1908

Fondation

Naissance de l'Inter en 1908
Les fondateurs de l'Inter

Nous sommes en 1908, dans les rues de Milan quelques jeunes, dissidents du « Milan Cricket & Football Club » (l'AC Milan aujourd'hui), décident de créer leur propre club. Leurs différends avec les dirigeants du MCFC ? :

Le « Football Club Internazionale Milano » est fondé au début du XXe siècle par 44 dissidents qui avait abandonné le Milan car il n’était pas partisan de la venue de joueurs étrangers. L’instigateur de la révolte, Giorgio Muggiani est à l'origine de l'emblème de l'Inter. C'est à lui que nous devons la création du logo du club ainsi que du maillot noir et bleu.

Giorgio Muggiani, 21 ans, est un artiste futuriste italien (1887-1938), pionnier dans les domaines de l'illustration publicitaire et des caricatures. Il est le véritable "inventeur" de l'Inter, depuis ce soir de mars 1908 où ils sont 43 à le rejoindre au restaurant L'Orologio. Tous les supporters de l’AC Milan se repentent. Le club des Rossoneri, qui existe depuis neuf ans et demi, envisage de fermer ses portes aux joueurs étrangers. Un affront pour Muggiani, fraîchement sorti d'études au prestigieux et cosmopolite « Institut auf dem Rosenberg » de Saint-Gall en Suisse. C'est lui qui mène la "révolte", accompagné d'autres anciens entraîneurs milanais, dont la moitié sont étrangers, "marre des 'pieds sur terre', de 'l'écrémage', de l'autarcie de cette équipe", se souvient le journaliste et écrivain Guido Vergani, Nerazzurro jusqu'à sa mort (avril 2005).

Le noir et le bleu deviendront les couleurs officielles du club en 1928 lorsque le maillot et le nom du club changeront pour « Associazione Sportiva Ambrosiana ». C’est donc Muggiani, certainement, qui est la racine, le germe de l’identité de cette équipe, l’idée même de « la Pazza Inter ».

L'Inter remplissait ainsi toutes les exigences de ces « rebelles », à savoir que c'était un club exclusivement footbalistique et ouvert à tous, pas seulement aux italiens. Symbolisée par le mot « Internazionale » (une annonce pour le monde, une provocation pour Milan et pour le football italien) et portant les couleurs d'aujourd'hui : l'or, le noir et le bleu.

Ainsi, un quatrième club est venu s'ajouter aux 3 équipes milanaises : l'AC Milan, l'US Milanese et l'Ausonia. Pour la petite histoire, sachez aussi que le premier président s'appelait Giovanni Paramithiotti et le premier capitaine Hernst Manktl. De 1908 à 1912, l'Inter disputera ses tous premiers matchs dans le quartier des « Navigli di Milano » sur le terrain du Ripa Ticinese, au bord du Naviglio Grande. Mais il y a un problème : à chaque tir, le ballon finit dans l'eau et les matchs et les entraînements étaient continuellement suspendus. Le président Paramithiotti était d'ailleurs l'un des plus assidus au ramassage de balle en barque.

Photo du terrain du Ripa Ticinese où l'Inter joue à cet époque
Terrain au n°115 du Ripa Ticinese, dans le quartier des « Navigli di Milano »

Situé près de la gare de Milan Porta Genova, l'Inter utilisait ce terrain pour ses matchs à domicile. Les Nerazzurri semblent y avoir fait leurs débuts lors d'un match amical le 11 octobre 1908 contre Libertas Milano II, en les battant 4-2. Alternativement et pour les matchs plus importants, l'Inter se déplaçait à l'Arena Civica mais qui appartenait à la ville de Milan et devait être louée.


1912

Championnat national

Le championnat devient pour la première fois « national » avec trente équipes inscrites, 18 du nord et 12 du centre-sud. Un jeune de dix-sept ans qui deviendra une légende fait ses débuts parmi les Nerazzurri : il s'appelle Luigi Cevenini (Cevenini III), le troisième et le plus talentueux des cinq frères réunis à l'Inter, un cas unique dans le football italien. "Un histrion du ballon très imaginatif", le définit Brera. "Il a dribblé des équipes entières" - écrit Vladimiro Caminiti - "en marquant et en permettant de marquer des buts fantastiques" et c'est un fumeur invétéré : "Il entre sur le terrain avec une cigarette coincée partout".

Malgré des champions comme Aebi, Fossati, Bontadini et Cevenini III, l'Inter a disputé un tournoi modeste, trop court : 10 matches seulement en l'espace d'un hiver. Les Nerazzurri sont dans le groupe avec les Lombards du Milan, Milanese et Racing Libertas Milano et avec les Ligures du Genoa et Andrea Doria : seuls les deux premiers accèdent à la finale Nord.

Cela commence le 3 novembre 1912 avec la défaite sur le terrain du Genoa (2-3) mais avec les débuts inoubliables de Cevenini III. Zìzì, ainsi surnommé parce qu'il n'arrêtait pas de parler sur le terrain, marque ses premiers but une semaine plus tard en battant les Milanais à domicile d'un doublé. L'Inter doit ensuite abandonner l'Arena : il n'y a plus d'espace pour le football, le terrain est réservé au tir aux pigeons...

Le 1er janvier 1913, les Nerazzurri trouvèrent un nouveau terrain situé via Goldoni 61, près de Porta Monforte. Ermanno Aebi le décrit comme "un camp primitif et rudimentaire avec très peu de maisons, une église et le quai de la voie ferrée". Nous sommes à la périphérie est de Milan (zone aujourd'hui considérée comme centrale) et il n'est pas facile pour les joueurs de s'y rendre. A l'exception du défenseur Francesco Casartelli qui habite à quelques pas. Pour rembourser les énormes dépenses, les supporters décident d'augmenter eux-mêmes le prix des billets : 3 lires dans les tribunes (environ 10 euros aujourd'hui) et 1 lire sur la pelouse.

La Lazio, l'équipe la plus brillante du football du Centre-Sud, a été invitée à l'inauguration du nouveau terrain. Avant le match amical, certains entraîneurs Nerazzurri prononcent leurs discours officiels ; il y a aussi Beretta Rietmann, tante des frères fondateurs Hugo et Hans, qui débarque dans un costume flashy rouge et noir, suscitant des réactions contrastées d'hilarité et de dédain. L'Inter gagne 3-1 mais le championnat est une autre affaire et le 19 janvier il recommence, à Gênes, avec une défaite retentissante : 6-0 pour l'Andrea Doria. Pendant ce temps, Milan vise le titre en battant le Genoa 4-0.


1914

Des débuts tonitruants

Ça, c'est le moins que l'on puisse dire. En effet, dès sa première participation au Championnat de Lombardie, l'équipe se classe 3ème, et l'année suivante, l'Inter conquit son 1er Scudetto sous la présidence de Carlo De Medici et le récent capitanat de Virgilo Fossati (le premier capitaine des Nerazzurri fut Hernst Xavier Marktl, 21 ans, défenseur suisse d'Estrangen : il ne joua que deux matches officiels avec l'Internazionale puis abandonna et remit le brassard à Fossati, qui le gardera jusqu'à sa mort).

Les années suivantes seront consacrées au Championnat Lombardo-piemontain. L'Inter y fera bonne figure avec des 6ème, 4ème, 3ème places et même 1er en 1914. Avec la Première Guerre Mondiale qui arrive, le Championnat est à l'arrêt. Notre capitaine de l'époque, Virgilo Fossati, y trouvera la mort en héro.

Capitaine d'armée, Virgilo Fossati tomba au front en juin 1916 au combat à Monfalcone avec le 8e régiment d'infanterie de la brigade de Cuneo. Il a reçu à titre posthume la médaille d'argent pour sa bravoure militaire : après avoir accompli un travail actif et audacieux dans toutes les phases du combat, il s'est spontanément proposé pour trouver d'éventuelles brèches dans la clôture ennemie et dans cette recherche il a été tué, incitant les soldats à avoir confiance dans l'issue victorieuse de l'action.


1920

L'après-guerre

Dès la 1ère édition du Championnat de l'après-guerre, en 1920, l'Inter gagne son second Scudetto, introduisant un football spectaculaire grâce à des champions comme Aebi, Conti, Agradi et surtout Luigi Cevenini. Le président était alors Giorgio Hulss qui sera remplacé par Francesco Mauro (1920-1923), suivi de Enrico Olivetti (1923-1926), Senatore Borletti (1926-1928), Ernesto Torrusoi (1928-1929) et Oreste Simonotti (1929-1931).

En 1921, l'Inter gagne le Championnat lombard et se classe 3ème dans le groupe D des inter-régionaux. L'Inter continuera sur cette lancée les années suivantes, sans gagner le championnat pour autant, mais en se maintenant quand même en haut du classement, sous le coaching du hongrois et ancien du club, Arpad Weisz.

Après avoir pris sa retraite en 1926, Arpad Weisz est devenu entraîneur adjoint à Alessandria avant de rejoindre l'Inter, où à 34 ans, il remporte un le Championnat de la saison 1929-1930 et une place de 2e en 1932-1933. Weisz a managé trois fois l'Inter, 1926–28, 1929–31 et 1932–34. C'est lui qui a lancé la carrière en Serie A d'un jeune homme nommé Giuseppe Meazza.


1925

Inauguration du stade

Photo du stade San Siro datée du 19 septembre 1926
Photo du stade San Siro datée du 19/09/1926

En 1925, le président de l’AC Milan, Piero Pirelli, a l’idée de construire un stade uniquement pour les matchs de football (sans piste d’athlétisme). Le projet coûte 5 millions de Lire et 13 mois plus tard, dans le district de Milan qui s'appelle San Siro, le stade stade Giuseppe Meazza San Siro sort de terre. A cet époque il ne porte pas encore cette dénomination mais répond au nom officiel de Nuovo Stadio Calcistico San Siro (Nouveau stade de football de San Siro).

Le 26 septembre 1926, un match amical entre les deux plus grands clubs de Milan est organisé pour l’occasion. Cette rencontre est remportée par les Nerazzurri sur le score de 6-3 devant 35 000 spectateurs qui assistent à ce derby de Milan dans les tribunes de San Siro. À noter que pendant plusieurs années ce stade accueillera uniquement les matchs à domicile de l’AC Milan. Il faudra attendre 1947 pour voir l'Inter, devenue locataire au même titre que l'AC Milan, fouler la pelouse du stade Giuseppe Meazza (San Siro).


1929

L'Ambrosiana-Inter

L'Inter à l'époque de l'Ambrosiana

L'Inter à l'époque de l'Ambrosiana

En 1929, avec l'avènement du fascisme, le club est obligé de fusionner avec le Milanese Unione Sportiva , l'US Milanese, pour former l' Ambrosiana-Inter . Et c'est sous ce nom que l'Inter conquiert son 3e titre national en 1930, toujours sous la direction d'Arpad Weisz, et avec l'aide du jeune Meazza (qui marque les 3 buts lors du match décisif contre Gênes). Mais le club connaît une petite baisse de régime durant les années qui suivent, se classant 5ème, 6ème et deux fois second.

L'Inter ne s'est pas seulement fait remarquer par sa régularité en championnat. L'équipe se caractérise par le succès de ses internationaux.

Effectivement en 1934, notamment Allemandi, Castellazzi, Demaria ou encore le légendaire Giuseppe Meazza ont en grande partie contribué à la victoire de la Squaddra Azzurra à la Coupe du Monde de Rome . De plus, en 1936, les Nerazzurri Fresi et Locatelli gagnent la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Berlin.

Durant ces trois années (1934-35-36), l'Inter se maintient, en championnat, dans les cinq premiers du classement. Lors de la saison 1935/36, Giuseppe Meazza inscrit un triplé qui, avec le but d'Ernesto Mascheroni, donnera la victoire à l'Inter 4-0 sur la Juventus, une victoire écrasante lors d'un joueur pluvieux qui a été décrit comme suit par le journal le Corriere della Sera le 18 Novembre 1935: "L'équipe a vraiment bien joué, avec un niveau technique supérieur, réussissant à être un modèle d'excellence, un modèle d'excellence dans la finition également, même dans la boue. Ils ont une eu un superbe contrôle du ballon, une grande entente entre les lignes, entre les joueurs, et incisifs à un niveau élevé sur le terrain."

En 1937, l'Inter se classe 7ème, puis en 1938, remporte le titre de Champion, c'est le 4ème titre de l'Inter. Cette même année, Ferraris II, Ferrari, Locatelli et Meazza, meilleur buteur du championnat avec 20 buts, seront champions du monde avec l'équipe nationale, et vainqueurs de la Coupe d'Italie en 1939 pour la première fois de l' histoire du club. Le 5ème Scudetto est gagné en 1940.

En 1945, avec la chute du régime du Mussolini, le club abandonne l'Ambrosiana et redevient INTER.


1955

Prémices du « Catenaccio »

Redevenu Inter en 1945, le club fête son baptême par une cinquième place dans le championnat lombard. En 1947, Giuseppe Meazza, après 408 matchs officiels pour 287 buts, quitte le club. Ainsi orphelin de son meilleur buteur, l'Inter se classe 10ème cette saison et 12ème celle d'après. Mais l'Inter sut se ressaisir à partir de 1949 pour n'être que 2ème et 3ème jusqu'en 1952, avec l'intronisation d' Alfredo Foni au poste d'entraineur.

Il arrive cette année dans un contexte plutôt lourd : l'Inter n'a plus remporté le titre depuis 13 ans et le président Masseroni s'est un peu lassé de voir son équipe régaler le public sans jamais rien concrétiser. Cela tombe bien, Foni privilégie un certain réalisme et se met en tête de faire jouer l'Inter avec un défenseur décroché (précurseur du libero moderne).

Cette tactique, prémices du « Catenaccio », repose sur une défense de fer, un milieu chargé de geler le ballon et des offensives menées sur des contres vifs et soudains, avec son trident en attaque composé de Lorenzi, Istvan Nyers et Skoglund. L'Inter remporte ainsi le Scudetto avec 46 buts inscrits et "seulement" 24 encaissés; 19 victoires, 9 nuls et 6 défaites (47 points). Il en sera de même pour l'année 1954 où le club gagne son septième titre de fort belle manière avec, à la fin de la saison, un bilan de 20 victoires, 11 nuls pour seulement 3 défaites.

Malheureusement, Foni ne finira pas sa troisième saison et Masseroni, à cause de problèmes d'ordre personnels, devra aussi quitter le club.

Angelo Moratti prit la présidence du club en 1955, en remplacement de Carlo Masseroni, juste après le 7ème titre. Pour sa première année, le club n'obtint qu'une pitoyable 8ème place. Mais les saisons suivantes se passeront un peu mieux, oscillant entre la seconde et la 5ème place (avec une petite parenthèse en 1958 où l'Inter termina que 9ème).


1962

Le 12e homme d'Angelo Moratti & La Grande Inter

Portrait de l'entraineur de l'Inter : Helenio Herrera
Helenio Herrera, entraîneur de l'Inter, à l'été 1973

En 1962, Moratti engage son 12ème entraîneur qu'il fait venir du Barça : Helenio Herrera . Celui-ci, qui a transformé son ancien club en une véritable machine à gagner, en fin tacticien, va former un Inter hermétique, basée sur un système de sa création, le « Catenaccio », comprenant une defense de fer capable de maintenir son avance au score contre n'importe quelle equipe et un onze de base emmené par Mazzola , l'ancien milieu qui deviendra attaquant, "Le héros moderne d'une tragédie aussi antique qu'éternelle".

La Grande Inter, avec Sarti dans les buts, Burgnich , Guarneri, Picchi , Facchetti et Bedin en défense, Jair , Mazzola et Milani (Domenghini) mais aussi Bolchi en milieu et enfin Luis Suarez et Corso en attaque remporte brillamment 3 Scudetti presque consécutivement en 1963, 65 et 66, le club ayant perdu le titre en 1964 contre Bologne. En cette même année, l'Inter remporte aussi sa première Coupe Européenne : la Coupe d'Europe des Clubs Champions, contre le Real de Madrid 3-1 (avec 2 buts de Mazzola et un autre de Milani) ainsi que la Coupe Intercontinentale contre les argentins de l'Independiente. L'Inter devient, en 1964, le 1er club à être resté invaincu en C1 avec un bilan de 7v-2n-0d.

En 1965, c'est la même chose : l'Inter remporte la Coupe d'Europe des Clubs Champions en battant en finale le Benfica Lisbonne par 1-0 (un but de Jair à la 42ème minute) et la Coupe Intercontinentale contre, encore une fois, l'Independiente, mais aussi la Toyota Cup et une finale perdue en Coupe d'Italie. En 66, en plus du 10ème Scudetto, le club conquiert aussi sa deuxième Toyota Cup, mais l'Inter perd son titre européen contre le Real Madrid .

L'année suivante, l'Inter est détrôné de son titre de Champion d'Italie par la Juventus, et se classe second. Détrôné également de son titre de Champion d'Europe car battu par le Celtic Glasgow. Le Catenaccio ne marchant plus, Herrera s'en va après 8 saisons passés à l'Inter, Moratti l'imite peu après.

La rivalité entre l'Inter et la Juventus donnera naissance à l'expression « Derby d'Italie ». Elle est utilisée pour la première fois lors de la saison de Serie A 1967-1968. C'est le journaliste sportif italien Gianni Brera qui qualifiera ainsi le match turino-milanais de l'époque entre les deux grands club italiens du moment.


1971

L'après Moratti

Jusqu'en 1971 donc, année du 11ème Scudetto de l'Inter , rien à signaler, hormis, bien sûr, le remplacement de Moratti par Ivanoe Fraizzoli, celui d'Herrera par Gianni Invernizzi et, bien entendu, la Coupe d'Europe gagnée par la Squadra Azzurra et ses interistes Burgnich , Domenghini, Facchetti , Guarneri et Mazzola. Une année couronnée de succès cette saison 1970/71 qui aura vu l'Inter remporter son 11e Scudetto au terme d'une extraordinaire remontée, alors qu'elle comptait sept points de retard sur la première place après sept journées.

Les années suivantes seront marquées par un grand vide qui durera environs 8 ans et au cours duquel l'Inter, finaliste de la C1 en 1972, battu par l'Ajax d'Amsterdam de Johann Cruyff 2-0, se maintiendra dans les 5 premiers du classement (avec une parenthèse en 75 où il se classe 9ème). En 1978, l'Inter gagne sa 2ème Coupe d'Italie, et 2 ans après, c'est-à-dire en 1980, c'est le 12ème Scudetto.

Le blason de l'Inter à cette époque
Logo de l'Inter de 1979 à 1988

Ce sera la même chose les 8 ans suivants, sans titres, hormis une troisième coupe d'Italie en 1982, mais caractérisés par une régularité dans les 5 premiers. Cette période sera surtout marquée par la lutte que mènera Fraizzoli à ressusciter la Grande Inter. Malheureusement, ni le retour de Foni, ni celui d'Herrera, ni la reconversion de Mazzola en attaquant, ou encore l'achat de jeunes talents tels Boninsegna, Marini ou Oriali ne permettront à l'Inter ne naviguer sur la scène européenne, mais tout juste de gagner 2 Scudetti et 2 Coupes d'Italie.

En 1984, Ernesto Pellegrini remplace Fraizzoli à la présidence de l'Inter. Débuts difficiles : l'Inter est éliminé en demi-finale de la Coupe UEFA en 1986. Mais ambitieux et persévèrent, Pellegrini engage Giovanni Trappatoni pour coacher le club, et fait venir d' Allemagne le duo Lothar Matthäus - Andreas Brehme , et ce dernier, associé à Bergomi et Baresi en defense, gagne le championnat en n'encaissant que 19 buts pour 67 marqués. C'est le 13ème Scudetto, et quel Scudetto ! Avec 2 points octroyés à chaque victoire, l'Inter du Trap remporte le titre avec 58 points en 34 matchs, 26 victoires, 6 nuls et 2 défaites (84 points donc), un titre d'anthologie !

Mais avant ça, il y a la Coupe du Monde 1982 remportée par une Squadra Azzurra comptant en ses rangs 5 interistes: Altobelli, Bergomi, Bordon, Marini et Oriali.


1990

à la conquête du 14e titre

L'Inter de Giovanni Trapattoni qui remporta la Coupe UEFA 1990-91

L'Inter de Giovanni Trapattoni qui remporta la Coupe UEFA 1990-91

L'année suivante, en 1990, Giovanni Trapattoni remporte la Supercoupe d'Italie en battant, avec la même équipe, la Sampdoria de Gênes 2-0, buts signés Cucchi et Serena. En championnat, par contre, l'Inter perd son titre et se classe troisième. En 1991, le mercredi 22 mai plus exactement, l'Inter conquiert sa première coupe UEFA en battant, en finale, l'AS Roma 2-1. C'est le troisième et dernier titre de Trappatoni sur le banc nerazzurro, car quittant le club pour la Juventus.

L'Inter se remet difficilement de ce départ prématuré : le club n'est que 8ème au terme de la saison 1991-1992, et vit cette année sevrée de titre. L'arrivée de Bagnoli sur le banc redonne un peu d'air au club avec une honorable seconde place en 1993. Malheureusement pour lui, une succession de mauvais résultats en 1994 le contraint à quitter son poste. Il est remplacé par Giampiero Marini qui se loupe en Championnat avec une pitoyable 13ème place, la pire de l'histoire du club, mais sauve les meubles en Coupe d'Europe en remportant la Coupe UEFA, grâce notamment à l'aide de Dennis Bergkamp (7 buts). En finale, il s'est imposé face au à Salsbourg lors des 2 matchs sur le même score 1-0.


1995

Moratti, le retour

En 1995, la famille Moratti reprend la tête du club, via le fils d'Angelo, Massimo Moratti.

Appliquant une politique incroyablement dépensière, il fait venir les meilleurs joueurs de la planète, afin de conquérir le 14ème titre national. Ainsi, ni Ronaldo, ni Robbie Keane , Roberto Baggio , Ivan Zamorano, Clarence Seedorf ou Hernan Crespo ne réussissent à offrir au club un 14ème Scudetto. Malgré une finale UEFA perdue contre les allemands de Schalke 04 lors de la saison 1996-1997 , suivie l'année suivante, avec Luigi Simoni comme entraîneur, d'une autre finale UEFA mais gagnée cette fois-ci, et de fort belle manière, contre la Lazio (3-0, buts de Zamorano, Zanetti et Ronaldo). C'est la troisième Coupe UEFA du club. En Championnat c'est la déception, le club perd le titre après un long duel avec la Juventus. L'Inter se classera second.

L'année suivante, Moratti "double" sa politique dépensière. En effet, à l'achat des meilleurs joueurs, s'ajoute celui des meilleurs entraîneurs, pardon, le licenciement des meilleurs entraîneurs ! Effectivement, de 1999 à 2001, pas moins de 6 entraîneurs seront utilisés, dont 4 pour la seule saison 1999/2000, et non des moindres : après le renvoi de Luigi Simoni, s'en suit celui de Mircea Lucescu, Castellini, Roy Hodgson , Marcello Lippi et enfin Marco Tardelli.


2002

Moratti et son 12e homme : H.R. Cuper

En 2002, Moratti engage Hector Raul Cuper à la place de Tardelli. Ce nouvel entraîneur, fin tacticien, ressemblant fort au 12ème homme de son père (Herrera) a déjà disputé 3 finales de Coupes Européennes avec 2 clubs différents (1 finale de Coupe UEFA avec Majorque et 2 finales de Champions League avec Valence) et est surtout réputé pour sa malchance, car il les a toutes perdues.

Pour sa première année sur le banc de l'Inter, le club domine le championnat de la tête et des épaules, et va même jusqu'à compter 6 points d'avance sur le second à 5 journées de la fin. Pourtant, poisse du coach oblige, cette avance va fondre comme neige au soleil, à tel point qu'à la dernière journée, il n'a plus qu'un point d'avance, et rencontre la Lazio. Dans un stade (Olimpico, celui de la Lazio) tout acquis à sa cause, (tout le monde, même les supporters de la Lazio, se sont habillés en noir et bleu, les couleurs de l'Inter), le club se fait pourtant battre 4-2 et perd, en plus du titre, la seconde place du championnat, et se classe 3ème. "On a perdu nos supporters à jamais", dixit Cragnotti, président de la Lazio.

En UEFA, l'Inter est éliminé en demi-finale par le Feyennord Rotterdam. Année difficile.

En 2003, Hector Raul Cuper remet en place le Catenaccio . Résultat : le club est second en championnat et n'est éliminé qu'en demi-finale de la Ligue des Champions par le voisin milanais. Encore ratée.

En 2004, après un excellent départ en Champions League, notamment avec une victoire à Highbury contre Arsenal 0-3, Cuper accumule des résultats assez décevants en championnat. Critiqué pour son football ultra défensif et son absence de jeu, il est constamment sur la sellette puis, après une défaite contre l'ennemi milanais (3-1) suivie d'un nul à Brescia, il est démis de ses fonctions et est remplacé par Alberto Zaccheroni . Celui-ci terminera la saison à la 4ème place du championnat, mais est éliminé dès le premier tour de la Coupe d'Europe, avec, en plus, la plus large défaite d'un club italien en Coupe d'Europe, 1-5 contre Arsenal, à domicile. Cette année est aussi marquée par la démission de Moratti et l'intronisation au poste de Giacinto Facchetti , l'ancien latéral sous Helenio Herrera.


2005

La délivrance

Et la première chose qu'il fait, le nouveau président, c'est d'engager en 2005 le coach "préferé" de Moratti, Roberto Mancini . Et cet ancien attaquant, un des meilleurs entraineurs de la nouvelle géneration, démontrera tout le bien-fondé qu'on pensait de lui. Tactitien, technicien, bon "psy" ... bref, au fil des journées on découvre les multiples facettes de ce jeune coach, qui, malgré sa jeunesse, sa "timidité" apparente et son air reservé, ne se laisse pas intimider par les stars, en demontre sa dispute avec Edgar Davids et le départ de celui-ci. Un bon parcours en championnat où le club se classe 3e, derriere la Juve et le Milan (avec quand même 25 journées sans défaites), une élimination en quart de finale de la Champions League par le Milan, et un bilan de 4 défaites (sur toute la saison dont 3 concédées face au Milan) seront complétés par une victoire en Coupe d'Italie contre la Roma en finale et une en Supercoupe d'Italie contre la Juventus.

La saison 2005/2006 va délivrer l’Inter d’une malédiction qui date de 1989. Roberto Mancini qui entraîne l’Inter pour la deuxième saison consécutive n’a pas le droit à l’erreur. En fin d’année 2005 l’Inter va gagner le 262 ème Derby milanais sur le score de 3-2, l’Inter n’avait plus battu le Milan AC depuis 2001. Malheureusement pour les interistes ce match marque la fin d’Adriano qui ne marquera presque plus. Mais Roberto Mancini remet son équipe en place en titularisant Julio Ricardo Cruz qui permettra à l’Inter de garder sa place de 3ème en Série A et de gagner la Coppa Italia, contre la Roma pour la 2ème fois consécutive. La plus grosse déception est en Champions League où l’Inter se fait éliminer en quart de finale par les espagnols du Villareal (2-1 à l’aller et 1-0 au retour).

Mais l’Inter n’est pas au bout de ses surprises, car le Calcio est victime d’un scandale de matchs achetés par la Juve, le Milan, la Fiorentina et la Lazio de Rome. L'Inter qui fut 3ème du Championnat derrière la Juve et le Milan (qui finirons respectivement en Série B avec -15 points et en Série A avec -8 points) se vois propulser champion d’Italie par la FIGC (la fédération italienne de football). C’est la consécration pour Massimo Moratti qui remporte le 14ème Scudetto de l’Inter, qui est pour la première fois « son » Scudetto.

Durant le Mercato d’été, l’Inter achetera quatre joueurs importants : Hernan Crespo, Zlatan Ibrahimovic, Fabio Grosso et Patrick Vieira. En fin de Mercato, l’Inter rencontra l’AS Roma pour la Supercoppa italiana, qui fut remportée par les Nerazzurri, qui étaient mené 0-3 mais qui s’imposa 4-3 avec des buts de Vieira, Crespo, Vieira encore et Figo.

Nageant dans le bonheur en début de saison un malheur va s’abattre sur l’Inter, qui va perdre l’une de ses plus grandes légendes : Giacinto Facchetti . En effet, il nous quitta à l’âge de 64 ans. Le célèbre défenseur gauche (avec 68 réalisations), qui était devenu président de son club de toujours, s’éteignit le 4 Septembre 2006.


2007

La nouvelle saison des records

La saison après le « Calciopoli » débute mal pour l’Inter, avec le décès de son ancien joueur légendaire et actuel Président Giacinto Facchetti à l’âge de 64 ans. La présidence revient à Massimo Moratti, « Le Patron » qui a engagé juste avant la fin du mercato « Il Genio » Zlatan Ibrahimovic (ex Bianconero). L’Inter commence la Serie A plutôt bien car, sans compter le match nul face à la Sampdoria au stade Giuseppe Meazza San Siro, l’Inter réussit néanmoins à battre la Roma à l’Olimpico 0-1 (Crespo) et à rester invaincu. La Serie A est toujours dominé par Palerme qui jusqu’au match contre les Nerazzurri auront réussit un sans faute. A noter également l’excellente prestation de l’Inter face aux Rossoneri lors du 1er Derby, victoire 4-3. Si l’Inter assure en Serie A, se n’est pas trop le cas en Champions League car sur ses deux premiers match l’Inter fait deux défaites, dont un 0-2 au Meazza face au Bayern Munich. Tandis qu’Adriano reste toujours malchanceux, les Interisti comptent sur Ibra, Crespo ainsi que leur meilleur joker, Cruz, pour faire fonctionner la boutique. Durant le Mercato hivernale le rival milanais engage un ex Nerazzurro, Ronaldo, qui ouvrira le score lors du second Derby, mais l’Inter l’emportera 2-1. Retour en Champions League les hommes de Roberto Mancini vont être subitement éliminé dès les 8ème de finale face au FC Valence 2-2/0-0.

L’Inter remporte son 15ème Scudetto durant le match Siena-Inter le 22/04/2007 sur le score de 1-2. L’Inter se retrouve même en finale de Coupe d’Italie contre l’un de ses rivaux la Roma. Les Nerazzurri se font humilié à Rome 6-2 et gagneront 2-1 à Milan le match retour, mais la Coupe ira bien à Rome.

C'est au cours de la saison 2007/2008 que Javier Zanetti marque son 12ème et ultime but, alors qu'il joue son 413e match de Serie A. Mais quel but important ! C’était en effet lors de la 25ème journée de la saison 2007/2008 face à la Roma, match terminé sur le score de 1-1. Notre capitaine marque le but égalisateur à la 88ème. Un dernier but importantissime donc puisque la Roma était notre principal concurrent à l’époque.


2010

Le Triplette

En ce début d'été 2009, l'Inter était encore un club en proie au doute en Champion's League et à la recherche de son numéro 10 qui lui fait cruellement défauts depuis des années.

Un transfert in-extremis, d'un joueur d'origine batave, allait être à la base de la consécration. Ce joueur recruté pour la modique somme de 15M€ se nomme Wesley Sneijder. Il explosera aux yeux de la planète football aux cotés d'autres recrues, comme un certain attaquant argentin nommé Diego Milito, ou le défenseur brésilien, Lucio.

En Serie A, la première victime n'est autre que l'A.C. Milan qui se sera pris un cinglant revers 4-0. Il s'en suivra un championnat passionnant, risqué, décrié, lors duquel Josè Mourinho se verra suspendu pour plusieurs matchs suites à son signe des menottes, l'Inter, même à 9 contre onze, plie, mais ne perd pas.

La seule équipe à tenir la cadence n'est autre que la Roma. Une louve qui a songé l'espace d'un instant remporter un Scudetto mais à trois journées de la fin, un certain Giampolo Pazzini bat avec ses équipiers de la Sampdoria, met fin aux espoirs du club de la capitale en inscrivant un doublé au Stadio Olimpico. Emmené par un Diego Milito époustouflant, l'Inter remporte donc son 18ème Scudetto, à Sienne (1-0) avec un but signé par le Prince de Milan.

Du coté de la Coupe d'Italie, cette dernière a permis de vaincre un vieux fantôme gravé dans l'histoire du club. L'Inter, s'impose en effet au Stadio Olimpico de Rome, le 05 mai 2010 face à la Roma (1-0), le buteur sera nul autre que Diego, Il Principe, Milito.

Au niveau de la Champion's League, les soldats du Special One auront créé la sensation et des sensations. L'Inter était jusqu'à lors considérée comme une équipe incapable de remporter ses confrontations directes. Le premier message fort envoyé à l'Europe aura été la qualification des Nerazzurri face à Chelsea, suite à deux victoires, l'une 2-1 à San Siro, l'autre à Stamford Bridge, 0-1.

L'Inter faisait peur mais devait franchir un pallier, un obstacle de taille: le Champion d'Europe en Titre, le FC Barcelone, véritable rouleau compresseur et qui n'a jamais connu le goût amer d'une élimination en Coupe d'Europe sous l'ère Guardiola. Les Catalans venait en effet de réaliser un Sextuplé historique !

Cependant, l'Inter peut être complètement Pazza (Folle) et la nuit du mardi 20 avril 2010 restera dans la mémoire du Calcio et fait partie de la légende du football. L'Inter, ce collosse aux pieds d'argile, venait d'humilier le Grand FC Barcelone, peut être même la plus grande équipe Catalane de tout les temps sur le score sans appel de 3-1 avec des buts signés de Sneijder (30'), Maicon (50'), Milito (71'). Ce soir là, la Gazzetta Dello Sport qualifie les Nerazzurri de Martiens!

Personne n'y aurait cru, ni à San Siro, ni au Nou Camp. L'Inter resistera à la pression et se qualifiera en catalogne malgré sa défaite 1-0 sur un but inscrit à la 79' par Piqué.

La Finale du 22 mai 2010 aura une saveur toute particulière pour les Nerazzurri. L'Inter réalise un triplé historique grâce à son buteur providentiel, Diego Milito , à un Samuel Eto'o étincellant et à un Wesley Sneijder explosif. Les buts inscrits par le Prince de Milan aux 35' et 70' minutes de jeu feront couler des larmes, celles de Josè Mourinho qui allait secretement s'engager avec le Real de Madrid, celles de Javier Zanetti , le capitaine emblématique, celles de Massimo Moratti, président et fils du célèbre Angelo Moratti, celles des milliers de supporters présent au Santiago Bernabeu de Madrid, lieu de la Finale, celles des 100 milliers de tifosi présents au Duomo pour une nuit magique et celles des 80 000 tifosi présents à San Siro au Stade lors du retour de leur héros dans la nuit et juqu'au petit matin...


2010-2011

L'Inter veut confirmer

Le début de la saison 2010 allait voir Rafael Benitez remporter son premier titre avec l'Inter (la Supercoupe d'Italie), 3-1 contre l'AS Rome à San Siro. L'entraineur hispanique décriée par certains tifosi et par les cadres de l'équipe se verra remercier le 23 décembre 2010, 6 mois après son arrivée, malgré la victoire de l'Inter en Coupe du Monde des Clubs face au TP Mazembe.

Le seul trophée manquant à l'Inter pour réaliser le grand chelem et pour égaler le sextuplé du FC Barcelone, reste la Super Coupe d'Europe qui a été remportée, au Stade Louis II de Monaco par l'Atletico de Madrid.

A la veille de Noel, le 24 décembre 2010 plus précisement, l'Inter engage Léonardo , ex-joueur, ex-dirigeant et ex-entraineur de l'A.C. Milan. Depuis son arrivée, l'Inter retrouve son statut de Champions et entame une folle remontée en championnat. Malgré une excellente seconde partie de saison, qui les voit revenir de -13 à -2pts, l'Inter ne peut dépasser le Milan AC et laisse échapper son 1er Scudetto en 6 ans. Les Nerazzurri remportent tout de même la Coupe d'Italie en battant Palerme en finale (3-1). Leonardo est dans un premier temps confirmé dans ses fonctions avant qu'il ne décide lui même de partir pour occuper le poste de Directeur Général du PSG. Après plusieurs gros refus (Capello, Hiddink, Villas Boas entre autre), c'est Gian Piero Gasperini qui est désigné nouvel entraîneur des Champions du Monde.


2011-2012

L'Inter tout un paradoxe

Pendant le mercato d'été 2011, le président Massimo Moratti décide de céder sa vedette Samuel Eto'o au club russe d'Anzhi . Economiquement le club va encaisser plus de 99 M€ sur son mercato. Les dirigeants en profitent et font un recrutement prometteur. Avec les arrivées de Zarate (Lazio), Forlan (Athletico), Nagatomo (Cesena), Alvarez (Vélez), Jonathan (Santos), Poli (Sampdoria) et Castaignos (Feyenoord), l'Inter affiche une équipe en reconstruction et jeune. La montée de 3 joueurs de la Primavera avec Faraoni, Crisetig et Caldirola montre l'envie de faire confiance aux jeunes. La difficulté est du côté de Gasperini, le nouvel entraineur intériste, ce dernier n'arrive pas à trouver un schéma tactique efficace.

L'Inter après avoir ouvert le score face au Milan Ac par Sneijder, se voit perdre la Supercoppa 2 buts à 1. Le championnat commence, le club milanais à pour habitude de le commencer avec un match nul. Mais le déplacement à Palerme est très intense. Les siciliens vont dominer l'Inter sur le score de 4-3, malgré une bonne remontée. Gasperini enchaine une nouvelle stratégie en C1 face à Trabzonspor à San Siro. La défaite est juste 1-0, l'Inter n'est quasiment pas dangereux devant le but. L'entraineur est renvoyé après 3 défaites consécutives dans 3 compétitions différentes et 1 match nul contre l'AS Roma. Gasperini est remplacé par Claudio Ranieri suite au KO à Novara sur le score de 3-1. Premier match du Mister et l'Inter gagne son premier match de la saison à Bologne. La machine Ranieri est en marche juste le temps d'un autre KO à San Siro contre Naples sur un score lourd de 3-0.

Le club Nerazzurro se retrouve à faire le yoyo jusqu'au début du mois de décembre. Tandis qu'en Ligue des Champions, l'Inter montre de très bonne choses, allant gagner à Moscou et à Lille, les intéristes vont finir premier de leur groupe.

Le 10 Décembre 2011, marque le début d'une bonne série de 7 victoires consécutives. Battant notamment Lecce 4-1 en match en retard, le Genoa 5-0, remportant le derby della Madonina 1-0. Pendant le mercato d'hiver l'Inter va laisser filer au PSG Thiago Motta, au profit d'un prêt de Palombo, pour la fin de saison.

Lecce qui avait perdu lourdement, met fin aux victoires intériste sur le score d'1 but à rien. Sous la neige, la Nerazzurra accueille Palermo. Si les 2 équipes vont faire un match nul, c’est avec les honneurs qu’ils vont se quitter. Diego Alberto Milito inscrit un quadruplé ce n’était plus arrivé depuis Christian Vieri. Score finale 4-4. Beaucoup de spectacle pour 1 point.

La défense encaisse trop de buts, et elle sera même fidèle à elle-même contre l’AS Roma en s’inclinant 4-0 et 0-3 contre Bologne à San Siro. Cinq défaites consécutives qui précédent 2 nuls et 1 victoire qui maintient Ranieri en sursis. L’épée de Damoclès est tenue par Antonio Conte qui mène sa Vieille Dame comme une armée de Templier. Dernier match du mois de Mars, le Dieu de la guerre, la Juventus remporte le Derby d’Italie 2-0, ce qui tranche la tête de Claudio Ranieri. Qui parallèlement s’est fait éliminé de la Ligue des Champions contre l’Olympique de Marseilles en 8ème de finale. S’en est trop pour Massimo Moratti, il licencie son 2ème entraineur de la saison. Ce dernier avec des mots sincères dans une belle déclaration rend les armes. Pendant ce temps, l’équipe intériste des moins de 19 ans remporte les NextGen Series l’équivalent de la C1.

La troupe est menée par un centurion romain, Andrea Stramaccioni. Il est immédiatement promut en équipe première. Premier match du 3ème coach, le succès est au rendez-vous dans un match fou contre le Genoa. Deux expulsions, quatre pénaltys, un triplé de Milito et un doublé de Gilardino. Résultat, neuf buts, l’Inter gagne 5-4. Le bilan de Strama’ est positif avec 2 défaites, 2 nuls et 5 victoires en 9 matchs, donc une victoire appréciée face au Milan AC sur le score de 4-2. L’occasion parfaite pour Ivan Ramiro Cordoba, de tirer sa révérence devant la Curva Nord. L’équipe nerazzurra arrive à arracher une qualification pour le 3ème tour des barrages de l’Europa League en arrivant 6ème.


2012-2013

Une saison pleine d'espoir en période de doutes

Stramaccioni a tapé dans l’œil de Moratti, ce dernier le conserve au poste d’entraîneur. L’été est bouillant au niveau transfert. L’Inter n’est pas très stable économiquement et est obligé de se séparer des joueurs ayant un salaire important. Le premier à quitter le club c’est Lucio (Juventus). Avec le retour des prêts Moratti engage très vite Palacio (Genoa), Silvestre (Palermo) Mudingayi (Bologne) et Handanovic (Udinese). Pazzini peu utilisé par Stramaccioni se voit échanger avec Antonio Cassano (Milan AC), tandis que Forlan, Zarate, Palombo et Castaignos quittent définitivement le club. En barrage l’Inter de Strama’ se déplace en Roumanie pour rencontrer le club du FC Vaslui. Victoire 2-0 à l’extérieur, la qualification est presque assurée...

La venue d’Handanovic pousse Julio Cesar et son salaire vers le banc de touche. Mais le soir du match retour au Meazza contre Vaslui, score (2-2). Le portier intériste durant 7 saisons dit adieux aux supporters micro à la main et larmes aux yeux. Séquence émouvante avec une dernière photo avec son équipe. Il quitte l’Inter pour les Queens Park Rangers. La nerazzurra se fait prêter le milieu de terrain Walter Gargano (Naples) et investit dans les services d’Alvaro Pereira (Porto). Javier Zanetti revient au poste d’arrière droit, ouvrant ainsi à la porte à Maicon vers Manchester City. Samuele Longo part en prêt à l’Espagnol de Barcelone. C’est sans vice-Milito que l’Inter débute sa saison 2012-2013.

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2013-2014

La fin d'une époque, celle des Moratti

Nouvelle saison et nouvel entraîneur, mettant de côté le débutant Stramaccioni, Moratti confie les rênes de l'équipe à un coach plus chevronné et expérimenté Mazzarri, fraîchement sorti de la deuxième place obtenue avec Naples lors de la saison qui vient de s'écouler. Un début plutôt positif avec le passage en Coupe d'Italie et avec deux victoires consécutives lors des deux premiers matchs du championnat. La troisième journée voit l'Inter affronter sur son propre terrain la Juventus, super favorite, un match assez équilibré et un match nul au résultat final. S'en suivra encore deux victoires de suite, un sensationnel 7-0 à Sassuolo puis une défaite à domicile contre la Roma qui voyage avec le plein de points.

Le parcours en championnat continue avec beaucoup de hauts, la victoire lors du match aller du derby, et des bas, avec une série incroyable de 15 nuls. Une fin de championnat assez satisfaisante et au final une cinquième place qui permet de revenir au sein des compétitions européennes, en Ligue Europa. En Coupe d'Italie, après avoir également battu Trapani, le parcours a été interrompu en huitièmes de finale par l'Udinese.

Au cours de cette saison, et précisément le 15 novembre 2013, se produit quelque chose de nouveau qui restera dans l'histoire des Nerazzurri : Massimo Moratti cède la majorité à Erick Thohir qui devient à tous égards le nouveau président de l'Inter.

Quelques mois plus tard (11 mai 2014), au terme de la saison 2013/2014, l'Inter s'imposera au Meazza face à la Lazio sur le score de 4 buts à 1. Ce sera la dernière de Javier Zanetti. Capitaine légendaire et emblêmatique de l'Inter, il aura porté le maillot de l'Inter pendant 19 ans et 858 matchs. Son numéro 4 a d'ailleurs été retiré des numéros disponibles et ne sera plus jamais attribué.

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2014-2015

JZ4ever : Au revoir Capitaine

Il n'y a qu'un seul capitaine. Et surtout, il y a des larmes, les siennes et celles de tous, et des coeurs qui dégoulinent d'amour et de gratitude, et des souvenirs d'une vie, et le désir de quelque chose dont nous savons déjà que ça ne reviendra jamais, ou du moins pas avec la même intensité. 19 ans avec Javier Zanetti méritaient cet épilogue, avec du monde qui vient remplir le stade car la fête est forcément là, on dit au revoir au dernier des grands, on le célèbre. Nous célébrons aussi le sens de cette nuit à San Siro, la fin d'un cycle. à la Zanetti, bien sûr, mais aussi à la Moratti, étant donné que les deux choses coïncident parfaitement. On tourne la page d'une certaine grande Inter avec cette victoire facile 4-1 contre la Lazio, le 10 mai 2014, et une cinquième place en Serie A synonyme de qualification pour la Ligue Europa.

C'est une fête pour presque tout le monde. Pas pour la Lazio, qui s'effondre petit à petit même si elle commence et finit bien, et même pas pour Walter Mazzarri qui remporte le match et obtient l'objectif minimum de la saison, mais avant le coup d'envoi, lors de la lecture des compositions des équipes, il est bombardé de huées de tout le stade : on ne sait pas si c'est parce que le public n'aime pas cet Inter, ou si c'est à cause de l'horrible derby d'il y a une semaine ou simplement parce que l'entraîneur, fidèle à ses principes, refuse l'opportunité à Zanetti dès la première minute et le garde sur le banc (« Zanetti ne joue pas dès la 1ère minute ? Dommage », lance Moratti à son arrivée au stade). Mais quoi qu'il en soit, de nombreux sifflets contre un entraîneur sont un signe négatif, et en fait Walterone reste assis sur le banc à bouder pendant tout le match, réfléchissant peut-être à cette sombre pensée de démission qui l'intrigue depuis un certain temps.

Javier Zanetti entra sur le terrain à la 52e minute, avec des rugissements et des applaudissements pour chaque ballon touché. Performance normale, du grand Javier, mais la note est de 10 pour ces 858 matchs avec l'Inter, dont 615 en Serie A, et pour ces années formidables qui resteront dans l'histoire du football. Au coup de sifflet final tout le monde l'attend sur le banc, y compris Moratti et Thohir qui le serrent dans leurs bras et il leurs rend la pareille (mais un des deux câlins est forcément plus passionné), puis ses coéquipiers et adversaires, tous les employés de l'Inter. Une musique céleste annonce l'hommage sur le terrain à Javier, mais aussi à Samuel et Milito qui salueront prochainement les troupes. Il n'y a pas de Curva Nord, suspendue, même si elle se fait entendre de l'extérieur en déclenchant quelques pétards et se fait remarquer avec des banderoles vaguement menaçantes. C'est une soirée de personnes et de familles, de larmes, de souvenirs, d'amour pur. Au revoir, Capitaine.

Démorattisé, dézanettisé, jamais aussi international. C'est l'aube du nouvel Inter. Révolutionné, dès les fondations. Dans la structure du club, dans les directives du mercato, dans l'équipe. Le premier effet semble positif, du moins si l'on regarde l'entraîneur qui a souvent été surpris en train de sourire pendant la tournée américaine : Mazzarri rit, c'est le titre sensationnel de cette pré-saison. Erick Thohir sourit aussi, comme d'habitude, mais tout le monde sait désormais que derrière son aimable courtoisie asiatique se cache une volonté de fer et un sens pratique féroce de manager : en quelques mois seulement, l'homme de Jakarta a fait table rase de l'Inter de Moratti. Au-delà de la nostalgie d'une époque glorieuse qui touche à sa fin et de la gratitude envers un président qui a vraiment tout donné pour le club, la révolution était nécessaire, et pour au moins 320 millions de raisons, soit des euros : c'est à cela que s'élève le déficit. total des quatre derniers budgets, un gouffre sans précédent dans le football mondial auquel il fallait remédier.

Thohir a ainsi fait tomber l'Inter de Moratti à partir de février, lorsque les adieux au Directeur Sportif Marco Branca ont été le début du déluge : en quelques mois à peine, une trentaine de personnes qui travaillaient à l'Inter l'année précédente n'en font plus partie, ce qui a également provoqué des adieux douloureux, et conflits de travail qui vont durer un certain temps. Ensuite, les contrats du noyau historique des joueurs argentins, très proches de Moratti et dans le cas de Zanetti, le véritable bras long du président à la Pinetina, n'ont pas été renouvelés. Le vestiaire a soudainement pris une physionomie très différente, presque aliénante, mais les survivants disent qu'ils s'amusent beaucoup. Mazzarri ne l'avouera pas, mais maintenant, lui aussi, il sent qu'il a plus de pouvoir de décision sur tout.

Ivan Cordoba, un grand ami de Zanetti, team manager la saison dernière, est également tombé. Le docteur Combi, l'homme le plus fidèle du Président, n'est plus là : à sa place revient Piero Volpi, assisté de Daniele Casalini. Le directeur général Marco Fassone et Piero Ausilio, désormais seuls gestionnaires du mercato et jusqu'à présent auteurs d'une campagne d'achat conforme aux besoins budgétaires, ont été sauvés du massacre. Entre paramètres zéro, prêts et autres formules, le solde négatif est désormais de 4 millions, mais entre-temps Vidic, M'Vila, Dodo, Osvaldo et Medel sont arrivés et les joueurs de valeur doivent encore être vendues (Guarin et Alvarez). A ce moment là, techniquement, l'Inter semble être le nouveau venu, plus frais et plus prometteur de la Serie A. Javier Zanetti est resté vice-président, mais seulement avec des rôles représentatifs : « Il devra d'abord apprendre le métier d'entraîneur », observera Thohir.

Révolution également dans le secteur financier et marketing, après des années de gestion douteuse. Les professionnels arrivent, tous de l'étranger : l'Anglais Michael Bolingbroke, ancien directeur à Manchester United, est en fait le PDG et l'homme de confiance de Thohir ; le directeur financier est Michael Williamson, américain, auparavant à DC United, l'autre club de Thohir ; la directrice marketing est Claire Lewis, ex-Apple England (elle parle également couramment l'italien) ; le responsable des partenariats internationaux est Dan Chard, qui a par le passé organisé des campagnes publicitaires pour Adidas et Coca-Cola, entre autres.

Désormais, lors des réunions opérationnelles, seul l'anglais est parlé : comme lors de la réunion de juillet à Washington, qui a duré 10 heures, où chaque manager expliquait aux autres ses idées et ses compétences pour l'Inter à venir. Cependant, les nouveaux managers apprendront rapidement l'italien, car après tout, l'Inter reste un club italien à tous égards. Mais il devra changer de peau, de mentalité, d'attitudes, de visions, tout. Il fallait que cela change et c'est ce qui s'est produit. C'est un nouvel Inter, on ne le reconnaît presque plus. Et c'est la vraie nouveauté de la Serie A 2014/2015, sur et en dehors du terrain.

La saison 2014/2015 a commencé avec de grandes attentes, qui ont été bientôt trahies par le terrain. La chute contre la dernière équipe du classement n'est même pas étonnant pour cet Inter en sanglots, un jour la tête hors de l'eau et le lendemain en apnée, tantôt pugnace et puis friable et tendre, presque jamais maître de ses émotions et toujours avec peu d'énergie due à trop de blessures. Les performances médiocres de l'équipe, combinées à l'image de l'entraîneur qui s'était de plus en plus détériorée, a convaincu Thohir, pendant la pause de novembre, à licencier Mazzarri. Mancini est ainsi rappelé pour prendre la suite, lui qui avait déjà été à la tête du club 10 ans plus tôt (2004 à 2008).

A cause de la position au classement à laquelle se trouvait l'Inter au moment de l'arrivée de Roberto Mancini, ainsi qu'à la concurrence féroce de leurs rivaux, le championnat s'est avéré être un échec. Il finira même à Gênes dans la douleur. Tout et le contraire de tout, la corrida de Marassi récompense la Sampdoria dans l'avant-dernier souffle avec une tête de Kucka, tandis qu'Icardi gaspille le ballon pour un possible 3-3 à quelques secondes de la fin. L'Inter a effectivement fait ses adieux à tous les espoirs européens liés au classement.

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