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  1. Les Nerazzurri toujours protagonistes des événements mondiaux : des deux titres de Meazza à aux finales où il y a toujours un joueur de l'Inter sur le terrain. Voici le rapport de FCInter1908 qui a tout répertorié et nous dit tout. Inter et Coupe du Monde : tout commence en 1934 Championnat interrompu avec la Coupe du monde qui a commencé hier. Un sentiment que nous associons habituellement à l'été, aux rêves de gloire colorée de bleu. Mais ce n'est pas l'été, il n'y a pas d'Italie et pourtant la Coupe du monde a commencé. Qatar 2022, la première édition en automne, la première à scinder la saison interclubs en deux. Ils sont six joueurs Nerazzurri prêts à concrétiser leur rêve nourri depuis de leur enfance, celui de soulever la coupe. Il s'agit de Lautaro Martinez avec l'Argentine, Denzel Dumfries et Stefan De Vrij avec la Hollande, Marcelo Brozovic avec la Croatie, André Onana avec le Cameroun, Romelu Lukaku avec la Belgique. Interisti et Coupe du monde est une histoire qui commence en 1934 qui est pleine d'anecdotes et d'épisodes clés. Il y a des champions du monde, il y a des buteurs en finale, il y a des records invaincus, des statistiques uniques. Celle du Qatar est la 22e édition de la Coupe du monde. La première, en 1930, comportait 13 équipes nationales mais pas l'Italie. Aucun Nerazzurri n'a participé à cette première édition historique. Depuis lors, les nerazzurri ont souvent laissé leur emprunte en commençant par les éditions de 1934 et 1938, remportées par l'Italie avec la contribution de plusieurs Interisti, Giuseppe Meazza en particulier. Ici, l'appel d'Allemandi, Castellazzi, Demaria et Meazza, en 1934 par Vittorio Pozzo est le premier appel des joueurs de l'Inter pour la Coupe du Monde. L'Italie soulève la Coupe Rimet en 1934 et la conserve en 1938. En 1938, Giovanni Ferrari, Pietro Ferraris, Ugo Locatelli et Renato Olmi sont appelés en plus de Meazza. Il y a donc 8 champions du monde Nerazzurri, avec Meazza qui en tant que capitaine soulève le trophée en France. Le meilleur buteur de l'histoire de l'Inter est le seul Nerazzurri à avoir remporté deux titres mondiaux. 104 Interisti à la Coupe du Monde Les huit Azzurri précités font partie des 104 joueurs qui, tout au long de l'histoire, ont été convoqués pour la Coupe du monde. Une très longue liste dans laquelle se distingue Beppe Bergomi, capable de disputer quatre éditions de la Coupe du monde entre 1982 et 1998. Lothar Matthäus compte bien cinq éditions, mais une seule lorsqu'il portait le maillot de l'Inter, celle de 1990. Pour celles de 1950 et 1954, seuls les joueurs italiens étaient appelés. En 1958, l'Inter n'avait qu'un seul représentant à la Coupe du monde, Lennart Skoglund avec la Suède, l’Italie n’y participant pas. Il y a 24 nations représentées dans l'histoire par les Interisti à la Coupe du Monde : Italie, Suède, Espagne, Angleterre, Autriche, Allemagne, Hollande, Brésil, Chili, France, Nigeria, Argentine, Uruguay, Turquie, Portugal, Croatie, Serbie, Slovénie, Ghana, Cameroun, Colombie, Japon, Algérie, Belgique. L'édition qui a vu le plus de Nerazzurri participer à la Coupe du monde est celle de 2002. 13 joueurs de l'Inter ont été appelés : Toldo, Materazzi, C. Zanetti, Di Biagio, Vieri (Italie) ; J. Zanetti (Argentine); Simic (Croatie); Okan, Emre (Turquie); Conceiçao (Portugal); Recoba, Sorondo (Uruguay); Ronaldo (Brésil). Les interisties champions du monde Il y a 19 joueurs interisti qui ont remporté la Coupe du monde. Au niveau des clubs, les nerazzurri occupent la troisième place en terme de champions du monde, derrière la Juventus et le Bayern Munich. Les 19 champions Nerazzurri sont : Meazza (1934-1938) ; Allemandi, Castellazzi, Demaria (1934); Ferrari, Ferraris, Locatelli, Olmi (1938); Bergomi, Marini, Bordon, Oriali, Altobelli (1982); Matthäus, Klinsmann, Brehme (1990); Djorkaeff (1998); Ronaldo (2002); Materazzi (2006). En 1982, l'Italie a remporté sa troisième Coupe du monde avec cinq joueurs Nerazzurri dans l'équipe, comme cela s'est produit en 1938. Lors de cette édition, Bordon était le seul joueur de l'Inter à ne pas entrer sur le terrain. Les Interisti buteurs en finale Sur 19 Interisti champions du monde, 7 ont marqué en finale de Coupe du monde. Quatre d'entre eux soulevant alors le trophée, trois avec la déception de la défaite. En 1970, premier but des Nerazzurri en finale : l'égalisation de Boninsegna contre le Brésil, avant la domination auri-verde. En 1982, sous les yeux du président de la République, Alessandro Altobelli fait hurler à Pertini la fameuse phrase "ils ne nous prendront plus" en inscrivant le 3-0 contre l'Allemagne, lors de la finale au Bernabeu qui se termine 3-1. Pour l'Italie de Bearzot, un triomphe sous le signe de Paolo Rossi, avec cinq champions Nerazzurri, dont un tout jeune Bergomi qui a touché le dernier ballon de ce bienheureux Mundial. En 1986, le but de Rummenigge en finale au Mexique, que l'Allemagne perd contre l'Argentine. Quatre ans plus tard, lors de Italia 90, la revanche allemande avec les trois Nerazzurri sur le terrain : Brehme, Matthäus et Klinsmann. Une finale nettement Nerazzurri avec Andy Brehme vainqueur du match marquant sur penalty (pied droit alors que c'est un gaucher) à la 81e minute au stade Olimpico de Rome. Un penalty que Matthäus n'a pas tiré, en raison d'un problème avec une de ses chaussures. En 2002, un autre nerazzurri sur le toit du monde : Ronaldo, après la déception de 1998, remporte la Coupe du monde en inscrivant un doublé en finale contre l'Allemagne, exhibant une coupe de cheveux étrange et légendaire. En 2006, Marco Materazzi était la vedette. Il a égalisé en finale contre la France, a subi un coup de tête de Zidane entraînant un carton rouge pour le Français, a marqué l'un des cinq penaltys de la série finale qui a donné aux Azzurri leur quatrième mondial Titre. La liste des attaquants Nerazzurri en finale de la Coupe du monde s'étend jusqu'en 2018 quand Ivan Perisic marque un beau but à Moscou contre la France en finale, la Croatie s'inclinant 4-2. Toujours un interiste en finale depuis 1982 Lothar Matthäus détient le record d'apparitions en Coupe du monde avec 25 matches. Walter Zenga est l'invaincu : 518 minutes en Italie 90, de la première minute du premier match à la 68' de la demi-finale, où il a été battu par la tête de Caniggia. Parmi les meilleurs buteurs on retrouve Ronaldo en 2002 (8 buts) et Wesley Sneijder (5 buts) en 2010. Mais le fait le plus incroyable est que depuis 1982, il y a toujours eu au moins un joueur Nerazzurri sur le terrain lors des finales de la Coupe du monde. Voici la liste : 1982 : Bergomi, Altobelli (but), Oriali 1986 : Rummenigge (but) 1990 : Brehme (but), Matthäus, Klinsmann 1994 : Berti 1998 : Ronaldo, Djorkaeff 2002 : Ronaldo (2 buts) 2006 : Materazzi (but) 2010 : Sneijder 2014 : Palacio 2018 : Brozovic, Perisic (buts) Traduction alex_j via FCInter1908
  2. A quelques heures de Fiorentina - Inter, voici un résumé du match Inter - Fiorentina joué la 3eme journée, Dimanche 21 Septembre 1997. Le score final de 3-2 reflète bien le match qui fut engagé. Le texte a été rédigé par de Bilal Mirza travaillant pour SempreInter. L'Inter a commencé la saison 97/98 avec un nouveau manager en la personne de Luigi Simoni, après le départ de Roy Hodgson cet été. Pour renforcer l'équipe, l'Inter a ajouté une galaxie de star avec les achats de Francesco Moriero, Alvaro Recoba, Diego Simeone et un certain attaquant brésilien nommé Ronaldo. Avant le match très attendu de la troisième journée contre Gabriel Batistuta engagé à la Fiorentina, l'Inter a pris le départ pour commencer sa nouvelle campagne avec Recoba marquant un premier doublé pour battre Brescia et le duo Ronaldo-Zamorano emmenant l'équipe devant un Roberto Baggio menant Bologne. Donc, deux victoires dans la musette. Après une saison décevante l'année précédente, la Fiorentina a commencé sa saison avec Batistuta portant l'équipe sur son dos et menant la charge, marquant cinq des six buts lors des deux premiers matchs, obtenant un triplé et un doublé; rien que ça. Alors que les deux équipes cherchaient à poursuivre leur bon début de saison, le Meazza bourdonnait d'excitation ! Simoni avait aligné les Nerazzurri dans une formation 4-5-1 avec Gianluca Pagliuca dans les buts, Giuseppe Bergomi, Fabio Galante, Taribo West et Luca Mezzano en défense. Javier Zanetti, Youri Djorkaeff, Salvatore Fresi, Diego Simeone et Maurizio Ganz au milieu de terrain et Ronaldo comme seul attaquant. De l'autre côté, Alberto Malesani a fait installer la Fiorentina avec une défense à trois composée d'Andrea Tarozzi, Aldo Firicano et Giulio Falcone devant le gardien Francesco Toldo. Au milieu de terrain pour la Viola se trouvaient Andrei Kanchelskis, Sandro Cois, Rui Costa, Michele Serena et le trident offensif d'Anselmo Robbiati, Gabriel Batistuta et Luis Oliveira pour compléter la formation 3-4-3. Au coup d'envoi du match, les deux équipes se méfiaient de la menace imminente posée par Ronaldo et Batistuta alors qu'elles adoptaient une approche prudente et méthodique de leur attaque. Construire lentement le jeu depuis l'arrière et attaquer par les ailes de chaque côté et jouer occasionnellement de longs ballons pour trouver leurs attaquants en perforant la haute ligne défensive. C'est la Viola qui a failli marquer en premier lorsque Kanchelskis a reçu un long ballon du milieu de terrain et s'est placé derrière Taribo West sur l'aile droite, faisant la course en avant et a passé le ballon vers le centre de la surface vers Batistuta. Batigol l'a reçu, étant non marqué l'a frappé à la volée, a battu Pagliuca mais a été repoussé par la barre transversale pour maintenir le score à 0-0. L'Inter essayait continuellement de trouver des moyens de passer le ballon à Ronaldo qui semblait parfois imparable, courant vers la défense de la Fiorentina en dribblant devant autant de défenseurs que possible. La Viola faisait tout ce qu'elle pouvait pour l'empêcher de passer, n'ayant souvent pas d'autre choix que de faire des faute pour l'empêcher d'obtenir un tir au but. Les deux équipes se battaient pour la possession, jouant méthodiquement, mais physiquement. À une de ces occasions, Kanchelskis a été blessé, blessure résultant d'un tacle très, très dur de West. Cela a conduit Malesani à effectuer un remplacement et à faire entrer Stefano Bettarini. Taribo West a eu beaucoup de chance de ne recevoir qu'un carton jaune pour un tacle dur, quasiment un ciseau, qui a blessé un joueur sans réellement jouer le ballon. À l'approche de la mi-temps, les deux équipes semblaient se diriger vers l'intervalle à 0-0. Cependant, Ronaldo a réussi à sortir de l'impasse juste avant la mi-temps, lorsque Simeone a pris la défense de la Fiorentina au dépourvu et a joué un ballon parfaitement dosé à Ronaldo entre les deux défenseurs centraux. Le ballon a roulé devant Toldo et dans le filet pour donner à l'Inter une avance de 1-0. Cependant, l'Inter n'a pas été devant longtemps, alors que le jeu reprenait, la Fiorentina a joué le ballon vers l'aile droite pour Oliveira qui a passé le ballon vers le bord de la surface pour Serena. L'arrière gauche de la Viola a reçu le ballon et l'équipe a étiré la défense pour créer suffisamment d'espace pour qu'il puisse déclencher une frappe du pied gauche qui a battu Pagliuca, dans le coin supérieur gauche du but. Score de 1-1 à la mi-temps. Lorsque le jeu a repris en seconde période, l'Inter avait remplacé Maurizio Ganz sur l'aile droite par le nouveau venu Francesco Moriero. La Fiorentina a frappé peu après la mi-course lorsque Mezzano a tenté de renvoyer le ballon à Pagliuca. Malheureusement, il n'a réussi qu'à le jouer directement pour Batistuta qui a battu les deux défenseurs et a dribblé Pagliuca se précipitant à sa rencontre pour marquer dans le but vide, filet opposé. Les visiteurs obtiennent une avance de 2-1. Ayant déjà encaissé un but en raison d'un jeu bâclé, l'Inter a failli encaisser un troisième but après avoir de nouveau retourné le ballon sur le bord de la surface, cette fois par Taribo West; il poussa trop son ballon. Batistuta a intercepté le ballon et a tenté un enroulé devant Pagliuca dans le coin supérieur droit. Mais il a de nouveau été repoussé par la transversale. La Fiorentina semblait contrôler le match et menaçait de creuser l'écart avec son capitaine en pleine forme. L'Inter a continué à chercher l'égalisation et a fait venir des renforts du banc. Zamorano a remplacé Simeone pour donner une autre arme en attaque. Il a immédiatement fait sentir sa présence. Après un long dégagement de Pagliuca et une passe de Ronaldo, Zamorano contena son défenseur direct et a trouvé Moriero courant dans la surface après avoir battu son vis-à-vis pour obtenir un tir au but. Il plaça le ballon dans le coin inférieur gauche pour égaliser à 2-2 avec plus que dix-huit minutes à jouer. Avec les deux équipes attaquant de chaque côté pour marquer le but vainqueur, il semblait qu'un troisième but pour l'une ou l'autre équipe était sur la table. Oliveira a failli sortir de l'impasse lorsqu'il a dribble deux défenseurs à l'intérieur de la surface pour un tir à bout portant, pour être repoussé par un brillant arrêt réflexe de Pagliuca. Alors que le match touchait à sa fin, l'Inter a réussi à trouver le but vainqueur à la 81e minute lorsque Djorkaeff a fait rebondir le ballon après une interception ou contre d'une passe dédiée à Batistuta; ce n'est pas très clair. Il a reçu le ballon dans ce qui semblait être une position de hors-jeu. Sans défenseur de la Fiorentina autour de lui, il n'avait que Toldo à battre et il a placé le ballon dans le coin inférieur droit. L'arbitre avait à l'origine levé le drapeau pour hors-jeu. Mais le but a été autorisé car la balle déviée était considérée comme une passe en arrière par un joueur de la Viola et ne pouvait donc pas être déclarée hors-jeu. Compte tenu de la nature physique du match, les esprits se sont enflammés des deux côtés lorsque le but a été autorisé. Les joueurs de la Fiorentina et de l'Inter plaident avec véhémence leur cause devant les arbitres. Le match s'est terminé par une victoire 3-2 pour les Nerazzurri et l'équipe a poursuivi son début invaincu de la nouvelle saison et était en bonne voie pour une course au scudetto contre les Bianconeri. Traduction alex_j via Sempreinter, texte de Bilal Mirza.
  3. Le club des Nerazzurri se souvient du premier but de Ronaldo sous le maillot de l'Inter. Cela fait 25 ans que Ronaldo a fait applaudir et exciter les fans Nerazzurri pour la première fois à la Dall'Ara contre Bologne. Baggio a marqué un doublé pour Bologne pendant que Galante, Ganz et Djorkaeff pour clôturer ont marqué les trois buts de l'Inter. Le club des Nerazzurri se souvient ainsi du premier but de notre Phénomène il y a 25 ans de cela, contre Bologne. Toute la classe et l'élégance du brésilien en un seul geste. Voici le Tweet ainsi que la vidéo YouTube. Admirez au passage la classe de Gianluca Pagliuca. Traduction alex_j via FCInter1908.
  4. La Serie A dans les années 1990 était inondée d'argent, de drames et de résultats carrément déconcertants. Mais rien n'était plus dramatique ou déconcertant que notre Internazionale chérie pendant cette décennie. Tout au long des années 1990, notre Inter a terminé deux fois deuxième du championnat, remporté la Coupe UEFA trois fois, a failli être reléguée 1994, a battu le record de transfert deux fois, a eu 13 managers différents et n'a jamais remporté de trophée national. Incroyable non ? C'est ainsi que notre club favori a réussi à se tirer une balle dans le pied pendant une décennie entière. Voici la chronologie de l’Inter des années 90 rapportée par Eion Smith en Janvier 2019 sur le site Tale of Two Halves. L’Inter des allemands Sous la direction de Giovanni Trapattoni, l'Inter avait remporté le Scudetto en 1989 grâce à ses Allemands Lotthar Matthaus et Andreas Brehme et aux buts d'Aldo Serena. Le changement pour faire entrer l'Inter dans les années 90 consistait à remplacer le partenaire de Serena, l'Argentin Ramon Diaz, par un autre Allemand sous le nom de Jurgen Klinsmann. Malgré l'adaptation immédiate de Klinsmann à l'Italie (meilleur buteur de l'Inter avec 15 buts toutes compétitions confondues) et une victoire en Supercoppa au début de la saison, 1989-1990 verrait l'Inter terminer troisième du championnat et sortir tôt de la Coppa Italia et de la Coupe d'Europe. Une grande partie de cela peut être attribuée aux luttes de Klinsmann et Serena pour développer un partenariat cohérent ainsi que les champions Napoli et Milan (qui remporteraient la Coupe d'Europe) étant beaucoup trop forts. La Coupe du monde 1990 verra les trois Allemands de l'Inter revenir en tant que champions du monde et les espoirs étaient grands pour que l'équipe de Trapattoni puisse donner le coup d'envoi et remporter un autre Scudetto. Propulsée par un Matthaus inspiré du milieu de terrain, l'Inter était bien en lice pour le Scudetto avec le Milan et la Sampdoria. Cependant, les défaites en fin de saison contre la Sampdoria puis le Genoa ont anéanti leurs espoirs de titre et ont donné à la Samp leur premier et, à ce jour, le seul titre de Serie A. Une certaine consolation a été trouvée en Coupe UEFA alors que l'Inter a battu la Roma 2-1 au cumulé en finale. Les 16 buts de Matthaus ont été la clé de la troisième place de l'Inter en championnat tandis que les 18 de Klinsmann dans toutes les compétitions ont aidé à remporter la Coupe UEFA. Les choses semblaient bonnes pour l'Inter, mais tout était sur le point de changer très soudainement… comme d’habitude pourrait on dire. Trap-ée dans une ornière L'été 1991 a vu Trapattoni prendre la décision de quitter l'Inter pour la Juventus. Le choix du président Ernesto Pellegrini pour remplacer le légendaire patron ? Corrado Orrico. Une rapide recherche sur Google de M. Orrico vous dit que c’est mérité car il a presque fait un miracle au petit Lucchese la saison précédente. Le club toscan est passé si près de la promotion en Serie A en 1991 que cela a suffi à convaincre Pellegrini de céder les rênes de l'Inter à Orrico… mais… Ça ne s'est pas bien passé ! Orrico aurait fait passer Lotthar Matthaus de son habituel 8 à 5 et aurait complètement perdu le vestiaire. Les divisions au sein de l'équipe ont commencé à être profondes et certains résultats assez médiocres n'ont pas aidé les choses. La forme scintillante de Matthaus et Klinsmann avait disparu, les buts se tarissant et une défense apprivoisée en Coupe UEFA s'est terminée tôt par l'équipe portugaise de Boavista. Avec Orrico pataugeant, l'Inter pataugeait, il a été licencié au début de 1992 et remplacé par la légende de l'Inter Luis Suarez. Suarez a peu ajouté à l'équipe alors que les choses allaient d'une catastrophe à une autre. Le cas le plus éloquent est survenu lors du match nul 1-1 à Naples lors de la 25e journée lorsque Stefano Desideri a égalisé pour l'Inter et a commencé à célébrer en pointant Suarez sur la touche et en faisant signe qu'il était un "connard" à plusieurs reprises. Suarez a dû être retenu par Matthaus et d'autres comme cela s'est produit et Desideri a été suspendu par l'Inter. L'Inter terminerait la saison huitième avec une défaite à domicile en fin de saison contre un Cremonese déjà relégué, résumant parfaitement sa saison. Les Allemands out L'été 1992 a vu Pellegrini décidé de repartir à zéro avec l'Inter. Suarez et le trio allemand Brehme, Matthaus et Klinsmann sont partis. Le manager du Genoa Osvaldo Bagnoli et de nouvelles stars étrangères sous la forme de Darko Pancev, Igor Shalimov, Matthias Sammer et Ruben Sosa ainsi que la star d'Italia 90 Toto Schillaci sont venues. Cette décision fut inspirée, l'Inter domina une bonne partie de la Serie A en 1992-1993, grâce aux buts de l'Uruguayen Sosa. Ses 20 buts en championnat ont maintenu le rythme de l'Inter avec le Milan, qui était presque à son apogée sous Fabio Capello. Sammer était également impressionnant, mais une lutte pour s'adapter à la vie italienne l'a amené à partir en janvier, bien que l'ancien homme de Foggia, Shalimov, l’ait aidé. Cependant, l'Inter classique a frappé tout au long de la saison et leur a coûté le Scudetto. Une défaite 3-0 en début de saison à Ancône était l'une des quatre seules défaites de la saison, mais elle était particulièrement choquante étant donné qu'Ancône finirait deuxième relégué et encaissera 73 buts dans le processus. Une défaite 2-0 à Parme lors de leur avant-dernier match sonnerait finalement le glas de leurs espoirs de titre. Une autre préoccupation était la confiance dans les buts de Sosa. Schillaci n'a réussi que six buts en championnat malgré un jeu constant, tandis que la signature de la machine à buts du Red Star Pancev a été un désastre absolu. Bagnoli n'aimait pas le style de jeu de Pancev et les deux se sont constamment disputés tout au long de la saison, Pancev n'ayant réussi qu'un seul but en championnat. L'Inter avait besoin de renforts. Les Hollandais in Pellegrini n'était en aucun cas en mesure de dépenser autant que ses rivaux du Milan ou ses rivaux historiques, la Juventus, mais l'Inter a quand même pu faire sensation sur le mercato si nécessaire. 7 millions de livres sterling ont été posés par Pellegrini à l'été 1993 sur l'attaquant de l'Ajax Dennis Bergkamp et il a rapidement été rejoint par son compatriote Wim Jonk. Notons que l’Inter copia le Milan. Les espoirs étaient grands mais, dans une moindre mesure que Pancev, l'Inter a eu du mal à tirer le meilleur parti de ses nouvelles stars néerlandaises. Bergkamp serait en fait le meilleur buteur avec 18 en 93/94, mais seulement 8 en Serie A car l'état d'esprit défensif de Bagnoli a étouffé la créativité et les compétences du légendaire Néerlandais. L'Inter a également eu du mal dans la ligue avec une seconde moitié de saison d'horreur les entraînant dans un sérieux combat contre la relégation !! Et oui, pour la première fois de son histoire, l’Inter pouvait descendre. Rappelez-vous, c'était une équipe qui venait de dépenser des millions pour Dennis Bergkamp et ils luttaient contre la relégation. À l'approche de l'hiver, à seulement quatre points de l'AC Milan, l'Inter ne récolterait que 11 points de plus lors des 17 derniers matchs pour terminer un point au-dessus de la zone roue en 13e position. Les 16 buts de Ruben Sosa en championnat ont permis aux Nerazzurri de ne pas tomber avec une victoire en fin de saison contre Lecce qui s'est avérée particulièrement cruciale. La baisse de forme a coûté son poste à Bagnoli en février et il a été remplacé par Giampiero Marini. Heureusement pour Marini, l'Inter était toujours en lice en Coupe UEFA et le nouvel homme à la tête de la pirogue a mené l'équipe jusqu'en finale grâce aux 8 buts de Bergkamp dans la compétition. Ils affronteraient les Autrichiens du Casino Salzburg (aujourd'hui Red Bull Salzburg) et un seul but de Nicola Berti et Wim Jonk à chaque match suffirait à assurer une deuxième Coupe UEFA à l'Inter en quatre ans. 1994 verrait l'Inter remplacer Marini par l'ancien entraîneur de Naples Ottavio Bianchi et remplacer le gardien de but de longue date Walter Zenga par Gianluca Pagliuca de la Sampdoria pour un record mondial pour un gardien de but. Bianchi aiderait l'Inter à se stabiliser après la tourmente de la saison précédente, mais l'histoire de 1994-1995 n'a jamais vraiment eu à voir avec le football. L'Inter finirait sixième, luttant pour les buts, mais ce n'était pas la nouvelle. La nouvelle était dans la salle de conférence. Salut Massimo ! En mars 1995, il a été annoncé que Massimo Moratti remplacerait Ernest Pellegrini en tant que président de l'Inter. Le mandat de Pellegrini avait duré un peu plus d'une décennie et avait vu une victoire de Scudetto et la signature de quelques grands joueurs, mais les résultats des dernières années laissaient beaucoup à désirer. Moratti est venu avec de l'ambition. Il voulait rendre l'Inter aussi grande que Milan et la Juventus et ne connaissait qu'une seule façon de le faire : dépenser, dépenser, dépenser. Le premier été de Moratti en charge a vu les arrivées de Roberto Carlos, Paul Ince, Javier Zanetti, Marco Branca et l'adolescent le plus cher du monde Caio Ribeiro ainsi que le départ de Bergkamp pour Arsenal. Ça ne s'est pas bien passé au départ. Bianchi est devenu le premier de nombreux limogeages de Moratti, à peine quatre matchs dans la saison après une défaite à Naples tandis que son remplaçant, Luis Suarez de retour pour un autre mandat a duré sept autres. Avec l'Inter enracinée au bas de tableau, Moratti a opté pour le patron anglais/suisse Roy Hodgson dans ce qui serait l'un de ses premiers choix les plus astucieux. Hodgson a présidé à une reprise de forme qui a éloigné l'Inter des problèmes de relégation et dans la course pour une place européenne. Il comprenait une série de cinq victoires. L'Inter de Hodgson a également écrasé le club de Padoue 8-2 à domicile pour ajouter un moment fort à son mandat. Gratter la qualification pour la Coupe UEFA en septième était quelque chose à célébrer compte tenu des débuts de l'Inter, mais c'était la troisième saison consécutive où l'Inter était loin d'être en tête de la Serie A. Reconstruite et prête L'été 1996 a vu l'Inter commencer à se préparer pour une progression soutenue dans le classement. Roberto Carlos est parti pour le Real Madrid après s'être brouillé avec Hodgson sur sa place sur le terrain, mais il a été remplacé par Alessandro Pistone ainsi que les arrivées de Youri Djorkaeff, Aron Winter et Ivan Zamorano. Les hommes de Hodgson ont été constants toute la saison, ne perdant que cinq fois en championnat et obtenant des résultats pour terminer troisième pour leur meilleur résultat depuis 1993. La première saison de Djorkaeff l'a vu marquer 14 buts en championnat tandis que Maurizio Ganz a bien travaillé avec 11. Surtout, l'Inter a terminé juste six points derrière la Juventus, ce qui était un signe que les choses allaient bien sous Hodgson. Leur campagne européenne était également prometteuse. Après avoir éliminé Guingamp, Graz AK, Boavista, Anderlecht et Monaco, tout ce qui empêchait l'Inter de remporter une troisième Coupe UEFA dans les années 90 était l'équipe allemande de Schalke dirigée par Huub Stevens. C'était la dernière fois que la finale de la Coupe UEFA se disputait sur deux manches et c'était un drame, un vrai comme l’Inter sait les faire. Le match aller a été joué en Allemagne au Parkstadion de Schalke où les Allemands gagneraient grâce à un but de Marc Wilmots. Le match retour au Meazza a été une affaire tendue qui a été prolongée tardivement par un but de Zamorano. Malgré la perte de Salvatore Fresi sur un carton rouge à la 89 e minute, l'Inter est allée aux tirs au but. La foule attendait. Pagliuca était un sauveur de penalities, donc c'était sûrement dans le sac. Ben non, bien au contraire ! Ingo Anderbrugge, Olaf Thon et Martin Max ont marqué les trois premiers pour Schalke et seul Youri Djorkaeff a marqué pour l'Inter. Cela a laissé à Wilmots la tâche de faire rouler le ballon dans le coin pour faire tomber le rideau sur le règne de Hodgson à l'Inter. Après le match, l'Anglais a été bombardé par toutes sortes de critiques et Moratti l'a viré, vexé par la défaite finale. Luciano Castellani a repris les deux derniers matchs de la saison de Serie A, assurant à l'Inter la troisième place. En vérité, Moratti n'a été contrarié que pendant un petit moment car l'élan positif de la saison 96/97 et une impasse contractuelle à Barcelone signifiaient qu'il serait très rapidement remonter le moral. Son médicament… Il Fenomeno L'été 1997 a vu Luigi Simoni se faire confier le poste de manager après le départ de Roy Hodgson et, pour assurer une amélioration par rapport à la saison précédente, Moratti a battu le record du monde de transfert. Il n'y avait qu'un seul homme qui en valait la peine à l'époque : Ronaldo. Avec le meilleur joueur du monde, les espoirs étaient grands que l'Inter puisse construire sur les fondations que Hodgson avait posées et remporter le Scudetto. L'Inter a encore été renforcée par les signatures de Taribo West, Diego Simeone, Alvaro Recoba, Francesco Moriero, Paulo Sousa et Ze Elias. L'Inter commencerait la saison de manière incroyable, ne perdant aucun match jusqu'à son dernier match de 1997 à Udine. Ils ouvriraient 1998 avec une victoire sur les principaux rivaux au titre, la Juventus, mais l'Inter classique a frappé à certains des pires moments. Les défaites à domicile contre Bari et Bologne lors des 16e et 19e journées ont été extrêmement coûteuses pour leur titre. Cependant, la Juventus ne s'éloignerait jamais de l'Inter à aucun moment de la saison. Les matchs nuls étaient le problème de la Vieille Dame (ils finiraient la saison avec 11) et, alors que l'Inter trébuchait en février et mars, la Juve n'a jamais vraiment pu capitaliser et s'éloigner. Après la défaite de l'Inter à Parme début mars, les Nerazzurri ont remporté six victoires d'affilée pour se rapprocher d'un point de la Juve. Cela comprenait une victoire décisive 3-0 dans le derby contre une équipe de Milan en difficulté, une victoire à l'extérieur contre la Roma et une revanche sur l'Udinese. Avec seulement quatre matchs à jouer, l'Inter était à 65 points en deuxième position tandis que la Juve était en tête du peloton mais seulement un point devant. Le match 31 a vu l'Inter se rendre à Turin. L'arrivée de Ronaldo avait conduit à des duels individuels qui avaient retenu l'attention du monde entier. Lorsque la Juventus et l'Inter se sont affrontées, le récit est devenu Ronaldo contre Del Piero. Les deux attaquants étaient considérés comme les meilleurs du monde et étaient au sommet absolu. En janvier, on avait vu Ronaldo subir un traitement brutal de la part des défenseurs de la Juve, mais il aiderait pour le but vainqueur de Djorkaeff. Cette fois, ce ne serait pas la beauté qui gagnerait la partie. La Juventus a pris les devants alors que Del Piero a attrapé le ballon sous ses pieds dans la surface avant de scorer dans un angle fermé. Ce fut un moment de qualité individuelle et d'impudence de la part de l'Italien alors qu'une rencontre amère et décousue faisait rage autour de lui. Edgar Davids et Simeone étaient particulièrement désireux de se donner des coups de pied, mais aucune véritable controverse ne s'est produite en première mi-temps. Ce serait la seconde mi-temps où les choses tourneraient au vinaigre pour l'Inter. Alors que le jeu devenait de plus en plus capricieux et que le patron de la Juve, Marcello Lippi, était heureux de s'en tenir à un 1-0, l'Inter obtint un coup franc. Le long ballon pour Ronaldo reviendrait au remplaçant Ivan Zamorano qui a trébuché dans la surface. Cela fut OK pour Ronaldo qui l'a pris dans la foulée et l'a frappé à l'intérieur. Le Brésilien et le défenseur Mark Iuliano sont entrés en collision et Ronaldo est tombé. Tout le monde s'est arrêté pour un coup de sifflet de l'arbitre Piero Ceccarini… qui n’est jamais arrivé ! Dans les secondes qui s'étaient écoulées, la Juve en avait profité et Del Piero recevait le ballon dans la surface. Taribo West est venu et l'a poussé dans le dos. Ceccarini a indiqué l'endroit et a énervé toute l'équipe de l'Inter. Luigi Simoni a été renvoyé dans les tribunes, Pagliuca est sorti de son but alors que Zamorano et d'autres ont fait irruption et harangué l'arbitre. Ils ne pouvaient pas croire qu'aucune pénalité n'était donnée à l'autre bout du terrain, pour Ronaldo ! Del Piero verrait son penalty sauvé par Pagliuca mais l'Inter ne serait pas en mesure de capitaliser à cause d’Angelo Peruzzi. Le mal était pourtant fait. La Juve assurerait le titre dans l'avant-dernier match grâce à l'effondrement tardif de l'Inter à Bari et remporterait le titre par cinq points. Les fans de l'Inter ont été laissés là à fulminer sur ce qui aurait pu être un nouveau titre. L'Inter connaîtra le succès en 97/98, encore une fois en Coupe UEFA. Disposant de Neuchâtel Xamax, Lyon, Strasbourg, Schalke et Spartak Moscou, ils ont battu la Lazio 3-0 à Paris pour remporter leur troisième Coupe UEFA des années 90. C'est un match dont on se souvient le plus pour la performance sensationnelle de Ronaldo, son troisième but ainsi que celui de Javier Zanetti. Moratti se tire une balle dans le pied L'été 1998 a vu Ronaldo au bord de l'immortalité avant que la nuit fatidique précédant la finale de la Coupe du monde ne change un peu la donne. Il était toujours terriblement brillant, mais il n'était pas invincible. Cela a continué dans la saison 1998/99. Moratti a sanctionné un autre été de grandes entreprises pour tenter d'obtenir un Scudetto. Roberto Baggio, Nicola Ventola, Andrea Pirlo, Dario Simic, Sebastian Frey et Mikael Silvestre. L'Inter a eu du mal alors que les genoux de Ronaldo ont commencé à lui poser des problèmes. Le Brésilien ne commencerait que 19 matchs de championnat toute la saison (marquant 14 buts dans le processus) mais ne pourrait jamais soutenir pleinement une série de matchs. Alors que l'équipe se débattait sur le terrain, Moratti, avec son doigt sur la gâchette, est devenu très nerveux. Quatre défaites lors des 11 premiers matches de championnat, dont une défaite 5-3 à domicile contre la Lazio et Simoni a été licencié au grand désarroi des supporters de l'Inter. Il a été remplacé par le Roumain Mircea Lucescu qui a duré jusqu'au début de 1999 avant que Luciano Castellani puis Roy Hodgson ne reviennent pour essayer de sauver la saison. À ce moment-là, cependant, quatre managers et un chaos total avaient conspiré pour laisser l'Inter s'effondrer à la huitième place, un étonnant 24 points derrière ses rivaux du Milan. Une série de deux points en six matchs le tout couronné par une défaite 4-0 à la Samp ainsi qu'une défaite 2-0 contre la petite Salernitana. Même une course en C1 jusqu'aux quarts de finale ne pourrait pas sauver cette saison. Moratti voulait quelque chose de grand pour ramener l'Inter au sommet. Ce quelque chose est venu sous la forme de l'entraîneur Marcello Lippi. L'Inter a passé l'été 1999 à déchirer son équipe pour faire place à un autre été de dépenses. Silvestre, Pagliuca, Ventola, Djorkaeff, Winter, Ze Elias, Simeone, Sousa et West sont sortis. Le capitaine et légende du club Giuseppe Bergomi a également pris sa retraite cet été. La nomination de Lippi était conditionnée à une chose, signer Christian Vieri. Il faudrait un autre record du monde pour le faire, mais Moratti était heureux de conclure le contrat de 32 millions de livres sterling avec la Lazio pour l'attaquant. Vieri a été rejoint dans les arrivées par une foule de noms, Angelo Peruzzi, Luigi Di Biagio, Fabrizio Ferron, Christian Panucci, Grigoris Georgatos, Laurent Blanc, Cyril Domoraud, Adrian Mutu, Clarence Seedorf et Vladimir Jugovic. Dans l'esprit de Moratti, cela aurait dû être la saison, mais le règne de Lippi a été un désastre dès le départ. Il s'est immédiatement engrainé avec Roberto Baggio et a constamment cherché à le saper à chaque occasion, notamment en refusant de le jouer alors que tous les autres attaquants étaient absents pour longues blessures. Cette liste de blessés comprenait Ronaldo pendant la majeure partie de la saison, le Brésilien ne jouant que 8 matchs toute la saison en raison de problèmes de genou. Les 18 buts de Vieri sont survenus en seulement 24 matchs, tandis que les problèmes persistants avec Baggio signifiaient qu'une forte confiance était placée sur Alvaro Recoba et Zamorano, plutôt incohérents, au détriment des résultats. Il y avait de l'espoir à l'approche du millénaire alors que les hommes de Lippi entamaient une campagne de Coppa Italia qui les voyait affronter la Lazio en finale. La campagne décevante de la ligue avait vu Lippi commencer à ressentir le froid de Moratti et il avait précipité Ronaldo pour la finale. Le grand retour du Brésilien a duré six minutes avant qu'il ne s'effondre sur le gazon et soit absent pendant près de deux ans. Vieri avait déjà perdu une blessure à la cuisse qui lui coûterait également une place à l'Euro 2000, donc la pression était vraiment forte lorsque la finale de la coupe a été perdue. À l'approche de la dernière journée de la saison, l'équipe de Lippi devait gagner à Cagliari pour participer à un barrage pour la dernière place en Ligue des champions avec Parme. C'était littéralement le travail de Lippi sur la ligne. Au fil de l'histoire, il a refusé de jouer à nouveau avec Baggio et ne s'est tourné vers lui que tard lorsqu'il a réalisé que son équipe allait perdre des points. Baggio a marqué une fois et en a créé un autre pour assurer cette place en barrage. Lippi était désespéré de gagner, alors il a mordu la balle et a choisi Baggio dès le départ contre Parme. "The Divine Ponytail" a travaillé sa magie, marquant deux fois pour donner à l'Inter une victoire 3-1 et assurer une place en Ligue des champions, le travail de Lippi et son départ de l'Inter pour clôturer une décennie chaotique. Conclusion La période de sous-performance de l'Inter dans les années 1990 est une leçon sur les effets négatifs d'être un excité de la gâchette dans vos décisions. Le nombre d'entraîneurs et la saveur des joueurs du mois sont vraiment remarquables. C'est un club qui a battu le record de mercato deux fois en trois ans, mais qui n'a pu terminer deuxième que deux fois en Serie A et a failli être reléguée une saison. Pensez aux noms qui se sont révélés en bleu et noir, Ronaldo, Bergkamp, Blanc, Pirlo, Djorkaeff, Pagliuca, Jonk, Winter, Simeone, Zamorano, Pancev, Ince, Roberto Carlos, Brehme, Klinsmann, Matthaus. L'Inter était un endroit où certains des meilleurs et des plus prometteurs du monde allaient se faire payer et voir leur carrière patauger dans de nombreux cas. Les malheurs de l'Inter ont été une leçon sur la nature inconstante du football. Leur réponse à tout était de changer de manager et d'acheter plus de stars. Qu'est-ce que ça nous a apporté ? Une décennie de frustration. Traduction alex_j.
  5. Ceci est la traduction de ''The Heartbreak of Ronaldo at Internazionale'' par Blair Newman (non, rien à voir avec Victor) paru sur le site These Football Times le 18/09/2018. L'article retrace le bref passage de Ronaldo chez nous. Ronaldo était plus force de la nature que footballeur. Il était un dribbleur irrépressible, un coureur puissant et un finisseur d'une précision infaillible. En Italie, le terme « fantasista » est strictement réservé aux meneurs de jeu, mais il s'appliquait aussi à cet attaquant brésilien, qui était une pure fantaisie. En effet, sa combinaison de vitesse fulgurante et de carrure trapue était quelque chose que l'on ne voyait généralement que dans la réalité virtuelle. Il était l'attaquant PlayStation que chaque joueur a créé, à un moment ou à un autre, juste pour nous faire sentir ce que cela ferait d'être aussi aussi imparable sur un terrain. Les opposants ne pouvaient que regarder et espérer, les défenseurs étaient rendus obsolètes. Ronaldo, à son apogée, était une hallucination collective d'un football devenue réalité. Cependant, le 12 avril 2000, il avait l'air terriblement humain. Après des mois d'absence pour cause de blessure, il est revenu sur le terrain ce jour-là afin d'essayer de renverser un match. L'Inter Milan menait la Lazio par deux buts à un lors du match aller de la finale de la Coppa Italia et ils avaient besoin de leur superstar. Mais, alors qu'aucun simple marqueur ne pouvait l'empêcher de marquer, seul son propre corps le pouvait. Ronaldo a cherché à courir vers la défense de la Lazio. Les attentes ont augmenté alors que cette icône, cette force irrésistible, a commencé à prendre de l'ampleur. Le ballon était, collait à ses pieds et la surface de réparation était proche, ce qui signifiait, selon toute vraisemblance, qu'un but se profilait à l'horizon. Pour les fans de l'Inter, ces moments étaient porteurs d'espoir. Mais dès que les rêves d'un égaliseur sont apparus, ils se sont à nouveau évanouis au milieu d'un spectacle déchirant. Après avoir fait signe de tourner à droite, le genou droit de Ronaldo s'est plié. Il tomba rapidement au sol en serrant sa jambe droite, pleurant de douleur. Immédiatement, les joueurs de la Lazio qui, quelques secondes auparavant, l'avaient craint ont cherché à l'aider, agitant les bras en l'air pour une assistance médicale. Alors que Ronaldo a été emporté sur une civière, l'espoir des Interisti a été définitivement anéanti. L'Inter a perdu 2-1. Le Milan était l'équipe à battre en Italie du début au milieu des années 1990. Après avoir conservé la Coupe d'Europe en 1990 sous Arrigo Sacchi, Fabio Capello a pris les rênes en 1991 et a mis en place un style de jeu fonctionnel mais passionnant qui les a vus remporter trois Scudetti successifs et démanteler la Dream Team du Barcelone de Johan Cruyff 4-0 en 1994. Et, après un titre de la Juventus de Marcello Lippi en 1995, ils sont revenus au sommet de la hiérarchie de la Serie A l'année suivante. Non seulement le Milan de Capello avait l'une des meilleurs défenses de tous les temps, composée de Franco Baresi et Paolo Maldini, mais ils ont été douchés de stars étrangères grâce aux millions de Silvio Berlusconi. Marcel Desailly patrouillait sans relâche au milieu de terrain, Zvonimir Boban créait et Dejan Savićević faisait sa magie entre les lignes. Les Rossoneri avaient tout pour plaire, et leurs grands rivaux citadins ne pouvaient que les regarder avec envie. L'Inter était «l'autre» équipe milanaise pendant cette période, leur forme vacillant de manière erratique alors qu'ils rebondissaient de course au titre au néant du milieu de tableau avec une vitesse déconcertante. Cependant, en 1995, Massimo Moratti est devenu président du club et, dans le but de rajeunir ce géant malade (rappelons qu'on a failli descendre en 1994, ndlr), a dépensé beaucoup d'argent sur le marché des transferts. Paul Ince a été l'un des premiers à arriver, signant de Manchester United, et au cours des deux années suivantes, l'Anglais a été rejoint par un cortège de nouveaux joueurs passionnants. L'Inter a fait venir Youri Djorkaeff, Iván Zamorano, Aron Winter, Nwankwo Kanu , Benoît Cauet et Diego Simeone dans leurs tentatives de concourir à nouveau pour le Scudetto. Et puis il y a eu Ronaldo. À seulement 20 ans, le Brésilien était déjà de renommée internationale au moment où l'Inter a payé des frais de transfert record de 13,2 millions de livres sterling pour l'emmener de Barcelone en juin 1997. Dans toutes les compétitions au cours de son année avec les géants catalans, il a marqué 47 buts en 49 matchs, s'appuyant sur les 54 en 57 sorties du PSV Eindhoven au cours des deux années précédentes. En plus de cela, il avait été couronné Joueur mondial de l'année de la FIFA en 1996, devenant ainsi le plus jeune détenteur de ce prix. Ronaldo n'était pas simplement une signature; il était une déclaration. À une époque où bon nombre des meilleurs joueurs du monde entier se retrouvaient en Serie A, les meilleurs avaient choisi l'Inter comme prochaine destination. Le malheur était passé, la morosité était levée. Moratti avait financé l'accord pour mettre fin à l'attente, l'Inter ne serait plus "l'autre" équipe de Milan. Ils ne ressentiraient plus le besoin de maudire Berlusconi. Les rôles, semblait-il, tournaient. Les six premiers mois ont été étonnamment prévisibles, ce qui est étrange pour l'Inter. Ronaldo a marqué des buts. Et l'Inter a gagné des matchs, régulièrement. Les Nerazzurri sont restés invaincus lors des 12 premiers matches de 1997-1998 et, à mi-parcours de la saison, avaient un point de retard sur la Juventus dans la course au titre. De plus, ils avaient battu leurs rivaux turinois au Meazza grâce à une frappe de Djorkaeff. Le fournisseur du but? Ronaldo ! Ignorant Paolo Montero et évitant Ciro Ferrara, son centre a laissé son coéquipier français avec la plus facile des finitions. Luigi Simoni, nommé entraîneur-chef à l'été 1997, avait galvanisé l'équipe, construisant une unité de contre-attaque rapide et réactive avec Ronaldo comme centre d'attaque. "Il Fenomeno" était le seul joueur de l'Inter chargé de ne pas s'occuper de la phase défensive, agissant comme un phare pour les transitions offensives de l'Inter avec son rythme, sa force et sa course agressive. L'adaptation si rapide de Ronaldo aux limites tactiquement détaillées et défensivement résolues du calcio était remarquable, tout comme sa capacité à réaliser les fantasmes d'un club, propriétaires et fans inclus, qui aspirait si désespérément à une période de succès. Sa prise en charge du fardeau était d'autant plus impressionnant compte tenu du calibre de ceux qui avaient échoué avant lui; lorsqu'il a conservé son statut de joueur mondial de l'année de la FIFA en 1997, il a vu la concurrence de Roberto Carlos et Dennis Bergkamp, deux anciens joueurs de l'Inter qui ont connu une meilleure fortune personnelle après avoir quitté le club. Après une mi-saison mouvementée, les hommes de Simoni ont remporté six matches de championnat consécutifs, Ronaldo marquant dans chacun. Cette séquence de forme comprenait une victoire 3-0 sur Milan au cours de laquelle le joueur a trouvé le chemin des filets avec un superbe lobe. Ce fut l'un des nombreux moments exceptionnels de son superbe premier mandat. Mais, cruellement, la première saison de Serie A de Ronaldo et de l'Inter se terminerait dans l'acrimonie plutôt que dans la célébration. Essentiellement, la course au Scudetto s'est résumée à un match : le Derby d'Italie entre la Juventus et l'Inter. Ils se sont rencontrés au Stadio delle Alpi avec quatre matches à jouer et avec un seul point les séparant au sommet de la Serie A. Les tensions étaient fortes tout au long du match alors que des défis robustes et de jolis plongeons ont ponctué ce choc spécial des titans du football italien; Simeone a été clouté par Edgar Davids, tandis que Ronaldo a été à plusieurs reprises nié du ballon par des marqueurs intransigeants. Alessandro Del Piero a donné l'avantage à la Juventus en première mi-temps avec un beau tir. Cela a forcé une riposte de l'Inter, qui savait que la défaite signifierait un écart de quatre points. Mais, malgré tous leurs efforts, un but égalisateur ne viendrait pas. Et, à seulement 20 minutes de la fin, il y a eu une éruption de controverses. Ronaldo, faisant irruption dans la surface de réparation de la Juventus, a été mis en échec sans pitié par Mark Iuliano après avoir poussé le ballon au-delà du défenseur central italien. Mais le penalty n'est pas venu. L'arbitre Piero Ceccarini a laissé le match se poursuivre et, alors que l'équipe locale lançait une contre-attaque, il s'est retrouvé à fuir les protestations bruyantes. Quelques secondes plus tard, il a sifflé, cependant, pointant vers l'endroit après que Del Piero ait été stoppé par un coup de pied inopportun de Taribo West. Simoni et ses joueurs ont eu du mal à contenir leur indignation et, même si le pénalty a été sauvé par Gianluca Pagliuca, le sentiment d'avoir été trompé s'est poursuivi alors que la Juventus a remporté le match et, par la suite, a remporté le titre. Loin des affaires intérieures controversées, Ronaldo a ébloui la compétition continentale, aidant l'Inter à la finale de la Coupe UEFA où il a battu la Lazio à lui tout seul. Il était injouable pour l'équipe romaine, frappant la barre avec un tir de loin avant de sceller une victoire 3-0 après avoir tranquillement contourné Luca Marchegiani pour marqué dans le but vide. Pourtant, malgré la finale victorieuse, la saison 1997-1998 de l'Inter a été imprégnée d'un sentiment d'injustice. Qu'est-ce qui aurait pu être ? C'est la question que tous les fans de l'Inter doivent se poser en silence lorsqu'ils réfléchissent aux années Ronaldo. Sa première campagne avait été enivrante. Même les défenses italiennes les plus acharnées se sont retrouvées dans son sillage. Son style de dribble, une avalanche d'enjambements, de feintes, de rebondissements exécutés d'un coup et à la vitesse de l'éclair, était envoûtant. Son explosivité était une véritable merveille, mais même alors, son corps était apparemment dans une lutte constante pour se suivre. En 1998-1999, les blessures ont commencé. Il n'a joué que 28 fois et marqué 15 buts, soit moins de la moitié de ce qu'il avait réussi lors de son premier voyage en Serie A. L'Inter a glissé à la huitième place du championnat. Les entraîneurs allaient et venaient, et une normalité décevante a repris. Ronaldo s'est rompu un tendon au genou droit le 21 novembre 1999 lors d'un match de championnat contre Lecce. Il est parti déterminé à revenir plus fort, mais à ce stade, le poids des espoirs du club, l'éclat des médias et les accords de sponsoring lucratifs étaient trop lourds à gérer. Il est revenu lors de la finale de la Coppa Italia 2000, émergeant avec impatience du banc des remplaçants, suppliant son corps de se conformer à ses exigences. Mais sa remontée d'un enfer très personnel n'a duré que sept minutes. Écrasé par l'une de ses propres feintes, il y avait un désespoir troublant dans le traumatisme du joueur. Auparavant, le nom de Ronaldo évoquait une aura féroce. Le monde avait regardé avec impatience chacun de ses contacts. Maintenant, le monde regardait toujours, mais cette fois avec horreur. Il était enclin, il était fragile et, à 23 ans, son avenir était incertain. D'innombrables opérations ont suivi dans le but de le ramener à son meilleur niveau, mais il manquerait l'intégralité de la saison 2000-2001 alors que l'Inter terminait cinquième. Ronaldo remonterait, mais pas avec l'Inter. Et l'Inter finirait par mettre fin à sa longue attente d'un Scudetto, mais pas avec Ronaldo. Le partenariat entre le joueur et le club a finalement été une attente insatisfaite mais, ne serait-ce que pour une courte période, il a produit des résultats spectaculaires. Nous sommes le 3 mars 1998 et Ronaldo est là où il aime être: la surface de réparation adverse. C'est le quart de finale aller de la Coupe UEFA et l'Inter affronte Schalke. Johan de Kock regarde attentivement, se chuchotant sans doute : « Gardez les yeux sur la balle ». Olaf Thon arrive pour aider son coéquipier. Ronaldo voit venir l'Allemand et récupère le ballon. De Kock sort une jambe gauche effrayée, mais Ronaldo traîne à nouveau le ballon hors de vue. Puis, avec Thon empiétant par derrière, il muscade de Kock. Trois secondes, trois mouvements subtils, deux défenseurs sans ballon. Ronaldo continue. Les fans de l'Inter regardent avec espoir. Traduction alex_j via thesefootballtimes.co.
  6. 13 Avril 1997, l'Inter de Hodgson affronte le Milan de Sacchi revenu à son chevet. Voici le récit de ce derby. Pour sa première année complète à la présidence du club, Massimo Morrati voulait faire oublié la triste 7e place de la saison 1995-1996. Pour y parvenir, il fait venir Roy Hodgson. La saison 1996-1997 se termina mieux que les précédente, 3e avec une finale de C3 contre le Shalke 04. Du côté rouge et noir de Milan, les choses étaient en plein désarroi au début de la saison 1996-1997. Fabio Capello avait quitté le club après avoir remporté un Scudetto pour prendre la relève en tant qu'entraîneur du Real Madrid. Le nouveau manager Oscar Tabarez a eu du mal à remplir son rôle et a été remplacé avant Noël par le légendaire manager Arrigo Sacchi. Malgré le retour de la légende milanaise sur le banc, les Rossoneri n'ont réussi qu'à terminer onzième du championnat et ont peiné tout au long de la saison. Au vingt-septième round de la saison 1996-1997, les Nerazzurri se préparaient à accueillir les Rossoneri dans le Derby Della Madonnina. L'Inter a bien commencé sa saison, capable de suivre Parme et la Juventus pour les premières places. Cependant, dans la seconde partie, après une série de matches nuls, les Nerazzurri risquaient d'être décrochés par les leaders de la Serie A. À l'approche du week-end du derby, le Milan venait de se faire démolir 1-6 par la Juventus et n'avait réussi à remporter que trois de ses dix matches précédents. Le onze de départ des Nerazzurri était: Gianluca Pagliuca, Giuseppe Bergomi, Massimo Paganin, Salvatore Fresi, Alessandro Pistone, Paul Ince, Ciriaco Sforza, Youri Djorkaeff, Javier Zanetti, Ivan Zamorano et Maurizio Ganz. Pour les visiteurs, Sacchi avait aligné: Sebastiano Rossi, Alessandro Costacurta, Pietro Vierchowood, Francesco Baresi, Crancesco Coco, Stefano Eranio, Marcel Desailly, Zvonimir Boban, Jesper Blomquist, Roberto Baggio et George Weah. Comme le dit le dicton, tous les records disparaissent lorsqu'il s'agit d'une rencontre de derby passionnée. Les deux équipes se sont concentrées sur le calme, le sang froid et ont méthodiquement construit des mouvements d'attaque. Le rythme de George Weah a causé des problèmes de défense de l'Inter dès le début. Baggio plongeant plus profondément et faisant des passes parfaites au-dessus pour trouver les courses de Weah. Cela a déclenché tôt des sonnettes d'alarme. Les premières opportunités de but des deux équipes sont venues de situations de contre-attaque. Elles ont joué un football basé sur le marquage, ne laissant pas un pouce d'espace à leurs adversaires. Au fur et à mesure du match, l'Inter a commencé à dominer la possession et s'est appuyé sur des séquences de passes rapides autour de la surface de réparation pour débloquer la situation. Vers la 32e minute, Maurizio Ganz a été percuté dans la surface par Franco Baresi. Youri Dorjaeff a confortablement converti le penalty pour donner une avance rapide à l'Inter. Désireux de retrouver le chemin de la victoire, Milan a continué à chercher l'égalisation avant la mi-temps, mais l'héroïsme de Pagliuca a gardé son bute intacte et vers la 43e minute, la tête de Zamorano a donné à l'Inter une confortable avance de 2-0 avant la mi-temps. Après la reprise du jeu dans la seconde moitié du match, Sacchi a remplacé Baresi et Blomqvsit et les Rossonerri ont avancé en nombre à la recherche de l'égalisation. Cependant, au lieu de combler l'écart, les Rossoneront concédé un troisième but à Maurizio Ganz suite à une opportunité de contre-attaque à la cinquante-septième minutes. Bien que Sacchi et Milan aient fait tout leur possible pour rechercher des buts, les Rossonerri ont continué à lutter. Roberto Baggio a marqué un but de consolation à la quatre-vingt-huitième minute pour amener les visiteurs à moins de deux buts, mais le match s'est terminé par une victoire catégorique 3-1 pour les Nerazzurri. Traduction alex_j via sempreinter et connaissances personnelles.
  7. Il était écrit qu’Inter-Empoli allait de nouveau être une soirée pour les tifosi avec un cœur solide. Comme ce fut déjà le cas en 2019, avec un match au couperet pour se qualifier en Ligue des Champions, cette fois-ci, la rencontre disputée était une confrontation à élimination directe dans le cadre de la Coupe d’Italie. Et le scénario inattendu s’est répété, la "faute" également à un turnover important mais ô combien nécessaire, procédé par Simone Inzaghi. Son Inter aura dû redoubler d’efforts pour avoir raison d’une équipe toscane très sérieusement coriace, une équipe qui a été capable d’inverser la tendance après l’ouverture du score d’Alexis Sanchez à la 13’. Le but de Bajrami à la 64’ et le but de Cutrone (devenu un auto-but de Radu) à la 76’ avaient créé la sensation. Toutefois, Andrea Ranocchia parvenait à arracher la prolongation au terme d’une reprise acrobatique que n’aurait pas renié un certain Youri Djorkaeff à la 91’. La surprise de la soirée se trouve dans la titularisation de Stefan Sensi en prolongation qui est en passe de rejoindre la Sampdoria. Si l’international Italien ne s’est pas blessé (bonne nouvelle), il est également l’auteur du but décisif à la 104’ (double bonne nouvelle) le tout sans parvenir à se blesser après sa célébration (triple bonne nouvelle). Empoli ne se relèvera pas de ce troisième but et après 120’, l’arbitre de la rencontre Juan Luca Sacchi, siffle la fin d’une rencontre bien plus compliquée que ce qu’elle pouvait paraître sur papier Tableau Récapitulatif Résumé vidéo Inter 3-2 Empoli Buteur(s): 13’ Sanchez (I), 64’ Bajrami (E), 76’ Radu (E, aut.) 91’ Ranocchia (I), 104’ Sensi (I) Inter: 97 Radu; 33 D'Ambrosio, 13 Ranocchia, 32 Dimarco; 2 Dumfries, 5 Gagliardini (78’ 9 Dzeko), 22 Vidal (64’ 23 Barella), 8 Vecino (64’ 20 Calhanoglu), 36 Darmian (64’ 14 Perisic); 10 Lautaro Martinez (94’ 12 Sensi), 19 Correa (5’ 7 Sanchez) Banc: 1 Handanovic, 21 Cordaz, 6 De Vrij, 11 Kolarov, 37 Skriniar, 95 Bastoni T1: Simone Inzaghi Empoli: 22 Furlan; 20 Fiamozzi (71’ 30 Stojanovic), 42 Viti, 6 Romagnoli, 3 Marchizza (85’ 34 Ismajli); 23 Asllani (97’ 16 Fazzini), 5 Stulac, 25 Bandinelli (46’ 10 Bajrami); 27 Zurkowski (46’ 8 Henderson); 99 Pinamonti (46’ 28 Ricci), 9 Cutrone Banc: 1 Ujkani, 13 Vicario, 21 Damiani, 26 Tonelli, 31 Rizza, 36 Pezzola T1: Aurelio Andreazzoli Arbitre: Juan Luca Sacchi Var: Antonio Giua Averti(s): Vecino (I), Romagnoli (E) Expulsé(s) : / ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  8. Youri Djorkaeff a marqué avec un superbe retourné acrobatique contre la Roma le 5 janvier 1997. Il y a des moments où le temps semble s'être arrêté. Comme ce 5 janvier 1997 lorsque Youri Djorkaeff s'est élevé majestueusement et a réussi un parfait retourné lors de notre victoire 3-1 contre la Roma. Les Nerazzurri menaient 1-0 grâce à la frappe de Maurizio Ganz lorsqu'à la 39e minute, la star française a effectué un geste emblématique qui restera dans les buts légendaires. Ce but a été suivi par le rugissement du Meazza et sa célébration avec Ivan Zamorano. Un moment inoubliable qui fête aujourd'hui ses 25 ans. Traduction alex_j via le site officiel.
  9. Massimo Moratti s’est livré au Corriere Dello Sport sur la légendaire confrontation avec la Juventus, l'ennemi-juré de la Serie A. Quel est l’Inter-Juve que vous ne pourrez jamais oublier ? "Inter-Juve, pour nous les Interiste, c’est LA Partie, celle qui te procure de la souffrance, elle me faisait rester éveiller la nuit. Tu y penses en continue dans la semaine qui la précède : Que des émotions! il rit." Vous étiez un Président qui vivait le football comme un entraîneur ou un joueur, totalement investi... "Le football, au-delà de la passion, était une distraction des autres pensées: Avec le football, les rêves te viennent facilement, comme lorsque j’achète un joueur et que j’imagine qu’il inscrit le but de l’année dans les deux-secondes et demi qui suivent, tu t’attends toujours à de nouvelles merveilles. A sa façon, l’Inter-Juve de du 16 avril 2010 est inoubliable, un 2-0 avec un but de Maicon devenu iconique." J’aurais cru que vous alliez répondre “celle avec ce penalty non donné par Ceccarini" "C’est la partie qui a ruiné nos relations." Le Calciopoli a fait le reste…. "Le Calciopoli a exaspéré le concept de sympathie. Aujourd’hui, je vis cette partie avec plus de sérénité, moins dans le passé et plus dans le présent, l’émotion est gérable. Je suis un Tifoso moins souffrant…… avant de rentrer dans le stade." Que ce serait-il passé si, à votre époque, il y aurait eu la Var ? "Cela n'aurait rien changé, car derrière la Var, tu aurais eu des personnes qui aurait pensé de la même façon." Soutenez-vous le projet InterSpac ? "J'apprécie l’intention, ils ont eu beaucoup de courage. Je ne pense pas que ce type d'actionnariat soit réalisable en Italie, et les chiffres que le club présente aujourd’hui sont dramatiques. En Allemagne, tu peux arriver à obtenir 15 ou 20 % de l'actionnariat, mais avec des sommes accessibles et des risques limités pour les souscripteurs..." "J’ai énormément de tendresse envers les tifosi les plus méconnu et qui sont disposé à verser 1.000 €." Passons à la Super League... "Elle a été très mal présentée, à tel point que le projet a été immédiatement annulé. L’objectif des clubs était celui de trouver une façon d’encaisser plus d’argent et je peux aussi le comprendre, mais tu ne peux pas développer un plan de ce genre sans écouter la population, les passionnés, et en tuant le système." Etes-vous inquiet par l’état financier de Suning ? "Les problèmes en amont finissent par affecter les entreprises en aval. Le gamin (Steven Zhang) est bon et gentil, j'entends des gens dire que les choses s'améliorent lentement, du moins en termes de gestion quotidienne, et je veux rester optimiste." Durand ces dernières années, beaucoup ont tenté de vous faire revenir…. "C’est souvent arrivé, encore récemment même. Une défaite de l’Inter et un appel arrive: Mais c’est un chemin qu’il n’est plus possible à emprunter pour moi." Acheter ce qu’il doit être acheté, vendez un peu moins…. "Oui, je n’aimais pas vendre, toutefois Ronaldo et Ibra furent deux très grandes opérations, des authentiques investissements : Deux opposés. Le Ronaldo de 1998 ne pouvait pas être décrit par des traits humains, il avait été embrassé par Dieu." Et Ibra ? A 25 ans, se sentait-il déjà être un dieu sur terre ? "Oui, c’est un gars assez spécial, mais très sympathique. Comme un chanteur d’opéra, il voulait être respecté, l’équipe devait lui reconnaître le leadership, il voulait être le boss, même aujourd’hui à quarante ans, il ne semble pas avoir changé." L’Inter a laquelle vous êtes la plus liée est celle du Triplé ? "Ce serait une injure d’en désigner une autre que celle qui a tout gagner, mais l’équipe composée de Ronaldo, Zamorano, Recoba et Djorkaeff, reste également dans mon cœur." Échangez-vous encore avec Mourinho ? "C’est évident: Mourinho est brave et je suis fier qu’il soit allé à la Roma, où il fait de bonnes choses. Lorsque je l’ai recruté, il me rappelait énormément Herrera, j’aimais le fait que, comme Il Mago, il était différent, provocateur, habile dans la communication, très intelligent, en plus d’être un exceptionnel gagneur." Et les qualités de Mancini ? "Son mérite pourrait être aussi son défaut : son émotivité: Nous sommes toujours resté liés." "Roberto était un garçon qui conservait en lui toute l’émotivité du joueur. Nous venions de perdre face à la Lazio, et je l’ai retrouvé ce jour-là, en pleur dans le vestiaire, il était dans un coin, il était désespérément à la recherche continuelle de bien faire." "Vous vous attachez à Roberto de par la façon dont il vit le football, la partie, les faits de jeu. Mais l’émotivité devient un défaut lorsqu’elle prend le dessus sur tout le reste et c’est précisément cet aspect de son caractère qui l’avait amené à dire qu’il quitterait le club à la fin de la saison." Massimo Moratti, préférez-vous l’Inter de l’année dernière: Solide et hermétique? Ou l’Inter actuelle qui marque énormément, mais qui se prend aussi trop de but ? "L’Inter solide de l’année dernière a servi pour remporter un championnat attendu depuis tant de temps, elle a apporté des satisfactions aussi de par son caractère. Sous l’aspect footballistiques, celle-ci est bien plus amusante car tu as des joueurs de classes mondiales et tu ne sais jamais comment ça va se terminer, donc tu cela te fait vivre encore plus d’émotions, il rit." A propos, que répondre à Bonucci qui a très récemment déclaré que le dernier Scudetto était plus du démérite de la Juve que du mérite de l’Inter... "Bonucci aurait dû ajouter pour les “considérables démérites de la Juve", cela aurait été mieux pour lui. Je ne comprends pas une telle sortie. Le championnat a été remporté par l’équipe la plus forte et l’Inter était, l’année dernière, nettement plus forte que la Juve. Sinon, tout le monde va commencer à parler des Scudetti perdu par démérite et là, on n’en finira plus." Qui pour vous enthousiasmer dans cette bataille ? "Tout le monde devra y parvenir, mais ma pensée va objectivement vers Barella, un garçon qui donne toute son âme, et encore plus contre la Juve." ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  10. Youri Djorkaeff était l'un des sceptiques lors de la venue d'Antonio Conte, mais l'ancien milieu de terrain a déclaré à Gazzetta.it qu'il avait changé d'avis. "En tant qu'Interista, j'ai eu du mal à imaginer un symbole Bianconeri sur notre banc!" "Antonio a été brillant cependant, il a fait exceptionnellement bien pour trouver la bonne façon d'entrer dans le monde de l'Inter: il savait qu'il devait être 'vrai', authentique." "Il l'a compris et maintenant je le félicite: il a fourni de l'enthousiasme, de la force et de la détermination. C'est ce qui manquait à l'Inter ces dernières années." "Cela faisait longtemps que les fans attendaient le scudetto, et pour les propriétaires cela représente un objectif atteint et aussi un nouveau départ. L'Inter, avec l'aide de Suning, s'est progressivement améliorée sur le terrain et grâce à l'entraîneur, elle a trouvé l'équilibre parfait." "Lukaku est l'un des cinq meilleurs attaquants du monde." "Je ne suis pas d'accord avec quiconque dit qu'il ne marquerait pas autant dans une autre équipe, comme le Bayern Munich: je pense que Lukaku marquerait une tonne de buts là aussi! J'ai toujours aimé Romelu, il a faim et détermination et c'est un grand combattant." "Il est souvent 'en guerre' tout seul à l'avant; ce n'est pas seulement un formidable attaquant, c'est aussi un homme fabuleux à avoir dans le vestiaire. Il est le symbole de ce scudetto pour l'Inter." "Pour s'améliorer à l'UEFA Champions League, il y a beaucoup de choses à faire pour que cela se produise. Il faut de la sérénité en dehors du terrain et une grande qualité dessus, c'est ce que tous les grands clubs ont." "En tout cas, n'oublions pas qu'il faut de la patience et beaucoup d'argent pour remporter la Ligue des champions; pensez au Paris Saint-Germain et à Liverpool et combien de temps il leur a fallu avant d'atteindre certains résultats." "Le temps est nécessaire, même si je comprends que ce n'est pas si facile pour les fans de l'apprécier."
  11. "Certains restent dans votre esprit comme de grands Interisti parce que ce sont des gens formidables" Massimo Moratti Lorsque Paul Ince a troqué l'United pour l'Inter à l'été 1995, c'est une décision qui a laissé perplexes les supporters du club. Ince faisait partie d'une équipe jeune et passionnante de Manchester United qui a émergé à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Les Red Devils commençaient à dominer le football anglais à l'époque de la création de la Premier League et, dans un partenariat formidable avec l'Irlandais talismanique Roy Keane, Ince a remporté dix trophées majeurs en six ans à Old Trafford. "Le Guv'nor'', comme il était surnommé dans sa jeunesse au club précédent de West Ham, avait été un élément essentiel d'une équipe gagnante qui a jeté les bases de ce qui allait devenir deux décennies de succès effréné pour l'United, à la fois à la maison et en L'Europe. Les fans ne pouvaient pas vraiment y croire quand, après que le manager Alex Ferguson ait accepté une offre de 7 M£ de l'Inter, Ince a quitté le nord-ouest de l'Angleterre pour relativement peu de considération pour les fans: "Ce n'était pas facile", a déclaré Ferguson, en réfléchissant à sa décision de vendre Ince en 2008, "mais je sentais que c'était une bonne affaire pour le club à l'époque." Il est également possible qu'avec la fameuse "Classe 92'' commençant à avoir des revendications importantes en tant que joueurs réguliers de la première équipe pour l'United, l'Écossais a estimé que laisser partir un joueur du calibre d'Ince ne serait pas un choc aussi important qu'il aurait pu être autrement. Ce n'était pas une décision qu'Ince souhaitait non plus, comme il l'a dit à Paddy Power en 2016. "Quand j'ai quitté United, ce n'était pas ma décision. J'étais sur le point de négocier un contrat de quatre ans, mais c'était à l'aval de Sir Alex Ferguson et au conseil d'administration et ils voulaient me vendre à l'Inter Milan. J'étais dévasté de partir." Néanmoins, la défaite de Manchester United était le gain de l'Inter et Ince s'est dirigé vers le sud pour commencer peut-être la période la plus mémorable de sa carrière de joueur. Ince est arrivé au Meazza à un moment de grande agitation pour les Nerazzurri. Le club avait évité de justesse la relégation en 1994, terminant à un point de la zone de relégation dans ce qui reste, à ce jour, leur pire résultat. Bien qu'ils aient réussi à remporter la Coupe UEFA en 1991 et en 1994, ils ont échoué au niveau national. La domination de la Serie A par ses rivaux le Milan et ses adversaires de longue date, la Juventus avait fait en sorte que l'Inter n'avait pas remporté de trophée national majeur depuis 1989, année au cours de laquelle ils ont remporté à la fois le Scudetto et la Supercoppa Italia. Mais la signature d'Ince est intervenue à un moment de grands changements pour l'Inter. Il a été l'une des premières acquisitions faites par le club sous le nouveau président Massimo Moratti et sera bientôt rejoint par beaucoup d'autres. Avec des joueurs tels que Youri Djorkaeff, Ivan Zamorano et Aron Winter rejoignant Ince au cours des douze prochains mois, Moratti a clairement exprimé son désir de ramener les Nerazzurri au sommet du football italien. Interista de très longue date, Moratti était désespéré de voir son club retourner dîner à la table du football italien et européen, comme ils avaient été si habitués tout au long de leur histoire. Ince revendiquerait immédiatement une première place dans l'équipe à l'arrivée, faisant ses débuts lors d'une victoire 1-0 sur Vicenza au Meazza. Il a formé un duo cohérent avec son collègue au milieu de terrain Nicola Berti et, ce faisant, a créé un couple "travailleur et industrieux" qui a fonctionné efficacement dans le monde tactiquement complexe du calcio. Ince et Berti étaient athlétiques et énergiques avec des moteurs rarement fatigués pendant 90 minutes. Cela ne veut pas dire qu'ils n'avaient pas de capacités techniques. Ince, en particulier, a montré le genre de finesse et de classe dans le dernier tiers du terrain qui en faisait beaucoup plus qu'une menace de but qu'on ne le croit au départ. Bien qu'il n'ait marqué que trois buts lors de sa première saison, il s'est toujours avéré une terrible menace pour les défenses adverses, que ce soit par ses courses dans la surface ou par son œil pour faire une passe, qui pouvait souvent ouvrir les défenses italiennes semblables à des coffres forts. À la fin de sa première année en Italie, Ince avait aidé l'Inter à décrocher une sixième place en Serie A. Dans ce qui pourrait être considéré comme un succès modéré pour l'Anglais, il avait aidé les Nerazzuri à sécuriser une place dans le football européen pour la deuxième fois consécutive, grâce à la qualification pour la Coupe UEFA (4 clubs italiens étaient qualifiés et Parme avit remporté la Coppa tout en étant 3e, ndlr). D'un point de vue individuel, il montrait également des signes d'enracinement en Italie, notamment vers la fin de la saison. Ses trois buts sont survenus au cours des deux derniers mois de la campagne, le plus notable étant l'un des huit marqués par l'Inter dans une raclée 8-2 contre l'humble Padoue. De plus, ses efforts ne sont pas passés inaperçus par la Curva Nord. "Allez Paul Ince, allez" était un chant qui a rempli le Meazza quelques mois après son arrivée, prouvant que le joueur né à Illford avait trouvé une place dans le cœur du célèbre Interisti hostile . L'intégration rapide et considérable d'Ince dans la vie de l'Inter était d'autant plus remarquable compte tenu du climat social en Italie à l'époque. Ince est noir et, comme même le club lui-même l'a admis, il était douteux pour beaucoup de savoir si un joueur de son ethnie serait en mesure de trouver une place dans le cœur de ceux de la Curva Nord. Comme le rapporte le Telegraph juste avant la finalisation du transfert d'Ince à l'Inter, des graffitis racistes sur les murs du stade du club l'ont accueilli à son arrivée à Milan lors de la négociation de son contrat. Il n'était pas inhabituel que des bananes gonflables soient agitées sur les terrains d'Italie chaque fois qu'un joueur noir touchait le ballon et la culture du racisme en Italie était aussi notoire que vicieux. Ince avait déjà dû surmonter les préjugés et briser les barrières pour devenir le premier capitaine noir de l'équipe nationale d'Angleterre et il était clair que, s'il voulait avoir un minimum de succès en Italie, il devrait y surmonter des obstacles similaires. L'exemple le plus tristement célèbre des abus qu'il a subis était peut-être lors d'un match à Cremonese en avril 1996. Ince avait marqué le premier but dans une victoire de 4-2 pour les Nerazzurri et avait en conséquence encouru la colère de la foule hostile. "Ils me criaient, Négro, négro", se souvient Ince dans un article du The Independent un mois après l'incident, "Alors je me suis tourné vers eux et j'ai applaudi, comme pour dites: "Ouais, bien joué". C'est à ce moment-là que l'arbitre m'a averti.'' L'abus était si grave qu'Ince lui-même a admis qu'il envisageait de retourner en Angleterre. L'arrivée de son compatriote Roy Hodgson en tant que manager vers la fin de sa première année a cependant beaucoup aidé à améliorer la situation, comme Ince l'a confirmé lors d'une conférence de presse sur le terrain d'entraînement de l'Inter plus tard. "Si Hodgson n'était pas arrivé il y a cinq ou six mois, je serais probablement retourné en Angleterre. Il est comme moi; il veut gagner. Nous venons tous les deux de Londres, donc nous avons ce genre d'agressivité pour vouloir bien faire et gagner. S'il devait partir, l'année prochaine ou l'année d'après, cela changerait complètement ma position. J'espère que cela n'arrivera pas." Ince a également appelé Moratti et d'autres personnes influentes à faire davantage pour lutter contre le racisme, notant que le travail considérable effectué par la FA dans son pays avait beaucoup contribué à améliorer la situation en Angleterre. "Je pense qu'il faut en faire un vrai problème pour que nous ayons une idée de jusqu'où les gens et la fédération vont aller concernant ce sujet". Malgré cela, le succès obtenu par Ince sur le terrain était louable, et sa deuxième saison a été sans doute plus réussie que la première. Son total de buts est passé à sept toutes compétitions confondues et l'Inter a obtenu une troisième place en Serie A, ratant la qualification en Ligue des champions de seulement quatre points. Plus impressionnant encore, ils ont atteint la finale de la Coupe UEFA et, malgré leur défaite face à Schalke 04 sur deux matchs, ont prouvé qu'ils étaient à nouveau une force majeure sur la scène européenne. L'influence d'Ince sur l'équipe était largement reconnue dans toute l'Italie. Il était considéré comme si essentiel au succès de l'Inter qu'un journal italien décrivait l'équipe sans lui comme "Inter sensa Anima" (Inter sans âme). Le président Moratti tenait à ce que l'Anglais prolonge son séjour en Italie, convaincu qu'un partenariat entre Ince et Ronaldo ne ferait que renforcer la montée exponentielle de l'Inter. Ince, que Moratti a appelé "Le Tigre'', en raison de son rythme de travail féroce, rejetterait les avances du club afin de rentrer chez lui, mais cela n'a pas contribué à aiguiser l'impression de Moratti sur le joueur. S'adressant à Inter Channel en 2013 après la nomination de Walter Mazzarri au poste de directeur, Moratti a salué son travail considérable, en disant: "Peu importe combien de temps vous restez, et Ince n'était là que pendant un an et demi, il y a certaines personnes qui restent dans votre esprit comme de grands Interisti parce que ce sont des gens formidables." Le temps d'Ince avec nous a peut-être été court, mais était vraiment impactant. Il conserve un penchant pour le club à ce jour et, grâce à une relation étroite avec Massimo Moratti qui se poursuit, son fils Thomas a presque suivi ses traces en faisant un passage en Italie en 2014. C'est peut-être une bénédiction que le transfert n'a pas pu se matérialiser. Non seulement Thomas aurait eu du mal à exceller dans un club qui a connu une période instable ces dernières années en raison de changements de propriétaires, mais la pression pour être à la hauteur de ce que son père a réalisé était peut-être trop lourde à supporter pour lui. Ince n'est peut-être pas revenu d'Italie en 1997 avec plus de médailles à ajouter à sa collection, mais ce qu'il a gagné était peut-être encore plus précieux. Face aux préjugés raciaux et à l'opposition sociale, il a trouvé un moyen de faire tomber les barrières et de trouver une place dans le cœur des fans de l'Inter qu'il occupe encore aujourd'hui. Moratti l'a décrit comme "un grand Interista'' et, quels que soient les paramètres que l'on pourrait utiliser pour mesurer cela, il est difficile de discuter lorsque l'ancien président du club fait une telle déclaration. Ince restera pour toujours un favori des fans à l'Inter et, avec du recul, il est facile de comprendre pourquoi. Cet article est une traduction de "How Paul Ince overcame oppression to become an Inter great" de Laura Bradburn paru sur gentlemanultra.com le 14 Mars 2017.
  12. Cette série d'articles nous rappelle les joueurs dont nous avons (peut-être) oubliés, qu'un jour, ils ont porté notre maillot noir et bleu. A travers eux on refait l'histoire, on discute et on dissèque leur temps à l'Inter ainsi que le reste de leur carrière. Retrouvez l'ensemble des articles de cette série ici : Les visages oubliés de l'Inter. "Pour moi, Djorkaeff est un joueur très sous-estimé. Le nombre de fois où il a sauvé la France avec des buts importants!" Robert Pires L'histoire du football est jonchée de grands joueurs. Certains, qu'ils aient atteint un niveau individuel ou au sein d'une équipe emblématique, sont salués dans les années voire décennies suivantes pour leur(s) talent(s). Leurs contributions au football sont louées à l'infini, jusqu'à ce qu'ils atteignent ce niveau de proéminence réservé à quelques-uns, une élite, et recherché par le plus grand nombre: le statut "légendaire". Ce genre de renommée qui vaut à ces joueurs le droit d'être considérés parmi les meilleurs à avoir jamais joué. La plupart des fans de foot, bien que par goût personnels en raison des équipes qu'ils suivent et supportent, parviendront à un consensus général sur le type exact de joueur qui appartient à cette catégorie très restreinte. Bien que souvent influencés par le championnat qu'ils regardent, la période au cours de laquelle ils ont grandi ou d'autres variables, les mêmes noms ont tendance à circuler dans les conversations. Zinedine Zidane, Diego Maradona, Roberto Baggio et les personnalités marquantes du côté milanais dirigé par Arrigo Sacchi à la fin des années 1980, comme Ruud Gullit et Marco Van Basten, ne sont que quelques noms qui ont eu un impact incommensurable sur le football italien. Ces noms sont également généralement considérés comme certains joueurs les plus talentueux à n'avoir jamais honoré un terrain de football. D'autres joueurs, cependant, tout en réussissant non moins en termes de trophées et de médailles gagnés, peuvent parfois tomber dans des étranges limbes. Quelque part entre le statut légendaire, la nostalgie et le fait d'être complètement négligé. Comme Zinedine Zidane, il y a un autre milieu offensif français qui a pris d'assaut la Serie A à son apogée pendant les années 90. Contrairement à Zizou, cependant, il est, pour la majorité des fans, tombé dans ces étranges limbes. La simple mention de son nom a la capacité d'évoquer un gémissement sentimental et pourtant auto-châtiant de la bouche de ceux qui se souviennent de lui. "Djorkaeff! Pour moi, Djorkaeff est un joueur très sous-estimé. Le nombre de fois où il a sauvé la France avec des buts importants!" Ce sont les paroles de l'ex-star d'Arsenal, Robert Pires, prononcées dans une interview à French Football Weekly en 2014. Pires discutait de la hiérarchie des joueurs et du staff à Clairefontaine alors qu'il jouait pour la sélection nationale. Il a poursuivi en expliquant pourquoi Djorkaeff n'avait peut-être pas mérité tous les applaudissements qui lui étaient dus: "Personnellement, j'ai beaucoup appris en m'entraînant avec lui. Le truc avec Youri Djorkaeff, c'est qu'il est un peu dans l'ombre de Zidane. Mais honnêtement, c'était un grand joueur." Être dans l'ombre de la grandeur est une chose à laquelle un jeune Djorkaeff aura sans doute été habitué. Son père, Jean, était un joueur professionnel connu, notamment pour le Paris Saint-Germain, Lyon et Marseille. Ayant remporté la Coupe de France à deux reprises au cours de sa carrière de joueur, Jean n'était que trop conscient des pressions qui pesaient sur Youri lorsqu'il a pris la décision d'entrer dans le monde du football professionnel: "Les gens aiment toujours faire des comparaisons", a-t- il déclaré en discutant de l'ascension fulgurante de son fils lors d'un entretien avec la FIFA en 2005, "De plus, les gens pensent que si votre père était un ancien international, tout est beaucoup plus facile pour vous, ce qui est complètement faux. Le fils finit toujours par être jugé en fonction de la carrière de son père. J'ai dit à Youri qu'il ne devrait jamais être satisfait d'une performance moyenne. Et il a très vite imposé sa personnalité en montrant à chacun que ses talents sont les siens." Et montrez à tout le monde, il l'a certainement fait! Arrivé en Italie pour signer à l'Inter en 1996, Djorkaeff était déjà bien établi, ayant exercé son métier dans sa France natale pendant plus d'une décennie. Des passages avec Grenoble, Strasbourg, Monaco et le PSG l'ont vu quitter la capitale pour la région de Lombardie, déjà dans l'habitude de gagner de l'argenterie. Après avoir remporté la Coupe de France avec Monaco en 1991, la saison du chant du cygne de Djorkaeff l'a vu quitter le PSG vainqueur à la fois du Trophée des Champions et de la Coupe des vainqueurs de coupe, faisant partie d'une équipe qui regroupait les talents de Bernard Lama, Paul Le Guen et Patrice Loko. Malgré ces réalisations notables, Djorkaeff ne se faisait aucune illusion sur l'ampleur de la tâche qui l'attendait lors de son premier voyage à l'étranger: "Je me suis toujours senti citoyen du monde, mais je m'assure d'avoir des racines solides dans la ville dans laquelle je me trouve. Quand j'arrive quelque part, j'apprends son histoire, prendre les bonnes choses, respecter les traditions et écouter avant d'ouvrir la bouche." Djorkaeff connaissait également bien les traditions footballistiques de la ville, décrivant le célèbre stade San Siro, qui abrite les deux clubs milanais, comme "la cathédrale du football". Le Français a beaucoup fait pour jeter les bases d'une relation longue et fructueuse avec les fans des Nerazzurri, marquant 17 buts en 49 apparitions toutes compétitions confondues. Cet exploit particulier a été d'autant plus remarquable que son bilan en championnat a fait de lui le meilleur buteur de l'Inter en Serie A à sa première saison. Son but le plus mémorable cette année-là, et pour lequel on se souvient le mieux de son séjour en Italie, est peut-être celui contre la Roma en janvier 1997. Sautant sur un dégagement raté de la défense de la Louve, qui avait balancé le ballon haut dans les airs, Djorkaeff a catapulté le ballon dans le coin supérieur gauche au moyen d' un coup de pied acrobatique . Faire 2-0 juste avant la mi-temps, cela s'est avéré un moment charnière dans le match, l'Inter ayant finalement gagné 3-1. L'attaque a contribué à faire du Français une place dans nos cœurs, ce qu'il a lui-même reconnu lors de la même interview accordée à Inter Channel en février 2016. "C'est quelque chose pour les fans de l'Inter partout parce que c'est un but qui se joue toujours dans le monde entier et que vous pouvez voir au Meazza, le maillot de l'Inter, la Curva Nord et mes coéquipiers. Il y avait une photo de ce but sur l'abonnement de la saison suivante. Je n'ai pas besoin de mon passeport quand je viens en Italie, je montre cet abonnement." Ce souvenir particulier de son but le plus célèbre distingue Djorkaeff des autres joueurs. Cela aide également à identifier un train de pensées qui vient naturellement à l'homme. Il a un respect clair du patrimoine, de la tradition et de la culture des autres en général. Il a estimé que c'était une partie importante de l'enracinement dans la vie noire et bleue. Alors que la plupart des autres joueurs parleraient d'un tel but d'un point de vue très personnel, soulignant leur propre fierté individuelle, Djorkaeff voit l'importance du but non seulement pour ce qu'il montre sur sa propre capacité technique considérable, mais aussi comment il a fourni une photo instantanée de l'équipe et des fans dans leur ensemble. Cet altruisme et ce désir de faire ce qu'il y a de mieux pour l'équipe se sont poursuivis lorsque Djorkaeff s'est vu demander son avis sur la question de savoir si le club devait signer Ronaldo à l'été 1997. Il s'est entretenu personnellement avec l'homme qu'il appellerait plus tard "son président", Massimo Moratti. "Il est venu à Appiano Gentile et m'a dit qu'il y avait une possibilité d'acheter Ronaldo mais il voulait mon avis. Je lui ai dit: Achetez le immédiatement. Il nous amènera à un nouveau niveau et nous avons besoin de ce type de joueur.'' Le serpent, comme Djorkaeff allait devenir affectueusement connu, n'avait pas tort. Après avoir perdu la finale de la Coupe UEFA en 1997 face au Schalke 04, l'ajout de Ronaldo garantirait à l'Inter la victoire dans le même match un an plus tard, Ronaldo marquant le troisième de trois buts lors d'une victoire convaincante 3-0 contre la Lazio. C'était un résultat approprié pour Djorkaeff, le Nerazurro n°6 aidant le club à décrocher son premier trophée européen en quatre ans, le tout dans sa ville natale de Paris. Ajoutez à cela la conquête de la Coupe du monde avec la France dans la même ville deux mois plus tard, et l'été 1998 a représenté l'apogée de la carrière de Djorkaeff. Malheureusement, le temps du Français à l'Inter prendrait fin juste un an plus tard lorsqu'il est parti pour Kaiserslauten à l'été 1999, après une décevante huitième place avec l'Inter en Serie A. Des passages plus que moyens à Bolton et aux Blackburn Rovers, suivis par une saison en MLS avec les Red Bulls de New York, a mis fin à ce qui était parfois une carrière étincelante pour le footballeur de deuxième génération. À la réflexion, que Youri Djorkaeff ne reçoive pas les mêmes distinctions que ceux avec qui il a partagé la scène est un peu déconcertant. Là encore, sa volonté de partager si gracieusement cette étape avec des noms plus grands et parfois plus explosifs a peut-être contribué au fait que son nom est souvent oublié dans les discussions relatives aux équipes chargées de trophées dont il faisait si régulièrement partie. Cependant, là où les talents de Youri Djorkaeff peuvent être sous-appréciés et sous-estimés ailleurs dans le monde, ils ne le sont certainement pas dans la Curva Nord. Et il semble que pour l'homme lui-même, le sentiment soit très réciproque. "Je me souviendrai toujours du lien que j'ai eu avec les fans de l'Inter", a-t- il déclaré tout en soutenant le projet Inter Forever lors d'un voyage en Chine en 2015, "Faire partie de l'histoire Nerazzurra est un véritable honneur, j'ai pu y parvenir de grandes choses avec le club." Cet article est une traduction de "Youri Djorkaeff – The forgotten Inter love affair" par Laura Bradburn paru sur gentlemanultra.com le 27 Septembre 2016.
  13. Lors d'une émission Twitch sur la chaîne d'Alessandro Cattelan, Nicola Berti a évoqué Nicolo Barella, la Juventus et ses souvenirs. Sur Nicolo Barella. "Nous sommes un peu similaires, j'aime beaucoup Barella. Il est beaucoup plus technique que moi, puis il a l'esprit de compétition, l'envie, l'intensité. Il est mon idole absolue." La Juventus va revenir? "La Juve ne peut plus nous rattraper. Quelques matchs de plus sont nécessaires et ensuite nous commencerons à nous rapprocher un peu plus de ce que nous attendions depuis tout ce temps. Ne soyons pas trop confiants, cependant. Le fait que nous ne jouions plus contre la Juventus avant l'avant-dernière journée est mieux, mais je veux que la course au titre se termine plus tôt, je ne veux pas souffrir jusqu'à la fin." Sur cette Inter. "À part la première partie de la saison où l'équipe a été éliminée de la Ligue des champions, je dirais que ça s'est très bien passé." Le meilleur joueur avec qui il a joué. "Ronie (Ronaldo), bien sûr." Berti a parlé des buts préférés qu'il a marqués pour l'Inter. "Mes buts préférés? Ceux marqués dans le derby de Milan. Il y a ce but dans lequel j'ai dit aux Rossoneri que je marquerais un but et je l'ai fait. Les derbies ont-ils été les plus beaux rendez-vous? À l'époque, nous ne nous parlions pas pendant une semaine, puis nous faisions la paix les uns avec les autres en équipe nationale. Pendant la Serie A, il y avait un défi avant les matchs: je me souviens que nous nous sommes échauffés dans les gymnases, pas sur le terrain, et les joueurs frappaient des balles de l'autre côté pour ennuyer les autres. Avec d'autres équipes, nous avons failli nous chauffer avant les matches." Berti a continué à se remémorer certains de ses anciens coéquipiers. "Bergkamp? Nous avons remporté une Coupe UEFA ensemble, il m'a fourni des passes décisives. Il était phénoménal techniquement mais ne s'intégrait pas bien." "Ruben Sosa? Il était très gentil et techniquement très fort." "Igor Shalimov? J'entends souvent parler de lui, il est entraîneur en Russie." "Darko Pancev? Pour moi, il était très fort, il est venu la mauvaise année. Il a été incompris, il a rejoint une équipe qui n'a pas bien fait, mais pour moi, il était plus fort que Pippo Inzaghi." "Djorkaeff? J'entends toujours parler de lui tout le temps. L'autre jour, je l'ai appelé avec des amis pour son anniversaire et j'ai chanté la chanson que les fans de Nerazzurri lui chantaient." Le meilleur entraîneur avec lequel il a travaillé? "Giovanni Trapattoni. J'ai passé plusieurs années avec lui et j'ai remporté le Scudetto du record (en 1989, ndlr). Trapattoni était comme un père, il sait parler et a beaucoup d'humour."
  14. "Pour moi, il n'y a qu'une seule équipe en Italie. L'Inter, et c'est tout." Youri Djorkaeff est resté dans nos cœurs en raison de ses superbes compétences, de ses pieds fantastiques et de ses exploits acrobatiques, comme lorsqu'il a trouvé le chemin des filets avec un coup de pied acrobatique contre la Roma en 1997-1998. L'ancien milieu de terrain français a porté le maillot interiste pendant trois saisons, absorbant et faisant sienne la philosophie Nerazzurra. "Le maillot de l'Inter n'est pas simple, il faut comprendre son histoire. C'est quelque chose que vous devez gagner et qui doit être porté avec humilité." Français et citoyen du monde, un numéro 6 avec la classe et l'élégance d'un numéro 10, c'est pourquoi il figure dans le podcast 10 Number 10s. Aujourd'hui, le champion de France fête ses 53 ans. Nos meilleurs vœux Youri!
  15. L’aventure continue pour l’Inter de Conte en Europa League. La Beneamata a liquidé le club madrilène de Getafe, non sans difficultés, sur le score de 2-0. Le début de la rencontre s’avère compliqué pour les Nerazzurri, qui souffrent de l’agressivité imposée par les joueurs de Getafe durant les 20 premières minutes de jeu. Handanovic devant même sauver une balle de but sur Maksimovic, s’en suit une tentative de Mata qui ne parvient pas à trouver le cadre. L’Inter monte en puissance et la dépense énergétique des ibériques se fait ressentir : Lautaro Martinez sera le premier à sonner la révolte pour l'Inter en se procurant deux occasions de but importantes. Alessandro Bastoni, littéralement en feu ce mercredi soir, offrira une un caviar de passe décisive via un ballon en profondeur adressé à Romelu Lukaku qui, entré dans la surface, fera parler sa puissance pour battre Soria à la 33’. A la reprise, l’Inter se dévore le 2-0 sur des actions proposées par Nicolò Barella et Danilo D’Ambrosio qui se prenait pour Youri Djorkaeff. Handanovic devra, à nouveau s’imposer sur Mata. Et le numéro 9 de l'Inter réalisera une "Gagliardini", seul devant le but. Suite à une passe en retrait de Barella dans le petit rectangle, il ne parviendra pas à trouver le cadre. Tournant de la rencontre Nous sommes à la 76’ minute de jeu, la Var intervient suite à une prétendue faute de main de Diego Godin qui, à vitesse réelle semble plutôt avoir été victime d’une charge dans la surface de réparation Nerazzurra. Après visionnage des images, l’uruguayen avait tenté de rouler tout le monde étant donné qu’il était l’auteur d’une flagrante faute de main : Molina, à peine rentré en jeu pour les Azulones, ne trouvera pas le cadre pour le plus grand plaisir d’Antonio Conte. Le Natif de Lecce réalisera le changement décisif en ayant la bonne idée d’insérer Christian Eriksen à la 82’ en remplacement d’un épuisé Marcelo Brozovic. Ce choix sera payant étant donné que moins d’une minute plus tard et lancé par ce diable de Bastoni, Eriksen combine avec Danilo D’Ambrosio et la défense de Getafe pour doubler la mise. Le danois inscrit donc son deuxième but en trois matchs d’Europa League contre trois en trois matchs pour Big Rom qui atteint déjà cette saison le palier des 30 buts. L’Inter disposera cette fois-ci de 24 heures de repos sur son futur adversaire, qui sera soit les Glasgow Rangers soit le Bayern Leverkusen, dans le cadre des quarts de finale de la compétition qui se disputeront ce lundi 10 août 2020 à 21h00. Tableau Récapitulatif Débrief du match Inter 2-0 Getafe Buteur(s): 33’ Lukaku, 83’ Eriksen Inter: 1 Handanovic; 2 Godin, 6 De Vrij, 95 Bastoni; 33 D'Ambrosio (84’ 34 Biraghi), 23 Barella, 77 Brozovic (82’ 24 Eriksen), 5 Gagliardini, 15 Young; 9 Lukaku, 10 Lautaro Martinez (70’ 7 Sanchez) Banc: 27 Padelli, 11 Moses, 12 Sensi, 13 Ranocchia, 20 Valero, 30 Esposito, 32 Agoume, 37 Skriniar, 87 Candreva T1: Antonio Conte Getafe: 13 Soria; 17 Olivera (87’ 8 Portillo), 16 Exteita, 2 Djené, 22 Suarez; 12 Nyom (69’ 23 Jason), 24 Timor, 18 Arambarri (87’ 26 Hugo Duro), 20 Maksimovic (56’ 9 Angel), 15 Cucurella; 7 Mata (68’ 19 Molina) Banc: 1 Chichizola, 30 Jean Paul, 4 Cabaco, 6 Chema, 11 Diedhou, 21 Fajr T1: José Bordalás Arbitre: Taylor (Ang) Var: Attwell Averti(s): Suarez (G) Expulsé(s) : / ®Antony Gilles – Internazionale.fr
  16. Dans une interview accordée à PassioneInter.com, l'ancien défenseur Jocelyn Angloma a notamment évoqué son temps avec nous. Il commença avec: "L'Inter a été une belle période de ma vie. J'ai pu grandir encore plus après mon expérience à Turin, dans une grande équipe. Je voulais rester plus longtemps mais je devais aller à Valence. Depuis ce moment, j'ai toujours suivi les Nerazzurri, je les ai vu grandir. Nous avons atteint la finale de la Coupe UEFA (1997, ndlr), mais Valence, l'année après mes adieux, a gagné cette C3 (en 2004, ndlr). Ceci dit, l'Inter reste toujours dans mon cœur, pour moi, c'était un plaisir et un honneur de jouer à Milan." Angloma, qui est actuellement le manager de l'équipe nationale de Guadeloupe, s'est ensuite vu demander quel était son meilleur souvenir de sa seule saison avec le club Nerazzurro. "Nous n’avons pas remporté de titres, mais nous avons eu une bonne saison. Nous avons joué une finale, fait de bonnes choses en championnat et j'ai joué avec des champions comme Pagliuca, Zamorano, Djorkaeff, Ince et Winter. Nous avions une équipe pour faire de grandes choses, même si nous n’avons pas tout fait. Puis il y avait Moratti, un gentleman. Il me manque beaucoup." A propos de Moratti. "Nous avions une relation normale, mais il connaissait bien le football et a établi une relation spéciale avec les joueurs. Il était toujours présent, il parlait de la bonne façon, j'aimais beaucoup cette facette de lui. Nous avions une relation d'homme à homme normale. Mais, d'un certain côté, elle ressemblait à celle d'un père avec son fils. Les joueurs ont toujours eu cette affection pour lui." A propos d'il capitano. "J'ai un grand souvenir de Zanetti, c'était un grand joueur et j'aime aussi beaucoup le travail qu'il fait maintenant. Il est important pour l'Inter d'avoir quelqu'un comme lui qui a écrit l'histoire et qui reste ensuite dans la direction. J'ai pu jouer avec Javier et il était incroyable. Il pouvait jouer à l'arrière, au milieu et il a même joué une fois en attaque. Nous avons eu une belle relation." Sur Roy Hodgson. "Il a certainement été un peu mal traité, car nous n’avions pas les résultats qu’une équipe comme l’Inter devait avoir, en particulier avec des joueurs de classe mondiale. Il savait comment gérer les joueurs, il était très affectueux. Une équipe comme l'Inter a besoin de quelqu'un avec une grande personnalité et il l'avait, mais il lui manquait quelque chose. Il ne pouvait pas terminer le travail comme il le voulait mais c'est comme ça. Les grandes équipes changent souvent de managers." Souvenirs de Youri et Ivan. "Je connaissais déjà Djorkaeff, jouant avec lui en équipe nationale. Je savais très bien ce qu'il pouvait faire. Je me souviendrai toujours de son but contre la Roma. Zamorano? L'hélicoptère, Bam Bam Zamorano! Il a fait de grandes choses, il était notre buteur. C'était une vraie équipe, il y avait une vraie amitié dans cette équipe, nous sortions manger de temps en temps puis repartions chez nous. Tous deux étaient deux champions." Suit-il l'Inter? "J'ai joué dans sept équipes et je les suis toujours. En particulier, l'Inter, qui est une excellente équipe et qui joue bien au football." Sur l'Inter actuelle. "Cette équipe a quelque chose de spécial. Cette année, je pensais que les Nerazzurri pouvaient gagner, ils avaient bien commencé, mais à long terme, ils ont perdu beaucoup. C'était difficile pour Conte d'arriver et de gagner immédiatement. Mais je sais qu'il fait tout pour gagner et même maintenant, il fera tout pour donner du fil à retordre à la Juventus. L’année prochaine, l’Inter pourra de nouveau retourner en Ligue des champions et c’est très agréable pour les fans, c’est fondamental." ®alex_j - internazionale.fr
  17. Il aura endossé le maillot de l’Inter durant trois saison, de 1996 à 1999. Il aura connu Djorkaeff et son retourné à la Roma, Ronaldo et son passement de jambes magique au Parc des Princes….Zé Elias s’est livré à Espn Brasil Youri Djorkaeff "C’était un garçon fantastique. Le monde pouvait sombrer, cela lui importait peu... il restait toujours calme. Un jour lors d’un match face à Venise, il a passé la balle à notre arrière gauche qui était très bon mais trop rugueux. A ce moment-là Djorkaeff s’est tourné vers moi et me disait : Zézé, passe-moi le ballon. Ce garçon est trop rugueux, il ne sait pas jouer ! Je l’ai regardé et je lui ai dit : ça me va !" Aaron Winter "C’est le garçon le plus brave et le plus respectable que j’ai rencontré dans le football. Il souriait toujours et traitait bien tout le monde en faisant preuve d’une grande éducation." L’anecdote croustillante "Moi, Ronaldo, Mazzantini, Winter et Djorkaeff, étions toujours ensemble. Une fois un gars qui avait une boucherie-charcuterie à Milan et qui connaissait Ronaldo, l’avait invité à s’y présenter avec ses amis." "Il Fenomeno nous y a emmené et mon Dieu, nous avions fait un carnage ! Il ne nous oubliera jamais, nous avons commencé avec du prosciutto crudo, ensuite du salami,... nous avions trop mangé ! Ce pauvre gars a connu une perte énorme !" ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  18. S’il est un joueur français parmi les plus aimés à l’Inter, il occupe très certainement la place de numéro Un : Youri Djorkaeff, l’un des plus célèbre joueur à avoir porté et mis en valeur le numéro 6 Nerazzurro, s’est livré à Sky Sport. Combien de fois avez-vous visionné votre retourné face à la Roma ? "Avant de me lever et aussi avant d’aller au lit, toutes les fois. Je suis ici depuis deux heures à Milan et j’ai déjà parlé plus de mille fois de ce retourné, et aussi du but contre la Juve." A votre époque, c’était aussi un duel Inter-Juve… "Une chose est visible à l’heure actuelle, la Juve est d’un très haut niveau pour le championnat italien, mais l’Inter commence à s’en rapprocher, pas après pas, et j’espère que dans un futur proche, l’Inter remportera la Serie A." Y-avait-il plus de distance entre les deux clubs à votre époque ? "De mon temps, il y avait le Milan, la Roma, la Lazio la Fiorentina. Le championnat se jouait jusqu’à la dernière journée, et non comme maintenant. C’est quelque chose qui manque au championnat italien, il doit redevenir fort. La lutte qui oppose l’Inter à la Juve devrait proposer plus de concurrence." Y-a-t’il quelqu'un à l’Inter d’aujourd’hui, qui vous rappelle le joueur que vous étiez ? Voir aussi un joueur évoluant en Europe ? "Il me semble, qu’avant d’arriver à Madrid, Hazard était comme moi. A Chelsea, il jouait différemment. Je n’aime pas faire de comparaison entre le football d’hier et celui d’aujourd’hui. Lorsque tu vois les joueurs d’aujourd’hui, tu te divertis avec Neymar, Mbappé, Ronaldo, Messi, qui sont tous des joueurs très fort. Dans le passé, la qualité était présente dans tous les clubs et pas uniquement entre les plus grands." Ou seriez-vous aligné dans le 3-5-2 de Conte ? "De mon temps, il ne serait jamais devenu l’entraîneur de l’Inter….(il rit). Lorsque Conte a signé à l’Inter, cela me faisait bizarre, car en tant qu’Interiste, il arrivait de la Juve. Il a réalisé un grand travail. Et je dois lui dire bravo pour cela. J’espère qu’il continuera ainsi, qu’il portera l’Inter à un niveau qu’elle n’avait jamais connu auparavant." Pourriez-vous être comparé à Dybala ? "Je serai fier d’une telle comparaison. Dybala est un joueur qui sait faire la différence. Il est plus offensif comparé à moi, il inscrit des buts importants. Moi j’en inscrivait de temps en temps." Etes-vous le plus fier de votre retourné face à la Roma ou du but inscrit à la Juve ? "Le but inscrit à la Juve était bien plus important. Le plus incroyable est que j’ai vu que j’avais inscrit un but pour l’Inter, lors de sa dernière victoire au Napoli, il y a 23 ans !" Râleriez-vous auprès d’un entraîneur car il vous a remplacé, comme Dybala ? "Oui, je l’ai fait aussi. Il faut laisser à l’entraîneur la possibilité de comprendre. Lorsque tu joues mal, tu es furieux car tu t’en veux." Giroud ? "C’est un joueur qui me plait beaucoup. J’ai toujours été contre ceux qui disent qu’il n’est pas bon et qu’il ne marque pas de but. Il marque des buts, il joue, il se bat pour l’équipe, il fait de tout. C’est un attaquant de poids depuis 10 ans, un qui fait la différence, c’est un attaquant important." L’Inter peut-elle être crédible comme candidate au Scudetto ? "Oui, elle est crédible. Car il y a encore du temps et nous verrons ce qu’il se passera au mercato. L’Inter peut se battre. Et même si ce n’est pas pour cette année, vu son évolution, elle se battra jusqu’au bout du bout, elle peut à nouveau prétendre à être championne." "Se battre fait partie de l’ADN de l’Inter et aujourd’hui, elle peut se battre pour prétendre au Scudetto. C’est difficile car la Juve est forte, mais nous avons commencé à nous y atteler en faisant ces premiers pas, elle se battra jusqu’au bout du bout!" Venez-vous à Milan pour la Mode ? "Le vrai style est celui d’être heureux. C’est beau de travailler avec Zilli, j’ai un contrat avec eux et je travaille dans une atmosphère qui voient des gens bons proposer des choses intéressantes." "A très vite et pour toujours Forza Inter!" ®Antony Gilles - Internazionale.fr
  19. Youri Djorkaeff, Champion du Monde 98 et champion de cœur Nerazzurro, s'est livrée sur l'arrivée d'Antonio Conte... Lui qui l'a connu sur le terrain en tant qu'adversaire avec le maillot turinois. Conte ? "Pour moi c'est étrange, car il représentait la Juventus. C'est un entraîneur fort, mais cela me fait bizarre de le voir en Nerazzurro. J'espère qu'il va pouvoir permettre à l'Inter de renouer avec le succès. Attendons et nous verrons." Les qualités de Conté ? "Le travail et la confiance, il était déjà ainsi lors de son époque à la Juventus. Il fait du bon travail, pour cela je le respecte. A l'Inter il manque quelque chose, cette continuité, cette envie de se battre face à la Vieille Dame. J'espère que Conte pourra combler cela." L'écart entre l'Inter et la Juve ? "La Juve est un club qui tourne bien. Elle a fait de gros achats et est bien gérée. C'est étrange de parler en bien de la Juve...(il rit). Les Bianconeri font du bon boulot, félicitations à eux. L'Inter doit se construire une identité forte, c'est ce qu'attendent les Tifosi." Qui sera le plus fort: la Juve de Sarri ou l'Inter de Conte ? "J'espère que ce sera l'Inter, la saison a touché à sa fin et le Mercato est ouvert. La Juve joue dans une autre catégorie, mais un club comme l'Inter se doit de revenir à un niveau aussi élevé." Icardi ? "S'il veut partir, qu'il parte. Tu ne peux pas garder, à l'Inter, des joueurs qui ne veulent pas jouer pour le club. Un millier de joueurs aimeraient évoluer à l'Inter." Pour le plaisir ®Antony Gilles - Internazionale.fr
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