des un contre un sur tout le terrain, puis contrer dans l'espace une fois le ballon récupéré. Contre le Milan, l'Inter est allée en un contre un au milieu de terrain. C'est Stefano Sensi qui était face à Lucas Biglia, Brozović à Franck Kessié et Barella à Hakan Çalhanoğlu, tuant complètement le jeu de possession des Rossoneri au milieu de terrain. Transitions en défense Dans la transition défensive également, la philosophie de Conte transparaît dans la mesure où la première priorité de l’Inter est de remettre tous les hommes en forme défensive. Cela signifie qu'ils sont difficiles à percer car ils reviennent dans cette forme très, très rapidement et effectuent un surnombre par rapport aux adversaires. Nous revenons sur le match contre la Juventus. L'équipe locale est en contre-attaque. La priorité de l'Inter est d'avoir le plus de joueurs possible derrière le ballon. C'est pourquoi ils rendent l'espace restreint. Par conséquent, ils ont une supériorité numérique avec 7 défenseurs contre 4 adversaires. Le plus important sont les deux ailes arrières car ils doivent revenir rapidement dans la ligne défensive très souvent pendant le match. Avec la défense généralement formidable et organisée de Conte qui maintient les choses serrées à l'arrière, l'Inter dispose d'une base extrêmement solide pour attaquer. Transitions en attaque Et, comme on peut s'y attendre de la part d'une équipe managée par Conte, l'Inter est plutôt bonne en contre-attaque. S'ils récupèrent le ballon, les deux attaquants recherchent des balles. Et puis à la pause, les attaquants sont rejoints par un milieu de terrain central et l'un des ailiers. Dans l'image ci-dessous, l'Inter est en contre-attaque lors du match contre la Juventus. Martínez est sur la balle en exploitant beaucoup d'espace libre. Il a plusieurs options pour en choisir une. Lukaku fait une course centrale derrière les défenseurs. C'est pourquoi Brozović peut utiliser l'espace libre ouvert par le Belge. De plus, Martínez a la possibilité de jouer large sur l'aile gauche en raison du soutien de Young à l'attaque. Si Martínez est capable de dépasser le milieu de terrain central de la Juventus, l'Inter a une situation de 4 contre 3. Conclusion L'Inter Milan sous Conte est une équipe fascinante. Leur forme permet la sécurité à l'arrière à tout moment avec trois arrières centraux contrôlant le milieu de terrain, avec trois milieux de terrain et la vitesse de transition avec deux ailiers mobiles et bien sûr deux attaquants. À Barella, Roberto Gagliardini, le jeune défenseur Bastoni et Sensi, Conte compte de jeunes joueurs italiens talentueux, Gagliardini étant l'aîné à 25 ans. Ils sont soutenus par des leaders expérimentés comme Godin, tandis que Martínez et Škriniar excellent également. L'acquisition estivale de Lukaku semble intelligente.